Policiers factieux : Macron doit sanctionner !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Votre réaction aux propos du directeur de la police nationale ?
- 2:00OuverteRéponse partielle
Nicolas Dragon, vous comprenez cette décision de justice ?
- 4:00RelanceÉludée
Vous condamnez les propos du DGPN ?
- 6:00FerméeRéponse directe
Macron aurait dû sanctionner le DGPN selon vous ?
- 8:00RelanceRéponse directe
Votre parti propose une présomption de légitime défense pour les policiers ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Antoine LéaumentFait
« l'article 144 du code de procédure pénale il est très précis sur les raisons pour lesquelles on peut être placé en détention provisoire »
- 2:30Antoine LéaumentFait
« c'est les forces de l'ordre en général dans notre pays qui tiennent l'État »
- 5:20Antoine LéaumentFait
« le Président de la République n'est rien à dire alors qu'au terme de l'article 5 de la Constitution il est garant des institutions »
- 7:00Nicolas DragonFait
« les policiers c'est la profession de France qui est la plus contrôlée »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonsoir Antoine léoman vous êtes député à la fille du peste de l'Essonne nous sommes également avec Nicolas dragon bonsoir député rassemblement national de l'aide merci à tous les deux votre réaction Antoine léoman aux propos qui ont été tenus c'est des propos qui sont honteux et scandaleux pas digne d'un directeur de la police nationale parce que que fait le directeur de la police nationale il est en train de réclamer une justice à deux vitesses d'une certaine manière pour lui quand on est policier dit-il on n'a pas sa place en prison dans l'attente d'un procès sauf que l'article 144 du code de procédure pénale il est très précis sur les raisons pour lesquelles on peut être placé en détention provisoire et parmi les règles qui figurent à l'intérieur de cet article 144 du procédure pénal il y a le fait que on essaye d'empêcher la collusion possible entre les auteurs de fait et là en l'occurrence le policier en question est accusé de violence en réunion c'est-à-dire d'avoir tabassé un jeune homme de 21 ans qui passait par là et donc ce que je comprends de la décision de justice c'est qu'il a été placé en détention provisoire éviter qu'il puisse se concerter avec ses collègues pour établir une version des faits qui ne serait pas les faits qui qui se sont réellement passé donc c'est une décision de justice et les policiers peut-être même plus que les autres puisqu'ils sont chargés de faire respecter la loi quand on porte l'uniforme on est là pour faire respecter la loi et donc la loi particulièrement s'applique à ceux qui sont censés la faire respecter sinon ça n'est plus l'état de droit sinon ça n'est plus l'ordre républicain et on entre dans autre chose malheureusement Nicolas dragon cette décision de justice Vous la comprenez je vous dis je ne l'ai pas à commenter une décision de justice au titre de la séparation des pouvoirs ou alors on prend la Constitution et on la met dans une benne ce que je ne souhaite pas bien évidemment parce que en tant que député mon devoir a aussi de protéger la Constitution de la Cinquième République mais je le répète je comprends légitimement le ras-le-bol généralisé des forces de l'ordre je dois rappeler quand même que c'est les forces de l'ordre en général dans notre pays qui tiennent l'État s'il n'y avait pas eu les forces de l'ordre pendant les émeutes de ces dernières semaines mais quel serait-il passé ça veut dire que c'est le ras-le-bol des policiers on le comprend bien qui ont été sur le front ces dernières semaines notamment dans le cadre des émeuses urbaines c'est le ras-le-bol des policiers qui fait qu'on en arrive à cette situation aujourd'hui mais les policiers sont je dirais le point de convergence de tous les mots de notre société d'une façon générale voilà ils prennent tout en pleine figure moi je discute très régulièrement avec tout tous ces policiers ces gendarmes en circonscription quand je les rencontre tout y passe toutes les violences les violences intra familiales les violences sur la voie publique les agressions les cambriolages tout y passe et au bout d'un moment tout ça est dû à une absence d'autorité de l'État suite bah je dirais déjà à la présidence d'Emmanuel Macron il est quand même là depuis 6 ans qu'a fait en matière d'autorité pendant toutes ces années rien nous avons de notre vivant nous assistons à un effondrement de l'État sous notre yeux sous nos yeux l'âme l'éducation nationale la justice la police l'hôpital tous s'effondre depuis 6 ans on le voit tous les jours rien ne va et je vous dis malheureusement les policiers les forces de l'ordre sont le point de convergence de tous les mots de la société et ils sont injustement mis en cause bien souvent par rapport aux voyous notamment qui détruisent tout qui casse tout ils sont insuffisamment soutenus dans une affaire ou un jeune homme de 21 ans a été en partie de tabasser et visé par des tirs de LBD la policier peuvent malgré tout être en cause dans certaines affaires j'ai écouté je n'ai jamais dit le contraire mais c'est sur l'affaire précisément de ce jeune de 21 ans moi j'étais pas sur place je n'ai pas vu je ne connais pas l'enquête je vous dis je ne ferai pas de commentaire sur une enquête qui est en cours faire le contraire serait dramatique pour nos institutions moi je suis chargé en tant que député avec bon nombre de mes collègues de défendre les institutions et de défendre je le répète une profession qui garant qui garantit les libertés publiques en France vous savez au rassemblement national et je suis un député du rassemblement national on sera toujours du côté de l'ordre jamais du côté du désordre Antoine léoman vous l'entendez vous aussi ce ras-le-bol des policiers là ce que je comprends c'est que vous condamnez absolument pas les propos du directeur général de la police nationale et quand vous dites que vous voulez sauvegarder les institutions je suis désolé quand la justice est mise en cause là on parle quand même d'échanges sur les boucles WhatsApp de policiers à Marseille qui se propose d'aller devant le domicile du juge pour lui mettre la pression le juge qui a pris la décision de placement en rétention provisoire donc si ça n'est pas fortement factieux de policiers qui sortent de leur rôle qui sont en train d'aller menacer physiquement en allant au domicile privé du juge un juge et précisément l'institution judiciaire alors c'est un problème et que le Président de la République n'est rien à dire alors qu'au terme de l'article 5 de la Constitution il est garant des institutions et du fonctionnement de l'État et qu'au terme de l'article 64 de la Constitution il est garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire que le Président de la République n'est rien à dire quand des policiers sont en train de menacer l'autorité judiciaire précisément ça n'est plus l'état de droit précisément ce n'est plus l'ordre républicain et précisément quand on n'est pas capable de condamner comme l'avait fait par exemple François Mitterrand quand une situation similaire était arrivée qui avait fait François Mitterrand il avait les limogé le directeur général de la police nationale voilà quelqu'un qui avait agi pour préserver l'ordre républicain ce n'est pas ce que fait Emmanuel Macron et croyez bien que je le regrette parce que dans ce genre de moment même si on n'est pas d'accord avec le président de la République on attend de lui qu'il fasse son travail c'est-à-dire qu'il condamne qu'il Limoges les personnes qui entrent dans un comportement factieux et qu'il punissent sanctionne durement celles et ceux qui men l'institution judiciaire donc ce que vous êtes en train de nous dire c'est qu'Emmanuel Macron aurait dû demander la démission de Frédéric lui-même il est il est le garant des des institutions monsieur Darmanin n'a pas eu un mot il a rien à dire sur le sujet depuis le début de cette histoire les policiers sont en train de par ailleurs ils agissent de manière illégale parce que se mettre en arrêt maladie quand on est pas malade ça s'appelle une fraude à la sécurité sociale ça n'est pas non plus normal donc à quel moment est-ce que l'autorité de l'État est rétablie à quel moment est-ce que le Président de la République ou le ministre de l'intérieur dont ça devrait être le rôle table du point sur la table et remettre de l'ordre dans la police c'est ça la question qu'il faudrait se poser aujourd'hui parce que si on veut protéger effectivement l'institution judiciaire et en même temps je le dis l'institution policière parce que qu'est-ce qui se passe quand il y a des policiers qui ont un comportement comme celui-ci ça sali l'uniforme de l'ensemble de leurs collègues qui eux sont dans un comportement républicain et qui sont du côté des institutions ça ça rejaillit sur l'ensemble de l'uniforme pas seulement sur les policiers qui sont factieux sur l'ensemble de l'uniforme des policiers et donc moi j'appelle je dis aux policiers qui sont dans un dans une attitude profondément républicaine et qui en ont par dessus la tête de ce genre de pratique qui sont le fait d'une minorité de policiers qui qui ne respecte pas nos institutions moi je dis aux policiers qui en ont par dessus la tête de le dire de dire que maintenant ils en ont assez du comportement de leur collègue qui font honte à l'uniforme de police Nicolas dragons votre réaction mais écoutez mon collègue de l'Assemblée nationale a dit que le Président de la République n'avait rien dit il a dit que nul en république était au dessus de la loi c'est la phrase emblématique de son discours qu'on retient les policiers c'est la profession de France qui est la plus contrôlée il n'a pas une qui est autant contrôlée que la pollution la police la profession de policiers c'est un fait je veux dire établi voilà c'est une profession extrêmement contrôlée si l'enquête démontre que un policier doit avoir quelque chose à se reprocher le juge fera son travail etc la décision de justice a été prise en décidant de mettre cet homme en détention provisoire ça veut dire qu'aujourd'hui vous êtes contre vous vous opposez à cette décision de justice mais moi je n'ai pas à être d'accord ou pas avec une décision de justice je le répète depuis la troisième pour la troisième fois je n'ai pas à commenter une décision de justice moi ce que je vois c'est des policiers en souffrance sur le terrain qui estime qui ne sont pas soutenus depuis maintenant des années par le pouvoir politique et les pouvoirs qui se succèdent aux commandes de l'État là je rappelle qu'Emmanuel Macron et depuis six ans à la tête de l'État quand il fait pour améliorer le quotidien des policiers en termes de salaire parce que franchement quand on entend parler des salaires c'est absolument scandaleux en termes de temps de travail d'épuisement au travail et effectivement de difficultés incommensurables sur le terrain vous vous rendez compte qu'on a eu plusieurs nuits d'émeutes sur l'ensemble du territoire dans une multiplication de villes et qu'ils ont réussi à tenir qui était en train de devenir un grave problème pour le pays de en termes de sécurité il n'aurait pas été là moi je leur tire au chapeau je les soutiens vous vous rendez compte quand même que ce sont aussi des pères de famille c'est les policiers français sont les seuls à sortir de chez eux le matin avec des gilets par balle sur le dos et on entend bien votre point de vue une question à Antoine léoman on a quand même l'impression qu'on a un peu arrivé au summum de la mésentente entre la police et la justice aujourd'hui mais c'est pas la justice qui a un problème avec la police en l'occurrence c'est certain policiers et je le répète pas tous certains policiers notamment sous la houlette de du syndicat Alliance qui critique l'institution judiciaire mais ça ça fait un moment que ça arrive parce que malgré tout ça a pris des proportions inédites quand même quand mais 2021 il y avait une manifestation devant l'Assemblée nationale de policiers qui étaient dans un comportement factieux qui était en train de dire que le problème de la police c'est la justice bah déjà là il aurait fallu taper du point sur la table mais monsieur Darmanin plutôt que de taper du point sur la table il a participé à la manifestation bravo Monsieur Darmanin c'est c'est très bien d'aller dans une manifestation dans laquelle la police dit que le problème de la police c'est la justice donc non il aurait fallu déjà taper du point sur la table à ce moment-là mais je dis quand même une chose parce que là vous vous évitez la question monsieur dragon je suis désolé mais votre partie le rassemblement national à proposer à l'Assemblée nationale qui a une présomption de légitime défense pour les policiers c'est-à-dire quand même que en gros les policiers pourraient tirer sur n'importe qui n'importe quand et que donc on dirait que les policiers par défaut ils ont une légitime défense or on a vu dans le cas de du meurtre de Naël que précisément c'est pas la légitime défense qui s'applique dans ce cas présent et que sur le sujet on voit que le policier tire alors que ça ça vie n'est pas en danger à ce moment-là donc vraiment il y a du travail à faire sur le sujet et moi je suis plutôt dans la ligne de ce que disait le directeur de l'iggn qui est l'équivalent du GPN pour la gendarmerie nationale qui lui se fixait comme objectif qu'il n'y ait un pas de tir lors des refus d'obtempérer parce qu'il disait ça sert à rien de tirer sur un véhicule ce qu'il faut c'est arrêter le véhicule éventuellement l'arrêter après par exemple on arrête et petit 1 et petit 2 qui se féliciter du fait qu'il n'y ait eu qu'une seule plainte pour des propos racistes dans la gendarmerie voilà quelqu'un qui présente une ligne qui me semble être une ligne républicaine et je pense qu'on devrait élargir cela à la police
Antoine Léaument