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ChroniqueLe Média (sur YouTube)· 16 février 2026 26 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsJusticeSolidarités & famille

QUENTIN D. « MARTYR » DES FASCISTES : AUTOPSIE D'UNE RÉCUPÉRATION

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Gérald DarmaninFait
    « L'ultra gauche a tué et démontré son hyper violence. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Oh là là ! Je sais pas si tu as vu le profil de de Quentin là, c'est gratiné quand même hein. Comment ça ?

Bah niveau extrême droite, il coche toutes les cases hein. On a au moins trois collectif gropuscule d'ultradroite genre l'action française pour ne citer quel. Un collectif néonazie, des faits racistes, homophobes, antisémiteon la totale quoi.

Ouais si tu veux. Mais son point cardinal c'était la non violence. Bonjour et bienvenue dans le récap.

Nous sommes le lundi 16 février et ça y est, l'extrême droite française a son martyre. Il s'appelle Quentin Dean. Il est mort ce samedi à Lyon.

Après une bagarre, l'opposant, lui et sa vingtaine de copains, a un groupe d'entif. Le décor idéologique est planté et il en dit long. Et bon, ça n'empêche pas les médias de nous le présenter comme un enfant de cœur, mais ça on y viendra juste après.

Un peu de contexte s'impose avant. Pour comprendre ce qui s'est passé, il faut revenir à jeudi dernier à Lyon. Ce soir-là, l'Eurodéputé LFI Rima Hassan est invité à intervenir lors d'une conférence organisée par une assaut étudiante dans les locaux de Science Paul Lyon.

Du pain béni évidemment pour Némésis, la petite bande de fâchotes qui font semblant d'être des féministes alors qu'elles sont juste racistes. Alors elle, elle ne rate jamais une occasion de parasiter un événement de la gauche pour exister et faire parler d'elle. La mécanique est toujours la même.

Elle débarque avec leur slogan au rollant douteux, interromp, provoque et surtout filme le tout. Puis lorsque les organisateurs tentent de les faire sortir, elle se replie derrière les forces de l'ordre et se roule par terre en jouant les victimes. Toujours le même scénario rejoué à l'identique.

Mais attention, les militantes de Némésis ne se déplacent jamais seul. Elle s'entoure toujours d'un service d'ordre recruté dans les rangs des groupes d'extrême droite les plus violents. Ils restent à bonne distance pour ne pas gâcher les photos mais sont toujours prêts à intervenir.

Jeudi dernier à Science Pox militantes de Némésis se sont données en spectacle et à en croire les sources policières de BFM. Elles étaient accompagnées d'au moins une vingtaine de gros bras pour les protéger. Le déroulé des faits est encore flou.

L'enquête est en cours mais ce qu'on sait c'est que Quentin Dean un étudiant de 23 ans fait partie de ce service d'ordre de Némésis jeudi dernier. Ils sont postés un peu plus loin à environ 500 m de science pot dans une rue adjacente. C'est là qu'une bagarre explose entre ce groupe de néofascistes revendiqués et un groupe d'antif.

Plus d'une heure après les faits, Quentin est prise en charge par les secours à 2 km de là avec un hématome important à la tête. Son pronostic vital est engagé. Il décède finalement samedi 2 jours après les faits.

Avant d'avoir poussé son dernier souffle, Quentin Dean est déjà érigé au rang de martyr. L'extrême droite politico-médiatique se déchaîne. Les militants assurent eux le relais en ligne et sur le terrain.

Tout le monde répète que la gauche tue et que la France insoumise est responsable de la mort de Quentin de Rank. À ce sujet, on écoute Alice Cordier, la chef de Némésis au micro de Christine Kelly sur Europe. On a un homme qui faisait qui venait protéger des femmes qui venait protéger des femmes et qui aujourd'hui est mort par la faute de l'extrême gauche parce que on est face à des chiens fous qui sont galvanisés qui sont galvanisés par des députés de la France insoumise qui valident totalement totalement leur façon de faire.

Plusieurs permanences d'élus LFI ont d'ailleurs été attaqués et revendiquées euh ces attaques ce weekend par des groupes d'extrême droite. Dimanche, le ministre de la justice, Géraldmanin, ne s'est quant à lui pas gêné pour prendre position malgré l'enquête encore en cours. Pour le ministre, ce serait incontestable.

Ce sont son ses mots. L'ultra gauche a tué et démontré son hyper violence. Il n'a pas pu s'empêcher de cibler LFI au passage qui ferait preuve, toujours selon ses mots, de complaisance pour la violence politique.

Pour lui, les discours politiques violents amènent à la violence physique des attaques que Darmanin est loin d'être le seul à proférer. Face à cette salve, Jean-Luc Mélenchon, le fondateur de la France insoumise, a fini par monter au créneau pour se défendre. On l'écoute.

On a passé des images où l'on voit des gens se battent dans la rue et ces image se déroule en plein jour et on dit c'est aux alentours de la réunion de Rima Hassan. Pas du tout. À cette heure-là, il faisait jour.

S'il fait jour, il suffit de taper pour regarder, c'est que c'est avant 18h 6 minutes. Rima, elle est arrivée à 18h20 et elle a parlé pendant plus d'un quart d'heure sur le perron de cette école et il n'y avait aucun incident. Par conséquent, nous n'avons rien à voir.

Elle n'a rien à voir avec ce qui s'est passé. le service d'ordre insoumis qui sont des militants s'est déployé d'abord à la gare pour aller la chercher et ensuite pour la ramener et pendant toute la période où ils ont été là il ne s'est strictement rien produit ni dans la salle ni devant ni autour et le jeune homme qui est mort a été secouru trop tard par les pompiers qui ont fait de leur mieux et la police est venue. Il était 19h40.

Autrement dit entre 18h20 heure à laquelle elle est là, elle parle avec des gens et 19h40 tout s'est passé ailleurs qu'à l'endroit où se trouvait rima et le service d'ordre des insoumis. Alors on devine déjà ce qui va se passer hein. Un scénario à la Trump.

Après l'assassinat de l'influenceur d'extrême droite Charlie Kirk. Le président des États-Unis avait classé le mouvement antif comme organisation terroriste accusant la gauche d'être à l'origine des violences. La Hongrie avait d'ailleurs suivi et une motion symbolique a été déposée au Parlement européen par des élus nationalistes.

Évidemment, on se doute que la France va suivre. C'est en tout cas déjà la voix qui se dessine. Donc d'un côté, vous avez compris, on a la gauche sanguinaire et dangereuse et de l'autre des enfants de cœur venu protéger des femmes.

He c'est ce qu'a dit Alice Cordier dans le magnetto d'avant. Alors c'est joliment dit, vous en conviendrez mais est-ce que c'est vrai ? On en doute dans tous les médias en tout cas, on a eu le droit à des portraits de Quentin Dean plus qu'élogieux.

Évidemment, en la matière, c'est Frontières qui remportent la Palme d'or. Ouais, il était très très engagé dans sa paroisse. Euh, il faisait je pense de manière hebdomadaire des maraodes.

Donc en fait, ça témoignait vraiment de de sa charité pour les plus démunis. Tout toutes les semaines, il allait apporter un peu de nourriture et un peu de chaleur humaine au sans-abri dans les rues de Lyon. Donc très engagé et et ce qui restera de lui, c'est c'est un homme exemplaire exemplaire pour son groupe d'amis, pour ses ses proches.

Euh c'est c'est vrai que c'est facile de parler quand la personne n'est plus là de de dire que c'est une personne une personne bien. Mais je pense réellement que Quentin était vraiment vertueux, une âme très noble, un un vrai français. C'est peut-être l'un des meilleurs d'entre nous qui est parti aujourd'hui.

Alors, le militant nationaliste s'efface très vite au profit de l'étudiant en mathématique de 23 ans, bon catholique, amateur de philosophie et surtout non violent comme la martelé de suite sa famille. Alors oui, non violent, c'est quand même pas habituel pour un mec qui fréquente des groupes néofascistes et la manif du comité du 9 mai. Alors, il me semblait quand même que quand tu étais vraiment révulsé par la violence, bah tu évitais de passer tes samedis aprèsme avec l'action française.

Mais bon, ça c'est que mon avis. Et d'ailleurs, on note aussi que parmi les trois groupes de FAF qui rendent hommage à Quentin comme l'un de ses membres d'ailleurs, il y a le collectif Luminis Paris, hein, eux alors c'est des néonazis, hein, voilà, connus notamment pour leur violence et leur antisémitisme. Sur leur page Instagram, on peut lire, je cite, "Quentin était un camarade, un jeune catholique de 23 ans, un militant nationaliste dont l'engagement radical dépassait largement le rôle d'agent de sécurité pour le collectif Némésis.

Les derniers mots de Quentin ont été : "On remet ça les gars comme lui. La lutte à mort nous rend joyeux, nous ferons payer aux assassins de notre peuple." Alors chez nous les pacifistes, ils ont tendance à s'enchaîner aux arbres.

Chez eux ça a l'air un peu plus flou comme notion quand même. Ou alors on nous prend vraiment pour des abrutis, c'est à vous de voir. Quentin de savait très bien où il mettait les pieds en acceptant de venir jouer les gros bras pour Némésis.

Il savait qu'il allait à la bagarre avec des antifas potentiellement. Ce n'est pas comme si c'était nouveau. À Lyon, les factions d'extrême droite violente prolifèrent depuis des années comme la vermine.

C'est d'ailleurs ce climat qui a poussé à la création de la jeune garde en 2018 pour répondre à la multiplication des agressions et des provocations. Le mouvement Antifa, l'ont porté par Raphaël Arnaud avant qu'il ne devienne député a été dissous. L'année dernière, on le rappelle, c'était par le gouvernement.

Il lui reprochait de participer, je cite, à des actions très violentes à l'encontre de groupement relevant de la mouvance ultradroite, ce que contestent évidemment les militants de la jeune garde devant le Conseil d'État. La situation est donc particulièrement préoccupante à Lyon d'après un recensement du journal d'investigation locale rue 89 Lyon 10 actes violents ont été commis par des militants d'extrême droite depuis le début des années 2010 et ça ne risque pas de s'arranger avec les derniers événements. D'ailleurs, il n'est pas rare de lire sur internet et des boucles obscures sur Telegram que des représailles sont à attendre de la part de ces milices d'extrême droite.

Et maintenant, on voudrait nous faire croire que ces groupesl d'extrême droite, ce sont les victimes, qu'il faudrait avoir peur de l'antifascisme et que c'est la gauche qui tue. Vous vous rendez compte de l'inversement total des valeurs. Ce ne sont pas eux qui frappent les plus faibles, traquent les minorités ou veulent écraser ceux qui sont différents.

Tout ça, c'est le pain quotidien des fascistes. Sans cette violence, il n'y aurait pas besoin d'antifasciste pour y poster. Pas besoin de défendre ce qui reste de liberté et de fraternité dans ce pays.

L'antifascisme n'est pas un hobby ou un caprice. C'est une réponse à la brutalité de l'extrême droite, un rempart contre ceux qui veulent imposer la loi du plus fort et la peur comme règle du jeu. Alors oui, c'est violent, enfin ça peut l'être.

Et dans l'idéal, on aimerait pouvoir vivre dans un monde sans violence. Sauf que tout ça, bah c'est bien mignon, mais c'est trop tard. Fallait y penser avant de laisser grandir et prospérer l'extrême droite en France.

C'est pas pour rien d'ailleurs si on parle beaucoup de Quentin parce que c'est la première fois qu'un militant d'extrême droite est tué dans une confrontation politique depuis 1945. Alors on peut pas franchement en dire autant. De l'autre côté, en France, rien qu'entre 1986 et 2021, 53 meurtres à caractère idéologique ont été recensés et 90 % d'entre eux ont été commis par l'extrême droite.

Bah oui, c'est l'extrême droite qui tue. Les chiffres parlent d'eux même. Le directeur national du RN des jeunes, Pierre Romain Tyet, a déclaré en apprenant ce drame, "Nous sommes beaucoup à nous être demandé combien d'autres Quentins, il aurait pu y avoir ces dernières années." Alors, formidable privilège que de pouvoir conjuguer la violence au conditionnel parce que de notre côté nous des noms on en a et vraiment pas au conditionnel.

Clément Mic évidemment, mais on peut aussi parler de Frédérico Martin Arambourou, le rudby man argentin qui s'est fait traquer et abattre de plusieurs coups de feu par le néonazi Loï Lepriol en 2022. Évoquons aussi Mirai, ce tunisien abattu chez lui par son voisin d'extrême droite en mai 2025. Et puis si on veut rester à Lyon, on peut parler de ce jeune maghrébain retrouvé mort dans un lac début janvier.

Un crime manifestement raciste puisqu'une information judiciaire a été ouverte pour meurttre commis en raison de la race, l'ethnie, la nation ou la religion. Plus récemment encore, parlons d'Amad, un jeune lycéen de 17 ans d'origine syrienne qui a été attaqué par trois hommes cagoulés qui lui ont lacéré le visage en proférant des injures raciales. Et là, on n'a pas entendu la confréie des politiques indignées s'en émouvoir, pas plus que les médias d'info en continu et encore moins Emmanuel Macron et ses grands tweets.

N'ayons jamais l'antifascisme honteux, les fautifs, ce sont ceux qui ont laissé prospérer la haine. Et puis d'ailleurs, il y a rien qui vous surprend dans toute cette histoire. Ils étaient où les flics pendant que tout ça se passait ?

Non, parce que moi, pour avoir déjà vu comment ça se déroule quand il s'agit d'empêcher un clampin d'extrême droite de venir déverser sa propagande quelque part, bah en général la présence policière est généralement tout sauf discrète. J'ai souvenir d'un meeting de Zemour aux zénites de Nantes. Il a fallu traverser une bretelle de périf à pied, passer des grillages et ensuite bah tout ce qui attendaient les militants, c'était une pluie de grenade sur la tronche pendant tout l'après-midi.

Je peux vous assurer qu'il était vraiment pas question d'approcher à 100 m la forteresse. C'était complètement imprenable. Alors là, on parle de Rimaassan, cible quand même régulière de menaces de mort invité à Lyon, une ville donc où les tensions entre l'extrême droite et les Antifas sont quasi permanentes et il y a personne en bleu pour checker que tout va bien.

Pas de camion dans les rues adjacentes. La doctrine aurait-elle changé ? Alors, le plus ironique là-dedans, c'est quand même que le jour même, selon le monde, la police intervenait contre une vingtaine de militants qualifiés d'ultra gauche qui protestai à l'université Lyon I contre une conférence sur la guerre.

Alors là, visiblement, ça bouge vite, mais pour les militantes de Némésis, leur banderoles et leur escorte de gros bras, bah ça passe. On laisse couler. Officiellement, aucun signalement de violence grave sur les lieux concernés.

C'est ce que dit la police évidemment, mais c'était à 500 m du lieu concerné. Alors, fallait quand même être bien naïf pour ne pas envisager que la venue de Rima Hassan à Sciencep Lyon puisse ne pas servir d'étincell. Bah oui, voilà comment ça né un martyre.

Pas dans le silence du recueillement mais précisément dans le vacarme des plateaux télé, des communiqués indignés et des récupérations éclaires. Quentin Dean n'a même pas encore été enterré que son image elle est déjà polie. nettoyé, sanctifié.

Vous noterez d'ailleurs que son nom a mis plusieurs jours à être révélé et qu'à ce stade, aucune ou presque photo n'a filtré dans les médias. Un anonymat qui surprend et qu'on retrouve très rarement quand la victime est issue de quartier populaire ou de la gauche. On fait fuiter l'identité en général, on épluche les éventuels casiers judiciaires dans le but de la criminaliser parce que la victime bah elle l'aurait bien cherché.

Alors ici c'est tout le contraire. On efface le militant pour ne garder que l'étudiant. On gomme l'engagement politique et militant pour fabriquer bah de l'innocence pure dur.

Il était un bon catholique et autour de ce récit, on construit une arme politique qui tombe à pique en pleine campagne municipale. Parce qu'un martyre pour l'extrême droite, c'est jamais qu'un mort. C'est un levier, un prétexte pour crier à la guerre civile, un outil pour réclamer ou justifier toujours plus de répression. plus d'interdiction notamment contre l'opposition.

On l'a vu d'ailleurs dans l'histoire mais on le voit encore aujourd'hui. Cette affaire est le prétexte à la disqualification totale et collective de la France insoumise mais le cœur du problème lui ne disparaît pas. L'extrême droite et ses groupes néofascistes violents qui gravitent autour a prospéré pendant des années dans une complaisance exponentielle.

Les ratonnades, les agressions racistes, les défilés quasi paramilitaires ont trop souvent été minimisés, relativisés ou traité comme des faits divers et leurs obsessions par contre elles ont été reprises jusque dans le vocabulaire du pouvoir. Tout ça, ce n'est pas la faute des antifascistes. Eux n'ont fait qu'affronter les conséquences de cette indulgence sur le terrain.

La faute, c'est celle de la quasi-totalité de la classe politique et médiatique. Disons les choses. Alors, on peut débattre des méthodes, on peut regretter la violence, on peut rêver d'un monde où personne ne se bat.

Mais ce monde là en fait, il existe pas. le nôtre et toute notre humanité d'ailleurs, il a été abîmé par les fascistes justement et par tous ceux qui les ont normalisés, légitimer ou laissé s'implanter et parader. Si l'extrême droite a aujourd'hui son martyr, c'est aussi parce qu'elle a eu le temps de s'enraciner et ceux qui ont laissé faire portent une responsabilité immense, pas ceux qui résistent comme ils et elles le peuvent.

L'antifascisme n'a pas à être honteux. Au contraire, la honte devrait changer de camp. Quand tu allumes en feu, ne dis pas c'est la photos allumettes.

Et on fait une petite pause avant de continuer avec le reste de l'actualité. Si vous aimez le récap et que vous avez envie qu'on discute ensemble, de connaître les coulisses de l'émission ou même de choisir et proposer des sujets, je vous attends sur le canal de discussion Instagram. Le lien pour le rejoindre est dans la barre d'info.

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Retrouvez-nous sur la télé d'Orange canal 235. C'est le retour des débats autour de la loi fin de vie à l'Assemblée nationale. Souvenez-vous, le projet avait été largement adopté en mai dernier par les députés puis rejetés fin janvier par le Sénat.

Les débats autour des deux textes reprennent donc ce lundi en seconde lecture avec une discussion générale ce soir à 21h30. Le premier texte de cette loi porte sur les soins palliatifs et fait plutôt consensus. Il contient notamment le renforcement des moyens alloués aux unités de soins palliatifs ou un meilleur maillage territorial pour garantir l'égalité d'accès.

Le second texte portant sur la création d'une aide à mourir fait davantage débat. Si du côté de la droite l'opposition est ferme, à gauche les avis sont plus divisés. Certains parlent d'avancé au nom de l'autonomie et de la liberté individuelle.

D'autres comme les collectifs antivalidistes alertent sur les dérives possibles de cette loi. En mai dernier, nous avions reçu Mathilde François, vice-présidente du collectif féministe antivalides, les valideuses. Sur notre plateau pour en parler, on l'écoute.

Euh peut-être premièrement, je vais vous définir le validisme. Donc le validisme c'est un système global d'oppression dans lequel on est tous comme le patriarcat, comme le racisme qui va hiérarchiser les vies au regard des capacités. C'est-à-dire on pourrait parler de capacitisme, c'est-à-dire on a plus ou moins de valeur qu'elle soit symbolique ou même de d'accès au droit selon que l'on est proche d'une norme médicalement définie qui va être la validité, être valide ou si l'on on on s'en éloigne par exemple lorsqu'on n'est pas bipède ou lorsqu'on a des dépendances.

Ça c'est le validisme. On est inscrit tous et toutes dans cette structure qui hiérarchise les vies. La réaction immédiate de cette loi par rapport à la prise de parole et par rapport à la loi en général, c'est que cette loi est éminemment pour nous validiste au sens où elle est la preuve qu'on renonce on renonce à la à la mise en place d'une vie digne.

On propose une mort digne, mais on a aucune capacité d'assurer la vie digne aux personnes handicapées aujourd'hui et maintenant et aux personnes malade. Et la distinction qui est faite d'ailleurs entre malade et handicapé n'a pas lieu d'être. C'est-à-dire que c'est une une distinction qui est fantasmée euh parce que et c'est et c'est la preuve que on est encore dans une prise en compte du handicap dans un modèle qu'on appelle le modèle médical.

Ouais. Donc le modèle médical, c'est le modèle qui est encore dominant dans la manière de conceptualiser le handicap, qui perçoit le handicap comme euh une un défaut, une maladie à soigner une expérience individuelle alors que les antivalidistes ont une approche du handicap qui est celle d'ailleurs de la loi de 2005 qui est une approche contextuelle. C'est-à-dire qu'on n pas on est handicapé lorsqu'on est empêché de vivre une vie citoyenne pleine et entière dans une société donnée.

Je sais pas comment vous êtes sans vos lunettes, mais si vous pouvez pas conduire ou pas lire sans vos lunettes dans une société où on rembourserait pas les lunettes et où il y aurait pas d'opticiens, vous seriez très handicapé. Et vous pouvez retrouver l'intégralité de cette interview sur la chaîne YouTube 247 du média. Interrogé par l'AFP, le rapporteur de la loi Olivier Falorni, député démocrate, se dit quant à lui confiant, sans exclure que certains puissent être tentés de jouer la stratégie du pourrissement, faute de trouver une majorité à l'Assemblée.

Le texte devrait être adopté une nouvelle fois par les députés lors d'un vote solennel prévu le 24 février. On poursuit avec les nouveaux développements dans l'affaire Epstein. Ce lundi matin, plusieurs perquisitions ont été menées dans le cadre de l'enquête visant Jack Lang pour ses liens financiers présumés avec Epstein.

Ça c'est ce qu'a communiqué le parquet national financier. Parmi les lieux visés, l'Institut du Monde arabe que l'ancien ministre de la culture présidait depuis 2013. Le PNF avait ouvert une enquête le 6 février dernier pour soupçon de blanchiment de fraude fiscal aggravé visant l'exministre et sa fille Caroline Lang.

Selon une enquête publiée le 2 février par Mediapart, Caroline Lang a fondé en 2016 avec Epstein une société offshore domiciliée aux îles vierges américaines. Une partie des 3 millions de nouveaux documents dévoilés par la justice américaine vendredi 30 janvier révèlent également que le financier et criminel américain avait noué des relations avec des proches de Nicolas Sarkozy lorsqu'il était à l'Élysée. L'entourage de l'ancien président assure toutefois qu'il ne le connaissait pas personnellement.

Samedi dernier, le parquet de Paris a annoncé avoir désigné des magistrats référents pour analyser les éléments susceptibles d'impliquer des ressortissants français dans cette affaire. Et on termine ce récap avec l'actualité internationale. Ce lundi, l'ONG Action Unarmed Violence dévoile un bilan des victimes civiles tuées dans des bombardements à travers le monde en 2025 dans la bande de Gaza en Ukraine, au Soudan et au Congo.

Les civils et les infrastructures civiles sont ciblées délibérément, ce qui constitue un crime de guerre au regard du droit international humanitaire. L'association non gouvernementale recense plus de 45000 victimes civiles en 2025. Parmi elles, 35 % sont imputés à Israël.

Selon des autorités locales de santé à Gaza, le bilan depuis le début du conflit dépasse les 60000 morts parmi lesquels une part très importante de femmes et d'enfants. Le bilan de l'ONG démontre également que les pertes civiles en Ukraine ont augmenté de 26 % sur l'année 2025. L'organisation estime également que plus de 2000 civils ukrainiens auraient été tués et plus de 12000 blessés par des explosion, soit une moyenne de 4,8 civils tués ou blessés lors de chaque bombardement.

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