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interviewLCI — L'événement du dimanche· 22 octobre 2023 53 min

L'événement du dimanche LCI du 22 octobre 2023 : Jean-Philippe Tanguy

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:07
Présentateur

Bienvenue dans l'événement du dimanche LCI, toujours en public, ravie de vous retrouver. Bonjour Jean-Philippe Tanguy.

0:12
Jean-Philippe Tanguy

Bonjour madame.

0:13
Présentateur

Merci d'avoir accepté notre invitation, députée Rassemblement National de la Somme et membre du bureau exécutif du RN. A mes côtés pour vous interroger durant cette heure d'entretien, Routel Kriyev, bonjour Marie, bonjour. Éditorialiste politique et François Landier.

0:28
Locuteur 6

Bonjour Marie.

0:29
Présentateur

L'anglais, pardonnez-moi, éditorialiste économique. Une émission, je le rappelle, à suivre également en direct sur tous les réseaux sociaux TF1 Info. Beaucoup de sujets évidemment abordés ensemble dans un contexte inflammable au Proche-Orient et le risque d'importation de ce conflit en France. La France marquée ces derniers jours par une forte, très forte menace terroriste. On y reviendra. Mais d'abord, ce collectif pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens réunit un rassemblement ce dimanche à Paris, autorisé par la préfecture de police. Elle prévient, la préfecture, qu'aucun débordement ne sera toléré. Fallait-il, selon vous, interdire ce rassemblement ?

1:06
Locuteur 8

Oui, je pense qu'il fallait l'interdire, non seulement parce qu'avant les premiers rassemblements, il y avait des risques de débordement au moins symbolique, politique, dans les propos qu'on a entendus. On a entendu Israël assassin, on a entendu macro-complice, on a entendu malheureusement le cri d'identification des terroristes sur la place de la République qui a été filmé et qui est une insulte à toutes les victimes et tous ceux qui se battent contre l'islamisme dans le monde.

1:32
Présentateur

Vous en parliez justement plus, je vous interromps, on va voir d'ailleurs cette séquence parce que vous y faites référence, ce cri d'Allah Akbar en effet qui a été prononcé juste. Regardons ces images et on les commente ensuite, merci. Nous étions donc jeudi soir. Pour vous donc, il ne fallait pas autoriser cette manifestation. Je le rappelle, ce collectif pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens. Oui, c'est un collectif qui est composé d'un certain nombre de partis, dont le NPA, une délégation de LFI et d'autres collectifs.

Il y a d'autres manifestations auxquelles participent d'autres partis, dont le PS ou les écologistes, et qui n'ont pas la même appellation exactement. Et qui n'y seront pas cet après-midi d'ailleurs. Qui n'y seront pas cet après-midi. Néanmoins, la décision du tribunal administratif, du conseil d'état, c'est l'autorisation au coup par coup, par le préfet, de chaque manifestation. C'est normal, c'est logique, c'est le respect de la liberté d'expression.

2:29
Locuteur 8

Donc est-ce que vous pourriez vous y opposer ? On pourrait s'y opposer si une loi avait été votée, et nous le ferons, pour condamner sans aucun équivoque, toute idéologie islamiste ou toute suspicion de sympathie pour des mouvements islamistes. Les propos aujourd'hui qui sont tenus ne sont pas condamnables, vous avez raison. Et il y a une ambiguïté malheureusement néfaste, dangereuse, sur ces mouvements, qui traduisent en fait la naïveté de celles et ceux qui nous dirigent depuis 30 ans sur l'islamisme, considérant qu'il y a un islamisme qui ne serait pas dangereux, et un islamisme qui serait dangereux uniquement à travers les violences et les attentats.

Non, malheureusement, l'islamisme est un continuum, c'est un terreau de violence et de haine. Et vous avez des gens, évidemment qu'il y a des gens de bonne foi, des militants de la paix, qui voudraient manifester, mais on le sait aujourd'hui, on ne peut pas contrôler les infiltrations, vous l'avez dit, de mouvements politiques, qui utilisent une dénomination sympathique, c'est leur spécialité, qui pourrait dire qu'on est contre la paix au Moyen-Orient, ou la paix entre Israël et la Palestine. Mais ils utilisent sciemment, ils utilisent en fait nos mots.

D'ailleurs, c'est la spécialité des islamistes, de retourner les concepts de liberté, d'égalité, de fraternité, des démocraties occidentales et des régimes qui partagent nos valeurs dans le monde, contre nous. Les islamistes se réclament de la liberté, alors que ce sont évidemment les ennemis absolus de la liberté. Sur le fond, M. Tanguy, est-ce que vous considérez qu'on peut faire la différence, qu'on doit faire la différence entre soutien au Hamas et soutien aux Palestiniens ? Bien sûr qu'il faut faire la différence. Il y a des mouvements palestiniens qui restent, comment dire, crédibles, qui essaient de maintenir un semblant.

Un semblant, ce sont malheureusement aujourd'hui des militants individuels, ce sont des personnalités. Il est vrai que même le FATA... Ce n'est pas de mouvement en sciences propres. Non, vous voyez, même le FATA, l'autorité palestinienne, malheureusement, s'est effondré sous le poids de sa corruption, de ses contradictions, de son incapacité à construire une vraie démocratie. Mais on ne va pas se priver de tout espoir, ça je l'entends. Mais aujourd'hui, malheureusement, ces mouvements sont infiltrés et ça a été laissé à l'abandon, il faut dire la vérité.

Pendant des années, un certain nombre de personnes ont considéré que le conflit entre Israël et la Palestine était secondaire, qu'il n'y fallait plus y prêter attention. Ce n'est pas vrai. Si vous faites attention aux manifestations qui peuvent se tenir en France, à Londres ou dans d'autres démocraties européennes depuis des années, il y a toujours eu cette infiltration. Le mouvement, par exemple, de boycott d'Israël, le BDS, qui tient un tribune et qui tient des stands dans toute la quasi-totalité des mouvements, pas seulement des Samogos.

4:57
Présentateur

Pas en France. En France, il n'a pas tribune ouverte.

5:02
Locuteur 8

Écoutez, à la fête de l'humanité, pardon, donc du PCF, qui est soi-disant un parti raisonnable qui n'est absolument pas sur la cause palestinienne et compte Israël, vous avez un stand, vous avez un certain nombre de députés qui sont venus faire des selfies, des photos. Madame Sourdé, qui malheureusement, est vice-présidente du groupe d'études pour les insoumis de la lutte contre l'antisémitisme. Et ils ont table ouverte en France. Et je le rappelle d'ailleurs que c'est le PCF, le Parti communiste français, qui depuis deux mandats dépose une résolution au Parlement pour considérer qu'Israël, et les insulter en disant qu'Israël est un régime d'apartheid, alors que c'est une démocratie.

Donc on voit bien que le mal est profond, que dans un certain nombre de mouvements de gauche, la cause palestinienne a été totalement dévoyée et transformée au mieux en antisionisme, au pire malheureusement, en nouvelle forme d'antisémitisme.

5:46
Présentateur

Emmanuel Macron avait évoqué un délai de décence à avoir quant à ces manifestations. C'est un concept que vous validez ou pas du tout ?

5:52
Locuteur 8

Ce n'est pas un concept de délai d'essence, ça ne veut rien dire. Quand on est président de la République, on n'espère pas un délai de décence, on se fonde sur la loi. M. Macron, Jordan Bardella l'a révélé après ses échanges avec le président de la République, visiblement, refuse de condamner les mouvements islamistes d'immodérés, qui ne le sont pas, considérant que si on combat frontalement toute forme d'islamisme, on peut rentrer en guerre civile. Donc on voit bien qu'il y a une lâcheté des gouvernements. Cet appel à un délai de décence qui ne veut rien dire pour le Conseil d'État, le Conseil d'État ne va pas statuer sur le concept, enfin la notion de délai de décence.

Ça ne veut rien dire. Si les autorités lui avaient permis de statuer sur ce qui est ou pas un régime, une pensée islamiste, il aurait pu prendre des décisions.

6:36
Présentateur

C'est quoi votre loi qui pourrait interdire une pensée islamiste ? Je parle sur un plan purement juridique. Vous savez, il y a eu beaucoup de grandes phrases sur l'interdiction du salafisme, etc. Mais comment c'est légal ? Comment s'est organisée cette conception ?

6:53
Locuteur 8

Je comprends votre question. Elle est très importante. Nous avons défini, Marine Le Pen, au mandat précédent, encore aujourd'hui, avait déposé une proposition de loi qui définissait très clairement ce qu'était un courant islamiste, une pensée islamiste. D'autres mouvements l'avaient fait à son époque. Mme Kosisko-Morizet, quand elle était parlementaire UMP, avait qualifié l'islamisme d'idéologie séditieuse, renvoyant à ce qui existe dans le code pénal. Donc on peut tout à fait la qualifier, c'est très simple. C'est une idéologie qui considère que les préceptes réels ou supposés d'une interprétation de l'issam, que la religion, prédomine sur les valeurs de la République.

D'ailleurs, ce sont des choses qui sont analysées, notamment par les spécialistes académiques français ou dans des sondages où on peut étudier des gens qui réclament le fait que leurs préceptes religieux sont supérieurs aux lois de la République. Donc tout ça progresse, malheureusement, est analysé. Et je vous ferai remarquer, évidemment, vous ne pouvez pas, votre interrogation sans doute renvoie au fait qu'on ne peut pas interdire les gens de mal penser.

7:52
Présentateur

Oui, on a un article sur la liberté d'expression. Absolument.

7:56
Locuteur 8

On a une conception différente des anglo-saxons, mais derrière cela, on ne peut pas empêcher les gens de mal penser. Par contre, on peut empêcher cette idéologie de se répandre, d'être prêché, d'être diffusé par tous les moyens, d'infiltrer les associations sportives, politiques, syndicales. Il y a une loi séparatisme qui existe. Il y a une loi séparatisme

8:14
Présentateur

qui existe.

8:15
Locuteur 8

C'est intéressant. La loi séparatiste ne désigne pas l'adversaire. Il faut désigner l'adversaire. Aujourd'hui, vous ne pouvez pas, et c'est quand même heureux, diffuser des opinions nazies, des diffusions des opinions fascistes. Vous ne pouvez pas diffuser le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie. Et on viendra sur les moyens législatifs. Tout ça, ce que vous dites de soi, ce sont des pensées. L'homophobie, le nazisme, ce sont des idéologies. Ce sont des pensées. Nous les combattons. Elles sont pénalisées. Elles sont interdites en force.

Donc, dire qu'on ne peut pas condamner toutes les formes d'islamisme, pour moi, c'est une forme, je comprends la question, mais sincèrement, c'est une forme de lâcheté. La diffusion de pensée, la pensée, elle n'est pas évanescente. Elle est à travers des êtres humains. Elle est à travers des supports. Elle est à travers des médias.

9:01
Présentateur

Jean-Pardon, mais à chaque fois qu'il y a des avancées là-dessus de la part du gouvernement, vous votez contre, au passage. Non, on a un peu de mal à comprendre. Parce qu'à chaque fois, vous pensez que vous êtes plus efficace, mais vous votez contre.

9:12
Locuteur 8

On vote rarement contre. La réalité, c'est qu'on ne peut pas cautionner des solutions qui ne nous semblent pas bonnes. Quelle serait notre crédibilité si on cautionnait des solutions qu'on n'estime pas bonnes pour ensuite les condamner ? Tout ça n'a pas beaucoup de sens. Je pense que la méthode n'est pas la bonne.

9:26
Présentateur

Juste, venons-en à la situation. J'en parlais inflammable. Au Proche-Orient, le Hamas à Gaza a affirmé avoir libéré vendredi soir une Américaine et sa fille détenues à Gaza. Le porte-parole militaire du mouvement, enfin, ce mouvement terroriste, pardonnez-moi, du Hamas a affirmé dans un communiqué que les deux otages avaient été libérés pour des raisons humanitaires à la suite d'une médiation du Qatar. François Langlais.

9:51
Locuteur 2

Il y a des otages français, on le sait, qui sont détenus par le Hamas. Paris doit-il négocier la libération de ces otages et doit-il le faire en passant par des intermédiaires qui ne sont pas,

10:00
Présentateur

j'allais dire,

10:01
Locuteur 6

recommandables sous tout rapport. Je pense évidemment au Qatar qui héberge les dirigeants du Hamas

10:06
Locuteur 8

qui financent ce mouvement. Oui, il faut le faire. Avec le Qatar. Oui, c'est la seule façon d'opérer. Ce qui compte, c'est de sauver nos compatriotes, de sauver les otages, en priorité évidemment les femmes, les enfants, les personnes les plus fragiles. Donc réel politique. Oui, de toute façon, nous avons, on a toujours assumé au Rassemblement National d'avoir une vision de réel politique du monde. Nous, on ne croit pas qu'on croit même d'ailleurs qu'un certain idéalisme, une certaine naïveté dans les relations internationales est dangereuse. Les principes, ce n'est pas mauvais quand même. Non, les principes, ce n'est pas mauvais.

Par contre, l'aveuglement, ça peut être très dangereux, surtout en relations internationales. Le Qatar est aujourd'hui le seul ou principal avec l'Égypte interlocuteur qui peut s'adresser au Hamas. De toute façon, nous l'avons déjà fait par le passé. Nous avions eu un compatriote franco-israélien, Gilad Chalid, qui avait été libéré par cette voie après des négociations très difficiles et une prise d'otages très douloureuse. Voilà, il y avait eu des libérations en face de personnes emprisonnées liées à la cause palestinienne. Et donc, c'est le Qatar qui avait permis cette médiation. On le voit bien encore aujourd'hui.

c'est eux qui ont un lien avec le Hamas, avec d'autres formes d'ailleurs de groupes islamistes. C'est une réalité et donc, il faut faire avec. Ça n'empêche pas ensuite de faire un examen de conscience des dirigeants français et en France pour rétablir, comment dire, une grande prudence dans le pouvoir qu'a le Qatar, non pas en Israël et au Royaume-Usté. Vous pensez à quoi ? Le Qatar a été autorisé, moi je voyais M. Ciotti, donc dirigeant actuel des Républicains qui demandait la remise en cause de la convention fiscale qui a été faite sous les années Sarkozy entre la France et le Qatar. Qui exonère de plus-value immobilière les investisseurs qatariens, on le précise. Absolument.

Je pourrais aussi revenir sur des dossiers qui me tiennent à cœur sur le fait qu'à l'époque M. Sarkozy avait appelé régulièrement le Qatar, en tout cas des fonds souverains qataris directement liés au régime pour intervenir sur un certain nombre.

11:58
Présentateur

Au nom de la réale politique que vous dites être la vôtre. Oui,

12:01
Locuteur 8

mais là la réale politique si vous voulez ce n'est pas très réale politique c'est-à-dire que ce n'est pas très réaliste de demander par exemple à un régime quand même très lié malheureusement à la pensée islamiste de prendre une participation à l'époque dans Areva dans notre filière nucléaire. Ça ne me paraît pas très réaliste, ça me paraît au contraire très naïf et ne pas prendre les choses telles qu'elles sont. Ce que je veux dire par là c'est qu'on a un examen de conscience visiblement de la droite, tant mieux, sur ses propres erreurs. Il faut poursuivre. Le fait que le Qatar par exemple possède aujourd'hui le PSG. Vous savez que j'étais président Club de football.

Absolument, Paris Saint-Germain. Donc le principal club de football, pas seulement français mais en fait européen avec des moyens très importants et qui a une capacité d'attirer des joueurs qui ont une influence très importante.

12:45
Présentateur

Il ne faut plus que le Qatar possède le PSG ?

12:47
Locuteur 8

Je pense qu'il faut remettre en cause le fait que le Qatar possède le PSG, en tout cas qu'il soit actionnaire majoritaire et décideur pour une simple raison c'est que c'est un moyen d'influence considérable. J'ai été président de la commission d'enquête sur les ingérences étrangères au Parlement. J'ai à nombreuses reprises essayé de mettre justement l'influence du Qatar par le PSG ou d'autres moyens culturels, moyens soft power. Exactement. On m'a rigolé vraiment au nez, tout le monde peut consulter les auditions en disant que j'exagérais, que je racontais n'importe quoi.

Il est évident que pour un nombre considérable de jeunes et de moins jeunes en France, en Europe et en général en Occident, les footballeurs ont un rôle de prescription morale, intellectuelle, culturelle très important. Et le ricanement en estimant que le foot est secondaire, c'est des gens qui sont complètement aveugles à la réalité. Vous pensez qu'on doit attendre des sportifs justement qui prennent partie dans les grandes affaires internationales ? Ils prennent toujours partie d'une manière ou d'une autre.

Le sport a joué un rôle politique positivement d'ailleurs souvent dans la conquête des droits civils, dans l'égalité hommes-femmes évidemment par exemple à travers le mouvement des Jeux Olympiques et la contestation du principe...

13:49
Présentateur

Cela fait écho notamment aux propos du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sur les liens supposés avec Karim Benzema et les frères musulmans. Évidemment, quand on parle de cela, est-ce que c'est des propos que vous applaudissez ou finalement vous dites qu'il est allé trop loin ?

14:05
Locuteur 8

Non, il n'est pas allé trop loin. Je ne les applaudis pas parce que ça me semble être une diversion par rapport à des problèmes plus urgents quand on est ministre de l'Intérieur.

14:10
Présentateur

N'applaudissez pas parce que c'est votre adversaire politique.

14:13
Locuteur 8

Mais Jordan Bardella Deux semaines avant sur le plateau d'une chaîne concurrente avait dit que M. Benzema était un compagnon de route de l'islamisme. Moi-même, je l'avais dit au Parlement un an avant... Donc vous êtes d'accord avec lui ? Oui, mais on est d'accord avec lui. Moi, ce n'est pas en désaccord. D'ailleurs, Marine Le Pen et Jordan Bardella ce matin n'ont pas dit qu'ils étaient en désaccord avec lui. Ils ont dit que ce n'était pas opportun quelques jours malheureusement après un nouvel attentat contre un enseignant en France de faire cette diversion en tout cas de dénoncer ce personnage qui n'est pas central dans la lutte contre le terrorisme aujourd'hui.

Mais oui, aujourd'hui, vous avez un certain nombre notamment de footballeurs qui ne disent strictement rien parce que... ou d'autres... Par exemple, les rappeurs, l'autre grand mouvement de diffusion de la culture dans un nombre important de jeunes, de la jeunesse française ou de moins jeunes d'ailleurs, c'est aussi par exemple le rap. Et bien aujourd'hui, les figures liées à ces musiques urbaines sont dans des situations de très grande ambiguïté avec l'islamisme. On l'a vu avec Médine qui malheureusement a fait l'actualité de l'université de rentrée des Verts et des Insoumis avec des propos totalement antisémites, homophobes, de leur face et des pires.

Et ces gens-là, aujourd'hui, on les laisse opérer sans réagir. Et soit ce sont des personnes liées à l'islamisme, soit de toute évidence des gens qui ont peur puisqu'on ne dit rien. Le fait qu'il y ait eu si peu de prise de position de solidarité envers l'attentat qu'a subi notre compatriote à Arras qu'il n'y ait pas eu de mouvement de solidarité face aux crimes qu'a subi, qu'a vécu Israël.

15:49
Présentateur

C'est anormal.

15:50
Locuteur 8

C'est anormal. Absolument, c'est anormal par rapport à la gravité de ce qui s'est passé. Ce silence, malheureusement, traduit une pression directe ou indirecte de ses publics sur les milieux culturels.

16:00
Présentateur

Si on revient juste, pardonnez-moi, sur le rôle du Qatar dans cette négociation pour faire libérer des otages, se pose la place, le rôle de la France, roue-t-elle Kriyev sur ce sujet ? Oui, est-ce que le président Macron doit se rendre en Israël ? Est-ce qu'il doit le faire ? Certaines informations de presse disent qu'il pourrait y aller dans les jours qui viennent. Est-ce que c'est opportun ou est-ce qu'il faut que cette visite soit utile comme il le souhaite ? Rappelons que 7 ressortissants français sont portés disparus ou considérés comme otages et 30 victimes françaises en plus.

16:29
Locuteur 8

Je pense que vous avez raison. Le critère, c'est est-ce que c'est utile aujourd'hui à la démocratie israélienne, à nos alliés et à la facilitation, peut-être pas, mais en tout cas à favoriser les échanges pour libérer les otages. C'est la seule question. Donc moi, je n'ai pas polémiqué. C'est pour le coup au président de la République à nos diplomates, à nos services de renseignement, mais aussi à Israël elle-même de savoir si, ne serait-ce qu'en termes de sécurité, ils ont des moyens à attribuer à la sécurisation évidemment d'une visite qui a un rôle important. Parce que la France, avec M.

Macron, il faut le dire, on le voit bien dans les manifestations qui ont pu se tenir dans un certain nombre de capitales du monde arabo-musulman. La France aujourd'hui est vue comme l'ennemi ou une des ennemis au même titre d'Israël d'ailleurs. Et donc nous sommes solidaires évidemment dans ce combat des islamistes à travers la liberté de penser et de caricaturer de Charlie Hebdo, des valeurs que nous portons, de notre vision de la laïcité, de notre vision de la femme. La France est une cible culturelle, une cible civilisationnelle des islamistes.

Nous sommes dénoncés comme tels, pour moi, c'est une fierté pour la France d'être l'ennemi des islamistes, il faut en avoir conscience et il faut tenir, je le fais dire, ce rang dans cette bataille fondamentale du 21ème siècle.

17:39
Présentateur

Et donc vous en faites crédit au président ?

17:42
Locuteur 8

Malheureusement, je vous l'ai dit, lui ne veut pas lancer la guerre culturelle, la guerre du savoir, la guerre humaniste contre toute forme d'islamisme. Mais en tant que président de la France, il symbolise notre civilisation et tout ce que nous voulons apporter au monde.

17:58
Présentateur

Depuis vendredi dernier, la France a été placée en situation urgence attentat, le niveau le plus élevé du dispositif de vigilance. Gérald Darmanin, dans le GD2 ce matin, dit que c'est évidemment une menace très forte intérieure. Il y a une acme, dit-il, qui est possible lorsqu'il y a des moments médiatiques mimétiques, explique-t-il. C'est évidemment le cas avec les attaques terroristes du Hamas contre Israël. Énormément d'alerte à la bombe ces derniers jours. On l'a vu au château de Versailles, six fois évacué des aéroports dont tout le pays l'a aussi évacué. Quel impact sur la France ? Faut-il vraiment...

Effectivement, il y a une menace prise en compte très sérieusement, mais l'impact sur, effectivement, la France, le tourisme, est-ce que cela vous inquiète ou est-ce que cela est pris vraiment au plus haut niveau selon vous ?

18:45
Locuteur 8

Non, mais je pense que c'est pris au sérieux. D'ailleurs, j'entends parfois des voix qui disent est-ce qu'il faut évacuer ? Évidemment qu'il faut évacuer. Il faut prendre toutes les alertes au sérieux. Il ne faut rien relativiser. Il y a en effet

18:54
Présentateur

des mises en cause de certains qui s'interrogent sur le fait d'à chaque fois évacuer ou pas.

18:58
Locuteur 8

À chaque fois, moi, je ne comprends pas. Enfin, je comprends, j'écoute, mais je ne vois pas comment on peut relativiser ou chercher à créer des polémiques sur cela. Évidemment, il y a une alerte. Vous évacuez, vous sécurisez les lieux. On ne peut pas se permettre de croire qu'il n'y a pas de risque. C'est évident, ça me paraît totalement inapproprié comme polémique. Il y a un risque sur le tourisme. Oui, sans doute, mais ça, c'est la réalité. On peut le déplorer. Ce qui compte, c'est sécuriser les Français. C'est aussi d'ailleurs sécuriser ceux qui viennent visiter notre pays et qu'on a l'honneur d'accueillir. Donc, évidemment, il faut être intraitable avec la sécurité.

Oui, on fait face à des choses terribles. Mais enfin, écoutez, le fait d'être dérangé dans sa visite à Versailles, c'est ennuyeux. Mais enfin, ce n'est quand même pas à comparer avec ce que subissent celles et ceux, une fois plus, qui combattent l'islamisme au quotidien, que ce soit nos services en France, les enseignants qui doivent faire face. Et puis, évidemment, il faut aussi le dire quand même, les peuples musulmans avec une très très forte minorité musulmane qui sont les premières victimes, rappelons-le, de l'islamisme.

Et je veux le dire parce que dans ce combat commun, nous avons souvent peu soutenu les mouvements des pays arabes ou des pays musulmans laïcs qui combattent l'islamisme. Voilà, il y a quand même eu beaucoup d'erreurs de la part des gouvernements occidentaux pour affaiblir des mouvements qui n'étaient sans doute pas parfaits, qui étaient sans doute parfois qui ne respectaient pas tous les critères démocratiques dont on rêverait. Mais quand vous faites face à l'islamisme, vous ne pouvez pas vous permettre aussi certaines choses et les libertés et un certain nombre de critères qu'on peut appliquer chez nous sont parfois un luxe pour mettre à bas l'islamisme.

20:27
Présentateur

On y reviendra peut-être dans la partie géopolitique avec vous, François, tout à l'heure. Mais revenant sur le terrorisme, j'ai envie de dire qu'est-ce que vous feriez de plus que ce que fait le gouvernement ? Vous n'avez voté aucun des derniers textes depuis les attentats de 2012 contre Mohamed Merah, aucune des sept lois antiterroristes et n'a été votée par le Rassemblement National et la dernière en 2021, vos députés, huit députés à l'époque, étaient absents. Quelle crédibilité vous avez dans la lutte antiterroriste ?

20:55
Locuteur 8

Madame Écrève, si ces lois avaient fonctionné, nous n'aurions pas ce niveau d'attentat subi en France.

21:01
Présentateur

Donc il ne fallait pas les voter ?

21:02
Locuteur 8

C'est-à-dire, si vous regardez dans le détail, nous votons certains articles, nous votons certaines dispositions sur les moyens. Par exemple, nous avons voté la programmation des moyens pour le ministère de l'Intérieur, pour la police, pour la gendarmerie, pour les services de renseignement. Mais valider une loi qu'on estime mauvaise, c'est aussi envoyer un signal politique que nous cautionnons les mesures qui sont prises. Nous ne sommes pas d'accord avec la façon dont l'islamisme et le terrorisme est combattu en France.

Ça ne veut pas dire qu'on condamne tout, ça ne veut pas dire qu'on est dans la politique du pire, ça veut dire que nous avons une autre vision, notamment le fait, aujourd'hui, nous vivons, ceux qui nous dirigent font porter un risque à la société au nom d'une interprétation de nos valeurs que je ne partage pas, considérant qu'il y a une forme de risque acceptable qu'on peut laisser dans la nature des gens qui n'ont pas commis quelque chose mais qui sont radicalisés, des gens qui ont commis d'autres crimes qui sont liés à la violence parce qu'ils ont violé, parce qu'ils ont volé, parce qu'ils ont agressé des gens, parce qu'ils ont parfois tué des gens et qu'on laisse dans la nature même quand ils sont étrangers, même quand ils sont en situation irrégulière parce qu'on considère que l'État de droit, je ne sais pas en quoi l'État de droit cautionne ça nous indiquerait de le faire.

C'est en fait nos gouvernements veulent faire vivre les Français avec ce qu'ils estiment eux un risque acceptable. Nous estimons que ce risque n'est pas acceptable.

22:18
Présentateur

On entend malgré tout un but.

22:19
Locuteur 8

On veut que le gouvernement, quand vous êtes responsable politique, on veut prendre le risque sur nous. Et oui, quand vous voulez lutter contre le terrorisme, il faut se mettre les mains dans le cambouis et on ne peut pas être une belle âme. Soit vous êtes là pour protéger les Français, soit vous êtes là pour protéger ce que vous estimez être votre âme.

Moi j'estime que vu la situation, oui, je veux mieux trop expulser de gens se souvenaient d'être dangereux que pas assez parce que quand vous faites une erreur, comme l'a reconnu le ministre belge qui lui a démissionné, quand vous faites une erreur d'interprétation, quand vous faites une erreur de vigilance, ce sont des innocents qui le paient.

22:50
Présentateur

On entend malgré tout un durcissement de ton du gouvernement. On voulait revenir ensemble sur les propos de Gabriel Attal et de sa proposition. D'abord, après l'assassinat de Dominique Bernard, plus de 500 incidents ont été dénombrés après la minute de silence. On écoute le ministre de l'Éducation nationale à l'Assemblée et on en parle ensuite.

23:10
Locuteur 2

À un moment, la tolérance, ça va, la bienveillance, ça va, et le pas de vague, c'est fini.

23:16
Présentateur

François. Gabriel Attal a d'ailleurs précisé ce qu'il voulait faire pour illustrer ce changement de ton, c'est isoler les élèves considérés comme radicalisés. On voit quand même que, par-delà les critiques que vous pouvez faire, la bienveillance ou au moins une certaine forme de calme, c'est fini. ça doit bien vous convenir,

23:36
Locuteur 8

ça doit bien... De ce point de vue, vous devez vous féliciter de ce changement d'attitude du gouvernement ? Oui. Moi, je ne suis pas dans la... Sainte-Sainte-Mont, on n'est jamais dans la politique du pire. On a félicité M. Attal pour avoir enfin interdit les abayas, le port de Camille, de toute tenue qui n'a rien à faire à l'école de la République ou dans toute...

23:52
Locuteur 6

Il prend les sujets, selon vous. Il prend bien les sujets,

23:55
Locuteur 8

selon vous. Il adapte enfin un certain nombre de choses qui correspondent à des réalités qui ont dépassé le contrôle de l'éducation nationale et de l'État. Donc, s'il isole effectivement ses élèves en voie de radicalisation ou qui, de toute évidence, sont dans un milieu familial radicalisé ou à qui on laisse accès ou les parents laissent accès en tout cas à leurs enfants à des contenus qu'ils ne devraient jamais voir, s'ils sont isolés, s'ils sont accompagnés, parce qu'on ne va pas condamner des enfants, évidemment, à une sanction à vie, s'ils sont remis dans le droit chemin, eh bien, tant mieux. Moi, j'attends juste, M. Langlais, de voir quelle sera la solution retenue.

Nous, ça fait des années que Marine Le Pen demande que ses enfants soient sortis, qu'ils soient mis dans des centres spécialisés où on est capable de les remettre dans le droit chemin, que les liens, si c'est nécessaire, avec des familles soient rompus, parce que vous avez un certain nombre de dogmes, d'idées qui, une fois de plus, étaient applicables dans la société des années 50 d'après-guerre où les liens familiaux, la réalité culturelle de la France étaient autres et on ne voulait pas rompre les liens entre les enfants et les parents. De toute évidence, aujourd'hui, pour leurs enfants ou des oncles ou des tantes.

24:54
Présentateur

Et là, là-dessus, il faut avancer plus vite. Il faut le faire.

24:56
Locuteur 8

Donc, moi, je ne vais pas une fois plus, si on va dans ce sens-là, tant mieux. De toute façon, il faut toutes les bonnes volontés ou les meilleures volontés possibles pour lutter contre ce fléau. Mais encore faut-il définir une fois plus cette idéologie parce que comment voulez-vous que l'éducation nationale ait appris à la justice puisque c'est une chose de mettre une sanction administrative au sein d'un lycée ou d'un collège à un enfant, j'ai envie de dire, le proviseur, l'équipe pédagogique à tout pouvoir d'interprétation. Quand vous devrez exclure les enfants, les maîtres, comment dire, changer leur vie, là, il y aura la justice qui intervient.

Donc, si vous ne définissez pas une fois plus clairement ce qu'est l'islamisme ou les formes d'islamisme, on sera dans de très grandes difficultés.

25:32
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, dans ce contexte d'attaque d'Israël, votre parti, le Rassemblement National, a pris ces derniers jours, semaines, des positions qui ont suscité de nombreux commentaires. C'est le droit de suite de Roux-Tel-Krieff. Oui, Jean-Philippe Tanguy, vous vous êtes présenté. Votre parti s'est présenté comme, je cite, le bouclier des Juifs de France après cette attaque. Bon, l'histoire ne plaide pas vraiment en faveur de cette étiquette. On ne reviendra pas sur le point de détail et autres, puisque Marine Le Pen a voulu rompre avec son père et avec ses excès. Mais il y a deux questions.

Il y a un sondage de l'UEJF, le Yon des étudiants juifs de France avec l'IFOP, qui montre que dans les universités françaises aujourd'hui, des étudiants juifs interrogés redoutent les actes et violences de l'extrême gauche pour 83% d'entre eux. Mais pour 63% d'entre eux, ils redoutent ceux des militants d'extrême droite et dont cela porte aussi tous les clichés sur les Juifs riches, les Juifs puissants, etc. Donc, vous parliez de culturel, de terreau culturel. J'ai envie de dire, est-ce qu'il n'y a pas un terreau culturel au Rassemblement national qui reste antisémite ?

Et ma deuxième question, elle est sur la présence dans la campagne de Marine Le Pen puis de Jordan Bardella aujourd'hui, avec une question, d'une société qui s'appelle e-politique, dans laquelle sont actionnaires deux personnes, Axel Lousteau et Frédéric Chatillon, qui sont des anciens du GUT, ce fameux syndicat étudiant qui disait, il y a peu de temps encore, à Paris et à Gaza, vive l'intifada, et qui était proche de Soral et Diodonné. Donc mes deux questions, terreau culturelle et aussi présence de ces GUDAR, de ces antisémites notoires dans les campagnes, notamment la prochaine de Jordan Bardella.

27:26
Locuteur 8

Les jeunes, les étudiants de confession juive ou qui sont d'ailleurs de culture, juste tout simplement, qui ne sont pas croyants, ont raison d'avoir peur des mouvements d'extrême droite. Il y a encore des groupuscules d'extrême droite, dangereux, violents, qui commettent des méfaits. On les a vus défiler dans Paris, malheureusement, ils existent encore, mais ce ne sont pas des gens du Rassemblement National. Vous l'avez dit, Marine Le Pen a exclu son père sur les positions qu'il avait reprises, d'abord sur l'occupation, ensuite sur le point, le soi-disant point de détail qui évidemment n'en est pas un de la Shoah.

Et en fait, tout son combat politique de Marine Le Pen, et je trouve que ça lui est très peu reconnu, je trouve ça très injuste, a été de rompre totalement avec tout ce qui avait pu être lié de près ou de loin avec ces positions de Jean-Marie Le Pen. C'est des gens qui ont été exclus. Dès qu'une personne a pu dire quelque chose qui même était un soupçon, elle a été exclue, non pas de responsabilité.

Et vous connaissez Marine Le Pen, vous la suivez, vous l'intervievez depuis longtemps, vous savez que ses positions sur ces sujets sont extrêmement claires, aussi bien sur la reconnaissance des tragédies de notre histoire, des tragédies qu'a subies le peuple juif et d'autres minorités lors de la Seconde Guerre mondiale, mais aussi la défense de toutes les minorités, une vision totalement républicaine de la France et de nos valeurs de la part de Marine Le Pen, défense de toutes les minorités, de tous ceux qui veulent vivre en France paisiblement et ceux depuis toute l'émergence de Marine Le Pen.

Pour ce qui est des personnalités que vous citez, je ne comprends pas sincèrement la façon de vous présenter les choses. Pour ce qui est de M. Lousteau, il n'est plus actionnaire. Pour ce qui est de M. Chatillon, il est actionnaire minoritaire d'une société qui sera dans la campagne

29:14
Présentateur

de Jordan Bardella, oui ou non ?

29:17
Locuteur 8

À ma connaissance, non. Et de toute façon, comment dire ?

29:23
Présentateur

Sur lequel vous avez émis aussi vous-même quelques réserves.

29:25
Locuteur 8

Mais Marine Le Pen, Jordan Bardella eux-mêmes ont mis des réserves. Ce n'est pas des réserves de cette personne. Nous ne partageons absolument pas les opinions de M. Chatillon, le GUD. Je rappelle que le GUD, il faut quand même être précis et je vous remercie de me poser cette question. Le GUD est un ennemi historique même du Front National. C'est un ennemi historique du Front National. C'est un groupe qui a un groupe qui a un groupe qui a un groupe qui a un groupe qui a un groupe qui a un groupe

29:47
Présentateur

et on y reviendra juste après la pause. Ennemi historique, on y reviendra.

29:51
Locuteur 8

Je veux juste finir là-dessus. Moi, je veux bien, M. Chatillon, il faut de la clarté, évidemment. Mais attention, attendez. Qu'est-ce qui, depuis 20 ans, est aveugle sur l'antisémitisme qui revient en France ? Qu'est-ce qui est aveugle sur les meurtres de Françaises ou de Français de confession juive ? Parce qu'ils sont de confession juive. Qu'est-ce qui ferme les yeux ? Qu'est-ce qui a laissé le pas de vague ? Qu'est-ce qui laisse des députés rentrer à voir M. Bilingo qui a dit qu'on défendait Israël pour ne pas gêner les affaires ? Ça, c'est de l'antisémitisme direct. On va y revenir. Tout ça, nous l'avons combattu. Vous savez, on le dit. On le dit également.

Je sais que c'est dit, mais ce n'est pas dit à la mesure de la gravité de ce que nous affrontons et surtout de ce que nos compatriotes juifs subissent en France.

30:29
Présentateur

Et on y revient juste après la pause. Allez-vous voter le Rassemblement National, la prochaine loi immigration présentée par le gouvernement. On se retrouve juste après cette pause. A tout à l'heure.

30:39
Locuteur 6

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31:14
Locuteur 7

Le petit Marseillais

31:18
Présentateur

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31:26
Locuteur 6

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31:33
Présentateur

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32:03
Jean-Philippe Tanguy

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32:06
Locuteur 6

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32:11
Locuteur 4

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32:22
Locuteur 6

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32:28
Locuteur 9

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Jean-Philippe Tanguy

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Locuteur 2

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Présentateur

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Locuteur 2

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Présentateur

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Présentateur

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Locuteur 2

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Locuteur 5

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Locuteur 5

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Présentateur

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36:49
Locuteur 7

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37:04
Présentateur

Retour sur le plateau de l'événement du dimanche LCI, toujours avec notre invité Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement National de la Somme. Merci d'être avec nous. On le parlait et on en évoquait longuement le passé du Rassemblement National. Un cadre dit d'ailleurs en privé que la séquence est un accélérateur pour vous, explique-t-il. Elle permet de prendre nos distances avec l'histoire du parti. François Langlais. On se demande parfois si la sympathie affichée par le RN

37:32
Locuteur 6

pour Israël et pour les Juifs français ne s'explique pas par une forme de racisme anti-arabe persistant. Je vous propose d'écouter Laurent Jacobelli. C'était un incident qui a eu lieu le 13 octobre à Ayange.

37:44
Locuteur 3

Des termes évidemment

38:11
Présentateur

inadmissibles de la part d'un élu de la République. Vous en conviendrez. Chasser le naturel il revient au galop. C'est un peu la question l'idée qui vient à l'écoute

38:20
Locuteur 8

de cette séquence. Non mais Laurent Jacobelli s'est expliqué sur des mots qu'il a préféré dire autrement. On voit bien qu'on voit...

38:27
Présentateur

Et Belkia Belhadad a déposé plainte.

38:29
Locuteur 8

Je rajoute. Oui mais très bien mais comment dire quelque chose qui n'a pas été dite. Monsieur Belhadad en fait c'est pas juste qu'il assiste à des cérémonies avec les insoumis. C'est qu'il partage des gerbes communes. C'est-à-dire qu'ils les achètent ensemble ils les signent ensemble ils les déposent ensemble. C'est pas juste une cérémonie républicaine où évidemment il y a tous les élus de la République et où on partage des... Est-ce que ça justifiait ces termes-là ? Mais je n'ai pas dit que ça justifiait. J'ai dit ça... Vous vous en servez comme explication.

Non c'est parce que tout ça a été monté aussi après une proportion complètement disproportionnée par rapport à la réalité des faits et que personne n'a jugé utile d'interroger la personnalité et les pratiques de ce député de la Moselle Moi ce que je fais c'est que je ne vois pas pourquoi on sous-entend que le fait de l'avoir insulté avec ce terme-là essentialise ce qu'il serait ou ce qu'on m'a... Franchement... Non mais excusez-moi moi ça m'est déjà arrivé aussi de traiter un certain nombre de personnes de racailles et ce n'était pas parce qu'ils étaient d'origine réelle ou supposée... L'allusion Hamas etc.

Hamas c'est Madame le Duc Madame le Duc ne s'est pas n'est pas liée n'est pas condamnée clairement les filles n'ont pas Mais néanmoins et donc elle a déposé une gerbe commune Moi je ne déposerai pas Moi je serai évidemment en tant que républicain à une cérémonie avec M. Ruffin ou d'autres Je ne partagerai pas d'ailleurs elle ne voudra pas non plus de gerbe avec M. Ruffin Pour revenir Voilà on a essentialisé Moi je suis désolé Et rien ne dit dans ce que vous dites que M.

Jacobyli a des pensées racistes envers le député C'est le député c'est totalement faux Ça c'est un procès d'intention qui est fait Ça ne repose sur rien Ce monsieur a été lié je vous rappelle à un trafic de cartes à un trafic de cartes dans la fédération de Moselle qui avait été dénoncé à l'époque par Mme Filippetti Donc ce n'est pas quelqu'un qui a une réputation d'intégrité d'honnêteté C'est quelqu'un en Moselle Mais on ne traite pas de racailles

40:15
Présentateur

quand on est député Mais on ne traite pas de racailles quand on est député avec des allusions qui peuvent être à ses origines

40:21
Locuteur 8

On fait comme si Laurent Jacobyli ne s'était pas excusé n'avait pas dit que ses termes n'étaient pas appropriés il l'a dit c'est excusé ce qui n'est pas le cas de tout le monde Un dérapage Ça a été dit devant les caméras et même à une cérémonie ce n'est pas les termes appropriés on peut s'engueuler en marge ça arrive c'est humain ce n'est pas le cas il s'est excusé Moi ce que je conteste c'est quand même la mise en épingle de cet incident où on a eu la présidente de l'Assemblée qui a dit qu'Assemblée allait se porter partie civile où il y a une ministre qui a fait un article 40 au même titre que l'article 40 que M.

Darmanin a fait Mme Obono qui a fait l'apologie du terrorisme Donc tout ça on voit bien a été fait moi je réponds aux questions il n'y a pas de problème mais tout ça a pris une proportion complètement ahurissante et en plus moi j'ai travaillé avec Laurent Jacobi qui est mon ami depuis Debout la France depuis 2014 je ne l'ai jamais entendu en privé ou en public avoir des propos ambiguës et a fortiori racistes ou tout autre chose condamnée et condamnable Voilà donc je trouve

41:18
Présentateur

que c'est quand même très injuste Venons-en à présent s'il vous plaît juste sur la loi immigration prévue en séance au Sénat le 6 novembre prochain un projet de loi immigration qui devrait normalement être débattu à l'Assemblée pour être adopté par le Parlement avant la fin de l'année c'est le souhait du gouvernement aucun tabou pour protéger les français dit le ministre de l'Intérieur qui porte ce texte Routel Kriaf Oui c'est ça le projet prévoit une levée des réserves à l'expulsion notamment la minorité les regroupements familiales si un expulsable est condamné à un délit passible de 5 ans de prison il sera expulsé il y a une volonté claire affichée du gouvernement justement de répondre à ce que vous disiez tout à l'heure cette forme de laxie cette forme d'indulgence qui peut évidemment irriter et fatiguer les français donc les mesures sont prises vous allez voter alors ?

42:09
Locuteur 8

Mais ces mesures oui on les votera on l'a déjà dit avant même c'est encore renforcé à fortiori on les votera ce matin ce matin ce matin c'est que les mesures de renforcement administratif pour favoriser l'expulsion pour lutter contre des jurisprudences abusives de la CEDH ou de nos cours françaises la Cour européenne des droits de l'homme qui nous empêche d'agir et de protéger les français nous le voterons après est-ce que des bonnes mesures peuvent préjuger de ce cas l'ensemble de l'équilibre du texte ?

Je ne peux pas on ne peut pas aussi demander toujours c'est pas ce que vous faites là mais c'est ce que fait monsieur Darmanin à partir de certaines bonnes mesures de devoir accepter d'autres mesures qui ne seraient pas bonnes Jean-Dalme Bardella

42:44
Présentateur

appelle ce matin à s'affranchir de verrous juridiques Il a raison

42:48
Locuteur 8

absolument il a raison c'est tout le sang du combat de Marine Le Pen depuis 10 ans et en particulier de son premier mandat de député où elle a déposé contrairement à ce que disent les républicains et le gouvernement il y a des lois qui ont été déposées une loi ordinaire sur la lutte contre l'islamisme et le terroriste une loi de révision constitutionnelle pour réaffirmer la primauté de la constitution notamment du code de tout ce qui relèverait du code de la nationalité sur le droit international

43:11
Présentateur

ça prend des années admettons c'est compliqué parce que la CEDH les Britanniques qui sont sortis et qui sont en Brexit ils ont voulu aussi sortir de la CEDH finalement ils ne l'ont pas fait il y a beaucoup de questions autour de ça mais de fait ça veut dire que si vous voulez vraiment une efficacité d'un certain nombre de mesures il faudra voter ce texte

43:29
Locuteur 8

parce que sinon

43:30
Présentateur

tout le reste prend beaucoup de temps

43:32
Locuteur 8

mais attendez on votera les bonnes mesures mais je ne vais pas

43:35
Présentateur

mais quelles sont les mauvaises mesures justement

43:37
Locuteur 8

pour le moment encore ce matin dans le JDD monsieur Darmanin n'est toujours pas clair sur l'article 3 il dit que c'est moins important que le reste

43:45
Présentateur

la régularisation

43:46
Locuteur 8

c'est-à-dire la régularisation des clandestins qui travaillent ou qui sont réputés vous êtes contre est-ce qu'on est contre parce qu'ils seront remplacés 6 mois après par d'autres pauvres gens qui viendront leur prendre leur travail

43:56
Locuteur 6

votre argument c'est de dire il faut qu'on mette à la place des clandestins des travailleurs français ou des étrangers en situation régulière comment vous faites ? parce que si les clandestins sont là c'est précisément parce que

44:07
Présentateur

les travailleurs français ou étrangers en situation régulière n'occupent pas ces métiers ils les considèrent comme trop mal payés infamants trop difficiles et c'est ça qui crée une espèce d'appel d'air

44:17
Locuteur 8

pour faire venir les clandestins quelle va être votre méthode ? mais moi ça je pense que vous vous trompez sur l'ordre des choses c'est parce qu'un certain nombre une partie du patronat c'est qu'ils peuvent avoir cette armée de réserve de pauvres gens exploitables à merci qu'ils n'améliorent pas les conditions de travail qu'ils se permettent des salaires très bas qu'ils se permettent de faire venir les gens en RER ou en métro le matin à 6h et les faire repartir au dernier quand ils l'ont comment vous faites ? comment vous faites ?

il faut relancer le dialogue social et excusez-moi les discussions de branche les français découvrent aujourd'hui ça c'est fait on est en 2023 et on découvre qu'il y a des branches qui n'ont même pas des salaires minimaux au niveau du SMIC ça n'a pas d'impact sur les salaires versés

44:58
Présentateur

ça n'a pas d'impact sur les salaires versés

44:59
Locuteur 8

et vous le savez sur toute la chaîne des salaires et sur toutes les augmentations de branches donc si ça n'a pas sinon ça n'existerait pas donc c'est un impact moi je suis désolé il y a un certain nombre d'articles d'ailleurs de bonne qualité d'enquêtes qui ont été faites aussi bien dans la presse que sur France Culture l'autre jour sur ces métiers en tension et on apprend quoi ?

on apprend en fait près de l'Assemblée Nationale un plongeur qui commence à 6h du matin et qui fait une pause et qui finit à 23h et bien il est à 1400€ excusez-moi dire que 1400€ c'est un salaire généreux pour commencer à 6h du matin et finir à 23h donc c'est augmenter les salaires votre solution et dans une mini cuisine à Paris parce qu'il faut voir les cuisines de Paris dans une mini cuisine on étouffe parce que moi j'ai travaillé 5 ans là-dedans je peux vous dire que ce n'est pas facile donc en fait les salaires ne sont pas assez élevés et d'ailleurs monsieur Langlais dans la somme quand vous luttez pour limiter l'inflation

45:44
Présentateur

quand vous luttez pour limiter l'inflation il faut être cohérent de ce point de vue si on augmente les salaires dans la restauration la note va quand même être salée je ne dis pas que ce n'est pas ce qu'il faut faire mais c'est juste

45:54
Locuteur 8

une question de cohérence très bien mais c'est un aspect général si les salaires augmentent forcément ça solutionne l'inflation parce que si les salaires sont supérieurs à la hausse de l'inflation et aujourd'hui vous ne savez qu'il n'y a pas la fameuse boucle salaire-inflation inflation-salaire que l'on craignait c'est comme ça qu'on arrive à lutter durablement contre l'inflation mais tout travail mérite salaire et que ce soit dans le BTP dans la restauration dans les métiers du ménage ou de l'hôtellerie les salaires ne sont pas suffisants et les marges pour ce qui est de Paris parce qu'ils ont une confusion évidemment chez moi dans la Somme les restaurateurs ils ne font pas de gros profits mais ceux qui font ces métiers qui ne sont pas infamants qui sont des métiers dignes comme les autres ce n'est pas des immigrés ce n'est pas des clandestins chez moi dans les petits cafés et les estaminés de la 4ème circonscription de la Somme donc ce n'est pas vrai que tous les métiers sont occupés par des clandestins c'est à Paris où les marges si vous voulez autour du 1er 4ème arrondissement et compagnie ce n'est pas des petites marges il y a un système qui s'organise c'est marginal c'est pas marginal sur le nombre de clandestins qui ne sont pas marginal du tout dans le nombre de clandestins qui sont embauchés

46:51
Présentateur

vous ne voterez pas ce texte en l'état s'il contient à nouveau mais comment dire à vos électeurs qui réclament justement plus d'ordre plus d'autorité ce texte qui répond en partie que vous voterez contre à la fin

47:04
Locuteur 8

on votera pour les articles qui sont bons on votera pour les articles qui sont mauvais et on ne cèdera pas à un chantage qui consiste à faire croire que pour lutter contre l'islamisme il faut régulariser les clandestins ça n'a aucun sens et sinon M. Darmanel n'a qu'à faire deux lois voilà moi je le prends en mots vous appelez à le scinder

47:19
Présentateur

le texte en deux

47:20
Locuteur 8

si d'une part il y a des mesures d'administration de durcissement pour lutter contre l'islamisme et le terrorisme qui sont proposées pourquoi pas si de l'un côté il y a un article pour favoriser l'immigration c'est deux lois différentes donc on ne nous fasse pas croire que l'un est forcément lié à l'autre ça c'est de la manipulation médiatique et quand je pense qu'on a des procès systématiquement en instrumentalisation des drames instrumentaliser une tragédie pour faire passer une loi dont personne ne voulait avant là on est quand même au comble du cynisme

47:46
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy la première ministre a recouru à l'article si contesté le 49.3 pour faire adopter sans vote le projet de loi de finances en première lecture les oppositions ont crié et dénoncé un déni de démocratie deux motions de censure que vous avez déposées et que LFI aussi a déposé ont été rejetées par la suite on va s'intéresser de près à ce budget mais d'abord c'est le chiffre de l'anglais ce chiffre c'est 285 milliards d'euros c'est le montant des emprunts qui seront faits par la France l'année prochaine c'est ce que prévoit le projet de budget que vous connaissez bien 285 milliards c'est le record de toute l'histoire du pays il succède à un autre record qui était celui de 270 milliards en 2023 pour vous

48:34
Locuteur 6

qui êtes responsable des questions économiques au Rassemblement National cette dette française qui atteint 112% du PIB est-ce qu'il faut

48:43
Locuteur 8

la réduire ?

bien sûr il faut évidemment la réduire vous l'avez dit c'est un record il faut aussi dire que 2024 ça fera 50 ans pile poil que le budget français est systématiquement en déficit c'est considérable et c'est pas le cas de toutes les démocraties vous le savez en Europe donc ça fait 50 ans qu'on ne sait pas gérer cela que aussi la dette il faut le dire et vous le savez parce qu'on emprunte 285 milliards alors que le déficit est autour de 150 milliards à peu près donc en fait il y a aussi ce qu'on appelle le roulement de la dette c'est à dire qu'on emprunte pour refinancer notre propre dette vous dites ça mais quand on liste les différents items du programme du Rassemblement National il y a des dépenses tout le temps partout non mais c'est sûr bien sûr que dans le discours politique au quotidien on parle plus des dépenses que des recettes

49:28
Présentateur

c'est plus vendeur c'est ça

49:29
Locuteur 8

vous nous interrogez aussi plus sur nos puisqu'on parle des problèmes à solutionner généralement pour solutionner les problèmes il faut dépenser de l'argent comme tous les autres gouvernements mais on nous interroge peu et on peut le faire ensemble si vous voulez sur nos économies nous on est pour s'attaquer aux dépenses structurelles

49:44
Locuteur 6

lesquelles alors précisément est-ce que vous pouvez nous donner

49:46
Locuteur 8

un ou deux exemples significatifs c'est évidemment la dérive des dépenses sur l'immigration il y a deux pans il y a le système social vous savez qu'on veut réserver l'essentiel du système social aux français aux personnalités aux personnes de nationalité française ou aux étrangers en situation régulière pour un certain nombre de droits au bout de 5 ans non non l'OCD on en reviendra après c'est parce que une dizaine de milliards par an c'est déjà de l'argent mais une dizaine de milliards par an je vous rappelle que monsieur le maire a fait tout le tour des plateaux pour essayer de trouver un milliard d'euros c'est pas comme ça

50:11
Locuteur 6

que vous allez supprimer un déficit à 150 milliards

50:14
Locuteur 8

d'accord mais déjà 10 milliards ça fait quand même 7% déjà du déficit non parce que vous les avez dépensés entre temps avec toutes vos propositions vous pouvez pas me demander à la fois des économies puis après me dire il y a ça après il y a dans l'immigration les dépenses structurelles les dépenses de logement les dépenses d'éducation les dépenses de sécurité les transports publics bref tous les services que les immigrés comme tout un chacun ont accès en France rappelons-le nous sommes très généreux et nous accueillons ces personnes dans toutes les conditions d'ignité nécessaires ensuite vous avez la contribution à l'Union Européenne 21 milliards cette année elle baisse opportunément après les élections européennes comme par magie les agriculteurs ne vous remercieront pas parce qu'ils profitent de la politique agricole commune non mais ça c'est pas vrai vous avez vous avez deux dépenses ils le disent ils le disent parce qu'il y a beaucoup de propagande ils le disent parce qu'ils le voient non on confond la contribution brute c'est tout l'argent que verse la France ou à travers ses douanes à l'Union Européenne c'est 21 milliards cette année ce sera 27 milliards dans deux ans après la contribution nette c'est la différence entre ce qu'on reçoit et ce qu'on donne y compris la politique agricole commune en 2021 on a perdu 12 milliards d'euros c'est-à-dire que les agriculteurs avec tout ce qu'ils ont reçu on perd toujours 12 milliards d'euros 2022 10 milliards d'euros cette année comme on est en période électorale comme par hasard ça va s'atténuer donc nous on ne veut pas la supprimer contrairement à ce que raconte le gouvernement on veut la ramener la contribution nette à ce qu'elle était du temps de Jacques Chirac je ne pense pas que Jacques Chirac était un anti-européen et ça permettra de concentrer les dépenses

51:38
Présentateur

justement la transition est tout trouvée pardonnez-moi

51:40
Locuteur 8

parce que le temps file très très vite

51:42
Présentateur

mais peut-être juste une dernière question sur les européennes et c'est ce qui est un avenir de juin prochain Ruth Elkriev sur le sujet Juste à quoi ça sert de voter pour vous aux européennes parce qu'au parlement européen vous êtes scindé en plusieurs groupes votre famille de pensée j'ai envie de dire entre Georgia Mélanie vous-même et d'autres groupes les polonais viennent de changer de gouvernement et donc ne sont plus proches ne seront plus dans le même groupe que vous et vous n'aurez pas d'alliés vous aurez très peu d'alliés donc à quoi ça sert de voter pour vous aux européennes je veux dire pas seulement pour faire de la politique intérieure française et prendre éventuellement une option sur la présidentielle mais sur le plan européen très rapidement

52:19
Locuteur 8

c'est très simple mais nous sommes nous voire d'opposition c'est-à-dire que nous découvrons des scandales nous mettons une pression le changement de pensée sur la mondialisation par exemple je vous rappelle qu'avant il n'y avait que le rassemblement national parfois des gens d'extrême gauche qui luttaient contre la mondialisation aujourd'hui on veut protéger contre la Chine on veut protéger contre certaines pratiques américaines on met une taxe aux frontières sur le carbone tout ça c'était des propositions du rassemblement national donc avoir un groupe très fort permet de faire une pression politique une pression idéologique parce que s'il n'y a pas d'opposition forte là-bas ils font ce qu'ils veulent et ils font évidemment n'importe quoi et ils dépensent l'argent des français n'importe comment

52:51
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy invité de l'événement de dimanche LCI merci beaucoup d'avoir été avec nous sur ce plateau tout de suite c'est LCI midi avec Florence O'Kelly bon dimanche à tous et à dimanche prochain merci à tous

53:06
Locuteur

merci à tous merci à tous merci à tous