Thierry Breton sur le budget 2026 : "ce n'est pas un budget mais un acte politique"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Europin soir 19h 21h Pierre de Villneau avec mes camarades de la première heure. Bonsoir Nathan De bonsoir Pierre, bonsoir Jul Torons Pierre de et bonsoir à vous Thierry Breton première invité d'Europein soir. Merci d'être avec nous ancien ministre ex commissaire européen au marché intérieur une partie de la classe politique salue le plan présenté par François Bot.
Une autre le critique. Dans quelle catégorie vous situez-vous ? Bien dans la catégorie de de ceux qui ont déjà porté présenté des budgets pour la nation et qui savent que euh l'acte auquel s'est livré le Premier ministre il y a 2 jours est un acte politique.
Hm hm. C'est pas un budget, c'est un acte politique. C'est-à-dire il a porté devant nos concitoyens, devant la représentation nationale, les représentations nationales, une proposition de budget pour faire face aux défis qui sont les nôtres.
Et donc c'est un acte politique, c'est en aucun cas évidemment des décisions. Mais ce qui est intéressant et c'est pour ça que il faut faire la distinction entre évidemment l'atterrissage et les messages qui sont véhiculés par un par un budget. Et dans la période où on le présente évidemment on présente des messages.
Alors quels sont ces messages ? Mais c'est de la politique c'est vous dites c'est un discours politique, c'est un discours de politique, j'allais dire politicienne électorale ou est-ce que de politique de la nation ? C'est un acte politique avec un grand paix.
H C'est un acte politique tel que la politique doit être. Voilà les propositions qu'il fait. Lui qui est là pour représenter l'exécutif, notre exécutif.
Voilà les propositions qu'il porte pour pouvoir faire face à la situation que nous connaissons et qu'il a je crois assez bien des crités. Donc c'est ça ou sinon c'est la dégradolade dégringolade pardon. Non mais la dégringolade Pierre Devilen on y est déjà avec mais on est pour moi et vous le savez puisqueon se connaît depuis depuis fort longtemps.
Vous le savez bien. Je je ne cesse de le dire. Je ne cesse de le dire.
On est déjà de l'autre côté. On est déjà plus qu'au pied du mur. Donc on est lui il a dit qu'on était au bord de la falaise.
Mais bon écoutez donc vous vous dites qu'on est déjà on est on a passé la falaise. Il y a 20 ans, je le dis avec les jeunes qui nous entourent que je regarde à l'instant pour les pour les téléspectateurs. Il y a 20 ans, je ne sais pas où vous étiez.
Moi, je sais que j'étais ministre des finances, ce n'est pas du reste, j'en tire aucune gloire. Euh euh si ce n'est si ce n'est que si ce n'est que j'avais demandé un rapport qui s'appelait le rapport Pébro parce que euh je souhaitais désendetter la France déjà, j'estimé, voyez-vous, du nom du 1200 milliards d'euros de dette, nous étions déjà dans une situation très difficilement tenable. Et donc, on avait mis sur pied une politique de désengagement, j'entre aucune gloire, c'est juste pour vous démontrer que pour vous dire que c'est faisable.
Et en même temps, on avait fait une pédopgie gigantesque grâce à Michel Pébrot avec une commission qui était transnationale pour expliquer pourquoi il fallait le faire. Depuis, on a multiplié par 3 la dette et on est maintenant vraiment dans une situation qui une situation qui n'est plus durable. Donc euh euh je crois du reste que ce qui serait intéressant dans le sondage auquel vous venez de faire référence à votre présentation Pierre, 87 % des Français pensent que le budget de François Baurou va nuire à leur pouvoir d'achat.
Et je je pense j'espère je souhaite que 100 % des Français savent désormais 100 % que notre modèle social que euh le système qui euh a été fondé depuis euh le CNR, le Conseil national de la Résistance qui a fondé euh je dirais notre notre état, qui a fondé notre système de fonctionnement ensemble, il est plus tenable. J'espère que 100 % des Français l'ont compris parce que c'est bien de ça dont il s'agit. Il suffit de regarder les chiffres aujourd'hui.
Aujourd'hui en 2025, on va encore créer 185 milliards de dettes. 185 milliards de dettes supplémentaires tout simplement parce que on dépense plus que ce qu'on gagne. Qu'est-ce qu'on gagne au fond nous la France ou et qu'est-ce qu'on dépense ?
Al d'abord qu'est-ce qu'on dépense ? On dépense 1700 milliards d'euros par an. C'est ça la machine France si vous me permettez cette expression triviale.
Tout tout pour faire fonctionner la nation. pour faire fonctionner la nation dans 900 milliards de dépenses sociales. Pratiquement 1000 milliards.
Ouais. 350 milliards pour le fonctionnement de l'État. Quand on dit l'État, l'État, l'État, trop d'État.
Oui, il faut mieux d'État. C'est 350 milliards. Tous les fonctionnaires, les forces de police, les infirmiers, les hôpitaux, les hôpitaux, les écoles, les professeurs, c'est 350 milliards.
Notre vivre ensemble, cet état, cet état qui fait tout pour nous, c'est 1000 milliards, c'est-à-dire la sécurité sociale et le retraite et puis 250 milliards pour les collectivités locales. Ça veut donc dire que pour notre vivre ensemble, cet état que nous venons que nous reste on est tous très attachés à nos système de sécurité sociale, c'est trois fois plus que le fonctionnement de l'État. Et alors, on va nous dire qu'on arrive pas à trouver 40 milliards d'économie dans 1700 milliards.
Alors, je vais vous dire une chose. Si c'est la réalité, alors la France est très mal partie et je crains que ce soit la réalité quand je vois les discussions des uns et des autres. Oui, mais à ce titre-là, monsieur Breton, euh le plan de François Bairou ne règle aucun problème.
Euh il ne fait pas vraiment il ne fait pas vraiment euh d'économie. Euh on est seulement à 21 milliards en réalité de vraies économies. Sinon, c'est des hausses d'impôts déguisées.
Et on sait que les meilleurs économistes, les plus reconnus, vous disent qu'il faudrait un plan d'économie de 150 milliards si on voulait vraiment être dans la bonne voie. milliard on n même pas un gros quart de de l'effort. Mais monsieur, vous pensez que la méthode pour rééquilibrer c'est une méthode avec une tronçonneuse euh à la Elon Musk où vous pensez que il faut plutôt qu'on propose un parcours d'abord, qu'on fasse de la pédagogie comme on l'avait fait avec Michel Pembére pour que nos concitoyens juste comprennent que quand on va chez le pharmacien et qu'on a sa carte vitale, vous voyez chasseur, c'est pas une carte de crédit où on peut tirer sans fin que derrière Enfin, c'est pas moi qui fait quoi qu'il en coûte.
C'est c'est rire que c'est nous qui payons. Mais ça don les français, on on leur a aussi permis de croire que il y avait un quoi qu'il en coûte, qu'il y avait de l'argent magique et que finalement avant maintenant il faut faire mais si ça si ça datait que depuis que depuis il y a 2 ans. Mais hélas.
Oui, mais je veux dire à un moment donné, on va faire de la pédagogie pendant combien d'années avant de redresser ce pays ? Ah bah voilà voilà. Et bien voilà, vous nous le dites.
Et bien c'est pour ça qu'encore une fois quand on regarde les encore une fois, je suis pas là pour défendre quiconque. Je suis là encore une fois pour euh dire ce que je sais à froid ce que je sais à froid de la situation dans laquelle nous sommes et et et qui et qui et qui je ne cesse de dire qu'elle est intenable et qu'il faut évidemment engager la France. D'abord, c'est une compréhension que que cet état qui fait tout c'est plus possible.
Mais alors qu'est-ce qu'on fait ? Donc pas de trançonneuse, pas pas de M, pas d'Elon Musk. un plan qui était à l'époque, rappelons-le, pour les jeunes générations, le le patron de la mais qui avait piloté une commission qui était transpartiement.
Mais mais je pense sincèrement que c'est faisable mais qu'on ne pourra pas le faire. Il faut un plan à 10 ans vous voyez parce que la situation telle qu'elle est, c'est un parcours. L'économie c'est des parcours.
L'économie c'est pas des chocs comme ça. Donc donc je comprends votre question mais c'est pour ça que ce que j'aimerais, ce que je souhaiterais, on peut toujours rêver à la veille des départs en vacances. C'est peut-être aussi pour ça que ça a été fait maintenant. quand on est jeune euh et et pas que quand on est jeune.
Euh euh c'est c'est très important d'avoir encore une fois la capacité de proposer des chemins et d'abord donc de comprendre de comprendre vraiment la situation dans laquelle nous sommes. Et je vous assure que moi comme vous du reste quand on parle les quand on dit quand on dit à nos concitoyens mais vous savez que on dépense trois fois plus notre protection sociale que pour faire marcher l'ensemble de l'État mais mais mais beaucoup d'entre eux le le découvrent et c'est peut-être parce qu'on leur a pas assez expliqué. Je vais vous donner deux exemples qui sont intéressants.
Euh on vient de décider qu'on le veille ou non qu'on allait augmenter nos dépenses militaires euh de défense défense, ça c'est rien. Mais c'est surtout la trajectoire puisque je parle de trajectoire. L'économie c'est des trajectoires.
Et donc cette trajectoire qui a été annoncée c'est 3,5 % du PIIB en 2000 30 32 Ouais 35 puisque c'est l'engagement qui a été pris en tant que membre de l'OTAN. Faut suivre 2035 2035 2035 ça aujourd'hui on dépense 50 milliards et donc il suffit de faire les calculs et les projection ça veut dire qu'en 2035 on sera à 100 milliards. C'est ce que j'appelle une dépense.
C'est ce que j'appelle une dépense contrainte. Une dépense qui je qui je crois sur lequelle tout le monde est plus ou moins d'accord. Prenons une autre dépense contrainte qui hl celle-là aussi elle est elle est certaine.
Les intérêts de la dette. L'enterê de la dette aujourd'hui c'est 50 milliards et si vous faites la projection dit monsieur Lombard en fin d'année si vous faites les projections à 100 milliards en 2035 35 exactement 2035 donc alors c'est parce que évidemment il faut être quand même prendre des je suis conservateur donc je suis pas trop trop agressif ça veut dire que vous avez déjà rien que sur ces deux postes je rappelle pour nos téléspectateurs et nos auditeurs 350 milliards he pour le pour pour le pour le pour l'état vous avez déjà 200 milliards en trajectoire qui sont certains à un horizon de 10 ans. Ça veut dire que dans 10 ans, on aura plus que la moitié du budget pour payer les professeurs, les infirmières, les médecins, les juges, les policiers.
Vous voyez donc bien que c'est pas possible parce que ça c'est certain ce que je viens de vous dire. Donc où il faut aller piocher ? Ben, il faut aller piocher précisément dans cette poche de 1000 milliards.
Alors, il faut pas le faire. Il faut pas le faire en disant "Ben, je prendre 200 milliards tout de suite. Il faut engager un chemin et s'y tenir." Et c'est vrai que et c'est ce que c'est ce que propose François Baou.
Mais c'est pour ça que je vous dis c'est un message politique. Et quand il dit quand il dit il prend c'est intéressant parce que il peuvent prendre un certain nombre d'éléments qui sont évidemment sujet à discussion voir à contreverse et je pense qu'il l'a fait exprès. C'est un politicien qui est assez aguéri on va dire plutôt.
Ou je vous laisse malader monsieur de VM et moi on dit plutôt aguéri parce que voilà c'est voilà c'est comme ça mais ça veut dire la même chose. On veut dire la même chose. Et on veut dire la même chose.
Évidemment et quand il va dire quand il va dire évidemment que il faut euh redonner de jours fériers, reprendre de jours férier, il sait bien que ça va faire polémique et ça fait polémique. Mais derrière quel est le message qu'il envoie ? Il faut il envoie un message simple.
Je crois qu'il a été compris celui-là. Il faut aussi qu'on travaille da montage. L'ensemble du reste de la masse de travail, que ce soit la rentrée, l'entrée dans le secteur dans le monde du travail, ce soit la sortie un peu plus un peu plus dans la semaine, dans le mois, il est évident qu'à partir du moment où le le travail supporte la protection sociale, bah ça veut dire que plus on travaille, plus on peut le faire.
Voyez, il y a plein de petits messages comme ça. Il y a trop de fonctionnaires. Donc à partir de 2027, un fonctionnaire sur 3 qui n'est pas qui n'est pas attendez.
Pardon, je vais vous poser la question. Attendez, il vient de dire non, c'est intéressant, c'est Oui, mais vous allez lui répondre après la pause parce que moi aussi j'ai un message simple. C'est la pause question.
Europin soir 19h 21h Pierre de Villau toujours avec Nathan De Julteress et l'ancien ministre de l'économie, ancien commissaire européen Thierry Breton. Avant de reprendre nos discussions sur le budget et sur cet acte politique tel que vous le dites Thierry Breton à prop de François Bairou, la libération de George Ibrahim Abdallah. Un commentaire là-dessus, vous qui avez à l'époque étiez à la tête d'une grande entreprise quand il avait été mis en prison.
Oui, c'est j'ai compris qu'il c'était cette libération était assortie du fait qu'il devait quitter le territoire jamais y revenir où il avait précisément ses vies. Donc je crois que c'est une bonne chose. Nathan de vert, vous vouliez interroger Thierry Breton ?
Oui, j'avais une question en vous écoutant parce que je vous écouté avec beaucoup d'intérêt faire ce ce portrait, cette fresque à la fois alarmiste mais lucide de la situation vraiment critique du de de l'économie française. Vous avez répété à plusieurs reprises le mot de pédagogie. Étymologiquement, pédagogie c'est l'éducation des enfants.
Ça suppose que il y ait dans l'opinion publique quelque chose qui ne soit pas à vous écouter dans dans la lucidité que qu'un adulte pourrait avoir entre guillemets face au réel. Alors, vous avez rappelé queil y a 20 ans, vous alertiez déjà sur les dangers de de l'endettement. François Bairou le faisait aussi il y a 20 ans.
Qu'est-ce qui selon vous explique qu'on est attendu d'être au pied du mur ou au bord de la falaise pour poser vraiment dans des termes lucides la question dramatique de l'endettement, de l'explosion du déficit et donc de la fragilité de l'économie française ? Pourquoi on n pas parlé avant et pourquoi ça n'a pas été écouté avant par l'opinion publique ? Je crois qu'on va dire qu'on en a parlé avant parce que tous les termes encore une fois du débat figurent inextenso dans le rapport Pébro et dans la communication qui en a été faite à l'époque et qui a été reprise, vous avez raison ensuite en 2007 par François Berou qui s'est appuyé du rest sur ses travaux pour en faire précisément un des éléments de son action politique.
Hélas, je dis hlas mais sans tirer d'autres jugements que ce que je vais dire. Nicolas Sarkozi ne partageait pas cette nécessité et entre 2007 et 2012 la France a connu la période où la le plus endetté de son histoire. une crise financière crise partout et la pour vous donner des chiffres Pierre de Vilneau, Kitbery, l'endettement de la France était à 62 %, celui d'Allemagne à 67 bien entendu 62 pour la France 67 la crise elle est des deux côtés du rein.
Nous on va monté à 85 % l'Allemagne a à 72. C'était la même crise donc pendant entre les 5 années les 5 années effectivement du Kena Sarkozi a été 25 points de PIB là où d'autres ont fait 10. Et c'est à ce momentl qu'on des pays comme l'Espagne ou la Grèce ont connu une situation encore plus compliqué.
Oui mais ils s'en sont sortis parce que nous on a continué. Alors pour que répondre à c à la question en fait ce que dit Nathan est important et intéressant c'estàd que il y a eu cette période là 2007 et 2012 mais mais il y a eu cette période je pense que Nathan faisait référence à la période des du quinquena du double quinquena de monsieur Macron alors alors d'abord on va on va on va parler des des encore une fois des chiffres parce qu' ils illustrent assez bien et ensuite on va venir peut-être au fond c'est mon analyse du propos pour répondre à votre question j'ai j'ai j'ai j'ai calculé l'endettement par année de chacun des présidents de la 5e République en commençant par Giscard et celui qui a fait le plus c'est Sarkozy 5 points de PIB par an pendant son pendant son quinquena. Ensuite c'est Hollande 2,4 points de PIB par an pendant les 14 ans de son double Septena.
Ensuite c'est Macron et euh pardon, j'ai dit Hollande, je voulais dire Mitteran, excusez-moi. Ensuite, ça a été Macron et et Hollande et Hollande et pardon Macron et Hollande Oui, tous les deux avec exactement le même chiffre 16 par an. et ensuite Giscar et euh Chirak qui ont fait un point par an.
Donc si je dis ça, ça veut dire qu'effectivement tout le monde a des degrés divers participer mais en ayant essayé de remonter parce que l'intérêt de la dette quand on analise la dette, c'est un peu quand on fait de la géologie, on voit les strates et on voit ce qui s'est passé et on peut on peut mettre des noms derrière, on peut mettre aussi des faits souvent euh en 1980 81 pardon, la dette de la France est de 20 % par rapport au PIB. Lorsque Miteran va quitter euh son ses fonctions de 14 ans plus tard, la dette de la France est de 54 points de PIB. Il a augmenté donc de 34 points de PIB.
Et au fond, qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là ? Vous vous souvenez, Mitor va va nous dire il va il veut la gauche va arriver au pouvoir très bien et la gauche veut donc apporter mettre sur pied des réformes sociales. Il fallait le il fallait son 36, il fallait ses congés payés.
Et qu'est-ce qu'on va inventer pour les congés payés ? Alors que Moran ne s'attendait pas à prendre le pouvoir. Il l'a pris, on se souvient comment il va inventer la réduction du temps de travail et quelque part, il va dire ben voilà moi mon septen et mon ça va être je suis le ministre le pardon le président socialiste qui va apporter la réduction de temps de travail comme une conquête sociale vécue comme une conquête sociale à mes construiens.
Et c'est à ce moment-là qu'on commence à baisser le l'âge de la retraite de 65 à 60 ans, qu'on commence à parler de réduction du temps de travail, qu'on va aller jusqu'au 35 he et vous vous souvenez à l'époque, il y avait même un ministre du temps libre parce que monsieur l'éphémère monsieur que Coluche appelait le ministre du temps perdu à Afric fou. Oui. Et et ce ministre qui on avait tellement de temps libre qu'il fallait donc que maintenant l'État même nous l'organise.
Mais surtout, on a fait croire à ce moment-là et on a dit bah tiens, il y a une 3è voix, il y a une singularité française et on n'est pas complètement communiste ou socialiste, on n'est pas combattement libéraux ou capitaliste. On a une troisème voix, c'est celle du travailler moins h pour gagner au moins autant voir plus. Et ce et on a fait croire aux français que c'était vraiment cette spécificité française, cette troisème voix.
Sauf que comment on a financé ça ? Parce que évidemment la productivité, la compétitivité n'ont pas permis de le financer par l'endettement. Et c'est à ce moment-là qu'on va inventer l'endettement pour financer un acquis social. faisant croire faisant croire aux français qu'on avait trouvé finalement une singularité qui n'était qu'une singularité politique alors que c'était c'était en fait un un usage dévoyé de la dette pour financer du fonctionnement courant et et personne personne n'a eu le courage de faire son large jouramento des années mitérrans.
Il faut le dire, il y a peut-être eu des choses bien mais il y a eu vraiment ceci. On a pris ça ensuite comme un acquis et et et remettre rediscuter cet acquis. C'est pour ça que je dis pédagogie, appelez-le comme vous voulez, discussion.
Il faut vraiment expliquer que voilà, c'est peut-être notre histoire, on a peut-être été laxiste, on l' laiss aller, mais maintenant il faut revenir là-dessus et redire que ça bah c'est plus possible parce que financer notre bien-être quel qu'il soit du reste quand on parle de bien-être, les français estiment qu'en plus qu'en plus c'est pas du bien série breton. Ça veut dire que on revient quoi ? On change la retraite, on met de la capitalisation, on revient revient une durée du travail qui n'est plus de 35 heures par semaine, il y a tout un éventail et bien vous reprenez finalement par votre intervention à l'instant exactement ce que je disais du rapport.
Non non, pas que le rapport Pébro. Quand vous regardez les petites les petites briques, les petits clignotants qu'a indiqué le Premier ministre dans euh sa présentation, et bien chacun veut dire quelque chose et dit qu'il faut ouvrir un chantier dans ce par ouverte. Même Lombard aujourd'hui a dit que tout était possible que la négociation vous imaginez ce que ça va être c'est comme quand vous faites un dîner à 12 bah personne n'est d'accord sur la date ni sur le pl c'est ce qu'on dit systématiquement quand on est en démocratie et quand on présente un budget puisque bien entendu c'est l'exécutif qui présente la copie mais celle-ci est votée par les colégislateurs.
Donc c'est évidemment ce qu'on dit et ça donne pas d'aujourd'hui ça s'appelle ça s'appelle la démocratie. Alors, il y a aussi des démocratiesù, on est plutôt des autocracies. Quand Donald Trump va présenter son one BBB, son one big beautiful bill, euh il va dire "Tu qui l vite ?" Bon voilà hein, prenez-le ou on lave.
Est-ce que c'est pas ce qu'il faut aujourd'hui dans nos démocraties occidentales parce que parce que les y compris les républicains dans la chambre on l'ont pas mal amendé. Donc ça c'est il faut évidemment que les chambres jouent leur rôle dans notre démocratie même aux États-Unis. Thierry Breton, vous le savez aussi bien que moi, dans les grandes banques françaises, on commence euh à avoir une petite musique comme quoi la tutelle de la France par le FMI est toute proche.
Non, ça j'y crois pas du tout parce que pour je le tiens euh d'une très grande banque ce jour. Bon, moi je je je n'y crois pas du tout pour une raison euh qui est une raison, vous savez, com comment les agences de notation nous notent. Les ar de notation nous notent en essayant de voir si euh dans quelques circonstances qu'on se trouve, on pourra payer les intérêts de la dette, c'està-dire rembourser les créanciers.
Alors nous, on a donc une dette de 300 de 3300 milliards. La maturité de la dette de la France environ 7 8 ans. Ça veut dire que maintenant il faut que on remette sur le marché un 7e ou un 8e du stock.
Mais même si vous n'y croyez pas, qu'est-ce que ça implique une titelle du FI pour les gens qui ne savent pas de quoi il s'agit ? Je vais juste aller au bout parce que c'est très important. Et donc qu'est-ce que regarde qu'est-ce que regardent bah ceux qui nous prêtent ?
C'est la capacité à rembourser. Et il y a une chose qu'on sait bien faire en France. Alors c'est une chose qu'on est vraiment là, on est on est même les champions du monde, c'est lever l'impôt.
Alors ça on est les champions du monde, on reste le numéro 1. C'est nous qui vons le plus d'impôts parce qu'on est très très bon et en tant qu'ancien patron de Bery, je peux vous dire que les équipes sont très très bonnes. Donc donc les agences savent que s'il y a vraiment un problème et bien on lèvera l'impôt.
La TVA passer de 20 à 21 puis à 22. On a toujours cette capacité et j'ajoute également que qu'est-ce que regardent aussi les agences de notation Pierre Domino et aussi la famille, je dis sans vouloir faire peur à quiconque mais regarde aussi je vous explique comment il fonctionne bah l'épargne parce que cette épargne c'est une réserve on en a 6000 milliards nous et donc il regardent ça en disant ben voilà et ça et et ça revient à ce que je disais juste précédemment il y a des poches il y a des poches mais il se fait pas peur du tout il y a des poches il y a des poches c'est ce qu'on regarde encore une fois les agences et c'est la raison pour laquelle on en est on en est pas Là, si jamais le FMI évidemment arrivait comme il a pu le faire dans des pays y compris des pays européens, y compris du reste en Grande-Bretagne, on s'en souvient, sous Wilson. Donc c'était pas très loin chez nous.
Bah, il arrive et il dit voilà, il faut faire ce qu'il a fait par exemple en Espagne ou en Grèce, ça veut dire il faut moins de fonctionnaires. Il fait quasiment il fait quasiment ce que pour le coup, c'est la tronçonneuse. C'est ce que j'allais dire.
Voilà, il fait quasiment et il faut évidemment pas en arriver là. On on en est pas là. Mais c'est bien pour ça qu'il faut que collectivement et bien on prenne maintenant cet exercice parce que vous savez on est dans une situation qui est extraordinairement incertaine he politique c'est pas à vous que je vais le dire.
Vous le vous en parlez tous les jours à votre micro. Personne ne sait si le gouvernement sera encore là dans dans 6 mois dans dans 2 mois dans 2 semaines. Et donc comment engager à la fois les réformes qui vont bien et et répondre à cette certaine politique ?
Et bien au moins utilisons ce temps pour essayer de créer un consensus sur l'état des lieux entre nous français. euh qui euh qui sommes attachés encore une fois à cet héritage du Conseil national de Résistance, mais dont on sait qu'il ne peut il n'est plus finançable aujourd'hui par nos propres
François Bayrou