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InterviewTélé Matin - France Télévisions· 21 février 2025 10 minComplaisantFond programmatiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

Les 4 vérités - Annie Genevard

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteÉludée

    Cette loi ne fait-elle pas la part belle à un modèle productiviste ?

  • 2:06OuverteRéponse partielle

    Comment le producteur de tomates en France peut résister face à la concurrence marocaine ?

  • 2:50OuverteRéponse directe

    On importe 1 légume sur 2 en France.

  • 3:32OuverteRéponse directe

    Il faut des barrières douanières ?

  • 4:15OuverteRéponse directe

    La souveraineté alimentaire est-elle compatible avec l'environnement ?

  • 4:59OuverteRéponse directe

    Aujourd'hui, on peut détruire une haie et payer une simple amende de 450 euros. Il fallait donner ces signes aux agriculteurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:39A.GenevardFait
    « Le monde agricole a besoin de prendre une respiration. Il aspire au calme. »
  • 1:23A.GenevardFait
    « Reconquérir notre souveraineté alimentaire suppose de produire. Sinon, quelle dette alimentaire va-t-on laisser à nos enfants? »
  • 2:06A.GenevardFait
    « On peut et on doit produire davantage sans pour autant sacrifier la biodiversité, le respect de l'environnement. »
  • 2:50A.GenevardFait
    « L'importation des tomates marocaines se fait toute l'année. »
  • 3:32A.GenevardFait
    « On s'oppose au Mercosur. L'accord est très déséquilibré et se fait au désavantage de nos producteurs. »
  • 4:15A.GenevardFait
    « Opposer agriculture et environnement n'a pas de sens. »
  • 4:59A.GenevardChiffre
    « Dans le budget, cette année, il y aura 20 millions supplémentaires donnés à la replantation des haies. »
  • 4:59A.GenevardFait
    « Autrefois, quand ils détruisaient une haie pour en replanter une ailleurs, ils étaient possiblement soumis à des peines pénales très lourdes de prison et des peines financières très lourdes. »
  • 5:42A.GenevardFait
    « Il faut protéger la rémunération des producteurs. »
  • 6:23A.GenevardFait
    « Les négociations vont bientôt s'achever. Peu de contrats ont été signés. »
  • 7:06A.GenevardFait
    « Ces élections dans les chambres d'agriculture ont été un moment de démocratie où les agriculteurs se sont prononcés. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

qui est très remontée contre la présence du Maroc. Je laisse nos politiques répondre. - L.Chaumette: A.Bourse reçoit ce matin la ministre de l'Agriculture, A.Genevard. - A.Bourse: Bonjour, A.Genevard. La loi d'orientation agricole a été adoptée hier soir au Sénat. - A.Genevard: Le monde agricole a besoin de prendre une respiration. Il aspire au calme et, je l'espère... Ce Salon de l'agriculture est un grand moment pour les Français. Ils s'y pressent très nombreux et sont nombreux à côtoyer les agriculteurs, à voir leur production, leurs animaux. L'engouement des Français pour le Salon de l'agriculture est une grande fête populaire qu'il ne faut pas gâcher. - A.Bourse: Dans ce texte, l'agriculture y est reconnue comme d'intérêt général pour la nation. La réglementation y est aussi simplifiée. Cette loi ne fait-elle pas la part belle à un modèle productiviste? - A.Genevard: Je m'inscris en faux. C'est la critique que certains professent et c'est profondément injuste. Oui, les agriculteurs produisent.

1:23

Il faut réhabiliter l'acte de production. Nous sommes dans un monde instable. Reconquérir notre souveraineté alimentaire suppose de produire. Sinon, quelle dette alimentaire va-t-on laisser à nos enfants? Qu'est-ce qu'il y aura comme alimentation dans l'assiette de nos enfants? Oui, la France, grande puissance agricole, doit reconquérir son alimentation. Il y a trop de secteurs dans lesquels nous sommes en déficit de production. On peut et on doit produire davantage sans pour autant sacrifier la biodiversité, le respect de l'environnement ou je ne sais quoi. - A.Bourse: Quand on voit la concurrence sur la tomate,

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avec un coût de main-d'oeuvre 18 fois moins cher au Maroc qu'en France, comment le producteur de tomates en France peut résister? - A.Genevard: Le Maroc est l'invité de la France pour ce Salon, confirmant ainsi sa vocation internationale. Nous recevrons plus de 30 ministres et délégations étrangers. Il y a un rayonnement français de son agriculture. L'agriculture française exporte et importe aussi. - A.Bourse: On importe 1 légume sur 2 en France. - A.Genevard: On importe trop en volailles, en fruits, en légumes, c'est certain. La question de la tomate est un irritant

2:50

entre la France et le Maroc. L'accord qui a été conclu autrefois disait que le Maroc exporterait chez nous des tomates à un moment où nous ne pouvons plus les produire. Aujourd'hui, l'importation des tomates marocaines se fait toute l'année. Lorsque le président de la République est allé au Maroc, j'ai rencontré mon homologue marocain et je lui ai dit que c'était un irritant. Les filiales française et marocaine ont recommencé à se parler pour voir les points de désaccord et comment on peut en sortir. - A.Bourse: Il faut des barrières douanières?

3:32

- A.Genevard: Quand il y a désaccord, c'est compliqué. Il faut lutter contre une concurrence déloyale, rétablir des relations équilibrées. C'est d'ailleurs pour ça qu'on s'oppose au Mercosur. L'accord est très déséquilibré et se fait au désavantage de nos producteurs. Il faut donc réhabiliter l'acte de produire. C'est la noblesse du métier d'agriculteur. - A.Bourse: Vous parliez de la souveraineté alimentaire. Est-ce que la souveraineté alimentaire est compatible avec l'environnement? - A.Genevard: Bien sûr. Opposer agriculture et environnement n'a pas de sens. D'ailleurs, les agriculteurs en sont parfaitement conscients. Ils travaillent avec le vivant. L'agriculture, c'est le métier du vivant. Ils ont intérêt à protéger leurs outils de production: le sol, la qualité des productions...

4:15

L'agriculture française est une des plus vertueuses du monde. Elle est soucieuse de la qualité de ses productions, de la qualité de son environnement. - A.Bourse: Il y avait un message à faire passer. Aujourd'hui, on peut détruire une haie et payer une simple amende de 450 euros. Il fallait donner ces signes aux agriculteurs, aujourd'hui? - A.Genevard: La haie est un lieu où se développe la biodiversité. Elle est utile et on en replante massivement. Dans le budget, cette année, il y aura 20 millions supplémentaires donnés à la replantation des haies. Les agriculteurs en sont conscients. Autrefois, quand ils détruisaient une haie pour en replanter une ailleurs, ils étaient possiblement soumis à des peines pénales très lourdes

4:59

de prison et des peines financières très lourdes. C'est un rééchelonnement des peines. La dépénalisation, qui est dans la loi d'orientation agricole, c'est pour les atteintes non intentionnelles et non irrémédiables. - A.Bourse: C'est aussi ce qui fait débat. - A.Genevard: C'est la réglementation européenne. On est simplement revenus à un quantum de peines conforme à la réglementation européenne. Ce n'est pas un droit à détruire, comme je peux l'entendre de ceux qui sont dans une approche idéologique. Les agriculteurs sont respectueux de l'environnement parce que c'est leur outil de travail.

5:42

- A.Bourse: Autre sujet d'inquiétude, les négociations avec la grande distribution qui doivent se terminer le 1er mars. Les revenus des agriculteurs restent assez faibles. Vous avez parlé de dysfonctionnements dans les relations entre agriculteurs, producteurs et grandes surfaces. Vous pensez à qui en particulier? - A.Genevard: Je pense qu'on est dans un moment de tension entre la grande distribution et le monde de la transformation, l'agroalimentaire. J'aspire à ce que chacun puisse tirer un juste revenu. C'est une question d'équilibre. Comme son nom l'indique, il y a les producteurs qu'il faut protéger.

6:23

Il faut protéger la rémunération des producteurs. Il y a les transformateurs, ceux qui transforment la matière première et qui ont toute leur place dans la chaîne alimentaire française. Et puis, il y a le monde de la distribution, très important aussi. Chacun doit trouver son compte dans ces relations. Aujourd'hui, ce que je constate, c'est que les relations sont très tendues entre l'agroalimentaire et le monde de la distribution. J'appelle chacun à un apaisement, mais aussi à ce que chaque partie de cette chaîne alimentaire puisse être justement rémunérée. Les négociations vont bientôt s'achever.

7:06

Peu de contrats ont été signés. C'est un sujet de préoccupation et d'inquiétude. - A.Bourse: Justement, l'inquiétude se traduit aussi parfois dans les urnes. La Coordination rurale a remporté 14 chambres d'agriculture. Sa proximité avec le RN est connue. Ca change des choses pour vous, en tant que ministre de l'Agriculture, dans les discussions avec vos interlocuteurs? - A.Genevard: Ces élections dans les chambres d'agriculture ont été un moment de démocratie où les agriculteurs se sont prononcés. On ne peut que se réjouir que ces élections

7:46

se soient déroulées. De mon point de vue, j'ai toujours reçu tout le monde. Il y a 5 formations syndicales. Je parle absolument avec tout le monde. Ca me semble essentiel. C'est une question de respect. Tous n'ont pas la même vision de l'agriculture. Il y a des visions conquérantes de l'agriculture, des visions plus protectionnistes de l'agriculture, mais je tire toujours beaucoup d'enrichissement et d'enseignements des conversations que je peux avoir avec ces syndicats. Comme j'ai toujours parlé avec eux, je vais continuer. Ils vont être reçus par le président de la République avant l'inauguration du Salon.

8:31

J'irai les visiter sur leur stand. Je les reçois au ministère régulièrement. Je fais notamment un travail de simplification avec eux. - A.Bourse: B.Retailleau Et L.Wauquiez se disputent la présidence des LR. Certains parlent de guerre des chefs. - A.Genevard: Je pense qu'un parti comme Les Républicains ne doit pas craindre cette élection pour la présidence du parti ou pour les primaires de l'élection présidentielle. Nous en avons connu. C'est très disputé, avec des personnalités fortes,

9:15

de premier plan. Je crois qu'il n'y a rien, par principe, à redouter d'une élection au sein des Républicains. Cette présidence doit faire l'objet d'une élection. C'est évident. Je connais bien B.Retailleau et L.Wauquiez. - A.Bourse: Vous ne craignez pas une lutte fratricide entre les 2? - A.Genevard: Il ne faut pas que cette lutte soit fratricide.