"Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon enverront notre pays à la ruine" (Édouard Philippe)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:36FerméeÉludée
Est-ce que ce soir, en parlant des ordonnances avec Thomas Porcher, vous renoncez à consulter les Français par référendum sur les retraites ?
- 1:48RelanceÉludée
Est-ce qu'il faudra adopter la réforme des retraites par discussion parlementaire ou par référendum ?
- 2:28OuverteRéponse partielle
Est-ce que votre pusilanimité sur les retraites vient de la peur du regard des Français ?
- 3:08OuverteRéponse directe
Quelle est votre vision au-delà des mesures techniques (allocations, impôt, immigration) ?
- 7:01OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut être élu président sans faire rêver les Français ?
- 7:41OuverteRéponse partielle
L'échange avec le gilet jaune montre-t-il une difficulté à montrer de l'empathie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:23Édouard PhilippeFait
« Ma première priorité c'est l'école et c'est l'éducation. »
- 5:01Édouard PhilippeFait
« Nous devons rendre à ce pays, à nos concitoyens, des raisons de croire la fierté française. »
- 6:17Édouard PhilippeFait
« Je dis ce que je crois, ce que je pense et ce que je propose. »
- 7:01Édouard PhilippePromesse
« Je veux une France plus prospère pour mes enfants et pour tous les enfants de France. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Benjamin Duamel, journaliste politique à France [musique] et sur France Télévision. Et Benjamin Duamel, vous avez écouté de manière très attentive ce qui s'est dit depuis le début de l'émission. Absolument. [musique] Bonsoir Edor Philippe. Bonsoir. J'ai effectivement écouté très attentivement les échanges que vous avez pu avoir avec les uns et les autres. J'ai des questions politiques à vous poser sur votre candidature, sa dynamique ou pas. Et mais juste avant un point précis de clarification sur ce que vous avez pu dire et un point sur la tonalité qui a été la voute depuis le début de cette émission. D'abord sur un point de clarification, je voudrais qu'on parle des retraites. Vous en avez parlé longuement avec Thomas Porchet, c'était intéressant. J'ai pas tout à fait
compris euh la façon dont vous souhaitiez faire passer cette réforme des retraites que vous avez présenté. Vous avez évoqué une vingtaine [grognement] d'ordonnances que vous êtes en train de de préparer, d'écrire. Il s'avère qu'en mars 2025, dans un meeting, c'était même à Lille, vous aviez pris l'engagement de consulter les Français par référendum sur les retraites. Ou la question est extrêmement simple. Est-ce que ce soir, en parlant des ordonnances avec Thomas Porcher, vous renoncez à consulter les Français par référendum sur cette question ? Je répondrai à cette question plus tard. Je le ferai mais je répondrai à cette question plus tard. Pourquoi ? Parce que le contenu du texte me paraît plus important encore à ce stade que la façon dont il sera discuté, adopté.
Vous savez, et Caroline l'évoquait à quel point la réforme d'Élisabeth Born avait mis des gens dans la rue simplement cette émission, elle s'appelle l'heure de vérité. Oui, ben je vous dis les chos dire la vérité au français, c'est leur dire de quelle manière ils seront consultés sur une réforme qui est sans doute l'une des principales réformes que vous défendez. et je le dirai le moment venu. Mais de la même façon que pendant longtemps, j'ai concentré mon propos pour expliquer que la solution que je proposais, c'était de travailler plus longtemps sans donner les détails de cette réforme parce que je voulais livrer le combat politique consistant à dire qu'il faudra en effet travailler un peu plus longtemps. Aujourd'hui, ce que je veux c'est expliquer ma proposition.
Pas simplement expliquer ma proposition puis ensuite en venir à la technique pour savoir comment est-ce qu'on l'adopte. Expliquer ma proposition. seulement de la technique parce que je fais en matière de retraite. Ça me paraî important. Est-ce qu'il faudra l'adopter par une discussion devant le parlement ou par référendum ? On verra en fonction de la campagne et le moment venu, je répondrai à cette question. S'il y a une forme de pusilanimité de votre part sur la question de les retraites, est-ce que c'est parce que vous avez peur éventuellement du regard des Français qui au fond bloquerait votre quinquena si dès les premiers jours de ce kinquena vous décidiez de les consulter directement ? Vous avez employé un mot savant. pusilanimité qui ne me paraît pas exactement
correspondre à mon caractère. Je suis celui qui en matière de retraite propose la réforme la plus ambitieuse et je le sais une réforme qui n'est pas populaire. Alors votre pusilanimité si je peux me permettre elle ne me paraît pas exactement illustrée par l'ambition que je porte. Et bien on vous reposera donc la question pour savoir si oui ou non vous consulterez directement les Français. vous parlez du mot que je viens d'employer et ça me permet d'avancer sur la la deuxième question que je souhaite vous poser qui est une sensation assez générale dans les échanges que vous avez pu avoir qui était voilà là encore avec des vraies propositions que vous avez avancé. Euh vous avez parlé sur l'économie de la question des allocations familiales, de la question de l'impôt sur le revenu, vous avez
parlé avec Eugénie Bassier de la question de l'immigration euh qui sont au fond des mesures euh d'ordre technique. Euh et c'est la question que Caroline vous posait au début de cet entretien, savoir quelle était votre vision, savoir si au fond quand on est candidat à l'élection présidentielle, il faut pas vendre une forme de rêve. C'était le changer la vie de François Mitteran. C'était la révolution que promettait Emmanuel Macron. Est-ce qu'on peut euh comme disait comme on disait en 68, on ne tombe pas amoureux d'un taux de croissance ? Quelle est votre vision au-delà des mesures techniques ? J'ai j'ai probablement commis une erreur majeure, c'est j'ai essayé de répondre aux questions qu'on me posait. Je sais que pour une émission qui s'appelle l'heure de vérité, répondre
aux questions qu'on vous pose peut sembler troublant. Je je le sais. Enfin, néanmoins, c'est le parti que j'ai adopté dans la conduite de la discussion. J'ai essayé de répondre aux questions qu'on me posait. Vous me demandez ce que je veux faire du pays. C'est très simple. et je l'ai évoqué, lui redonner sa puissance. Pas parce que je considère que la France doit être puissante pour conquérir le monde, parce que nous avons besoin de cette puissance dans un monde dangereux. Donc cette puissance, je l'assume. Comment est-ce qu'on fait pour restaurer la puissance française ? À mon avis, on se concentre sur trois priorités. La première, c'est l'école parce que la puissance, ça passe par l'intelligence, par l'intelligence collective, par la bonne formation, par
la bonne compétence. Donc on met le paquet sur l'école. Je dis en permanence que ma première priorité c'est l'école et c'est l'éducation. La deuxième priorité c'est rendre au pays sa prospérité. Je l'ai indiqué tout à l'heure et je suis sûr que vous l'avez entendu, qu'on ne pouvait pas défendre nos intérêts, qu'on ne pouvait pas être puissant si on éétait pas prospère. Il faut donc qu'on rétablisse la prospérité française et toutes les propositions que j'ai formulé visent à rétablir la prospérité française. Et la troisème, c'est la question de l'ordre qui passe notamment par une réforme ambitieuse en matière de justice. Puissance, confiance. H notre pays doit reprendre confiance en lui. Vous savez ce que je dis en permanence à tous les gens que je crois,
c'est "Croyons en nous. Nous avons tout ce qu'il faut pour établir le pays." Et la troisème chose, c'est la fierté. Et je l'ai indiqué aussi, nous devons rendre à ce pays, à nos concitoyens, des raisons de croire la fierté française. Vous avez effectivement évoqué Édard Philippe la fierté, mais vous avez aussi et là encore c'est un de vos mantras, euh vous dites moi je dis la vérité même si ce n'est pas forcément agréable à entendre. Je pardon, je me permets de dire je dis ce que je crois, ce que je pense et ce que je propose. Absolument. Et il y a Édouard Philippe dans l'histoire de la 5e République et d'ailleurs un certain nombre sont venus dans cette émission de l'ure de vérité des candidats ou des presque candidats qui ont là aussi eu comme mantra de dire
la vérité. Vous avez eu Raymond Bar en 88, on va voir d'ailleurs leur photos apparaître. Vous avez eu Jacques Deor qui lui n'a pas été candidat, vous avez Édouard Baladuri. Un point commun entre ces trois personnalités qui disaient la vérité, c'est qu'ils n'ont pas été élu président de la République. Est-ce que là encore on peut-être élu président de la République sans faire rêver les Français ? Mais pardon, mais je je vous avez le sentiment de faire rêver les Français, de susciter cet enthousiasme. Mais mais monsieur Dumamel, je dis ce à quoi j'aspire, la puissance, la confiance, la fierté. Je je dis que l'identité française, elle existe et qu'on doit continuer à la défendre et qu'on a encore des choses à raconter au monde. Je dis que je veux une France plus prospère pour mes
enfants et pour tous les enfants de France. Je je quand je dis ça, je pense que donc vous avez pas le sentiment de ressembler à pas beaucoup à ces trois personnalités pour qui j'ai beaucoup de respect tous les trois. D'ailleurs, queles que soient leurs orientations politiques, elles sont toutes les trois différentes. Vous voyez, j'ai plutôt du respect pour chacun d'entre eux. Mais mais si la part de rêve que vous appelez de vos vœux consiste à faire prendre des vessis pour des lanternes aux Français dans le moment que nous vivons, alors ce sera pas moi. Euh, on vit un moment sérieux. Monsieur Damel très sérieux, on vit un moment dangereux et moi je pense que ils vont prendre les Français au sérieux, leur disent sérieusement ce qu'on veut faire et je préfère faire comme ça et et
vous savez quoi ? J'ai toujours fait comme ça. J'ai été élu maire du Havre et réélu et réélu en faisant exactement ça. Pas pas en racontant n'importe quoi, pas en disant "Vous allez avoir les transports gratuits, vous allez avoir Absolument." Et c'est effectivement ce qui a été en quelque sorte en faisant confiance au bon sens et au sérieux des Français. Il existe. Effectivement c'est apparu comme étant constitutif de votre de votre identité politique. Les Français vous ont découvert les Français vous ont découvert quand vous avez été nommés à Maton en 2017 et depuis lors il y a un trait de caractère qui vous colle à la peau. On dit certains disent que vous êtes raide d'autres disent que vous êtes arrogant. Peut-être que cela date de quand vous avez affronté le mouvement des gilets
jaunes. Je voudrais qu'on regarde une archive. On est en février 2019 et vous êtes en en déplacement dans le Finistère. Moi, je fais 8h par jour 700 € de retraite. Ouais. Et vous on peut échanger nos fiches de payer. On travaille beaucoup aussi d'ailleurs vous travaillez. Ben oui, mais nous moi aussi et j'ai présent je fais encore du ménage pour pouvoir vivre encore une fois. Non, c'est vrai. Bah oui, voilà. Vous méritez votre sal peut-être mais encore une fois monsieur voilà face à un gilet jaune il y a cet échange qui est assez vif et vous dites moi je travaille aussi à celui qui vous dit que il touche 700 € de retraite par par mois est-ce pardon cet échange dans un dans un moment qui est tendu c'est un échange parfaitement respectueux des deux côtés vous avez pas le sentiment que cet
échange il montre peut-être une difficulté à montrer une forme d'empathie vis-à-vis des Français enfin est-ce que est-ce que vous pensez qu'on peut être élu et réélu ma mère du sans empathie pour ce que la la réalité de ce que vivent les gens vous Vous vous pensez vraiment ça sur ce plateau, il y a un certain nombre de mèes mèes de reince. Voyez le vous pensez que vous pouvez bien. Alors Édouard Philippe, c'est un faux procès qu'on vous fait ce procès en raideur, ce procès en arrogance. Mais je je sans doute plein de défauts et j'espère avoir quelques qualités. Bon, mais ce que je ne fais pas, c'est raconter des craques. Je je fais pas ça. Bon, voilà. Donc je dis aux français quand je les croise, quand je les rencontre et je les rencontre tous les jours au ce que je
crois, ce que je pense, je le fait avec mes mots. Quand il y a pas de caméra et que je suis chez moi et ben j'aime rigoler avec mes potes. Donc je suis comme je suis et je ne changerai pas même si je suis candidat à l'élection présidentielle. Et je vais vous dire, dans le moment que nous vivons, je ne suis pas sûr que la France a intérêt à choisir un bon pote. Voyez, un type rond, un type sympa qui va qui va qui va vous raconter ce que vous avez envie d'entendre parce que ça fait du bien. C'est hein, je pense que on a besoin d'un président qui commande en ce moment. Alors Édouard Philippe, sur la politique, il y a deux questions essentielles à vous poser. La première, vous auriez pu arriver à cette émission l'heure de vérité comme le candidat naturel de votre camp. Euh vous êtes euh
candidat à l'élection présidentielle depuis 2 ans. Euh vous avez noué cette relation avec les Français quand vous étiez à Maton. Or si vous êtes le favori des sondages dans votre espace, vous avez deux concurrents qui s'appellent Gabriel Atal et Bruno Rotaillot. Pourquoi est-ce que vous n'êtes pas candidat naturel de votre camp aujourd'hui en octobre 2026 ? Mais parce que la campagne commence et que vous ne pouvez pas interdire un certain nombre de gens qui ont des choses à dire et qui sont légitimes à les dire, qui ont envie de présenter leur candidature au français. Pourquoi voudriez-vous que moi je dise à Bruno Retaillot d'un côté à Gabriel Atal ou d'ailleurs à d'autres vous n'avez pas le droit de vous présenter se présentard Pilip c'est qu'ils ont un
doute sur votre capacité à rassembler s'ils se présentent c'est qu' ils ont des choses à dire aux français et puis les Français vous inquiétez pas ils vont les écouter puis ils vont choisir. Vous avez dit dans c'est comme ça que ça marche une campagne, vous savez. Ben voilà, c'est très bien. Et moi je fais confiance à cette campagne. Je suis heureux de la faire. J'aime ça. Et donc je je considère que ce débat public qui s'engage, il permet d'entendre, de voir, de jauger, de mesurer les programmes, les caractères. C'est important. Et je crois qu'on en a eu et je crois qu'on en a eu un exemple ce soir là encore pour vous citer dans vos meetings euh au meeting de à votre meeting de lancement de campagne en juillet dernier, vous avez parler de vos enfants et vous avez
dit "Je veux à tout prix en quelque sorte éviter qu'il soit confronté aux deux impasses. Donc comprenez un second tour Marine Le Pen Jean-Luc Mélenchon. Si on est cohérent et qu'on veut éviter ces deux impasses, est-ce qu'on ne doit pas accepter une primaire pour qu'à un moment donné à la fin il y ait un seul candidat ? Est-ce que si si vous ne voulez pas de cette primaire, ça veut dire que vous avez peut-être peur de la perdre. Je me présente à l'élection présidentielle. Vous pensez que c'est une primaire qui me fait peur ? Vous vous rendez compte de ce qu'on disait tout à l'heure sur les responsabilités d'un président de la République ? Je ne dis à personne qu'ils ont peur d'une primaire et c'est pas pour ça que je considère que ça n'est pas le bon instrument. J'ai vu ce
que donnait notamment sur vos plateaux la primaire organisée par la gauche et j'ai vu d'ailleurs qu'un certain nombre de potentiel candidat à gauche n'avait pas envie d'y participer en espérant y arriver après. Sais oui entre autres ou même pas sûr que ce soit le seul. Est-ce que c'est pas la meilleure technique pardon pour qu'il n'y ait qu'un seul candidat et qu'à la fin ce candidat est une chance d'accéder au second tour ? Crois je ne crois pas et pour une raison assez simple parce que personne ne parle de la même chose quand on parle de cette primaire. Certains disent il faut, c'est le cas de monsieur Atal qu'il faut aller de la gauche à la droite, mais il y a plein de gens qui n'ont pas envie de dire que la gauche et la droite c'est la même chose et et qu'ils vont travailler ensemble.
Certains disent jusqu'à très à droite au centre. Certains disent il faut la faire très tôt et d'autres disent il faut la faire très tard. Et certains et je pense que c'est ce qui est probablement le plus extraordinaire disent "Je veux bien qu'on organise une primaire mais si par extraordinaire je la perd", il est hors de question que je m'engage à soutenir h celui qui l'aura gagné. Mais enfin de quoi parlons-nous ? Donc là-dessus, vous ne changerez pas d'avis et donc il n'y aura pas de primaire. Mais il y a en revanche Ouais. une vraie nécessité de se parler et de se rassembler. La dernière fois que vous avez essayé de parler, on vous a claqué la porte nez. Édouard Philippe. Mais ça c'est une péripétie de campagne. Moi, je ne cesserai pas de proposer à des euh
personnalités politiques qui ne sont pas des adversaires, qui peuvent être des concurrents et qui sont des gens avec qui je peux travailler et pour qui j'ai de l'estime. pour une Retaillot, Gabriel Atal, David Lissenard, les gens pour qui j'ai de l'estime, euh je ne je ne cesserai pas je ne cesserai pas euh de leur proposer de se parler et de réfléchir ensemble à la façon dont après l'élection présidentielle, nous serons capables de construire une majorité absolue. Parce que je vois bien que tout le monde s'excite sur l'élection présidentielle. Enfin, tous les engagements que nous prenons à l'élection présidentielle seront insusceptibles d'être mis en œuvre si après l'élection présidentielle, nous ne sommes pas capables de construire un socle politique suffisamment large avec
une majorité pour permettant de gouverner. Pour terminer, Edard Philippé, je vais vous demander de répondre rapidement puisque on est pris par le temps. Vous savez qu'il y a une question qui est posée à tous les candidats pour tenter de comprendre comment ils se positionnent qui est de savoir ce qu'il ferait dans un hypothétique second tour Marine Le Pen face à Jean-Luc Mélenchon. Et ben vous ne m'entendrez pas répondre à cette question. Pourquoi ? Parce que depuis plusieurs années, en y consacrant beaucoup de temps et beaucoup d'énergie et en y consacrant dans les semaines et les mois qui viennent beaucoup de temps et beaucoup d'énergie, je m'emploie à ce que cette question ne se pose pas. J'ai le souvenir que quand il était question du nouveau Front populaire, vous aviez
été prêt à appeler à voter pour un candidat communiste. Est-ce que ça veut donc dire que au fond, vous considérez que le pire risque davantage Marine Le 2024, j'ai d'ailleurs été un des premiers à le dire dans ce qui est convenu de s'appeler le box central que entre LFI et le RN, au moment des législatives, je ne voulais pas choisir. Donc vous les renvoyer ados. Je ne voulais pas choisir. Je considère que l'utilisation d'un certain nombre aucune envie de choisir entre Mais monsieur, ne vous trompez pas. Tout ce que je fais en ce moment, toutes les initiatives que j'ai prises et que je vais continuer à prendre, toutes les propositions que je formule, elles ont pour objectif de proposer aux
Français quelque chose qui ne soit pas l'obligation de devoir choisir entre deux partis et deux candidats qui, de mon point de vue, entraîneront le pays à la ruine, entraîneront le pays à l'affrontement, entraîneront le pays à une tension civile qu'on a pas vu en France depuis longtemps et qu'on a pas envie de voir. Et donc je propose ce chemin d'un rassemblement de la droite et du centre et peut-être le moment venu au-delà pour créer les comput peut-être le moment venu mais en tout cas le rassemblement de la droite et du centre qui permet de créer un socle politique stable et de mettre en œuvre les réformes que j'ai proposé alors et qui me paraissent de nature à pouvoir rétablir la puissance de la France.
Merci beaucoup Benjamin Duamel. Un mot, très court. Il faut qu'on aille signé le livre d'or. Les Français, un français sur deux veulent renverser la table. Ils veulent la rupture. Qu'est-ce qu'il y a qui peut incarner la rupture chez vous ? Edward Philippe, vous vous dites que beaucoup de Français veulent renverser le disent enquête après enquête, veulent renverser la table. Je trouve que les Français sont souvent des des révolutionnaires conservateurs. Ils veulent à la fois renverser la table mais ils veulent aussi conserver un certain nombre de choses auquel vous êtes un révolutionnaire conservateur vous auquels ils sont attachés auquels ils sont attachés. Je je j'ai observais ça et peut-être vous l'avez d'ailleurs observé euh déjà et peut-être que nos
concitoyens euh l'observent dans leur vie quotidienne ou dans les discussions qu'ils peuvent avoir avec euh avec euh leurs amis ou leurs familles. Donc moi mon objectif ça n'est pas de de vendre une marque. Mon objectif c'est de corriger ce qui doit l'être, de dire clairement où je veux aller. Il y aura des différences et des différences manifestes avec ce qui a été fait jusque là dans la direction, dans les équipes, dans les hommes et les femmes qui seront appelés à le faire. Il y aura des différences extrêmement nettes, croyez-moi. Voilà. Et ce qui m'intéresse encore une fois, c'est ce qu'on fait de notre pays dans une période extrêmement dangereuse. Merci beaucoup et et Benjamin. Et ben merci. He.
Édouard Philippe