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interviewSénat (sur YouTube)· 20 février 2026 129 min

Filières d'avenir outre-mer : l'économie bleue

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

sur les filières économiques d'avenir dans les outresemes. La délégation aux autres a organisé ce matin une table ronde sur l'économie bleue. Comme vous le savez, en ce terme couvre énormément d'activités différentes comme la pêche, les ports, les énergies marines renouvelables, les biotechnologies marines, la gestion des ressources aliotiques et les fonds marins entre autres.

Il est admis que l'économie bleue est un gisement de croissance et d'emploi. Mais qu'en est-il dans la réalité et dans les politiques déployées depuis cette orientation que cette orientation pardon est mise en avant ? Pour nous éclairer, nous allons entendre plusieurs acteurs importants de ce secteur afin de mieux identifier les potentialités dans ce domaine.

Pour la direction générale de l'outre, madame Émilia Avez, sous-directrice des politiques internationales, sociales et agricole pour le cluster maritime français. Madame Nathalie Mercier Périn, présidente exécutive qui a accompagné le monsieur Antonin Deora, adjoint au directeur des affaires publiques chargé de mission attractivité des métiers et outremè pour l'Union maritime et portuaire de France son président monsieur Francis Grimau en visoconférence qui est accompagné de monsieur Philippe Leleu président de l'Union maritime de la Réunion et président de la commission outremèire de l'UMPF et de madame Audré Delbrey responsable des affaires publiques. Pour le comité national des pêches maritimes et des élevages marins, monsieur Olivier Le président du comité national des pêches et des élevages marins, monsieur Charlie Vincent, vice-président chargé des DOMES.

Tous deux sont aussi en visoconférence pour Alcatel Submarine Network, monsieur Alamiston, président directeur général et monsieur Jérémy Maillet, directeur exécutif des opérations marines. Et pour entendre le point de vue d'une entreprise innovante, madame Kaaya Bu Luc, responsable des opérations et projets stratégiques de la société Tahiti Marine Produc. Mesdames et messieurs, nous vous remercions très vivement pour votre participation.

Toutes les personnes contactées n'ont pas pu se libérer pour participer à cette matinée d'échange, mais il ne s'agit que d'un premier aperçu que nous nous efforcerons de compléter par des auditions par bassin avec nos rapporteurs Annique Girardin. Vivette Lopez qui s'excuse malheureusement elle est retenue dans sa circonscription. Marieore Finerort qui sera en visio et Lana Tuani.

Par ailleurs, nous sommes preneurs de toutes les contributions écrites que vous voudrez bien nous faire parvenir. Je vous rappelle que comme toutes les réunions plinières de la délégation, cette audition est diffusée en direct sur le site internet du Sénat puis consultable en vidéo à la demande. Elle fera l'objet de compte-rendu qui viendra nourrir les conclusions de notre rapport prévu pour mai oui.

Pour pouvoir entrer dans le vif du sujet, je propose à nos rapporteurs de prendre la parole pour vous dire quelles sont leurs attentes et l'objectif de ce rapport. Madame Gérardin, c'est à vous. Merci beaucoup madame la présidente.

Mes chers collègues, merci à tous ceux qui ont répondu à notre appel. Il était difficile de parler de filière économique d'avenir outre mer sans parler de la mer et des activités euh qui oui de cette priorité puisquelle a été annoncée comme une priorité stratégique euh par le président de la République, par des premiers ministres différentes assises de l'économie maritime, on va dire ces 10 dernières années. Ma question aujourd'hui c'est même si j'en ai quelques j'ai déjà quelques réponses.

Quels sont concrètement les enfin quelle est la traduction concrète de de ces annonces et de ses engagements pris sur des priorités stratégiques en matière maritime dans les territoires ultramarins ? Comment se structurent ces différents projets ? sont-ils portés par des entreprises suffisamment épaulées aider, on a eu l'occasion dans d'autres auditions d'entendre ce qu'on pourrait définir comme les accompagnateurs des projets pouvant se développer dans les différents territoires. comment intéresser des grosses entreprises françaises, européennes, internationales dans le domaine maritime à venir s'implanter dans les territoires ultramarins.

Comment faire pour que nos ports alors j'allais dire on est on est des bases aéroportuaires, donc je parle toujours, j'associe toujours l'aéroport au port, mais là on va se contenter du port. Quel quel les les vraies questions de ces plateformes sur l'ensemble de l'océan au moment où on a un changement de de d'ordre mondial ? Qu'est-ce que ça veut dire en matière géopolitique et qu'est-ce que ça veut dire en matière économique pour effectivement des développements à la hauteur de ce que l'on représente dans les différents dans les différents bassins.

On parlera effectivement pêche, tourisme, je sais que vous viendrez sur ces sujets. Ce qui m'intéresse beaucoup aussi, c'est la question de l'innovation et et et j'aimerais aussi qu'on puisse échanger sur la connectivité et les câbles numériques notamment qui relierent ou qui peuvent relier l'ensemble des territoires d'outre mer mais mais qui puissent aussi permettre à l'Europe d'avoir un réseau international qui fasse le tour de l'ensemble de nos territoires. Voilà les attentes que que j'ai.

On aura des questions particulières bien entendu à chaque fois que les uns et les autres prendront prendront la parole. Il est important pour nous qu'on puisse définir ces filières d'avenir sur lesquels on pourra mieux miser enfin mieux accompagner, mieux miser, mieux pousser bien entendu dans un après des décisions qui sont et qui restent des décisions des différents territoires que ce soit les acteurs économiques ou les élus. Alors, sans plus attendre, nous allons donner la parole à madame Avez.

Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les sénateurs. Donc s'agissant de la DGOM, donc je voulais rappeler alors vous le vous le savez particulièrement bien martelle toujours le chiffre des 97 % de la ZE qui finalement sont permis par les territoires ultramarins et euh bah vous présenter finalement les actions concrètes que nous avons initié. pour bah contribuer à créer des richesses, de l'emploi, accompagner les innovations et les savoir-fa et comment finalement depuis en particulier ces quatre dernières années euh l'économie bleue ultramarine est une priorité gouvernementale et cela s'est matérialisé.

Alors ça s'est matérialisé par l'adoption d'une feuille de route pour l'économie bleue ultramarine à Horizon 2030. Donc c'est ce document-là que certains d'entre vous doivent connaître. Euh donc c'est le premier document maritime de l'État qui porte uniquement sur les territoires d'outre mer.

Donc c'est une volonté hein de d'avoir vraiment des politiques publiques maritimes ciblées euh sur les spécificités ultramarines. Donc je reviendrai sur cette feuille de route plus précisément. Peut-être quand même rappeler que l'économie bleue est le résultat d'une économie locale basée sur la mise en valeur de ces spécificités maritimes.

C'est une source solide de développement à condition d'avoir une gestion durable et intégrée des zones maritimes dans des océans qui eux aussi doivent être en bonne santé. Donc autrement dit, l'économie bleue se déploie dans un contexte de développement durable. euh avec un enjeu d'être aussi économiquement viable pour les territoires, respectueux de l'environnement et des ressources marines et stable socialement.

Alors, si on regarde les différents secteurs d'activité concernés dans les territoires outreem, on peut noter immédiatement he que ce sont des des secteurs d'activité absolument essentiel. Euh donc il s'agit, vous l'avez rappelé madame la sénatrice, du transport maritime et des activités porteires en premier lieu. Donc l'enjeu hein, c'est bien le déploiement d'un transport maritime concurrentiel régional avec des hubs, le déploiement d'une industrie navale et le renforcement de la connectivité des portes d'outre mer dans un contexte que vous connaissez tous qui est aussi le contexte de la vie chère.

Le deuxième enjeu, c'est celui du secteur de la pêche et de l'aquaculture avec le sujet de la du renouvellement des flottes de pêche ultramarine. La lutte également contre la pêche illicite, la pêche non réglementée, non déclarée, ce qu'on appelle la pêche inan. Et puis sur la partie aciculture, donc l'innovation et la diversification des productions aquacol.

Le troisème secteur majeur donc c'est celui du tourisme bleu pour encrer et déployer la filière du nautisme et de la plaisance dans un contexte de changement climatique et de préservation du du patrimoine naturel tout en valorisant tout ce patrimoine naturel. Et enfin euh le dernier secteur majeur, c'est celui de la recherche et du développement avec euh toute la question de de l'innovation dans les grands fonds marins, de la recherche qui démarre, la biotechnologie et également tout ce qui touche aux énergies marines renouvelables. On peut citer aussi les effectivement les câbles et tous les enjeux numériques sous-marin.

Enfin, c'est pas ce n'est pas à proprement parler un secteur mais c'est un sujet absolument transversal qui irrigue l'ensemble des thèmes et qui a été identifié dans notre feuille de route comme un un levier majeur à renforcer, c'est celui de la formation au métier de la mer. car en fait aujourd'hui on constate que les filières doivent s'adapter continuellement aux enjeux contemporains et qu'on a vraiment besoin d'avoir des formations professionnalisées et adaptées. Alors, si je reviens sur le fait que la l'économie bleue ultramarine est devenue donc une priorité stratégique et donc qui a conduit à préparer cette feuille de route.

Donc comment le constat a émergé ? d'abord en 2022 une étude, donc il y avait eu une étude sur l'économie bleue à horizon 2050 euh qui était ciblé sur les RUPES, les régions ultrapériphériques. Donc c'était une étude des GOM avec l'appui d'un d'un prestataire et voilà ce premier document très intéressant a permis de dresser un premier état des lieux qui était plutôt tourné sur un axe socio-économique dans les bassins océan-indiens et atlantiques.

Et c'est sur cette base de travail que nous avons euh débuté les échanges à la fois avec les services déconcentrés de chaque territoire, mais aussi bien sûr euh en lien euh permanent et étroit avec la DG en pas. Euh donc nous avons décidé de mettre l'accent sur cette économie bleue ultra marinée. Donc il y a il y a eu un échange et étroit et assez long avec les acteurs locaux pour construire une vision commune pour avec la prise en compte hein des spécificités des territoires et des bassins régionaux.

Ensuite, c'est en novembre 2023 que le comité interministériel de la mer a acté l'élaboration d'une feuille de route sur l'économie bleue durable enem. Donc les premiers mois de de 2024 ont permis d'aboutir à un premier document qui a fait l'objet d'une d'une présentation lors des assise de l'économie de la mer à Bordeaux en novembre 2024 et puis donc d'une signature à l'Unoc par le DG monsieur Jacob et le DG en pas monsieur Banel à Nice donc en juin 2025 ce qui a marqué une étape symbolique et on nous le souhaitons surtout opérationnel du déploiement de de cette de cette économie bleue ultramarine. Donc effectivement, comment nous avons construit cette feuille de route ?

Tout d'abord avec un une première partie euh stratégique hein qui est vraiment sur les potentiels et les défis pour l'économie ultramarine à Horizon 2030. Et ensuite en dans une deuxième partie euh nous avons décliné de manière plus locale les enjeux par territoire. Je je le rappelais, nous avons identifié la question de la formation maritime qui est absolument essentielle, qui a été aussi qui a fait l'objet d'un travail de la mission interinspection récemment pour identifier des leviers d'action.

Les priorités également qui ont été retenues, donc c'est le développement d'un transport maritime ultramarin concurrentiel, la promotion de la recherche et de l'innovation bleue et on peut citer encore l'exploitation durable des ressources. Donc s'agissant du volet territorial, donc nous avons ciblé des mesures opérationnelles par territoire. Alors, je ne vais pas pouvoir euh toutes les citer, mais on peut par exemple euh parler de toute la question euh des mesures pour endiguer la pêche illicite en Guyane.

Euh le projet de Hub anti par exemple pour avoir des navires plus propres et plus verts sur les lignes transatlantiques. pour la mise en œuvre de ce document. Donc la ce qui a été acté également, c'est la création d'un comité spécialisé dédié à l'économie bleue durable ultramarine.

Donc cette instance bah s est créée donc au sein du Conseil national de la M et les des littoraux et donc ce comité spécialisé a vocation à réunir des membres de ce CNML et des experts externes. Donc ce comité pourra assez assurer le suivi et l'évaluation dans la durée de ce déploiement d'une économie bleue durable dans les territoires. Merci.

Alors euh nous allons poursuivre les les auditions, mais je vous demander comme nous sommes très nombreux, enfin vous êtes très nombreux à intervenir, d'essayer de d'être d'être concis pour après pouvoir euh poursuivre les échanges par les questionnements de nos rapporteurs et je salue notre collègue Marie Lore Finiard qui est en visio. Donc toute petite question si vous me permettez madame la présidente parce qu'après on on oubliera. Euh, y a-t-il encore euh au sein de la de de la DGOM ou du moins au ministère des Outres Mèes euh une convention particulière, spécifique sur le domaine de la recherche et le développement avec les instituts de recherche qu'on va auditionner à un autre moment.

Mais mais je voudrais savoir si ça existe toujours. C'était un protocole sur 3 ans, je sais pas s'il a été renouvelé ou pas. Alors, nous avons une convention par exemple avec l'IFEM voilà et d'autres avecem.

Voilà. Donc il y a qui a été renouvelé. Oui. qui quand on a pardon on a on a effectivement un plan d'action outremè qui a été mis en place avec l'Ivreem pour une durée de 4 ans.

Il a été renouvelé là en 2025 euh et on le renouvelle systématiquement. Euh effectivement le on est par un ministère de tutelle. Pour autant on essaie de spécifier les actions euh ultramarines dans cette convention, notamment sur la recherche et la connaissance euh des territoires ultramarins.

Oui, bien sûr. Merci. Donc je vais passer la parole à madame Nathalie Mercier Pirin.

Donc quelques mots en pour vous présenter juste le cluster. Le cluster maritime français a pour mission de fédérer l'ensemble de de la filière maritime sur sur la France, c'est-à-dire l'hexagone et les territoires ultramarins. Nous sommes plus de 450 acteurs publics et privés et l'objectif c'est de structurer entre autres une vision stratégique commune et de renforcer la compétitivité de l'ensemble des activités de l'économie bleue.

Je voudrais commencer mon propos par peut-être une une phrase que j'ai dite dans la presse et que je soutiens depuis finalement le grenë de la mer 2009. La France n'est pas l'hexagoune et moi je suis persuadée à titre personnel que le rebond français passera par les territoires océanique français. En fait, ce que je veux dire dans mon propos en complément de ce qui a été dit, c'est que les territoires ultramarins ne sont pas la périphérie de la France, mais un réseau d'avant-poste stratégique au cœur des grandes routes maritimes et au contact direct de 31 voisins dans les Amériques, l'océan Indien et le Pacifique.

Donc évidemment par leur localisation géographique, leur histoire et leur proximité avec des pays tiers, ils concentrent des levers majeurs de création de richesse. Vous l'avez dit, 97 % de notre ZE, 80 % de notre biodiversité nationale et 10 % des récifs coraliens mondiaux, pardon, autant d'atouts qui qui sont pleinement à développer et qui feront des outresemes l'un des moteurs du renouveau économique, écologique et géopolitique de la France. Notre espace français s'étend jusqu'aux frontières, vous le savez, des Amériques, de l'Afrique, de l'Asie, imposant des missions régaliennes de surveillance, de protection des ressources, de sécurité, des routes commerciales, tout en déployant une diversité culturelle, technologique et interrégionale exceptionnelle et j'y reviendrai.

Les outresemères sont aussi résilientes et sont par essence des lieux d'innovation sociale, culturelle et font désormais et il faut désormais pardon les rendre leader de l'innovation économique en se basant sur trois leviers. Le premier, le levier, je viens d'en parler, géographique et maritime, les ultramarins placent aux portes euh des de territoires qui sont extrêmement intéressants aujourd'hui. Je rappelle que 72 % des importations et des et des exportations de l'hexagone euh passe par ces routes qui sont Amérique, Inde, Afrique et Asie-Pacifique.

Et puis surtout ces ces territoires dont je parle avec ces 11 millions de kilomètres carrés donnent accès à des ressources critiques que nous savons ou des métau rares évidemment et on connaît la position de la France sur l'ensemble de ces questions. Je voudrais effectivement madame la sénatrice et madame la rapporteur aussi vous dire que cette création de richesse, elle est inclusive et elle doit être inclusive. Et en fait au cluster maritime français, nous souhaitons avec les clusters maritimes ultramarins qui existent déjà et ceux qui vont être créés développer des hub d'innovation. on dirait un peu des villages d'accueil euh pour entrepreneurs hexagonaux ou en tout cas pour entrepreneurs, je dirais ultramarins se déplaçant sur une autre zone ultramarine.

Euh et ces clusters unifiés ou en tout cas cette cette nouvelle façon de voir cette France, elle permettrait de de dopper pour moi la valeur ajoutée locale, de relocaliser des activités stratégiques et d'intégrer les territoires ultramarins dans une croissance partagée en s'appuyant notamment sur leur jeunesse. Je m'arrête quelques instants là-dessus. Effectivement, quand on est au bord de l'Asie ou quand on est au bord des Amériques, on a une possibilité évidemment d'aller et de mieux travailler sur cette question périphérique, c'est-à-dire de développer cette économie que la que l'hexagone maîtrise-moi, connais-moi, qui existe et il faut continuer à la développer.

Et puis euh ça permet, c'est vrai que quand on va à Saint-Pierre et Miclon ou quand on va en en Polynésie, il faut du temps. Euh et le fait de se dire je suis euh je me retrouve dans un dans un système, dans un écosystème où je peux euh être hébergé, travailler un peu comme la Silicone Vallée et aller au plus près de ces territoires qui sont plus du tout européens. Et bien ça nous permettrait euh évidemment d'avoir des nouvelles des nouveaux leviers de euh de développement économique et de et je dirais euh d'action euh de PIB.

Et et effectivement, vous l'avez dit tout à l'heure, je vais je vais rentrer dans un des sujets. Euh peut-être que euh par ces territoires ultramarins, la question de la souveraineté euh euh numérique, elle pourrait s'envisager puisque euh à Saint-Pierre, entre Saint-Pierre et Hmelon et évidemment l'ensemble des territoires européens, nous pourrions euh redessiner un câble numérique complètement souverain au niveau européen. Je prends ce sujet-là, mais on en a d'autres que ça soit sur les énergies marines renouvelables ou ou sur d'autres points.

Je voudrais juste terminer le troisème point en vous disant que nous sommes une puissance archipélagique. Au-delà de l'hexagone, une vision globale unifiée, 69 millions, presque 69 millions de français dont près de 3 millions vivent en Outre mer. C'est 4 % de la population totale.

Et donc, vous voyez bien que ces chiffresl affirment notre souveraineté maritime et notre résilience face aux crises mondiales et notre solidarité au-delà des mères. Donc pour moi, les les territoires ultramarins euh sont évidemment complètement centrales dans notre dans notre économie française. Euh une opportunité de développement et d'économie durable résilient, euh je viens d'en parler et je laisserai mes collègues parler des ports et du transport maritime s'ils le souhaitent. une souveraineté alimentaire et structuration des filières aliotiques.

Je laisserai mon mon collègue Olivier Leette en parler, mais c'est évidemment majeur et je pense notamment euh à la Réunion ou à d'autres territoires où on parle de renouvellement de flottes de pêche. Évidemment, ce que je viens de dire en propre touche des grands programmes que nous commencerons à mettre en place et merci à la DGM d'avoir parlé de cette feuille de route de l'économie bleue qui s'articule ensuite avec des fiches projets, des fiches projets que nous tenons à votre disposition et qui seront transmises à l'issue de cette audition qui mentionnent qui décrivent avec les territoires ultramarins et les clusters maritimes ultramarins des projets très concrets pour les territoires. Et ces projets sont actuellement d'ailleurs discutés ou regardés avec la direction générale des autres mères.

Ces projets rentrent bien sûr dans la feuille de route de l'économie bleue. On verra comment on peut les financer ou les faire financer. Ces territoires ultramarins sont aussi pour notre France des territoires d'expérimentation pour notre économie bleue.

Je pense notamment au SWAC qui a été fait en Polynésie pour les hôpitaux. Je pense au projet aussi du même ressort réfléchi, imaginé actuellement à la Réunion. Et puis je je l'ai dit euh euh ne pas négliger euh que notre France qui est effectivement un archipel comme comme l'Europe est un archipel d'ailleurs.

Et bien cette France, elle a une une je dirais une un levier incroyable, un levier de compétitivité et de coopération régionale par je dirais sa sa diversité de ces territoires. Et je voudrais par pour terminer ce premier propos rappeler madame la sénatrice et madame la présidente que je suis assez attentive sur ce qui se passe actuellement en Europe sur le pacte océan parce que j'entends et je souhaite que ça soit effectivement à noté aujourd'hui que dans le cadre du pacte océan, certains territoires qui ne sont pas des départements ne feraient plus partie de ces de ces 11 millions de kilomè carr que décrit la France. Et ça ça serait effectivement pas possible pour des questions de diplomatie et pour des questions de souveraineté nationale.

Je pense notamment à la Polynésie et à la Nouvelle Calédonie. Voilà madame la présidente. Merci.

Alors je vais passer la parole à monsieur Grimau. Vous nous entendez ? Oui, je vous entends.

Euh, bonjour madame la présidente, madame la ministre, mesdames et messieurs les sénateurs. Mesdames et messieurs, merci en tous les cas en premier lieu de nous avoir invité à participer à cette audition ce jour. Je vais faire, comme vient de le faire Nathalie Mercier Perin, une très rapide présentation de l'UMPF, Union Maritime et portuère de France.

Nous sommes en fait l'association des différentes unions maritimes que vous retrouvez dans l'ensemble des places portuaires. Euh pour ce qui nous concerne aujourd'hui, sept en hexagone mais plus particulièrement six ultramarines puisque nous sommes présents. Les commun les unions maritimes sont des communautés portuaires représentent l'ensemble des professionnels que vous avez sur une place portuaire, c'estàdire plus d'une trentaine de métiers grosso modo pour une activité portuaire.

Euh nous sommes présents à la Réunion ainsi qu'à Mayotte et nous sommes présents aujourd'hui en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane et en Nouvelle-Calédonie. Nous avons dans chaque union maritime donc des professionnels qui agissent aussi bien à terre qu'en mer. je dirais presque plus à terre qu'en mer puisque nous produisons l'ensemble des métiers, des prestations qui sont nécessaires au poste ou préacheminement des marchandises.

Et comme vous l'avez déjà souligné, euh le transport maritime est essentiel dans tout cela. Nous nous intéressons donc à l'ensemble des sujets que vous avez pu évoquer. Euh parmi eux de plus en plus les questions effectivement de de nouvelles technologies de décarbonation, de choses comme cela, mais aussi au quotidien, je dirais de choses très très praticaux pratiques.

C'est la raison pour laquelle aujourd'hui sont présents avec moi sur cette table ronde monsieur Philippe Leleu qui est le président de l'Union maritime de la Réunion et qui est également notre président en interne, je dirais des des out des outremères et qui donc à la Réunion est un professionnel de la place portuaire et qui connaît parfaitement l'ensemble de nos sujets et Audré Delbray avec qui je travaille tous les jours pour les affaires publiques et on va dire l'ensemble des sujets qui intéressent aujourd'hui les filières maritimes et portuaires. Voilà ce que je peux vous dire en première introduction peut-être sans sans monopoliser plus la parole. Merci monsieur Leleu.

Oui, bonjour madame la présidente. Bonjour à vous tous et toutes mesdames et messieurs. Euh bah tout d'abord, je vous remercie de ce temps de parole puisque les moments sont assez rares nous comme nous sommes assez éloignés de pouvoir justement tenir ce genre d'échange.

Je serai je serai rapide puisque je ferai quelques propos préliminaires évidemment pour pour nos territoires ultramarins. Comme le préciser, nous avons six unions maritimes euh je dirais aux quatre coins du globe et donc nos enjeux nous euh sont avant tout autour de notre de la spécificité que représente le monde maritime dans les autres mers. Il faut comprendre que et je pense que c'est c'est vraiment une prise de conscience qu'il faut faire pour échanger avec les les autres ports nationaux, c'est que nous avons qu'un port, un seul porter la totalité du territoire.

Ce port bien souvent pour l'ensemble des des territoires ultramarins, c'est 95 % des échanges importation et exportation euh qui qui vont passer, qui vont transiter. Et donc l'enjeu est bien entendu majeur pour pour l'économie en finalité, on en parlait tout à l'heure, la vie chère. Euh je pense que la présidente de de du cluster maritime faisait allusion à ce à cette situation aussi. géographique et je crois que pour nous là c'est le cœur du sujet, c'est que nous sommes tous des territoires français et européens dans un environnement international, dans un environnement africain, dans un environnement américain voire océanique avec l'Australie et et toute cette région du Pacifique.

Et et je peux vous dire que la concurrence est rude parce que ce sont des zones où les enjeux géopolitique et économique, on le voit bien depuis quelques temps, sont de plus en plus marqués et nous avons, je parlerai pour ma zone, une une vraie prise de conscience que nous sommes face non pas à des pays, mais carrément à des continents quand la Chine euh vient se positionner sur la côte ouest de euh de Madagascar pour implanter potentiellement un port. Euh quand l'Inde se intensifie ses ses actions, quand la Russie euh ne se gêne plus pour prendre des positions claires, euh et bien on voit bien que nous nous ne sommes que peu de choses. Et c'est pour ça que nous nous souhaitons vraiment qu'on prenne conscience que la dimension n'est même plus au niveau d'un État mais au niveau de l'Europe parce que nous sommes les seuls territoires, cette petite partie du territoire qui qui permet de positionner la France et l'Europe dans cette zone.

Euh vous parliez en effet de la vie chère, la logistique, on l'a vu dans les derniers euh travaux menés par des commissions sur cette sur cet aspect. euh la logistique est est souvent euh tout de suite mise en lumière et pour que notre logistique euh d'importation voire d'exportation euh soit la plus performante, il faut que nous soyons au rendez-vous euh par notre attractivité et donc euh par des outils portuaires qui soient performants. On a la chance d'avoir dans la plupart de nos territoires d'outre mer d'avoir les trois premières compagnies mondiales qui sont les compagnies européennes.

Je peux vous dire qu'il faut il va falloir qu'on bataille pour que ces compagnies viennent continuent à venir et continuent à s'intéresser à nos territoires. Dans notre zone, nous avons des des ports qui sont en train de se structurer. Je parle de Tamatav, je parle de la de la côte est africaine.

Maurice qui qui est aussi une base arrière importante pour une des compagnies européennes et bien reçoivent des financements de pays étrangers. Le Japon a investi plus 400 millions d'euros sur Tamatave. Et nous euh si on veut garder cette attractivité et la et ses ports et ces compagnies maritimes qui sont un enjeu majeur en terme de rayonnement, en terme d'accessibilité à de nouveaux marchés pour l'exportation, et bien nous nous devons d'être au rendez-vous des investissements qui sont réclamés par ces acteurs et ces investissements sont bien entendu compatibles avec tout port.

Enfin, en tout cas, on rencontre c'est c'est ce type d'investissement qui sont nécessaires à tout port. Et donc, si on si on agit pas maintenant, il sera trop tard parce qu'une fois que les compagnies maritimes vont se délocaliser, on on aura du mal à revenir en arrière. Et euh et je terminerai par cette nécessité de d'être attractif parce qu'on l'a vécu euh en 2016 par l'arrivée euh de CMACGM en installant son hub à la Réunion et nous avons euh les chiffres peuvent peuvent mais on le voit clairement sur des graphiques.

Le le prix du fret a baissé de 50 % à cette période là et on arrive à le maintenir aujourd'hui. Pourquoi ? parce que nous avons justement permis de mettre en place des la compétitivité déjà entre ces compagnies maritimes, mais aussi par la mise en place de services maritimes qui viennent à la Réunion avec des bateaux qui sont de plus en plus grands, qui ont de plus en plus de volume, mais donc qui nous permettent de baisser les coûts.

Mais pour pouvoir continuer à accueillir ces bateaux qui sont indénégiablement en train de grandir les jours les mois après mois, et bien il faut que nous puissions être au rendez-vous de ces de ces investissements. Je faisais part tout à l'heure de de cette de cet enjeu. Voilà, en quelques mots, mais je pense qu'on y reviendra un peu plus tard, les les enjeux maritimes et portuaires dans nos territoires.

Merci beaucoup. Alors pour le comité national des pêches maritimes et des élevages marines, monsieur Olivier Leé. Oui, bonjour madame la rapporteur, et mesdames les sénateurs et sénatrices.

Euh je vais essayer de faire cours. Euh je me référais et puis j'ai mon collègue Charlie Vincent qui a réussi à se connecter, qui est en Guadeloupe parce que ça a coupé plusieurs fois mais on essaie de de suivre tous les deux. Euh évidemment que cette table ronde sur l'économie bleue et sur cette partie pêche et je remercie d'ailleurs Nathalie Merc d'en avoir fait référence au moins en préambule.

H ce que je remarque et qui est important dans l'aspect généraux de de cette table ronde c'est que l'économie bleue ultramarine est-elle devenue une priorité stratégique des politiques publiques ? Je dirais que c'est pas une c'est est-elle devenue ? c'est qu'elle doit parce qu'aujourd'hui il n'y a pas justement c'est déjà c'est une exigence qu'elle devienne justement une priorité.

Pourquoi ? Et et et comment se traduit-elle aujourd'hui ? pas grand-chose en fait parce queon peut juste remarquer un point important, c'est que pour ce qui concerne la pêche et dans la politique commune des pêches, je rappelle quand même que la France a cette ce domaine maritime qui est le seul en Europe qui est positionné sur tout le globe, sur tous les océans et qui donne accès à tous les territoires quels qu'ils soient sur cette terre.

Donc, il est important que l'hexagone puisse justement apporter la France, mais aussi en lien avec une vraie politique commune des pêches qui permet de déployer la filière pêche en terme d'abord et en toutet alimentaire parce que ça reste quand même un enjeu majeur de pour l'alimentation qui plus aide dans ces dans ces territoires déportés de l'hexagone et puis surtout à au besoin les besoins de cette filière Ils sont d'abord avant tout pour cette filière d'avenir parce que les ressources sont présentes, elles sont gérées, elles sont cadrées et elles permettent à aujourd'hui de pouvoir se déployer sur les océans qui nous permettent d'être les yeux, les oreilles, la bouche et les sentinelles aussi bien des pouvoirs publics mais aussi de nos marines nationales, de nos euh de nos défenses, de ces territoires, de ces domaines où ils sont propriétés euh de la France en lien avec l'Union européenne. Donc évidemment que la priorité de la pêche dans ces départements et territoire d'utre mer, c'est d'abord avant tout le renouvellement de la flotte. Question.

Le renouvellement n'est plus une urgence. C'est vital quand vous avez des navires qui ont une moyenne d'âge de 60 ans. Vous entendez bien ? 300 ans comment voulez-vous pouvoir défendre avec quelques navires militaires français sur des territoires aussi immenses s'il n'y a pas la pêche pour être justement je dirais les les les renseignements territoriaux de ces départements et territoires d'outre mer et qu'il faut des navires qui soient en même temps dédiés à leur activité première qui est d'exploiter les ressources àutiques et en même temps d'être aussi présent parce que la présence est souvent plus dissuasive que euh des fois la la je dirais les les les contrôles qui qui permettraient de de d'appréhender des navires soit en pêche INN d'ailleurs soit d'ailleurs sur des incursions peut-être plus plus compliquées de pays comme l'a rappelé je crois le le prédécesseur qui a pris la parole sur une approche de géopolitique assez compliquée aujourd'hui. en terme de de de paix dans dans le monde.

Donc pour moi, il est important, c'est renouvellement de la flotte, c'est et le deuxième volet, c'est la formation. On ne fera pas des bons marins s'il n'y a pas de vraie formation avec des écoles qui soient adaptées pour former les marins. Je dis bien les marins, pas que les pêcheurs mais les marins.

On est marin toute sa vie. On est peut-être pêcheur une partie, mais il faut des écoles de pharmaation qui soient dignes de ce nom parce que il y a énormément de jeunes dans ces territoire qui veulent devenir ses marins euh d'aujourd'hui et de demain. Et donc si on ne leur met pas en en adéquation et en et avec les outils qui leur sont qui leur devraient être dédiés, il faut des écoles de formation.

Donc ça, je pense que là-dessus, c'est les deux priorités absolues. Et la dernière que que que je vois, c'est évidemment aussi tout ce qui est la les développements des coactivité de la pêche parce que aujourd'hui, il y a d'autres capacités de pouvoir certainement faire d'autres métiers plus proches peut-être de de ces territoires, mais il faut qu'il soit aussi porté et que surtout il y ait les suc et moyens qui permettent de faire évoluer les l'approche réglementaire juridique au niveau européen. N'oublions pas que la pêche est sans doute le la filière la plus intégrée dans l'Union européenne car la pêche et fait partie intégrante de cette politique commune des pêches et donc il va falloir aussi que cette le volet financier, le cadre financier pluriannuel qui doit être mis en œuvre dans les 24 mois permettent de la continuité d'une enveloppe identique à celle qui était auparavant.

Sachant qu'elle ne prend même pas en compte le renouvellement de la flotte de pêche. Je vous rappelle qu'un navire de pêche à aujourd'hui 1 m linéaire, on est passé de 150000 € à 300000 €. C'est important de l'avoir en tête.

On est sur des entreprises euh capitalistiques avec des moyens que les jeunes n'ont pas aujourd'hui d'acquérir à partir du moment où il faut du soutien et du renouvellement des aides soit européennes ou d'État pour renouveler cette flotte de pêche. Merci madame la sénatrice. Merci madame la le rapporteur et je laisse peut-être la parole à Charlie Vincent qui doit être connecté.

Merci Charles. Monsieur Vincent, vous nous entendez ? Vous êtes connectés ?

Oui, très bien. Merci Merci de nous donner euh cette possibilité de nous exprimer. Euh je vais pas reprendre tous les propos du président mais juste en complémentarité aujourd'hui.

Ce qui fait surtout défaut dans la stratégie d'économie bleue sur l'ensemble de nos territoires, ce c'est aussi un retard structurel sur les infrastructures nécessaires, notamment infrastructure portuaire et qui nous crée un vrai retard en fait pour le développement de de la pêche sur nos territoires et qui donne le sentiment à nos compatriotes d'être un peu abandonnés ou d'avoir en fait de pas forcément avoir les mêmes égalités de chances de développement sur le territoire Domien euh par rapport à l'hexagone. Et ça, on le retrouve dans l'ensemble de nos territoires et de ne pas avoir cette continuité de développement ou cette possibilité d'y quoi au-delà du de l'urgence de la formation et des moyens aussi pour développer nos pêcheries sur des bateaux neufs qui est indispensable justement au développement. Il faut aussi que euh l'ensemble de nos collectivités mais aussi euh des organismes tels que les banques puissent vraiment euh nous suivre et vraiment euh permettre le développement de la pêche.

Il suffit pas de parler d'économie bleue, il faut aussi que cela se concrétise par des faits concrets, des enveloppes concrètes, mais aussi par un engagement concret de tout le monde. Je parle aussi bien de collectivité territoriale, conseil régional, conseil départemental, état. que tous les services travaillent en cohésion pour développer nos territoires.

Je ne serai pas plus long, mais aujourd'hui la réalité que nous vivons, c'est ce retard structurel qui pénalise l'ensemble des efforts que nous menons pour développer nos pêcheries et soutenir justement notre activité. Mais merci. Alors euh c'est pour ces premières série d'interventions euh m'amène à vous poser une question euh d'une manière plus générale.

Quels sont les freins législatifs ? parce que bon, je j'ai été sollicité par mon territoire sur certaines, on va dire disparité et difficultés notamment de concurrence desloyales dans la plaisance par rapport au bateau battant pavillon européens et qui ne respectent pas la réglementation française. Donc, est-ce que vous auriez des pistes et des freins qu'il faudrait impérativement lever au niveau législatif pour permettre une meilleure un meilleur développement de de cette économie bleue ?

Je vais je vais répondre en fait même en terme de fiscalité, je pense qu'on peut pas avoir la même fiscalité quand on est en hexagone que quand on est sur certaines zones ultramarinées. Et je pense notamment, vous parliez tout à l'heure du tour enfin à l'instant des croisières, évidemment ce qui est en train de se passer avec les taxes sur les croisiéristes euh l'impact en hexagone n'est pas le même en local. Je pense notamment à la zone Caraïbe avec un report un report modal cette fois du touriste.

Donc euh est-ce que euh les territoires le souhaite ou pas ? Je répondrai pas à cette question. Je dis simplement que d'une manière générique, on peut pas euh appliquer toujours les mêmes textes ici en hexagone par rapport à des particularités territorial euh évidemment au niveau euh euh de nos de nos surfaces géographiques.

Alors le deuxième point, puisque je j'ai pris la parole, c'est pas un un problème législatif ou fiscal, mais je voudrais quand même parler, on a beaucoup parlé de jeunes euh on et d'acculturation. Je voudrais vous parler du bimaire ou en tout cas comment parce qu'il y a une autre il y a on peut prendre le sujet dans un autre sens. Comment promouvoir l'économie maritime ?

Comment promouvoir le fait maritime et que ça soit en Hexagone ou sur les territoires tramarins, on a un vrai problème de maritimisation et de prise de conscience. Par contre, moi ce que je je note et et que ça soit en Hexagone et sur les territoires tramarins, je rappelle que environ 50 % des de la de la population ne s'est pas nagé. Donc ça veut dire que tout ce qui est promotion euh euh au travers des programmes scolaires périscolaires sur la natation, y compris y compris les cours de natation en piscine, hein, euh euh y compris la voile.

Et je sais que euh il y a des régions qui tiennent encore ces programmes de euh je dirais de d'activités périscolaires en faisant des cours de voile ou des choses comme ça. Mais c'est pasin, c'est très important parce que c'est le premier contact avec la mère. Et et pour nous pour nous ici peut-être euh dans la sphère publique, c'est peut-être se dire que le bimer ou les classes en jeu maritime, ça devrait peut-être commencer dès la 6e en fait ou en tout cas une adaptation dès la 6e parce qu'en fait derrière ça c'est euh tout ce qu'on vient de dire, l'équilibre euh économique et écologique.

Euh mais on n'est pas dans un aquarium. Ça a été très bien dit dans les premières interactions. On voit qu'il y a une méconnaissance parfois du fait géopolitique hein, mais il y a en même temps des press qui arrivve.

Donc je je pense que dès la 6e, réfléchir à un programme issu du bimaire permettrait aussi de mieux préparer parcours sup et de faire prendre conscience à l'ensemble des des Français de l'importance de cette mère. Alors, c'est pas législative, c'est pas fiscalité, mais je pense que c'est quelque chose qui n'est pas du tout anodin. Alors, pour le reste, juste excusez-moi, pour pour le reste, on vous remontra quelques dans les dans les retours des des réponses, on vous remontrera quelques freins comme vous l'avez proposé en terme de fiscalité ou législatif au niveau de la pêche.

Monsieur Vincent, aujourd'hui euh les freins législatives, il y en a quelques-uns des petits contraignant euh notamment sur les points de contrôle, sur l'accessibilité à peut-être à la à la profession ou parce qu'on a pas les moyens, mais les freins aujourd'hui sont surtout structurels, c'est-à-dire c'est ça qui euh qu'engraîne en fait la profession et qui empêche son développement Et la pêche ne fait pas partie des priorités de nos territoires en fait. Et malheureusement le plus grand territoire dans les Dommes, c'est la mer et c'est pas la terre. Et c'est cette vision qu'on n' pas pour le développement de la mer de façon générale et qui se fait de façon totalement, je dirais, empirique ou par la simple volonté des acteurs que nous sommes.

Et aujourd'hui, dans une politique publique ou dans une politique de développement, il faut que on soit tous raccord ou pas sur la possibilité que la pêche soit fasse partie des priorités de développement de nos territoires. Et c'est ça qu'il faut véritablement intégrer. Quand on a tous intégré ou si on a tous intégré ce paramètre tout ça sera beaucoup plus facile le développement de territoire notamment sur la partie maritime et la pêche est une des composantes mais ce retard on l'a sur l'ensemble de la je dirais du territoire maritime ou des activités en mer et ça c'est un vrai frein.

Oui, c'est important que tout le monde sache nager ou en tout cas et intégrer dès le plus jeune âge qu'il est important de savoir nager et d'intégrer la mer à la vie de ses citoyens. Et tant que ce n'est pas fait, il est difficile pour nos politiques publiques euh d'y voir en tout cas d'avoir des perspectives. Donc nous souffrons en fait de cette de ce manque d'implication collective.

Merci. Et au niveau au niveau normatif puisque souvent euh on parle aussi de de d'aide fonds structurel européen avec où on impose un certain nombre de de normes en terme de bateaux de de taille qui ne qui ne sont pour la plupart pas adapté aux réalités des territoires. Est-ce que à ce niveau-là vous avez des difficultés ?

Je vais vous prendre une aberration Saint-Bartelim de par son statut. les marins ont la possibilité d'avoir une de d'avoir une immatriculation purement locale à Saint-Bartelémi ou rester avec une une immatriculation de Guadeloupe. Or, les pêcheurs de Saint- Bartelémie, ceux qui ont fait le choix de rester ppé immatriculation de Guadeloupe peuvent vendre leur poisson en Guadeloupe alors que ceux qui ont fait le choix de passer avec une une immatriculation de Saint-Bartelémie tombe euh devient PTOM, donc hors Union européenne et n'ont plus le droit de vendre leur poisson comme il le faisait avant. une question administrative qui crée vraiment une difficulté euh euh auprès des des pêcheurs des des pour pour la pêche.

Donc voilà, ce c'est ce genre de d'abération qui parfois euh interpelle aussi. Oui, vous avez raison. Ça ça fait partie des aberrations que nous faisons remonter à chaque fois.

Euh sachant qu'ils sont inscrits euh au fichier flotte du comité régional des pêches de Guadel Group dont je suis le président et euh à chaque fois on demande une évolution justement une simplification administrative. Malheureusement euh à ce niveau-là l'État reste mué. Nous avons également des aberrations administratives notamment sur les divisions, notamment la division 227 sur nos navires de pêche où si on veut faire des évolutions, euh on nous dit que c'est pas possible que nos navires sont limités à 6000 ou à 12000 en fonction de la division ou à 20000 en fonction de la division dans lequelle ils sont.

Alors que le même navire que vous mettez en nuque, navire de charge à utilisation commerciale, lui il peut aller jusqu'à il peut aller de Guadeloupe à Martinique, enfin et le même bateau que vous avez en plaisance peut aussi aller jusqu'à Martinique. En fait, on a des aberrations administratives où on demande aussi des simplifications notamment sur les pratiques que nous avons sur nos territoires qui font qu'on a des blocages parfois administratifs parce qu'en fait on ne souhaite pas évoluer ou quand on remonte, on fait remonter à Paris, on nous dit que c'est trop compliqué pour des éléments de sécurité parce qu'en fait l'élément de sécurité de base fait c'est la Bretagne, c'est la Normandie euh c'est la façade atlantique, c'est la Manche. Enfin, ça fait partie en fait des aberrations que nous avons sur nos territoires et qu'aucun pêcheur ne respecte en réalité.

S'il fallait faire appliquer strict sensus le cadre administratif tel qu'il est décrit aujourd'hui, tous nos navires resteraient dans les portes. Euh parce que nous avons des pratiques qui sont totalement différentes notamment sur le DCP. Euh c'est un dispositif de concentration de poisson où nous allons pêcher jusqu'à 40000 50000 et pour autant on n pas plus d'accident ou bien au contraire on a moins d'accidents que ce qui se passe sur l'hexagone quand on rapporte à tous les tout ce qu'on a sur nos territoires quand on a et quand on l'explique au niveau national trouve quand même des freins et des leviers on narrive pas à avoir des leviers pour débloquer ces situations parce qu'on a un cadre aussi parisien très très strict qui ne comprend pas la réalité de nos territoires.

Et quand vous avez ça ensuite une politique publique qui n'est pas en adéquation au développement que nous souhaitons avoir pour nos territoires notamment sur la partie pêche, ben vous avez du mal à y croire et en fait votre volonté se heurte à des une politique publique et un cadre administratif très très restrictif. Merci. Nous sommes preneurs d'une note hein parce que c'est c'est tout l'enjeu des travaux de la délégation, c'est d'essayer de de pousser et de faire changer le regard porté sur les territoires tramarins.

Nous allons poursuivre nos auditions avec monsieur Alain Biston, président directeur général de Alcatel Submarine Network. Je crois, excusez-moi, mais on est deux à vouloir parler pêche. On va parler pêche maintenant.

On va vous garder, monsieur le président. Euh donc je te peut-être ce serait bien que je sais que tu as une question précise sur la pêche et j'en poserai aussi parce qu'on est bien ici et je crois qu'il faut rappeler la mission. On est bien ici pour dire quels sont les secteurs d'activité économique dans les territoires d'outreem qui peuvent demain être à un autre niveau de développement et pouvoir avoir effectivement ou apporter de la valeur beaucoup plus importante sur les territoires de l'emploi.

Et bien entendu, ça veut dire que il nous faut regarder les freins ou les difficultés que l'on connaît et comment on peut changer de paradigme, de dimension, de niveau de de développement et et je crois que la pêche en est une mais je suis pas sûr qu'on l' complètement démontré ici. Oui, merci beaucoup madame la présidente. Effectivement, j'ai beaucoup aimé madame ce que vous avez dit que la France ne se limite pas à l'hexagone.

La France, c'est aussi les autres vous mèes et sans les autres fou mèes, la France ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui. Effectivement, sauf que à chaque fois, je dirais que les choses se font sans nous et tout ce qui est fait pour nous sans nous et contre nous. Comme disait Mandela.

Je prends le cas de Mayotte où nous avons un lagon. Un lagon. Les gens allaient pêcher avec leur pirogue, jamais d'accident.

Les choses se passaient bien, les familles avaient les moyens de subsistance et tout d'un coup la réglementation bien sûr est venue. Cette réglementation plus de pirogue, c'estàd on oublie notre culture, on va nous mettre en place parce que on n rien compris parce que le système que nous avions peut-être euh n'est pas reconnu par la réglementation. Donc on nous dit, vous allez euh maintenant changer le mode de pêche et fallait prendre des barques.

Donc les barques sont venu, on les a homologué, les gens allaient à la pêche, sauf on nous dit vous êtes européen maintenant, il faut des barques de temps de maître. On a eu une dérogation, première dérogation, les gens sont allés à la pêche et là bom on nous dit depuis 1 mois, 2 mois, les les maoréens ne peuvent plus aller pêcher. Donc on nous interdit même de manger notre propre poisson à cause d'une réglementation euh qui est là et qu'on narrive plus à trouver de solution.

On n'a pas de poisson à Mayotte aujourd'hui parce que il y a cette réglementation et donc évidemment ça crée une tension. Or, on nous a dit que l'économie bleue c'est pour créer des emplois. Là l'économie bleue met les gens au chômage.

Là l'économie bleue aujourd'hui à Mayotte met les familles en difficulté. Ils n'ont plus de revenus, on ne peut plus. Donc voyez-vous, ces contradictions-là font que et puis cette réglementation très rigoureuse ne empêche certains territoires justement de se de se développer et c'est le et c'est le cas de Mayotte.

Comment faire pour que nos pêcheurs puissent aller à la pêche demain ? Comment faire pour les aider à continuer à vivre tout simplement ? Or aujourd'hui, on trouve pas d'interlocuteur.

J'ai posé la question, vous rappelez madame la présidente à la ministre la dernière fois, elle m'a dit il faut qu'on se voit en tête à tête pour parler de la pêche. Lorsqu'on l'avait auditionné, j'ai demandé des rendez-vous depuis et à chaque fois madame la ministre n'a pas le temps de me recevoir. Sauf à chaque fois quand je rentre à Mayotte, je suis interpellé par ces ces pêcheurs qui n'ont plus qui savent plus quoi faire.

Donc voyez-vous euh c'est vrai que il y a des choses qu'on ne comprend pas et cette économie bleue nous on la comprend pas chez nous. Nous on veut vivre. C'est c'est l'objet de la mission et c'est pour ça que les freins administratifs, la présidente vient de le dire, doivent être alors qu' peuvent être complètement différent d'un territoire à un autre mais qui peuvent aussi être très identiques parce que ce que dit Mayot, je pourrais le dire pour Saint-Pierre Amiclan et vous venez de le dire pour les Antilles et donc on a véritablement des freins administratifs dans le domaine de la pêche, mais peut-être aussi et bien entendu dans d'autres dans d'autres domaines.

Moi, je veux juste finir sur le sujet pêche et et messieurs, on vous écoute tout de suite et c'est extrêmement important pour nous parce que c'est aussi un secteur d'avenir pour les territoires pour les territoires d'outre mer. Mais nous avons le président le NZ avec nous et et moi je voudrais lui poser une question comme bien entendu euh à ceux qui connaissent la pêche aussi dans les territoires ultramarins, c'est euh la question aujourd'hui de ce secteur d'activité euh et je mets de côté parce que je pense qu'on va en parler tout à l'heure sur les retards structurels parce qu'ils ne sont pas que pour la pêche que pour les ports liés effectivement à l'activité de pêche. bateau, on en a parlé et et il y a des solutions qui arrivent même si elles arrivent 15 ans après les premières demandes, les hommes avec les besoins de formation, mais la question des produits, quelles sont les ressources que vous avez pu identifier dans les territoires ultramarins ?

Quelle connaissance on en a ? Comment et est et suffisamment gérer la question des quotas, des valeurs ajoutées ? Je pose la question je vous pose la question à vous monsieur le parce que vous étiez très clair sur toutes ces connaissances insuffisantes sur l'ensemble des côtes françaises et notamment aussi dans les outresem et à la veille parce que je crois que c'est pas encore fait d'une signature avec Frem du PA OOM sur la recherche et je crois qu'il y a quelque chose que qui a été dit là on fait pour les outres mères non il y a pas personne vient faire pour les outresemes on fait avec les outresemes et selon les richesses des territoires d'outreem.

Voilà Olivier, si tu peux me dire deux ou trois mots là-dessus. Si vous voulez bien, je vous propose un petit point de méthode euh puisque par égard aussi pour madame Buluc qui se trouve en Polynésie et dont il est 23h. Donc je vous proposerai qu'on poursuive les propoliminaires et qu'après qu'on qu'on étende sur des projets sur les sujets.

C'est vrai que la pêche c'est un sujet extrêmement important. Il y a aussi d'autres sujets et qu'on poursuivre un peu nos nos auditions. Donc monsieur Bistan, c'est à vous.

Madame la présidente, mesdames et messieurs sénatrices et sénateurs, donc je représente donc Alcatel Submarine Network qui est détenu comme vous le savez à 80 % par l'Agence des participations de l'État depuis début 2025 et nous sommes l'un des leaders mondiaux des câbles sous-marins. Donc moi, j'ai plutôt regardé le sujet d'un point de vue connectivité si vous le permettez. Donc les deux points que j'aimerais mettre d'un point de vue général, le le premier c'est comprendre quel est l'intérêt de la connexion d'un territoire.

Donc clairement ce que l'on voit aujourd'hui, c'est pas des fois juste le trafic internet qui justifie, si je puis me permettre de dire, un business case. Donc clairement ce que l'on voit dans l'évolution des caps sous-marins puisque nous nous les faisons mais nous ne sommes pas les donneurs d'ordre. Donc, il faut qu'il y a un opérateur qui soit intéressé par le cap sous-marin.

Or, ce qui se passe aujourd'hui, c'est que les intéresses sont motivés par les data center. Donc, je ne sais pas du tout quelle est la philosophie data center sur les territoires ultramarins, mais c'est déjà un élément qui motive l'existence d'un câble sous-marin plus que par le trafic intrinsèque, je dirais, du territoire en lui-même. Bon, il y a quand même pas mal de projets, on y a participé.

Donc la Nouvelle-Calédonie avec Gondwana, il y a le nouveau qui vient d'être annoncé qui est extrêmement intéressant, c'est Tamtam qui est entre la Nouvelle-Calédonie et Vanouitou. Pourquoi ? parce que pour la première fois, nous allons aider à participer à l'environnement scientifique notamment Ifremè pour mettre des capteurs qui vont leur donner une visibilité sur la température, la pression, la sismologie, les tsunamis, tous ces aspects-là, la sinité au niveau des océans.

Donc je pense qu'on a aussi nous un rôle à apporter, je l'ai dit hier à la commission économique sur l'aspect changement climatique. Donc clairement, il peut y avoir ça. Maintenant, ce qu'il faut comprendre, c'est est-ce qu'il y a une volonté d'investissement, alors je pourrais dire publique, sur des câbles sous-marins ?

Est-ce que on va se retourner vers l'Europe puisque l'Europe à travers le CF fait des subventions sur des projets ? Est-ce qu'on considère les territoires ultramarins comme faisant partie de l'Europe d'un point de vue financement de câble sous-marin ? Ça c'est une autre question.

Sinon, qu'est-ce qui se passe ? et ben on laisse aux opérateurs privés et typiquement on pourra arriver dans la situation comme on le voit aujourd'hui que la Polynésie est géré par des investissements américains. Voilà, c'est ce qui se passe.

Sinon, vous avez des câbles qui passent et on va offrir au territoire la possibilité d'avoir une branche. Mais aujourd'hui, si vous regardez les cartes des câbles sous-marins, vous prenez par exemple la Guadeloupe et la Martinique ne sont pas reliés directement à la métropole. passe par les États-Unis.

Donc, il y a plein de questions à se poser sur cette souveraineté numérique que l'on veut avoir en terme de politique au niveau des câbles sous-marins. Et donc, je vais laisser Jérémie parce qu'il a deux points particuliers à vous soumettre. Oui, mesdames et messieurs, madame présidente.

Donc effectivement Alcatel Sumoit, fabrique et installe de nouveaux capsuma, mais on on est également en charge sur certaines zones de la maintenance de ces câbles. Donc c'est vraiment un aspect de résilience des réseaux qui est extrêmement important et de de plus en plus. Euh donc on a des bases en métropole ou dans l'environnement européen mais également on est présent sur d'autres zones donc la zone Pacifique sud notamment et la zone Caraïbe.

Donc la zone Caraïbe notre port d'attache est Curasao euh donc qui est qui est qui est tenu par des intérêts américains, enfin la base de maintenance. Et donc on a on a exploré les possibilités de de se développer notamment à travers des des territoires ultramarins. Il faut savoir que dans certaines de ces zones les territoires ultramarins français sont vus sont perçus comme des des oasis de stabilité dans un environnement incertain, changeant, risqué.

La la géopolitique, enfin, je vous apprendrai rien sur la géopolitique actuelle. Euh néanmoins, ça ça reste ça reste assez compliqué de de développer de nouvelles infrastructures. Et là, je rejoindrai un peu le le personnes de l'Union maritime portuaire.

Il y a il y a il y a besoin de de pouvoir développer ces ports parce que un navire de maintenance en standby, ça a besoin aussi d'une infrastructure portuaire pour pouvoir stocker ces câbles et de régime douier adapté parce qu'effectivement toutes les tous les câbles de rechange qui sont stockés à terre n'ont pas vocation à rentrer dans le territoire donc à être importé mais à rester là on va dire ça ils peuvent rester quelques dizaines d'années avant éventuellement d'être utilisés pour aller réparer un câble et la réglementation fait que on est on est forcé de de négocier très localement à chaque fois des des exemptions, des exceptions qui ont toujours des durées de validité relativement courtes par rapport à à cette activité. Faut savoir que la durée d'un de vie d'un Capsumara, c'est 25 ans. Donc il faut qu'on conserve toutes ces pièces détachées euh pour pouvoir réparer ses câbles pendant 25 ans.

Et les régimes doués sont sont rarement adaptés. Donc à chaque fois ça rentre par des dialogues longs et souvent un petit peu complexe avec les autorités locales pour bénéficier de ce type d'exemption. Euh et c'est effectivement ça favorise pas le le le la développement de de ce type d'activité.

Euh et euh et également le la présence d'un d'un dépôt de maintenance et d'un navire cablier de maintenance dans une zone. Euh ça ça aussi ça favorise la résilience du système proche parce qu'effectivement si une faute se développe proche, elle peut être elle peut être réparée beaucoup plus rapidement. Donc euh c'est aussi un, on va dire ça présente une un point d'attractivité euh pour euh éventuellement les développements euh dont parlait monsieur Biston euh futur et euh et le le une connectivité euh renforcée de de du territoire qui bénéficie de ce type de service.

Voilà. Merci. Merci.

Vous voulez ajouter monsieur juste pour mettre des noms concrets sur ce qu'on vient de dire. Nous sommes actuellement à l'étude de mettre un dépôt en Nouvelle-Calédonie et un dépôt à la Réunion. Donc pour mettre des noms concrets sur ce que nous sommes en train de regarder puisque'actuellement ces dépôts sont ailleurs et on est en train de regarder notre stratégie pour savoir si on a un intérêt à changer de place.

Nos partenaires nous proposent évidemment d'autres endroits comme vous pouvez l'imaginer. Donc on aimerait aussi qu'on ait des atouts à montrer que il y a un intérêt par exemple à la Nouvelle-Calédonie comparé à la Papoisie, Nouvelle-Ginée ou Fidji ou Samoa. Donc c'est pour ça qu'on aimerait bien avoir un petit peu de support et d'éclairage sur les points que nous venons de mentionner.

Merci. Avez-vous des pistes dans la Caraïbe ? Alors on est en train on va on va être dans la géopolitique puisqueaujourd'hui nous nous avions un partenaire américain.

Donc c'est pour ça que nous sommes à Curasao tout simplement. Or, ils viennent de nous expliquer que on ne peut pas stocker de pièces, donc ce que vient d'expliquer Jérémie, pour le Venezuela ou pour le Cuba. Donc, il faudrait qu'on enlève une partie du dépôt puisqu'on a des projets qui touchent ces pays-là.

Donc, on peut plus les stocker sur Donc, il faut qu'on regarde donc on a regardé avec Orange Marine qui était avec moi hier. Est-ce qu'on peut faire la Martinique ? Est-ce qu'on peut faire la Guadeloupe ?

Donc on se pose les mêmes questions côté je dirais Caraïbe. Vous avez à proximité aussi la Guyenne à proximité de Corasso. Voilà.

Merci. Ah relancé madame Ah madame Buluc s'est déconnecté. Bon donc on va on va laisser la parole au rapporteur et si madame Lubuc se connecte à nouveau.

C'est vrai qu'il est relativement tard en Polynésie, je suis vraiment vraiment navrée. Euh donc les rapporteurs Annieque, je vais te laisser la parole et madame et Marie Lore Finerort, tu nous entends ? Oui oui présidente.

Ben je te laisse la parole euh à moi ou à Nick ? À toi. Bon alors président, bonjour euh mesdames, messieurs, les intervenants.

Bonjour chers collègues, bonjour. Alors tout d'abord, j'ai trois questions à poser. Euh j'ai un problème de je sais pas vous je sais pas si vous me voyez mais j'ai un problème avec ma caméra.

Euh alors, j'ai trois questions, mais je voudrais d'abord dire euh en tout cas merci à à mon collègue euh Saïd d'avoir mis en exerginsi que monsieur Vincent les aberrations qu'il y a chez nous sur nos territoires. Il y a toujours des aberrations pour les ultramarins. Mais bon, j'espère que ça va évoluer.

Alors, d'abord une première question à la DGOM. Madame Aves, comment l'État entend-il aider la CT la collectivité territoriale de Guyane à structurer une stratégie territoriale de l'économie bleue en tenant compte des spécificités du littoral Guyanais et du bassin du Marudi ? Puis je m'excuse, je suis sénatrice de la Guyane.

Donc je vais plutôt vous poser les questions par rapport à la Guyane. Ma deuxième question s'adresse au comité des pêches. Vous connaissez certainement les faiblesses de la pêche, flotti vettus, monte d'équipage qualifié et surtout la pêche illégale qui pine aux eau.

Quelles mesures concrètes sont envisagées pour moderniser et sécuriser la filière pêche en Guyane tout en luttant efficacement contre la pêche illégale et en renforçant notre souveraineté alimentaire ? Et la troisème question s'adresse à l'Union maritime et portuaire de France. Comment développer des formations adaptées au métier de la mer et du fleuve afin de favoriser l'emploi des jeunes Guyanais dans les secteurs portuaires, aliotique, logistique et environ environnemental ?

Euh voilà présidente, je vais pas être plus longue, trois questions euh dont j'espère obtenir des réponses. Merci. Alors madame Avez, la première question vous était destinée.

Je vous remercie. Alors sur euh cette première question qui est qui est très large, je renverrai bien sûr on on donnera les documents euh sur le la fiche projet hein qui concerne le territoire de de la Guyane dans la feuille de route. plus particulièrement quand même dire un mot sur le sujet de la flotte de pêche et du régime adoc que nous avons obtenu de manière spécifique hein pour pour la Guyane.

Donc ça c'est quand même une avancée importante. Un autre sujet sur lequel nous portons beaucoup d'intention avec bien sûr tout l'écosystème local, c'est le la lutte contre la pêche INN. Et donc à ce titre, nous avons des échanges au niveau sécurité, donc notamment avec les services d'Interpol et puis bien sûr cela fait partie des axes de coopération euh régionales aussi euh très très centraux. euh dans la dans la zone.

Alors, qui veut répondre à la deuxème question ? Est-ce que je peux prendre la parole, madame la présidente ? Oui, avec plaisir.

Oui, excusez-moi de de de prendre la parole comme ça. Euh juste pour répondre à madame la sénatrice de Guyane. Bon, déjà le comité des pêches, c'est pas l'État.

Euh d'abord pour tout ce qui est aussi bien pêche INN ou renouvellement de la flotte, évidemment nous y sommes très favorable. le le la problématique, elle est elle est très simple, je l'ai rappelé tout à l'heure, elle concerne aussi bien l'hxagone que des départements et territoires d'outre mer sur un point euh qui est vraiment saillant et qui est celui qui a aujourd'hui euh on est dans une approche de blocage depuis les 20 dernières années qui est que le niveau européen, c'est-à-dire le Parlement européen et le Conseil et je pense que madame la ministre Annie Gerardin qui est aussi sénatrice qui est présente pour le le l'affirmer ou le confirmer. le vrai la vraie problématique que connaît la flotte française dans son ensemble, c'est la non possibilité de renouveler euh la flotte de pêche et que même pour un installation, je rappelle quand même d'un jeune euh dans nos métiers, s'il est dans l'obligation d'acheter un navire entre 5 et 30 ans, il doit avoir moins de 40 ans pour pouvoir être éligible à une aide potentielle qui ne peut pas dépasser 75000 €.

Et je vous ai rappelé tout à l'heure que le maître linéaire d'un navire est de 300000 € aujourd'hui. Donc vous doutez bien que derrière ces problématique réglementaire au niveau européen, il est non plus urgent mais vital. Je dis bien vital, c'est-à-dire que nous allons perdre notre filière aliotique européenne si on ne débloque pas cette situation qui est dans une approche que on doit à tout prix et faire que protéger la ressource.

Mais on a oublié de remettre au centre du débat l'humain. L'humain, ce sont les futurs chefs d'entreprise, les jeunes qui rentrent dans nos métier et avec des outils de travail qui soient du 21e siècle et non pas du 19e. Parce que la réalité, c'est ça que l'on vit de tous les jours.

Donc je j'entends évidemment l'impatience des uns et des autres des autres, mais pour moi ce n'est plus une impatience. C'est une colère froide et profonde de l'Europe qui ne protège plus euh ses marins, qui les envoie sur des navires qui ne sont plus euh de l'âge d'aujourd'hui et qui fait que les réglementations, comme l'a rappelé euh certaines personnes ici dans cette dans cette audition ne sont plus en adéquation avec la réalité. Donc on est euh dans une modification structurelle de la politique commune des pêches qui a aujourd'hui et encore une fois refusé par la Commission européenne parce que la Commission européenne aujourd'hui de demande d'abord de revoir le budget à la baisse de - 66 % de - 66 % de la politique commune des pêches alors que derrière on fera l'évaluation de la PCP une fois qu'on a validé un budget Mais on se fiche de qui ?

On se fiche de tout le monde là. C'est-à-dire clairement, on on va faire une évaluation après que le budget est validé. Mais quand vous ne voulez pas faire, vous faites ça.

Et là je regrette, c'est les États, c'est le rôle des États, des parlementaires européens, du Conseil et donc des chef d'État d'imposer et de faire que on revoit complètement cette politique commune dépêche, que la Commission européenne a des actes délégués qui sont innombrables, qui verrouillent tout et qui fait que aujourd'hui on se retrouve dans une situation, je regrette, de non assistance à marin en danger, à marin pêcheur en danger, à une filière en danger et on est dans la même problématique que l'agriculture, la surtransposition des textes, une évolution rapide qui est complètement sur la partie de planification qui qui ne prend pas en compte les acteurs historiques qui même si on y arrive euh euh au métropole à défendre et faire que derrière on prend en compte ces activités, moi je regrette. Et à un moment donné euh sur la partie euh législative, si derrière on ne renforce pas les comités des pêches dans les départements et territoires d'Autre mer, on si derrière on me demande de créer un comité régional à Mayotte, mais où sont les possibilités de mettre en place avec les moyens qui vont avec ? parce que de toute manière demander à mettre en place des structurations de gestion de la flotte de pêche ou de la ressource ou des hommes et des et des femmes qui travaille dans nos métiers.

Derrière si on ne met pas des leviers financiers qui vont avec, on n'y arrivera pas. Donc il y a un moment donné, moi je veux bien faire mais si derrière il y a pas les leviers quand je vois Charlie Vincent qui est là qui sont avec des moyens dérisoires pour essayer de maintenir une flotte et d'encadrer tout ça, bah il va falloir trouver des des succès moyens. C'està dire je sais que c'est pas la période, c'est pas le moment parce qu'aujourd'hui il y a plus de moyens mais il y a mo faut faut savoir ce qu'on veut.

C'est soit on se donne les moyens de sa politique, soit la politique de ses moyens mais le résultat sera pas le même. Donc à un moment donné il y a peut-être des outils à imaginer, à inventer et je pense à Nick aussi sur Saint-Pierre et Miclon. Voilà et à un moment donné si on veut structurer les choses, faut qu'on s'en donne les moyens.

C'est tout. Merci madame. Juste peut-être sur sur la mer, sur la pêche, mais au-delà de ça, les producteurs peuvent aussi à partir de la ressource qu'ils peuvent enfin qu'ils vont chercher en mer, on peut penser à de la cosmétique, on peut penser à de la pharmaceutique, enfin il y a il y a il y a il y a quand même d'autres sujets possibles.

Je t'avais posé enfin j'avais posé une question tout à l'heure monsieur le président, vous nous aviez sans doute quitté quelques minutes, mais le vrai sujet et on va avoir une audition sur ce sujet, c'est pour ça que je voulais entendre les professionnels sur la question de la connaissance de la ressource. Euh c'est à partir de cette ressource qu'on sait si oui ou non on sera euh en mesure demain, non seulement euh de pouvoir effectivement peut-être atteindre la souveraineté alimentaire en matière euh de produits alimentaires liés à la pêche euh mais également d'aller euh d'aller beaucoup plus loin dans un certain nombre de de secteurs. Je crois que c'est important que vous puissiez nous le nous le dire à ce stade et je sais monsieur le président que que vous avez une vision sur ces sur ces sujets et comment peut-être réorganiser la présence de la recherche et la connaissance de nos ressources dans les territoires ultramarins.

Je voudrais juste dire et je te laisserai répondre juste peut-être reposer la question sur les sujets portuaires euh qui sont très liés d'ailleurs à la défense de la souveraineté et et qui sont liés euh avec l'ensemble des activités. Qu'on parle de pêche, qu'on parle de câble numérique, vous l'avez dit tout à l'heure, faut bien un atterrissage ou un amérissage, je sais pas comment on dit, amérissage, atterrissage. Atterrissage.

Euh faut bien arriver à terre. Euh euh il faut avoir des structures. Euh on voit bien que euh est-ce qu'on a dans les territoires ultramarins d'après vous les socles suffisants en matière de euh port euh et de structures euh portuaires de toute nature.

La manière dont ceci sont gérés, les freins euh qui euh qui qui euh qui sont les leurs dans le développement d'activités économiques. Et concernant les câbles numériques, j'avais trois quatre questions. La première, c'est de vous dire effectivement que le monde bouge et et que si onicipe pas le positionnement des territoires ultramarins dans ce dans ce monde en totale mouvance, et bien on va encore arriver avec un train un train allez 10 trains de retard.

Donc résultat on sera encore pas opérationnel quand il faudra l'être. Vous êtes à des moments où sans doute parce qu'une géopolitique qui bouge, parce que des conflits différents vous allez peut-être vous réorienter. La question de l'Europe et des financements européens pour les territoires ultramarins, il y a pas de raison qu'on soit des PTOM ou qu'on soit des des dromes.

Euh et donc que l'on soit financé sur le fond qui aide, les câbles numériques sous-marin, le Portugal et l'Espagne ont été vachement meilleurs que nous et vous le savez très bien. Comment on est aussi bon que l'Espagne et le et le Portugal ? Comment on rejoint si on veut parler de l'Atlantique puisqu'on est plusieurs ici de ce côté-là ?

Mais je veux pas oublier l'océan Indien, mais comment on parle de on part de l'hexagone qu'on arrive à Saint-Pierre Amiclon et pourquoi pas en passant par le Groenlande parce que aujourd'hui il y a des financements pour avoir un câble numérique jusqu'au Groenlande mais enfin après on peut peut-être descendre et quand on a rejoint Saint-Pierre et Militlombe, on rejoint les Antilles, on rejoint la Guyane et on rejoint la gouble la la boucle européenne portugaise et espagnole. Euh soit il y a effectivement une notion de souveraineté et quels sont les les échanges que vous avez sur ces sujets aujourd'hui où on en est et qu'est-ce que nous on peut apporter à cette nous cette commission ici dans notre rapport sur ces freins qui sont connus ? Le système douier, je vais le mettre juste à part parce qu'il est vraiment différent selon les territoires.

Mais il y a un vrai combat, il faut que vous nous expliquiez davantage. Les freins qui sont qui sont les infrastructures font partie pour moi d'un positionnement fort de la France dans l'ensemble des bassins dans les bassins maritimes. Donc je sais pas si on peut commencer sur les câbles et puis peut-être finir avec Olivier sur la pêche.

Mais vraiment dites-nous pour vous pour vous au-delà des deux trois mots que vous nous avez dit dans la présentation, c'est quoi les freins ? Comment on y va ? Qu'est-ce qu'on doit lever comme enfin qu'est-ce qu'on peut faire pour vous puisque la commission elle est là aussi pour ça pour rapporter Annieque excuse-moi de te couper je vais devoir quitter et malheureusement j'ai un autre douasy juste pour te répondre et merci et content de te te voir et et avec autant de dynamisme et ça me rappelle évidemment ton dynamisme éternel.

Donc voilà euh sur sur la réponse que tu me demandes sur la partie je dirais gestion de la ressource et connaissance, très clairement les moyens de l'Fremère et je pense que Charlier pourra compléter d'ailleurs il est là. Il y a eu des efforts qui ont été faits sur certains points de de connaissance scientifique. Il faut compiler ça évidemment avec la connaissance empirique sur tout ce qui est la ressource et la gestion des stocks dans les départements et territoires d'Autremè.

Je pense que c'est aussi la clé de voûte qui doit nous permettre de de lever les freins du renouvellement de la flotte parce qu'à partir du moment où il n'y a pas cette connaissance, c'est toujours le principe de précaution qui s'applique et qui freine justement euh cette évolution potentielle de renouvellement de la flotte. Après, comme tu l'as dit, je crois que à un moment donné euh les comités des pêches sont aussi euh de de part euh le le comité national euh des centres techniques industriels. Il faut favoriser cette évolution de façon à ce que derrière on puisse aussi bien sur la valorisation des produits et cetera, la traçabilité et en même temps l'identification de nos produits de de nos pêcheurs locaux. euh il faut pouvoir favoriser que derrière on puisse avoir une traçabilité et que avec les collectivités on peut mettre en avant euh cette valeur ajoutée.

Et puis le le dernier point que je pense que tu le sais très bien, c'est que à un moment donné la vraie problématique, on peut faire un coup de projecteur sur les départements et territoires d'Autreem, mais il faut pas juste que ce soit un coup de projecteur, il faut que ce soit dans la durée et pour ça, il faut évidemment je pense avoir une cette spécificité de l'hexagone ne doit pas être une contrainte, ça doit être une opportunité de justement mettre en place certainement au-delà d'une mission et cetera, de mettre les bonnes personnes autour de la table, de faire une un checkup de tout ce qui va de tout ce qui va pas un sorte de contrat stratégique de filière comme on l'a fait en hexagone mais qui inclut les départements et territoires d'outre mer. Aujourd'hui, c'est pas le cas. Il faut à tout prix qu'on ait une identification précise de tous les les ces départements parce que ils ne sont pas égaux, ils ne sont pas identiques et pour y arriver, il faut à un moment donné faire une sorte de tasque force qui permet de faire évoluer ces choses-là.

Voilà. Mais mais ce n'est pas c'est pas impossible. Tout est possible à partir moment où tout le monde est est en face pour faire évoluer les choses.

Merci Anquip. Merci. avant que vous nous quittiez, nous sommes évidemment preneurs de votre contribution écrite.

Merci pour euh ces propos vraiment très très francs et je nous nous sommes preneur aussi de la franchise et peut-être pour faire un peu le lien avec la le rapport que nous avons adopté ce matin sur le nouveau cadre financier européen, peut-être il faudra expertiser le fait que l'Union européenne a décidé de de transférer aux États-Mandes une enveloppe euh peut-être y voir la possibilité de mieux adapter cette enveloppe aux réalités des territoire. Mais de notre côté, nous craignons aussi s'il n'y a pas de sanctuarisation, s'il n'y a pas de territorialisation des enveloppes, de voir certains territoires récupérer plus que d'autres. Donc c'est tout l'enjeu aussi de la discussion franco franco-française que l'on peut avoir parce que nous ne sommes pas tout à fait bien défendu, il faut le dire parce qu'il n'y a pas de culture des outresemers déjà dans notre pays.

Donc il faudrait déjà faire un travail et la délégation le porte depuis quelques années sur la culture des outresemes au sein des différents ministères et nous allons poursuivre à marteler tout ça. On pourrait voilà, ce sont ce sont des pistes de travail sur lesquelles nous sommes profondément actifs. Alors pour revenir la troisème question de notre collègue rapporteur Marie Lor sur la pêche illégale, il y a une bon il y a une polémique qui qui interpelle au niveau de la Guyanne, une tapouille qui avait été saisie par la gendarmerie a mystérieusement disparu de du site de démantellement où elle devait être détruite.

Voilà. Et on s'interroge aussi sur des circuits qui pourraient être parallèles, comment accompagner, mieux aider à lutter contre cette pêche illégale et vous n'avez pas évoqué euh les ingérences étrangères parce que cette pêche illégale, elle est aussi soutenue par les intérêts chinois qui achètent les vessins natatoires des poissons 2000 € le kilo. Donc à ce à ce prix là, évidemment, vous avez des territoires qui pillent les auganaises de de ces poisson.

Et je fais appel aussi au comité des pêches de la Guadeloupe, les pêcheurs sont les principaux euh réservent la la ressource. Lorsque vous allez très très loin sur les DCP, est-ce que vous remarquez aussi des opérations de pêche de puissance étrangère dans la la mer des Caraïbes et aussi l'impact des Sargaz dont on n pas parlé aussi sur le développement de cette économie bleue. Donc vous voyez que c'est un sujet ce sont des sujets qui sont extrêmement vasttes.

Euh oui, justement et ben nous observons et nous faisons remonter régulièrement euh aux autorités euh l'ensemble des Naviens que nous croisons. Nous en Guadeloupe, nous demandons régulièrement euh justement à aux affaires maritimes locales de vérifier qu'il y ait pas d'intru en tout cas de navire étranger dans nos eau. Donc, ce sont des choses que nous demandons régulièrement pour avoir une photographie en temps réel, sachant que nous les croisons et nous croisons aussi des engins dérivants notamment de navire étranger dans nos eaux.

Euh ça fait partie de notre quotidien. Les difficultés également de la Guyane sont remontées régulièrement au Comité national. C'est une problématique qui nous concerne tous euh particulièrement la Guyane sur son plateau où il y a une très forte justement pêcherie illégale.

Mais justement, une des solutions pour renforcer la pêche guyanaise, c'est aussi d'avoir des infrastructures à terre qui permettent au navien français de pouvoir se développer, à la formation également, à une organisation de marché également qui est très importante pour le développement de nos activités. Et cette organisation de marché peut-être aussi une organisation de marché anti de façon générale antiiguyane justement pour permettre une meilleure distribution mais aussi une meilleure vente de nos produits. Cette organisation de marché est aussi indispensable pour l'ensemble de nos territoires.

Elle a été effleurée par la sénatrice de Saint-Bart justement parce que si la Guadeloupe euh a un marché également, c'est aussi très important pour les pêcheurs de Saint-Bart. Et tout ça en fait partie de l'organisation générale qu'on doit avoir en tête et cette organisation de structure et d'infrastructure. Euh comment faire pour faire évoluer ces infrastructures ?

Justement, c'est via un plan stratégique de filière notamment et pour que les ports soient vraiment un axe principal. Mais comment faire évoluer cette mentalité quand vous avez des communes, un conseil départemental ou une région ou une collectivité qui n'a pas forcément ou chaque élu essaie de promouvoir sa commune et on sait que sur certaines communes, il est quasiment impossible d'avoir du développement notamment maritime parce qu'ils ont pas forcément la façade ni les possibilités géographiques de se développer. C'est pour ça que nous nous faisons la promotion de ports principaux et de ports secondaires.

Mais ça, il nous faut un document stratégique qui impose justement cette vision globale. Malheureusement, elle se heurte justement à des véléités individuelles ou personnelles ou de partis politiques ou autres qui tentent parfois de nous faire croire au développement d'un territoire. C'est cette vision globale que l'on doit avoir et on doit sortir de ces carcans personnels et individuels.

Et ça c'est un des freins au développement de nos territoires. Je le répète et je veux le marteler. Euh ça fait déjà 7 ans que je suis président de comité régional.

C'est un jeune pêcheur en activité. J'en ai minimum pour 15 ans encore dans cette profession. Aujourd'hui, ce sont les freins de développement de nos territoires.

Cette organisation structurelle indispensable à l'organisation de notre profession mais aussi du milieu maritime. Si vous ne prenez pas ça en considération, on sera on va toujours être heurté à un développement de nos territoires. C'est fondamental.

Ensuite, il faut les moyens associés pour mettre en place et suivre ce plan qui est indispensable pour qu'on puisse donner une perspective d'avenir à nos jeunes. C'est fondamental. Voilà.

Merci. Je vais passer la parole à à notre collègue Anite. Ah voilà monsieur Biston, s'il vous plaît sur le câble.

Oui, enfin donc nous comme on l'a mentionné, on est on est fournisseur, on n'est pas opérateur. Donc clairement aujourd'hui, si vous voulez regarder les aspects financement CF, il y a deux je pense deux opérateurs sur lesquels on devrait s'appuyer. qui est bien connu puisque c'est Orange qui a un certain nombre de câbles déjà dans la région et il y a un autre opérateur qui est privé qui s'appelle Elink qui a été justement financé par la Commission européenne et qui est en train d'ailleurs, si je puis me permettre, de vous mettre une branche en Guyane.

Donc on travaille dessus d'ailleurs avec eux. Donc je pense que c'est les deux qui sont à même de porter ces projets et si on veut leur donner un peu plus de chance, ben on l'a vu comme vous l'avez mentionné, il y en a qui ont mis en avant l'aspect changement climatique, donc les Portugais, c'est comme ça qu'ils ont eu un financement. Après, bien sûr, on sait qu'il y a aussi le Groenland, mais peut-être pour d'autres raisons, voilà, à regarder.

Mais clairement, on voit bien que la connotation changement climatique qu'on peut apporter avec aussi les aspects tremblement de terre, tsunami, tous ces aspects-l et connaissances du fond marin vont permettre de doper l'intérêt du projet qui sera soumis au financement en plus, je dirais, d'une communication de base. Voilà, c'est ce que je pense et je pense que c'est les deux bons acteurs pour s'appuyer sur un certain nombre de projets et on voit bien que on a pu faire passer Tamtam côté Vanoisatou Nouvelle-Calédonie. Donc je pense qu'il y a aussi des éléments comme ça qui pourraient être utilisés pour répondre à votre question.

J'ai hier en commission des affaires économiques, vous avez évoqué la possibilité de de pouvoir capter les filets de pêche enfin qui qui pourrai porter atteinte au câble pour la sécurité des câbles. pour faire un petit peu le le lien le pont avec les bateaux, est-ce qu'il y aurait possibilité de pouvoir identifier des bateaux qui seraient dans une dans une zone puisque la zone économique exclusive est relativement importante dans les dans les trois océans et est-ce que avec cette technologie il y aurait possibilité de lutter en quelque sorte contre des navire qui pourraient venir pêcher dans les eaux alors qu'ils n'ont pas l'autorisation. Et deuxièmement, en matière de cybers sécurité, est-ce que voilà, il y a possibilité aussi, même si vous n'êtes que des que des poseurs, mais est-ce que la technologie des câbles que vous déployez permettrait aussi d'accentuer la coopération en matière de de cybersécurité ?

Donc aujourd'hui alors je va pas répondre 100 % au domaine que vous évoquez mais on est obligé aujourd'hui sud d'ailleurs à un certain nombre comme je l'ai mentionné hier de recommandations de la Commission européenne, on est obligé de travailler sur la protection des câbles sous-marins. Donc ça veut dire détection. Donc aujourd'hui, on est capable sur alors une certaine tranche autour du câble sous-marin.

Donc c'est pour ça que ça peut pas couvrir l'ensemble de la zone. On est capable de détecter n'importe quel bateau. Est-ce que justement il a un filet, pas un filet, on peut le faire 4 km avant le câble, voire maintenant plus sur une certaine longueur.

Et on peut envoyer des signaux, comme on l'a dit, d'alerte immédiate qui peuvent être envoyés à une station de drone pour vérification ou à la gendarmerie. On peut regarder, il y a des discussions qui sont fait au niveau de l'OTAN justement pour l'ensemble des câbles européens. Donc oui, il y a plein de technologies et il y a aussi certaines autres sociétés avec qui on travaille qui sont capables de couvrir des zones géographiques plus grandes et de vous donner visibilité sur l'ensemble des bateaux en temps réel. qui navigue dans la zone avec GPS ou sans GPS.

Voilà, madame la présidente, si vous permettez, allez-y. Oui, pardon. Francis Grima UMPF.

Je voulais intervenir sur deux points et répondre à madame la sénatrice de Guyane sur sa question par rapport au à la formation et à l'emploi puisque ça nous concerne quand même je pense tous. Pour la partie portuaire et maritime. Je voulais simplement signifier que l'UMPF a signé un accord de collaboration avec la DOM il y a maintenant 2 ans pour participer justement euh pour faciliter je dirais les formations et la possibilité pour les jeunes ou pas nécessairement jeunes d'ailleurs des territoires ultramarin pour venir se former en hexagone et profiter des expériences que l'on a sur nos métiers portuaires.

Dans ce cadre là, les unions maritimes ultramarines d'ailleurs ont eu pour mission d'identifier les secteurs les plus demandeurs, les professions, je dirais pas en crise, mais en recherche de d'emploi où le potentiel est important pour ensuite faire bénéficier ces jeunes d'un accompagnement financier pour venir se former ici et repartir ensuite sur leur territoire pour à leur tour former leur collaborateurs. Les choses ont commencé il y a 2 ans. Je pense que Philippe Leleu à qui je passerai la parole aussi a eu déjà un exemple peut-être avec la réunion sur l'escafandriers.

Sachez par exemple qu'à Marseille, il y a des possibilités pour cela, que l'Union maritime de Rouan est extrêmement présente sur toutes les formations en terme de logistique et autres. Donc ce dispositif existe. Je voulais également ajouter que à l'initiative d'ailleurs du cluster maritime français d'Antonin et de et de Nathalie euh un travail est actuellement en cours sur l'attractivité des métiers portulaires.

Donc c'est cette ces problématiques de formation sont vraiment présentes dans nos esprits. Je dirais en hexagone aujourd'hui que l'ensemble des métiers a du mal à recruter. la visibilité des activités portuaires et maritime mais surtout portuaire je dirais est extrêmement faible.

Donc nous travaillons tous à améliorer cela au quotidien. Je vois qu'Audre Delbray vous a mis un petit message d'ailleurs pour faire état de cette convention qu'on pourra vous présenter à l'occasion avec la DOME. Il y a les outils existent et je pense que c'est à nous maintenant d'en d'en profiter.

Pour conclure sur la partie formation, sachez que les unions maritime en règle générale et je préside moi celle de La Rochelle depuis pas mal d'années maintenant, nous travaillons en permanence et j'ai encore fait des visites hier des infrastructures portuaires avec le lycée maritime et agricole, avec l'université. L'université de La Rochelle vient de lancer un projet Capmar pour des créer des nouvelles formations pour les les métiers émergents liés aux EMR. Donc soutenu par la région, soutenu par l'ensemble des partenaires je dirais du secteur éducatif et du monde portuaire.

Donc les choses existent et je pense qu'il faut être optimiste. Par contre, c'est le travail de chacun de recenser, de venir chercher les outils mis à disposition. Je demanderai bien évidemment à mon homologue de Guyane de prendre contact avec vous, madame la sénatrice, si vous m'y autorisez pour que justement des choses puissent être faites.

Alors Philippe, je pense qu'on pltera mon propos. Et puis pour revenir un tout petit peu en arrière sur les questions de frein ou au contraire d'atout, nous concernant nous union maritime, aujourd'hui ce que l'on constate c'est que euh l'investissement sur les ports en particulier hexagonau, mais je pense que ça s'applique aussi en partie sur les sur les zones ultramarines, l'investissement aujourd'hui, il est porté en majorité, réellement en majorité. ayez cela en tête non pas le par le secteur public mais par le monde privé.

On est, je pense, globalement à 60 % d'investissement chaque année et depuis maintenant plusieurs années sur les ports. Ça veut donc dire qu'en fait nous nous sommes demandeurs d'une gouvernance partagée ou tout du moins d'une gouvernance dans laquelle le secteur privé est plus associé qu'il ne l'it aujourd'hui. Ensuite, ce sont des questions de entre guillemets de politique, de décret, de lois.

Donc, il y a beaucoup à faire dans ce cadre-là. Ayez en tête, s'il vous plaît, le fait qu'il faut accorder aujourd'hui une place au secteur privé euh qui qui se rapprocherait, je dirais, de ce qu'elle produit réellement en matière d'investissement sur les infrastructures portuaires et sur les ports en règle générale. L'activité aujourd'hui, elle fonctionne bien si public et privé sont associés.

Philippe Leleu a mis en avant le fait tout à l'heure que eux nous avions la chance d'avoir trois compagnies européennes aux trois premières places du transport maritime mondial. Je pense que c'est un atout majeur. Mais pour vous donner quelques ordres d'idée, récemment encore, l'un de ces trois, le premier d'ailleurs MSC pour le nommer, je crois a investi plus d'un milliard d'euros sur le port du Havre en matériel pour charger améliorer la performance portuaire, parler de améliorer la compétitivité et on a tous en tête les enjeux de souveraineté et autres.

Donc ces faits, ces faits là à mon à mon avis sont à mettre en avant et apporter. C'est pour ça que je me suis permis de vous interrompre. Je vais passer la parole à Philippe qui doit pouvoir sans doute compléter en fonction de son expérience.

Je vous remercie. Merci président, madame la présidente. Et oui, je voulais euh rebondir en effet parce que je je pense qu'il faut pas quand même oublier que madame Gérardin faisait allusion en parlant d'infrastructure portuaire.

On parle de la pêche. Bien sûr, la pêche est un pan important mais c'est ça n'est qu'un pan de l'économie. Et euh et je et je veux rebondir sur ce que disait monsieur Biston et monsieur Maillet.

Euh vous êtes les bienvenus à la Réunion et euh et on a déjà accueilli cette activité lors du lors de la crise sanitaire du Covid qui euh cette activité qui était plutôt basée en Afrique du Sud et qu'on a pu faire venir à la Réunion et qu'on et on a pu montrer notre capacité à pouvoir accueillir ce genre d'activité. Euh donc vous êtes les bienvenus et je suis à votre disposition, mais je pense qu'il faut quand même euh rappeler que que ça soit pour la pêche qui est aussi une activité exportatrice, si nous sommes pas en mesure d'avoir un port qui puisse accueillir ces multiples activités, nous ne pouvons pas répondre à ces enjeux. Euh clairement, par exemple à la Réunion, nous avons la Marine nationale qui se renforce parce que nous sommes dans une zone euh instable ou en tout cas de plus en plus euh euh compliqué.

Euh nous parlions de la pêche par à travers les contrôles où les bateaux chinois euh euh juste à la limite de la ZE sont en activité. Euh nous parlons aussi de nouvelles activités comme le doc flottant, vous savez cette activité de de construction navale qui vient d'arriver à la Réunion et qui va mobiliser des espaces qui ne seront plus disponibles pour d'autres activités que ça soit la pêche, que ça soit potentiellement pour le Marion du Freine en terme de recherche et bien d'autres. Ces ports-là ne sont pas à ce stade.

Nous ne pouvons que travailler avec l'infrastructure existante. Ce port à 100 ans, on doit faire avec. Et pour ça, moi je pense que on il y a une vraie prise de conscience que si nous nous si nous nous n concrétisons pas des projets à moyen terme, je parle de 5 ans et au-delà à 20 ans ou 30 ans et donner de la visibilité à ces acteurs, on va se on va mourir à petit feu.

On parle aussi de des freins et je vais vous donner deux exemples. On parle de du tourisme et de et notamment de de tout ce qui tourne autour de de cette économie bleue. La déconstruction navale est pour nous essentielle parce que nos ports, je rappelle nous avons un grand port maritime mais nous avons aussi quatre ports plus petits qui accueillent justement la pêche locale et un peu de tourisme nautique.

Et bien la déconstruction navale, c'est très bien et on va y travailler et et discuter avec la la présidente du cluster maritime dernièrement lors de son passage à la Réunion. Mais encore faut-il pouvoir gérer tous ces déchets. Et vous le savez peut-être que la Réunion est soumis à la convention de balle et que nous nous trouvons à 10000 km avec des territoires que nous devons impérativement je dirais déclarer que ça soit en transit ou en transbordement.

Aujourd'hui, la bon nombre de déchets sont dans la capacité d'être exportés et il y en a un qui nous préoccupe tous, c'est euh de faire venir des véhicules électriques. 14000 véhicules électriques en 2024. Aujourd'hui, pour avoir refait le point avec notamment les acteurs maritimes, nous n'avons pas de solution pour pouvoir évacuer les les batteries au lithium.

Donc euh d'une façon, je veux dire, industrielle. Donc on est face à des problématiques qui sont aujourd'hui nous pour nous réelles et pour lequel nous n'avons pas de visibilité et les filières continuent à importer. Pourtant ces acteurs sont bien au courant de la situation et on n pas de visibilité.

Ce qui fait le lien avec aussi des politiques liées à à tout ce qui concerne l'énergie. Euh quand pour-nous avoir de la visibilité sur ce que nous voulons en terme de de de d'énergie, je parle de de de carburant de synthèse ou autre parce que nous nous avons besoin de cette visibilité pour savoir comment stocker, comment accueillir, comment construire des filières et et ça ça demande du temps. et je et je finirai par la formation euh faut comprendre que les besoins dans les territoires ultramarins, ils sont pas du tout dimensionnés comme les comme ceux au niveau de la France continentale.

Quand on parlait en effet du scafendrier, nous avions besoin de de 3 qu personnes à former et c'est bien souvent le cas dans nos dans nos métiers maritimes. le marché n'est pas ne demande pas et c'est le sujet aujourd'hui de un peu par rapport au doc flottant et la la construction du lycée de la mer c'est que on doit pas se tromper on a besoin oui on a besoin mais pas dans les quantités qu'on qu'on voudrait se donner et donc en tout cas se vendre et donc pouvoir accueillir aussi sur les territoires ultramarain des personnes qui sont qui veulent se former en métropole qui sont en métropole et qui veulent se former, ça peut être une solution parce que nous quand on a deux ou trois personnes, on nous dit clairement bah non, on va pas créer une filière parce que on va pas financer pour deux ou trois personnes la venue d'un formateur pendant 3 mois, 6 mois et donc on envoie les personnes. C'est ce que disait notre président, c'est que justement la Dame a pu combler ce vide dans cet accompagnement.

Mais nous ce qu'on trouve euh euh une occasion perdue, c'est que on pourrait créer des pôles d'excellence sur les territoires ultra mararin et faire rayonner ces territoires ultramarins dans leur zone. Je pense nous on a Mayotte mais on a aussi Maurice, on a aussi les pays de l'Afrique de l'Est qui pourraient être intéressés par être formés par ces pôles d'excellence. Et donc il faut, je trouve aussi savoir inverser le regard et se dire que bah peut-être qu'il est temps de pouvoir s'appuyer sur ces territoires ultamin pour développer de la formation là-bas et si on n pas les seuils atteints et bien qu'on utilise la réserve métropolitaine pour le faire.

Je terminerai là-dessus. On parle beaucoup de skipers euh qui pourrai être formés dans ces territoires parce que justement on est face à des à des à des territoires maritimes qui sont difficiles, qui sont très formateurs et donc euh on peut s'appuyer sur ce voilà ce les propos que je souhaitais vous vous rapporter et qui nous importent beaucoup. Franchement, merci beaucoup pour ces éclairages et c'est vrai qu'on ne pense pas beaucoup au déchets.

D'ailleurs, c'est la raison pour laquelle la délégation a déposé et a a fait adopter une proposition de résolution européenne pour élargir le paquet législatif RUP au déchet au à l'électricité, aux batteries de manière à trouver dans le le bassin géographique proche la possibilité de faire traiter notamment ces batteries électriques qui vont poser un vrai problème. à l'avenir pour nos territoires en terme de coût et en terme de de dangerosité puisque les compagnies maritime ne veulent pas les récupérer sauf sous ces atteines conditions. Nous avons le cas aussi à Saint-Bartelémie.

Ce sont des sarcophages qui peuvent qui ne peuvent recevoir que trois batteries et chaque sarcophage coûte 8000 €. Donc c'est vraiment exorbitant et il faut vraiment que l'on puisse euh travailler sur des pistes différentes pour euh mieux intégrer nos territoires dans leur bassin respectif, mais être des pôles, des pôles d'innovation, des pôles de recherche, des têtes de p du savoir-faire euh français dans chaque bassin géographique. Nous allons je vais passer la parole à Ouais. sur pour juste pour réagir sur la la question des ports.

Alors, d'abord effectivement quand on parle port, moi je pense effectivement au volet militaire, recherche euh bien entendu transport, grande plaisance, voilà, pêche, tourisme. Euh j'ai une question sur euh vous avez dit que vous aviez un grand port euh et que les autres étaient des ports régionaux euh en terme de de stratégie puisque c'est la Réunion et on voit bien que c'est le plus gros territoire, hein. on est on on peut avoir 1 million d'habitants euh enfin on vise enfin du moins l'objectif c'est un million d'habitants sous peu.

Euh on voit bien qu'on a là une dimension qui est complètement différente que dans nos autres territoires ultramarins, faut se dire les choses. Ce qui est vrai à la Réunion est pas vrai complètement ailleurs. Par contre les problématiques d'échelle que rencontre la Réunion, vous pouvez les multiplier sans fin d'ailleurs pour tous les autres territoires du plus grand jusqu'au jusqu'au plus petit et et généralement les freins sont les mêmes.

Les ressources sont pas toujours les mêmes, mais les freins sont les mêmes. En terme de structuration des ports, est-ce que vous avez là aussi des des remarques à faire ? C'est-à-dire est-ce que les des outils financiers sont suffisamment adaptés ?

Est-ce que l'accompagnement est au rendez-vous ? On parlait tout à l'heure effectivement d'une présence plus importante du privé. Comment vous voyez les choses ?

Alors, je je vais je vais commencer si vous si vous le souhaitez madame la sénatrice parce que effectivement euh je laisserai mon collègue euh Philippe Le poursuivre puisque vous l'interpellez, vous nous interpelz sur la Réunion. J'aurais quand même qu'on se dise deux choses. D'abord, la première c'est que la Réunion c'est quand même le 3è port militaire français.

Euh donc c'est pas un Odin. Euh même si c'est pas forcément la même taille et Philippe l'a l'a reprécisé et on le sait tous autour de la table. C'est un un point névralgique très important. pour la France.

Et et si je voulais prendre la parole juste avant avant Philippe, c'est que j'ai rappelé encore il y a quelques jours au moment du budget, je l'ai redit d'ailleurs hier lors d'une autre audition, au moment du budget au mois d'octobre, on a tous été un peu émus dans la communauté du maritime de comprendre euh peut-être probablement l'arrêt des subventions de dragage de port parce que euh là pour le coup quand on est sur un port hexagonal, on peut se dire "OK, j'ai pas bien compris, toute façon, il peut y avoir un petit report modal sur un autre port, c'est pas bien mais on peut imaginer que quelqu'un les pensé. Par contre, quand on est à 11000 km, c'est pas possible. C'est pas possible puisque Philippe vous l'a dit et Francis également, on a quand même au niveau civil des grands armateurs dont CMACGM et MSC et que très vite c'est le report modal et très vite le report modal, il se fait sur un territoire qui est hors Europe.

Voilà. Donc je trouve que parler de la Réunion là à ce moment de précis, c'est c'est intéressant parce que il y a tous les défis, il y a tous les enjeux et tous les défis. On peut parler de la pêche, on peut parler évidemment vous avez parlé de l'Europe tout à l'heure et moi quand j'étais à la Réunion et merci à l'équipe que j'ai rencontré sur place et que j'ai eu sur place avant de parler des déchets et on pourrait parler de Mayotte et des et des navires qui sont effectivement toujours dans le lagon.

Euh quand même, je je veux dire que il y a quand même des accords euh où euh finalement euh en recherche, en innovation ou en recherche de fonds euh l'Europe donne aussi beaucoup euh à d'autres pays qui ne sont pas européens. Voilà. Et je la la Réunion fait partie effectivement de l'archipel France. d'autres territoires à côté, je citerai pas les noms, le sont pas et donc il y a comme ça des euh des des contrats de recherche ou des contrat d'innovation qui finalement euh et ça peut avoir une incidence sur la data.

On en a pas enfin on a un petit peu parlé de la data au travers de la cyber mais dans la recherche aujourd'hui ou dans le collaboratif il y a beaucoup de data qui circulent et dans cette zone là il y a beaucoup de data qui circulent aussi dans le casadre de la recherche avec du financement européen et du financement français qui voilà qui peut être discutable. Donc en tout cas, si je reviens sur le le port et je laisse Philippe poursuivre, euh la Réunion est absolument euh euh extrêmement intéressante parce que elle conjugue tous les défis. On a parlé de la pêche, on a parlé de sa de sa localisation géographique.

Euh donc euh moi je je nous invite à faire de nouveau attention. C'est ce que j'ai dit en en en lig mineur. Euh la fiscalité, la réglementation ne peut pas être la même évidemment en fonction de ses voisins.

Philippe, je te laisse la parole si tu veux compléter. Merci beaucoup Nathalie. En effet, je veux juste rebondir sur cette histoire de drage.

Pour être très clair et et précis. Aujourd'hui, MSC nous dit "Vous avez besoin à minim d'avoir 14,50 pour pouvoir continuer à recevoir nos bateaux en direct depuis l'Europe sur la Réunion. Euh on a un programme d' qui va s'étaler sur parce que on a trois étapes à venir.

Mais voilà, c'est typiquement la chose qui risque de nous arriver si demain nous ne pouvons pas lancer et surtout assurer ce ce dragage, cette opération qui est majeure parce que les armateurs exigent de pouvoir recevoir maintenant ce type de bateaux qui sont bah comme je le disais en en propos préliminaire de plus en plus grand. pour question madame euh euh pardon du jardin euh c'est euh sur le grand port enfin sur en effet le grand port maritime comme vous le savez euh nous avons des des investissements qui sont publics privés mais qui restent de toute façon en grande partie sur les territoires ultramarins sous la coupe de l'État pour des questions de euh je dirais de de de maîtrise et euh et de et d'assurer je dirais un contrôle en du fait que justement c'est le la la porte est la porte d'entrée unique sur le territoire en dehors de l'aéroport mais qui sur en terme de volumétrie évidemment qui n'a rien à voir. Et donc ça a été le cas par exemple pour les investissements des portiques dernièrement il y a quelques années à la Réunion où et bien la décision a été maintenue à ce que ça soit le grand port maritime qui finance ces outils alors que normalement sur d'autres ports nationaux c'est plutôt les acteurs privés de la manutenention qui interviennent.

Et donc nous euh il nous semble aujourd'hui essentiel que euh l'État bien sûr intervienne, mais aussi peut-être les collectivités et je pense qu'elles ont pris conscience que euh c'était avant tout leur territoire et que c'était avant tout euh une je dirais nécessaire à ce qu'il soit acteur et présent de la stratégie des grands maritimes des des régions ultramarines. Voilà. Donc je nous nous pensons que oui la l'investissement privé doit perdurer et surtout doit se faire en toute intelligence avec les financements d'État à travers le grand port maritime parce que parce que évidemment ce sont pas les privés qui vont pouvoir mettre plusieurs dizaines voire centaines de millions d'euros euh quand on va parler d'infrastructure portuaire.

Euh mais à côté de ça, il y a des développements euh qui concernent tout toute la logistique. Euh nous nous avons des enjeux sur une zone industriale ou portuaire euh pour 80 hectares dans les dans les 5 10 prochaines années. Et clairement là les les investisseurs privés ont tout leur rôle puisque le port se rend compte qu'il a le grand port maritime qu'il a un rôle de mise à disposition de surface. mais pas forcément d'aménageur comme on entend souvent parler euh dans les zones de l'hexagone parce que on se rend compte que la capacité de négociation des acteurs privés euh est peut-être parfois plus importante, plus forte et moins contrainte par le le par les appels d'offre ou autres que le grand port maritime.

Donc si on veut être je dirais pragmatique et faire en sorte que la chaîne de valeur soit la plus performante et au rendez-vous des enjeux de de des des prix, et bien il faut que ce mariage public privé soit soit avant tout favorisé et euh et je dirais la la euh et je dirais le socle de nos échanges. Si a-t-il d'autres prises de parole ? Euh non.

Donc nous allons une demande Ah allez-y. Pardon madame AV. Oui, merci madame la présidente.

Je souhaitais apporter quelques précisions suite aux questions de madame la rapporteur sur la pêche. Euh donc très clairement pour nous à la DGOM, la pêche constitue bien une filière à fort potentiel dans les outresemers. Donc à condition, on l'a largement évoqué ensemble hein, d'avoir cette ce renfort de l'investissement productif qui est attendu, euh la question de la formation et de l'attractivité des métiers aussi qui doit être prise en compte.

Alors quand même rappeler quand même que nous avons dans les outremères aujourd'hui des filières qui sont bien structurées avec des modèles économiques éprouvés. Donc on peut citer deux cas précis hein, c'est le la pêche tonière en Polynésie française et puis par exemple la légine dans les terres australes et Antarctiques françaises. Dans les autres territoires, donc il y a euh euh voilà des situations toujours spécifiques avec parfois encore des flottes artisanales.

Enfin, globalement euh je pense que le sujet du renouvellement des navires des flottes, c'est une priorité partagé. Euh et bien sûr, on a beaucoup parlé ce matin de l'enjeu pour la performance économique, mais bien sûr en premier lieu, on peut aussi penser à aux enjeux pour améliorer la sécurité des marins et aussi pour permettre des équipements de pêche plus modernes et plus sélectifs. peut-être quand même préciser parce que ça n'a pas été dit clairement ce matin que ce principe du renouvellement des pêches des des flottes de pêche pour les outremes c'est quelque chose qui est quand même désormais acté au niveau européen.

Donc ça c'est vraiment quelque chose de spécifique. Qu'est-ce que ça veut dire ? Oui, ça on sait tous ici que c'est spécifique mais ça fait 18 ans il y a pas de C'est quoi les derniers éléments où on en est ?

Est-ce qu'il y a déjà des bateaux de financer ou comment ? Quelle est l'enveloppe ? C'est ça, c'est c'est ce qui nous manque.

Le reste, on a suivi. Il y a beaucoup de travaux. En tout cas, les services sont très très mobilisés et c'est quelque chose qui mobilise voilà extrêmement assédument les services de l'État.

Ça a été quand même rappelé au président de la République qui est venu en parler donc aux assistes de de l'économie de la mer en novembre 2025. Et euh voilà, donc il y a des négociations euh permanentes, je dirais, avec la Commission européenne pour avoir un renouvellement effectif et adapté sur ces navires de pêche ultramarins. Et encore une fois, c'est ce sont des choses qui ont été obtenues uniquement pour les outresem.

Donc nous avons à ce stade obtenu des nouvelles lignes directrices. Donc bien sûr, c'est un travail de de longue haleine, mais comme vous le savez, c'est très important de de pouvoir discuter sur les critères et pouvoir adapter les choses sur le Oui, je je veux je veux juste comme me permettre parce que je pense qu'Olivier est parti. Donc non, non, le compte 1 n'y est pas, la vitesse n'y est pas.

Euh il y a effectivement 200 bateaux à à remettre en service par an pendant 10 ans. C'est ce que Olivier m'a dit il y a quelques temps. Donc faut faire attention.

Il l'a dit euh les pêcheurs n'attendront pas et et c'est juste pas possible. Je prends un voilà je je veux quand même le dire et m enfin donner mon mécontentement et je pense que il y a vraiment urgence. Ce que je veux quand même souligner parce qu'on les a pas cité, on a on a parlé d'eux là tout à l'heure, euh CMACGM quand même il y a quelque chose qui bouge en initiative privée, c'est le fond CMA CGM.

Et je peux vous le dire parce que je suis euh présidente du fond Pulse euh qui est opérée par BPI et je veux sincèrement souligner le travail de BPI sur la pêche puisque dans ce fond qui est un fond de 150 millions sur la pêche, il y a 20 millions, c'est déjà ça, donc qui ont été qui sont amorcés et on on fait en sorte que Olivier que vous avez vu soit donc valide avec nous les projets qui seront financés mais ça c'est par du privé. Voilà. Et ça ça a commencé tardivement parce que le fond s'est lancé il y a quelques années mais il a été opéré depuis juillet 2025.

Enfin nous on a eu un premier copil en juillet 2025 donc on a des projets qui sont hexagonaux et ultramarins à venir sur la sur des sur des projets qui sont remontés d'ailleurs par par des acteurs locaux et ça passe par les comités. Donc ça ça commence à émerger, ça commence à marcher mais le compte n'y est pas. Écoutez moi moi je suis vraiment désolé parce que mes pêcheurs sont toujours àqu si je comprends bien il y a rien de prévu au niveau du ministère pour permettre à ces pêcheurs d'aller à la pêche demain.

C'est ça. Monsieur le sénateur, je ce je ce n'est pas ce que j'ai dit. simplement, nous sommes dans des travaux globaux pour l'ensemble du des renouvellements.

Donc à ce jour, c'est la convention pour la Martinique qui a été signée, mais les autres territoires sont sont en travaux et nous sommes fortement mobilisés avec la DG en pas d'ailleurs sur ces sur ces sujets. Je voulais aussi parler de la ressource Martinique va financer le renouvellement de de de FA. Oui, c'est signé de bateau prévu.

C'est signé et il y a des pourrais nous la passer aussi parce que si on n pas des éléments pour montrer qu'il y a des choses qui se font, on va rester sur du sur un mauvais avis. Je voulais aussi parler de la ressource parce qu'on en a moi je veux bien aussi je j'ai besoin de quelque chose. Moi je suis un élu local le-bas.

À chaque fois je rentre, je vois ces bateaux qui sont là à Four Chau. Vous connaissez Mayotte probablement et personne va à la pêche aujourd'hui et aucune solution. Les pêcheurs ont proposé à l'État euh une convention.

Euh ils se sont mis d'accord au moment de la signature. Le préfet refusé au moins de leur permettre de pêcher au moins dans le lagon. Et c'est une filière qui a aujourd'hui on n plus de poisson à Mayotte.

C'est c'est quand même Qu'est-ce que on a voté la loi de refondation. Les décrets d'application certains ne sont pas sortis encore ça fait déjà 1 an. Et on est là, on nous fait tourner en rond.

Donc ça suffit. Nous avons subi Chido. Nous avons beaucoup de bateaux qui sont encore sous dans sous la mer qui sont toujours là.

Il y a rien qui est fait. Et enfin, on vient de de de euh je dirais de d'interdire les les pêcheurs de euh d'aller à la pêche. Euh on peut trouver une solution au moins provisoire en attendant de trouver la solution avec le l'Union européenne, qu'on puisse manger du poisson.

Nous avons madame et j'ai euh nous avons un accord, il y a un accord entre la France et euh les séché lois, les armateurs séché lois, ils viennent pêcher chez nous poissons et ils doivent verser chaque année 5 millions d'euros de redevance. Ces redevances devraient servir à justement changer les bateaux. Ces redevances, on les a jamais vu.

Ça sert aux affaires maritimes pour acheter leur bateau, leur voiture et jamais au pêcheurs. J'ai fait une proposition à ce que on donne les 1lion8 qui reste à ces pêcheurs pour que on puisse trouver d'autres moyens de financement ici et là pour les aider. Madame la ministre a dit qu'elle va me recevoir.

Je j'attends toujours. Moi, je veux une réponse que je donne à mes pêcheurs là-bas. Sur ce plan-là, moi je sais monsieur le sénateur que alors c'est pas 5 millions par an hein, c'est 250000 € par an qui alimente un fond de concours.

Et donc il y a des travaux avec des réunions très régulières avec la MIRME, la mission de refondation et de reconstruction de Mayotte qui participe aussi pour traduire voilà l'utilisation de ces fonds dans l'intérêt de de la pêche à Mayotte. Vous savez dans vot cabinet madame monsieur Garcia qui était à Mayotte et qui était chef des affaires maritimes dans le cabinet de de madame la ministre de madame la ministre. Elle peut vous il peut vous donner oui l'administration et il peut vous donner au moins les informations.

Il était là-bas il a Mayotte pendant 2 ans. Moi aussi monsieur. Vous aussi vous étiez Mayotte ?

Oui. Ah, vous étiz aux affaires maritimes. Ben, vous connaissez bien Mayotte et donc vous pouvez trouver avec le ministre des solutions, mais ne nous faites pas tourner en rond.

Nous sommes une île. Vous connaz Mayottes c'est une île. On avait nos piroges, on allait pêcher, mais permettait nos pirogues au moins d'aller à la pêche.

Même ça, on peut pas y aller parce queà chaque fois on a des amende. Donc on veut une solution pragmatique permettant à cette population tout simplement de manger du poisson. Merci.

Nous allons mettre un terme à cette à cette audition. Alors juste pour une petite information lors de nos chers collègues Saï Omar Wali lorsque nous sommes allés à Bruxelles le 5 février dernier, il a été il nous a été annoncé que la prise en compte des pêcheurs était en cours et que visiblement les pêcheurs Mauré bénéficieraient du renouvellement de la flotte. Mais je n'ai pas de on n' pas d'échéance d'échéances proposées.

Alors pour faire un peu le point, il est vrai que donc l'économie bleue c'est un des piliers hein de du développement économique de nos territoires. Pour autant, malgré tout ce qui a été tout ce qui qui est mise en avant, elle est on narrive pas à la développer correctement à cause de de frais normatifs essentiellement de aussi de certains de problèmes de simplification administrative et euh de formation professionnelle. Alors, nous ambitionnons aussi de développer dans nos territoires ultramarins des écoles d'ingénieurs, des écoles de de haut potentiel puisque nous avons malgré tout en terme de recherche, on n' pas pu tout développer.

Nous ferons prévoir des des auditions un peu sectorielles, mais il est vrai que il y a un vrai il y a un vrai potentiel qui n'est pas encore tout à fait qui n'est pas encore mobilisé. Notre rôle aussi, c'est d'impulser et de et de mobiliser euh tous les acteurs et notamment faire mieux connaître nos territoires ultramarin au sein de notre nos des des instances parce que vous avez bon vous êtes venus, vous avez vu Mayotte, vous connaissez mais parfois quand vous allez dans des ministères euh il vous est répondu que on ne connaît pas le territoire, on ne connaît pas les statuts parfois mais on n'y a jamais mis les pieds mais on sait C'est ce qui est bon pour nos territoires et et là c'est terriblement frustrant pour les représentants des territoires ultramarins parce que ce sont eux qui sont le plus à même de pouvoir expliquer leur quotidien et parfois les aberrations auxquelles ils sont confrontés. Donc la volonté est là, l'énergie est là et nous allons poursuivre.

Nous sommes preneurs de toutes vos remarques euh vraiment de toutes vos remarques. Merci pour vos interventions qui ont été très éclairante et nous restons toujours à votre disposition pour pouvoir poursuivre les discussions parce qu'il y a des sujets qui tous les sujets sont importants et ouvrent des perspectives pour nos territoires. Merci à tous.

Bonne fin de journée.