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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 30 novembre 2019 19 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalSécuritéÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentation

Amélie de Montchalin : "Le sentiment européen doit être à la hauteur de ce que l'Europe permet"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 15 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse directe

    Bonjour Amélie de Montchalin, secrétaire d'Etat aux Affaires Européennes.

  • 0:13OuverteRéponse directe

    Un mot sur l'actualité à Londres avec cette attaque terroriste hier, attaque au couteau qui a fait trois morts dont l'assaillant.

  • 0:28RelanceRéponse partielle

    L'assaillant qui était lié à un groupe terroriste sorti de prison, il portait un bracelet électronique. Était-ce une erreur de le laisser vagabonder ?

  • 1:23RelanceRéponse partielle

    Vous parlez de vigilance absolue. Or, à Londres, comme en France, en Grande-Bretagne, on venait de baisser le niveau de vigilance, passé de 4 à 5. En France, on est à peu près aussi dans cette dynamique de baisser la vigilance. On a tort donc ?

  • 2:20OuverteRéponse directe

    L'une des conséquences de cette attaque terroriste hier à Londres, c'est la suspension de la campagne électorale pour les élections générales législatives du 12 décembre en Grande-Bretagne. Est-ce que vous redoutez en France cette victoire des Taurises ?

  • 3:55FerméeRéponse directe

    Et est-ce que Paris accepterait un quatrième report de calendrier, donc au-delà du 31 janvier prévu ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:33Invité politiqueFait
    « Les premiers mots que je veux avoir, c'est d'abord des mots de solidarité. »
  • 0:44Invité politiqueFait
    « Ça nous montre que la vigilance qu'on est en train de construire en France depuis maintenant quelques années, avec vraiment énormément d'efforts, autour des prisons, c'est ce que fait Nicole Belloubet, bien sûr avec Christophe Castaner et toutes les forces régaliennes de notre pays, c'est essentiel. »
  • 1:07Invité politiqueFait
    « Et donc cette vigilance, elle est partout. »
  • 1:55Invité politiqueFait
    « on en a malheureusement la preuve trop souvent en Europe. »
  • 2:12Invité politiqueFait
    « l'hommage qu'on le rendra lundi à nos 13 soldats morts en opération au Mali »
  • 2:34PrésentateurChiffre
    « Est-ce que vous redoutez d'ailleurs en France cette victoire des Taurises »
  • 2:46Invité politiqueFait
    « Ces élections elles sont essentielles parce qu'elles vont permettre une clarification démocratique, une clarté, pour réaligner le peuple britannique, son Parlement et son gouvernement. »
  • 2:50Invité politiqueFait
    « Vous savez que pendant deux ans et demi, on a été dans une forme d'impasse autour du Brexit. »
  • 3:31Invité politiqueFait
    « J'étais hier avec Michel Barnier. Nous sommes très clairs sur le fait que l'essentiel est désormais de pouvoir, de manière ordonnée, organiser ce moment de sortie. »
  • 4:03Invité politiqueFait
    « Aujourd'hui, tout est fait pour que justement nous soyons dans la clarté et que nous puissions passer à l'étape suivante, qui est, je crois, beaucoup plus essentielle pour tous, pour nos entreprises, pour les citoyens britanniques, pour les citoyens européens qui vivent à Londres, pour les citoyens britanniques qui vivent en Europe, qui est comment on pense au futur. »
  • 5:24Invité politiqueFait
    « Les priorités, c'est le changement climatique. »
  • 5:30Invité politiqueFait
    « Le Parlement européen, cette semaine, a voté quelque chose de majeur, a décrété de l'urgence climatique. »
  • 6:07Invité politiqueFait
    « hier, fait une déclaration commune sur le climat. »
  • 6:44Invité politiqueFait
    « Aujourd'hui, on peut travailler avec eux sur un mécanisme d'inclusion carbone aux frontières, pour que quand on importe des produits qui ont été fabriqués avec des normes climatiques bien moindres, on puisse rééquilibrer les choses, qu'on ne soit pas face à une concurrence déloyale climatique. »
  • 7:06Invité politiqueFait
    « La seconde, c'est la protection des citoyens. C'est tout l'agenda de souveraineté. »
  • 8:16Invité politiqueFait
    « Ursula von der Leyen, elle a une troisième priorité, qui est la création d'emplois, l'industrie, la réindustrialisation. »
  • 8:54Invité politiqueFait
    « À un moment donné, il faut trancher, il faut arbitrer. »
  • 9:04Invité politiqueFait
    « Mais je pense que, vous savez, la misogynie est un mal qui est toujours très répandu. »
  • 10:00Invité politiqueFait
    « Charles Michel, il croit à cet agenda de souveraineté. »
  • 10:17Invité politiqueFait
    « Charles Michel, il a aussi envie que le Conseil européen, cette réunion des chefs d'État et de gouvernement, soit à un moment où on prenne des choix, où on ait des résultats. »
  • 11:35PrésentateurChiffre
    « 20 pays sur les 27 pays européens, aujourd'hui, veulent absolument conserver un budget de politique agricole commune renforcé. »
  • 11:53Invité politiqueFait
    « Et ça, pour nous, c'est ligne rouge. »
  • 12:30Invité politiqueFait
    « les agriculteurs, si la société dans son ensemble considère que s'alimenter de produits localement, qui viennent de notre continent, qui sont faits avec nos normes, c'est ensuite la raison et le prétexte d'expliquer que ces gens sont des pollueurs, sont des gens qui nous mettent en danger, c'est totalement inacceptable. »
  • 14:02Invité politiqueChiffre
    « Se nourrir avec des produits de bonne qualité, avec le fait que nos agriculteurs, ils s'occupent de 80% de notre surface. »
  • 14:54Invité politiqueFait
    « Si l'Europe, c'est uniquement des grands discours et des textes à Bruxelles, les citoyens n'y trouvent pas leur compte. »
  • 15:51Invité politiqueChiffre
    « Dans un village, quand vous créez une maison de service publique, ça coûte peut-être 15 ou 20 000 euros d'équipement. Mais ça change la vie. »
  • 16:40Invité politiqueFait
    « il y a des pays qui contribuent beaucoup au budget européen, qui viennent me voir et qui disent, bon, si vous ne consommez pas plus, les fonds, on va vous en donner un peu moins. »
  • 18:02Invité politiqueFait
    « les gens qui ont mon âge, ont 30-34 ans, on n'a aucune idée de ce qui va nous arriver à la retraite. Aucune. »
  • 18:11Invité politiqueFait
    « depuis que je suis né, moi j'entends toujours dire qu'il n'y a pas assez d'argent et que de toute façon on va dans le mur. »

Temps de parole

  • Amélie de Montchalin74 %
  • Présentateur19 %
  • Locuteur non identifié5 %
  • ?3 %

≈ 17 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

France

0:02
Présentateur

Inter,

0:02
Locuteur

le

0:04
Présentateur

6-9 du week-end, Eric Delvaux. Bonjour Amélie de Montchalin, secrétaire d'Etat aux Affaires Européennes. Un mot sur l'actualité à Londres avec cette attaque terroriste hier, attaque au couteau qui a fait trois morts dont l'assaillant. L'assaillant qui était lié à un groupe terroriste sorti de prison, il portait un bracelet électronique.

0:28
Locuteur

Était

0:28
Présentateur

-ce une erreur de le laisser vagabonder, si je puis me permettre cette expression maladroite ?

0:33
Amélie de Montchalin

Les premiers mots que je veux avoir, c'est d'abord des mots de solidarité. Le terrorisme, c'est un fléau qui touche malheureusement beaucoup trop de pays dans le monde et beaucoup trop de pays européens. Ça nous montre que la vigilance qu'on est en train de construire en France depuis maintenant quelques années, avec vraiment énormément d'efforts, autour des prisons, c'est ce que fait Nicole Belloubet, bien sûr avec Christophe Castaner et toutes les forces régaliennes de notre pays, c'est essentiel. Parce que ce sont des lieux où il faut qu'on arrive à refaire de la réinsertion. Et si la réinsertion n'est pas possible, il faut qu

1:05
Locuteur

'on

1:05
Amélie de Montchalin

se donne les moyens d'éviter la récidive. Donc ça nous montre qu'il faut une vigilance absolue.

1:10
Locuteur

Ça

1:10
Amélie de Montchalin

nous montre aussi que le terrorisme, ça se combat chez nous, ça se combat aussi là où sont les terroristes et les foyers. Et donc c'est dans notre monde malheureusement, en Syrie, c'est au Sahel. Et donc cette vigilance, elle est partout.

1:23
Présentateur

Vous parlez de vigilance absolue. Or, à Londres, comme en France, en Grande-Bretagne, on venait de baisser le niveau de vigilance, passé de 4 à 5. En France, on est à peu près aussi dans cette dynamique de baisser la vigilance. On a tort donc

1:37
Locuteur

? Vous

1:37
Amélie de Montchalin

savez, il y

1:37
Locuteur

a

1:37
Amélie de Montchalin

des indices qui sont des choses sur les services de renseignement. Et puis ensuite, il y a le combat individuel qu'on a avec chaque personne qui est suivie par les services de renseignement. Donc je pense qu'il ne faut pas avoir de mauvaise polémique. Mais il faut se dire que quand le président de

1:51
Locuteur

la

1:51
Amélie de Montchalin

République dit fortement cette semaine que notre premier ennemi, c

1:55
Locuteur

'est

1:55
Amélie de Montchalin

le terrorisme, on en a malheureusement la preuve trop souvent en Europe. Et on voit bien que ce sont des théâtres d'opérations à l'extérieur du continent européen qui restent extrêmement difficiles. Et vous voyez, l'hommage qu'on le rendra lundi à nos 13 soldats morts en opération au Mali, montre bien que c'est un conflit, c'est un combat qui n'a pas les formes habituelles, mais qui crée beaucoup de victimes.

2:20
Présentateur

L'une des conséquences de cette attaque terroriste hier à Londres, c'est la suspension de la campagne électorale pour les élections générales législatives du 12 décembre en Grande-Bretagne. Les conservateurs sont favoris avec Boris Johnson à la tête. Est-ce que vous redoutez d'ailleurs en France cette victoire des Taurises

2:38
Locuteur

?

2:38
Amélie de Montchalin

Alors moi je ne redoute rien. Ces élections elles sont essentielles parce qu'elles vont permettre une clarification démocratique, une clarté, pour réaligner le peuple britannique, son Parlement et son gouvernement. Vous savez que pendant deux ans et demi, on a été dans une forme d'impasse autour du Brexit.

2:54
Locuteur

On

2:55
Présentateur

l'est toujours un peu.

2:55
Locuteur

Parce

2:56
Amélie de Montchalin

que le gouvernement et le Parlement et le peuple britannique n'étaient plus alignés, ne pensaient plus la même chose.

3:00
Locuteur

Et

3:00
Amélie de Montchalin

donc quand certains voulaient avancer, les autres reculaient. Donc cette clarification, ce moment démocratique, d'abord il est sain. Je n

3:07
Locuteur

'ai

3:07
Amélie de Montchalin

pas autre chose à dire que c'est toujours sain d'avoir des moments démocratiques d'élection.

3:11
Locuteur

Et

3:11
Amélie de Montchalin

ensuite, les Britanniques feront leur choix. Ce qui est important pour nous en Europe, c'est toujours la même chose. Qu'on ait de la clarté, qu'on puisse avoir une feuille de route. Et que cette nouvelle majorité qui existera à Westminster puisse nous dire très vite comment elle se situe par rapport au deal. Est-ce qu'elle est d'accord ou pas d'accord ? Et comment nous pouvons envisager de négocier la relation future. J'étais hier avec Michel Barnier. Nous sommes très clairs sur le fait que l'essentiel est désormais de pouvoir, de manière ordonnée, organiser ce moment de sortie.

Mais surtout de négocier quelle sera la nature de la relation future, commerciale, sociale, culturelle, universitaire. Bref, tout ce qui fait qu'aujourd'hui,

3:48
Locuteur

parce

3:49
Amélie de Montchalin

que ce pays est à 50 km de nos frontières, qui fait que nous sommes proches et nous resterons proches du Royaume-Uni.

3:55
Présentateur

Et est-ce que Paris accepterait un quatrième report de calendrier, donc au-delà du 31 janvier prévu ?

4:03
Amélie de Montchalin

Aujourd'hui, tout est fait pour que justement nous soyons dans la clarté et que nous puissions passer à l'étape suivante, qui est, je crois, beaucoup plus essentielle pour tous, pour nos entreprises, pour les citoyens britanniques, pour les citoyens européens qui vivent à Londres, pour les citoyens britanniques qui vivent en Europe, qui est comment on pense au futur. Donc, je ne

4:18
Locuteur

vais

4:18
Amélie de Montchalin

pas faire de politique fiction, mais tout ce qu'on fait...

4:21
Présentateur

Non, mais la position de la France aujourd

4:22
Locuteur

'hui, c'est

4:23
Présentateur

de... Rien n'est renégociable, ni le calendrier, ni l'accord

4:27
Locuteur

sur la table. Bien sûr,

4:27
Amélie de Montchalin

on a tout sur la table. On a un deuxième accord, on a aujourd'hui des élections qui vont permettre de clarifier la position. On est dans un moment où il faut qu'on avance et surtout qu'on pense au futur. Et je vous dis, on a des liens extrêmement forts. Il faut qu'on puisse, eh bien, en trouver la nouvelle manière de s'organiser sur ce sujet.

4:46
Présentateur

Ce sera demain, 1er décembre, la prise de fonction de la nouvelle présidente de la Commission européenne, l'allemande Ursula von der Leyen. Elle se donne 100 jours, dit-elle, 100 jours pour imposer son style. Et vous, au regard de ces premiers pas, comment est-ce que vous qualifiez déjà son style, le style von der Leyen ?

5:04
Amélie de Montchalin

Moi, ce que je vois, c'est que c'est d'abord

5:05
Locuteur

une

5:07
Amélie de Montchalin

vraie rupture, parce que nous avons un agenda stratégique, nous avons des priorités qui font l'unanimité. Elles font l'unanimité au Conseil européen, elles font l'unanimité à la Commission. C'est comme ça que les commissaires vont travailler. Et ce sont surtout des priorités qui ont été fixées par les citoyens.

5:23
Présentateur

Allez-y sur les priorités.

5:24
Amélie de Montchalin

Les priorités, c'est le changement climatique. Dans les 100 jours, Ursula von der Leyen veut présenter un plan majeur sur le climat.

5:30
Locuteur

Un Green Deal.

5:30
Amélie de Montchalin

Le Parlement européen, cette semaine, a voté quelque chose de majeur, a décrété de l'urgence climatique. Pour dire qu'il faut qu

5:37
Locuteur

'on

5:37
Amélie de Montchalin

soit rapide, réactif, qu'on ne s'enlisse pas dans des travaux législatifs qui vont durer beaucoup trop

5:43
Locuteur

longtemps par rapport à l'urgence. Il

5:44
Amélie de Montchalin

n

5:44
Locuteur

'y

5:44
Amélie de Montchalin

a pas de visée légale et contraignante. Bien sûr que si. Là, on présente un deal et ensuite elle dit que des lois seront présentées, là où il faut avoir des lois, le plus vite possible, au premier trimestre 2020. Et puis là-dessus, je tiens à le dire, il y a d'autres choses qui se passent. Les pays, notamment dit du V4, donc c'est la Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, ont par exemple, avec la France, grâce à un travail qu'on a mené avec mes homologues ministres, hier, fait une déclaration commune sur le climat. Ça faisait très longtemps qu'on n'avait pas réussi à se mettre d'accord. Pourquoi ? Parce qu'on sent bien qu'il y

6:13
Locuteur

a

6:13
Amélie de Montchalin

une pression collective, qu'il faut qu'on réussisse la transition, mais qu

6:17
Locuteur

'il

6:17
Amélie de Montchalin

faut qu

6:17
Locuteur

'on

6:17
Amélie de Montchalin

soit réaliste. Ces pays ont besoin d'être accompagnés, parce qu'ils ont encore beaucoup de charbon, parce qu'ils ont un modèle industriel qui est très très loin de la transition. Et donc ça, c'est des choses qui sont positives. Vous

6:26
Présentateur

n

6:26
Locuteur

'êtes

6:26
Présentateur

pas en train de nous dire tout de même que l'Europe est en train de se mettre au vert, alors qu

6:29
Locuteur

'il

6:29
Présentateur

y

6:29
Locuteur

a

6:29
Présentateur

quand même pas mal de réticences encore.

6:30
Locuteur

C

6:31
Amélie de Montchalin

'est exactement ce que je vous dis. Le Parlement européen a voté l'urgence climatique, à la majorité. Aujourd'hui, on a des pays qui bougent. La Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, ce ne

6:40
Locuteur

sont

6:40
Amélie de Montchalin

pas des pays qui, naturellement, étaient il y

6:42
Locuteur

a

6:42
Amélie de Montchalin

encore quelques mois dans une dynamique de construction. Aujourd'hui, on peut travailler avec eux sur un mécanisme d'inclusion carbone aux frontières, pour que quand on importe des produits qui ont été fabriqués avec des normes climatiques bien moindres, on puisse rééquilibrer les choses, qu'on ne soit pas face à une concurrence déloyale climatique. Donc la première priorité de Ursula von der Leyen, de sa commission, c'est le climat. La seconde, c'est la protection des citoyens. C'est tout l'agenda de souveraineté. Comment on redevient crédible ? Comment on change notre regard sur nous-mêmes ?

7:11
Locuteur

On

7:12
Amélie de Montchalin

est une puissance, mais on ne l'assume pas. Et donc, du coup, toutes les puissances autour nous disent « C'est quand même bien étrange, vous êtes 28 pays, 27 pays. Vous avez chacun une diplomatie,

7:22
Locuteur

des

7:22
Amélie de Montchalin

armées, de l'innovation, de la recherche. Vous avez des forces. Et quand vous vous mettez ensemble, on a l'impression que, au fond, cette puissance se délite.

7:30
Présentateur

»

7:30
Locuteur

Cette

7:30
Présentateur

protection du mode de vie européen, ça fera l'objet d'un commissariat spécial. D'ailleurs, il y

7:36
Locuteur

a

7:36
Présentateur

une polémique. Alors,

7:37
Locuteur

il

7:37
Amélie de Montchalin

y

7:37
Locuteur

a

7:37
Amélie de Montchalin

un commissaire, effectivement, qui est là pour promouvoir notre modèle européen. Qu'est-ce qu'il

7:41
Locuteur

y a

7:41
Amélie de Montchalin

derrière ? Les droits sociaux, l'accès à la protection sociale, l'accès à le fait que nous ayons tous accès aux soins, à l'éducation, à l'égalité entre les hommes et les femmes. Le but, ce n

7:50
Locuteur

'est

7:50
Amélie de Montchalin

pas de se protéger. Ça

7:52
Présentateur

avait fait polémique, d'ailleurs, parce que

7:53
Locuteur

le nom était changé.

7:54
Présentateur

C'est un des premiers faux pas d'Oursola van

7:56
Locuteur

der Leyen avec les protections.

7:58
Présentateur

Ça a été changé en promotion

7:59
Locuteur

du mode de vie européen. On n'est pas défensif

8:01
Amélie de Montchalin

là-dessus. Mais on voit bien qu'au fond, notre identité européenne, c'est de pouvoir faire en sorte que le travail soit protégé. Au fond,

8:09
Locuteur

ce

8:09
Amélie de Montchalin

qu'a créé Jacques Delors sur ce modèle social à la fois économique de prospérité, mais aussi qui respecte l'individu. Et puis, Ursula von der Leyen, elle a une troisième priorité, qui est la création d'emplois, l'industrie, la réindustrialisation. Et le fait que nous devons être un continent qui retrouve le chemin de la croissance

8:26
Locuteur non identifié

partout en Europe. Et sur cette égalité homme-femme, vous me permettrez de vous interroger sur une question justement de style, de l'inviter, eux, comme Eric le disait tout à l'heure. Moi, j'ai lu des choses pas agréables du tout sur vous. Est-ce qu'on aurait dit la même chose d'un homme ? Autoritarisme, caporalisme ?

8:44
Locuteur

Comment est-ce que vous réagissez à ça ? Quand j'étais à l

8:46
Amélie de Montchalin

'Assemblée, j'avais un rôle difficile qui était celui de faire en sorte que nous puissions nous mettre d'accord sur les textes. À un moment donné, il faut trancher, il faut arbitrer. Mais je pense que, vous savez, la misogynie est un mal qui est toujours très répandu. Et parfois, quand on veut s'opposer aux idées, on préfère s'attaquer à la personne. On

9:04
Locuteur

le fait

9:04
Locuteur non identifié

plus vis-à-vis des femmes que

9:05
Locuteur

vis-à-vis des hommes. Oui, c

9:06
Amélie de Montchalin

'est ce que je dis. Mais donc, il faut à la fois être lucide et puis se dire qu'on n'est pas là pour batailler sur sa propre personne. Vous savez, moi, je n

9:13
Locuteur

'ai

9:13
Amélie de Montchalin

pas un problème d'égo. J'ai envie de réformer, envie de rendre notre pays plus efficace, envie de rendre l'Europe au fond plus unie. Quand je vais à Prague et qu

9:20
Locuteur

'on

9:20
Amélie de Montchalin

trouve un accord voulu avec les pays de l'Est, c'est ni par capitalisme, ni par autoritarisme. C'est par envie de faire avancer les choses. Et je suis là-dessus à la fois lucide sur notre époque et en même temps toujours très motivé à faire que ça avance.

9:32
Présentateur

Un mot sur le Belge Charles Michel, puisque depuis hier,

9:36
Locuteur

il

9:36
Présentateur

remplace Donald Tusk. Enfin, il y a eu une passation de pouvoir depuis hier. Charles Michel remplace Donald Tusk à la tête du Parlement européen. Charles Michel, qui est souvent sur la même ligne qu'Emmanuel Macron, par exemple, pour qu'il n'y ait plus forcément des votes à l'unanimité dans certains cas. Charles Michel est-il un nouvel atout européen d'Emmanuel Macron ?

9:58
Amélie de Montchalin

Charles Michel, il croit à cet agenda de souveraineté. Vous savez, ça fait deux ans que le président, depuis le

10:02
Locuteur

discours

10:02
Amélie de Montchalin

de la Sorbonne, met en avant l'idée qu

10:04
Locuteur

'on

10:05
Amélie de Montchalin

ne veut pas juste s'isoler. On ne

10:06
Locuteur

veut

10:06
Amélie de Montchalin

pas créer de l'autonomie pour créer de l'autonomie. On n'est pas dans une crise d'adolescence. Mais on a besoin en Europe de retrouver les moyens, de décider par nous-mêmes, de créer des moyens d'action. Et Charles Michel partage pleinement cette ambition. Charles Michel, il a aussi envie que le Conseil européen, cette réunion des chefs d'État et de gouvernement, soit à un moment où on prenne des choix, où on ait des résultats.

10:24
Présentateur

Ce n'était pas le cas de Donald Tusk

10:26
Locuteur

? Bien

10:26
Amélie de Montchalin

sûr que c'était le cas. Mais cette ambition-là, il faut qu'on l'ait chevillé au corps. Parce qu'on n'a pas le luxe d'attendre. On ne peut pas s'enliser dans les débats. Le climat, la protection de nos frontières, les sujets industriels, c'est des sujets urgents. Et rendre l'Europe plus efficace, ça demande la mobilisation de tous. Charles Michel a cette conviction. Et effectivement, on travaille avec lui. Vous savez, il a un rôle assez particulier. On ne lui demande pas toujours d'avoir des avis personnels. On lui demande de créer les conditions du consensus. Et donc, c'est beaucoup de travail de fond. C'est beaucoup de méthode. Et je pense qu'il est pleinement dans cette ligne.

Et donc, nous le soutenons dans cet exercice difficile, qui est de mettre d'accord tous les trimestres, 28 chefs d'État et

11:05
Locuteur

de

11:05
Amélie de Montchalin

gouvernement.

11:05
Locuteur

Notre

11:06
Présentateur

invité ce matin, Amélie de Montchalin, secrétaire d'État aux affaires européennes.

11:11
Locuteur

On

11:11
Présentateur

parlait du Brexit en début d'interview. Cela inquiète aussi, ce Brexit, les agriculteurs français. Ils redoutent des conséquences financières sur l'agriculture européenne et donc française. Car les Britanniques partis, eh bien, il y aura, disent les agriculteurs, il y aura une baisse du budget de la France. C'est ce qu'ils redoutent.

11:30
Locuteur

Et

11:30
Présentateur

donc, une baisse des subventions. Est-ce le scénario probable ?

11:34
Locuteur

On

11:35
Amélie de Montchalin

se bat avec le président, avec Didier Guillaume, avec d'ailleurs 20 pays. 20 pays sur les 27 pays européens, aujourd'hui, veulent absolument conserver un budget de politique agricole commune renforcé.

11:45
Locuteur

Mais quels sont les

11:46
Présentateur

leviers que vous avez pour convaincre

11:47
Locuteur

?

11:48
Amélie de Montchalin

C'est à la fin, si on n

11:49
Locuteur

'est

11:49
Amélie de Montchalin

pas d'accord, on n

11:49
Locuteur

'est

11:49
Amélie de Montchalin

pas d'accord.

11:50
Locuteur

C

11:50
Amélie de Montchalin

'est un budget, c'est par consensus. Donc, il faut qu

11:52
Locuteur

'on

11:52
Amélie de Montchalin

trouve un accord. Et ça, pour nous, c'est ligne rouge. Pas parce qu'on veut faire la même chose avec le même argent, mais parce qu'on voit qu'il nous faut le même argent, au moins, pour que nos agriculteurs puissent investir, puissent transformer leur modèle, puissent s'assurer des revenus stables. Aujourd'hui,

12:07
Locuteur

l

12:07
Amélie de Montchalin

'agriculture est confrontée à plein de nouveaux risques.

12:09
Locuteur

Le

12:10
Amélie de Montchalin

risque climatique, le risque de marché, puisque les cours mondiaux bougent beaucoup. Et puis, le

12:15
Présentateur

bashing aussi.

12:16
Amélie de Montchalin

Et quand on doit changer

12:17
Locuteur

son

12:19
Amélie de Montchalin

modèle de production pour avoir moins de pesticides, être plus propre, ça crée aussi des risques. Parce qu'il faut qu'on s'adapte, c'est nouveau. Et effectivement, là, vous vous dites quelque chose qui est essentiel. C'est que les agriculteurs, si la société dans son ensemble considère que s'alimenter de produits localement, qui viennent de notre continent, qui sont faits avec nos normes, c'est ensuite la raison et le prétexte d'expliquer que ces gens sont des pollueurs, sont des gens qui nous mettent en danger, c'est totalement inacceptable. Moi,

12:48
Locuteur

je viens

12:48
Amélie de Montchalin

d'une famille agricole.

12:50
Présentateur

Mais

12:50
Locuteur

il y a deux agricultures

12:51
Présentateur

en France, une de proximité et une plus intensive. Et les remarques, les critiques sont généralement sur cette agriculture intensive qui existe aussi, qui est aussi polluante.

12:59
Amélie de Montchalin

Et vous savez, moi, je viens d'une famille où mon grand-père, le soir, quand il nous couchait, il nous disait, nous avons fait notre métier, nous avons nourri le monde.

13:06
Locuteur

C

13:06
Amélie de Montchalin

'est un magnifique métier de nourrir le monde. Et en France, bien sûr, il y

13:10
Locuteur

a

13:10
Amélie de Montchalin

des choses qu'on produit parce que c

13:11
Locuteur

'est

13:11
Amélie de Montchalin

du maraîchage, parce que ça vient dans les circuits courts. Mais il y

13:13
Locuteur

a

13:13
Amélie de Montchalin

aussi des choses qu

13:14
Locuteur

'on

13:14
Amélie de Montchalin

produit parce qu'on a des terres qui sont extrêmement fertiles et que notre blé, nos céréales, elles vont dans le monde entier. Et donc, il faut qu'on ait une stratégie, vous voyez, qui marche sur deux jambes. Comment on repense l'agriculture dans son environnement de proximité et comment on repense l'agriculture dans le monde. Et donc, les agriculteurs,

13:28
Locuteur

ils

13:28
Amélie de Montchalin

nous disent, on a besoin pour ça de moyens, on a besoin d'investissement,

13:32
Locuteur

on

13:32
Amélie de Montchalin

a besoin de soutien. Et donc, c'est pour ça qu'avec Guillaume, avec le président, on se bat. Ils ont demandé à être reçus par Emmanuel Macron. Le seront-ils, à votre avis ? Le Premier ministre, déjà, reçoit la semaine prochaine les syndicats dans le cadre de la réforme sur les retraites. Vous savez, le dialogue, il est constant, il est permanent. Moi, j'ai, sur les sujets européens, évidemment, une attention très particulière. Parce que vous voyez, quelque chose qui me choque. Certains nous disent, en Europe, il faudrait qu'on modernise les politiques et qu

13:57
Locuteur

'on

13:57
Amélie de Montchalin

fasse du nouveau.

13:58
Locuteur

Comme

13:59
Amélie de Montchalin

si, parce que c'était ancien, c'était finalement illégitime. Se nourrir avec des produits de bonne qualité, avec le fait que nos agriculteurs, ils s'occupent de 80% de notre surface. 80% de la surface européenne, ce sont des champs et des forêts qui sont exploités. C'est extrêmement important que ces personnes qui sont essentielles à notre mode de vie, à notre culture, ne soient pas vues comme des ennemis. Ce sont des gens avec qui nous devons travailler et qui, surtout, sont essentiels à

14:27
Locuteur

notre

14:28
Locuteur non identifié

vie quotidienne. Autre sujet, c'est qu'au Congrès des maires, vous avez proposé un état des lieux de l'utilisation des fonds européens qui ne sont pas utilisés comme ils devraient l'être à cause d'obstacles administratifs, des démarches trop compliquées. Donc, on se retrouve avec des milliards qui, finalement, ne servent à rien, alors que beaucoup de gens en auraient besoin. Comment est-ce que vous comptez secouer l'administration

14:51
Locuteur

? En

14:52
Amélie de Montchalin

fait, on est là sur un problème essentiel. Si l'Europe, c'est uniquement des grands discours et des textes à Bruxelles, les citoyens n'y trouvent pas leur compte. Moi, je fais un tour de France de l'Europe du concret. Voir où l'Europe devient projet, réalité, partout en France. Vous savez, à Thionville, à Douai, dans l'Héros rural, à Charolles. Et partout en France, aujourd'hui, on vous dit une chose. On vous dit que l'Europe permet des choses formidables, mais qu'est-ce que c'est compliqué ? Qu'est-ce qu'on est dans l'absurdité administrative ? Et souvent, on dit

15:20
Locuteur

que c'est l'Europe

15:20
Amélie de Montchalin

qui est compliquée. Mais en fait, ce n

15:24
Locuteur

'est

15:24
Amélie de Montchalin

pas le cas. En fait, c'est nos normes françaises, la manière en France qu'on a choisi d'appliquer les règles européennes.

15:29
Présentateur

La faute à l'administration ?

15:31
Amélie de Montchalin

Et donc, moi, très honnêtement, je ne cherche pas de responsable, je ne

15:34
Locuteur

cherche

15:34
Amélie de Montchalin

pas à savoir

15:34
Locuteur

trop. Il faudrait savoir.

15:35
Amélie de Montchalin

Mais ce qu'on va faire, c'est qu'on va trouver des solutions. Donc, on va faire un audit très précis. Les fonds de développement rural, les fonds leader, les fonds pour la pêche, les fonds pour que les élus locaux puissent porter des projets. Vous savez, le Premier ministre, il a lancé un agenda rural.

15:50
Locuteur

Et

15:50
Amélie de Montchalin

il dit, il n

15:50
Locuteur

'y a

15:50
Amélie de Montchalin

pas de petit projet. Dans un village, quand vous créez une maison de service publique, ça coûte peut-être 15 ou 20 000 euros d'équipement. Mais ça change la vie. Et donc, moi, ce que je vais faire, c'est qu'on va regarder qu'est-ce qui

16:00
Locuteur

est

16:00
Amélie de Montchalin

du ressort de l'État, qu'est

16:01
Locuteur

-ce

16:01
Amélie de Montchalin

qui est du ressort peut-être des régions, qu'est

16:03
Locuteur

-ce

16:03
Amélie de Montchalin

qui est du ressort des collectivités elles-mêmes, qu'est-ce qui est du ressort de nos administrations. Et sans faire de polémique, sans faire d'invective, se dire, si on n

16:11
Locuteur

'est

16:11
Amélie de Montchalin

pas capable de simplifier pour que ceux qui ont envie de faire des projets grâce à l'Europe puissent le

16:15
Locuteur

faire,

16:16
Locuteur non identifié

vous voyez bien qu'on a un problème. Mais c'est préjudiciable pour les Français. Mais est-ce que ça l'est aussi, par exemple, vis-à-vis d'autres pays qui se disent, mais de qui se moque-t-on, puisque la France n'utilise pas les fonds auxquels elle a le droit ? Moi,

16:26
Locuteur

j'en ai

16:27
Amélie de Montchalin

besoin d'abord pour que la France puisse se transformer, pour que les projets se fassent. J'en ai besoin pour que le sentiment européen soit à la hauteur de ce que l'Europe permet, pas de ce que les gens ont l'impression qu'elle rend compliquée. Et puis, effectivement, j'en ai besoin de la négociation. Vous savez, il y

16:40
Locuteur

a

16:40
Amélie de Montchalin

des pays qui contribuent beaucoup au budget européen, qui viennent me voir et qui disent, bon, si vous ne consommez pas plus, les fonds, on va vous en donner un peu moins. Et c'est vrai que là, on est triplement perdant. Et donc, effectivement, ce que, moi, est essentiel, c'est que cette Europe du concret, on la rende possible. Vous savez, l'Europe, elle ne fait rien de toute seule. Ce n

16:58
Locuteur

'est

16:58
Amélie de Montchalin

pas à Bruxelles qui fait des choses en France. L'Europe, elle se fait par des élus locaux, par des associations, par des collectivités, des gens de terrain. Et c

17:06
Locuteur

'est

17:06
Amélie de Montchalin

une belle vision, d'ailleurs. C'est une politique qui a toujours été déployée localement. Et donc, ceux qui vous disent, l'Europe, c'est l'ETI, c'est loin. Mais en fait, si vous regardez la réalité, ça se passe tout près de chez nous. Et donc, il faut qu

17:17
Locuteur

'on

17:17
Amélie de Montchalin

simplifie. Et donc, on va travailler très concrètement avec tous ceux qui veulent travailler. Ce n

17:24
Locuteur

'est

17:24
Amélie de Montchalin

pas une lutte entre quiconque. C'est de simplifier les choses pour que ça marche mieux.

17:27
Présentateur

Un mot non plus à la ministre et la secrétaire d'État à l'Europe, mais plutôt à la membre. Vous êtes membre du gouvernement. Comment est-ce que ce gouvernement se prépare aux murs de grève qui se profilent à la date du 5 décembre ? Vous multipliez les séminaires d'urgence

17:42
Locuteur

? Non,

17:43
Amélie de Montchalin

on n'est pas dans l'urgence. On est dans le besoin d'être clair sur les objectifs de cette réforme, qui est d'abord une réforme de justice et d'égalité.

17:51
Locuteur

Et

17:51
Amélie de Montchalin

ce n

17:51
Locuteur

'est

17:51
Amélie de Montchalin

d'ailleurs même pas une réforme, c'est une refondation. Pour éviter justement qu'on fasse des réformes tous les 5 ans, où on change les règles d'un côté et de l'autre, et à la fin on rend le système encore plus illisible, les gens ont encore moins confiance. Et vous savez, les gens qui ont mon âge, ont 30-34 ans, on n'a aucune idée de ce qui va nous arriver à la retraite. Aucune. Parce qu'on a l'impression que depuis que je suis né, moi j'entends toujours dire qu'il n'y

18:11
Locuteur

a

18:11
Amélie de Montchalin

pas assez d'argent et que de toute façon on va dans le mur. Donc avec le gouvernement, on se parle, on essaie d'être clair sur les objectifs. On va aussi écouter ce qu'il va se dire, il y a beaucoup d'inquiétudes légitimes.

18:21
Locuteur

Il y aura

18:21
Présentateur

des marges de manœuvre encore ?

18:22
Amélie de Montchalin

Mais bien sûr qu

18:23
Locuteur

'il

18:23
Amélie de Montchalin

y

18:23
Locuteur

a

18:23
Amélie de Montchalin

des marges de manœuvre. À quel rythme on veut faire cette réforme ?

18:26
Locuteur

Quels sont les chemins de la

18:27
Amélie de Montchalin

transition ? Et puis aussi s'assurer que les questions légitimes des Français, les inquiétudes, on puisse y répondre. C'est une réforme de justice, il faut qu'elle soit bien comprise comme ça. Il faut qu

18:35
Locuteur

'on

18:35
Amélie de Montchalin

prenne les décisions pour que ces inquiétudes soient levées.

18:37
Présentateur

Merci d'être venu le dire ce matin. De bons matins sur France Inter. Merci beaucoup Amélie de Montchalin, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, donc chargé des Affaires européennes. Merci et bonne journée.