Entretien avec Florian Philippot (FN) - 21/06/2013
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Locuteur 1Fait
« Je date mon éveil véritablement à la politique du débat sur Maastricht en 92. »
- 0:45Locuteur 1Chiffre
« Les Français ont voté oui à Maastricht, à une très courte majorité, je crois un peu plus de 51%, le 20 septembre 2012. »
- 3:30Locuteur 1Promesse
« Nous demandons dans notre projet que les référendums soient obligatoires, que ce soit écrit dans la Constitution, sur un certain nombre de sujets, et notamment lorsqu'il s'agit de ratifier un traité européen. »
- 6:30Locuteur 1Promesse
« Il faut un référendum sur la sortie de la France de l'Union Européenne. Ce qui sera de fait la fin de l'Union Européenne. »
- 8:30Locuteur 1Fait
« On nous dit que la France a sauvé l'exception culturelle et l'audiovisuel sera retiré des négociations. Un, c'est faux. »
- 12:30Locuteur 1Fait
« L'Union européenne, aujourd'hui, c'est une religion, donc elle a son credo. En gros, c'est la concurrence libre et non faussée. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
moi je m'y intéresse depuis longtemps quasiment depuis mon ma tendre jeunesse puisque je date mon éveil véritablement à la politique du débat sur Maastrich en 92 alors j'allais avoir 11 ans j'étais j'étais jeune mais je je me suis passionné à l'époque j'allais entrer en 6e pour pour ce ce débat parce qu'on sent on se passionnait pour ce débat là dans ma famille un peu partout d'ailleurs dans la société française et et et ensuite avec les années le recul je me suis rendu compte que ça avait été absolument fondamental ce qui s'est décidé malheureusement lors de ce l'adoption du traité de mastrich donc les les questions européennes et derrière la question centrale de la souveraineté qui a le pouvoir véritablement est-ce qu'on est encore en démocratie au sens propre du terme et pour moi le le moteur principal je dirais de mon engagement politique donc c'est une question l'Europe absolument essentielle à mes yeux et je crois de plus en plus aux yeux des Français parce qu'ils comprennent de mieux en mieux ce qui se cache derrière les décisions européennes et l'envers du décor en quelque sorte alors il est indéniable faut pas le nier puisque nous sommes démocrate et républicain que les Français ont voté OUI à mastrich c'est vrai une très courte majorité je crois un peu plus de 51 % le 20 septembre 1992 mais ils ont voté oui voilà comme ils avaient voté non en 2005 à la Constitution européenne al je remarque que quand on vote quand les peuple vote oui on applique son problème leur décision et on considère que c'est une décision argumentée intelligente en revanche quand ils ont le malheur de voter non en France on l'a vu aussi au Pays-Bas en Irlande ou au danemarque soit on les fait revoter à nosam jusqu'à ce quiil vote nom soit carrément comme ça s'est passé en France on fait passer le texte par le Parlement de manière là totalement antidémocratique et illégitime bon il est il est évident que il y avait eu une campagne un propagandum pas un référendum à l'époque très très fort et depuis surtout bah les Français ont on vu avec le recul C à l'époque assez nouveau on débattait peu de l'Europe avant 92 on vu les ravages de C Europe là ont vu qu'on leur avait menti qu' qu'on leur faisait les mêmes promesses régulièrement qui nétaaient pas tenu évidemment que ce soit de la part de la droite ou de la gauche et et bien sûr je pense qu'aujourd'hui ce traité serait balayé par les peuples et c'est pour cela d'ailleurs qu'il ne veulent pas dans les différents gouvernements faire des référendum c'est pour ça qu'on ne veut plus faire de référendum qu'on en fait quasiment plus et c'est pour ça que nous nous demandons dans notre projet que les référendom soitê obligatoire ce soit écrit dans la Constitution sur un certain nombre de sujets et notamment lorsqu'il s'agit de if un traité européen moi je crois qu'il y a une il y a un problème en ce moment de manière générale c'est qu'on confond la politique avec l'expertise technocratique je ve dire la politique c'est fixer un cap c'est c'est faire des choix entre des grandes orientations on nélit pas normalement quand on élit un président de la République on nélit pas un chef de bureau à beri voilà on lui demande pas de connaître de mettre les mains dans la technique bureaucratique on lui demande de fixer un cap pour le pays pour les 5 10 15 ans qui viennent voilà au moins et c'est ça ce qu'on ne comprend plus aujourd'hui dans le débat démocratique la question du référendum est très très intéressante de ce point de vue là quand les peuples votent oui ou vote non sur un traité il votent oui ou vote non sur une question éminidemment politique sur une grande orientation malgré tout même si ce sont des textes compliqués les Français ont compris parce qu'ils s sont intéressés que on allait avec ces textes là vers une Europe plus fédérale donc moins démocratique qui reposait moins sur les nations et une Europe quand même qui faisait le choix d'un certain modèle économique qui ne laissait pas la la marge des marges de manœuvre suffisante aux gouvernements nationaux pour qu'on puisse considérer qu'on est encore en démocratie et et à partir de là bah les les peuples se déterminent sur des grandes orientations politiques et il est donc à la fois irrespectueux pour les citoyens et faux du point de vue de ce qui'est la démocratie de dire que les peuples seraient incapables de trancher sur les référendum sur les traités européens sont parfaitement capables de trancher parce qu'ils tranchent sur des grandes orientation économique il tranche pas sur l'article 322b il tranche sur des grandes orientations c'est pour ça qu'il faut faire des référend après la technique c'est pas je on est plus dans le domaine de la politique quand on dit par exemple il faut dissoudre ensemble de manière concertée la zone euro on n'est pas les seul à proposer il y a d'autres forces politiques qui le disent et il y a surtout beaucoup d'économistes de plus en plus qui le disent on n'est pas là nous pour dire voici les 32 étapes euh qu'il faudra mettre en place contrôle d'échange et ça il y a une administration pour le faire il y a des économistes pour éclairer tout ça le politique il est là pour dire on a pu faire la monnaie unique on pourra faire le retour aux monnaie nationale la technique suivra et ça se fera il y a des économistes qui l'ont expliqué très bien je pense à jacqu sapire qui a expliqué tout ça en détail et aujourd'hui on est dans une sorte de confusion le débat politique c'est la politique c'est les grands orientation le débat technocratique c'est le travail des haut fonctionnaires et des fonctionnaires et des experts alors je vais vous dire le projet du Fond national sur les questions européennes et sur tous les sujets il est d'une précision inouie notamment quand on compare à ce qui est proposé par l'UMP et le Parti socialiste il suffit d'aller sur le site du Front national vous avez la rubrique projet j'invite tout le monde à le faire et vous avez 5 grands domaines et à l'intérieur 32 thématiques et ça doit faire un peu plus de 100 ps de projet d'analyse et de proposition donc nous avons un projet extrêmement concret extrêmement précis pour le reste quand on parle de la question de l'Union européenne oui nous considérons qu'il faut un référendum sur la sortie de la France de l'Union européenne ce qui ce qui sera de fait la fin de l'union européenneon fera pas croire personne que l'Union européenne subsiste pourra continuer d'exister subsistera sans sans la France qui est la puissance centrale du point de vue point de vue politique du point de vue géographique du point de vue économique pourquoi il faut faire ce référendum déjà parce que ce référendum ça sera une arme à partir du moment où vous annoncez que dans un an de toute façon vous faites un référendum vous avez une arme considérable pour négocier pour négocier des points qui nous paraissent essentiels comme la supériorité du droit national comme le protectionnisme qui doit être possible comme la fin de l'euro comme la fin de Schengen par exemple qu points essentiels à partir du moment où les soit les autorités européennes ne veulent pas renégocier et de toute façon fera le référendum voilà et les Français en tiont les conséquences soit ils veulent renégocier l'Union européenne qui s'appellera plus l'un européne qu'on aura un an après ne sera strictement plus la même ce sera une coopération entre nation souveraines je suis [Musique] dit a une facilité c'est tout le monde lui est tombé dessus raison complètement stup dépe son mandat c'est inadmissible on est parfaitement d'accord là mais moiusé de VO par socialiste tomber dessus en disant monsieur barosoupportable vivement les élections 2014 comme ça on pourra remplacer le problème en Europe c'est Baro le problème en Europe c'est pas Baroso le problème est ce qu'on a vu dans cette déclaration c'est un système qui s'exprime un jour son porte-parole c'est Baroso le lendemain c'est quelqu'un d'autre ça peut être comment il s'appelle ce personnage totalement inside sans aucune légitimité non plus F ro soit c'est peu importe pour ça c'est un commissaire lambda ça n'a aucune importance je ce qui s'exprime là c'est la violence d'un système qu'on impose au peuple qui remet en cause les choix des peuple qui remet en cause leur modèle qui qui qui peut compter sur des gouvernements serviles parce que je veux pas accabler l'Union européenne s'il y avait pas des gouvernements serviles il y aurait pas ces désastres parce que le gouvernement en France depuis 30 ans que ce soit le PS le RPR ou l'UMP se sont succédés et ont mené les mêmes politiques et adopte ensemble les directives et les traités donc voilà accablons l'Union européenne Barroso est un porte-parole parmi tant d'autres particulièrement ce vrait peut-être arrogant mais pas plus que ça et c'est pas en changeant Barroso par Monsieur lambda ou madame mademoiselle lambdo que qu' qu'on pourra changer l'Europe évidemment ça c'est une escroquerie personne ne tombera je crois dans le panneau le marché transatlantique je suis très heureux qu'il arrive enfin dans le débat c'est pas c'est pas évident de de parler de ce sujet là c'est jamais repris ça fait on nous depuis des années c'est très compliqué de briser le le mur du silence là il arrive dans le débat c'est une question très grave parce que c'est vous le savez un accord de libre échange total entre les États-Unis et l'Union européenne qui s'inscrit d'ailleurs dans un cadre plus global les États-Unis sont en train de négocier beaucoup d'accords de libre échange pour essayer de créer une espèce de ce qu'on a appelé nous un a temp économique il y a l' temp militaire politique et il y a l' temp économique maintenant qui est aussi politique donc nous sommes résolument des adversairire de ce marché transatlantique qui veut amplifier les désastres de l'Union européenne mais on nous dit la France a sauvé l'exception culturelle et l'audiovisuel ser sera retiré des négociations 1 c'est faux on n pas de garantie là-dessus la Commission européenne a dit que elle l'a répété plusieurs fois que l'audiovisuel pourrait être remis dans les négociations côté américain on a dit la même chose de c'est évidemment l'arbre ou l'art qui cache la forêt parce que pourquoi accepterait-on le protectionnisme dans la culture légitimement ou l'audiovisuel et pourquoi serait-il infamment inadmissible insupportable inenvisageable concernant l'industrie les services la défense l'agriculture pourquoi est-ce qu'on pourrait accorder un traitement de faveur à nos artistes encore une fois légitimement parce que c'est une industrie importante et c'est une culture et pourquoi on ne pourrait pas protéger nos paysans nos ouvriers nos salariés et notre industrie de défense il y a là une grande hypocrisie alors oui il faut combattre ce projet on sait pas pourquoi d'ailleurs on fait ça maintenant quel est le besoin une crise de faire ce Big Bang ultraalibéral alors qu'il faudrait faire l'inverse c'est-à-dire réarmer nos nations réarmer la France face à la mondialisation sauvage dire quoi réarmé ça veut dire redonner des armes que plein d'autres pays dans le monde ont je pense à l'arme du protectionnisme intelligent les droits de douines les barrières tarifaires et non tarifaires qui peuvent être des armes contre la concurrence déloyale je pense à une politique monétaire nationale évidemment qui serait offensive qui serait utilisé comme le Japon a su le faire pour relancer les exportations relancer la machine je pense à un état stratège qui doit retrouver des des marges de manœuvre alors qu'aujourd'hui il est corseté par les par la réglementation européenne et audelà de Milon européenne parcelle de l'OMC et et bien d'autres les instances supranationales et cet état stratège pourrait faire du patriotisme économique pourrait notamment aider nos PME nos PMI parce que ce sont elles qui créent l'essentiel de l'emploi aujourd'hui en France voilà le projet qu'il faudrait mettre en œuvre ils font l'inverse strictement l'inverse cette question en France en tout cas est abordée de Man sous l'angle quasiment religieux c'est quand vous l'Union européenne aujourd'hui c'est une religion donc elle a son crédau en gros c'est la concurrence libre et non faussée elle a ses dogmes dans les Doges vous avez l'ouverture totale des frontières vous avez la monnaie unique vous avez l'idée du du grand marché et elle a donc ses grands prêtres comme toute religion alors les grands prêtres ce sont des responsables politiques ce sont des des technocrates et comme Monsieur Barroso et ce sont aussi euh des experts autoproclamés des éditorialistes qui sont là depuis 30 ou 40 ans qui débitent toujours leur salade qui se sont trompé 15 fois mais c'est pas grave on continue à les entendre et et et qui disent absolument n'importe quoi mais qui qui parlent de l'Europe comme d'une religion bon euh donc c'est vrai que c'était difficile d'imposer le le débat surtout qu'on est un peu seul on n pas totalement seul faut être honnête dans la vie politique française mais on n'est pas très nombreux en tout cas dans les grands partis politiques à vouloir en parler l'umplps nont aucun intérêt à parler du débat européen aucun parce que ça montre dès qu'on en parle les Français prennent conscience de leur collusion totale sur le sujet je rappelle qu'il vote ensemble quand même 97 % des directives à Strasbourg et à Bruxelles euh mais je crois qu'on y est arrivé on y est arrivé on l'a imposé depuis quelques années dans le débat public aujourd'hui il est il y a quasiment pas une semaine pas une semaine ne passe sans qu'à un moment ou un autre dans le débat public dans l'actualité on parle d'une question européenne parce que les Français se sont rendus compte et certains médias aussi il faut être honnête que l'Europe était partout en réalité vous abordez la question des délocalisations il y a une question européenne vous abordez la question agricole il y a une question européenne vous abordez la question des Romes il y a une question européenne vous abordez même la question des programmes scolaires des endroits où on ne croirait pas et oui il y a une question européenne les retraites vous l'avez démontré vous-même il y a une question européenne même le mariage homosexuel il y a une question européenne voilà en réalité cette question là elle est tellement présente la défense je pourrais multiplier les exemples comme cela que les Français ont fini par faire les liens c'est plus simplement pour une boîte noire une chose abstraite qui relèverait simplement de la politique étrangère non non c'est très concret c'est un impact dans leur vie dans leur porte-monnaie dans leur usine dans leur bureau dans leur salle de classe et et ça c'est la grande victoire de ces dernières anné notre grande victoire idéologique c'est qu'on a réussi à imposer ce thème là et à donc devenir le centre de gravité de la vie politique française nous on parle beaucoup de l'Europe on en parle beaucoup on a fait par exemple c'est vrai en février 2012 en pleine campagne présidentielle un coloc il y avait monsieur Rosa qui était là Monsieur Norman Palma est 3è économiste très connu monsieur laa fait autour de Marine Le Pen ils ont débattu pendant 1 heure dem0 ils ont échangé sur l'euro notamment sur des vraies questions de fous les médias étent évidemment invités mais vous savez ce qui est sorti de cette réunion là deux images pour illustrer les signatures pour les parrainages à l'élection présidentielle parce qu'on était en pleine quête des parinages donc les médias sont venus il y a pas de problème ils étaient tous là mais uniquement pour demander à Marine Le Pen quel était le chiffre du jour combien avez-vous de signature alors 432 434 combien par rapport à hier de plus et cetera et cetera et personne je crois il y a peut-être dpêche AFP maximum m'a relaté ces 1 he de d'échange pourtant extrêmement intéressant vous voyez comment ça fonctionne et c'est pour ça que c'est très compliqué et qu'il faut y aller remettre 100 fois le le métier sur sur l'ouvrage parce que parce que c'est difficile de briser ce ce ce mur parce que beaucoup beaucoup d'acteurs ont intérêt à ce qu'on parle pas de l'Europe aujourd'hui alors à nos militants à nos adhérents on en parle beaucoup il nous on fait des fiches argumentaires hebdomadaires sur tous les sujets et souvent il y a des questions européennes voilà on fait des séances de formation c'est normal euh et je crois que les adhérents et les militants du frond national sont particulièrement sensibiliser sur ces questions mar
Florian Philippot