Gérald Darmanin, les débats à l'Assemblée, la gestion du covid... : à suivre dans #etmaintenant
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:39OuverteRéponse partielle
Est-il encore possible de débattre sereinement à l'Assemblée nationale ?
- 4:04RelanceRéponse directe
Nicolas, vous n'êtes pas d'accord avec elle, expliquez-nous en 45 secondes.
- 4:48OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il est encore possible de débattre sereinement à l'Assemblée nationale ou la polarisation est-elle devenue impossible ?
- 12:13OuverteRéponse directe
Est-ce que cette affaire est l'occasion pour la majorité de se présenter comme le rempart face au RN ?
- 15:07OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que vous entendez par une meilleure représentation à l'Assemblée ?
- 17:14OuverteRéponse partielle
Est-ce que Gérald Darmanin en fait un peu trop dans ses interventions médiatiques ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:04Claire ChartierFait
« pour moi c'est un signe que de bonne santé démocratique ce qui aurait été terrible c'est que personne ne réagisse qu'il n'y ait pas d'interruption de séance »
- 4:48Nicolas BavrezFait
« ce qu'on a vu ça n'est absolument pas du débat on a vu une insulte raciste et une suspension de séance »
- 7:00Georges Marc BenhamouFait
« il se passe des fois par jour alors depuis le début de la législature en juin je ne parle pas qu'il y avait enfin on revient à cette question du qu'il retourne en Afrique »
- 12:56Aurore MalvalFait
« le racisme n'a pas sa place dans notre démocratie »
- 15:49Fait
« il y a des gens qui fichent c'est à dire radicaliser pour les services de renseignement français pour l'ultra gauche veulent le manifestement le désordre et le chaos »
- 26:48Aurore MalvalChiffre
« nous sommes les seuls au monde à avoir engagé des poursuites judiciaires contre des ministres »
- 31:52Aurore MalvalFait
« est-ce que des dirigeants doivent être jugés pénalement pour des actions politiques »
- 36:05Fait
« Sandrine Rousseau faut que Yannick Jadot entendent que là on a besoin de de d'aller dans une écologie qui soit une écologie et de retrouver l'écologie de combat »
- 38:13Nicolas BavrezFait
« il y a un putsch dégauchiste dans le premier élément »
- 41:02Karima DelliFait
« l'écologie est forcément radicale parce qu'elle veut un autre modèle »
- 45:17Fait
« nous sommes à un point d'inflexion de l'histoire cela se produit toutes les 5 ou 6 générations »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
amis téléspectateurs bonjour bonjour et bienvenue sur le plateau dès maintenant l'émission qui revient avec plaisir et avec vous sur l'actualité politique de la semaine vous connaissez le principe hashtag et maintenant si vous souhaitez réagir aujourd'hui on a des étoiles dans les yeux les amis plateaux de très haute qualité ils ont là ils ont la manière ils sont très intelligents je voulais présente George Marc Benhamou bonjour écrivain et producteur merci d'être avec nous à côté de vous Aurore Malval bonjour c'est une première pour vous ici rédactrice en chef adjoint au magazine Marianne votre une cette semaine on va la voir combien de temps ça va tenir en face de vous claire Chartier bonjour journaliste et SCI se renvoie à votre dernier livre le viol et nous enquête sur un fléau social c'est aux éditions de l'Observatoire et Nicolas bavrez bonjour J'ai économiste éditorialiste vous êtes l'auteur de reconstruction quand les épidémies font l'histoire c'est à retrouver aux éditions de l'Observatoire merci d'être avec nous dans cette émission on tentera de comprendre ce qui se joue aux États-Unis nos amis américains votent mardi ils sont extrêmement tendu voir parfois même violent on essaiera de comprendre pourquoi ils sont sur les nerfs on parlera aussi de l'homme de la semaine et si c'était Gérald Darmanin il en tout cas tout fait pour lui qui s'est beaucoup beaucoup manifesté sur nos écrans et dans nos oreilles ces derniers jours on se demandera enfin si radical et écolo sont des synonymes merci président l'archet mais d'abord encore et toujours de l'agitation au Parlement ce jeudi fait rarissime de notre histoire politique les questions d'actualité au Gouvernement ont été suspendus en cause les propos racistes prononcés dans l'hémicycle écoutez des personnes secourues se trouvent dans une situation d'urgence absolue des prévisions météo indiquent une détérioration significative du climat pas du tout c'est
[Applaudissements]
quel est le député qui vient de prononcer cette phrase pardon
[Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements]
je fais une suspension de séance de 5 minutes le député RN s'adresse-t-il aux député noir Carlos Martin ce bilongo le député du Val d'Oise ou aux migrants africains personne ne pourra jamais le dire on va prendre un peu de hauteur dans ce débat si vous le voulez bien avec cette question est-il encore possible de débattre sereinement à l'Assemblée nationale deux invités sur ce plateau ne sont pas d'accord mais alors vous allez voir vraiment pas du tout du tout d'accord d'un côté c'est Nicolas de l'autre claire vous avez 45 secondes chacun pour dérouler vos arguments qui veut commencer claire vous voulez commencer oui pour vous il est encore possible de débattre sereinement à l'Assemblée nationale alors je trouve surtout que l'épisode d'hier est vraiment rasséré non pour moi c'est un signe que de bonne santé démocratique ce qui aurait été terrible c'est que personne ne réagisse qu'il n'y ait pas d'interruption de séance on l'a vu elle a été très rapide cette interruption ensuite tous les groupes ont soutenu ce député de la France insoumise donc c'est vraiment le corps en fait de la représentation politique qui soulever qui a réagi face au virus du racisme quant au côté effectivement très explosif de la chose je pense qu'il faut quand même se souvenir que et on ne s'en souvient pas parce qu'on est plus habitué avec ces majorités absolues que le Parlement c'est aussi effectivement des lieux d'échanges très vif Simone Veil qui est aujourd'hui à l'affiche dans un film qui lui est consacré et bien ah c'est trop tard et ben je développerai le reste tout à l'heure Nicolas vous n'êtes pas d'accord avec leur expliquer nous 45 secondes vous avez en fait on n'est pas parfaitement en désaccord ce qui a été montré hier c'est quand même extrêmement préoccupant pourquoi parce que c'est un propos qui est ouvertement raciste je crois pas du tout que ce soit à l'avantage du Parlement le Parlement ça sert à voter la loi à débattre et à contrôler le gouvernement là il n'y a pas de débat il y a pas de contrôle du gouvernement c'est simplement la négation de ce que devrait être la vie parlementaire et pour notre démocratie je pense que c'est extrêmement grave les raciste rappelez-vous les agressions de Xavier Vallat contre Léon Blum dans les années 30 aujourd'hui c'est la même chose nous avons un pays qui est confronté à une crise extrêmement grave comme on en a pas connu depuis très longtemps et en face on a un système politique qui dysfonctionne et une démocratie qui ne marche plus je vais laisser un petit peu plus de temps vous m'excuserez claire Georges Marc vous allez nous trancher tout ça est-ce que il a encore possible de débattre sereinement à l'Assemblée nationale ou est-ce que la polarisation est-elle que finalement impossible de bosser dans de bonnes conditions je suis assez d'accord avec les relents que peut venir appeler Nicolas il y a quelque chose qui rappelle les propos de Xavier Valla contre Léon Blum les pires moments de la 4e République ça ça pue par par la Chambre aussi enfin je veux dire les propos de l'epen contre Mendès France etc donc c'est un retour alors après le débat après une question de gradation est-ce qu'il l'a adressé c'est quoi qu'il en soit on un débat c'est quoi qu'il en soit insupportable d'avoir le retour de ces expressions après il y a une gradation je suis pas tout à fait d'accord avec les gens de plus partie Maxence c'est c'est vraiment le fonctionnement l'assommation nationale depuis les élections législatives de juin deux groupes dans ce drôle de système de de fin de 5e République qui ont intérêt à ce qui est pas de débat c'est à dire elle est fi et leurs otages socialistes de nupes et puis le Front national rebaptisé de tous ces gens là ont intérêt à parasiter le système au sein d'une sorte de partie unique centriste etc donc c'est aussi lié à cette décomposition insupportable de la de la 5e République où il y a plus de binarité voilà le dysfonctionne le dysfonctionnement du système et très préoccupant et c'est pour ça que ça cette puanteur sort me semble-t-il est-ce que c'est la traduction des des tiraillements des tensions qui existent actuellement dans notre société aussi peut-être alors bien sûr l'Assemblée nationale n'échappe évidemment ne serait pas un endroit comme ça qui échapperait totalement au clivage qui traverse notre société mais moi je pense quand même que alors là il s'agit d'un fait je veux dire tout à fait exceptionnel quand même sur le fonctionnement de l'Assemblée puisque la séance a été interrompue mais c'est quand même enfin pour qui regarde un petit peu la Chaîne Parlementaire pas c'est ça la question c'est les les interpellations les mouvements d'humeur les cris etc vont se souvient aussi quand lors de précédentes législatures certaines députés enfin les cris de poules lorsque ces sites Duflot avait pris la parole enfin je pense pas que c'est particulièrement honorant à l'époque donc c'est quelque chose qui est quand même qui se qui se passe il y a une sorte de ne je sais pas il se passe des fois par jour alors depuis le début de la législature en juin je ne parle pas qu'il y avait enfin on revient à cette question du qu'il retourne en Afrique a-t-il été prononcé au singulier ou au pluriel évidemment que s'il a été prononcé au singulier comme vous l'avez dit on le jamais c'est effectivement quelque chose de neuf ou en tout cas qui ne cédait pas produit depuis longtemps s'il a été prononcé au pluriel comme une interjection en revenant sur le truc c'est pas quelque chose d'adroit c'est cependant des positions qui sont défendues par le rassemblement national enfin qui disent les migrants ont vocation à retourner en Afrique donc si ça a été une hurlement comme ça qui est prononcé je trouve pas que ce soit spécialement neuf Nicolas ce qui est une spécificité quand même de cette législature depuis juin depuis cette nouvelle Assemblée nationale je crois oui c'est à dire que le spectacle qui est offert est quand même vraiment dégradant pour la démocratie de ce que j'ai le on a un parlement enfin une assemblée parce que le Sénat fonctionne différemment mais on a une assemblée qui dysfonctionne complètement et avec un spectacle offert si vous voulez un moment donné où la violence c'est vraiment une arme de destruction massive de la démocratie et quand on a une assemblée qui donne tous les jours alors là il y a un débordement qui est parce que qu'on parle de j'allais dire des migrants ou de l'orateurs de toute manière le caractère raciste de cette interpellation ne fait aucun doute et donc ce type de propos ne devrait pas avoir à être tenu dans le dans le Parlement et donc ce qui se passe aujourd'hui c'est vrai qu'il y a on a eu des incidents dans des précédentes législatures qui avaient mais c'était des incidents isolés ce qui est spectaculaire aujourd'hui c'est que pour des raisons qui sont des raisons politiques qui ont été exposées il y a une partie en tout cas importante des députés qui finalement s'accordent sur le fait de transformer l'Assemblée nationale en chaos permanent dysfonctionne mais est-ce qu'il y a pas aussi peut-être clair une fonction cathartique vous voyez ce que je veux dire les tensions dans la société à l'assemblée du yoga ou de du kung-fu c'est l'Assemblée nationale de la vie commentaires mais il me semble qu'il y a quand même là quelque chose qui s'exprime qui était demandé par l'opinion par les citoyens c'est-à-dire d'une en effet d'une vivacité démocratique et d'une confiscualité qui ne trouvait pas à s'exprimer sur un plan institutionnel là on est dans une assemblée dans un hémicycle ou en effet il y a une contestation des opinions très divergentes qui s'expriment une opposition qui joue peut-être le jeu de massacre en disant en position systématique pour provoquer des élections anticipées je ne sais pas mais c'est une contestation qui trouve en tout cas à s'exprimer dans un cadre moi ce que je trouve très intéressant dans l'épisode d'hier c'est que finalement ça a permis quoi ça a permis de remettre enfin pas de révéler parce qu'en fait ça j'aurais été là mais en tout cas de mettre au jour le caractère xénophobe du rassemblement national donc ça quand même une vertu non mais pardon ça a quand même une vertu qui est importante pour un parti donc on le sait et avec Marine Le Pen à sa tête ses vertus depuis longtemps lisser son image etc on voit bien là qu'on est là sur la matrice véritablement idéologique et émotionnelle du rassemblement national exprimé par un député qui n'est pas un novice en politique puisque il est entré en politique en 2015 et qu'il allait être nommé l'un des porte-paroles du RL par bardellas si Bardella l'emporte donc c'est tout ça est quand même très éclairant et finalement on a compris cela ça c'est matérialisé concrétisé hier par cet échange donc effectivement du Parlement je crois pas que ce soit un lieu de psychothérapie des fouloirs je pense qu'il y a une tenue du verbe de la dispute au sens philosophique et non pas de l'investre entre la haine et l'invective on n'est pas dans le domaine de la civilisation c'est un lieu de civilisation le Parlement et pas la psychothérapie deuxième chose deuxième chose moi j'ai le sentiment ces deux choses que ça dévie de la stratégie de Marine Le Pen de diabolisation etc mais qu'on se retrouve pardon nous on est un peu plus âgé avec Nicolas un peu dans le phénomène des années 80 tout profite au Front national c'est pas dans la stratégie de des diabolisation mais tout ce qu'on entend tout ce qu'on va voir tout ce qui va s'entendre dans les cafés qu'il retourne en Afrique au singulier au pluriel ça va grossir le Front National et profiter aux Français je pense que le mec n'a pas voulu parler du du député parce que quand même il est pas complètement fou mais que c'était raciste quand même donc on saura jamais mais cette faute là va comme dans les années 80 faut crématoire dérapage des tailles etc diabolisation reprochée donc diabolisation et une dialectique qui va continuer jusqu'au prochaines échéances on ne sait pas quand à profiter à Marine Le Pen c'est ça qu'il faut se dire j'aimerais qu'on entende Elizabeth devant vous me permettez George Marc je vous en prie la première ministre qui a immédiatement réagi après cette incidence pour elle ce genre de propos n'ont pas leur place dans l'hémicycle écouter là non du gouvernement je tiens à le dire le racisme n'a pas sa place dans notre démocratie Nicolas est-ce que c'est l'occasion aussi pour la majorité bien de se présenter comme le rempart face au rassemblement national ça effectivement enfin c'est de c'est c'est ce qu'on tente de faire mais je le rejoins et là je suis effectivement je je suis en désaccord avec ce qui a été dit parce que ce qu'on a vu ça n'est absolument pas du débat on a vu une insulte raciste et une suspension de séance donc si on avait une meilleure représentation des Français à l'Assemblée et des gens qui se parlaient de manière argumentée civilisée y compris en étant sur des désaccords frontaux ça ça serait positif ce qu'on a vu hier c'est simplement j'allais dire la négation de ce que devrait être un apparemment regardez la vivacité des la vivacité des échanges à la Chambre des communes au Royaume-Uni la différence c'est que le speaker est neutre politiquement aussi donc c'est un peu son job de mettre de l'ordre dans la chambre la Présidence de l'Assemblée une fois qu'on est président voilà mais quel que soit le président ou la président normalement on est dans une fonction dans une fonction de de neutralité aussi mais donc si vous voulez le spectacle offert c'est ce qu'on a vu dans des normalement dans de mauvaises télé pas sur nos plateaux la démocratie est plus que fragile donc le moment où une assemblée se transforme en pugila très franchement c'est jamais bon signe pour la démocratie j'ai une question qu'est-ce que vous entendez par une meilleure représentation et puis c'était à dire c'est quoi une meilleure représentation parce que les députés qui sont à l'Assemblée ont été élus par les Français ils ont tous été élu meilleur représentativité le mot serait mieux choisi c'est-à-dire que c'est vrai que jusqu'à présent le fait majoritaire souvent alors en dehors des périodes de cohabitation ou la mais le fait majoritaire écrasait un peu le débat public et on pensait que comme le débat n'était pas à l'Assemblée ça se déplaçait la protestation se déplaçait dans dans la rue donc le fait qu'on est effectivement puisque aujourd'hui quand on prend le premier tour des élections présidentielles par exemple on a 56% des gens qui votent en dehors des partis qu'on appelait les parties de gouvernement et en même temps la représentation de ces 56% à l'assemblée était extrêmement réduite donc maintenant on a une on a la présence à l'assemblée nationale mais si ça doit se traduire par un Fuji la permanence ça ne présente aucun intérêt l'homme de la semaine et si c'était Gérald Darmanin c'est notre deuxième thème le ministre de l'Intérieur a multiplié les apparitions les apparitions médiatiques ces derniers jours il a notamment forgé un terme polémique celui des côtes terrorisme il a aussi fait une proposition forte pour régulariser certains étrangers écoutez-le cela relève de l'écoterrorisme il y a des gens qui fichent c'est à dire radicaliser pour les services de renseignement français pour l'ultra gauche veulent le manifestement le désordre et le chaos et de ne pouvons l'accepter j'ai résumé les choses dans le journal Le Monde en disant que nous devions être désormais gentil avec les gentils c'est avec les étrangers qui veulent travailler en France respecter nos règles parler notre langue être amoureux notre drapeau et être méchant avec les méchants c'est à dire que nous devons ne pas accepter que quelqu'un qui ne veut pas s'intégrer qui ne respecte pas nos règles qui commet des actes de vacances ne doit pas rester sur le sol national et le service de qui Gérald Darmanin de lui-même il est pas aussi services de l'intelligence là non non mais écoutez moi me parler à moi citoyen imposable etc en me disant il y a les gentils et il y a les méchants pardon c'est scandaleux c'est prendre les français pour des veaux des idiots des analphabètes alors je suis pas en désaccord avec ce gouvernement et sur le fond je peux discuter les propositions de Monsieur Darmanin mais c'est la forme je sais pas je suis peut-être comme disait Tocqueville chaque nouvelle génération c'est un nouveau peuple et là aussi peut-être que je suis trop vieux il y a un peu plus vieux que les cadres mais je comprends pas qu'on parle comme ça aux Français des Français donc c'est la forme qui vous envoie c'est le fond qui revient la surface il y a les gentils et les méchants en fait écoutons ça alors de là ça malnover les choses etc et qu'aux terrorisme ça aussi ça peut se discuter je suis profondément scandalisé par cette expression aux Français que je suis et que nous sommes on ne parle pas aux Français comme ça claire il y a pas pratiquement pas un jour où voilà où j'irai Darmanin se manifeste à nous est-ce que c'est il en fait un peu trop est-ce que c'est une communication efficace on parle de communication pour le moment mais en parlant on ira sur le fond ensuite alors bon dans ce côté très agité effectivement on a fait le parallèle avec Nicolas Sarkozy qui non mais c'est souvent pareil de débilité excusez-moi ce que je veux dire par là c'est que il y a des des similitudes avec Nicolas Sarkozy dont il se réclame beaucoup qu'il continue d'ailleurs à consulter mais justement je pense qu'il a pris depuis le début de soin au Gérald Darmanin de s'opposer à Nicolas Sarkozy dans la forme en disant je viens d'un milieu très populaire je parle comme tous les Français non mais pardon laisse-moi tranquille d'imaginer cela je comprends là je ne discute pas le fond je dis simplement la forme il a très vite dégainé cette arme là en disant qu'il parlait comme tous les Français en disant que ils sentaient l'opinion que comme dirait ma grand-mère en fait cette espèce de voilà c'est bon et avec des mots très simples donc là c'est de ce point de vue là bourgeois etc qui n'est pas du tout celui auquel renvoie Gérald Darmanin et d'ailleurs à dessin donc je pense qu'il a il joue une carte politique donc au-delà de clairement à mon sens enfin non je suis là en tout cas sur la forme c'est ce qui me semble être le cas donc il y a une manœuvre alors après qui prennent les gens pour des imbéciles en effet moi je l'ai pas je l'ai reçu de la même façon je trouve que c'est très démago c'est extrêmement démago dans la dans la formulation après on parlera peut-être deux sa proposition qu'il a me semble intéressant c'est ce que je voulais souligner Aurore vous voyez aussi un peu de Sarkozy chez Gérald Darmanin et d'ailleurs dans ce que vous dites Nicolas Sarkozy on se souvient de cette expression parce que je pense que c'était la plus marquante à l'époque de on va on va nettoyer ça au Kärcher enfin vous voulez vous en débarrasser en interpellant c'était voilà parler à à cette madame Michu dont on ne sait pas vraiment si elle existe ou non mais en tout cas que les politiques lorsqu'ils veulent faire peuple lorsqu'ils pensent de voir s'adresser au peuple adopte volontairement un langage qui le juge correspondre à ce bon sens populaire en tout cas cette figure du bon sens populaire qui d'ailleurs je pense ne recouvre pas nécessairement une réalité mais en tout cas c'est comme ça que c'est que ces formuler donc c'est très clair cet aspect là chez Gérald Darmanin avec cet été très très occupé ou en fait à chaque chaque action enfin c'était la geste de Gérald Darmanin donc là aujourd'hui on est sur le fond Aurore il y a peut-être un peu de Sarkozy avec ce retour du thème de l'immigration choisie sa proposition de régulariser certains étrangers il y a du en même temps macroniste et il y a aussi cette filiation effectivement de la droite parce que de toute façon Gérald Darmanin est là aussi pour une raison c'est à dire étouffer le Front national enfin en tant qu'être dans ce projet de loi immigration il y a cette dimension de ben voilà si on règle ce problème si on est suffisamment fort donc le Front national s'épuisera donc effectivement il y a ces deux aspects là il y a aussi le côté en même temps macrony j'insiste parce que voilà on propose des choses et d'ailleurs dans une dans une tradition qui qui semble être celle de ce nouveau gouvernement qui est de proposer des choses qui existent déjà en représentants comme des nouveautés j'aimerais qu'on continue à parler de fonds et cette proposition de Gérald Darmanin de proposer un titre de séjour à certains étrangers pour pouvoir les milliers d'emplois qui sont vacants Nicolas sur le sur le front de l'emploi on est vraiment sur le fond sur le front de l'emploi parce que la France elle a besoin de cette main d'oeuvre étrangère aujourd'hui a priori oui sûrement sur certains secteurs bien sûr et d'ailleurs tous les jours il y a des secteurs entiers de notre économie qui fonctionne avec des travailleurs immigrés les uns sous statut légal les autres qui sont des qui sont des clandestins mais si vous voulez ce qui me semble sur le fond quand on regarde ce qui s'est passé en Suède en Italie aujourd'hui l'immigration en Europe et vraiment un problème majeur et qui doit relever de politique publique qui sont des politiques complexes donc je rejoins ce qui a été dit l'expression les gentils d'un côté les méchants de l'autre c'est le degré zéro de la politique et comme toujours la forme exprime le fond c'est à dire que ce qui a été présenté comme pseudo-politique de l'immigration c'est effectivement un rebelle Dijon du en même temps avec d'un côté monsieur Dussault qui est à censé incarner la gauche et qui lui doit faire de la régularisation massive et Monsieur Darmanin qui lui est censé représenter une politique beaucoup plus dure mais ça ça ne fait pas du tout une politique de l'immigration cohérente et donc on a déjà eu 29 textes on va en avoir sans doute un 30 depuis 1980 on va en avoir un 30e et tout ça pour ne pas régler les régler les problèmes or il faut il faut une politique de l'immigration comme d'ailleurs et ensuite je marque claire comme il faut des politiques sur un certain nombre de grands domaines et donc les et entre ces deux absurdités qui sont d'un côté l'idée que on doit faire de l'immigration zéro ce qui n'a aucun sens et de l'autre côté l'idée que zemmouriène que on doit rejeter les gens à la mer pour reprendre les expressions qui ont été données sur les sur les sur les bateaux cette absurde je vais pas avoir mon propos va pas être de sauver le soldat d'armanin mais je voudrais quand même souligner quelque chose qui que je trouve intéressant dans les pistes qui ont été présentées parce que c'est pas encore le projet de loi et tout le débat va avoir lieu donc on va avoir l'occasion de voir vraiment ce que Gérald Darmanin a dans le ventre sur ce dossier là mais c'est la philosophie le message qui me semble intéressant c'est que il est très explicitement dit dans ce qui en tout cas ce qui nous est présenté comme le futur projet de loi le fait que l'immigration est peut-être bénéfique pour la France que nous notre pays peut tirer profit donc du travail des immigrés et ça je trouve que ce propos là qui était aussi celui finalement de Nicolas Sarkozy mais il n'était pas une certaine manière présentée comme ça c'est un propos qui revoit une forme de témérité quand même dans le contexte vous l'avez évoqué Nicolas en faisant allusion au pays étrangers mais en France aussi on sait que la France Les Français les trois quarts des Français considèrent qu'il y a trop d'immigrés en France donc la question de l'immigration elle part de là c'est à dire que nous allons vraisemblablement avoir besoin et nous avons déjà besoin de ces immigrés or la population n'en veut pas donc effectivement on est quand même assez coincé donc un projet qui met sur la table les choses parce que c'est exactement ce qu'il fait en disant bah oui on va avoir besoin d'un certain d'immigrés ça me paraît intéressant et deuxième point sur l'intégration très rapidement sur l'intégration il y a un accent qui est porté sur l'intégration et ça me semble absolument essentiel et je voudrais citer le haut fonctionnaire Barcelone qui en fait après il y a une commission sur la nationalité dans les années 80 dont la droite s'est inspirée et qui disait la nationalité n'est pas la clé de tous les problèmes de l'immigration ce qui est essentiel c'est l'intégration donc on est là aussi sur un point clé de cette fameuse politique nous vous avons compris claire Georges Marc voulait réagir la question c'est de se demander si finalement les inquiétudes des Français devant les fameuses auqtf qu'on découvre qui est le territoire qui signifie au fond la perte de contrôle sur notre destin et sur nos flux migratoires cette préoccupation là elle a été entendue or c'est les limites du en même temps on peut pas dire il y a les gentilles il y a les méchants il y a se combat intégrer son de manière un peu simpliste et au fond ça pose la question de la greffe Darmanin sur le en même temps macroniste est-ce que ça a marché assister à la pandémie que les autres pays du monde et pourtant et pourtant nous sommes les seuls au monde à avoir engagé des poursuites judiciaires contre des ministres écoutés mon objectif c'est de montrer non pas du tout non pas du tout que nous avons tout bien fait aucun pays n'a tout bien fait je vais vous dire aucun responsable politique ne peut dire regardez j'ai tout bien fait c'est pas du tout ça que je dis ce que je dis c'est que ni pour Agnès Buzy ni pour Olivier Véran ni pour moi ni pour aucun des collaborateurs qui ont travaillé avec nous il y a d'infraction de caractères pénal je ne cherche pas à me défausser sur quiconque j'étais le chef du gouvernement et j'assume toutes les responsabilités prises par l'ensemble des membres de mon gouvernement et je vais vous dire Thomas Sotto c'est ça être un chef ça se défausse pas sur ces subordonnées jamais Aurore est-ce qu'on a été trop sévère envers notre gouvernement je ne suis pas sûr je pense que le fait de poser des questions et de poser la question des responsabilités me semble justement assez sains et démocratique quant à ce féliciter de la manière dont la France aurait particulièrement bien résister à cette crise du covid je pense qu'il y a plusieurs éléments quand même qu'on peut mettre dans la balance déjà notre système de santé et qu'on a toujours vanté comme étant un des meilleurs au monde heureusement qu'il a qu'il a justement permis de personnes en tout cas il est aujourd'hui dans un état exang et si de l'argent n'est pas d'urgence injectée pas sûr que la prochaine fois la prochaine pandémie on résiste aussi bien l'autre élément aussi peut-être il faut considérer la population dans son ensemble quand on voit notamment les populations qui ont le plus à souffrir du covid et notamment aux États-Unis qui sont confrontés déjà un système de santé qui n'est pas du tout notre égal et des problématiques d'obésité et de de santé en tout cas la population qui ne sont pas comparables avec la population française je résume un peu je pense pas qu'on a été trop sévère je pense qu'au début il y a eu de vrai cafouillages le l'Italie était déjà confronté à cette pandémie de manière très violente il y a eu peut-être en tout cas de se poser la question y a-t-il eu un retard à l'allumage qu'est-ce qu'il en a été comment ont été gérés les stocks de poursuite judiciaire de poursuite de certains membres du gouvernement Nicolas quand on quand on fait ça quand on poursuit devant les tribunaux les ministres c'est pourquoi c'est parce que il y a une défaillance aussi de la dans la responsabilité politique de nos dirigeants certaines manières de compenser cette absence de responsabilité politique assurément en fait ce qui est compliqué sur le l'épidémie de covid c'est que là encore c'est un événement qui a été un événement complexe donc quand on regarde avec le recul on s'aperçoit que pratiquement tous les gouvernements dans les pays développés ont effectivement commis des erreurs plus ou moins lourde au départ donc il y a eu un effet de panique qui a été géré avec les confinements et en revanche ensuite la vaccination a permis de refaire le terrain perdu et là c'est pour ça que de la plupart des une exception qui est les États-Unis ou le taux de vaccination reste avec vous entendre justement sur cette idée de responsabilité pénale des ministres ce qui a été fait en France est une absurdité sans nom le fait le fait d'aller prendre perquisitionner et prendre l'ordinateur du ministre de la Santé en pleine pandémie mais c'est c'est absolument invraisemblable donc il y a un principe de de séparation des pouvoirs que la justice joue son rôle puisque du coup effectivement on a eu des milliers de plaintes donc que la justice les examinent les traite les classes en partie ou regarde mais l'idée en pleine crise si vous voulez c'est comme si pendant une guerre déclarée vous allez perquisitionner le ministre de la Défense et à récupérer les on est on nage en pleine déraison donc la justice française dans ce dossier dysfonctionne de de manière de manière la justice claire dites-moi je suis assez d'accord c'est à dire que je pense que cette fièvre procédurière qui s'est emparée de la France à mon avis reflète un glissement assez problématique c'est-à-dire que la question qu'elle pose en fait c'est est-ce que des dirigeants doivent être jugés pénalement pour des actions politiques donc c'est quand même problématique il y a on sait bien que le la caractéristique finalement enfin même du politique c'est de devoir choisir parmi des solutions qui comportent toutes un risque donc il y a jamais de solution parfaite donc forcément vous êtes toujours dans une situation de complexation et en plus totalement nouvelle enfin donc vous êtes forcément sujet à la critique et on parlait tout à l'heure du Parlement ce qui serait là tout à fait salutaire c'est que le Parlement de fait il y a une commission qui s'empare du sujet et c'est haut Parlement de regarder si le politique a bien agi c'est mais pas du tout j'aimerais qu'on écoute Agnès qui elle a été mise en examen dans Philippe il était placé sous le statut de témoin assisté Agnès Buzin mise en examen a affirmé qu'elle avait elle elle a alerté Emmanuel Macron dès le mois de janvier mais qu'elle n'avait pas été entendue par Emmanuel Macron écoutez là nous n'avons pas arrêté de nous réunir et nous avons agi nous avons fait des commandes nous avons fait j'ai lancé le plan Orsan dans les hôpitaux avant mon départ le 14 donc nous avons agi sans arrêt mais le président de la République qui a mené personnellement cette bataille contre la pandémie si vous voulez le problème que nous avons eu à gérer c'est un déni complet des autorités scientifiques nationales et internationales il y a eu des dysfonctionnements notamment c'est ce que vous dites Nicolas est-ce que vous êtes d'accord Georges Marc on a été trop sévère est-ce qu'il y a un dysfonctionnement même dans la dans la manière dont on a dont on poursuit nos ministres et ne responsables politiques il y a deux choses oui il faut dire la France a mieux résister etc relativement mais cela dit le fait le phénomène du déni moi il m'interroge d'abord parce que si un phénomène classique on peut regarder les livres du 17e siècle les livres de d'infos sur la peste Le Camus d'occitan nouveau sur la peste le déni est une forme de gestion des épidémies or quand on lit de la très bonne enquête du monde et quel que soit que quoi qu'on pense d'Agnès Buzin qui a quitté le navire qui a été forcé quitter la vie etc et pour avoir fréquenté un peu l'intérêt du pouvoir et écrit et les mécanismes du pouvoir entre fin décembre et le 8 février elle arrive pas par le Président de la République 5 semaines oui c'est possible je ne sais pas si c'est vrai moi j'ai vécu ça c'est possible de pas avoir accès au Président c'est possible c'est possible qu'on les traitait elle exagère etc c'est possible aussi pour avoir parlé avec par exemple Jean-Louis Debré qui a travaillé auprès de Jacques Chirac que les systèmes de veille de l'État qui étaient très perfectionnés au début des années 2000 était coupé après la fosse alerte Bachelot et que là on a désarmé et qu'on a dit finalement mais je le fais c'est peut-être un peu intuitif on s'est planté avec Bachelot elle nous a pris dans la merde et on a désarmé et les systèmes de veille que les journalistes et que on va pas refaire de l'épidémie gingembre on n'a pas été assis réactif ça tout le monde le dit que les journalistes de nouvelle génération qui sont formidables en quête sur ces six semaines dont par le Busin quel que soit cet or question simple question simple est-ce qu'on a 6 Nicolas madame Buzy que je voudrais c'est que c'est une pandémie mondiale c'est pas une épidémie en France et il y a une chose qu'elle indique qui est tout à fait juste c'est que la première responsabilité majeure c'est l'OMS parce que en matière de déni ça a été quand même incroyable une organisation qui était une organisation dont c'est le métier avec des scientifiques et qui a couvert les autorités chinoises et qui volontairement a accepté de masquer le risque et là si vous voulez sur pour l'OMS il y a un problème qui est un problème majeur et que on a complètement gommé au fur et à mesure mais là dessus incontestablement elle a raison très rapidement est-ce que justement cette procédure qui émane je le répète de plainte donc c'est plainte il faut bien leur apporter une réponse dans un état de droit c'est comme ça qu'on fonctionne cette procédure permet justement de mettre en lumière ce dont on est en train de débattre s'il n'y en avait pas je pense qu'on en parlerait commission ça pourrait tout à fait une commission mais la Cour de justice justement devant est prévue pour juger les politiques dans l'exercice de leur fonction c'est pas non plus le tribunal classique dont à quel est soumis mettre en avance avec cette question faut-il faire du bruit pour se faire entendre des militants écolos en tout cas les actions radicales se multiplient elles sont parfois violentes comme la semaine dernière dans les Deux-Sèvres ou une manifestation une mobilisation à tourner à l'affrontement avec la police à cette occasion Yannick Jadot a été chahuté par des activistes sa voiture vous le voyez a été vandalisé quelques heures plus tard voici ce que déclaré Sandrine Rousseau faut que Yannick Jadot entendent que là on a besoin de de d'aller dans une écologie qui soit une écologie et de retrouver l'écologie de combat qui a été l'écologie pendant des années la manière dont il présente l'écologie interroge et interroge des manifestants qui eux s'engagent pleinement dans ces luttes-là des écolos en descente pour désigner le futur patron du parti est-ce que on voit avec ces dernières semaines toutes ces tous ces toutes ces pics toutes ces actions est-ce qu'il y aura une prime à la radicalité dans ce congrès est-ce qu'on assiste finalement à la primaire des écolos en direct en ce moment oui alors je pense que la prime à la radicalité va même au-delà de Écologie Les Verts j'ai l'impression que c'est quelque chose qui transcende absolument tous les courants de notre société aujourd'hui on est dans une prime à la radicalité un peu partout évidemment chez Europe Écologie Les Verts c'est très sensible aujourd'hui et même avec la question de la nups je vais y venir mais il y a toujours eu une multitude de courant chez Europe Écologie Les Verts des courants plus ou moins radicaux dans les années 90 2000 on va dire que les Verts sont devenus un parti de gouvernement aussi à la faveur des élections européennes qui leur ont donné un statut chose de plus respectable entre guillemets en tout cas de plus apte à figurer dans des dans des exécutives en tout cas des parlements et aujourd'hui Sandrine Rousseau en fait qu'elle essaie de faire c'est aussi un petit peu une OPA sur la radicalité au sein de cet ensemble nups ou Jean-Luc Mélenchon à la faveur des derniers événements dans son parti par la cette question justement du féminisme est apparu comme un peu dépassé par sa base sur cette radical et là radicalité là et donc Sandrine Rousseau a tout intérêt à pousser ce coin face à ce que c'est caricaturé si je dis qu'il y a actuellement deux écologies une écologie de combat comme ils sont hindrousseau une écologie plus respectable entre guillemets depuis 30 ans il y a toujours eu deux écologies qui se sont combattus vous l'avez dit il y a grosso modo une écologie gauchiste disons-le c'est pas madame Rousseau est une gauchiste au sens traditionnel et une écologie proche de la social-démocratie pour européenne qu'un camp de jatteau voilà ce qui se joue depuis 30 ans donc la balance entre est-ce qu'on s'allier on s'ouvre est-ce qu'on devient des vers allemands et qu'on pèse 10 15 % du pouvoir comme en rêve Jadot copain Bendit où est-ce qu'on revient à deux trois pourcents occupe les médias on pèse rien sur le plan électoral c'est ce qui est en train de se jouer c'est à dire qu'il y a un putsch dégauchiste dans le premier élément je suis désolé de le dire a été l'affaire Bayou quoi qu'on pense de Monsieur Bailly parce qu'il y a pas de justice etc le premier qui est levier de ce putsch alors sous le je sais pas les les gaullistes ils sortaient des dossiers d'affaires sexuelles pour faire tomber les les souvenir l'affaire des balles et roses etc faire tomber les socialistes ça c'est il y a 60 ans c'est à peu près la même chose qui est en train de se passer on fait tomber l'aile bison social-démoc de Monsieur Bayou sur une affaire supposée pardon de m’indigner la cause des femmes c'est très animé Georges Marc non mais oui c'est bien suffisamment grave importante urgente qu'elle soit pas instrumentalisée pardon je suis un spectateur un lecteur c'est un peu ce qui se fait resserrer ma question est-ce que pour gagner ce congrès des écolos en décembre il faut être radical clair gauchiste effectivement je pense que il y a toute une fraction des vers qui creuse le sillon finalement de l'écologie politique des années 70 gauchistes d'ailleurs vous remarquerez que le chauffeur enfin en tout cas celui qui avait fourni le véhicule à Yannick Jadot qui est un député à dire de toute façon moi je me serais pas fait taguer comme ça parce que moi je suis un gauchiste donc ça va exactement dans le sens que vous dites et on voit effectivement remonter en puissance ce courant-là dans l'écologie qui est un courant anticapitaliste en fait qui croise la cause environnementale avec la dénonciation du capitalisme lycée alimenter enfin qui s'est redoublé de la dénonciation du néolibéralisme ça fait d'ailleurs des gros succès de librairies et on voit bien cette montée en puissance la question qui se pose c'est que avant d'abattre le capitalisme il faut emmener la société aujourd'hui on est plus dans le contexte des années 70 l'urgence elle est absolument terrifiante donc là il s'agit d'emmener tout le monde donc moi je me demande de quelle manière on peut emmener tout le monde en prétendant en associant comme ça en menant ce combat là pour le confiture avec vous c'est Karima délice la député européenne Europe Écologie Les Verts pour elle écologie et forcément radicale l'écologie est forcément radicale parce qu'elle veut un autre modèle donc on arrête de croire que il y en a qui sont pour l'écologie radicale il y en a qui sont moins pour les c'est pas vrai l'écologie en soi et radicale l'économie de combat c'est de montrer à quel point tout le monde fait partie notamment de ce plus beau mais quel est le plus beau combat vraiment que de sauver l'humanité et de se dire on va vivre mieux demain justement que le gros problème c'est que l'écologie est idéologisée aujourd'hui c'est bien ça la difficulté c'est à dire qu'elle peut provoquer des réactions épidermiques dans le camp de ceux qui jusque il est urgent de pas aller trop vite parce que précisément il y a trop d'idéologie là-dedans et que si on nous reballe les oreilles avec l'anticapitalisme et ben effectivement on perd de vue l'essentiel qui est d'agir pour lutter contre le dérèglement climatique et c'est ça qui nous arrive forcément radicale c'est ce que nous dit Karima délire est-ce que vous êtes d'accord est-ce qu'il peut y avoir une écologie plus parlementaire plus gentille pour reprendre le terme de Gérald Darmanin il s'agit pas qu'elle soit plus gentil mais qu'elle soit tout simplement plus efficace et c'est vrai que le brouillage idéologique fait qu'aujourd'hui on précisément l'écologie joue vraiment contre son camp parce que il y a une question qui est maintenant bien documentée qui est la question nucléaire à fort il n'y a pas de transition écologique possible sans nucléaire l'opposition frontale au nucléaire fait que et bien on n'arrive pas à construire un modèle soutenable de transition dans notre dans notre rapport en rapport on voit qu'on est en retard sur dans les mesures pour lutter contre le réchauffement climatique est-ce que ces actions c'est pas une manière d'éveiller les consciences je crois que c'est le si vous voulez cette radicalité il y a quand même une deuxième question qu'on n'a pas posé ici c'est que derrière la radicalité vous avez la violence et là c'est quelque chose qui est absolument inacceptable parce que à juste titre le combat vous ne pouvez pas les contre les violences faites aux femmes expliquer que la violence a vocation à être utilisée contre la société contre les institutions y compris pour faire de la transition écologique ce qui est intéressant je trouve par rapport à la radicalité c'est que effectivement l'écologie aujourd'hui se trouve face à un constat d'échec c'est pour ça en fait qui a cette radicalité qui est brandi et d'ailleurs et cette radicalité elle est différente justement des groupuscules gauchistes qui précédaient qui étaient peut-être beaucoup plus violent que ce qui se passe aujourd'hui aujourd'hui notre société offre une radicalité molle on jette de la soupe sur des oeuvres d'art pour protester contre le climat tout le monde enfin je veux dire n'importe quel jeune citoyen peut se dire ok moi aussi je vais faire une action estampillée radicale et je pense que c'est aussi pour ça que ce ce que c'est prenait aujourd'hui qu'on que ELV dit il n'y a pas d'écologie sans radicalité c'est que cette écologie de gouvernement finalement rapport de GIEC après rapport de GIEC on voit que ça n'a pas suffi en tout cas c'est le constat qui est fait aujourd'hui par les militaires c'est presque un acte de méditant désespéré en quelque sorte George ce terme de leur radicalité molle vous avez raison et qui est assez antisibilisationnel radicalité dur les causes terrorisme en tout cas s'il existe il y a quand même des scènes de violence on a des exemples nés des États-Unis sur des passages à l'acte ultra violent donc la palette par notre réaction peut être inquiétante on va jusqu'à ces gens qui vont monter sur le cette nuit sur le Panthéon etc en fait il y a peut-être une question générationnelle effectivement aussi c'est pas contre vous que je dis ça marque vous parliez des États-Unis on va justement partir aux États-Unis avec ce SOS SOS démocratie en détresse c'est notre dernier thème mardi prochain les Américains votent pour renouveler leur parlement Chambre des Représentants plus un tiers du Sénat les sondages de les républicains en tête mais la campagne se déroule dans un contexte de violence quasi quotidienne alors est-ce que ce scrutin est un test pour la démocratie américaine oui nous dit Joe by dan écouter le vous m'avez déjà entendu dire que nous sommes à un point d'inflexion de l'histoire cela se produit toutes les 5 ou 6 générations tant de choses ont changé en Amérique et dans le monde que les décisions que nous prenons des décisions que vous prendrez au cours des deux ou trois prochaines années détermineront le sort de ce pays ce n'est pas une blague pour les 10 ou 20 prochaines années il y a beaucoup de choses en jeu est un test pour la démocratie américaine alors je pense que George Biden fait une erreur on comprend très bien son appel on comprend très bien son appel à sauver la démocratie pauvre Joe il a déjà beaucoup sur les épaules mais en fait ce que montre les sondages et d'une certaine manière c'est un retour assez ironique à l'envoyeur c'est que les américains ils sont préoccupés par leur vie quotidienne donc ce message sur les principes finalement porte très peu et pourquoi je parle de retour sur le droit à l'avortement les démocrates et sur les événements du Capitole donc nous ramenons d'ailleurs à cet aspect très fort de guerre culturelle qui acclent énormément le pays mais c'est pourquoi je parle de retour à l'envoyeur c'est parce que on peut pas finalement tenir grief à cette assez classe moyenne américaine de placer l'économie sur le comme priorité sur le devant de la scène après des décennies où les dirigeants ont fait la même chose placer l'économie lorsque ils ont considéré la mondialisation simplement sous le prisme de la de la rentabilité économique au détriment de ses effets sur cette fameuse classe moyenne donc d'une certaine manière on se retrouve avec cette réponse là c'est à dire que au principe finalement et bien les Américains certains de l'américains opposent les réalités économiques extrêmement divisée extrêmement polarisé j'aimerais vous montrer juste ce sondage ou 70% des électeurs républicains considèrent toujours Joe Biden comme un président Élie illégitime comment on est-on arrivé là Nicolas est-ce que les États-Unis c'est le thème de c'est notre thème actuellement est-ce que les États-Unis font toujours je crois que les États-Unis sont vraiment dans une situation de de quasi guerre civile froide c'est un c'est d'ailleurs étonnant parce que sur le plan international j'allais dire leur puissance se renforce plutôt avec la guerre du crâne sur le plan économique sur le plan stratégique et en même temps c'est une démocratie qui est en train de s'effondrer de l'intérieur parce que de fait ils ne font plus ils ne font plus nation et tout est polarisé si on veut faire le lien avec la conversation précédente c'est très intéressant de voir que par exemple en matière financière on peut se dire que normalement c'est les intérêts et bien aujourd'hui les gens qui sont se penseraient républicains retirent leur argent de tous les fonds qui se présentent comme des fonds ESG ou des fonds à impacts entre guillemets d'investissement qui acceptent les critères environnementaux et on en est à un point où quand un fond explique qu'il va faire de l'environnement
[Musique]
et aujourd'hui en fait on assiste totalement enfin on l'a assisté avec l'élection d'ailleurs de Donald Trump en 2007 mais à cette séparation totale ce divorce de la classe ouvrière blanche des démocrates voilà là c'est terminé ça a été quelque chose ou aujourd'hui en fait les démocrates sont essentiellement issues des classes supérieures qui sont allés à l'université et du coup ce divorce est très manifeste envers les électeurs autrefois il y avait des démocrates qui venaient des syndicats aujourd'hui ce n'est plus le cas et c'est vraiment cette opposition entre les élites universitaires qui promènent des positions culturelles clivantes en tout cas aux Etats-Unis et de l'autre côté justement c'est le discours anti-élite et l'apparition et ça c'est quand même assez spécifique peut-être aujourd'hui aux États-Unis dans une certaine mesure au Brésil de ces réalités alternatives et justement qui qui alors j'aimerais qu'on écoute Joan parce que les démocrates n'essayent pas tellement non plus d'apaiser les débats on va écouter Joe Biden qui s'en prend et bien aux partisans de Donald Trump écouter le trop de choses qui se passent dans notre pays aujourd'hui ne sont pas normales Donald Trump et ses soutiens républicains représentent un extrémisme qui menace les fonds même de notre République on le voit en cette violence ces tensions elles viennent des deux côtés plus ou moins de du spectre politique Nicolas oui alors ça vient des deux côtés et si vous voulez quand on réfléchit à ce que c'est qu'une démocratie il y a trois choses il y a d'abord le vote le suffrage universel donc aujourd'hui il est doublement contesté là c'est vrai que c'est par les républicains contestés sur les résultats de l'élection présidentielle tout toujours mais aussi la volonté de priver un certain nombre de gens du droit de vote par différentes mesures le deuxième principe c'est l'étape droit l'étape droit aujourd'hui on voit que la polarisation la politisation de la justice est remontée jusqu'à la Cour suprême aux États-Unis maintenant et enfin il y a le principe principe de modération et c'est là où joue la c'est à dire que la majorité gouverne ménoprime pas la minorité et la minorité accepte qu'il y ait une majorité avec l'espoir de devenir un jour majorité et ceci ne fonctionne plus non plus donc c'est là où on a maintenant vraiment sur vraiment les fondements de ce que c'est qu'une démocratie on a des questions sérieuses qui se posent et effectivement elles sont posées des deux côtés parce que les partisans de la guerre culturelle ou du woquisme font autant de mal à la démocratie que les républicains qui expliquent toujours que ces Donald Trump qui a gagné l'élection de 2000 sur ce scrutin de mardi si les republicains viennent à contrôler la Chambre des Représentants et le Sénat c'est fini pour le mandat Joe Biden ça sera de toute façon effectivement je pense très très mal parti mais quand même je voulais revenir juste à un instant ce qui me semble vraiment très préoccupant et qui effectivement est assez de mauvais présage pour le reste du monde c'est qu'on est c'est plus une question de vérité alternative on est face à à deux réalités c'est-à-dire que ces deux réalités différentes les Américains donnent l'impression de vivre dans deux réalités différentes donc là ça va très très loin et alors je ne sais pas si vous avez noté mais il y a quand même 300 élus républicains qui disent qu'ils ne reconnaîtront pas les résultats s'ils sont leurs défaveurs donc non mais rappelons-nous en France en France en fait ça nous ramène à la fragilité de la démocratie en France même Louis Napoléon Bonaparte n'a pas annoncé qu'il allait faire son coup d'État en 1851 il l'a fait mais là on est quand même on va très loin c'est à dire que ceux qui contestent la démocratie vont même jusqu'à dire effectivement on ne va pas jouer les règles parce qu'elle ne nous conviennent pas donc c'est vraiment là la preuve que la démocratie est extrêmement fragile et pour finir sur la France rappelons-nous que en France et ben finalement la démocratie et la République elle existe depuis peu donc c'est aussi un message qu'on doit retenir c'est que c'est fragile la démocratie que ça s'entretient ça se nourrit et qu'il faut être extrêmement vigilant quel puisque vous parlez de la France quels seront les conséquences internationales d'une éventuelle victoire des républicains mardi Georges Marc et on dit je suis pas du tout un spécialiste en effet l'engagement ukrainien ne pourra pas le robinet des aides etc je crois pas du tout un des engagements américains et loin de là mais probablement que ce soit un peu un peu un simple quels sont les conséquences et c'est probablement retour à l'isolationnisme en tout cas la politique démocratique des conséquences économiques qui collage m'agressent cette fois-ci à l'économiste il faut se rappeler que dans le système américain qui a un système donc de séparation à peu près complète des pouvoirs quand même l'essentiel de la politique de défense et de la politique étrangère c'est le président sauf les traités de commerce qui doivent passer par par le Congrès en revanche effectivement tout ce qui est budgétaire ça et la politique économique alors la banque centrale l'a fait à un pouvoir très important mais ensuite le reste sur la politique intérieure c'est le Congrès et c'est là où il faut trouver un accord entre le président et le et le Congrès et ça sera évidemment extrêmement difficile et on va voir des désaccords surtout y compris le évidemment l'environnement et on en parlera dans et maintenant elle est comme chaque semaine pour terminer l'émission on passe au top flop genre je marque c'est votre rubrique préféré je crois je vous pose à chacun une question simple quelle personnalité a marqué l'actualité en bien ou en mal allez George Mark vous commencez votre top et votre flop c'est quoi alors vous avez oublié le flop ça devait vous avez deux flops vous avez le Qatar je crois oui le Qatar qui qui a beaucoup à se faire pardonner avec cette organisation de la Coupe du monde les dessous sanitaires climatiques et surtout ce qui s'est passé avec les dizaines ou centaines d'ouvriers qui ont été tués refusent la moindre repentance économique etc les guerres de ces victimes mais je trouve ça l'inquiétude une sorte de vague populiste qui fragmente qui fragmente les grandes démocraties et Israël n'y échappe pas avec une progression de l'extrême droite du parti sioniste religieux qui a des propos assez ahurissants qui peut supprimer la Cour suprême israélienne par exemple pour revenir à ce que vous disiez et qui attaque ces piliers de la démocratie donc c'est votre top votre flop mon top c'est sur le rapport de la mi-vilud enfin que je juge salutaire naturellement c'est pas l'augmentation des dérives sectaires que je salue mais voilà le ce rapport pointe justement le lien en tout cas entre la pandémie qui a donné un nouvel essor au charlatan au gourou du bien-être et qui pardon du coup ce rapport alerte à juste titre j'espère qu'ils permettra à des personnes de se méfier davantage et mon flop et bien c'est sur cette expression du rnupes de renvoyer comme ça dos à dos ou en tout cas de pousser des cris d'orfrais parce que mon Dieu le RN et laupes votre rire ensemble des motions de censure à quoi sert une motion de censure qui n'aurait pas pour but de renverser le gouvernement qui devrait échouer claire alors Grey d'abord en fait parce que à l'aube de cette nouvelle Coop on a grandement besoin de figures d'incarnation de ce qui devrait être j'en parlais tout à l'heure la première des priorités dans laquelle s'enchasse toutes les autres et notamment son appel à la rationalité là aussi ça fait écho à toute notre discussions puisque elle répète c'est pas la première fois qu'elle le dit mais que les scientifiques sont choqués de voir à quelle vitesse se dérègle le climat et qu'il faut les écouter et votre deuxième temps parce que bon c'est pas l'incarnation de la pureté en politique Lola mais quand même je ne peux que me réjouir vraiment du fait que il est provoqué le départ d'un dirigeant autoritaire qui se fiche éperdument de la séparation des pouvoirs qui est mis sur les fake news et qui n'a pas hésité à saigner l'Amazonie deux tops rapides un hommage à Pierre Soulages d'abord un immense peintre et qui nous a laissé non seulement son œuvre mais le conte qui est avec les vitraux qui sont magnifiques inciter tout le monde à aller visiter le musée de Rodez et l'autre et l'autre top c'est Richie sunac donc nouveau Premier ministre britannique indien d'origine 42 ans et le fait qu'il arrive au pouvoir d'abord le contraste avec le chaos créé par Madame trust et est étonnant et il arrive au pouvoir exactement au moment où l'Inde passe devant le Royaume-Uni en termes de PIB et où l'un devient la cinquième puissance mondiale merci président Larcher c'est la fin de cette émission merci d'avoir participé merci à tous les quatre merci à vous derrière votre écran on me crie dans l'oreillette que vous êtes des milles et des centres en tout cas toujours de plus en plus nombreux merci continuer à nous suivre je vous rappelle que vous pouvez revoir cette émission en replay et en podcast on se retrouve la semaine prochaine même jour même heure même endroit
[Musique]