Violences du 17-Octobre : "Une perte de contrôle quasiment totalement"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:08OuverteÉludée
Comment analysez-vous la démission refusée du ministre de l'Intérieur ?
- 3:09OuverteRéponse directe
Quelles sont les conséquences à Lyon après cette tragédie ?
- 4:37RelanceRéponse partielle
Le président a promis une réponse intraitable. Avez-vous les moyens d'agir ?
- 5:20OuverteRéponse directe
Quelles mesures concrètes demandez-vous au Premier ministre ?
- 8:09OuverteRéponse partielle
Faut-il instaurer des couvre-feux à Lyon ?
- 8:54OuverteRéponse directe
Pourquoi les manifestants sont-ils dans la rue selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:09Fait
« Le chaos et la tragédie, c'est le mot du maire de Lyon. »
- 3:54Grégory DousetFait
« On est encore en train de récupérer la ville petit à petit, de nettoyer les dégâts. »
- 8:09Grégory DousetFait
« La première question à se poser, c'est pourquoi y a-t-il des manifestants dans la rue ? »
- 18:34Benoît PaillantFait
« C'est une perte de contrôle quasiment totale. On est passé du maintien de l'ordre au rétablissement de l'ordre. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
citoyenne. [musique] C'était votre programme avec 1 2 3 parbrisbrise.fr. Il répare et remplace aussi votre par-brise. 1 2 3 parbrise et n'oubliez pas le pointfr. C'était votre rendez-vous écho avec CTO, des logiciels qui connaissent votre métier. À 8h30 bientôt à Pauline de Malerte. Qui sont vos invités ce matin ? Et bien, ce sont le maire de Marseille, le maire de Lyon, deux villes dans lesquelles il y a eu une véritable tragédie. C'est le mot utilisé par le maire de Lyon. Et puis sur ce plateau, Dominique Riset réagir notamment à cette annonce de Laurent Nugèz. Il a présenté sa démission, elle a été refusée mais il reconnaît qu'il y a eu une perte de contrôle.
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[musique]
Un samedi noir, une tragédie des manifestations, des casseurs et des pilleurs. Le chaos et la tragédie, c'est le mot du maire de Lyon qui sera en direct avec nous dans un instant. le maire de Lyon, Grégory Douset, le maire de Marseille Benoît Paillant qui répondent à mes questions ce matin dans le face-àface et qui interpelle aussi directement le ministre de l'intérieur et Dominique Riset, vous êtes justement avec nous d'abord pour faire le point. Bonjour Dominique. Dominique, le maire, le ministre de l'intérieur, Laurent Nugèz a remis sa démission au président de la République lequel l'a refusé. Il est donc toujours au moment où on se parle ministre de l'intérieur mais il le reconnaît.
On a perdu le contrôle. Oui, on a perdu le contrôle et le problème c'est que je vois pas qui d'autre que Laurent Nugèz qui connaît très bien ce milieu, ce monde de la police, du maintien de l'ordre et des émeutiers peut faire le travail. On a été plutôt dur avec lui. Moi, j'ai parlé d'amateurisme, j'ai parlé de mauvaise évaluation mais pour l'instant je vois pas qui d'autre que Laurent Nugunas pour faire le boulot. Est-ce que ça veut dire qu'on en est à avoir un ministre de l'intérieur par défaut parce qu'il n'y a plus personne pour faire le job ? On a un problème de ministre de l'intérieur parce que le ministre peut faire le job, c'est le faire mais qu'on lui donne pas les moyens.
Les moyens, c'est lui dire bah allez-y, faites le boulot, allez-y. C'est vous avez plus de pouvoir, vous avez plus de moyens, ça peut être le couvre-feu, ça peut être l'état d'urgence mais il faut y aller. Il faut prendre des décisions parce que sinon une catastrophe va évidemment se produire. Je voudrais avant donner la parole au maire de Lyon que vous nous disiez ce qui vous remonte des policiers. J'en ai l'un qui m'a appelé tout à l'heure sur RMC qui me disait "Je suis exténué à Pauline. Je suis exténué. Nous avons travaillé 24 heures d'affilé." Il était lui à Paris et il dit "C'était les gilets jaunes x 10." Exactement. Mais c'est x 1000. Bien sûr.
Moi, j'ai des amis policiers qui sont dans des compagnies de CRS. Compagnies de CRS, c'est 85 80 85 hommes sur le terrain et qui me disent "On a la moitié de la compagnie qui est démolie physiquement et l'autre moitié qui est démolie psychologiquement. Ça va être difficile de retourner sur le terrain. Je voudrais juste vous lire un message puis un petit après. Euh un policier qui me dit "Bonjour, ma fille réserviste civil en attente du résultat de concours de commissaire était engagé sur le dispositif policier samedi. Elle est revenue chez nous en pleur hier. Cinq de ses collègues ont pris un ticket maladie. Trois autres dont un officier ont démissionné de la boîte. Ça va mal finir.
Dominique Riset, je voudrais qu'on aille tout de suite à Lyon. Le maire de Lyon, Grégory Dous qui est en direct avec nous. Bonjour monsieur le maire. Paris, Lyon, Marseille, Limoche, Camp Nant, Anger, Brest Rine, Poitier. J'arrête là la liste mais ce sont quasiment toutes les villes de France qui ont été touchées. À Lyon, il y a eu ce symbole place bellecour le feu, l'incendie de l'office de tourisme. Vous avez entendu hier le président de la République qui dit "Nous serons intraitable. Avec vous, monsieur le maire, je voudrais pouvoir essayer de commencer à répondre à ces questions. Comment ça a pu être possible ? Qui ? Pourquoi ? Et maintenant, quelle suite ?
Vous avez parlé d'une tragédie, c'est votre mot. 24 heures après cette tragédie, comment est-ce que vous voyez la situation ? Bah, vous savez actuellement à l'heure où je vous parle, on est encore en train de récupérer la ville petit à petit, de nettoyer les dégâts. Vous avez parlé de l'office du tourisme qui a été totalement incendié. Il faut aussi euh il faut aussi avoir une pensée pour tous les commerçants, les centaines de commerçants qui ont vu leur magasins pillés attaquer et là-dessus, il va falloir leur apporter des réponses très rapides. Quel type de réponse ? Lorsque il y a il y a deux choses.
Il y a effectivement évidemment les pillages, les hordes littéralement qui dans les rues ont cassé et pillé. Il y a les symboles de la République, ça a été la mairie de Limoche bien sûr, ça a été votre office de euh du tourisme, un bâtiment historique au cœur euh de la ville. Et quand vous dites "Il va falloir des réponses". Lorsque vous avez entendu le président de la République hier qui a eu cette expression, il a dit "Nous serons intraites et puis il dit ensuite qu'il charge le ministre de l'intérieur, les préfets et les maires de décider aussi. Est-ce que vous estimez que cette réponse vous donne les moyens de lutter ou pas ?" Non, mais c'est pas une réponse.
On a entendu le président de la République confier au Premier ministre, à son gouvernement le soin d'apporter les réponses. Donc c'est là, on a on a un peu procrastiné sur cette affaire. Moi, j'attends des réponses très très concrètes. C'est c'est la raison pour laquelle avec le maire de Marseille et le maire de Paris, on a demandé à être à être reçu par le Premier ministre, par Sébastien Lecnu. Et et ce qu'on demande est assez simple.
Non, on n pas encore de date à l'heure où je vous parle, mais ce que nous demandons, c'est que les les communes, les collectivités locales, les commerçants, les donc les professionnels, les entrepreneurs qui ont été victimes des dégâts causés par les pilleurs et les casseurs puissent très rapidement bénéficier bien d'un soutien. On demande la mise en place d'un fond de solidarité. Là, on est en train de discuter le le projet de loi de finance.
Il faut que dans ce projet de loi de finance, on établisse et bien un dispositif qui permet de venir en en soutien, je pense prioritairement aux commerçants mais aussi aux communes qui ont été particulièrement touchées et qui ont vu leur bâtiment public attaquer, dégradé, voir comme c'est le cas ici à Lyon incendié. Grégory Douset, lorsque le ministre de l'intérieur dit "Nous avons perdu le contrôle, estimez-vous qu'à Lyon, il y a eu des moments de perte de contrôle ?" Mais totalement, totalement.
Là encore, enfin si on a demandé euh enfin moi, si je veux rencontrer le premier ministre, c'est pour qu'il puisse établir un un diagnostic et qu'il puisse nous dire pourquoi l'anticipation n'a pas été à la hauteur, pourquoi la réponse une fois qu'on était dans le feu de l'action a pas été à la fois bien proportionné et surtout ne s'est pas porté au bon endroit. Moi, j'ai rencontré j'ai rencontré dimanche matin très tôt beaucoup de commerçants qui m'ont dit "Je comprends pas, ils ont pu caillasser et et piller mon magasin pendant 30 minutes 60 enfin 1 heure sans qu'il ait la moindre intervention de la police." À ça, il faut pouvoir apporter des réponses concrètes.
Alors, vous avez rappelé un peu plus tôt sur Ventrtaine que le ministre de l'intérieur a reconnu que le dimensionnement de la réponse n'était pas approprié dont acte. C'est un premier début de transparence mais avouer qu'on en est loin encore, enfin on est loin d'avoir établi un diagnostic complet. D'ailleurs, je me réjouis dans une certaine mesure que le président de la République dans son allocution hier a demandé toute la lumière sur ce qui s'est passé. Euh c'est la preuve que la demande que nous portons avec les les maires de Paris et de Marseille euh et bien elle est elle est légitime et elle est pertinente.
Il demande également à ce que les préfets en lien avec les maires prennent, je cite, les décisions pour protéger nos villes. Et à l'Élysée, on commence à faire savoir aux différents euh journalistes que il pourrait y avoir des couvre-feux, des opérations de fouille, des interdictions de manifestement de manifestation ou de rassemblement. Est-ce que vous vous dites euh au regard aussi des prochains jours qui pourraient être des jours de de manifestation qui dégénèrent qu'il faudra peut-être en passer par là ? Est-ce que vous à Lyon vous vous dites qu'il faudra des interdictions voir des couvre-feux ?
Mais Pauline de Malerbe, la première question à se poser, c'est pourquoi y a-t-il des manifestants dans la rue ? Pourquoi les gens sont aujourd'hui en train de réclamer et bien des politiques publiques différentes ? C'est ça la première question à se poser. Ça fait plusieurs semaines que le mouvement lycéen a été engagé. Est-ce que les réponses du gouvernement au lycéen sont à la hauteur ? Non. Et ensuite, on a vu arriver ce samedi des manifestants qui réclamaient des mesures pour le pouvoir d'achat. Est-ce que les réponses du gouvernement sur ce sur cette question sont à la hauteur ? La réponse est non. Il faut aussi avoir un traitement politique. Pourquoi les gens sont dans la rue ?
parce qu'ils attendent des réponses à leurs inquiétudes, à leur questionnement et aujourd'hui ces réponses, ils ne les ont pas. Plutôt que de regarder ce qu'on pourrait faire de plus en matière de répression et d'encadrement, est-ce qu'on pourrait pas se dire il faudit il faudrait peut-être mieux prévenir que guérir et agir enfin vraiment concrètement sur les les attentes qui sont formulées par les manifestants ? Vous dites vous dites euh il faut une réponse politique. Lorsque vous êtes revenu sur place Belcour hier et c'est euh le magazine local Lyon Mag qui euh raconte la scène.
Il dit et je cite euh le le magazine local arrivé place Belcour pour le maire de Lyon Grégory Douset et le préfet Étienne Guilluyot. L'élu écologiste est conspué par des Lionyonnais qui lui reprochent son alliance avec LFI. Oui. Et quelle est votre question Apoline de Malerbe ? Est-ce qu'il y a des responsabilités politiques ? C'est ce qu'a voulu pointer du doigt le premier ministre hier. Est-ce que vous estimez qu'il y a aussi des responsabilités politiques comme visiblement certains habitants de votre ville vous l'ont reproché ? Alors, d'abord, il y a de la colère. Il y a de la colère.
Il y a même eu de la peur aussi hein, vous savez moi-même euh toute la journée du samedi et en soirée, enfin je veux dire j'ai été sur le pont avec bien évidemment les services de la ville une partie une partie de mes adjoints qui était aussi pour ce qui est de celui à la sécurité et bien toute la journée derrière les images au contact avec la police municipale pour qu'on soit le plus réactif possible pour qu'on puisse protéger nos bâtiments publics. Nous, on voulait absolument éviter que l'hôtel de ville ne soit ne soit attaqué.
Euh donc on sait mobiliser maintenant, vous savez, moi j'ai vu aussi euh les images qui pour certaines ont été tournées d'ailleurs à l'intérieur même des bâtiments, enfin des bâtiments ou des commerçants qui étaient attaqués. Mais moi, j'ai pas vu de message politique quand on a des dizaines de crétins qui sont en train de de saccager un commerce et de le piller. Quand on en a plusieurs centaines qui s'emprennent à l'office du tourisme et qui s'amusent ensuite à y mettre le feu, moi je vois pas de messages politiques. Je vois simplement des imbéciles qui s'emprennent à des biens publics ou des biens privés.
Et là, je vois pas la je vois pas le lien qui pourrait y avoir avec un mouvement politique. Non, je pense que euh vouloir vouloir détourner le regard, détourner l'attention sur un autre sujet ne me semble pas à la hauteur de ce que le pays traverse aujourd'hui. Lorsque Emmuel Macron ou Sébastien Lecornu demande à ce qu'il y ait une sorte de moment où chacun doit choisir son camp. Est-ce que vous estimez qu'il se trompe ? Oui, mais c'est pas une question de quand aujourd'hui.
Il y a il y a des mouvements sociaux qui sont en qui sont en route depuis plusieurs semaines et en marge de ces mouvements sociaux, des pilleurs des casseurs profitent profitent de ces mouvements sociaux et bien pour justement aller casser et piller. Et ben je vais vous dire, si on apporte une réponse aux mouvements sociaux, si on écoute les lycéens et qu'on leur donne des réponses concrètes, si on écoute les Français inquiets et qu'on leur donne des réponses concrètes et que les manifestants n n'ont plus de raison de manifester, il y aura pas de pilleur et de casseurs ou en tout cas pour pouvoir s'occuper des pilleurs et des casseurs, ça sera bien plus simple.
Paris, hier à Paris euh les pilleurs et casseurs comme vous dites étaient à nouveau présents dans tout le centre de la capitale et pourtant il n'y avait eu aucune manifestation avant. Pa deer ilétait aussi à Lyon ilétait il l'était aussi il l'était aussi ilétait aussi à Lyon figurez-vous jusqu'à 1h3 du matin cette nuit. Il y a encore eu des gens qui ont fait des tentatives d'intrusion dans certains magasins et heureusement que les policiers nationaux et les policiers municipaux étaient sur le pont étaient sur le terrain pour les attraper. On a encore eu des dizaines d'interpellations hier. Heureusement qu'on était là et on a évité on a évité la surenchère. On a évité le pire hier.
Est-ce que le calme est revenu ce matin à Lyon ? Bah, le calme est revenu ce matin à Lyon. J'ai pas encore eu l'occasion de faire le tour du centre-ville puisque je suis avec vous présentement. Donc euh mais les informations qui me remontent euh sont plutôt rassurantes sur euh euh le calme et il est euh il est très tôt ce matin, un peu plus de 8h. Euh on sait que c'est dans la journée et en soirée que on a encore des risques.
Donc moi, j'ai demandé au préfet il y a déjà 48 heures de dimensionner les forces à la hauteur de ce qu'il y a à protéger, c'est-à-dire faire en sorte qu'il y ait dans l'espace public des policiers ou des gendarmes qui soient présents, qui soient prêts à intervenir rapidement parce que les casseurs et les pilleurs eux sont extrêmement agiles et extrêmement rapides. Donc il nous faut aussi être à la hauteur des méthodes que ces personnes emploient. Merci beaucoup. Merci Grégory Doça d'avoir pris le temps justement ce matin. Vous qui êtes maire de Lyon. Dans un instant, nous serons en direct avec le maire de Marseille également Benoît Paillant Dominique Risé.
Lorsque Grégory Dus dit il faut que nous-mêmes nous puissions suivre en quelque sorte. On a l'impression que le tempo est donné désormais par les casseurs. Alors on est dans le monde d'après. Le calme est revenu ce matin à Lyon parce que les casseurs sont allés dormir. Vous allez voir que ce soir ils seront dans les rues de Lyon. Ce soir, ils seront dans les rues de Paris. On est dans un état d'urgence. qu'il y a une urgence absolue à rétablir l'ordre républicain. En fait, on est au-delà de la reconstruction de la mairie de Limoge, de l'office du tourisme de Lyon, de la réparation de la résidence de la sous-préfet de Bordeaux, de la réparation de la mairie de Marseille. On est bien au-delà.
En fait, il y a une bascule. Ce sont deux mondes qui se rencontrent. Il y a un monde qui n'a rien à perdre et qui n'a peur de rien. Et en face, il y a un monde qui a tout à perdre et qui a peur de tout. Donc on a commencé donc les les émettiers, je parle pas des manifestations, il faut se sortir des manifestations. Il faut Et d'ailleurs, je le disais le le timing même, vous le disiez, ils étaient à nouveau présents hier, y compris à Lyon, à Marseille, à Paris. Les casseurs se sont totalement décorrélés. Hier, il n'y avait pas de manifestation et pourtant les casseurs étaient présents. Voilà, donc ils sont ici, ils viennent dans le cœur des villes, ils sont dans le cœur de Paris.
Vous savez que hier donc ils ont cassé des restaurants, ils ont tenté d'entrer dans des immeubles, ils sont entrés dans certains immeubles, des habitants se sont barricadés. On a un confrère journaliste à BFM TV qui habite un immeuble qui m'a envoyé des messages toute la nuit qui avait peur qui a entendu des des gens dans son son couloir d'escalier. Dans ces dans ces maisons, il y a des dans ces appartements. Il faut que ceux qui habitent la province écoutent bien ce qu'on leur dit parce que là-bas la vie est différente. À Paris, les gens vivent dans des immeubles, dans des petites rues et les émeiers étaient dans les rues, dans les immeubles, sur le palier des appartements.
Qu'est-ce qui va se passer la prochaine fois ? Ils vont entrer dans les appartements et vous verrez prochaine étape c'est les supermarchés dans les supermarchés vont servir. J'ai eu le témoignage ce matin sur RMC notamment de Patricia. Patricia elle m'a dit c'est moi, elle m'a dit je suis affolée parce qu'elle disait sa crainte justement que les gens ne rentrent que les que les casseurs ne rentrent dans les immeubles. Vous disiez différent en province mais en province on se sent peut-être encore moins protégé parce qu'il n'y a même pas le hall de l'immeuble. Il y a immédiatement euh la rue, le pavillon, la campagne. Est-ce qu'il n'y a pas aujourd'hui un sentiment d'abandon ?
Bien sûr, il y a un sentiment d'abandon évidemment. Je vais vous lire un autre message parce que c'est aussi le sentiment d'abandon. C'est un armurier qui est en plein cœur de Paris, mais vraiment en plein cœur de Paris, qui m'a écrit cette nuit, ce matin, c'est affligeant, à pleurer. J'ai passé la nuit à protéger l'armurerie tout seul, des milliers de des venus des banlieux. Pour info, tout le monde s'arme. Tout le monde s'arme. Ça veut dire quoi ? On rappelle que c'est totalement. Non, c'est pas illégal. Vous pouvez acheter vous pouvez acheter des armes autorisées, des armes qui lancent des balles en caoutchou, des armes non létales.
Bien sûr, ce qui est illégal, c'est d'aller acheter des armes, des armes, des armes qu'on a pas le droit de posséder. Des armes qui sont dans les banlieux, des kalashnikov, des fusils d'assaut scorpion, des pistolets. Ça c'est illégal. Et c'est illégal aussi pour le particulier de s'armer et il s'armera pas parce qu'il peut pas trouver ce genre d'arme. Qu'en est-il aussi de ceux commerçants qui ont tenté de défendre leur commerce ? On a en teste tous ces images non seulement de commerçants désolé cette femme dont le café a été intégralement brûlé. Elle dit c'est toute une vie qui est partie en fumée.
On pense aussi à ce patron d'un magasin de jeux vidéos Microsing ou Micromania qui est devant son son magasin qui tente de le protéger et qui se prend littéralement une balayette. Moi, j'ai écouté avec le son et entendre les rires du reste de ces casseurs, rire de la chute de celui qui tentait de défendre son magasin, euh ça brise le cœur bien sûr. Mais c'est ce que je vous disais, il y a un monde qui n'a rien à perdre. Il y a un monde de brutalité, de violence. Ce sont leurs codes et il y a notre monde à nous.
Nous nous protégeons, on prend des assurances, on protège nos enfants, on a peur pour nos biens et effectivement ces gens-là ne respectent rien et on a l'impression de le découvrir à Pauline, mais c'est ce sont encore une fois leur code, leur mode de fonctionnement. Et si l'État ne fait rien, très très vite, si l'État ne fait rien, et bien un jour un drame va se produire. On viendra un matin ici à BFM TV commenter les actes de quelqu'un qui aura pris les armes. C'est pour ça que je vous disais la ville et la campagne c'est pas la même chose.
À la campagne on sait se défendre mais dans les villes dans les villes vous pensez carrément que on en est là c'est-à-dire qu'on en est à ce que des Alors cela dit hein moi j'entendais le témoignage de nombreux auditeurs ce matin qui disaient qu'ils avaient eu peur qu'ils avaient eu littéralement peur. La prochaine étape après la peur c'est effectivement de tenter de se faire justice soi-même ou de se défendre tant qu'on le peut. Mais bien sûr, je je voudrais qu'on puisse donner tout de suite la parole au maire de Marseille qui est en direct avec nous, Benoît Paï.
Monsieur le maire, merci de prendre le temps ce matin lorsque euh vous entendez le ministre de l'intérieur qui reconnaît ce matin qu'il y a eu une perte de contrôle. Ça correspond à ce que vous avez observé. Bien évidemment, c'est une perte de contrôle quasiment totale. On est passé du maintien de l'ordre au rétablissement de l'ordre. Les forces de l'ordre ont été dépassées non pas parce que n'avaient pas les compétences mais parce qu'elles n'étaient pas en nombre, parce qu'elles ont été désorganisé, mal organisé et qu'on a vécu ce que je pensais à n'avoir jamais connaître en tant que maire ou en tant que citoyen.
pas simplement à Marseille mais dans toutes les villes de France, c'est-à-dire un pays une démocratie complètement dépassée en voyant des scènes de violence absolument inoui. Des voyou, des casseurs qui se sont introduits dans des mairies, la mairie de Limoge brûlée, la porte de ma mairie défoncée, des commissariats de police municipale, les mes commerçants. Pendant des heures et des heures, j'ai assisté en direct à des scènes de pillage comme dans un pays du tier monde. Or, la 6e puissance du monde ne mérite pas ça. La France ne mérite pas de voir ces scènes là. Le monde entier nous regarde. Nous sommes là. Honte de de de l'Europe ce matin.
Et je peux vous le dire, j'ai honte pour l'idée que je me fais de la République et de la démocratie. En voyant ces scènes, on en tremble. Quand j'ai vu la Mariane par terre dans ma ville, dans ma mairie, j'en ai eu les larmes aux yeux et j'en ai été bouleversé. Et j'ai pensé à mes prédécesseurs et j'ai pensé à ce à l'idée même de ce qui était la République dans ce pays, de ce qu'est la cohésion sociale, de ce qui est le pacte social qui a été mis à bas parce que plus personne n'est capable d'écouter plus personne. On a fait dans ce dans ce pays des forces de l'ordre de la chair à Canon. On a fait des manifestants de la chair à Canon.
J'ai vu des doctrines de maintien de l'ordre complètement ahurissante. Je ne sais ces gens-là se présentent des professionnels. Je ne parle pas des forces de l'ordre. Je pense de ce à ceux qui les emploient au moment où 100 m derrière eux, des dizaines et des dizaines de vitrines étaient cassées, des centaines de de vandales entré dans les commerces pour les piller, nous avions des manifestants qui se faisaient gazer. Nous avions et nous avons eu des responsables politiques qui toutes honte bu sont venus à ma place sur votre antenne. Vous estimez qu'ils se sont trompés de cibles. Vous dites "Je veux savoir quels ordres ont été donnés".
de cibles mais bien évidemment de cibles mais je ne pense pas que des manifestants soient des cibles à Pauline de Malerbe vous savez être manifesté c'est un droit constitutionnel dans ce pays et je ne confonds pas un manifestant et un voyou un voyou sa place elle est en prison un manifestant qui réclame quoi en fait unité quand il est dans un lycée n'était pas orienté forces de l'ordre ceux qui les ont employés pas les forces de l'ordre ceux qui les ont employés les forces de l'ordre un en sous-nombre à Pauline de Malerbe je veux le dire de manière solennelle une UFM, une unité de force mobile pour que vos auditeurs, pour que vos téléspectateurs le comprennent bien.
80 euh CRS de force mobile dès le matin. Il a fallu que j'appelle le président de la République, le ministre de l'intérieur et le premier ministre pour que deux forces mobiles et deux centors soient envoyés à Marseille. À deux reprises, ils ont été réapprovisionnés en munition. Ils ont balancé des grenades lacrymogènes toute l'après-midi dans la manifestation. Au même moment, de manière impunie, pendant des heures et des heures, plus de 5h, j'ai assisté à des scènes de pillage sans la moindre intervention.
Il a fallu que je fasse sortir la police municipale pour rétablir euh euh le le calme bien évidemment quelquefois avec l'ordre des forces avec l'aide des forces de l'ordre et je veux les saluer. Mais quand je vois que les marins pompiers ont été pris pour cible, quand je vois que la police, quand je vois que les manifestants ont été pris pour cible, quand je vois que certains ont essayé de mettre le feu sont se sont introduits dans des dans des dans des immeubles, dans des dans des dans des dans des commerces. Vous voulez pas qu'on ait la rage, il n'y a dans des habitations, mais vous mesurez ce qui se passe dans ce pays et et quelle réponse on a ?
"Ah, il y avait 300 casseurs à Marseille." Mais qu'est-ce que c'est que ce chiffre ? Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Vous croyez que ça va masquer ? Vous croyez qu'une telle qu'une telle bêtise peut masquer le fiasco sécuritaire que j'ai vécu en fait Bétis dont vous parlez, ce sont les propos du préfet des Bouches du Rône qui a effectivement estimé qu'il y avait 300 casseurs. Vous aurez le ministre de l'intérieur Laurent Nèz qui est en route vers Marseille pour vous voir ce matin. Laurent Nugèz qui avait remis sa démission, démission qui n'a pas été acceptée. Qu'est-ce que vous allez lui dire ?
D'abord, je trouve que c'est assez rare pour et je veux le souligner, c'est un acte assez courageux d'avoir remis cette démission. Je connais beaucoup de responsables politiques qui dans ces moments-là se se seraient soit caché euh soit n'aurait pas fait le geste qu'il a eu. Elle n'a pas été accepté mais je veux souligner ce geste, il est suffisamment rare. J'attends de leur rendre lunise la vérité. Il a été préfet de police chez moi. Vous m'avez entendu sur votre antenne dire il y a 1 an que la décision de supprimer la préfecture de police aurait un jour des conséquences. Voilà, aujourd'hui on le pai. à Marseille en le paix.
J'ai avec la préfète Camileri qui était préfète de police, Dieu a j'ai nous avons eu à gérer ensemble et c'est elle qui pilotait les émeutes après la mort de Naël. Je pense que si ces émeutes-là avaient été gérées comme elles ont été gérées avanth soir, il y aurait eu 10 fois plus de casse il y a 3 ans. J'avais une préfette de police, j'avais des préfets de police à la hauteur dans Laurent Nunis. Qui sait qu'à Marseille, nous ne méritions pas la suppression de la préfecture de police, mais je veux la vérité parce que cette vérité nous la devons aux Marseillais et aux Marseillais. Merci beaucoup. Merci Benoît Paillant, maire de Marseille.
Merci aussi à Grégory Duset d'avoir été en direct avec nous. Merci évidemment à Dominique Riset pour ce point ce matin. Il est 8h53, pardonnez-moi, sur RMC et BFM TV. Sur BFM TV, on poursuit notre [musique] édition spéciale dans un instant. Tout de suite et votre rendez-vous [musique] avec Ser France, le réseau de conseil et d'expertise comptable qui simplifie votre facture électrique. Yeah.