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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 30 septembre 2025 10 min

Violette Spillebout, députée EPR du Nord, et l'invitée politique de la matinale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Violette Pilgout. Bonjour. Hier Sébastien Lecornu a déjeuné avec les patrons des partis politiques et les présidents de groupe du socle commun.

Alors il a insisté lors de se déjeuner sur le juste partage de l'effort des redressements des finances publiques. Il parle à qui en disant ça ? Il parle aux plus riches, il parle à ceux qui attendent un vrai effort de justice sociale et je crois que c'est le maître mot des prises de parole rares, discrète, mais des prises de paroles de notre premier ministre.

Petite petite parenthèse, vous dites rare, discrète, trop rare, trop discrète. Non, je pense que ça montre qu'il y a un travail de fond, un travail d'écoute d'abord des partenaires politiques, des oppositions, un travail aussi avec les syndicat et qu'il faut du temps pour construire un budget avant finalement de nommer un gouvernement de construire quelque chose de solide et de stable pour la France parce que on a besoin d'un budget, on a besoin de cette réduction des déficits. Donc sur le sujet de la richesse, en réalité, ce qu'attendent les Français, c'est que ceux qui doivent payer l'impôt le payent.

Et quand on voit des grandes sociétés qui mettent des actions dans des holdings qui échappent à l'impôt, qui font de l'optimisation fiscale, et bien c'est cela euh que je crois Sébastien le Cornu travaille pour faire en sorte qu'il paye l'impôt justement en France. Donc vous pensez qu'il y aura une mesure sur l'optimisation fiscale via ces fameux holdings qui permettent à certains aux plus riches ou des entreprises d'échapper à l'impôt ? Il y aura il y a ce sujet-là il y a ce sujet-là qui est travaillé actuellement.

Il y a aussi le sujet de la taxation des rentes du capital finalement les plusvalues mobilières, les dividendes. On sait qu'on a une taxe aujourd'hui à 30 % sur ces revenus du capitaux. Peut-être que les augmenter un petit peu peut permettre aussi voilà peut permettre.

En tout cas, ça ne cho pas et ça c'est une mesure qui est nécessaire pour avoir une courbe budgétaire qui aille vers la réduction des déficits, c'est-à-dire un effort fiscal plus important chez les gens qui aujourd'hui sont fortunés, avoir moins d'impôts pour ceux qui peuvent moins payer, avoir des réductions peut-être de charge sociale. Voilà, c'est ça ce travail actuellement et c'est normal que ça demande des allers-retours avec les différents partis d'opposition notamment. Justement, Sébastien Lecornu affirme qu'il fera aussi des propositions de baisse d'impôts notamment en faveur du travail.

Concrètement, ça peut se traduire comment ? C'est une mesure qu'avec mon groupe Ensemble pour la République et Gabriel Atal, on porte déjà depuis longtemps. C'est la réduction des charges, des cotisations sur le salaire qui fait qu'en fait ça change le net, ça améliore le net pour les salariés.

On voit que le net a diminué depuis des dizaines d'années et aujourd'hui ce que veulent les Français qui travaillent, c'est que l'effort pèse moins sur donc cette proposition qui est en ce moment évoquée notamment dans la presse parce que je ne suis pas dans les secrets de la fin de négociation d'ici vendredi et bien c'est effectivement une amélioration du net par une baisse descotisation sociale sur le travail. Mais ça ça coûte cher des centaines enfin des dizaines de de de milliards. On les trouve où ces ces dizaines de milliards ?

Il y a ce sujet de la justice fiscale et sociale, mais il y a aussi la réduction des dépenses publiques dans le projet de Sébastien Lecnu. Vous le voyez bien, c'est pas un budget le Cornu, c'est un budget du socle commun avec ce que vont amener les oppositions. Donc c'est c'est vraiment un budget de compromis qu'il faudra proposer au Parlement la semaine prochaine. et l'effort de réduction des dépenses publiques qui est proposé à 6 milliards d'euros, c'est un effort important et je trouve que l'exemplarité aussi qui est montré à travers le gel des dépenses de l'Élysée de Matignon, la réduction finalement du train de vie de l'État, il faut vraiment que ce soit concret.

Ça fait longtemps qu'on en parle et je crois que là-dessus les Français, ils sont intransige sauf qu'en ce moment euh à ce stade en tout cas, on comprend pas bien avec qui il négocie. dans le Parisien le weekend dernier, le premier ministre dit non à quasiment toutes les revendications des socialistes. Il dit non à la TZUman, non au retour de l'ISF, non à la suspension de la réforme des retraites.

Comment est-ce qu'il peut espérer de la part des socialistes et bien un accord de non censure ? Le premier ministre, il a une volonté que je partage et que je soutiens, c'est de protéger l'emploi et la compétitivité de la France. Mais c'était pareil pour Michel Barnier, c'était pareil pour taxer ils ont été balayés hein.

C'est non pour taxer l'appareil productif, pour taxer ce qui réduirait l'emploi et l'activité de la France parce qu'on est un pays qui doit continuer de produire notamment face à la concurrence européenne. On doit rester un pays souverain. À travers cela, moi j'ai entendu monsieur Fort hier dans les médias, on était il y a quelques jours dans taxe Zucman ou rien et aujourd'hui on est s'il y a des nouvelles taxes sur l'optimisation fiscale qui arrive au même montant, on pourrait ne pas censurer.

Donc on voit qu'il y a des choses qui évoluent. Soyons confiants pour vendredi. Sauf que Olivier Fort il veut justement vendredi une copie complète de ce budget.

Pour lui c'est le rendez-vous de la dernière chance. C'est comme ça qu'il a appelé et si rien ne change, ce sera la censure. Euh Sébastien Lecornu, il aura la compie complète du budget vendredi à donner au ligne.

Normal que lorsque on bâtit un compromis, on ait des lignes claires, à la fois celles du socle commun qui renoncera. Finalement, on a un bloc central qui n'a pas tout bien fait. On doit avoir l'humilité de le dire, l'humilité d'écouter les oppositions.

Donc, il faudra montrer les lignes sur lesquelles nous on a pu reculer et on vient d'en parler. Et puis euh il faudra aussi que le Parti socialiste et les autres partis euh acceptent d'aller vers un compromis. Ça ne sera peut-être pas exactement la taxe Zucmane, mais dans l'esprit, c'est bien la taxation des plus fortunés qui viendra contribuer à ce moment difficile pour le pays.

Les socialistes se disent près à la dissolution aujourd'hui et vous et Renaissance, vous avez beaucoup à perdre en cas de dissolution. On est techniquement prêt à une dissolution parce que on est sur toutes les circonscriptions avec des candidats qui sont ancrés dans leur territoire mais personne ne le souhaite. Pourquoi ?

Pas pour nous personnellement mais parce que ça serait une mauvaise chose pour le pays. Ce que nous demandent les Français aujourd'hui, moi quand je suis à Lille en circonscription, c'est la stabilité, c'est d'avoir un budget, de retrouver un peu de tranquillité politique, de l'apaisement. Et ça, ça se fait par le compromis.

Vous savez, moi je sors d'une commission d'enquête où j'ai travaillé avec un élu euh député Paul Vanier de la France en parler de la commission d'enquête sur les violences en milieu scolaire et notamment la la commission dit Betaram. Voilà. Et bien cette commission, elle a émis un rapport avec 50 recommandations qui a été voté qui ont été votées par l'ensemble des groupes de l'assemblée, la totalité des groupes de l'Assemblée et le travail transpartisant.

C'est ça qui me revient. Les Français, ils veulent aujourd'hui qu'on sache se mettre d'accord. C'est leur priorité.

Ils en ont assez finalement des querelles et de ce renouvellement permanent euh de lignes rouges qui ne font pas avancer le pays. C'est à cause, je je fais une petite parenthèse, c'est à cause de cette commission d'enquête sur BRAM que vous avez été la seule à Renaissance à vous être absten vote de confiance qui a fait tomber François Baïou. Vous avez été convoqué par votre parti.

Gabriel ATAL vous a tapé sur les doigts. Il vous a dit quoi ? Vous savez, j'ai fait un vote en pleine conscience, avec intégrité, euh qui était un vote euh politique et moral, symbolique, euh un vote de respect envers toutes les victimes de violence dans les écoles pendant des dizaines d'années.

Et je l'ai expliqué à mon groupe dans cette réunion avec les vice-présidents et mon groupe l'a compris. Le votre groupe l'a compris, on vous a pas dit c'est bien de respecter les consignes du collectif dans dans un collectif et dans un groupe parlementaire. Dans tous les groupes parlementaires, bien sûr, il y a des consignes de vote, mais il faut avant tout penser à ce que le parlementaire est.

Le parlementaire exprime la voix des habitants de sa circonscription. C'est un parlementaire qui vote en en liberté, en intégrité. Et moi, je le redis, j'ai un groupe où on peut s'exprimer, où on peut débattre.

On a d'ailleurs fait juste après cette réunion les journées parlementaires à Aras dans ma région des Haut-Dance et c'est un groupe où on peut faire des propositions, on peut être écouté. Moi, j'avais toute confiance en Gabriel Atal et cette petite polémique s'est vite éteinte. Ça ça a été un bon premier ministre François Baïou.

François Bairrou est quelqu'un qui a pendant 9 mois tenu tenu la barre de la France, qui a promis beaucoup d'avancé en terme de compromis et forcé de constater qu'il a lui-même provoqué ce vote de confiance. Il n'a pas attendu finalement d'aller jusqu'au budget. On peut le regretter parce que ça met un moment de grande difficulté dans le pays.

On a un bloc central aujourd'hui qui est uni autour de Sébastien le connu le Cornu avec aussi les Républicains qui ont demandé d'avoir des engagements sur ce budget. Je crois qu'on a besoin d'être solide et uni et que Sébastien Lecornu en fin de semaine nous amènera un budget qui nous permettra ce compromis. Un un tout dernier mot sur Nicolas Sarkozi qui a été condamné jeudi dans l'affaire dite du financement libyen.

Il va aller en prison. il dénonce lui un procès politique. Euh vous avez vous-même fait part de de vos doutes hein quant à l'impartialité des juges.

Ça veut dire quoi ? Que la justice n'est pas neutre. Cette décision qui concerne Nicolas Sarkozi, ancien président de la République, elle choque beaucoup de français.

Elle interroge, elleinquiète parce que il y a non seulement 5 ans de prison alors qu'il y a pas de d'éléments factuels dans le jugement et il y a surtout l'exécution provisoire et tous les jours, il y a des décisions de justice qui choquent les Français. Moi, j'en reçois ma permanence sur des parents de domicile de de victimes d'homicide routier ou de viol qui ne comprennent pas un classement sans suite, la relaxe de l'agresseur. Mais il y a beaucoup de 80 % des affaires, il y a des mandats de dépôt immédiats.

Arrive. Oui, mais ça arrive très souvent même. Bah oui, vous voyez euh la il y a quelques semaines à Tourcoin euh un policier violemment agressé et les agresseurs juste après sont relâchés.

Donc on soit révolté par des décisions de justice, qu'on ne les comprenne pas, moi je trouve légitime de pouvoir l'exprimer. Moi ce que je retiens c'est que il faut rien ne justifie que les magistrats soient menacés de morts cyber harcelé mais qu'on ait le droit aujourd'hui de se poser des questions sur la neutralité de la justice sur les moyens qui sont mis sur le procès de Nicolas Sarkozy qu'on soit de droite ou de gauche c'est notre liberté de citoyen. Merci beaucoup Violette Pitbout.

Bonne journée à vous. Merci.

Violette Spillebout, députée EPR du Nord, et l'invitée politique de la matinale — Violette Spillebout · Pourquijevote