Les émeutes à Saint-Pierre-des-Corps sont un scandale absolu. Assez de ce renversement accusatoire.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:03OuverteRéponse partielle
Est-ce que l'avenir de nos retraites est vraiment menacé ?
- 0:46OuverteRéponse directe
Tous les partis sont-ils attentifs aux corps électoraux sur les retraites ?
- 1:28OuverteRéponse directe
La dette est-elle un sujet existentiel pour l'avenir du pays ?
- 2:12RelanceRéponse directe
Quelle différence entre s'endetter pour une crise ou pour fonctionner ?
- 2:48OuverteRéponse directe
Qui dit la vérité sur les retraites selon vous ?
- 3:26OuverteRéponse directe
Que faire si le budget est renversé ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46Fait
« Il y a une différence majeure entre s'endetter parce que vous traversez une crise massive et que vous n'avez pas d'autres choix pour permettre que le pays tienne et s'endetter comme quand on l'a vécu ces dernières années en dehors de la période du Covid. »
- 1:28Fait
« Vous dépensez plus pour les intérêts de votre dette que pour l'école, pour l'hôpital, pour la police, pour les armées. »
- 6:49Fait
« 2000 €, vous trouvez que c'est une retraite confortable et importante comme certains nous le disent en ce moment ? »
- 9:50Fait
« Nous ne pouvons plus nous payer les progrès de la lutte contre le cancer. »
- 11:15Fait
« Nicolas Sarkozy avait fait toute sa campagne en 2016 sur travailler plus pour gagner plus. »
- 12:57Fait
« Si le gouvernement arrive à faire voter un budget, ça calme un peu les marchés. »
- 17:49Jean-Michel ApatiFait
« La police protège, la police ne tue pas. C'est un slogan abominable. »
- 23:40Fait
« Le Rassemblement national suggère de faire une priorité pour les Français afin d'accéder aux logements sociaux. »
- 24:24Chiffre
« Le logement social est occupé à plus d'un tiers par des immigrés qui peuvent être français. »
Temps de parole
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Merci de nous rejoindre. François Xavier Bellami, premier vice-président des Républicains et députés européen et Jean-Michel Apatier, éditorialiste de LCI. Est-ce que l'avenir de nos retraites est vraiment menacé Jean-Michel ? Oh, sans doute oui. Et il faut bien trouver de l'argent quelque part. Je pense que ça ne fait plaisir à personne de toucher aux retraites, mais c'est 400 milliards, je crois, les retraites en France à peu près 20. Un peu plus, je crois. à peu près 25 % de la dépense publique. Donc vu la situation financière de l'État, euh [gémissement] ça ne fera plaisir à personne quelle que soit la dépense qui renon. Donc les retraités évidemment qui essaie de préserver des retraités aujourd'hui ? à
tous les partis qui sont en campagne électorale et je ne dis pas ça de manière négative, c'est-à-dire que ce sont des des corps électoraux important et donc dans cette période précisément, les partis politiques, ils sont d'autant plus attentifs. Donc le risque de censure de du gouvernement est très important bien sûr, mais si quelqu'un sait où prendre de l'argent enf si il y en a qui ont des des solutions miraculeuses, mais enfin ça c'est autre chose. François Xavier Benami, nous sommes vraiment fragilisés par notre dette. Mais de fait, notre dette est un sujet existentiel pour l'avenir du pays et pour l'avenir de notre système de retraite. Oui, c'est un sujet existentiel parce que on le touche du doigt aujourd'hui quand en réalité vous avez le premier poste de dépense de
l'État qui devient le remboursement des intérêts de la dette, pas de la dette, des intérêts de la dette. Ça veut dire que vous dépensez plus pour les intérêts de votre dette que pour l'école, pour l'hôpital, pour la police, pour les armées. C'est évidemment une folie. Et cette situation, elle était prévisible et malheureusement elle est la conséquence de choix politiques désastreux qui au cours des dernières années ont causé le surendettement du pays. 40 dernières années, hein, il faut bien le dire. Je me souviens de François Hollande en 2012 qui disait que son principal ennemi c'était la finance. La finance permet depuis 1974 à la France de vivre dessus de ses moyens. C'est cette longue course folle qui est en train de se terminer. Je voudrais juste parce que on peut a éginer tout ça
juste juste juste un détail quand même. Il y a une différence majeure entre s'endetter parce que vous traversez une crise massive et que vous n'avez pas d'autres choix pour permettre que le pays tienne et s'endetter comme quand on l'a vécu ces dernières années en dehors de la période du Covid s'endetter quand la situation mondiale et nationale est plutôt favorable et aujourd'hui notre pays s'endettete pas pour investir dans l'avenir pas pour se protéger de crises qu'il ne pourrai pas affronter il s'endettent pour fonctionner et il s'endettent en particulier par exemple pour payer les retraites et là pardon de le dire mais il y Il a des choix politiques parce que la suspension de la réforme des retraites l'an dernier, vous disiez à peu près tout le monde se
préoccupe de nos systèmes de retraite. Moi, je vois presque personne qui ne s'en préoccupe parce que ce soit la gauche qui a demandé la suspension de cette réforme des retraites, que ce soit le Rassemblement national qui promet encore aujourd'hui la retraite à 60 ou 62 ans quand on voit parfaitement que toute la démographie le contredit, que ce soit le gouvernement actuel qui a accepté de céder à Olivier Fort sur cette suspension qui aujourd'hui aggrave notre situation, en réalité aujourd'hui, il y a que Bruno Rota qui disent la vérité aux français comme candidat à la présidentielle. Non mais dans tous les programmes, dans tous les programmes, je suis d j'en vois pas beaucoup d'autres, on va devoir rééquilibrer notre système. Que la société française soit en crise
ou qu'elle ait de la croissance, nous nous endettons. C'est objectif. Nous vivons avec la maladie de l'endettement, ce que d'autres pays ne font pas. Je pense par exemple à l'Allemagne. Mais je voudrais juste alerter sur un problème majeur qui risque de nous tomber dessus. Si et c'est possible. Sébastien le Cornu est renversé à cause du budget parce que le budget personne n'en veut de ce budget-là. S'il est renversé, que fait Emmanuel Macron ? Nommer un nouveau premier ministre, c'est ridicule. Dissoudre l'assemblée, c'est ridicule. Ce sera le même désordre, voire plus de désordre. voter une loi spéciale, c'est-à-dire Sébastien Lecnu est confirmé, on vote une loi spéciale. La loi spéciale, juste en deux mots, c'est une loi qui autorise l'État à prélever
des impôts et les taxes en 2027. C'est-à-dire que vous dites au marché financier, on est infoutu de voter un budget, mais la seule loi qu'on peut voter, c'est continuer à pomper de l'argent chez les gens. Là, vous prenez 10 milliards de plus en taux d'intérêt. Ah, parce que France Trésor, il en demande de l'argent. Quelle solution il restera à Emmanuel Macron ? Je n'en vois qu'une. Alors, je sais qu'elle fait rire, je le dis depuis un moment, une élection présidentielle anticipée anticipée. Il n'y a qu'une élection présidentielle anticipée qui peut permettre de faire redémarrer la mécanique institutionnelle et de faire des choix politiques. Et Deaul a tellement bien fabriqué la Constitution qu'il [grognement] est prévu en cas de démission, enfin d'empêchement du président, que le
premier tour se passe au plus tôt 3 semaines après la démission et au plus tard 5 semaines. Nous aurions une campagne électorale de 5 semaines. C'est largement suffisant pour informer les gens parce que de toute façon, on va rabâcher jusqu'au mois d'avril ce qu'on a déjà 10 fois entendu. Donc c'est peut-être le dernier service qu'Emmanuel Macron peut rendre au pays. Une élection présidentielle anticipée, des élections législatives derrière pour tenter de donner au président une majorité et enfin pouvoir faire des choix. Je vous vois sourire. [rires] On a plutôt vu Emmanuel Macron faire tout ce qu'il pouvait pour rester en fonction. Les Français lui ont dit trois fois non depuis 2022 au législative de 2022, aux élections européennes puis au législatifs qu'il avait lui-même
convoqué. On imagine que le général de Gaul que vous citiez aurait sans doute acté de ce désaveux et et aurait indiqué qu'il considérait de voir se se retirer. Le le fait est que c'est pas ce qu'a fait Emmanuel Macron. Donc j'ai du mal à le voir abréger lui-même. Mais vous avez raison mais on a tous du mal. Mais c'est pas c'est pas c'est pas sa volonté qui est en cause. C'est la force des événements. C'est la violence des événements. Quand on est à la tête d'un pays et qu'on ne le gouverne plus, Emmanuel Macron ne le gouverne plus de fait depuis la dissolution et que la crise s'intensifie. Vous voyez les désordres mondiaux, aucune réponse sur l'essence, aucune réponse budgétaire possible, des difficultés partout. Et bien vous abandonnez le pouvoir pour permettre au peuple de redonner le
pouvoir. Voilà. Et qu'Emmanuel Macron le veuille ou pas, moi ça m'est égal hein. S'il veut pas, c'est pas mon problème hein, c'est qu'il le fasse parce que c'est le dernier service qu'il rendra au pays. Et l'élection présidentielle, on s'accordera pour dire qu'elle n'est pas dans longtemps maintenant. Donc dans tous les cas, elle va avoir lieu. Avril, non, mais que ce soit avril ou janvier, dans tous les cas, une élection présidentielle aura lieu dans les mois qui viennent. Et cette élection doit être, et là, je vous rejoins l'occasion de trancher enfin sur les choix fondamentaux de très loin avil, hein, dans le contexte actuel. C'est très très loin. Je dis pas que ce soit pas très loin et puis on va en avoir rbol de discours des uns et des autres. C'est peut-être surtout pour ça vous
avez pas très envie de commenter une année entière de campagne. C'est mon métier depuis longtemps. [rires] Ça ça me fatiguera pas. Ça me fatiguera pas. Je voudrais revenir sur les retraites. Euh est-ce que 2000 € vous trouvez que c'est une retraite confortable et importante comme certains nous le disent en ce moment ? Oui. C'est le ministre l'Escure qui l'a dit. Je crois qu'il a regretté de l'avoir dit. C'est toujours impossible de fixer des seuils. Les gens, ils ont les retraites de 1000 €. Vous allez pas loin avec 2000 €. C'est c'est évidemment difficile si vous payez un loyer. S'il vous pas je sais pas quelle est la situation du retraité qu'on peut évoquer. Mais c'est évidemment difficile de vivre avec 2000 € donc on peut pas dire que c'est une retraite confortable.
Mais pourquoi est-ce que l'escur a dit ça ? Parce que si vous n'indexez pas les retraites ou si vous faites sauter la part d'abattement, et ben vous devez le faire sur une masse de retraité suffisamment importante pour récupérer une recette. Au témoins d'out quand même, les retraités sont pas des privilégiés. C'est la même méthode que vous savez sur cette question, c'est la même méthode que celle de François Hollande qui s'était posé la question à partir de quand est-ce qu'on est riche pour pouvoir d'une certaine manière pointer du doigt une cible légitime dans le débat. La vérité, c'est que ce gouvernement devrait d'abord rendre des comptes aux Français sur la raison pour laquelle en suspendant la réforme des retraites, il a obligé le pays à se trouver aujourd'hui devant ce dilemme
absurde d'aller chercher dans les poches des retraités ce qui nous manque aujourd'hui pour faire tourner notre système. Et si suspendait pas les retraites, il y avait pas de budget si vous voulez. [rires] C'est c'est on fait n'importe quoi parce qu'on est dans une situation impossible. Je crois aussi que vous le disiez, il y a la force du débat et des événements et et en l'occurrence, je n'ai jamais vu que ce gouvernement est pris à témoin les Français en leur disant voilà le chantage qu'Olivier Fort exerce sur moi, je suis pas sûr qu'il soit majoritaire dans le pays. Est-ce que vous avez envie qu'on suive cette pente là ou bien est-ce que vous voulez qu'on maintienne le cap ? Et d'ailleurs, le Premier ministre le monde cette année puisque il n'aborde pas du tout le débat
budgétaire dans la même perspective que l'an passé. il l'aborde en disant maintenant il va falloir faire des efforts et je pense que ça fait longtemps qu'on aurait dû parler ce langage de vérité et ça fait longtemps parce que de fait ça fait longtemps surtout que l'État devrait faire des efforts sur sa propre dépense parce que c'est par là que ça commence. Bah alors vous les faites où vous les les efforts ? Mais d'abord sur quand on le dit faut il y a un moment où faut dire voilà où je tape mais d'abord sur la dépense sociale parce que en France aujourd'hui on a cette situation complètement aberrente que la dépense sociale est totalement hypertrophiée et que le pays pour autant continue de s'apauvrir. C'est la preuve que c'est pas parce qu'on met beaucoup
d'argent dans le système social qu'on retrouve un modèle qui garantit la justice et la prospérité du pays. C'est même l'exact inverse. Donc il faut évidemment sortir de ce modèle qui fait que aujourd'hui de manière complètement aberrant le travail est presque puni. Alors que ceux qui restent en dehors du travail, quand ils pourraient revenir vers un emploi sont désincités à retrouver à retrouver un salaire. Et et c'est ça en fait le drame de ce de ce modèle qui a appauvri la France. Il peut y avoir il peut y avoir des dépenses de l'État, des collectives éditoriales injustifiées, du gaspillage de la GAJI, il peut y avoir, mais la dépense sociale, nous ne pouvons plus la payer depuis 20 ans. Nous ne pouvons plus nous payer les progrès de la lutte contre le
cancer. Un cancer il y a 40 ans, il entraînait le décès de celui qu'il avait au bout de 4 ou 5 ans. Aujourd'hui, vous pouvez vivre 10 ans, 15 ans, 20 ans avec un prix avec un coût pour la société qui est colossal. Et quand vous êtes retraité, euh ces dépenses se surajoutent à la durée de pension de retraite. Il y a 30 ans, un retraité au bout de 5 ans, il était plutôt dans la catégorie décédé que survivant. Aujourd'hui, vous touchez 20 ans, 25 ans de passion de pension. Et tout cela, nous n'arrivons plus à le financer. Et comme nous avons assis le financement de la protection sociale sur le travail, nous avons perdu des pans entiers de l'industrie ou de production de masse. Le meuble, le vêtement, euh
les les constructeurs automobiles qui étaient la fierté française ont délocalisé les productions. Mais on connaît tout ça. Mais rien n'a [raclement de gorge] été fait. [rires] Rien n'a été fait de sérieux depuis 40 ans. J'ai en tête en mémoire un dirigeant socialiste. Je pourrais dater il y a plus de 30 ans de ça, qui me disait à moi, la protection sociale, il faut il ne faut plus l'asseoir sur le travail. Il est devenu ministre après. Mais il a pas bougé le petit doigt celui-là, ni ses copains. Person ne citez pas son nom parce que là du tout on est curieux maintenant. On connait il est mort. On connait tout ça. [rires] On connaitt tout ça. Je je me permets de dire quand même qu'il y a il y a quand même eu une différence entre des choix politiques encore une fois différents qui ont été
faits par des gouvernements et des majorités différentes. Nicolas Sarkozy avait fait toute sa campagne en 2016 sur travailler plus pour gagner plus. Sa première mesure c'était de défiscaliser les heures supplémentaires, c'est-à-dire de libérer le travail, de rendre du salaire aux gens qui travaillent. En 2012, c'est la première chose que François Hollande a faite. Il est revenu, il a refiscalisé les heures supplémentaires. Je dis pas que c'était 600 milliards de plus. Nicolas Sarkozé, je en en milieu de la de la c'est 600, c'est ça hein de plus de dette de dette. Vous vous avez la crise de 2008 au milieu. C'est la dernière période, c'est pardon, je dis pas que tout a été bien fait mais c'est la dernière période dans l'histoire c'est la dernière période dans l'histoire de
notre état où on a baissé le nombre de fonctionnaires, où on a baissé la dépense de l'État. Il y en a plus eu aucune depuis plus aucun effort n'a été fait. Je dis ça parce que le danger ce serait que ceux qui nous écoutent se disent "De toute façon, c'est tous les mêmes." C'est pas vrai. Évidemment, tous ceux qui ont gouverné ont une part de responsabilité dans la situation du pays, mais il y a quand même des choix politiques différents qui impliquent des conséquences divergentes. Et le fait est que il y a un camp qui a fait les réformes des retraites, la droite, il y en a un autre qui les a abrogé, la gauche et les macronistes. C'est assez simple. [rires] aussi les socialistes aussi ont fait réform et on finit par abroger leur propre réforme des retraites de manière
complètement abérente. Donc on on voit bien la situation dans laquelle on se trouve aujourd'hui, elle est aussi la conséquence de choix précis qu'il va falloir corriger. Le gouvernement cherche 54 milliards. Est-ce que ça changera quoi que ce soit ? Enfin, j'ai envie de vous dire, est-ce que est-ce que et je peut-être même est-ce que c'est pas déjà trop tard ? Bah non, trop tard à ce moment-là parce que si on prend autre trop tard, on arrête tout, on démissionne et je sais pas à qui on Mais ça va rassurer les marchés. Vous comprenez ce que je dis ? Je pense oui. Oui, je pense que si mais je je n'y crois pas hein. Mais si le gouvernement est en situation de voter un budget tel que le présente, alors peut-être avec d'autres choix, je dis pas que c'est le
meilleur budget du monde, c'est pas mon problème, mais si le gouvernement arrive à faire voter un budget, ça calme un peu les marchés. Oui, c'est s'il n'arrive pas à le faire voter, c'est c'est un problème majeur. Moi, je vois ça avec beaucoup d'inquiétude parce que nous avons aujourd'hui un problème de manière qui nous surprend, c'est celui des carburants qui euh qui va affecter la société. On commence à parler de pénurie dans les stations services. Le prix du litre de d'essence ou de gasoile devient évidemment trop onéreux. Si on surrajoute à ça une crise née de la politique, c'est-à-dire de l'incapacité à euh donner un budget à la France alors que les marchés financiers vont nous prêter les mois qui viennent encore plus d'argent qu'ils ne nous en ont jamais prêté. Mais elle a tous les
éléments d'une catastrophe sont réunis bien sûr d'une [grognement] crise financière. On ne sait pas ce que c'est une vraie crise financière, celle qu'ont expérimenté les Espagnols en 2010 où là on divise les retraites par deux où on licencie les fonctionnaires. La Grèce, on ne sait pas ce que c'est. Moi, je me marre quand j'entends des gens, ils ont ils ont réussi à les surmonter. Ah mais l'Espagne la un prix un prix terrible, on est d'accord. Mais l'Espagne, ça a été d'une violence incroyable. Et la Grèce aussi. Et la Grèce aussi, bien sûr. Bien sûr. Mais la Grèce, j'utilise moins l'exemple de la Grèce parce que la Grèce a menti. La Grèce a a dissimulé des budgets. Moi l'Espagne, en tout cas, j'ai mieux vu l'Espagne. Voilà, l'Espagne, il y a eu des manifestations de gens qui étaient
foutus dehors de chez eux parce que c'est ça des retraités, on leur coupé la pension en deux. Il s'agissait pas là de de de faire un abattement, de supprimer un abattement de 10 % hein. On ne sait et moi et je voudrais juste terminer, je me marre quand j'entends les gens qui disent "Ah, on n'en peut plus de l'austérité mais vous savez pas ce que c'est l'austérité" là les gens dans la politique française he je veux dire hein. Rappelons-nous que une semaine avant le coup de semonce qui a sonné le début de la crise espagnole, le premier ministre espagnol à la télévision disait "Il n'y aura jamais de scénario grec en Espagne." Donc méfions-nous sur le fait que tout ceci peut nous arriver. Et je crois pire encore que cela le scénario d'une asphyxie progressive de notre
capacité d'action par le fait que Ranchérit en permanence le coût de de des intérêts que nous payons sur la dette. Encore une fois, il faut rappeler que aujourd'hui nous avons les taux d'intérêt équivalents à ceux que la France connaissait pendant la crise de 2008. Sauf qu'entre les deux, le montant de la dette française a été multiplié par presque 3 et le ratio de la dette sur le PIB a été multiplié par presque 2. Ce qui veut dire que la facture est considérablement plus élevée. Et moi, j'éprouve une immense colère aujourd'hui parce que je me souviens quand même, j'ai été dans l'opposition pendant 10 ans au macronisme et maintenant je pense que tout le monde comprend pourquoi. Je me souviens que quand on parlait de cette question de la dette il y a quelques années quand les taux étaient
très bas, ils étaient même négatifs, on passait pour des ringar et ceux qui étaient au command nous expliquaient qu'on avait vraiment rien compris et que quand les taux étaient si bas, ce serait stupide de pas s'endetter. Je me souviens d'un débat avec une ancienne ministre du budget, moi je peux la nommer, il m'expliquait que oui oui bien sûr on pouvait même créer de la dette européenne parce que toute façon ça coûtait rien. Ben maintenant elle est présidente de la Cour des comptes. Voilà et elle nous explique qu'il faut tirer la sonnette d'alarme sur le la situation du budget français. Améie Monchalin. Tous ces gens doivent rendre des comptes aujourd'hui, c'est le cas de le dire parce que c'est les décisions qu'ils ont prises partant calme quand tout allait
bien au moment où justement on aurait pu profiter de cette période d'acalémie mondiale pour faire les réformes structurelles nécessaires en France pour rendre du salaire aux gens qui bossent pour rééquilibrer notre système de retraite. C'est dans ces moments-là qu'on aurait pu manœuvrer. Aujourd'hui, nous sommes au bord de la falaise et nous n'y sommes pas par hasard. Vous gardez la parole, je tourne une page, j'ai eu des affrontements cette nuit à Saint-Pierre le corps. Comment vous percevez ça ? Et qu'est-ce que vous avez à en dire ? D'abord, la première des choses que je voudrais dire, c'est mon soutien aux policiers, aux gendarmes qui sont une fois de plus non seulement attaqués sur le terrain d'une manière scandaleuse. Les images que nous avons pu voir sont absolument révoltantes,
mais aussi qui sont tous les jours salis, insultés, y compris parfois par des responsables politiques qui expliquent que parce que des policiers ont tenté de mettre fin à un rodéo sur un parking, ces policiers seraient coupables. Non, les coupables sont ceux qui font des rodéos, ceux qui pourrissent la vie des gens, ceux qui mettent des vies en danger. Ce sont eux les coupables. On fait une inversion perverse. C'est ce que vous dites. Mais attendez, c'est quand même révoltant. Il y a pas un policier dans ce pays. Il y a pas un gendarme qui se réveille le matin en se disant si je pouvais essayer d'aller tuer quelqu'un aujourd'hui. Mais c'est c'est ça qu'on on voudrait nous faire croire que les policiers ont tenté de tuer ce jeune homme volontairement. On voudrait nous faire croire que leur
intention était de détruire une vie. Mais au contraire, ils sont là pour sauver des vies. Et ceux qui détruisent et même qui pourrissent la vie des gens tellement souvent dans tant de quartiers de notre pays sont ceux qui tous les jours pratiquent ces rodéos sauvages. J'ai une chose très simple à dire. Si vous voulez pas qu'il vous arrive malheur, commencez par respecter le code de la route. C'est c'est tout simple. C'est tout simple. Vous avez beaucoup moins de risque d'avoir un jour un accident grave, de vous retrouver à l'hôpital et vous avez beaucoup moins de risque un jour de rentrer en collision avec une voiture de police. Commencez par respecter le code de la route, par respecter les forces de l'ordre et ça ira beaucoup mieux pour tout le monde.
Jean-Michel Apati, je vous vois songeur. Non, pas du tout. Si on parle de Saint-Pierre Desc, Oui, oui, bien sûr. Euh la police protège, la police ne tue pas. C'est un slogan abominable. la police tue. Donc euh ça c'est très clair. Et euh exercer aujourd'hui le travail de policier est très difficile. Donc dans cette affaire de Saint-Pierre des Corps, je ne connais pas tous les détails. Non, tous les détails non. Euh les images sont très impressionnantes, hein. Bien sûr, bien sûr. Je pense qu'il faut euh apporter un soutien à la police. Bien sûr. Après, il y a d'autres débats. Euh le débat actuel puisqu'une manifestation a eu lieu sur euh l'usage des armes, le renversement des perspectives, la présomption d'innocence d'une certaine manière accordée aux policiers quand ils utilisent les armes
ne me paraît pas de nature à rapprocher la police de la population. Mais disons que c'est un autre débat. Comment on peut le faire ? Comment si on veut si on veut effectivement, comme vous venez de le dire, rapprocher la police de la population, quels sont les On ne peut pas donner le sentiment que les policiers peuvent euh tirer dans n'importe quelle condition. On ne peut que donner le sentiment à la population que les policiers sont encadrés de manière rigoureuse dans l'utilisation des armes. Il y a eu trop de scènes qui ont choqué, qui ont posé des problèmes immenses à la sociétéance. la loi qui va être présentée au Sénat quelle scène 2006 par exemple qui ont donné lieu à des
émeutes il y a il y a eu pas eu d'utilisation d'armes. Naë par exemple, mais Naël typiquement c'était un cas non, il y a pas eu d'utilisation d'armes en 2006 mais les jeunes ont été pour chasser, ils se sont cachés et puis il y a eu les incidents que l'on après on peut nier tout ce qui se passe. Ça ça ne me dérange pas mais il y a quand même eu il y a quand même eu des scènes qui ont donné le sentiment que des policiers utilisaient mal la force que la société leur concède à juste titre. Pendant les gilets jaunes, il y a eu beaucoup de scènes, des scènes d'utilisation d'armes. Alors là, il y a des multiplicités de vidéos. Je me souviens d'une scène à Bordeaux où il y a un gilet jaune qui court et il reçoit, je ne sais plus quelle était l'arme qu'utilisait le policier dans le dos.
Bon, tout ça, ça ce sont des images qui choquent. Je je et donc déplacer la législation pour faire renverser le le la charge de la preuve et faire en sorte que ce soit la victime qui prouve que le policier a mal employé les armes. Ça me paraître dangereux. Moi je pense qu'aujourd'hui, vous l'avez dit, vous avez parlé de présomption d'innocence des policiers qui serait un mauvais message. La présomption d'innocence, elle vaut pour tous les citoyens aujourd'hui, sauf pour les policiers et les gendarmes, sauf pour eux quand ils sortent leur armes, y compris quand c'est précisément pour se défendre ou défendre d'autres personnes qui peuvent être mises en danger. Et moi, je voudrais le redire encore une fois, on a la chance en France d'avoir une police, une gendarmerie qui sont
d'un professionnalisme exceptionnel. Il y a toujours comme dans tous les corps des gens qui peuvent dévier et il faut qu'ils soient sanctionnés. Mais ça ne veut pas dire pour autant que toute personne qui appartient à la police ou non parce que je crois que toute personne qui appartient à la police ou à la gendarmerie aujourd'hui doit pouvoir se voir reconnaître cette présomption d'innocence. Je vous dire une chose très simple. Non non, je me suis mal exprimé sur la présomption d'innocence. Tout le monde est présumé innocent tant que la justice n'a pas condamné mais l'utilisation des armes est réputée légitime a priori et c'est d'après le projet de loi et c'est une proposition de loi d'ailleurs de quelqu'un de vre part sûr que nous portons mais mais mais
mais ça me paraît être un projet de une proposition de loi dangereuse. Voilà. Revenons revenons sur l'actualité du jour. Je veux vous dire de manière extrêmement simple. le policier qui est entré en collision avec ce ce jeune homme qui faisait un rodéo, je suis d'accord, il est actuellement en garde à vue. Moi, je suis choqué de cela. Si jamais on démontrait qu'il a mal agi, qu'il soit sanctionné mais que par défaut il soit en garde à vue, ça me paraît scandaleux. Et je et je me permets de le dire, moi, vous savez, la scène qui m'a le plus marqué, vous vous en souvenez sans doute, c'est Villeneu Lagaren. Ces policiers qui sont dans leur voiture, qui sont assaillis par des individus qui leur lancent des cocktails molotops et qui préfèrent brûler dans leur voiture
en subissant des brûlures extrêmement graves que de sortir leurs armes. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui l'usage de l'arme, il est effectivement tellement encadré et c'est une bonne chose, il est tellement réglé, tellement discipliné chose. Non, mais c'est pour vous dire à quel point on a une police qui est capable de retenu au point que des policiers sont prêts à subir des brûlures très graves plutôt que de sortir leur armes. Donc aille pas faire croire aujourd'hui qu'on a des luquilues dans la rue qui utilisent leurs armes n'importe comment et qui font n'importe n'importe quoi. Gilet jaunes nous a montré que c'était ça. Mais encore une fois, quand il y a des entorses individuelles, elles doivent être sanctionnées individuellement. Faire porter une suspicion collective sur la police ou la
gendarmerie, ça me paraît l'exact inverse de ce sur quoi nous avons la chance de pouvoir compter. Faites le décompte des scènes problématiques de maintien de l'ordre lors de la crise des gilets jaunes et faites le décompte des condamnations qui ont existé auprès des policiers. Ben, vous verrez que vous avez une colonne chargée et une colonne qui est pratiquement. Rappelons-nous aussi, Rappons-nous aussi simplement à quoi ressemblaient les scènes des gilets jaunes. Les équilibres. Oui, mais enfin il y a quand même par exemple quand on rentre dans un fast food, c'est en décembre 2018 je crois et que on tabasse tout le monde. Bon, non, mais encore une fois, c'est quelqu'un qui dirait qu'il y a jamais eu la moindre entorse dans les équilibres sont fragiles et je ne vois pas bien la
raison sinon électoraliste pour lesquelles on modifie ses équilibres. Et si la raison, elle est très simple, c'est qu'effectivement il faut, je vous avais dit, il faut rapprocher la police de la population. Moi, je crois que la population française, elle aime la police et elle aime la gendarmerie très loin, très loin de ces de ces de ces élus d'extrême gauche qui crient que la police tue. Mais mais il me semble qu'en effet aujourd'hui le plus important c'est pas d'abord ce rapprochement, c'est d'abord de rétablir l'autorité des forces de l'ordre sur la population. Et quand vous voyez aujourd'hui qu'on en arrive à des scènes comme celle-là, c'est aussi parce que cette autorité est très directement contestée. Je tourne une page. Le Rassemblement national suggère de faire une priorité
pour les Français afin d'accéder aux logements sociaux. Est-ce que ça vous choque ? Oui, parce que je comprends pas. Il y a des règles pour accéder au logement social. La préférence nationale, j'ai pas bien compris euh si elle s'applique aux immigrés, aux étrangers. Vous savez, c'est là tout est dans les détails. Vous faites une différence entre immigré et étranger ? L'INC l'a fait. L'INC détermine comme immigré toute personne née à l'étranger même si elle a une nationalité française. Et donc aujourd'hui le logement social est occupé à plus d'un tiers par des immigrés qui peuvent être français et si on parle uniquement des étrangers alors on tombe à 15 %. Oui.
Donc déjà, j'aimerais bien savoir de quoi on parle, mais la préférence nationale, il me semble moi que c'est un cachsexe pour la xénophobie ambiante. Il y a 20 ans, c'était difficile d'en parler et aujourd'hui ça passe totalement comme si c'était quelque chose de normal. Un étranger ou un immigré, tel que je l'ai défini, c'est-à-dire l'immigré, pas on parle pas des Mexicains et des Suédois hein, on parle des Maghrébains et des Africains. Absolument. Donc oui oui les Suédois et ou les Mexicains il y a que vous qui dites ça en l'occurrence. Oui il a que moi. C'est vrai. Je pense qu'on ne vise que les Maghrébains et les africains dans ces histoires. Et je pense que c'est le cachxe de la xénophobie et du racisme la préférence
nationale. Voilà. Mais il y a enfin il y a que moi qui dit ça. Je sais pas mais moi je le dis en tout cas. Oui oui. Je pense que les Mexicains n'ont pas de problème en France. François Xavier Bami comment vous réagissez ? Vo d'abord euh c'est difficile de savoir ce que le Rassemblement national lui-même pense de cette question puisque Marine Le Pen il y a moins de 2 ans nous expliquait que c'était impossible et que euh c'était totalement inconstitutionnel. La vérité c'est que c'est une proposition qui n'est pas portée que par le Rassemblement national. Nous défendons depuis longtemps, nous l'avons d'ailleurs proposé et voté dans la loi immigration qui a été débattue en France il y a quelques années de cela, que les aides sociales en général puissent aller
en priorité à des personnes qui cotisent qui ont cotisé depuis des années. Ça paraît une évidence d'ailleurs. Ça rien à voir avec la nationalité. Ben si ça a tout non, ça a tout à bah non, les étrangers en règle. Voilà, c'est ça. Oui, mais des des personnes qui sont sur le sol français et qui travaillent depuis plusieurs années et qui par leur travail contribuent à notre modèle social. Et ça vous paraît peut-être terriblement xénophobe. Mais vous parlez pas de préférence, vous parlez pas de préférence nationale, c'est de fait une priorité donnée à des ressortissants français. Et d'ailleurs euh le Premier ministre lui-même l'a remarqué euh comme je le fais en expliquant qu'il allait y toucher dans le budget qui vient puisque'aujourd'hui vous êtes un français expatrié à
l'étranger. Vous avez payé des impôts en France, vous y avez travaillé, vous revenez en France, vous avez un délai de carence avant de bénéficier de certaines aides sociales qu'un étranger qui arrive immédiatement peut pouvoir peut auquel il peut prétendre immédiatement. parle pas du logement social hein. Ça fait parce qu'un étranger qui viennent d'arriver avant qu'il a un logement social, il va faire comme les français, il va patienter. Alors je sais pas si vous êtes au courant mais vous savez combien il y a de chambres d'hébergement d'urgence qui sont loués dans des hôtels toutes les nuits, juste en Île-de-France 50000 toutes les nuits. Donc vous savez le logement social en effet et vous avez des gens qui sont français régulières ou des gens qui sont en
attente de titre de séjour. Exactement. Français français ne peuvent pas avoir accès à un hébergement d'urgence. Ils appellent le Samuel social en pleine nuit. Même une mère seule avec un enfant ne peut pas accéder à un hébergement. Donc oui, bien sûr. La la préférence accordée à desération, dites-le, écrivez-le. Le les républicains sont pour la préférence nationale. Écrivez-le. Si si c'est aussi simple que ça on l'a proposé, on l'a voté au Sénat au moment de ce débat sur la loi immigration don vous vous rappelez sans doute donc vous voyez on a aucun problème pour l'assumé. Merci infiniment à vous deux. Nous sommes aujour
François-Xavier Bellamy