Le Grand Dossier "Nuñez : c'est clairement un crime terroriste" du vendredi 23 octobre 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 20 %Défensif 65 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:33OuverteRéponse directe
Quelles sont les premières informations sur l'attaque à Trappe ?
- 5:01RelanceRéponse partielle
Le ministre évoque un acte terroriste islamophobe. Peut-on confirmer cette qualification ?
- 5:46OuverteRéponse directe
Pouvez-vous détailler le périple meurtrier et le profil du suspect ?
- 7:13OuverteRéponse directe
L'enquête est-elle déjà orientée vers un mobile raciste ou terroriste ?
- 7:52RelanceRéponse partielle
Un périple de 15 minutes avec une arme automatique suggère-t-il une planification ?
- 8:35ComplaisanteRéponse directe
Faut-il éviter les conclusions hâtives sur ce dossier sensible ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 18:33Aurore BergerFait
« Il y a une coordination extraordinaire sur place, il faut quand même le dire, le saluer à la fois policiers municipaux, une policière municipale de la Verrière qui a sans doute permis de sauver la vie de quelqu'un parce qu'elle est intervenue immédiatement. »
- 19:11Aurore BergerFait
« C'est le parquet national antiterroriste qui doit qualifier les faits et c'est toujours à lui de le faire et c'est comme ça que ça doit se passer dans un état de droit et en démocratie. »
- 19:52Aurore BergerFait
« On voit bien que souvent, trop souvent, on tolère ou on accepte les paroles et ce registre là comme si ça ne prêtait pas ensuite à ce que des actes puissent être perpétrés. »
- 21:54Aurore BergerFait
« Il faut à la fois dire les faits. Dire les faits, c'est dire qu'il y a eu un crime terroriste, qu'il s'agirait vraisemblablement d'un crime terroriste à caractère raciste. »
- 23:50Aurore BergerFait
« Normalement, le principe même de la vie politique, le principe même de l'engagement politique, c'est justement de garantir qu'on puisse encore vivre dans le même pays de manière civilisée. »
- 24:28Aurore BergerFait
« Malheureusement, on doit sécuriser des lieux de culte. Malheureusement, on doit sécuriser des écoles de la République française. »
- 26:24Aurore BergerFait
« Et j'aimerais qu'on puisse unanimement condamner les violences. Si on veut garantir au manifestants le droit de manifester, alors on doit unanimement aussi condamner les violences qui malheureusement ont fait que le weekend dernier notre pays a connu un embrasement. »
- 27:03Aurore BergerFait
« C'est pas ma prérogative, celle de déclarer s'il y aura ou pas état d'urgence. J'espère qu'on aura pas besoin que cette question même se pose. »
- 27:44Aurore BergerFait
« Quand le président de la République s'exprime, il s'exprime au nom de l'ensemble des Français. »
- 36:12Fait
« Si c'est ça, ça veut dire que c'est une arme de récupération. C'est une arme qui militairement est obsolète, ce qui ne veut pas dire qu'elle ne tue pas. »
- 38:13Guillaume FardeFait
« Il ne figuraient pas dans les fichiers de police et de renseignement pour une radicalisation ou bien des atteintes à la sûreté de l'État. En clair, nous n'avons pas l'information comme quoi il aurait été fiché S. »
- 46:55Samia MactoufFait
« Nous n'avons pas tous la même lecture de ce que le parquet et le procureur a annoncé à savoir que pour l'instant et au stade des investigations, il s'agit d'un acte terroriste à caractère raciste. »
- 49:07Laurent NugèzFait
« Manifestation déclarée qui se tiendra demain matin et qui a vocation à se terminer à 13h et qui donnera lieu à un dispositif de sécurité extrêmement important. »
- 51:17Laurent NugèzFait
« Nous allons réagir avec la plus grande fermeté comme ce sera le cas partout demain sur le territoire national avec la plus grande fermeté pour mettre un terme aux exactions. »
- 53:55Locuteur 1Fait
« On ne peut pas tolérer de débordement. Ça n'est pas possible. Ça n'est pas possible. »
- 55:13Locuteur 1Chiffre
« Le préfet évoquait entre 2000 et 3000 éléments radicaux hier. »
- 55:48Locuteur 1Fait
« Il est hors de question que on ne sécurise pas une réunion d'une formation politique. »
- 56:29Locuteur 1Fait
« On a fait le choix de mettre un dispositif policier qui permet d'assurer que tout se passe bien. »
- 58:57Locuteur 1Fait
« On a des services de renseignement qui travaillent qui évaluent un risque. »
- 1:07:18Locuteur 4Fait
« un périple meurtrier qui a duré une quinzaine de minutes en tout euh sur les communes de Trappe et de Laavrière. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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ratio. [musique] La suite de notre édition évidemment consacrée à cette attaque à l'arme à feu à trappe évidemment ce matin. Je vous rappelle cette attaque qui a fait un mort et cinq blessés dont une fillette de 12 ans. Le ministre de l'intérieur, Laurent Nouz parle d'un acte terroriste islamophobe même selon le le maire de Trave. Je je vous rappelle également que le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'affaire et retiendrait évidemment un un mobile peut-être raciste. On en parle évidemment dans un instant, mais d'abord écoutons Laurent Nugèz, le ministre de l'intérieur qui s'exprimait donc il y a quelques minutes. Ce que je voudrais dire clairement, c'est que on ne cherche, il y a pas de volonté d'occulter quoi que ce soit dans cette
affaire. Le procureur a ouvert pour assassinat terroristes tentative d'assassinat à caractère terroriste en raison de l'origine supposée ou réelle des personnes. Voilà, ça répond à l'interpellation qu'on vient d'avoir. Ça me paraît assez clair, il faut laisser évidemment l'enquête se dérouler mais le chef d'inculpation sur lequel a ouvert monsieur le procureur national antiterroriste me semble suffisamment explicite. Et on va prendre tout de suite la direction de de Trappe retrouver notre reporter sur place Capucine Diè Capusen vous êtes sur les lieux non loin des lieux où a été arrêté donc cet homme présumé euh présumé tireur donc ce ce matin à trappe euh au tout près de cette station service que que se passe-t-il exactement ? Racontez-nous. Et bien écoutez, c'est dans cette
station service à proximité de la commune de Trappe qu'un individu, un jeune homme de 21 ans a été blessé par balle. Il est donc en urgence absolue. Il se trouve en ce moment même à l'hôpital. On a les forces de l'ordre qui sont présentes sur place. On voit bien que le périmètre a été bouclé. Alors évidemment la station service est fermée euh au public et puis peut-être que vous l'apercevez sur ces images de Léo Milencours. On a cette voiture blanche qui est stationnée depuis maintenant plusieurs heures. La vitre arrière de cette voiture est complètement brisée. Peut-être s'agit-il et bien de la voiture de ce jeune homme de 21 ans qui a été blessé. Il y a quelques heures, un petit peu plus tôt dans la journée, c'était la police scientifique qui était présente sur
place pour faire des prélèvements. Selon des source policière, et bien c'est euh au niveau de la commune de Trappers tirs ont été entendus. Donc on a effectivement ici au niveau de la station service un jeune homme qui a été blessé. On sait que dans la commune de Trapp lors de ce périple meurtrier, c'était les mots du ministre de l'intérieur, on a également un autre jeune homme de 26 ans qui est malheureusement décédé au niveau donc du squir de la commune de Trappe. Et puis on a également trois autres personnes blessées, grièvement blessées dans la commune de Laavrière, donc à proximité de la ville de Trappe. Et parmi ces trois personnes blessées, on a une fillette de 12 ans qui est grièvement blessée en urgence absolue, elle aussi à l'hôpital. Ce qui fait donc un bilan de
une personne des CB et de quatre blessés dont plusieurs en urgence absolue. Merci beaucoup Capucine Diè. Merci également à à Léo mis en cours pour les images. Je présente mes mes invités ce soir pour en parler. Alexandra Guillet, bonsoir. Journaliste police justice TF1 LCI. Je salue Julien Arnaud. Bonsoir. Éditorialiste du service politique TF1 LCI. Michael Dequin, vous êtes également avec nous. Bonsoir. Je rappelle que vous êtes délégué national du syndicat de police unité. Je salue Philippe Gibert. Bonsoir. Bonsoir. Éditorialiste politique, vous êtes ancien directeur du service d'information du gouvernement. Jacques Poinas, vous êtes avec nous. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes ancien commissaire de police. Vous avez été chef de l'unité de coordination de la lutte antiterroriste.
Voilà pourquoi vous invitez, vous connaissez parfaitement ce genre d'affairire. On a besoin de vos lumières ce soir pour nous expliquer ce qui est en train de se passer. Et puis je salue également à Samia Mactouf. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes avocate des parties civiles notamment au procès des attentats du 13 novembre. D'abord encore une fois, arrêtons-nous peut-être sur cette phrase donnée par le ministre de l'intérieur tout à l'heure qui révèle que cette acte est vraisemblablement de toute évidence un un acte à caractère terroriste et ce qui aujourd'hui euh monsieur le commissaire peut déterminer qu'il s'agit bien d'un d'un acte terroriste. Écoutez, le parquet national antiterroriste avant de de se saisir et de choisir des chefs d'inculpation
qui sont très parlants a forcément des éléments qui viennent sans doute des faits eux-mêmes, d'éventuelles paroles qu'a prononcé le suspect et ou de déclaration des premières déclarations qu'il a faites au policiers puisque les fait vers 11h il a dû commencer à être entendu au moins verbalement. Donc si le parquet national antiterroriste a choisi ses chefs d'inculpation, c'est malheureusement qu'ils sont qu'ils sont probablement exacts. Euh bon après euh quelle forme de terrorisme ? terrorisme raciste visant des étrangers, une communauté particulière, on ne sait pas encore.
Je crois que tout le monde se pose la question de savoir s'il s'agit d'un terrorisme que j'appellerais de représaille sans sans que ça n'excuse absolument rien bien sûr, mais donc lié par proximité de date avec ce qui s'est passé samedi dernier. C'est là que la question se pose. Je ne dis pas qu'elle je dis pas qu'elle est réglée. Bien sûr, bien sûr. Et je crois que tout le monde se pose cette question et et l'enquête le déterminera notamment l'enquête qui ne fait que commencer. Justement, on va faire un point avec vous Alexandra Guillet. Que sait-on exactement à cette heure de ce qui s'est passé ? Alors, ce matin vers 10h30, un individu a ouvert le feu à l'arme automatique dans le cadre d'un périple meurtrier, hein, pour reprendre les mots
du ministre de l'intérieur, d'une périple meurtrier d'une quinzaine de minutes ou alarme automatique. Il a tiré en rafale euh semble-t-il selon certains témoignages plutôt au hasard depuis sa voiture sur des passants. On est dans les rues de Trappe et de Laavrière. deux communes euh proches qui sont situées dans les Yvelines. Un périple meurtrier puisqu'on déplore cinq euh une personne décédée âgée un homme de 26 ans et également cinq blessés dont trois sont des blessés graves. Parmi ces trois blessés graves, il y a notamment une fillette de 12 ans qui a reçu près d'une
dizaine d'impact de balles selon nos informations. Le suspect, lui, a pu être interpellé sur la commune voisine de Coignère par des policiers de la brigade antiriminalité de la BAC. Il a été interpellé, placé en garde à vue. Il s'agirait donc, selon nos informations, d'un homme de 39 ans qui habite lui-même euh les Yvelines et qui serait déjà connu des services de police notamment pour des faits de délinquence de droits commun. Pour l'instant, vous l'avez dit, on ignore quelles sont ces motivations, mais ce que l'on sait, c'est qu'après avoir euh tenu une phase d'observation, et bien le parquet national antiterroriste a décidé de se saisir de ce dossier. Il a saisi pour cela pour la
poursuite des investigations de services d'enquête qui sont le la sous-direction antiterroriste et la DGSI, la direction générale de la sécurité intérieure. Merci beaucoup Alexandre Guillet. Prenons point par point évidemment parce qu'il y a beaucoup d'informations, il faut je pense les établir un à un pour nos téléspectateurs et pour tout le monde qui qui nous écoute et et qui nous qui nous regarde. D'abord un mot sur ce qui s'est passé concrètement Michael Dequin. On a un homme visiblement d'après notamment les informations du ministre de l'intérieur Laurent Nugèz qui évoque un périple meurtrier de de 15 minutes. Qu'est-ce que ça nous dit aujourd'hui ? nous dit que cet homme enfin lorsqu'on évoque un périple de 15 minutes à bord d'une voiture à s'en prendre à plusieurs personnes, est-ce
qu'on on pense tout de suite à à une opération qui est planifiée, organisée, un individu déterminé ? Je crois qu'il faut rester très prudent sur les réactions à chaud. Mes collègues de LAASDAT euh sont actuellement dans leur travail d'enquête. [grognement] Euh il faut respecter ça euh au vu de la gravité des faits et euh et surtout de du degré de violence avec le nombre de victimes. Je pense qu'il faut vraiment rester Ouais. Très prudent. Euh voilà, quelqu'un qui comme vous le rappelez a tiré à plusieurs endroits sur deux communes différentes, euh plusieurs victimes. Euh le parquet national antiterroriste est saisi. Je pense qu'il faut voilà être très prudent et puis euh
surtout euh ne pas rentrer euh dans des conclusions tropives. L'affaire me paraît très sensible et encore une fois, c'est important dans ce genre de moment de préserver mes collègues qui ont en charge ce genre d'enquête et d'éviter de de partir dans tous les sens avec des des conclusions voilà qui seraient bien trop bien trop rapide. effectivement l'enquête qui qui commence tout juste évidemment votre regard vous Philippe Guer sur ce qui s'est passé parce que encore une fois ce qui est assez saisissant c'est c'est le péri 15 minutes quand même on voit que on n'est pas sur un coup de sang rapide on est vraiment sur une opération qui effectivement peut-être été planifiée. C'est d'autant moins un coup de sang euh
si on peut si on observe qu'il avait des bonbonnes de gaz visiblement dans son appartement, ce qui veut dire qu'il avait anticipé une éventuelle perquisition de de son appartement ou peut-être qu'il pouvait imaginer s'y réfugié. Enfin là, je me je me perds en conjecture. Mais en tout cas, ça indique une organisation, une une préparation assez précise avec une arme de guerre. Euh bon, [grognement] le procureur est quand même assez net et comme vous le disiez euh s'il est avancé aussi vite, c'est qu'il avait tout de même des premiers éléments euh assez assez probants euh pour indiquer une intention terroriste, donc une intention politique. [grognement] C'est pas de la pure sauvagerie, si j'ose dire, je mets plein de
guillemets autour de l'adjectif gratuite comme ça, quelqu'un qui tire sur la foule dans une ville. [grognement] Euh donc il y a une intention politique et deuxièmement, il nous donne une 2uxem indication puisqu'il dit euh que son intention était de viser ou de tuer, il a tué un homme euh des personnes en raison de leur origine. Hmm on on est obligé [grognement] de de de devenir très prudent à ce stade. Est-ce peau ? Est-ce une religion supposée ? Là, on nen sait absolument rien et c'est là qu'il faut être extrêmement prudent. Euh est-ce que c'est une réaction une un terrorisme de réaction ? C'est l'hypothèse que vous émettiez.
Alors, il faudra que le le que l'accusé ou le soupçon enfin je crois qu'on peut dire qu'il est accusé euh fasse des déclarations par rapport à ça parce que une réaction de sortir dans la rue et de tirer comme ça sur des personnes par exemple de couleur après ce qui s'est passé le weekend dernier, si on n'aimait cette hypothèse, ce n'est vraiment qu'une hypothèse. qu'une hypothèse encore évidemment euh paraît euh euh [raclement de gorge] paraît pas forcément évidente dans son lien de causalité. Euh ce qui s'est passé le weekend dernier, certes, on a beaucoup dit qu'il y avait des jeunes de bonlieu qui étaient descendus euh [grognement] notamment parmi les pilleurs, même si les choses sont peut-être un peu plus compliquées que ça. Euh tout ça est
encore très très flou. Euh [raclement de gorge] peut-être a-t-on affaire, c'est une autre hypothèse, je parle vraiment au conditionnel, hein, peut-être a-t-on affaire à un membre d'un groupuscule suprémiste, raciste, comme on en connaît aux États-Unis ? À ma connaissance, je parle sous votre contrôle, commissaire hein, à ma connaissance, c'est le premier attentat raciste qu'on a en France. Je je ne vois pas de on avait eu un attentat contre une mosquée euh mais qui a vraiment été ciblé si j'ose dire antimusulmane par nature puisque c'était une mosquée. Là on saurait, je mets plein de conditionnel on saurait face à un premier attentat
raciste, mortel avec quelqu'un qui avait l'intention de faire un carnage. Non, il y a déjà eu des des attentats racistes en France euh récemment. La question que je me pose, c'est celle du passage à l'acte. Cet homme était sûrement raciste avant. Est-ce que les faits de samedi dernier ont amené le passage à l'acte ? Il était sûrement raciste le passage, il était sûrement raciste avant. Est-ce que ce sont les faits de samedi qui ont Encore une fois, restons prudent, prenons tous les toutes les précautions nécessaires parce que encore une fois rester très prudent. Exactement. parce que les les éléments de l'enquête, on en sait encore très peu sur cet individu. Le présumé tireur effectivement et on en saura davantage évidemment dans les prochaines minutes.
Restons quand même sur les faits sur ce qui s'est passé. Écoutons quand même le témoignage de certains habitants de de Trapp et et ses environs sur ce qu'ils ont vu ce matin. Écoutez le le témoignage de l'un d'entre eux. moment où j'arrive, c'est vraiment une scène de désolation. Des impacts de balles, des douilles par terre, il y avait deux chargeurs qui traînaient, des vitres cassé, vraiment une scène de guerre quoi. Et à ce moment-là, je me tourne et je vois au niveau de la boutique un homme couché par terre baignant dans son sang qui criait à l'ide, il était couché sur sa trottinette et franchement, c'est une c'est une scène qui m'a glacé et honnêtement, je suis choqué jusqu'à maintenant. Samia Mactouf, on entend évidemment le choc de de cet habitant de de trappe
interrogé par nos journalistes F1 LCI. Il parle quand même d'une d'une scène de guerre. Scène de guerre. C'est très exactement, monsieur ce que définit c'est ainsi qu'on définit un acte terroriste. Et malheureusement la France depuis un peu plus d'une dizaine d'années a connu ces actes terroristes, ce qui a amené à la création du PNAT, le pôle antiterroriste a amené à codifier certaines certaines attitudes, à faire évoluer notre droit. Donc aujourd'hui, malheureusement, on en reparle encore. Et lorsqu'on parle d'un acte terroriste, c'est bien parce que tel que ça a été défini, parce qu'on a des éléments qui permettent de retenir cet acte
terroriste. Vous l'avez dit tout à l'heure et c'est bien de le redire. Nous sommes à la au stade de l'instruction, de l'enquête. Les choses peuvent à tout moment évoluer, rien n'est figé. Mais dire que c'est raciste ou antisémite ou autre, c'est le propre même de la motivation terroriste. Vous savez, j'aiété j'ai accompagné des partis civils lors de l'attentat de l'Hypercacher. C'était un acte terroriste animé par une une haine des juifs. Et les les personnes qui étaient ciblées, c'est des elles étaient ciblées parce qu'elles étaient de confessions juives. Donc là, lorsqu'on dit terroriste, ce n'est pas raciste, monsieur. Il y a bien sûr du racisme, de
l'antisémitisme, mais c'est d'abord terroriste tel que le PNAT l'a décrit. Et nous avons suffisamment de recul pour revenir au mode opératoire, au à la modalité, c'est des tirs nourris, à au ciblage des victimes. Donc vous voyez, nous avons suffisamment de recul aujourd'hui pour analyser notre jurisprudence, nos décisions des cours d'assise qui depuis 2014 se sont multiplié et nous donne du recul en terme juridiqu et nos codes nos codes le code pénal a évolué pour nous donner des définitions très très intéressantes qui continuent malheureusement à évoluer. Nous sommes aujourd'hui dans un cas
précis d'actes terroristes qui tendent à terroriser la population. On va prendre justement la la direction du terrain du côté Trappe retrouver l'une de nos équipes Charles Flagel. Charles, bonsoir. Vous étiez notamment au côté de la police scientifique qui a visiblement quitté les lieux. C'est bien ça ? Oui, effectivement, il y a quelques instants, c'est ici sur cette avenue, juste à côté d'un score qu'une partie des faits se sont déroulés ce matin vers 10h30, là où un homme de 26 ans a été euh fusillé et tué. Vous voyez, des rubalises sont encore installées. Le périmètre est fermé, plus personne ne peut circuler ici. Et comme vous le disiez, il y a quelques instants, la police scientifique était sur place pour identifier, relever les preuves matérielles de la fusillade. Ils ne ils
sont partis, on ne sait pas où exactement. Seule une voiture de police reste sur les lieux. Les policiers qui sont présents sur place arrêtent les passants qui voudraient traverser cette zone. Ce ce matin, il y avait un dispositif encore plus important. On a vu notamment le SAMU, les sapeurs pompiers des Yvelines qui étaient là pour protiguer les soins d'urgence aux blessés. On a rencontré également des habitants sur place. Tous sont évidemment choqués par la scène qu'ils ont vu ce matin. On a discuté avec un riverin dont sa mère a vu la voiture arriver à toute vitesse. Elle a entendu également plusieurs coups de détonation. Elle a vu également un corps au sol. Un autre a vu des gens courir dans tous les
sens. Tous décrivent une scène d'horreur et s'interroge sur les motivations du tireur. Merci beaucoup Charles Flagel. Merci également à à Julie Regard. Bonsoir Aur Berger. Bonsoir. Vous êtes la ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Vous étiez tout à l'heure au côté du ministre de l'intérieur, Laurent Nunèz en déplacement à Trappe. D'abord, une question peut-être générale. Avez-vous davantage d'informations ce soir ? Le ministre de l'intérieur parle d'un acte clairement terroriste. Est-ce que ce soir on peut confirmer que cet acte est un acte terroriste ? Alors, c'est pas à nous de le confirmer. C'est le parquet national antiterroriste qui a été saisi. Et donc oui, le parquet national antiterroriste considère que
c'est bien un crime terroriste et vraisemblablement, il s'agirait d'un crime terroriste à caractère raciste au regard des motivations qui seraient celles de l'assayant euh et des profils des victimes qu'il aurait qu'il aurait eu à cibler. Et ça c'est le parquet qui ensuite pourra établir justement les motivations s' un caractère prémédité ou pas. Ça c'est pas évidemment à moi de le faire. Ce que je peux vous dire, c'est que j'ai rencontré à la fois les élus, le maire de trappe évidemment et puis ceux qui seront intervenus immédiatement parce qu'il y a une coordination extraordinaire sur place, il faut quand même le dire, le saluer à la fois policiers municipaux, une policière municipale de la Verrière qui a sans doute permis de sauver la vie de quelqu'un parce qu'elle est intervenue
immédiatement et qu'elle lui a prodigué les premiers secours avec les policiers nationaux, avec la BAC qui est intervenue et qui a permis cette interpellation, les sapeurs pompiers, le SAMU. Donc on a eu à la fois un drame absolu, un crime terroriste vraisemblablement un caractère raciste. C'est un drame absolu qui je crois en deuil la République tout entière. Et par ailleurs, on a une coordination exceptionnelle qu'il faut saluer des forces de sécurité de secours. Vous parlez d'un d'un faisceaux indistes pour un acte raciste. Le maire de Trap à l'IRAB évoque un crime islamophobe. On pourrait aujourd'hui employer ce terme islamophobie pour ce Alors encore une fois, c'est le parquet national antiterroriste qui doit qualifier les faits et c'est toujours à
lui de le faire et c'est comme ça que ça doit se passer dans un état de droit et en démocratie. Moi ce que je peux dire au regard des faits qui nous ont été présentés, remontés, c'est qu'il s'agirait encore une fois de motif raciste et c'est le parquet qui va pouvoir le caractériser. Est-ce que en plus du caractère raciste, il y a un caractère antimusulman ? C'est-à-dire des personnes qui auraient été ciblées à raison de leur religion réelle ou supposée ? Là encore, c'est à démontrer et en tout cas ce qu'il faut rappeler, c'est qu'on voit bien qu'on a un risque d' forme de grand affrontement dans notre pays et je crois que ça devrait toutes et tous nous inquiéter, nous interpeller, nous réveiller aussi sur le fait que les paroles racistes qui parfois s'expriment de manière plus
décomplexée, on le sait, ensuite, elles peuvent préparer des actes de la même manière que des paroles antisémites peuvent préparer des actes. On voit bien que souvent, trop souvent, on tolère ou on accepte les paroles et ce registre là comme si ça ne prêtait pas ensuite à ce que des actes puissent être perpétrés. Des actes sont perpétrés, ils enent la France, ils ciblent directement des Français à raison de leur origine réelle ou supposé, à raison de leur identité, peut-être à raison de leur religion. C'est l'enquête qui le qui le déterminera. Aurore Berger tout à l'heure le le maire de Trap à l'IRAB euh autre déclaration disait en gros nous sommes collectivement responsables et appelés à une désescalade. C'est le mot qu'il a utilisé par rapport à toutes les
réactions. Il y en a de nombreuses sur les réseaux sociaux. Est-ce que vous vous trouvez pour l'instant qu'on a une classe politique dans son ensemble, j'allais dire qui reste raisonnable, prudente justement, qui est dans ce climat, j'allais dire, de désescalade face à ce qui vient d'être perpétré et est-ce que vous ne craignez pas qu'à un moment donné, on l'a vu dans d'autres cas, il y a une sorte de récupération et d'emballement qui surviennent dans les heures qui viennent ? Aujourd'hui, on a un homme qui est mort et on a quatre personnes qui sont en urgence absolue dont une petite fille de 12 ans. Euh si ça ça n'appelle pas un homme de retenu dans la manière avec laquelle on s'exprime, je sais pas bien ce qu'il peut appeler à la retenue. Donc il faut à la fois dire les faits. Dire les
faits, c'est dire qu'il y a eu un crime terroriste, qu'il s'agirait vraisemblablement d'un crime terroriste à caractère raciste. C'est rappelé le caractère insupportable évidemment de se dire qu'il y a un seul français qui douterait de sa place dans notre pays qui aurait peur qui aurait peur pour sa sécurité dans notre pays en raison de de sa couleur de peau, de son origine, de son identité, de sa religion. C'est insupportable de se dire que notre pays serait ce pays-là. Ça n'est pas la France. Ça n'est pas le pays que nous voulons. Et donc je crois que tous les candidats à l'élection présidentielle, que tous les partis politiques ont un devoir à la fois de lucidité, de vérité par rapport au fait, sans anticiper encore une fois sur ce que l'enquête judiciaire doit pouvoir dire. Donc ce
devoir de vérité, de lucidité, j'espère que chacun s'y conformera, j'allais dire s'y tiendra. Il faut dire ce qu'il y a à dire. Il faut voir ce qui malheureusement c'est s'est produit, ce qui a coûté la vie d'un homme et ce qui j'espère ne coûtera pas la vie de celles et ceux qui sont blessés et qui sont encore pris en charge à l'hôpital. Mais oui, aussi un peu de retenu et peut-être une retenue qui dure au-delà de l'émotion parce qu'on voit parfois qu'on a immédiatement des messages d'empathie, de compassion, d'appel à un sursaut républicain ou national et puis ensuite la campagne reprend ses droits et puis ensuite on oublie les bonnes résolutions qui étaient prises l'heure d'avant. Euh or, on voit bien qu'il y a un caractère inflammable dans notre pays.
Enfin, on l'a tout suffisamment vu, commenté et on n'a pas envie de vivre dans un pays justement où il y aurait cette espèce de grande escalade d'affrontement euh de communautés les unes contre les autres, de territoires les uns contre les autres. Ça n'est pas en tout cas la France qui doit être la nôtre. En tout cas, c'est pas celle à laquelle je crois. Euh si le caractère raciste et islamophob et est islamophobe pardon est avéré dans les dans les heures qui viennent, ça voudrait dire que la France aujourd'hui elle est confrontée à à un nouveau type de terrorisme. Alors malheureusement, vous savez, c'est pas la première fois qu'il y aurait un crime raciste. Euh malheureusement, encore une fois, dans notre pays, il y a des Français qui ont été assassinés à raison de leur identité, de leur
origine, de leur religion, qu'elle soit réelle ou supposé d'ailleurs, que ce soit des crimes antisémites ou des crimes racistes. Ce qu'il faut, c'est déterminer le profil de l'auteur, voir s'il y a des ramifications ou pas. Et ça encore une fois, c'est pas un ministre de la République de le dire ni à des journalistes. C'est l'enquête judiciaire qui doit pouvoir le déterminer. Et je pense qu'il faut être très lucide en tout cas sur le fait que nous sommes un pays où aujourd'hui à l'ôre d'une campagne présidentielle qui est déjà bien engagée, on voit qu'on a une confrontation qui est de plus en plus forte et ça n'est pas au responsable politique d'accentuer ces fractures, d'accentuer cette confrontation. Normalement, le principe même de la vie politique, le principe même de
l'engagement politique, c'est justement de garantir qu'on puisse encore vivre dans le même pays de manière civilisée. C'est ça normalement ce qui font de l'engagement politique. Et on voit bien qu'il y a malheureusement des appels à une autre France, à une France où il y aurait en permanence cette confrontation de de communauté, de type de population et à la fin conduire au pire, c'està-dire à des d'antagonismes qui sont tellement importants qu'on ne sait plus être ensemble dans le même pays, qu'on ne veut plus être ensemble dans le même pays. Donc j'espère oui que ce sera un sursaut mais que ce sursaut ne durera pas que les quelques heures de de l'émotion que je crois la France entière éprouve aujourd'hui au regard des événements qui sont déroulés ce matin.
Au vu de ce qui s'est passé ce matin et au vu du climat que vous rappeliez actuel, est-ce qu'il va falloir davantage protéger les communautés et toutes les communautés ? C'est déjà le cas. Vous savez qu'il y a évidemment et malheureusement, j'allais dire malheureusement aujourd'hui euh euh notre pays protège les lieux de culte euh que ce soit les mosquées, les synagogue, ce soit aussi euh euh parfois les églises de notre pays, notamment à l'ô d'un certain nombre de grandes fêtes euh religieuses. Malheureusement, on doit sécuriser des lieux de culte. Malheureusement, on doit sécuriser des écoles de la République française euh parce que quand elles sont confessionnelles et bien nos enfants, ils sont plus exposés. Euh il faut pas oublier ce qui s'est produit quand dans
une école. Euh en l'occurrence juive, des enfants ont été ciblés à bout portant dans notre pays. Euh donc ça s'est malheureusement déjà produit. La question c'est est-ce que on peut accepter que dans notre République tout cela et bien se produise à nouveau et de plus en plus et que quelque part on se dise que c'est une fatalité. Ça n'est pas une fatalité. Ni le racisme, ni l'antisémitisme, ni discrimination ne sont une fatalité mais c'est une responsabilité politique apportée. On voit votre collègue Laurent Nunes, ministre de l'intérieur qui après la direction de d'Orléan, on sait évidemment le contexte actuel. Il faut évidemment rappeler depuis une semaine évidemment ce qui s'est passé le le weekend dernier. Est-ce que vous craignez que ce type d'événement
aujourd'hui ne vienne mettre de l'huile sur le feu et pourrait attiser davantage de violence et davantage de de violence dans tout le contexte qu'on connaît chez ? Je ne l'espère pas. Euh je pense que les manifestants ont le droit de manifester. C'est un cadre d'expression qui doit pouvoir être garanti dans notre pays de la même manière que les partis politiques ont le droit de pouvoir faire campagne tous les partis politiques qui sont reconnus comme tels dans notre pays. Ça c'est la vie démocratique. Par contre, il ne faut pas que ça serve de prétexte à aller chercher à les provoquer, à justifier des affrontements ou des violences. Et j'aimerais qu'on puisse unanimement condamner les violences. Si on veut garantir au manifestants le droit de manifester, alors on doit unanimement aussi
condamner les violences qui malheureusement ont fait que le weekend dernier notre pays a connu un embrasement et a fait peur à de très nombreux Français qui en ont été les victimes directes ou qui ont eu peur que cela puisse leur arriver. Et je crois que ça c'est encore une fois une des responsabilités politiques partagées que nous devrions avoir. Justement dans ce contexte, d'après les informations que vous avez Aurore Berger euh qui vous remonte de la part de Matignon, du ministère de l'intérieur, euh est-ce que la question par exemple de l'état d'urgence pourrait se reposer ? On voit qu'il y a un crime terroriste, on voit qu'il y a ces manifestations en prévision avec des des casseurs qui sont là, les remontées des renseignements. Est-ce que c'est un une question qui se
pose de l'état d'urgence ? parce qu'elle pourrait être à nouveau sur la table et deux dans le contexte, on sait que une parole souvent du vous l'avez dit, la nation est est secouée, indigné, inquiète, une parole du président de la République euh pourrait-elle intervenir d'après vos informations dans dans les heures ou les minutes qui viennent ? Alors, c'est pas ma prérogative, celle de déclarer s'il y aura ou pas état d'urgence. J'espère qu'on aura pas besoin que cette question même se pose et donc si elle devait se poser et bien chacun prendra ses responsabilités. Évidemment le président de la République s'est évidemment déjà exprimé sur le crime terroriste qui a eu lieu ce matin. Je pense qu'il aura l'occasion de de continuer à le faire. Je crois que c'est
important au-delà des appartences partisanes des uns et des autres. Quand le président de la République s'exprime, il s'exprime au nom de l'ensemble des Français. Et donc, il exprime au nom de l'ensemble des Français à la fois la solidarité de la nation vis-à-vis des familles des victimes, des victimes, euh la solidarité aussi de la nation visà des forces de l'ordre et de secours qui sont intervenues parce que on les a beaucoup conspué ces derniers jours. Je vous assure que pour les avoir vu, ils ont fait un travail exceptionnel ce matin et ils ont évité que le pire puisse advenir. Il y a déjà eu un mort et quatre blessés. Ça aurait pu être bien pire sans leur intervention. Donc je pense qu'il aura l'occasion évidemment de continuer à s'exprimer. Je pense que c'est important qu'il le fasse
au nom de la République, au nom de la nation. Dernière question, Aurore Berger, je reviens sur vos propos. Vous vous dénoncé tout à l'heure en début de de l'interview, certaines paroles qui pourraient malheureusement attiser ce climat aujourd'hui et notamment ce type de de de crime. Vous visez quelqu'un particulièrement ? Je je vois qu'il y a parfois une un caractère assez décomplexé euh de paroles euh racistes ici, de paroles antisémites là. Et la campagne présidentielle ne peut pas être ça. Euh le risque d'avoir vousz des partis politiques notamment parce que le risque d'avoir un second tour entre la France insoumise et le Rassemblement national existe. C'est plausible. Certains disent même que ça peut être probable. Si ce second tour Et si ce second tour devait être une
logique d'affrontement communauté contre communauté, population contre population, ce serait grave. Le le cœur même de la République, c'est justement qu'on hiérarchise pas les haines, qu'on les combat toutes et qu'on les combat toutes avec la même vigueur, la même force, la même détermination. Il y a pas à hiérarchiser entre un crime antisémite et un crime raciste. Il y a à refuser que ça puisse se produire en France. Et j'espère que notre pays sera capable et que surtout ces responsables politiques seront capables de le dire et surtout seront capable de le faire. Merci beaucoup Berger d'avoir été l'invité exceptionnel de LCI ce soir, ministre délégué chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les les discriminations. Prenons la direction de Trap retrouver
Capucine Diè notre envoyé spécial parce que vous vous trouvez non loin de cette station service où un homme a vraisemblablement été blessé ce matin. Exactement. C'est un homme de 21 ans qui a été ciblé, qui a été grièvement blessé, qui était qui est en ce moment même à l'hôpital en train d'être soigné. On voit effectivement que sur cette station service à proximité de la ville de Trapp forces de l'ordre qui sont mobilisées. La station service est évidemment fermée au public. On a ces rubalises qui ont été installées tout autour. Euh un petit peu plus tôt dans la journée, c'était la police scientifique qui était présente sur place, qui a réalisé euh plusieurs prélèvements et vous le voyez peut-être sur ces images de Léo Milancour, on a cette voiture blanche euh qui était
stationnée au niveau du plein. Alors la vitre arrière de cette voiture est entièrement brisée et cela fait plusieurs heures qu'elle n'a pas bougé. Peut-être est-ce la voiture de ce jeune homme de 21 ans qui a été blessé pour rappel lors de ce périple meurtrier ? Ce sont ce sont les mots du ministère de l'intérieur. Et bien c'est un homme ici dans cette station service qui a été blessé. On a également un autre jeune homme de 26 ans dans la commune de Trap qui lui malheureusement est décédé. Et puis ensuite euh le le tireur a pris la la la route d'une autre commune à proximité de la ville de Trappe. Et là, c'est trois personnes qui ont été euh blessées dont une jeune fille de 12 ans
qui est grièvement blessée, qui est actuellement en urgence absolue euh à l'hôpital. Donc je je rappelle ce bilan une personne décédée et quatre blessés pour le moment. Beaucoup Capucine Dè. Merci également à Léo Mancour qui vous accompagne. Faisons un point maintenant sur l'enquête parce qu'évidemment elle ne fait que commencer. On en sait un peu plus évidemment sur le le profil mais on a vu la police scientifique qui était à pied d'œuvre tout à l'heure Alexandra Guillet notamment du côté de de Trappe mais pas que parce qu'évidemment la la commune également de la Verrière. En quoi consiste aujourd'hui le le travail des enquêteurs au moment où on se parle ? Oui, c'est très important. Alors, il y a eu un périmètre de sécurité important qui a été mis en place pour préserver
euh les sites, les trois sites finalement sur lequel il y a eu des épisodes euh de fusillade. L'objectif pour les enquêteurs et la police technique et scientifique sur le terrain en premier chef et bien c'est de récupérer tous les indices possibles sur le terrain. Donc c'est notamment des douilles de cartouches de de utilisé lors de cette fusillade, mais c'est tout autre élément élément qui aurait pu être laissé sur place par les par le l'individu qui a été interpellé. Et puis euh ils sont là également pour faire plein de calculs si on veut dire pour essayer de reconstituer au plus près le périple meurtrier qui a duré. Le c'est le ministre de l'intérieur qui l'a dit
une quinzaine de minutes en tout sur trois secteurs différents. L'objectif c'est de pouvoir reconstituer euh minute après minute, pour pas dire seconde après seconde l'ensemble de ce périple. Et ce sont tous les éléments qui ensuite vont venir nourrir euh l'enquête en cours euh pour donner aux enquêteurs des éléments à charge dans le cadre de cette enquête contre le suspect. Et puis il y a cette enquête de terrain pur sur les scènes où se sont déroulés ce drame. Mais il y a aussi les enquêteurs, on le rappelle, ce sont la DGSI et la sous-direction antiterroriste qui sont chargés des investigations par le parquet national antiterroriste et qui sont en train aussi de passer au painf [grognement] l'auteur en lui-même de
cette fusillade, c'est à travers son audition à garde à vue, c'est à travers l'audition à venir ou en cours de son environnement, notamment de tous ses proches. aussi des perquisitions à son domicile qui se sont avéré, on y reviendra peut-être un petit peu compliqué en tout cas dans un premier temps, analyser tous ces supports numériques, téléphonie, ordinateur afin de voir euh quel est son environnement, est-ce qu'il a laissé des traces, quelle recherche il a effectué sur les réseaux sur les réseaux sociaux ou sur internet pour essayer de dessiner un profil et euh de déterminer quelle a été sa motivation ce matin de passage à l'acte. Parce qu'ici il y a une certitude, c'est que cet acte a été préparé. Oui, effectivement ou ça peut aller relativement vite. Rester avec nous sur
elle. On continue évidemment de parler de cette attaque meurtrière. Donc un mort et cinq blessés à à trappe. On en parle dans un instant. [musique] La suite de cette rédition largement consacrée évidemment à ce qui s'est passé à Trappe ce matin. Je vous rappelle qu'un tireur a tiré [musique] sur plusieurs personnes faisant un mort et c blessés dont une fillette de 12 ans, le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'affaire et il y a un instant, la ministre [musique] déléguée à l'égalité entre les hommes et les femmes et la lutte contre les discriminations confirmait que vraisemblablement le faisceau d'indice existait suffisamment pour parler d'un [musique] cas d'un crime raciste. Écoutez Aurore Berger. Le parquet national antiterroriste considère que c'est bien un crime
terroriste et vraisemblablement il s'agirait d'un crime terroriste à caractère raciste au regard des motivations qui seraient celles de l'assayant et des profils des victimes qu'il aurait qu'il aurait eu à cibler. Et ça c'est le parquet qui ensuite pourra établir justement les motivations s' un caractère prémédité ou pas. Ça c'est pas évidemment à moi de le faire. effectivement caractère raciste qui semble évidemment se se confirmer. Restons tout de même prudent. Mais Jacques Poanas effectivement tout laisse penser au vu du modus opérandi encore une fois restons prudent et des victimes qu'on s'orienterait notamment vers un crime antimusulman. Je précise que c'est le maire de Trappe notamment qui qui précisait cela il y a il y a quelques minutes. Oui, petit musulman, c'est peut-être
aller vite un peu vite en besogne. Il faudrait savoir quelles sont exactement les victimes [souffle coupé] et peut-être que ça peut être plus largement raciste ou ou xénophobe que strictement anti-musulman. Je pense qu'il faut quand même être prudent là-dessus. Euh qu'est-ce qu'on peut dire ? L'utilisation d'une arme euh a peut-être un sens. C'est c'est une mitraillette Sten qui est un modèle de la deuxème guerre mondiale qui était le modèle qui était parachuté au à la résistance française. C'est l'arme la plus courante des maquis en 44. Ce serait en tout cas l'arme utilisée d'après certaines sources effectives. D'après des sources qui ne paraissent
pas dément. Si c'est ça, ça veut dire que c'est une arme de récupération. C'est une arme qui militairement est obsolète, ce qui ne veut pas dire qu'elle ne tue pas. preuve mais elle n'a plus aucun je dirais aucune utilisation dans des armées constituées. On l'a trouvé encore dans le terrorisme des années 80 par exemple action directe parfois à utiliser des stellen. Ça veut dire que c'est quand même une ça peut vouloir dire que c'est quand même un individu un peu isolé en tout cas qui n'appartient pas à un groupe puissant capable de se procurer des des armes comme les Kalashnikov qui sont bien plus précises et bien plus puissantes que les que les stèes he puisque c'est une arme qui n'est précise qu'à courte distance.
Michel Dequin, ça veut dire quand même que ce type d'arme aujourd'hui est en circulation parce que évidemment ça veut dire que cet homme a pu se procurer cette arme peut-être les les jours précédents son acte, peut-être quelques semaines avant, peut-être qu'il l'avait déjà. Mais en tous les cas euh ça montre queon peut se procurer aujourd'hui encore une fois ces types d'armes qui dateraient encore une fois restons prudent de la Seconde Guerre mondiale. Ce sont des des armes anciennes quand même. C'est c'est relativement enfin c'est c'est factuel malheureusement. C'est triste mais c'est comme ça. On l'a dénoncé à plusieurs reprises. On on l'a mis en avant avec des exemples bien concrets où on peut se procurer maintenant des armes alors pas forcément celle que que qu'on évoque dans le cadre
de cette enquête mais des armes encore plus plus dangereuses entre guillemets, plus répandues comme les kalashnikov où on peut trouver ça sur les réseaux sociaux avec des annonces avec tout un tas de choses. On l'a vu la triste actualité aussi dernièrement avec les mobilisations lycéennes et le les violences urbaines auxquelles notre pays a été confronté. On a vu aussi des armes circuleres sur les réseaux sociaux qui étaient exhibées dans le cadre des cortèges euh dans le cadre des VIU des violences urbaines. Donc oui oui, c'est factuel. Il y a une une prolifération de de circulation de de des armes dans le pays. Oui. Guillaume Farde, vous êtes en en ligne avec nous. Bonsoir. Consultant poli justice TFIN LCI. On entendait évidemment les propos du ministre de
l'intérieur [raclement de gorge] tout à l'heure confirmés par Ror Berger sur ce plateau il y a quelques minutes qui évoque un crime à caractère terroriste vraisemblablement raciste. Parlons quand même de du profil de cet homme parce que il a pu se se procurer cette arme mais c'est le profil type d'une personne qui est très compliquée à anticiper notamment pour les services de renseignement. Oui, après des informations qui nous sont parvenues, il ne figuraient pas dans les fichiers de police et de renseignement pour une radicalisation ou bien des atteintes à la sûreté de l'État. En clair, nous n'avons pas l'information comme quoi il aurait été fiché S par exemple alors
qu'il y a en France plus de 1500 personnes qui font l'objet de de fichesse pour leur appartenance à des mouvances d'ultra droite par exemple hein. Lui lui des informations qui sont parvenues n'étaient pas dans cette dans cette catégorie. Pour autant pour ce qui terrorisme puisque le la saisine du parquet national de tourisme donne quand même une orientation à l'enquête. Euh il y a en France un un terrorisme notamment euh d'ultradroite, notamment euh raciste et xénophobe dans son inspiration et euh il suffit pour cela de regarder des affaires très récentes. Je je regardais pour préparer l'émission Nicolas Lerner quand il était directeur général de la sécurité intérieure en
2017 indiqué que depuis 2017 pardon il y avait eu à peu près un attentat des jouets par mois entre 1 et 2 relevant de l'ultradroite. Et en 2025, l'année dernière, il y a eu un procès qui a jugé et condamné des membres d'une organisation théoriste qui s'appelait l'action des forces opérationnelles et qui visait à empoisonner des produits à l'al dans des magasins en y injectant des des raticides qui visaient à tuer des imames et ils avaient recensé un certain nombre d'imames, [raclement de gorge] plus d'une centaine qui étaient des cibles. Vous avez également préparé des cibles qui étaient des quartiers fréquentés par des personnes de confession musulmane, des
mosquées. Et donc toutes ces personnes ont été jugées et condamnées l'année dernière he pour une dizaine une petite dizaine d'entre elles. Donc il y a cette menace là qui est suivie par les services de renseignement et pour répond très directement à votre question, bah il y a aussi des personnes qui pourraient être en affinité d'idées avec ces mouvances et qui ne sont pas connus des services de renseignement. Maintenant, dans le cas très précis de cet homme, il faudra voir quelles sont ses déclarations dans durant sa garde à vue. Est-ce que il revendique cet acte ? Est-ce que cet acte sera infin qualifié comme terroriste ? Parce que là, c'est un chef d'ouverture d'enquête, mais il peut avoir une requalification. Moi je je me souviens aussi que dans la tuerie à caractère
raciste de la rue d'anguin le 23 décembre 2022 précisément euh le mobile raciste est retenu mais pas le caractère terroriste. Donc il peut aussi y avoir des des évolutions en tout état de cause. là au des premiers éléments qui parviennent de en raison du chef d'ouverture d'enquête de la saisine du parquet national antiterroriste de confier du fait que les investigations soit confié conjointement à la sous-direction terrorisme de la police judiciaire et la direction générale de la sécurité intérieure, on a quand même une orientation assez assez marquée vers le caractère raciste ou le mobile raciste de l'axe. Il faut corroborer ses intentions, ses premières intentions d'enquête, ses orientations d'enquête
avec les déclarations du suspect, les résultats des perquisitions à son domicile, l'interrogation des témoins, l'exploitation des éléments police technique et scientifique. Donc c'est c'est une enquête qui ne fait que démarrer en réalité hein. Sur le l'arme utilisée, il s'agirait selon certaines sources d'une mitraillette qui daterait peut-être de la la Seconde Guerre mondiale. Est-ce que aujourd'hui on peut se procurer ce type d'arme Guillaume Farde sans éveiller les soupçons des autorités ? Alors comme le soulignait fort justement Jack Poinas, le Sten, c'est une arme ancienne qui était très répandue pendant la la Seconde Guerre mondiale, notamment les britanniques l'utilisent. Il y a eu beaucoup de parachutages de de stire
national, mais c'est une arme que l'on trouve parfois encore pas dans des grandes proportions, hein, mais on la retrouve encore parfois dans certaines affaires criminelles. Mais là là où le fait que ce soit cette arme précisément qui qui a été utilisée donne aussi une indication aux enquêteurs, ça éclaire sur la capacité du suspect à rentrer ou pas en relation avec le grand banditisme ou en tout cas avec les réseaux de fourniture d'armes plus modernes si vous voulez. C'est-à-dire que s'il avait eu des liens avec des réseaux terroristes structurés ou des réseaux du grand banditisme, il aurait peut-être pu, mais ça reste une hypothèse d'enquête, se procurer des kalesnikov comme ça a été cité ou ou d' d'autres types d'armes
automatiques plus modernes. Le fait qu'il utilise une arme qui est plutôt une arme ancienne, bah ça ça oriente aussi sur de possible, mais ça reste une hypothèse, difficulté à se procurer des des armes plus modernes. C'est-à-dire qu'en fait ses relations, son réseau relationnel criminel possiblement serait peu étendu. Donc il y a une difficulté parfois dans certaines affaires à caractère terroriste pour les auteurs de se procurer des armes. D'ailleurs, sur une autre matière qui qui est la matière islamiste, le dernier attentat meurtrier, c'était le 11 décembre 2018 à Strasbourg avec une arme à feu. C'était le dernier avec arme à feu. et l'auteur ne s'était procuré qu'un pistolet
d'ordonnance de 1892 en calibre 8 mm parce que il lui avait été très difficile de rentrer en relation avec des réseaux criminels qui auraient pu par exemple lui fournir une Kalashnikov et le dernier attentat meurtrier en France à la Calashnikov remonte quand même à 2017. Donc voyez, il y a quand même une difficulté dans dans certains cas d'affaires à caractère terroriste euh pour les auteurs à se procurer des euh des kalashnikov ou ou des ou des armes modernes. Après pour l'affaire de la turée de la rue d'anguin, on avait un auteur qui était quand même parvenu à se procurer un pistolet euh automatique en calibre 9 mm qui là était bien plus moderne que qu'un stelle. Rester avec nous. Mais c'est quand même assez inquiétant ce que nous explique Guillaume parce que même des individus
qui n'arriveraient pas à rentrer en contact avec des organisations criminelles bien organisé si je puis dire avec du matériel lourd, même des individus comme ça peuvent passer à l'axe. Philippe Philippe Guivard, c'est ça qui est inquiétant. Oui, c'est-à-dire même un individu isolé pourrait récupérer des armes. C'est ça que ça signifiait. Parce que ce que je retiens de l'intervention de Guillaume Fard et puis auparavant du du commissaire, c'est que euh il y a des éléments qui indiquent, on est on reste au conditionnel, il y a des éléments qui indiqueraient qu'il n'appartiendrait pas forcément à une organisation, un groupuscule d'ultradroite. Il est pas affiché S. son réseau relationnel n'avait pas l'air très étendu. À ce
stade de l'enquête, je reste prudent hein. Mais en tout cas à ce stade, on n' pas le sentiment de quelqu'un appartenant à une organisation s'étant [grognement] procurer des armes de façon facile, les armes les plus en circulation et les plus, si j'ose dire, performantes. Et je trouve que la question de Guillaume Fard posait qui est que dans certaines enquêtes pour terrorisme, on finit par conclure qu'il peut y avoir tout à fait du racisme mais pas forcément du terrorisme est une question qu'on doit avoir tous en tête au moment où on commente en direct cette cette triste actualité qui est que c'est ce n'est qu'une hypothèse. procureur a ouvert pour possiblement du terrorisme,
mais on n'est pas encore totalement persuadé que ça soit une action terroriste. Ça peut tout à fait être une action raciste ou euh qui d'un individu isolé euh qui a décidé pour des raisons psychopolitiques de de réagir de cette façon-là à tel ou tel événement ou personnel ou collectif. Mais en fait, on en sait guerre plus. tant que le procureur ne s'est pas prononcer, il va pas se prononcer à mon avis avant la journée de demain où il donnera probablement une conférence de presse. Donc restons très prudent. Bien sûr, le seul point qui semble vraiment recouper tous les tous les échos et informations qu'on a, c'est sur le caractère raciste. Effectivement et justement pour revenir sur ce caractère raciste, Guillaume Fard parlait à l'instant effectivement de de cette
menace terroriste notamment qui viserait des des des musulmans. On n pas forcément l'habitude en France de ces de ces attaques aujourd'hui Samia Mctouf mais visiblement c'est une menace qu'il faut prendre très au sérieux en France au moment où on se parle. Oui, tout à fait. Mais je crois que nous n'avons pas tous la même lecture de ce que le parquet et le procureur a annoncé à savoir que pour l'instant et au stade des investigations, il s'agit d'un acte terroriste à caractère raciste. bien la détermination qu'il faudrait qu'on retienne sans détour, son raccourci et sans
sans essayer de de de de faire des reprises pour se faire plaisir. Voilà, pardon pour cette précision, c'est de personne plaisir mais c'est pas un raccourci pour me faire plaisir. Je ne vous vise pas monsieur mais j'ai c'est très important pour les personnes qui nous écoutent de savoir que aujourd'hui au moment où on en où on parle à moins que j'ai mal compris non on dit ça parce que le maire de Trappe parlait d'un d'un d'une opération enfin visiblement peut-être de d'un acte islamophobe. On reprend les termes du M. Non mais moi en tant qu'avocate je me refère à ce que le parquet le procureur et le ministre de l'intérieur ont déclaré tout simplement. On écoute Laurent Giaz le ministre de l'intérieur qui est en déplacement Orléan. Voilà. Bonjour à toutes et à tous. Donc
je suis venu ici à Orléan euh donc en en avec le préfet Hug Moutou, le préfet du Loiré, monsieur monsieur le monsieur le maire d'Orléan donc pour me faire présenter le dispositif de sécurité de des événements qui vont se tenir ce weekend à commencer évidemment par le congrès du Rassemblement national qui va se tenir demain samedi et puis un meeting du Rassemblement national dimanche. Donc ce weekend donc de l'acte 2 d'appel à la mobilisation contre la vie chère et il y a deux manifestations he qui sont prévues sur Orléan. Donc une demain qui a été déclarée en préfecture et monsieur le préfet que je remercie pour son engagement donc dans la conception de ce
dispositif de sécurisation sur tout le weekend. Donc monsieur le préfet convenu d'un parcours avec les déclarants, un parcours qui soit comme nous le souhaitions le le le plus sécurisant et sécurisé possible et qui donc va éviter les les commerces notamment du centre-ville d'Orléan. Donc manifestation déclarée qui se tiendra demain matin et qui a vocation à se terminer à 13h et qui donnera lieu à un dispositif de sécurité extrêmement important pour encadrer cette manifestation et contenir les débordements et surtout y mettre un terme avec beaucoup de fermeté s'il devait y en avoir. S'il devait y en avoir. Je rappelle cette manifestation, elle est transpartisane intersyndicale donc manifestation
déclarée. Le lendemain en revanche donc se tient une manifestation qui a été qui n'a pas été autorisée par monsieur le préfet compte tenu à juste titre des risques de trouble à l'ordre public qu'elle comporte. Donc cette manifestation a été interdite et le tribunal administratif vient d'ailleurs de valider cette arrêté d'interdiction et donc il faut s'en féliciter et monsieur le préfet de de de déploiera un dispositif de sécurisation pour éviter évidemment que les personnes se rassemblent et viennent comme c'est leur objectif perturber une réunion politique. Évidemment, le dispositif de sécurisation qui a été mis en place pendant tout le weekend ici à Orléan qui est un dispositif conséquent. On a mobilisé, on mobilise 3000 effectifs he
policiers, gendarmes des policiers, des gendarmes locaux bien sûr, mais aussi de toute la zone de toute la zone et également donc des forces mobiles, hein, des escadrons de gendarmerie mobile et des des fonctionnaires de police, des compagnies républicaines de sécurité. Ce dispositif, il a aussi vocation à sécuriser l'ensemble de la ville d'Orléan et l'ensemble des réunions qui s'y tiennent dont la réunion politique. Voilà le rôle du ministre de l'intérieur, du préfet du du Loiré, le rôle de l'État, c'est de garantir à la fois la liberté de réunion politique. C'est extrêmement important et dans le même temps évidemment la liberté de manifester. Évidemment à condition qu'elle ne vienne pas troubler l'ordre public, cette liberté de de manifester. D'où l'arrêté d'interdiction qui a été
pris par le préfet du Loiré et d'où ce dispositif policier qui va être déployé pour que tout se passe tout se passe dans le calme et sans trop à l'ordre public. Maintenant s'il devait y avoir des individus qui causant des débordements, nous avons de bonnes raisons de penser qu'il y a un certain nombre de militants de l'ultra gauche et de l'extrême gauche radical qui ont l'intention de venir perturber créer des troubles à l'ordre public ici sur Orléan. Donc bien évidemment euh nous allons réagir avec la plus grande fermeté comme ce sera le cas partout demain sur le territoire national avec la plus grande fermeté pour mettre un terme aux exactions. Grande fermeté ça veut dire intervention systématique quand il y a des troubles à l'ordre publique et des débordements. Ça veut
dire interpellation et ça veut dire nous avons rencontré avec le préfet du Loiré, madame la procureur de la République avec laquelle le préfet du Liré travaille évidemment en permanence et il y aura évidemment une réponse qui sera réponse judiciaire extrêmement ferme. On ne tolérera aucun aucun débordement. Voilà, la liberté de manifester, c'est bien, mais elle doit s'exercer dans un cadre légal et réglementaire, sans trop à l'ordre public et il faut savoir préserver la liberté des réunions politiques. Ce qui se joue aussi demain ici à Orléan, c'est un peu le la campagne politique à venir. Voilà, il y a normal qu'il se tiennent des meetings. Le l'État et notamment le ministre de l'intérieur qui est garant aussi de de la de la protection de la démocratie
dans notre pays se doit d'assurer leur protection. Nous le faisons, quel que soit le le bord politique, quels que soient les partis politiques concernés, notre devoir de les protéger, il ne peut pas y avoir de débordement et donc il est normal que nous ayons déploillé ce dispositif extrêmement conséquent. Je le redis, il y a un 3000 effectifs déployés ici à Orléan. Il est normal que nous aons déployé ce dispositif sur la ville d'Orléan. Je remercie monsieur le maire d'Orléan qui a pris énormément de mesures de police administrative, de mesures de précaution pour enlever un certain nombre de matériels qui peuvent être utilisés comme des projectiles et qui met évidemment à disposition de de enfin qui met à disposition de l'événement aussi dans la limite
évidemment des compétences qui sont les siennes. la police municipale que je viens de rencontrer au même titre que monsieur le maire d'Orléan maman m'a fait visiter donc son son sa cellule de crise qui est totalement activé pendant tout le weekend au même titre que donc le préfet du Loiré l'ensemble de ses équipes seront réunies évidemment en cellules de commandement pendant tout ce weekend voilà ce que je voulais vous dire il était important pour moi de venir ici pour rappeler quelques règles fondamentales qui sont presque des règles, j'ai envie de dire du vivre ensemble voilà c'est normal que un parti politique puisse tenir une réunion politique. C'est normal que des personnes, si elles le souhaitent, puissent manifester, mais à condition que tout se passe dans le bon ordre. On
ne peut pas tolérer de débordement. Ça n'est pas possible. Ça n'est pas possible. Et voilà, tout le monde a en mémoire les scènes auxquelles on a assisté le 17 octobre. Ça ne peut pas continuer comme ça. Le vivre ensemble et la vie démocratique, c'est autre chose. Voilà. Je veux bien prendre quelques questions si vous le voulez. Pourquoi le parcours de la manifestation a été changée, il avait été annoncé que la manifestation devait se tenir dans le centre-ville et finalement alors je vais vous dire, je vais être très clair là-dessus. Je je l'ai dit dans mon point presse ce matin, ça a été vrai aussi dans d'autres villes de France. Pourquoi ? Parce que un préfet discute avec des organisateur d'un itinéraire. C'est jamais définitif tant que la manifestation n'a pas commencé. Il peut
adapter son dispositif en fonction des risques de trouble à l'ordre public. Le préfet du Loiret à juste titre a considéré que compte tenu de la montée en tension des appels à manifester contre le la réunion politique du Rassemblement national la présence d'individus d'ultragauche d'extrême gauche radicalisé justifier qu'on définisse un parcours qui soit un peu plus sécurisé il devrait être sécurisé le parcours mais un peu plus un peu moins exposé et le premier ritinéraire passé dans le centre ville d'Orléan à proximité de commerce il lui a paraîu à juste titre plus judicieux de le déplacer, de le mettre dans de le faire cheminer dans une zone moins exposée. Voilà, jusqu'au vous savez un préfet de la République évalue, apprécie en fonction des circonstances locales les
risques de trouver l'ordre public et il peut très bien il peut très bien modifier un parcours. C'est ce qui a été fait qui à Paris aujourd'hui encore aujourd'hui encore voilà compte tenu de la montée en puissance des risques de trouble à l'ordre public. Le préfet évoquait entre 2000 et 3000 éléments radicaux hier. Est-ce que cette menace dont vous parlez a augmenté aussi ? C'est la détermination, c'est pas forcément le volume des militants. C'est c'est à peu près, allez, on va dire c'est à peu près le volume que nous estimons et c'est aussi leur détermination qui est prise en compte. Voilà. Et puis voilà, je crois que personne ne comprendrait que on n'adapte pas nos que les préfets, pardon, n'adaptent pas leurs itinéraires à la menace. À aucun moment, il n'a été envisagé que
le meeting du Rassemblement national, peut-être pas ne se tienne pas, mais soit fait ailleurs, dans d'autres conditions, à un autre moment, repoussé. Non, je je crois que enfin ce que la question que vous posez euh elle interroge quand même. Effectivement, il y a des événements que parfois on déplace, on reporte mais là on parle de la vie démocratique de notre pays. C'est pas rien, c'est une liberté constitutionnelle. Il est hors de question que on ne sécurise pas une réunion d'une formation politique. Ça n'est pas possible. Et c'est vrai pour toutes les formations politiques. C'est vrai pour toutes les formations politiques. Et donc voilà. Non, ça ça n'a jamais été envisagé. J'ai fait le choix en lié en très étroit évidemment avec le premier ministre, le
président de la République, le préfet ici qui met tout ça en en musique, on a fait le choix de mettre un dispositif policier qui permet d'assurer que tout se passe bien. Vous avez parlé du contexte de campagne présidentielle dans lequel on est. Est-ce que ça veut dire aussi que vous n'excluez pas le fait que ce genre de dispositif aussi musclé puisse être puisse être déployé pour d'autres meetings dans les semaines à venir ? parce que ça va que s'intensifier, on imagine, jusqu'aux date du premier tour, par exemple. Non, je je non, je ne l'exclus pas. S'il doit y avoir des des appels à manifesté partout où se tiennent des meetings, on les sécurisera. Après, ça appelle quand même à une réflexion sur le fonctionnement de notre vie démocratique. Ça n'est pas non plus un
fonctionnement tout à fait normal. Ça n'est pas non plus un fonctionnement tout à fait normal. Voilà. Donc évidemment, quand ce sera le cas, on sécurisera. Il y a il y a une liberté de manifester, il y a une liberté de réunion politique. Faut savoir concilier les deux. Maintenant, ça n'est pas tout à fait normal que pour chaque meeting, on déploie des dispositifs policiers aussi importants. Voilà, il j'en appelle aussi à la raison des uns et des autres. Voilà, à la raison des uns des autres. Est-ce qu'il y a des menaces claires ou pas ? 3000 hommes, c'est énorme pour une ville comme celle-ci. Quelles sont les menaces claires et précises ici à Orient pour ce weekend ? les menaces clair et précis les Non mais on va on va je crois que le préfet a communiqué hier, il il a
dit vous avez au sein des cortèges, c'est c'est pas nouveau au sein des cortèges, y compris d'ailleurs dans la manifestation de demain qui est déclarée qui est une intersyndicale, le transpartisan vous pouvez très bien avoir des militants radicaux et il y en aura qui vont essayer probablement de faire déraper les cortèges. C'est un peu la technique classique de l'ultra gauche radical, de l'extrême gauche radicale qui pourrait se constituer en black block, essayer de faire dégénérer le cortège. C'est pour ça qu'il y aura un dispositif pour les en empêcher. Et puis la manifestation dimanche est un peu encore plus politique vers l'avouvrance ultra gauche extrême gauche radicale. Voilà, il y a toujours des risques de créer des trop valeurs publics. Voilà le
le on a des services de renseignement qui travaillent qui évaluent un risque. Voilà, il y aura des individus qui sont susceptibles de constituer un danger en terme de trop valor public de subversion violente et il est normal qu'on déploie un dispositif qui est tout à fait adapté avec 3000 effectifs et pas que il y a des effectifs. On a aussi un engin sort d'eau. Il y a deux deux blindés senteur de la gendarmerie, des hélicos, des drones. Voilà, il y aura un gros gros dispositif. Je tiens à souligner également que j'en ai parlé avec monsieur le maire, on aura aussi évidemment des contrôles de zone dans la profondeur pour nous assurer que les individus qui se rendent sur Orléan ne possèdent pas un certain nombre de de matériel, voire même d'armes par destination qu'il pourrait utiliser dans
le casre des cortèges, des rassemblements qui vont valuir Orléan. et le préfet avec qui je nous avons eu une réunion de travail il y a il y a il y a il y a il y a il y a une demi-heure m'a montré déjà un certain nombre d'équipements, j'ouvre les guillemets, qui avaient pu être saisis lors de contrôles qui sont effectués et je les en remercie par la par la gendarmerie nationale. Voilà, d'ailleurs, je tiens à signaler que la directrice générale adjointe de la police nationale et que le directeur général de la gendarmerie nationale m'accompagne à Orléan. Voilà, c'est dire l'importance que j'accorde que nous accordons à ce weekend ici à Orléan. Et je peux rassurer, monsieur le maire, que nous sommes complètement concentrés pour que tout se passe bien. Voilà. Merci beaucoup. Merci à vous.
Merci. [raclement de gorge] Voilà pour cette déclaration du ministre de l'intérieur, Laurent Nouz, en déplacement à Orléan. Orléan où je vous le rappelle évidemment euh ce sera une journée sous haute tension demain parce que le congrès du rassemblement national commencera pour pour le weekend. Une contremanifestation à l'appel notamment de certains syndicats et des mouvements de gauche sera organisé. Un mot peut-être avec vous Alexandre Agillet sur ce qu'a rappelé le ministre de l'intérieur notamment, il a dévoilé confirmé ce qu'on savait déjà sur le dispositif de sécurité à savoir notamment 3000 policiers et gendarmes mobilisés. Oui, effectivement. Alors, il y a deux choses à retenir hein de de de cette prise de parole. La première, c'est que la manifestation de dimanche, elle est
interdit et cette interdiction, elle a été confirmée par le tribunal administratif. La deuxième chose à retenir évidemment c'est pour samedi la grosse journée qui cristallise toute la tension. 3000 forces de l'ordre seront mobilisé dont des unités de force mobile hein qui viendront renforcer les policiers locaux. Ils seront appuyés également dans un blindé de la gendarmerie, à savoir notamment de Centor, mais aussi des hélicoptères, des drones et il y aura des contrôles de zone aux abords de la ville avec notamment des fouilles pour vérifier que les gens ne viennent pas avec des moyens inappropriés pour une manifestation dans le secteur. L'État, a-t-il rappelé,
met ce dispositif pour sécuriser l'ensemble de la ville d'Orléan, mais également l'ensemble des rassemblements puisqu'on le rappelle, ce samedi, il y aura d'un côté un rassemblement, le congrès du rassemblement national, donc une réunion politique et de l'autre côté une manifestation d'opposants à ce rassemblement pour lequel je le rappelle 20 à 30000 personnes sont attendues. Je rappelle hein, donc 3000 policiers et gendarmes déployés à Orléan. nous parlait hier le préfet de du Loiret nous évoquait entre 2000 et 3000 éléments radicaux qui pourraient être sur place. Donc on est de l'ordre de un une force de l'ordre pour un élément radical. On sent Julien Arnaud que cette journée à Orléand elle est à à enjeu fort pour côté politique pour le gouvernement.
Oui, en jeu fort parce que on voit qu'ils ne prennent pas, j'allais dire, ce qui va se passer ou ce qui pourrait se passer demain, en tout cas de la même manière que ce qui a été fait la semaine dernière, que ça soit au niveau du dispositif, du déploiement, des prises de parole, que ce soit du ministre de l'intérieur, que ce soit même d'Emmanuel Macron lui-même avec les différents conseils de défense et de sécurité, on n'est plus du tout, j'allais dire, dans la même forme de communication de la part de l'exécutif. On le voit effectivement en Orléan, c'est un cas particulier. Petite phrase du ministre de l'intérieur là qui vient de dire "Ce qui se joue demain à Orléan, c'est un peu la campagne politique à venir." Euh c'est-à-dire que j'allais dire ça ça
nous ambiance d'une certaine manière à 6 mois de la présidentielle. On sait que les meetings vont se multiplier euh tout bord politique, j'allais dire et d'après ce qu'on a vu et ce qu'on peut voir les les manifestations, on attend plus de 20000 personnes, je crois à Orléan pour manifester contre le Rassemblement national, la tenue de leur congrès, hein, un congrès d'un parti qui fait part qui est élu, ils sont élus démocratiquement. Voilà, ils sont c'est un parti légal, je veux dire, mais ça marcherait pour tous les autres partis politiques. Là, il s'agit du du rassemblement national. Ça nous donne un petit aperçu et j'ai envie de dire malheureusement si c'est cela et si ça se confirme de ce qu'on va vivre pendant les 6 mois les 6 mois à venir. Je me
rappelle 2017 on avait quelques concerts de casserole pour avoir suivi les campagnes 2016-27 de que ça soit Nicolas Sarkozi ou François Fillon plus précisément sur la CGT qui était là qui voulait même interdire des meetings, qui voulaient les perturber et cetera. Euh je pense que si je peux me permettre, c'est un peu de la gnoggnote par rapport à ce qu'on pourrait voir malheureusement euh dans les prochaines semaines. Donc effectivement, il y a un rappel à l'ordre euh un rappel à la loi, ce que fait très bien euh le ministre, mais ça n'épargnera pas si vous avez des gens, des perturbateurs et plus qui veulent aller, j'allais dire lors de en amont ou en aval ou en allant vers ces meetings et ces rassemblements politiques, ça va être oui très compliqué. Effectivement,
ça demandera une mobilisation euh des forces de l'ordre et je pense qu'elles ont euh euh autre chose à faire et qu'elles aimeraient faire autre chose que sécuriser un meeting euh politique qui fait partie de la démocratie. et on est obligé [raclement de gorge] d'agréger à à ce contexte demain ce qui s'est passé aujourd'hui du côté de de Trap, Guillaume Farde, est-ce que ce qui s'est passé aujourd'hui, on en parlera encore dans un instant du du côté de Trap avec cette acte à caractère terroriste selon le ministre de l'intérieur. Ça ça va rajouter également de l'attention à cette journée de demain, notamment à à Orléan. Bah, ce sont bon d'abord deux sujets distincts. Il y a un sujet qui est un sujet d'ordre public, de lutte urbaine. Dans un cas, il y a un sujet de
de crime terroriste à caractère raciste selon les premières informations dans dans l'autre. Donc les les deux ne se ne se recoupent pas. Il y a pas de lien de cause à effet entre cette affaire en particulier dans le département des Yvelines et puis euh les la question de manifestation. Maintenant, ce qui est [raclement de gorge] certain, c'est que les manifestations euh violentes, les pillages euh ont entraîné euh un discours politique qui est un discours politique clivant euh de la part de certains qui veulent imputer aussi une origine ethnique euh à certains à certains pilleurs et que faisant cela bien évidemment il désigne pour cible certaines communautés. C'est ça. Ça
augmente. C'est un discours qui exacerbe les conflictualités. Ça c'est ça c'est indéniable. Et le ministère de l'intérieur bah doit composer avec les deux. il doit composer avec le fait que il y a d'un côté des violences en réunion, des pillages, des risques des modes urbaines au-delà des manifestations revendicatives en tant que tel et que de l'autre il y a mais bien avant cette séquence euh des radicalités idéologiques qui peuvent conduire à des crimes à caractère raciste et parfois incluant une dimension terroriste. On en a cité un certain nombre dans cette émission. On pourrait rajouter les tirs contre des fidèles musulmans la mosquée de Bayonne le 28 octobre 2019. Euh il y a il y a
tout un contexte qui peut inciter certaines personnes à passer à l'acte. On parlait de la tuerie de la rue d'anguin le 23 décembre 2022. cet homme euh qui [raclement de gorge] en était l'auteur a déclaré être animé par des intentions clairement clairement xénophobes. Donc quand il y a euh aussi une atmosphère discursive, c'est en terme de parole dans le débat public, certains certaines personnes peuvent s'y raccrocher euh et être incité à passer à passer à l'acte en raison aussi de ce qu'il de ce qu'ils entendent. Donc pas de corrélation entre les deux affaires. Mais en tout cas ce qui est certain que les discours les discours quand ils sont conflictuels, quand ils sont stigmatisants, d'où qu'ils viennent incite aux radicalités en terme de passage à l'acte, y compris criminel, y
compris terroriste. Avant de faire le point sur ce qui s'est passé à à trapper retrouver notre reporter sur place, une image à vous montrer ce soir. Regardez une image de l'arrestation du tireur présumé. regarder cette image. Euh on est donc ce matin euh on voit cet homme assis euh au pied de cette voiture grise qui serait vraisemblablement le le tireur présumé. Il faut rappeler Alexandra Aguyet que cette arrestation s'est faite en en quelques minutes seulement d'après les informations qu'on a. Oui effectivement c'est d'ailleurs le ministre de l'intérieur Laurent Lunette qui l'a dit lors d'une prise de parole puisqu'il s'est rendu sur place cet après-midi avant d'aller à Orléan. un il [raclement de gorge] parle d'un périple meurtrier qui a duré une quinzaine de
minutes en tout euh sur les communes de Trappe et de Laavrière et c'est sur la commune voisine de Coignè que des policiers de la brigade anticriminalité sont parvenus à l'intercepter et à l'arrêter pour le remettre aux autorités pour qu'il puisse être entendu et placé en garde à vue. Effectivement 15 minutes, un périple de 15 minutes. Évidemment, il y a ce drame. rappelle hein, une personne qui est morte, cinq personnes blessées dont une fillette de de 12 ans. Mais on se dit quand on voit que cette arrestation s'est faite en quelques minutes, qu'on est quand même passé à côté d'une tuerie beaucoup plus large aujourd'hui, Michel Déquin parce que les services de de police ont agi assez rapidement quand même. Alors complètement et d'ailleurs
j'ai je tenais quand même à saluer le le professionnalisme de mes collègues parce que alors sans rentrer dans dans une polémique qui n'a absolument pas lieu d'être aujourd'hui, euh je voudrais quand même rappeler que bon nombre de responsables politiques dans ce pays ont appelé à la dissolution euh de ces unités de brigad criminalité pardon qui sont en réalité des brigades de tout venant qui interviennent sur tout un tas de de choses avec une rapidité, un professionnalisme qui montre encore aujourd'hui son efficacité. Ça a été le cas euh pour des attentats terroristes du Bataclan et c'est à nouveau le cas aujourd'hui euh [raclement de gorge] face à cette tragique situation. Moi, je je je dis une chose, encore une fois, on voit que euh les forces de sécurité
intérieure euh font preuve d'un grand professionnalisme parce que ils ont évité justement ce que vous rappeliez qu'il y ait davantage de victimes. Euh et euh surtout au-delà de ça, ils sont une nouvelle fois un rempart euh un rempart face à une attaque qui va droit à la République puisque quand on on évoque le terrorisme, c'est la République qui va essayer. Donc en réalité, alors même si il faut prendre toutes les précautions requises encore puisque comme vous le rappelz à juste titre aussi le c'est pas parce que le parquet national antiterrorisme s'est saisi de cette affaire que on est face à un acte terroriste. L'enquête le dira mais voilà, je je pense qu'il est important de le rappeler au vu de au vu au vu des faits. Jacques Poinas, on est passé, on peut vraisemblablement
imaginer que cette personne, si elle n'avait pas été arrêtée plus tôt, euh elle aurait fait beaucoup plus de victime. Elle euh [raclement de gorge] faudrait savoir si elle était à cours de munition, si euh bon, on peut on peut présumer qu'elle cherchait en tout cas à faire le maximum de de victimes possible sur la distinction entre affaire de terrorisme, affaire de racisme. Je prends un exemple. Quelqu'un se [rires] s'accroche avec une autre personne par d'une origine ethnique différente pour une place de parking. Il le traite de sale quelque chose et il le tue.
C'est un assassinat raciste accompagné de racisme mais il ne cherchait pas à intimider toute une communauté terrorisé tout. Donc terror là franchement il n'avait aucune affaire avec les les victimes. Donc quel pouvait être le l'autre mobile que d'intimider toute une communauté ? C'est pour ça que je crois que si le parquet national s'est saisi, c'est quand même que les éléments sont assez clair pour pour qu'on puisse parler de terrorisme. Et moi, il m'étonnerait beaucoup qu'il y ait un jour un retour en arrière sur la qualification terroriste. Oui, je voudrais juste rajouter que la
distinction entre l'acte raciste tel que ça vient d'être magistralement rappelé et l'acte terroriste amène des distinctions d'application de régime juridique. Là par exemple, je parle en tant qu'avocat de victime de terrorisme que j'ai accompagné depuis des années, l'impact n'est pas le même que qu'on soit dans le cadre d'un du droit commun si c'était que raciste et c'est malheureux que ça soit raciste. Et là, le fait que ça soit terroriste, il y a d'autres enf le régime juridique qui qui s'applique est beaucoup plus protecteur pour les victimes parce qu'on a tenté à terroriser une population en raison de
son appartenance raciale ou ethnique ou ou ou de la religion. Donc vous voyez, c'est très protecteur et et je ne peux que saluer le fait que à ce stade, le PNAT est en train de de de faire les investigations nécessaires et libre à lui si euh les vaisseaux d'indice sont pas euh appropriés de modifier la qualification. Et on restera bien sûr sur LCI pour continuer à en parler. Merci beaucoup d'avoir animé cette édition avec moi. Alexandra Guy et Julien Arnaud, Michel Desquin, maître Sam McDo, pardon, je vous ai pas appelé maître mais voilà, merci beaucoup d'avoir été avec nous ce soir. Je salue Jacques Poinas également et et Philippe Guubert. Dans un instant, vous avez rendez-vous avec Calv pour 24
Laurent Nuñez