François Bayrou invité d'Apolline de Malherbe sur BFMTV et RMC
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03OuverteRéponse partielle
Serez-vous celui qui créera aussi l'alliance du centre et de la droite ? Vous aimeriez que ça aille jusqu'à la gauche ?
- 0:46OuverteRéponse directe
Cette colère, est-ce que vous l'entendez et un an après avoir quitté Matignon, la situation pour les Français est intenable ?
- 2:56OuverteRéponse directe
Les chiffres PISA sont dramatiques, comment expliquez-vous cette dégradation ?
- 3:40OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est tenable de ne pas plafonner ni baisser les taxes sur le carburant ?
- 5:08RelanceRéponse directe
Comment faire pour ne pas accepter les décisions de l'UE qui vont à l'encontre de la vie quotidienne des gens ?
- 6:35OuverteRéponse directe
Est-ce que les réponses démocratiques des candidats répondent à l'urgence exprimée par votre auditeur ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:12François BayrouChiffre
« le niveau des élèves s'est dégradé de plus de 2 ans pour chaque élève. »
- 4:24François BayrouFait
« les raffineurs qui ont par spéculation augmenté aussi considérablement leur marge. »
- 14:36François BayrouChiffre
« Ça rapporte normalement 8 milliards d'euros cette année. Ça ne sera pas reconduit dans les mêmes proportions l'an prochain. »
Temps de parole
- ?100 %
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Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour François Bairou. Bonjour. Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions. Je le disais, il y a 1 an, jour pour jour, vous quittiez Matignon où vous étiez premier ministre. 1 an après, la bataille du budget, la bataille des présidentiels, la bataille des primaires. Serez-vous celui qui créera aussi l'alliance du centre et de la droite ? Vous aimeriez que ça aille jusqu'à la gauche ? Je vous pose ces questions dans un instant, mais ce matin, j'ai eu un auditeur sur RMC à qui je posais les questions du pouvoir d'achat avec la hausse des prix du carburant. Hier, le gouvernement qui a annoncé qu'il n'y aurait ni plafonnement des prix ni baisse des taxes. Et [grognement] au fond, semble-t-il,
c'était la décision de trop. Je voudrais que vous écoutiez les propos de Thomas. Thomas, il vit en scène maritime, il fait 120 km par jour pour aller travailler et il dit "J'espère que ça va péter." Écoutez, on rogne sur d'autres dépenses. Restaurant, ça fait des années avec ma femme qu'on en a pas fait. Les courses, bah on achète du premier prix. Pour mon fils, on a acheté des kiwiis parce que il aime bien les kiwi. 1,20 € le kiwi. Moi, j'ai l'intime conviction et je l'espère fortement que un jour ou l'autre, ça va péter. cette colère, est-ce que vous l'entendez et est-ce que vous vous dites un an après avoir quitté Matignon, la situation pour les Français est intenable ?
Je je l'avais dit à la tribune. [souffle coupé] Euh la situation euh profonde du pays euh fait que euh les moyens d'action, les marges d'action comme on dit, la possibilité d'intervenir euh massivement sur tel ou tel secteur à tel ou tel moment n'existe pas, n'existe plus. Pourquoi ? Parce qu'on s'est laissé entraîner dans une situation de surendettement. Je vais pas insister euh tel que aujourd'hui, l'année prochaine, la totalité de l'impôt sur le revenu que vous payez que pai tous ceux qui nous écoutent que je p suffira pas à payer les intérêts de la dette. Et donc, vous voyez que vous êtes
asphyxé d'une certaine manière. On a refusé de regarder ce problème, mais il y a d'autres problèmes et votre auditeur euh a a tout à fait raison de le dire. On a besoin d'une réorganisation profonde du pays. Pardonnez-moi, je vais ajouter un souci. On a vu hier sortir, vous êtes une maman. On a vu hier sortir les chiffres PISA, les chiffres évidemment qui sont dramatiques. On a jamais été aussi mauvais, c'est ça du système éducatif. Vous vous rendez compte euh entre aujourd'hui et le moment où j'ai quitté le ministère de l'éducation, il y a un bail, euh le niveau des élèves s'est dégradé de plus de 2 ans pour
chaque élève. 2 ans en ces quelques années et alors vous allez avoir partout l'affirmation que c'est une question de moyens mais [souffle coupé] ce présenter les choses comme si c'était seulement une question de moyens bah ça veut dire qu'on ne comprend pas qu'il faut une réorganisation profonde et peut-être on en parlera. Alors justement euh on est euh dans ce moment aussi euh du budget et c'est ce qui justifie d'après le gouvernement le fait de ne pas faire d'aide notamment sur le carburant. Et je voudrais qu'on commence par le carburant parce que hier ça a été ce moment en quelque sorte de rupture. Record d'un côté à la pompe 2,30 € ce
matin pour le litre de gasoile 212 pour le Samplomb et le gouvernement qui hier soir annonce qu'il n'y aura ni plafonnement ni baisse des taxes. Est-ce que c'est tenable ? Vous avez vu qu'un certain nombre de compagnies pétrolières ont dit qu'ils allaient faire des efforts eux-mêmes pour limiter le prix total qui vont continuer à plafonner à plafonner à 2 € et ils ont raison de le faire. Euh il faut le noter parce que c'est tout de même mais il y a deux totals pardon. Il y a le total distributeur qui dit qu'il va plafonner à 2 € mais il y a aussi le total raffineur. Et c'est visiblement là que le babless c'est les raffineurs qui ont par spéculation augmenté aussi considérablement leur marge.
Moi, il y a une chose que je ne ferais pas, c'est cibler une entreprise française au bénéfice de ces concurrents étrangers. On fait ça, c'est un sport national. [raclement de gorge] Il faudrait au contraire demander les mêmes efforts aux concurrents étrangers plutôt que de cibler la seule compagnie nationale qui nous permet d'intervenir les fid ce sont des profiteurs de crise, profiteurs de guerre. Euh oui, ce sont des mots que je veux que je veux pas utiliser. Vous voyez bien passer des mots qui conduisent autant que ce qu'ils veulent un affrontement généralisé. Ils veulent un affrontement généralisé. au français un il faut s'adresser à toutes les compagnies pétrolières pas
seulement françaises mais étrangères pour leur dire que elles ont une responsabilité mais l'Europe dit non ce matin on l'a appris et c'est une information RMC alors que le gouvernement avait demandé en grande pompe avait dit nous avons demandé à l'Union européenne de faire une enquête sur les marges des raffineurs, la Commission européenne a renoncé a dit non il n'y aura pas d'enquête sur les marges des raffineurs au niveau européen. Il ne faut pas accepter les décisions qui vont à l'encontre de la vie quotidienne des gens. Mais comment on fait pour pas l'accepter ? Pardon ? Comment on fait ? On dit à l'Union européenne, on le fait quand même ? Il faut désobéit, il faut un pays présent à l'Union européenne capable d'influencer de pousser aux décisions de l'Union européenne,
la seule chose qui soit interdite, c'est de baisser les bras. Euh c'est de dire "Ah non, mais c'est de leur faute, nous on n'y est pour rien. On est responsable de la situation. On n' pas toutes les cartes en main, on n' pas tous les leviers en main. C'est un mensonge de prétendre qu'on pourrait intervenir pour régler tout ça. Mais la vérité est que euh la France n'a pas aujourd'hui l'influence qu'elle devrait avoir parce qu'elle a des fragilités internes et vous voyez bien que tout ça est lié. Euh et le et donc le des fragilités internes, on va revenir sur la dette, mais euh on est on est à quelques mois désormais donc de l'élection euh présidentielle. Ce qui m'a frappé aussi dans le témoignage de Thomas tout à l'heure qui réagissait euh
donc sur RMC l'auditeur, c'est que il dit, je lui posais la question, je lui disais "Mais il va y avoir des élections, est-ce que c'est le moment pour vous justement de pouvoir exprimer et donc la vie démocratique répond-t-elle à votre à votre colère ?" et il disait "Non, je ne ressens pas ça comme ça, j'espère juste que tout va péter dans une logique plus de gilets jaunes que d'électeurs. Est-ce que vous estimez que les réponses démocratiques, les candidats qui sont aujourd'hui en Lis répondent à toutes ces attentes et à l'urgence ? Non, je veux pas être je veux pas être péremptoire parce que je sais les difficultés, mais non, vous voyez bien la campagne de qui peut dire quels sont les projets qui sont présentés devant les Français ? Pas moi.
Votre l'amou que vous faites est une réponse. Moi, je ne vois si je vois très bien les projets de LFI. Je vois très bien ce que Mélenchon dit. Je fais une campagne qui est une campagne charpentée, dramatique pour l'avenir de la France mais charpentée. Euh l'extrême droite a un un socle très puissant mais c'est dramatique aussi pour l'avenir de la France. Et sur le grand espace démocratique, républicain, réformiste, humaniste, enfin vous avez tous ces mots-là qui signifie que qu'il y a en effet des millions de citoyens qui voient l'avenir avec la même crainte sur les deux extrêmes. Ces gens-là, ils
n'arrivent pas à faire ce ce socle là n'arrive pas à faire apparaître des projets et des personnalités. Vous appeliez à une forme de primaire. Vous disiez ceux qui ont en commande de vouloir écarter ces deux extrêmes doivent pouvoir se mettre d'accord et dire nous appartenons au même ensemble républicain. Édouard Philippe hier vous a invité à une rencontre avec Gabriel Atal avec Bruno Rotaillot à la Toussin. Est-ce que vous l'acceptez ? Non mais vous voyez bien tout le monde essaie de faire la même chose en disant je suis le chef, je suis investi par qui ? Pourquoi est-ce que les sondages sont si catastrophiques et le sentiment que votre auditeur exprimé qu'il y a pas de réponse du monde politique ? Pourquoi ?
Parce qu'il n'y a pas de légitimité. Pour vous, Édouard Philippe n'a pas de légitimité. Il dit "Je suis le mieux placé". Ça suffit pas. Il dit "Je". Et c'est pas Il faut pas dire je, il faut dire nous. H [raclement de gorge] Et vous voyez bien que c'est pas par simplement l'affirmation d'une personnalité dont je ne connais pas le projet. C'est peut-être au fond votre problème c'est que vous dites "Je ne connais pas le projet d'Edouard Philippe". Je ne mais pas seulement le projet d'Edouard Philippe, le projet des autres. Non mais je veux dire si si c'était lui est-ce que pourquoi ce serait pas lui d'ailleurs ? Pourquoi pas ? Est-ce que si vous voulez bien qu'on réfléchisse à ce qu'était l'élection présidentielle ? Il y avait un tour, le premier tour qui était le
tour qui sélectionnait le candidat qui allait au deuxème tour tranché du destin autour du qu dans les tranchées du destin du pays. Le premier tour n'existe plus h il y a une sorte de de premier premier tour al non ça va rendre nécessaire un tour de sélection. Donc en fait vous dites à Édouard Philippe, moi je viens pas à cette rencontre, je je veux une primaire. personne personne ne veut euh aller. Personne n'a dit oui pour une raison très simple, c'est que euh le euh quand on invite, il faut avoir une légitimité pour inviter. On peut pas dire c'est moi qui me qui m'instaure en euh euh en rassembleur protecteur. Non. Euh la nécessité, c'est
qu'on dise, on a besoin de un espace, une une majorité de main, [raclement de gorge] un ensemble qui soit le plus large possible. Et moi, je ne veux pas limiter cet espace, sauf à une condition. Appartiennent à cet espace tous ceux qui disent "Les extrêmes nous conduisent au drame et nous ne ferons jamais ni avec les uns ni avec les autres." Ça ça délimite un espace mais ça veut dire que vous voulez vous voulez inclure également notamment un Raphaël Luxman par exemple mais je pense que sa place aurait dû être là et je vois bien qu'il va avoir des difficultés sur l'espace d'IPS qu'il a choisi. Mais ça veut dire François Bairou on l'a bien compris donc vous dites vous
refusez cet appel donc de d'Edouard Philippe. Refuse pas je je dis écoutez c'est ça n'est pas la question prioritaire. La question prioritaire, c'est de choisir un candidat qui sera capable d'aller au 2è tour et de et de proposer à la France un destin différent parce que je crois profondément qu'il y a un besoin d'ouvrir un nouveau cycle avec un nouveau projet qui sera avalisé par les Français. Autrement, on va se retrouver exactement. Vous vous rappeliez qu'il y a 1 an euh à la tribune de l'Assemblée nationale, les oppositions avaient refusé même le constat, ils avaient refusé même qu'on dise voilà où on en
est. Et donc euh demain, il faut un ensemble large pour soutenir une démarche de refondation. Mais François Baou, en 2017, votre soutien Emmanuel Macron avait été décisif euh pour son élection. Vous prendrez position cette fois-ci, vous le ferez aussi sans aucun doute. Sans aucun doute. Est-ce que vous avez renoncé à être vous-même candidat ou est-ce que vous vous dites "Il faudra peut-être y aller ?" Je ne serai pas candidat. Donc ça c'est clair. Je ne serai pas candidat. Pourquoi ? Pour une raison très précise. Si les propos que je tiens étaient ceux de quelqu'un qui pense à lui-même, vous ne m'écouteriez pas. Vous diriez "Cause toujours, tu m'intéresses. Je comprends très bien ce que tu es en train de faire. tu es en train de me
vendre ta salade et moi je pense qu'il est nécessaire qu'il y ait des voix. C'est pas faux. Oui. Ben c'est bien. Votre sincérité vous honore à Pauline Malerbe et donc le Mais ça veut dire ça veut dire que cette fois-ci vous avez été candidat à de nombreuses reprises. Vous vous êtes retrouvé troisème homme dans un moment où ça a été aussi décisif. Vous avez la dernière fois [grognement] été celui qui à un moment a fait basculer Emmanuel Macron dans la possibilité d'être d'être élu. Mais cette fois-ci, vous dites quoi ? Il faut une primaire. S'il y a pas de primaire, je on jouera même pas ce jeu-là. Mais s'il y a pas de primaire, s'il y a pas de sélection d'un candidat que [raclement de gorge] tout le monde et les Français s'accordent pour soutenir, et ben c'est
très bien. Vous aurez un deuxième tour Mélenchon Le Pen. Le deuxème tour Mélenchon Le Pen, c'est une catastrophe. François Hollande François Hollande, il peut tout à fait si si chacun de ceux qui veulent se présenter mesure le drame au bord duquel nous sommes et dont vous avez donné avec votre auditeur un exemple et bien on se présente dans dans ce grand ensemble là. Ça aura une vertu. En fait, vous dites à François Hollande, venez dans cette je dis rien à personne, je dis à tous ceux qui voient venir avec terreur l'élection présidentielle en disant "Mais qu'y a-t-il et que nous proposet-on ? Qu'y a-t-il ?" Les Français ont le sentiment qu'il y a pas de réponse à cette question et que nous proposet-on ? Alors
là, ils sont certains que personne ne propose en tout cas le la grande reconstruction profonde dont le pays a besoin. Je vous je vous dis un mot pourquoi la grande reconstruction profonde euh toutes les crises qu'on est en train d'énumérer, pas seulement la dette, mais l'éducation, mais les crises de sécurité, mais la question de la distribution des produits pour le pouvoir d'achat à des prix qui soient acceptables. Tout ça impose une politique affirmée nouvelle. Quelle est cette politique ? Alors, la moitié des candidat, les 3/4 des candidats, les 4/5è des candidats vont dire "On va vous donner des moyens supplémentaires, on va vous donner de l'argent." Il
mente. Personne aujourd'hui n'est capable de mobiliser dans un pays, dans la situation financière qu'on disait, l'argent nécessaire. Il faut donc dire la vérité et si on n' pas de moyens supplémentaires alors il faut uneorganisation le gouvernement est en ce moment même en train de de décrire ce qu'il espère être un projet de budget. Ça semble complexe. On a d'un côté Sébastien Lecornu qui hier a écrit au patron pour les rassurer en leur disant qu'il n'y aurait pas euh qu'il y aurait même une baisse de la surtaxe exceptionnelle sur les bénéfices des entreprises. Ça rapporte normalement 8 milliards d'euros cette année. Ça ne sera pas reconduit dans les mêmes proportions l'an prochain. Il dit qu'il n'y aura pas non plus de taxe supplémentaire. De l'autre côté, ils ont
dit qu'il n'y aurait pas non plus de des indexations des retraites. Où aller où aller trouver l'argent si à chaque fois on referme les portes Vous mettez le doigt précisément sur le le défaut incroyable de la situation dans laquelle nous sommes. Il n'y aura pas de réponse si on cible telle ou telle catégorie particulière pour la faire payer ou lui donner des avantages. Donc il faut faire payer tout le monde. Il faut une approche globale, générale, universelle, j'allais dire des efforts à faire et des priorités qu'on choisit. mais des efforts en terme de recette ou en terme de dépense. Est-ce qu'il y a des choses auxquelles il faut renoncer ? Est-ce qu'il y a une générosité de l'État auquel il à laquelle il faut renoncer ?
Mais qui pense le contraire ? Est-ce que vous connaissez quelqu'un dans son fort intérieur, connaissant la situation du pays, qui pense de bonne foi qu'on peut s'en tirer sans une reconfiguration complète et mais en attendant dans la mesure où il va y avoir des élections, une élection présidentielle et où on imagine que ça fera partie, on espère, du programme des des uns et des autres, est-ce qu'en attendant faut tout geler ? L'année blanche, vous aviez vous aviez évoqué une année blanche, est-ce que ça serait pour vous un minimum nécessaire ? Ça sera nécessaire. ça sera nécessaire, il faudra le faire. J'avais proposé un effort supplémentaire en terme de jour de travail dans l'année. Vous aviez parlé de la suppression de deux jours fériers le 8 mai et le lundi de Pâqu.
Non, les dates les dates n'ont jamais été arrêtées. Mais vous persistez à penser qu'il faut supprimer de jours fériers ? Alors je dis je dis pas de jours fériers, je dis il va falloir travailler plus. Je sais bien que c'est pas la mode de le dire. Je sais bien que euh toutes les démagogies du monde se réunissent pour dire "Mais va faut rien changer à notre modèle, simplement faut faire payer les autres. Les uns disent faut faire payer les immigrés et il faut faire payer l'Europe et d'autres disent faut faire payer les patrons ou les riches ou les entreprises. Tout cela c'est du mensonge. Euh les politiques mentent aujourd'hui. Ben c'est-à-dire les politiques pensent à eux-mêmes. Ils sont candidats à une
élection et ils essaient de de trouver les affirmations qui vont les rendre populaires auprès des électeurs pour monter dans les sondages en espérant que les sondages vont leur permettre d'écraser les autres. Mais vous n'avez pas le regret. il y a un an de vous être dit justement allez je vais jouer sur l'honnêteté des uns et des autres. Vous avez mis en cause votre propre mandat en disant euh voilà je je j'active cet article de la Constitution qui fait qu'on doit tous à un moment ou un autre prendre ses responsabilités. Ça a raté ? Non ça n'a pas raté. Bah de fait ça a raté pour vous. Enfin je dire vous avez perdu dire ça a entraîné la chute du gouvernement mais la défaite aurait été de mentir de ne rien dire. Vous préfériez partir que de mentir et aujourd'hui vous avez le sentiment
qu'il préfère rester et mentir. Exement. Non, je veux pas dire ça. Je suis pas là pour critiquer tel ou tel effort et je préfère soutenir quand il faut. Mais vous voyez bien la situation. Tout à l'heure, vous avez dit c'est pire qu'il y a un an. indiscutablement parce qu'on a dégradé les choses et le le [raclement de gorge] seul la vérité, j'avais écrit ça sur lorsque nous avons fait la cette grande annonce, la vérité permet d'agir. Aujourd'hui, le monde politique n'accepte [raclement de gorge] pas la vérité et prétend au contraire que la vérité n'existe pas quand Mélenchon dit
"On va mettre la dette à la poubelle. Euh, on va geler une partie de la dette. Oui, on va la mettre à la poubelle. C'est ce qu'il a dit, c'est son expression, je crois juste. C'est un mensonge, c'est pas vrai. Parce que à l'instant même où le pays ferait ça, à ce moment-là, on verrait le crédit de la France disparaître. Plus personne ne ferait confiance dans ce monde économique. Et à cet instant précis, on ne peut plus assumer les charges de l'État. On ne pourrait plus payer les retraites des fonctionnaires et les salaires des euh les salaires des fonctionnaires et les retraites. François Baïou, vous parlez de la question de la confiance. J'ai encore une question à vous poser sur la question de la confiance dans la police. Vous avez entendu ce policier municipal
à Carcassonne enregistré à son insue par sa propre caméra qui profère des propos abjects, racistes, xénophobe, sexiste, misogyne. Est-ce qu'il y a une rupture de confiance avec la police ? Est-ce qu'on peut avoir confiance dans nos policiers dans leur exemplarité ? On peut avoir confiance dans nos policiers. Ils font le métier le plus difficile du monde parce que ils défendent de l'essentiel pour tous les Français qui sont sans défense et on les cible pour cette raison. Ils ont l'impression d'être assiégé par la détestation, par la haine, par les mots violents, par et très souvent par la violence physique.
Donc on peut leur faire confiance et on doit leur faire confiance. Mais quand il y a des personnes qui visiblement sont sortis du cadre, euh sont partis ailleurs et et dans des et dans des attitudes personnelles qui sont ignobles, vous avez dit, et bien il faut les sanctionner sans aucune faiblesse. C'est je pense ce qui va être fait. Mais euh si l'on rend ce cette confiance là aussi, on a des problèmes avec l'éducation, on a des problèmes avec la santé, on a la santé et on a des problèmes avec la sécurité. Il faut que le lien de confiance l'emporte sur tout. Autrement, on y arrivera jamais. Et vous voyez à quel point c'est vous-même qui employez les
mots, ce mouvement de confiance dont nous avons besoin, il faut le reconstruire pour tous les aspects de la société. et vous euh comptez bien y prendre votre part.
François Bayrou