Nouvelle-Calédonie : « Il y a Bougival ou rien », rappelle Naïma Moutchou
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
quand même que ce texte a peu de chance d'être adopté à l'Assemblée nationale et un avenir très incertain. Bon, d'abord, c'est une étape importante qui a été franchie hier soir au Sénat puisque cette haute assemblée a permis que le processus puisse se poursuivre. euh une adoption large par ailleurs hein ici hier soir.
Et donc la porte, elle est ouverte, elle est ouverte au dialogue, elle est ouverte à la concrétisation des accords. La prochaine étape, c'est effectivement celle de l'Assemblée nationale et moi je continuerai à aller convaincre, aller faire la pédagogie auprès des députés pour leur expliquer l'importance de ces incords, non pas pour donner un point au gouvernement, mais pour les Calédoniens. Ils ont besoin de stabilité politique institutionnelle en plus du redressement économique auquel nous nous sommes engagés avec le premier ministre dans un investissement d'ailleurs massif hein pour les territoires.
Mais il faut aussi donner la visibilité institutionnelle. Et je poserai la question aux députés si ça n'est pas le processus de bougival qui a été négocié par cinq forces politiques sur six, alors quelle est l'alternative ? Aujourd'hui il n'y en a pas.
Il n'y a pas d'accord partagé. Il n'y a pas d'accord politique qui puisse être consensuel. Il y a Bougival ou rien.
Alors, les députés socialistes qui pour l'instant sont opposés à cette réforme constitutionnelle mais qui sont favorable à Bougival, ils disent juste il faut que les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie se tiennent et ne soient pas reporté comme le prévoit pour l'instant le texte. Est-ce que vous pouvez faire une concession sur ça et tenir ces élections le 28 juin, ces élections provinciales est-ce qu'il faut forcément les reporter ? D'abord, bah ces élections provinciales, d'abord elles se tiendront.
La question c'est de savoir quand et dans quel cadre les partenaires caléoniens ont souhaité les reporter au mois de décembre. Pas par confort, mais parce que il y a une cohérence dans le processus. Il y a d'abord la réforme constitutionnelle sur laquelle vont s'exprimer le Sénat s'est exprimé ensuite l'Assemblée nationale.
Il y aura la consultation des Calédoniens sur ce texte. il aura la loi organique et à l'issue de ce processus, quand on aura un cadre stabilisé, alors les élections provinciales pourront se tenir. Sinon, ça veut dire que on va tenir des élections dans la précipitation au mois de juin sans cadre politique lisible pour les électeurs, ce qui est toujours un danger.
Quand vous avez de l'incertitude, en Calédonie, c'est un danger. Est-ce que cet accord de Bougival, il peut fonctionner au final sans la signature du FLNKS qui est quand même le principal mouvement indépendantiste Canac qui refuse de le signer ? Il y a quand même un gros problème avec cet accord.
Ma porte, elle est ouverte, je l'ai dit depuis le début, elle est ouverte, elle restera ouverte tout au long de ce processus qui dure plusieurs mois. Moi, je suis à disposition de tous ceux qui veulent travailler dans l'intérêt du territoire. Bougival, ça n'est pas rien.
C'est toute une architecture que nous sommes en train de construire pour le territoire pour des années, pour donner ce souffre, pour donner cette perspective. Il fut un temps il y a pas si longtemps. C'était il y a quelques mois où toutes les forces politiques s'étaient assises autour de la même table.
C'était parlé et avait signé Bougival. Donc je crois à la possibilité encore d'un accord qui puisse rassembler largement.
Naïma Moutchou