"Vous n’avez pas de courage... même pour entrer dans la ZAD" affirme Pascal Praud
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous êtes un très proche d'Édouard Philippe. Est-ce qu'il fermerait CNews s'il était président ?
- 0:36RelanceRéponse directe
Vous dites rapporter le réel, mais vous êtes un homme politique engagé. Comment distinguez-vous vos opinions des faits ?
- 1:13OuverteRéponse partielle
Édouard Philippe est-il votre candidat de cœur ?
- 1:50RelanceRéponse directe
Fallait-il mobiliser la moitié des forces de gendarmerie pour évacuer la ZAD ?
- 2:26RelanceRéponse directe
Vous dites que la ZAD n'est pas très peuplée. Comment justifiez-vous alors la crainte d'un incident ?
- 3:07FerméeRéponse directe
Qui a organisé le référendum sur Notre-Dame-des-Landes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:43Fait
« Il y avait derrière des commanditaires, des exécutants qui avaient un mobile politique d'éliminer Robert Boulin. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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parce que les gens ne vous connaissent peut-être pas encore mais vous êtes un très proche d'Édouard Philippe. Alors d'abord moi ça me fait plaisir que vous veniez sur CNews puisque comme vous êtes proche d'Édouard Philippe, je me dis que si Édouard Philippe est président de la République, il fermera pas CNews. [rires] Puisque vous venez sur CNews. Il y a beaucoup de gens qui veulent fermer des chaînes de télévision. Des chaînes, je sais pas mais celle-là [rires] celle-là, j'ai l'impression qu'il y a une petite musique. Donc je sais pas vous vous avez pas de a priori d'a priori contre notre chaîne. Moi je écoutez, je suis devant vous et je vais vous remercier de votre invitation. Je vous ai fait part d'un certain nombre de de désaccords que nous pouvions avoir sur des sujets précédents
et je l'ai fait avec plaisir et je suis ravi d'être dans un d'être ici dans un lieu de débat. Bah oui alors on n'est pas tous les deux au même niveau. C'est-à-dire que moi j'ai pas des désaccords avec vous. Je pose des questions. Vous êtes un homme politique engagé. Vous aimez bien débattre monsieur Pro, c'est très bien. Oui mais j'ai pas de comment dire quand je disais tout à l'heure sur les sujets et cetera, je je rapportais le réel. Quand je parle de choses dévoyées. Un réel oui. Un réel on a parlé c'était j'espère en tout cas apporter des arguments dans dans dans c'est c'est pas une opinion que que je livrais et et et c'est en cela qu'on n'est pas tous les deux. Vous vous êtes engagé, vous êtes un homme politique ce que je ne suis pas. Moi je suis un journaliste qui pose simplement
des des questions. Certes mais je n'ai pas compris qu'Édouard Philippe était votre candidat de cœur. Jusqu'à présent, ça n'a pas transparaître de manière évidente. Mais je vais vous dire ne vous regarde pas toute la journée. Je vais vous dire je je je suis pas sûr d'avoir un candidat de cœur. Mais je pense que les Français non, je suis pas sûr que les Français non non plus pour le moment. Ils se disent de vous convaincre. Ah ben écoutez mais tout le monde peut avoir une chance de de de de convaincre. Tout le monde par définition. Mais tu es convaincu par des arguments. Je vous ai cité tout à l'heure par exemple sur l'immigration. Je pense pas que ce soit une bonne chose de réduire simplement de 50 % l'immigration et je vous ai donné des arguments. Je dis bah il y a des il
me semble que ces arguments existent. Ils existent et d'autres existent aussi et c'est ça le débat et c'est ça c'est ça que trancheront les Français. Je vous ai entendu parler de Notre-Dame-des-Landes qui est un vaste débat avant que je n'arrive sur votre plateau et sur lequel il y aurait beaucoup à dire. Et oui, mais il y a toujours beaucoup à dire mais à l'arrivée bah il y a cédé. Est-ce qu'il fallait monsieur Prom mobiliser pendant plusieurs mois la moitié des forces de gendarmerie disponible sur le territoire pour évacuer et sécuriser le périmètre de la ? Est-ce qu'il fallait faire ? Bah oui. Bah oui. Bah oui justement. danger d'autres citoyens. que là vous exagérez il ne faut pas la moitié des Moi j'étais présent à une réunion Enfin il faut pas la moitié des forces
de l'ordre de France pour sécuriser Je la connais la ZAD elle est à 5 km à vol d'oiseau de la maison de ma mère. C'est bien que Donc donc ne me parlez pas de la ZAD elle est Je la Je connais par cœur le terrain. Je peux vous dire qu'ils sont pas beaucoup et et et ça ça peut aller très vite en fait. Ça peut aller très vite. pas beaucoup ? Mais même à l'époque Ah vous pensez qu'on était à l'abri d'un incident ? Je pense que vous n'avez pas de courage. ! Et que vous ne voulez pas avoir un mort sur le terrain. Et et et j'entends cet argument. C'est-à-dire que rentrer dans la ZAD c'est jurisprudence fraîche Mais qui c'est ? et et jurisprudence fraîche et que les hommes politiques disent "Je veux pas prendre le risque." Et effectivement quand tu vas au contact il y a un
risque. Voilà comment je l'analyse. permets de dire que ce n'est pas nous qui avons organisé le référendum. Je me permets pas de dire que ce n'est pas nous qui n'en avons pas respecté le résultat et laissé au successeur la gérer cette situation inextricable. Je me permets de dire ça aussi par rapport à ce que vous avez dit tout à l'heure. Bah c'est c'est bah c'est lorsque monsieur Philippe était Premier ministre et comme même que Non le référendum c'est François Hollande qui l'a décidé. Oui François Hollande vous avez raison. Mais mais d'entrer d'entrer dans la ZAD c'est lorsque Non mais c'est vrai qu'elle était préalable à l'arrivée. Mais bien sûr que peut nous reconnaître d'avoir pris une décision dans un dossier où personne n'en prenait depuis 40 ?
Qui n'est pas la décision peut-être que vous auriez souhaité que qui soit prise. une décision de faiblesse. Mais C'est ça que je veux vous dire et que vous donnez le signe d'un état faible. Je vous ai donné un élément important j'ai assisté moi-même j'étais conseiller de Matignon à des réunions dans lesquelles le maintien de l'ordre public était devenu par la faute de la dégradation de la situation un véritable défi. Je vous rappelle que la route départementale était interdite d'accès. Oui, je mais j'avais que des marqueurs, c'est tout. Et qu'il y avait sur place des militants extrêmement radicalisés Bien sûr. et prêts à tout. Oui. Voilà. Bien sûr. aurait été ensuite la faute à qui s'il y avait eu un incident, un ? Débordement de la foule. Mais c'est c'est c'est mais mais donc
donc vous cédez. Mais nous nous aurions pu dire "Ben les successeurs s'en occuperont, on va laisser la situation telle qu'elle est et les successeurs décideront." Hmm. Ça c'est pas céder, ça c'est décider. Et l'affaire Boulin et merci d'être avec nous le c'est le 30 octobre 79, le corps du ministre du Travail Robert Boulin est retrouvé dans un étang de la forêt de Rambouillet. La police puis la justice conclut au suicide. On va peut-être voir un un comment dire un premier reportage de cette époque parce que vous l'avez suivi Gérard Carreyrou et c'est vrai qu'il y a des interrogations et ce livre répond d'une certaine manière à ces interrogations. Voyons tout d'abord le le sujet, l'affaire Boulin. Plus de 30 ans après les faits, le témoignage de Francis Desvart pourrait
bien changer le cours de l'instruction. Ce gendarme à la retraite est le premier le 30 octobre 1979 à avoir découvert le cadavre de Robert Boulin dans un étang en forêt de Rambouillet. Pour lui, pas de doute, l'ancien ministre n'est pas mort noyé. Il pouvait pas être noyé dans la position où il était. Il était à genoux dans l'eau et sa tête dépassait. Il regardait vers son véhicule. Et l'ancien gendarme assure avoir ensuite subi des pressions pour lui faire changer sa version des faits. Un témoignage capital pour la famille de Robert Boulin qui n'a jamais jamais cru à la thèse officielle du suicide. Je pense que c'est une une révélation extrêmement importante qui nous permettra de demander avec dès le début de la semaine prochaine une réouverture
de l'instruction car il est clair pour nous que c'est il s'agit de d'un assassinat transformé en suicide. Il y avait derrière des commanditaires, des exécutants qui avaient un mobile politique d'éliminer Robert Boulin tout simplement parce qu'il était destiné à devenir Premier ministre. L'année dernière, le parquet général de Paris s'était opposé à la réouverture du dossier. Cette fois, l'avocat de la famille Boulin espère qu'il en sera autrement. Monsieur Boyer, volontairement, j'ai passé ce reportage, il date de 2011. Oui. Il y a 15 ans. De 2011. Bon, et on voit bien que cette affaire, régulièrement, elle revient. Qu'est-ce qui a changé depuis ? Alors, depuis, il y a encore une nouvelle témoignage, mais enfin, faudrait aussi raconter un peu ce qui s'est passé ce qui s'est passé avant,
parce qu'aujourd'hui, 30 octobre, c'est le 47e anniversaire de la découverte du corps de Robert Boulin, donc en 1979. Et il est en effet retrouvé dans un étang qui est vraiment il est pas très profond, mais enfin, il y a voilà, 40 ou 50 cm d'eau, beaucoup de vase, c'est c'est un peu glauque. C'est pas très c'est c'est c'est pas spontanément, j'ai jamais réfléchi à la question l'endroit qu'on choisirait pour aller se noyer. Bon, enfin, c'est pas matériellement impossible, puisqu'on peut même se noyer dans une dans une baignoire. Et à l'époque, Boulin était un ministre populaire, ministre du travail du gouvernement euh Giscard Barre, après avoir eu de nombreux ministères. Et il était, Gérard Carreyrou peut en témoigner, il était cité comme un des Premiers ministres possibles pour
succéder à Raymond Barre, et à partir de là qui est allé jusqu'au bout, hein, Raymond Barre, il est allé jusqu'au bout. allé jusqu'au bout, mais quelques jours avant le décès de Boulin, Barre est hospitalisé, il a des soucis de santé, on le dit fatigué, Giscard réfléchit à le changer, et cetera. Le nom de Boulin est cité pour Matignon, et là, les ennuis commencent. Les ennuis commencent parce qu'une affaire sort sur lui, dans le Canard enchaîné, dans Le Monde, sur la fameuse affaire du terrain de Ramatuelle, c'est-à-dire le terrain qu'il aurait acquis pour construire sa maison de famille, aurait été auparavant vendu à d'autres acheteurs qui et donc il y avait une querelle juridique de notaire, et cetera. Bon. Euh et donc Boulin est très très touché, mortifié par cette affaire, il s'en
défend, y compris d'ailleurs dans le Club de la presse que vous co-animiez, Gérard, à l'époque, le 21 octobre, 10 jours avant sa mort, il s'en défend, il dit qu'il a été de bonne foi, il peut le prouver. Et il dit "J'ai été exemplaire, peut-être encore plus que vous ne le pensez, parce qu'il y a des choses que je ne peux pas dire ici." Exactement. Et c'est derrière cette phrase qui était énigmatique où on s'est dit "Mais au fond, est-ce qu'à partir de là, des gens n'avaient pas certains n'avaient pas peur qu'il fasse des révélations sur on ne sait qui et sur on ne sait ?" Et comme 9 jours après il est mort, euh, si pendant plusieurs années personne n'a contesté le suicide, il a envoyé des lettres posthumes à un certain nombre de gens annonçant ses intentions.
Quatre ans après, la famille a découvert les photos qui ont été prises à la sortie de l'étang qui révèlent, en tout cas, qui semblent révéler des blessures, un visage tuméfié qui indique qu'il aurait pu recevoir des coups et que, donc, la la théorie de la noyade bête et méchante, euh, est peut-être contestable. Et ensuite, euh, la famille porte plainte pour homicide à partir d'un certain nombre d'am- d'anomalies qu'elle détecte très tôt, une autopsie qui est mal réalisée, on n'autopsie pas le crâne, ce qui n'existe pas, hein, dans une autopsie normale, je me suis initié à la médecine légale, pardon, je suis pas J'ai pas mon diplôme. Euh, et et donc, la famille demande l'exhumation, euh, le le la seconde autopsie révèle la présence de fractures qui n'ont pas été détectées. Et donc, à
partir de là, et et vous racontez ce rebondissement de 2011, il y en a 50 autres qui font aujourd'hui que la famille, évidemment, est tout à fait persuadée que Robert Boulin a été assassiné avec des arguments très solides pour le faire. Alors, moi, j'ai voulu reprendre tous les arguments à partir de zéro, essayer d'expliquer pourquoi, euh, euh, l'affaire de Ramatuelle le touchait beaucoup et certains le décrivaient comme, quand même, très atteint, euh, très déprimé. Donc, j'ai voulu examiner, quand même, la possibilité du suicide jusqu'au bout, regarder exactement ce qui aurait pu le pousser à une telle extrémité, mais aussi, euh, faire la liste qui est impressionnante et qui est longue, pardon, le livre est assez gros, mais le l'affaire le mérite, euh, des des
anomalies, des anomalies de procédure, des pertes de preuves, euh, des des témoins qui se contredisent, des pertes de prélèvements Alors, le mobile, pourquoi aurait-il été assassiné, selon ? Bah, c'est toute la question. D'abord, je ne dis pas qu'il a été assassiné, mais, en tout cas, si s'il l'avait été, euh, c'est toute la question du mobile. Pourquoi quelqu'un aurait-il estimé devoir Je vous pose la question. Oui. Et comme c'est le seul ministre, c'est le seul ministre en exercice de la 5e République qui est mort d'une mort violente. À cause de cette phrase, ? Je je j'ai du mal à croire qu'on comm- commette l'assassinat d'un ministre parce qu'il va être nommé, euh, potentiellement à Matignon. Alors, il y a la mort de Pierre Bérégovoy, mais il n'était plus ministre. Il était
il s'est suicidé, mais il n'était plus ministre. Et donc, est-ce que il menaçait de faire des révélations sur un certain nombre de scandales de la droite ? ? On sait pas, bah sur je sais pas, le financement des partis qui à l'époque n'était pas réglementé, la Françafrique ou d'autres choses. Il était passé au ministère de l'Économie et des Finances, il aurait pu voir passer des choses. En tout cas, il il il est supposé avoir emporté chez lui, le jour de sa disparition, un certain nombre de dossiers qu'on n'a jamais retrouvés. Et donc, entre le suicide et l'assassinat commandité, il y a une hypothèse intermédiaire, à savoir une tentative d'intimidation qui aurait pu mal tourner et qui aurait été ensuite Maquillé. Maquillé en suicide. De ? Le mobile, vous l'avez dit, mais ? Euh.
De l'avis de Enfin, j'ai j'ai évidemment compulsé toutes les archives et Gérard pourra nous apporter son éclairage. À l'époque, Boulin était en bisbille avec le reste du RPR. Hmm. Euh qui était dirigé par Chirac et qui lui s'opposait déjà à Giscard et qui voulait que le RPR quitte le gouvernement. Et donc, l'hypothèse que Boulin soit nommé à Matignon ne faisait pas plaisir à tout le monde, mais je je je ne suis pas persuadé que ça puisse susciter le de commanditaire. D'imaginer effectivement que Jacques Chirac ait commandité l'assassinat de Robert Boulin, on a du mal à l'imaginer. Il est assez certain que ce sont les amis politiques de Boulin, je mets amis avec des guillemets, qui ont fait sortir dans la presse l'affaire de Ramatuelle. Voilà, ça c'est c'est quasiment
démontré, les journalistes l'ont admis avoir reçu les pièces du dossier de la part de certaines personnalités du RPR, mais je ne vais pas au-delà. Euh évidemment, la question du mobile euh elle est centrale euh et selon la famille Boulin, on a vu Fabienne Boulin-Burja, sa fille, qui se bat avec un grand courage depuis 45 ans pour euh faire rassembler des preuves et des témoignages. Euh il s'apprêtait à faire des révélations euh sur certains scandales, mais qu'on n'a jamais vraiment identifiés. Euh où en est l'affaire ? Alors, le plus étonnant, c'est que 47 ans après, trois juges d'instruction ont été désignés au mois de juin au pôle cold case de Nanterre pour reprendre le dossier à zéro. Euh et sous le contrôle de Georges Fenech, c'est tout de même assez rare que 47 ans après, on ait une
procédure qui soit L'exhumation par exemple, dont vous parlez, le corps de Robert Boulin, il est où ? Il est à Villandry, dans son village natal. il est ? Si je dis, vous parliez tout à l'heure du crâne. Alors, on parle du on parle d'une affaire en cours, mais je comprends que le les les les avocats, la partie civile euh misent beaucoup sur les technologies modernes pour retrouver de nouvelles traces peut-être dans ces ossements ou des ADN sur les lettres posthumes qu'il aurait envoyées qui permettent peut-être de faire émerger de nouveaux de nouveaux éléments. La lettre qu'il avait adressée quand même au juge Van Rymbek qui instruisait l'affaire des terrains de Ramatuelle où il accusait le juge de le voilà de s'acharner sur lui et c'était quand même bien lui qui avait écrit cette lettre.
Alors, en effet, le le le le surlendemain de sa de sa disparition, [raclement de gorge] on a neuf lettres ont été reçues par des journalistes, voilà, des lettres tapées à la machine. Et dont une, je crois, euh c'était un Perfid qui était euh le ministre de la Justice ou de l'Intérieur à l'époque. Alors, Perfid était garde des Sceaux, il est mis en cause dans le courrier par Boulin comme quoi Perfid qui était soi-disant un rival de Boulin pour Matignon aurait évidemment euh entretenu l'affaire ou euh évité d'intervenir, je sais pas très bien comment il pouvait intervenir. D'ailleurs, ma foi, en tout cas, dans une lettre posthume qui a été tapée sur sa machine à écrire, Oui. ça a été authentifié par l'identité judiciaire, il met en cause Perfid, il met en cause le juge Van Rymbek
qui est le jeune juge Van Rymbek qu'on retrouve dans cette affaire, c'est sa première enquête médiatique, c'est incroyable. Et cette lettre, elle fait quatre pages, les mentions relatives au suicide ne figurent que au tout début et à la toute fin, ce qui fait euh dire à certains que la lettre aurait pu être falsifiée, modifiée pour en modifier le sens. Bon, c'est pas Je peux ajouter Mais je vous en prie. un témoignage je vais dans le tout à fait dans le sens de ce que vous avez dit. J'ai bien suivi cette enquête et je suis allé à Ramatuelle dans la maison en question, je connais bien ma euh la fille de monsieur Boulin. Donc, mais j'ai surtout un témoignage qui m'est resté dans la tête d'un homme qui est mort aujourd'hui mais qui s'appelait Jean Charbonnel qui était un gaulliste,
un ministre de gaulliste euh et longtemps maire de Brive. Jean Charbonnel m'a dit je je voulais faire un documentaire sur l'affaire Boulin et Jean Charbonnel m'a dit euh "Je ne témoignerai que si l'enquête est réouverte par la justice." Je lui ai dit mais on peut vous interviewer face caméra et cetera. Il m'a dit écoutez monsieur Carrerou, je suis père et grand-père, j'ai des enfants, je n'ai pas envie qu'il m'arrive quelque chose. Donc s'il y a pas une réouverture par la justice, je ne pourrai pas parler [grognement] de cette affaire. Bon monsieur Boyer, vous avez une intime conviction. J'ai euh j'ai c'est en allant au bord de cet étang [grognement] en étant devant cet étang que je me suis dit c'est invraisemblable de choisir cet endroit et puis de mettre un pied devant
l'autre et d'aller se noyer. Boulin avait pris un tube de Valium, enfin c'est pas suffisant pour endormir un homme. C'est suffisant pour être un peu peut-être un peu dans l'ivresse du moment et cetera mais pas suffisamment pour se laisser tomber simplement dans l'eau et se laisser noyer. Euh et donc je et et je mets je raconte toutes les les autres anomalies qui émaillent cette affaire qui semble indiquer qui pourrait indiquer pardon que le le corps de Robert Boulin a été transporté là par un tiers euh et de nombreuses recherches qui auraient dû être faites à l'époque et qui n'ont pas été faites. Et je crois que la justice française doit à la famille de faire le maximum même 47 [grognement] ans après, je dirais même à fortiori 47 ans après pour faire émerger la vérité.
Bon ben merci en tout cas euh d'abord le livre est passionnant, il est chez Jean-Claude Lattès. Merci d'être avec