Violences du 17 octobre: "Nous avons vécu une forme d'effondrement de l'État", estime Manuel Valls
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Comment en est-on arrivé là ? Comment la sécurité de l'État peut-elle plier face à des destructeurs ?
- 0:44OuverteRéponse directe
Quelles failles organisationnelles ont été identifiées dans le maintien de l'ordre ?
- 1:28RelanceRéponse directe
Le renseignement territorial a-t-il été mis en cause à tort selon vous ?
- 2:13OuverteRéponse directe
Le déficit public empêche-t-il de répondre aux attentes des Français ?
- 2:57RelanceRéponse directe
L'État se désagrège-t-il à cause des réformes et de l'absence de majorité ?
- 3:41RelanceRéponse directe
Le président de la République a-t-il outrepassé ses prérogatives sur le renseignement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:22Fait
« Nous avons vécu une forme d'effondrement, un effondrement euh j'espère provisoire, momentané euh de de l'État. »
- 0:44Fait
« il y a eu des failles, des failles en terme de d'organisation, de prévision, d'anticipation du maintien de l'ordre. »
- 4:20Fait
« je n'ai jamais eu le sentiment [...] de perdre le contrôle de l'État. »
- 7:32Fait
« son 1er opposant, c'est la faute à Emmanuel Macron. »
- 9:01Fait
« il y a eu 14 morts dont deux gendarmes personne n'a démissionné et ça a été une vraie faillite du président de la République sur le dossier calédonien. »
- 9:44Fait
« des factieux et des racailles. »
- 10:28Fait
« Il y a aussi une partie de gens qui peuvent se laisser entraîner et puis vous avez des voies appelez-le moi je je ne participe pas trop de ce vocabulaire, mais racaille on sait d'où ça vient. »
- 11:57Fait
« il y a une partie de la population qui est prête à accepter une forme de violence, une justification et ce qui est en train de se passer. »
- 12:33Fait
« il y a des décennies de politiques en faillite, que ce soit la politique d'autorité, politique migratoire. »
- 13:51Fait
« L'élection présidentielle, c'est au mois d'avril et au mois de mai euh euh prochain. »
- 17:43Fait
« la France a toujours su rebondir, il y a des histoires de sursauts tout le temps dans l'histoire. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonsoir Manuel Valls. Bonsoir Sonia Mabrouk. Merci d'être avec nous et avec France Olivier Gisbert, ancien Premier ministre, ministre de l'Intérieur également. Comment est-ce qu'on en est arrivé là Monsieur ? Comment dans notre pays la sécurité de l'État peut à ce point, ça fait mal de poser cette question, plier face à des destructeurs et des ? Nous avons eu le pas pas le sentiment, nous avons vécu une forme d'effondrement, un effondrement euh j'espère provisoire, momentané euh de de l'État. C'est c'est le sentiment que je partage avec à la fois beaucoup de beaucoup de tristesse et et de colère mais que partagent surtout l'ensemble de nos euh compatriotes. Euh d'abord, il y a eu
ça a été dit et répété y compris assumé par euh le gouvernement, il y a eu des failles, des failles en terme de d'organisation, de prévision, d'anticipation du maintien de l'ordre. Je vois en tout cas que cela est en train de changer et qu'on est en train de préparer les prochains rendez-vous notamment celui de samedi prochain avec la volonté de mettre le paquet euh Mais qui a ? Vous avez été au cœur de la machine Place Beauvau. La responsabilité. J'ai entendu quand même à un moment une critique sur nos renseignements. Nos renseignements quand même qui nous ont euh prévenus, qui nous ont protégés de plusieurs attentats déjoués. des boucs émissaires, personne n'y croit. je n'ai pas je n'ai pas apprécié, je n'ai pas aimé vrai. Je n'ai pas aimé, je n'ai pas apprécié
que notamment le Président de la République dans son allocution de de dimanche jette en pâture le renseignement territorial. C'est pas tout à fait c'est pas tout à fait le même type de de de de renseignement. C'est l'ensemble d'un c'est l'ensemble d'un dispositif, d'un aveuglement euh vous savez quand c'est c'est difficile de gouverner. Moi je pas là pour donner des des leçons. quand même clairement sur Emmanuel Macron qu'il y a une faillite à vous entendre. c'est parce parce qu'il y a il y a il y a un triple déficit aujourd'hui qui prend à la gorge le pays et qui d'une façon est en train de converger d'une manière étonnante. D'abord, il y a le déficit public Hmm. massif qui empêche de de donner des réponses concrètes aux Français en terme
de pouvoir d'achat ou aux attentes des lycéens. Il y a un déficit malgré tout de dialogue social. Vous avez évoqué tout à l'heure la loi El Khomri, ça a été difficile, il y a eu des violences, mais les syndicats réformistes, la CFDT, l'UNSA, la CFTC soutenaient la loi que nous portions avec Myriam El Khomri au début du au début du 1er quinquennat de Emmanuel Macron. Il y a un déficit politique et démocratique, c'est-à-dire qu'on a on a on a déstabilisé le le le pays avec la dissolution. C'est c'est quoi la ? C'est c'est c'est mille choses. Vous en parlez C'est ce qui fait que c'est un grand pays. Mais ça l'est toujours et
toujours avec un État qui tient. C'est un État qui crée la la nation. C'est c'est un État puissant qui qui est incarné. Quand l'État se désagrège après les réformes qui ont percuté les préfets, la mise en cause de l'ENA et surtout pilleurs, les casseurs, ceux qui ont brûlé la une certaine conception de l'État de l'État, une certaine verticalité et que cet État est mis en cause parce que il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale, parce qu'il y a un déficit qui grève l'avenir, parce qu'il y a un déficit de dialogue social, parce que le président de la République pense que lui tout seul, il peut tout faire. Ce n'est pas normal que le président de la République dimanche mette en cause les services de renseignement, que depuis le
Qatar ou l'Arabie Saoudite, il annonce une réunion sur le renseignement. Ce n'est pas son rôle. Quand j'étais ministre de l'Intérieur ou quand Bernard Cazeneuve l'était, le président de la République François Hollande respectait les compétences et les prérogatives. Il n'y avait pas des injonctions contradictoires sur ce sujet fondamental qui est la sécurité des Français. Je vous l'assure, contrairement à ce que j'ai entendu tout à l'heure, comme chef du gouvernement ou comme ministre de l'Intérieur, je n'ai jamais eu le sentiment, malgré la violence des attaques terroristes, malgré une économie qui n'allait pas bien, malgré les frondeurs, et je mélange tout cela pour vous dire la situation n'était pas facile, je n'ai jamais eu le sentiment de perdre le contrôle de l'État.
Après les terribles attentats, vous avez pas eu l'impression que tout avait lâché, Non, vous ne lâchez pas, c'était difficile. Je n'ai jamais eu le sentiment, au contraire, comme ministre de l'Intérieur, j'avais le sentiment profond que les préfets, que les forces de sécurité intérieure, que les services de renseignement tenaient bon, malgré la violence de l'attaque que nous étions en train de subir. François Hollande dit quelque chose de très juste sur l'absence de délégation. C'est c'est très frappant. Sous Emmanuel Macron, on a le sentiment que chaque personnage est un comment ? Bon, d'ailleurs, ce sont très souvent des zombies ou des gens sans grande personnalité, ils sont utilisés et puis ils sont jetés et de toute façon, il faut qu'ils soient aux ordres. Et
d'ailleurs, on disait à propos de Laurent Nuñez, tout le monde sait que c'est un super technicien, le seul reproche peut-être qui pourrait lui être fait, si jamais il y a une enquête parlementaire qui arrive au bout des choses, il a sans doute un peu trop écouté le président qui lui a dit "Calme, calme." comme il avait dit d'ailleurs publiquement aux Français puisqu'il avait dit que les policiers manquaient d'empathie, donc il fallait surtout calmer, calmer. C'est pas comme ça que ça se fait. C'est-à-dire c'est vrai que les manifestations, vous le savez très bien, il faut de la dissuasion. Mais je veux dire, c'est si on fait il faut de la dissuasion, oui bien sûr, il faut de la masse, il faut voilà, Mais on peut poser la question à à monsieur Valls, jusqu'où la ? Est-ce que est-ce que vous
Mais la dissuasion, c'est la présence. On le voit très bien. On a un spécialiste du maintien de l'ordre ici, je vais pas je vais pas parler Non, mais précisément, y compris le ministre Vous avez été longtemps ministre de l'Intérieur. Non, mais y compris le ministre de l'Intérieur. il faut la masse, c'est très important. doit aussi laisser les euh et les femmes qui commandent les forces de de sécurité, il faut leur laisser ce sont des professionnels, il doit avoir des consignes, il doit avoir des objectifs clairs. Je me rappelle toujours quand je suis rentré dans le dans le 1re fois comme mon bureau comme ministre de l'Intérieur, mon directeur de cabinet, un grand préfet, m'a dit "Monsieur le ministre, le plus difficile le plus difficile pour un ministre de l'Intérieur, c'est le maintien de
l'ordre et notamment quand il y a des étudiants et des lycéens dans la rue." Donc ça nécessite et évidemment beaucoup beaucoup d'intelligence, beaucoup de doigté Vous livrez un sentiment personnel, c'est très rare. Mais quand j'ai entendu le ministre de l'Intérieur dire que à un moment l'État les institutions ont lâché, je sais pas c'est c'est c'est vertigineux pour les citoyens. On l'avait vu quand même. Je suis d'accord, mais le dire ça veut dire que demain on est Quand je parle d'effondrement, bah je je c'est exactement ce même ce même sentiment, c'est-à-dire au fond encore une fois, nous sommes frappés par une multiplicité de de crises, mais malgré toutes ces crises, il y a quelque chose qui nous est reconnue ou qui nous était reconnue parce que vous parliez au passé
par nos voisins, c'est la capacité de l'État à tenir. Si cet État à un moment euh faillit, donne le sentiment de baisser les bras, donne le sentiment que la rue est est aux mains des violents alors que pourtant il y avait aussi beaucoup de manifestants pacifiques, il y avait entre 500000 et 800000 personnes, ils expriment des angoisses sur le pouvoir d'achat et sur l'avenir, il faut évidemment pendant qu'on met là encore le discours du président de la République dimanche dernier, il il il aurait dû être prononcé quelques semaines auparavant. Bon, en tout état de cause son 1er opposant, c'est la faute à Emmanuel Macron. Non, je Je caricature. D'ailleurs, il il vous a répondu hein. La question lui a été posée sur deux anciens Premiers ministres, vous et
Édouard Philippe, il a dit "Ce sont des commentateurs." Oui, mais le problème c'est que lui il est le chef de l'État qui commentait euh dimanche et il n'agissait pas. Non, moi j'écoute et je C'est le problème. J'essaie j'essaie de je je sais que le maintien de l'ordre est difficile et d'ailleurs vous en parlez sur l'antenne il y a là il y a eu mais je il y a eu un effondrement et cet effondrement donne ce sentiment d'une faillite de l'État mais comme les policiers et les gendarmes sont des gens remarquables comme il y a encore un encadrement comme il y a encore des préfets la France généralement quand ça se passe il y a des démissions il y a des responsabilités monsieur ? Je vais vous répondre là-dessus. La
seule chose que je que je que j'espère et je crois que ça sera fait c'est qu'il y ait une certaine manière un sursaut et que ce sursaut il ait lieu dès cette semaine. le ? Non mais le sursaut c'était la la capacité à empêcher Peut-être l'état d'urgence vous vous l'aviez déclenché après les attentats du Je pense alors je je vous réponds d'abord sur la démission vous savez quand on ne démissionne pas après les émeutes qu'il y a eu en Nouvelle-Calédonie avec 14 morts plus personne ne démissionne après. Ouais. Voilà. Là est-ce qu'il fallait ? Il faut il faut une continuité. Il faut une continuité mais on démissionne pas beaucoup en France je vous je vous l'accorde. Il y a eu 14 morts alors c'était
peut-être à 8000 km. Non évidemment. Il y a eu 14 morts dont deux gendarmes personne n'a démissionné et ça a été une vraie faillite du président de la République sur le dossier calédonien que j'ai essayé de reprendre après et vous savez que j'ai pas pu le mener jusqu'au bout la faute à ? Bon donc sur sur ces questions-là repassera et moi j'espère tout simplement que grâce aux professionnels des forces de sécurité la question du maintien de l'ordre et de la protection de ceux qui manifestent comme de ceux qui vivent et travaillent dans ces quartiers et dans ces villes. Qui qui étaient vraiment ces casseurs ces pilleurs ces fauteurs de troubles ces ? La porte-parole du gouvernement hier, à votre place, elle a dit cette phrase déclenchant un tollé à gauche "des factieux et des racailles".
Bon, c'est assez bien résumé. J'ai des factieux, c'est-à-dire l'ultra-gauche. Elle est là, c'est 5000 personnes, ils agrègent parfois du monde, ils ont leurs liaisons européennes internationales, on les retrouve partout des black blocks français, italiens, allemands, espagnols, belges ou hollandais. Donc on les connaît, ils arrivent à agréger du monde, ils ils ils sont sur des réseaux sociaux extrêmement protégés. Il y a aussi une partie de gens qui peuvent se laisser entraîner et puis vous avez des voies appelez-le moi je je ne participe pas trop de ce vocabulaire, mais racaille on sait d'où ça vient, voyou, pilleur, oui bien évidemment et dont les profils d'ailleurs en tout cas ceux qui se font
a reproché de parler comme le Rassemblement national comme Nicolas Sarkozy alors en l'occurrence si si le débat devient sur le vocabulaire, c'est qu'on a perdu le sens le sens de de de de l'intérêt. Je pense que les Français dans leur conversation savent comment les dénommer, mais la la la violence et une espèce de en plus une espèce de de joie, non à à voler, à se mettre en scène, à que ça soit sur TikTok. Il y a des il y a des des dizaines, des centaines de petits gens, de commerçants, de salariés. J'ai remonté le boulevard Sébastopol l'autre jour et c'était c'était euh pas les boutiques de luxe hein. Tout d'attaque est insupportable, mais c'était des c'était des commerces Avec des drapeaux étrangers aussi, ça
vous ? Ça ça n'est pas suffisamment dit, c'est-à-dire que un peu partout en Europe, c'est le cas d'ailleurs à Milan aussi, je l'ai remarqué. D'ailleurs vous avez À Milan, c'était le kéffieh et le drapeau palestinien, rien à voir avec la cause des Palestiniens hein. Tout ça est utilisé par une partie de l'ultra-gauche aujourd'hui comme un élément de toutes les luttes des minorités, des luttes C'est le vrai catalyseur de la conjonction ou la Ça peut ça peut être ça peut être aussi un catalyseur, c'est insupportable et d'ailleurs c'est à relier avec les déclarations infamantes de Jean-Luc Mélenchon à propos du procès de Rima Hassan euh Repartant grosso modo c'est Netanyahu et c'est Israël. C'est les juifs. Et donc là derrière ça, il il est
habile. Il y a quelque chose qui se passe dans ce dans ce pays et je crois que c'était France Olivier Gisbert qui le disait sur le plateau tout à l'heure, vous voyez bien qu'en plus ça prend, il y a une partie de la population qui est prête à accepter une forme de violence, une justification et ce qui est en train de se passer et lui ça lui sert. Et le discours antisémite, il est passé crème hein. C'est-à-dire c'est Netanyahu l'histoire de Rima Hassan, ses déclarations qui est quand même incroyable quand même. On a l'impression que c'est Et oui mais parce que j'ai l'impression que quand on tient des propos antisémites aujourd'hui ou hier, ça fait pas beaucoup de mal et au fond ça se lève. Manuel Valls, vous avez pris toutes les responsabilités à l'extrême droite comme
à l'extrême gauche aussi. Est-ce qu'il y a des décennies de de ? Est-ce qu'il y a des décennies de politiques en faillite, que ce soit la politique d'autorité, politique migratoire, d'une partie de la classe ? Est-ce que vous assumez aussi non pas pour ici trouver des boucs émissaires mais aussi des faillites qu'on paye aujourd'hui très cher en monnaie sonnante et ? Prenons deux exemples. Là je vais l'assumer et l'autre je vais me livrer à une critique, il y a il y a pas de problème. La première c'est en matière de sécurité. Quand nous sommes arrivés au pouvoir en 2012, nous avons rétabli des postes, pas suffisamment sans doute, de policiers, de gendarmes, magistrats qui avaient été mis en cause par ce qu'on appelle la RGPP, la revue des politiques publiques, par Nicolas
Sarkozy qui pourtant qui était en train de défaire ce qu'il avait fait comme ministre de l'Intérieur. J'ai rétabli le renseignement territorial qui avait été mis en cause avec la fin des RG. Et quand j'étais ministre de l'Intérieur, il y avait quelques discussions à gauche me concernant. Je j'étais pas j'étais pas un mou. Je je j'incarnais, c'est ainsi, c'est ce qu'avait voulu François Hollande, euh l'autorité et ça a été vrai aussi pour et Bernard Cazeneuve. à moitié plein. Et et et et ensuite, oui, il y a bien évidemment, mais mais il il faut pas aller trop vite. Bien évidemment qu'il y a eu il y a un échec en partie, en partie, euh euh de euh l'intégration, de l'assimilation, du rapport à la France, du rapport euh euh euh à la nation. Oui, bien évidemment. plus besoin de faire campagne.
Bien évidemment. Vous ne pensez ? Avec de telles ? L'élection présidentielle, c'est au mois d'avril et au mois de mai euh euh prochain. pas qu'elle est pour parfois presque déjà ? Oui, mais ceux qui sont déjà élus au mois de novembre, au mois de décembre et au mois de janvier euh euh ne le sont ne le sont pas. Mais pardon, mais bien évidemment, c'est c'est les violences, le discours de mais Jean-Luc Mélenchon et et les filles, leur stratégie, c'est la confrontation avec le RN. C'est un deuxième tour avec le RN. Ils savent qu'ils vont pas gagner, puisque c'est une manière pour eux de poursuivre la lutte, l'insurrection et le chaos. Ce sont les Ce sont les meilleurs amis Vous pensez qu'ils préparent un troisième tour électoral de Bah, ils le disent. Ils le disent. Ils
appellent eux-mêmes à l'incivisme et pas que d'ailleurs, s'il y avait une victoire du euh RN. Euh j'espère que les choses se passeront bien euh euh à Orléans euh samedi prochain en terme de de de manifestation. Mais vous voyez bien ce qu'il y a euh euh derrière. Donc ça veut dire et je vais le dire d'une autre manière, euh pour empêcher cela, c'est-à-dire que ceux qui ne veulent ni du RN, ni de LFI, il est temps peut-être qu'ils se réveillent. Ouais, que que leur qu'ils assument des des responsabilités. Est-ce qu'on peut avoir Mais monsieur Val Est-ce qu'on peut avoir deux candidats LR, plusieurs candidats du ? C'est c'est impossible. D'ailleurs, on sait pas qui vous soutenez. Et vous avez Moi, je soutiendrai celui ou celle, celui euh qui sera en capacité d'être au second tour, d'éliminer
Jean-Luc Mélenchon au premier tour et de battre RN. C'est comme ça que je me détermine. à ce mouton de à cinq pattes, je je ne le trouve pas. Bah, moi non plus, pas pour l'instant. Mais ça c'est plus compliqué. Vous n'avez pas de candidat donc à l'heure actuelle Mais mais mais mais ça peut mais il faut pas se raconter d'histoires. Euh il y en a marre de mentir aux Français. C'est vrai aussi sur l'état de nos finances publiques et sur ce que nous pouvons proposer demain sur la réforme. Et la deuxième chose, c'est il faudra un candidat, une équipe et qu'il assume que ça sera une coalition, une coalition politique, mais une coalition aussi qui devra parler à une très grande majorité de Français. Entre qui et ? Bah il il faudra que ça aille des socialistes
qui le veulent, des sociaux-démocrates jusqu'au centre droit. C'est il faut que ça soit très large. C'est-à-dire jusqu'à la droite, quoi. Très large, jusqu'à la droite, bien évidemment. Donc euh de monsieur Glucksmann à monsieur Retailleau. est-ce qu'il y a pas une autre Pour ceux qui refusent le RN et les filles, il y a pas une autre solution. Le reste Le reste, ce sont des bêtises. Je vais parler bientôt comme Robert Ménard, ce sont des conneries. On va l'accueillir Robert Ménard, il arrive avec nous, monsieur le maire de de Béziers. Donc Robert Ménard aussi dans la Non mais moi je vais pas parler à la place de Robert Ménard, il a assez grand. Bonsoir Robert Ménard, merci d'être avec nous. Mais j'entendais qu'il disait ou je peut-être que j'ai mal compris que que
il faudra peut-être que Bruno Retailleau et et et Isnar, c'est ? Euh se se se retirent en tout cas et trouvent des solutions. C'est-à-dire on voit bien qu'il y a tellement de candidats aujourd'hui peut être candidat aussi d'ailleurs. Mais c'est son droit, il a pas de il n'a pas il n'a pas de problème. Peut-être qu'il va l'annoncer ce soir. Non non, non, il vient dialoguer avec des lycéens. Et la question que le que l'on pose, c'est-à-dire est-ce que ce qu'on est en train de voir déjà facilite l'arrivée, est-ce que c'est un un tapis de rose si je puis dire pour pour Marine Le ? C'est la question qui était posée à Manuel Valls qui attend un candidat providentiel pour la Mais mais qui reste surtout préoccupé par la situation internationale et nationale, c'est ça qui me préoccupe.
Il faut c'est des vraies réponses aux Français. Mais sinon évidemment Je pense qu'on a le droit d'être optimiste, c'est-à-dire que bon, c'est peut-être aujourd'hui Mélenchon parle d'une convergence des luttes, aujourd'hui il y a une convergence des crises, il y a effectivement ce qui se passe dans la rue, il y a aussi quand même un problème extrêmement important, vous venez d'en parler, c'est les finances publiques, c'est-à-dire avec une dette, le mur de la dette qui s'élève et aujourd'hui les taux d'intérêt aujourd'hui qui sont aujourd'hui à 5 % avant de passer peut-être à 6. Et ça veut dire ça, ça veut dire une crise, ça veut dire une récession, ça veut dire des taux d'intérêt qui vont augmenter en France puisque les taux d'intérêt à 10 ans Moi personnellement, j'ai toujours
pensé, étant optimiste, qu'il fallait être au fond du trou pour rebondir parce que la France a toujours su rebondir, il y a des histoires de sursauts tout le temps dans l'histoire et je pense que nous approchons du fond du
Monsieur le Premier ministre, il faut déjà il faut juste des gens courageux qui mentent pas aux gens, qui leur fassent pas de promesses dont ils savent pertinemment qu'ils les tiendront pas. Dans tous les programmes aujourd'hui, dans presque tous les programmes aujourd'hui, c'est vrai pour les filles, c'est vrai pour Marine Le Pen quand elle se elle présente son projet sur les retraites, tout le monde tout le monde sait que ce n'est pas viable, que ça ne marchera pas. Il faut être aussi, il faut être honnête aussi, tout le monde sait que c'est la BCE, c'est-à-dire la Banque Centrale Européenne et le et le FMI qui risque de s'occuper des comment dire des Mais mais comme nous sommes des patriotes et nous croyons à l'indépendance du pays Il faut l'éviter. Mais ça
Il faut l'éviter. Merci Emmanuel Valls. Merci d'avoir été notre invité. Merci François-Olivier Gisbert. Merci de nous avoir accompagné.
Manuel Valls