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InterviewMayotte la 1ère· 14 décembre 2025 14 minComplaisantActualité / polémiqueOutre-merSécuritéÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

Interview de Naïma Moutchou, la ministre des Outre-mer à Mayotte, 1 an après le cyclone Chido

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Comment apaiser la colère des Mahorais face à la lenteur de la reconstruction ?

  • 2:29OuverteRéponse directe

    Le fond d'amorçage est-il bloqué par l'État ?

  • 4:22RelanceRéponse partielle

    Les entreprises ne sont pas payées, comment régler ce problème ?

  • 7:47OuverteRéponse directe

    La commune de Nsangamouji attend toujours les fonds promis, que faire ?

  • 9:01OuverteRéponse directe

    Quels moyens pour le comité de suivi de la loi de Mayotte ?

  • 9:40OuverteRéponse directe

    Que prévoit-on pour sauver l'usine de dessalement de Petite-Terre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Naïma MoutchouFait
    « Il y a des choses qui ont été faites et qui sont massives. L'État a été au rendez-vous le premier jour déjà de l'urgence. »
  • 0:42Naïma MoutchouChiffre
    « C'est 1 demi milliard d'euros qui a été engagé. »
  • 0:42Naïma MoutchouChiffre
    « Une loi fondamentale a été voté, elle est historique, la loi de reconstruction et de refondation qui programme 4 milliards d'euros sur 6 ans. »
  • 1:55Naïma MoutchouFait
    « Des élèves n'ont que 2 heures de cours par jour. Les classes sont en triple rotation. »
  • 3:05Naïma MoutchouChiffre
    « Sur 20 millions d'euros de facture déposées, 12 arrêtés de subvention signées, soit 3,7 million d'euros, mais seulement 141000 € encaissés par la commune. »
  • 9:40Naïma MoutchouPromesse
    « En 2027 il n'y aura plus de tour d'eau. »
  • 10:51Naïma MoutchouFait
    « Le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières va s'appliquer à Mayotte au mois de janvier prochain. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Muchou, bonsoir et merci de nous avoir accordé cet entretien. Je dis, vous arrivez euh sur à Mayotte aujourd'hui depuis hier hein. Aujourd'hui, ce 14 décembre journée commémoratif mais vous arrivez aussi sur un territoire où les Maoré aujourd'hui sont en colère parce que la reconstruction n'est pas aussi rapide que voulue. Comment apaiser cette colère ? D'abord, bonsoir. Je suis très heureuse d'être là. Je suis venue à Mayotte et je suis venue pour Mayotte précisément pour voir ce qui se passe, ce qui bloque et ce qui avance. Je sais que un certain nombre de maor estiment que ça n'avance pas assez rapidement. C'est vrai que quand on vit au milieu des stigmates et et des difficultés, ça c'est un sentiment légitime. Mais je veux leur dire que je les comprends et que je ne

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les abandonne pas. Et je ne peux pas laisser dire que rien n'aurait été fait par l'État. Il y a des choses qui ont été faites et qui sont massives. L'État a été au rendez-vous le premier jour déjà de l'urgence. Il a fallu organiser les ponts aériens, remettre de l'eau, de l'électricité [rires] partout. C'est 1 demi milliard d'euros qui a été engagé. Ensuite, une loi fondamentale a été voté, elle est historique, la loi de reconstruction et de refondation qui programme 4 milliards d'euros sur 6 ans justement pour participer à cette reconstruction pour le territoire. Alors, une fois qu'on a voté les lois, moi ce qui compte pour moi, parce que je suis une femme d'action, c'est la mise en œuvre désormais. Mais la mise en œuvre, elle a débuté. Le chemin, il est

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long. Le chemin il est long. Vous avez raison. On peut pas se contenter de dire que tout va bien, les crédits ont été votés. Non, c'est pas vrai. C'est pour ça que je suis là. C'est pour constater de mes yeux et pour ensuite rapporter à Paris une stratégie avancée sur ce qu'on peut améliorer. Et je et je le dis, euh on a aidé les agriculteurs par exemple, 20 millions d'euros ont été versés. On a aidé les entreprises les aides ça c'était les aides l'urgence du moment. Effectivement, oui, il fallait qu'on qu'on ait de l'électricité, qu'on a qu'on ait de l'eau et cetera. Mais aujourd'hui, par exemple, des élèves n'ont que 2 heures de cours par jour. Les classes sont en triple rotation, c'est-à-dire que une classe accueille, une salle de classes accueille trois

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classes dans la journée. Comment est-ce qu'on sevable sur un territoire de la République ? Mais vous avez raison, l'école c'est la mère des batailles. J'ai des enfants scolarisés, je suis bien heureuse. Je veux la même chose. Bien sûr, je veux la même chose pour les maores et les maores. La question de l'école à Mayotte, elle date d'avanchi dans les difficultés, on les connaissait déjà. Évidemment, ce qui s'est passé n'a pas amélioré les choses et la les rotations qui existaient avant, elles n'ont pas elles n'ont pas lieu d'être. Ça c'est vrai. Il faut qu'on avance sur la reconstruction des écoles. On est prêt, l'État est prêt à accompagner, c'est pas sa compétence, mais nous sommes prêts à le faire. Et d'ailleurs, j'ai invité le ministre de l'éducation nationale demain dans le cas

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du comité de suivi que je mets en plat justement pour qu'on suive les projets les uns après les autres parce que on veut agir en transparence, le ministre de l'éducation nationale sera là. Mais moi je moi je veux qu'on puisse avancer. Mais c'est pas l'État qui bloque sur ce sujet, je le dis. On va je vais signer demain une convention avec trois communes pour que l'établissement public qu'on a mis en place dans le cadre de la loi puisse aider les maires à construire ces écoles en ingénierie, en compétences, euh en en expertise en fait parce que c'est aussi ça qui manque dans un certain nombre de secteurs. Donc l'État sera au rendez-vous mais vous voyez bien que c'est un travail collectif, il faut qu'on avance ensemble. Na mamoutu, vous dites que ce n'est pas l'état qui bloque le fond

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d'amorçage. Parlons du fond d'amorçage, beaucoup de communes attendent toujours, je prends l'exemple de Mamouzu sur 20 millions d'euros de facture déposées, 12 arrêtés de subvention signées, soit 3,7 million d'euros, mais seulement 141000 € encaissés par la commune. Elle n'est pas la seule dans ce cas. Les élus disent aujourd'hui que le blocage viennent de l'État, de la préfecture, il n'y aurait pas assez de personnel pour traiter les dossiers. Comment il remédier ? Mais je je vous réponds les yeux dans les yeux parce que évidemment j'ai été saisi de cette question. Donc je je j'ai voulu aller voir, j'ai voulu comprendre ce qui se passe. L'État a mis 80 millions d'euros en autorisation d'engagement en en argent présent pour le fond d'amorçage pour aller financer ces projets.

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Environ 30 millions d'euros ont été euh à peu près investis aujourd'hui, c'est-à-dire effectivement donnés par l'État pour permettre la concrétisation de ces projets. Il manque de l'argent. Pourquoi ? L'argent, il a été mis au pot. L'État doit ensuite instruire les dossiers. Vous comprenez bien que c'est de l'argent public, c'est l'argent de l'impôt des Français. On peut pas faire n'importe quoi. Pas ça, on peut pas faire n'importe quoi dans la gestion des deniers publics. Donc il faut que les dossiers soient cadrés. Il faut que ça s'inscrive dans le cadre légal. Donc il y a des choses qu'on ne peut pas financer parce que précisément ça ne ça ne répond pas aux conditions de la loi. La loi elle doit être la même pour tous, droits et devoirs. Et donc ici dans le dans ce cas

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précis sur lequel vous me saisissez, je peux le dire. Il y a des dossiers qui n'étaient pas carrés en quelque sorte. Donc moi ce que j'ai dit, je veux que les services de l'État continuent à accompagner encore davantage les collectivités pour les aider peut-être à à mieux préparer leur dossier pour que ces instructions elles permettent à la fin d'avoir des dossiers concrétisés. Sauf que pendant ce temps-là, ce sont des entreprises qui empathissent, des entreprises qui ont nettoyé par exemple les communes, qui ont fait également rénover des écoles qui ne sont pas payé aujourd'hui. Oui, mais justement, on va continuer à les accompagner, c'est bien ce que je dis, mais on peut pas on peut pas faire n'importe quoi parce que c'est de la responsabilité pénale aujourd'hui qui

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est en jeu. Il y a une question de droit qui se pose. Il y a des il y a des fonds qui existent. Donc, il y a pas de rétention d'argent. L'argent est là. Maintenant, ça doit répondre à des critères. On peut pas financer n'importe quoi. Vous imaginez bien s'il y a des abus à la justice qui doit être saisie. C'est comme ça qu'on avance. Mais moi, je veux qu'on agisse davantage en terme de d'accompagnement des collectivités parce que parfois c'est difficile pour elles aussi. ont pas toutes les toute l'expertise, toutes les ressources humaines. Justement, je vais vous proposer de regarder ce reportage dans deux communes à Bandrabois Mtsangami. Donc la première, la commune de Bandrabois a reçu des aides pour la construction, la reconstruction tandis que la deuxième a

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dû puiser dans ses fonds propres. Regardez ce reportage de Yasmine Jaffar, Maltilde Dagon et Daniel Abdou. Comme si le temps s'est arrêté dans cette école élémentaire de Msangamoui 3. Sur les six salles de classe, seuls trois peuvent encore accueillir les 180 élèves. Les autres et ventrés par le cyclone n'ont ni toit, ni électricité ni internet. Pour assurer la continuité pédagogique, une rotation des cours est mise en place, chose qui n'existait pas avant dans cette commune du nord. Aujourd'hui, nous avons des établissements qui ne sont toujours pas ouverts parce que on ne pouvait pas les financer sur des prêts de de la caisse de dépôt ou de l'AFD, des banques privées.

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Un an après le passage du cyclone, l'heure est au bilan pour l'équipe municipale. La fin de l'année a un goût amer. Plusieurs sites de la commune attendent d'être reconstruits et des projets ambitieux ont dû être abandonnés pour engager des travaux d'urgence. On n'a pas eu un centime sur les fonds alloués pour Mayotte et pourtant les démarches ont été faites à plusieurs reprises. Les services de l'État nous ont demandé de changer nos plans de financement parce que nos dossiers étaient complets. Malheureusement à la date d'aujourd'hui, on a rien reçu. À Bandjabois, la réalité est tout autre. Les locaux de l'hôtel de ville durement touché pendant le cyclone sont flamb désormais. L'État a débloqué 1300000 €

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pour les travaux de reconstruction. Alors tout ce qui est toiture, les t la charpente, tout ce que vous voyez ici était parti. Donc après le passage des chidons, il y avait pratiquement rien du tout. Nous estimons que d'ici à la fin du mois de janvier, nous reprenons les services ici. Seule cette pièce possède encore les vestiges de Shidau. Dans ces cartons, des archives abîmées. Mais si à Bandrabois, la page commence à être tournée, Nsangamouji attend désespérément les fonds d'amorçage promis par l'État pour essayer de gommer le passage du cyclone Chido. Madame la ministre, vous l'avez vu, la commune attend le fond promis. Oui. Alors, d'abord, je veux dire, il y

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a pas une école plus importante qu'une autre. L'État ne fait pas des choix en fonction des villes ou de ses interlocuteurs. Toutes les écoles méritent notre attention. Ça c'est évident et je veux le redire, ça doit être une priorité. L'éducation doit être une priorité pour nos enfants. Vous savez que c'est la responsabilité des communes. Elles sont aujourd'hui en difficulté. Nous devons les soutenir. Et les services de l'État, la rectrice, les entreprises font un travail remarquable. Aujourd'hui, je tiens le dire, je veux le dire euh je veux vous le dire ce soir. Ils font un travail remarquable. Ce que je veux faire parce que je je vois bien là précisément qu'il y a des freins, c'est réunir tous les acteurs, d'accord ? Tous les acteurs qui interviennent au

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premier rang desquels les maires pour comprendre et donc organiser une une conférence de l'école, une grande conférence de l'école ou de l'éducation à Mayotte qui permettent à chacun de s'exprimer précisément pour dire ce qui va et ce qui ne va pas. Vous voyez, on veut vraiment essayer d'avancer concrètement. Concrètement en fait, c'est c'est vraiment le message que je veux passer concrètement. Et donc cette conférence, je la souhaite pour le début du mois de janvier. J'aimerais également qu'on parle de comité de suivi hein de la loi de Mayotte que vous allez euh donc installer demain. Quels sont les moyens prévus pour ce comité ? Ah ben il y a les moyens qu'il faudra. Je l'installe dans une première étape demain pour le constituer. Toute la représentation y est. Vous aurez des

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parlementaires euh Maurayet, hexagonux, président de l'association des maires bien sûr le président du conseil départemental, les forces vives. Euh demain, je l'ai dit, j'ai demandé au ministre de l'éducation nationale mais aussi à la ministre de la santé, au ministre du jugement de venir s'exprimer et de venir entendre ce que les élus ont aussi à dire. À partir de là, on va établir un plan de travail qui va permettre à ce comité projet par projet de faire la transparence. Combien, dans quel délais, quel calendrier, quel moyen et cetera. ce qui va nous permettre de faire un vrai suivi parce que encore une fois je sais ce que c'est, je sais je sais ce que ça représente et donc ce comité il aura un vrai rôle. J'aimerais qu'on parle également de la problématique de l'eau. Les maoris

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subissent de tours d'eau depuis des années parmi les solutions proposées pour y palier l'usine de deux salements. Celle de petite terre menace de se fondrer à cause du recul de trait de côte. Qu'est-ce qui est prévu pour sauver l'usine ? Oui, pour petit ter, on va y regarder très attentivement. J'ai été saisi de cette question. On va se réunir pour voir ce qui peut être fait. On peut pas laisser la situation en l'état avec tous les risques que ça comporte. Et donc ça c'est un engagement. On va regarder quelle solution plausible et les plus rapides et les plus sécurisantes possibles peuvent être mises en mises en œuvre. La question de l'eau, elle est fondamentale madame, fondamentale. C'est c'est la priorité des priorités. Je veux dire, c'est c'est un besoin vital et

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essentiel pour les gens et c'est bien normal qu'on s'en préoccupe. Je veux dire que bah les tours d'eau, c'est pas normal hein. C'est évidemment pardon en 2027 parce qu'il faut faire les choses bien. En 2027 il n'y aura plus de tour d'eau. On aura la capacité d'offrir l'eau à tous les maorises et à tous les maoris grâce à l'usine, vous l'avez évoqué d'Ironabet, grâce aux campagnes de forage quand même, grâce à la troisème retenue collinaire, grâce à ce plan haut. Et ça, c'est un travail collectif. C'est pas que l'État, c'est tout le monde qui met à la main à la pâte pour que les maores et les maores d'ici 1 an et demi, 2 ans puissent avoir accès à l'eau. J'aimerais qu'on parle économie également. Vous avez rencontré le monde économique. Vous le savez, le mécanisme

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d'ajustement carbone aux frontières va s'appliquer à Mayotte au mois de janvier prochain. Vous avez entendu hein, Estel Youssoufa vous a interpellé sur cette question. Est-ce que vous prévoyez aujourd'hui des compensations pour les entrepreneurs locaux ? Oui, effectivement, vous avez raison. Je sais, je sais leurs inquiétudes. C'est un sujet d'ailleurs qui n'est pas propre à Mayotte mais à tous les territoires d'outre mer pour ne rien vous cacher. J'ai voulu rencontrer les acteurs économiques et nous avons déjeuné ensemble ce midi. C'est important pour moi la question économique, la question du travail, offrir du travail à tout le monde, créer de la richesse. Je veux un territoire qui soit prospère. Et donc sur cette question fondamentale du coût des matériaux, j'ai saisi l'État

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français a saisi la Commission européenne pour que la spécificité de notre territoire soit prise soit prise en compte. Nous sommes des territoires insulaires. Le coût de matériaux, le coût de revient n'est pas le même. Et donc c'est normal qu'il y ait une différenciation. Il y a une décision qui sera rendue demain madame par la Commission européenne. Moi, je vais continuer avec le commissaire européen notamment à mettre la pression, hein, comme on peut dire, mettre la pression pour que nous ne soyons pas pénalisés, doublement pénalisés par ce système. Et je peux vous dire que je j'assisterai à toutes les réunions qu'il faudra en Europe, à Bruxelles pour que la spécificité des territoires soit prise en compte. Mutu les entrepreneurs maoré tout comme la population de manière

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générale reste très préoccupé par l'insécurité, les agressions, les caillassages, les coupeurs de route à quand un changement de doctrine demandent les élus de Mayotte pour un démontellement de ces bandes armées. Donc plus de moyens également de lutte contre ces bandes à quand alors vous savez les Mauré et les maros m'en ont parlé. C'est vrai que c'est un sujet qui revient de manière récurrente et et nous devons la sécurité à tout le monde et ça c'est bien normal. objectivement parce qu'il faut parler objectif. Les chiffres, que disent les chiffres ? La délinquence baisse. Alors, je sais que c'est pas le ressenti parce que il y a encore il y a encore beaucoup de choses à faire, c'est vrai. Mais la délinquence baisse. L'État continue de mettre les moyens. l'État continue de de

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d'aller à la à la à la rencontre des délinquants évidemment pour que la justice ensuite joue son rôle et l'État continue aussi à expulser parce que tout ça est aussi en lien, on va pas se mentir, avec l'immigration clandestine qui ne nous aide pas dans cette histoire, le poids de la démographie et de ces populations qui arrivent qui sont comme des silhouettes ici hein, qui n'ont pas d'accroche, qui n'ont pas d'emploi, qui n' Voilà, donc il y a il y a plusieurs ponts sur lequels il faut lutter. L'immigration clandestine, la sécurité du quotidien sur laquelle nous continuons à mettre des moyens. Je peux vous dire que les services sont pleinement engagés euh et évidemment l'action collective encore une fois et c'est une question que je veux à nouveau porter au parlement auprès des ministres

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concernés notamment le ministre de l'intérieur pour voir ce qui peut être fait davantage encore en terme de renfort. Donc on va démanteler ces bandes aller les chercher dans les four. Mais c'est bien l'objectif. Mais bien sûr c'est l'objectif. C'est ce qui c'est ce qui est déjà fait d'ailleurs. C'est ce qui est déjà fait aujourd'hui. Je peux vous dire que les forces de sécurité sont pleinement impliquées. Ce matin, j'en ai décoré un certain nombre. J'ai décoré des policiers et des gendarmes justement parce qu'ils avaient fait preuve de courage et de dévouement pendant Chido, mais pas que. Et ces gens-là, on les retrouve encore aujourd'hui à aller traquer les délinquants et je peux vous dire que c'est une priorité absolue du gouvernement. Nous devons la sécurité à

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toute la population. Merci beaucoup Naima pour cet entretien accordé à