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Podcast / conversationThinkerview· 15 septembre 2025 156 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieEurope & internationalInstitutions & élections

Henri Proglio et Bernard Accoyer : Le pays va-t-il s’effondrer ?

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 24 %Attaque 56 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:22OuverteRéponse directe

    Bernard Accoyer, pouvez-vous vous présenter succinctement ?

  • 0:49OuverteRéponse directe

    Henri Proglio, pouvez-vous vous présenter succinctement ?

  • 1:27OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous pourriez dire à un jeune Français pour ne pas qu'il quitte le pays ?

  • 2:04RelanceRéponse partielle

    Elle s'est endormie parce qu'on l'a sédatée ou parce qu'elle s'est endormie sur ses lauriers ?

  • 2:46OuverteRéponse partielle

    Henri, qu'est-ce qu'on peut dire à un jeune Français pour qu'il reste dans le pays ?

  • 4:23OuverteRéponse partielle

    Bernard, est-ce que vous souhaitez rebondir ou est-ce qu'on creuse la sédation française ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:11InvitéFait
    « Elle s'est endormie parce qu'elle refuse le réel. »
  • 2:27InvitéFait
    « il est interdit d'interdire, jouir sans entrave, etc. »
  • 2:36InvitéFait
    « on refuse de regarder la dette, on refuse de regarder l'état du monde, les menaces géopolitiques qui planent et on se laisse aller. »
  • 7:26InvitéFait
    « on va fermer 14 réacteurs nucléaires d'ici 2025 et réduire la part du nucléaire dans le mix électrique français. »
  • 9:19InvitéChiffre
    « à combien ? 50%. »
  • 10:31InvitéChiffre
    « on avait investi 2,5 milliards d'euros pour la rénovation et la modernisation totale de cette unité. »
  • 22:01InvitéFait
    « la France avait l'énergie la moins chère d'Europe et était en plus exportateur d'énergie électrique. »
  • 28:55InvitéFait
    « la baisse des revenus des ménages français par rapport aux ménages des autres pays de l'Union Européenne encore davantage par rapport aux États-Unis d'Amérique. »
  • 29:58InvitéChiffre
    « plus de 700 milliards de dollars de gaz liquéfié ou de produits énergétiques. »
  • 30:42InvitéFait
    « une chute du niveau d'enseignement. »
  • 31:04InvitéFait
    « les programmes ont reflété un laisser-aller. »
  • 31:23InvitéFait
    « dans les classements PISA. »
  • 34:35InvitéFait
    « le conseil ne réfléchit même plus à la stratégie, il écoute les rapports des comités. »
  • 39:03PrésentateurChiffre
    « La France a 3300 milliards de dette »
  • 39:16PrésentateurChiffre
    « Bruno Le Maire nous ont rajouté 1300 milliards pour les dépenses courantes »
  • 41:40InvitéFait
    « En 1983, l'âge légal de la retraite est rapporté de 65 à 60 ans d'un seul coup »
  • 47:47InvitéFait
    « La décision d'Hollande du mandat unique a coupé l'Assemblée nationale de ses racines »
  • 1:03:20InvitéFait
    « Le conseil constitutionnel a argumenté à partir du principe de précaution pour interdire l'usage d'un pesticide »
  • 1:05:06InvitéFait
    « on a un nombre très élevé de réglementations qui ont fixé des seuils parce que des produits toxiques il y en a absolument partout »
  • 1:07:20InvitéFait
    « tout ça c'est une vaste manipulation »
  • 1:07:30InvitéFait
    « tout arrêter et bien on va s'appauvrir et pour avoir un meilleur environnement pour avoir une meilleure santé il faut avoir des moyens »
  • 1:10:20InvitéFait
    « on ne va pas sortir de l'Europe d'abord ce serait excessivement compliqué »
  • 1:10:34InvitéFait
    « l'Europe ne doit pas être aujourd'hui qu'un vaste marché ouvert à tout vent »
  • 1:10:39InvitéFait
    « l'Europe doit protéger l'appareil productif européen »
  • 1:11:54InvitéFait
    « l'assemblée ne marche pas c'est un cas de figure qui ne serait pas à contre-temps de prononcer une dissolution »
  • 1:12:09InvitéFait
    « la dissolution prononcée par le président Macron en 2024 était à contre-temps puisque c'était à la suite d'une consultation européenne que constamment les majorités en place perdent »
  • 1:12:21InvitéFait
    « le pays est ingouvernable en raison de la composition de l'assemblée »
  • 1:13:24InvitéFait
    « une majorité issue du rassemblement national »
  • 1:13:48InvitéFait
    « le RN trouvera de quoi faire une majorité ? J'en doute »
  • 1:14:47InvitéFait
    « si vous détruisez ces deux forces que l'on appelle républicaines probablement à juste titre si vous les détruisez vous laissez en face des partis qui sont beaucoup plus radicaux »
  • 1:17:02InvitéFait
    « on avait un outil de production qui il y a une quinzaine d'années permettait à la France de disposer d'une énergie électrique de qualité à un niveau de coût de revient qui était le plus bas d'Europe »
  • 1:17:29InvitéFait
    « on a le même parc électronucléaire malgré la fermeture d'Ofestadam »
  • 1:17:47InvitéChiffre
    « 75-77% du besoin de la France de l'époque l'autre à peu près 12,5-13% donc 90% du besoin de l'énergie française étant couvert par l'électronucléaire d'une part et l'hydraulique d'autre part »
  • 1:18:39InvitéFait
    « la France a investi massivement dans ces domaines »
  • 1:24:17InvitéChiffre
    « l'outil énergétique électrique français les infrastructures énergétiques dans le domaine électrique de production de transport de distribution s'est compris entre 1 000 et 1 500 milliards d'euros »
  • 1:27:05InvitéChiffre
    « on a investi 1500 milliards d'euros qu'on avait un outil absolument compétitif »
  • 1:28:30InvitéFait
    « on oblige EDF à vendre 25% de ses capacités électronucléaires à ses propres concurrents qui n'existaient pas donc à des traders à un prix qui était très inférieur sans coût de revient »
  • 1:29:19InvitéFait
    « en Russie odieusement des gens qui ne produisaient rien qui vendaient l'énergie d'EDF aux clients d'EDF avec en plus un argument formidable on vend de l'énergie verte alors que c'était l'énergie d'EDF qu'on leur vendait »
  • 1:30:15InvitéChiffre
    « 900 millions d'euros il y a une dizaine d'années »
  • 1:34:19InvitéFait
    « il y a eu une défaillance du côté de l'État le ministère de l'environnement qui à partir de 2007 a été en charge de l'énergie »
  • 1:35:15InvitéFait
    « qui a un budget de 4 milliards et qui est une agence militante »
  • 1:35:23InvitéFait
    « qui n'a fait que reproduire les scénarios imaginés par une association anti-nucléaire »
  • 1:35:30InvitéFait
    « Négawatt, laquelle est subventionnée d'ailleurs par l'état et par le ministère de l'environnement »
  • 1:35:42InvitéFait
    « l'ADEME allant même vous dites que c'est des militants, allant même mais parce qu'ils sont militants c'est factuel »
  • 1:35:50InvitéFait
    « l'ADEME a expliqué que le nucléaire était une énergie carbonée »
  • 1:35:56InvitéFait
    « ils ont expliqué après que c'était une erreur d'impression enfin ils avaient distribué les tracts pour aller dans ce domaine »
  • 1:36:02InvitéFait
    « défaillance également d'une autorité prétendument indépendante autre autorité qui s'appelle la CRE »
  • 1:36:17InvitéFait
    « qui au lieu de remplir sa mission légale qui est de protéger le consommateur final n'a fait que protéger les promoteurs d'énergie renouvelable et les revendeurs alternatifs »
  • 1:37:00InvitéFait
    « il y a eu de multiples rapports qui ont été produits parler au commissaire à l'énergie atomique en particulier Yves Brechet mais pas que lui »
  • 1:37:08InvitéFait
    « le rapport Collé-Billon d'Escata en 2018 où on expliquait qu'il fallait vite reconstruire relancer la filière nucléaire »
  • 1:37:22InvitéFait
    « en 2019 a été arrêté le projet Astrid c'est-à-dire ce que l'Etat avait décidé par la loi de 2006 adoptée à l'unanimité pour sauver les savoir-faire que la France avait su constituer dans la quatrième génération nucléaire »
  • 1:38:02InvitéFait
    « en 2019 c'est le président Macron qui arrête le réacteur Astrid »
  • 1:38:08InvitéFait
    « en 2020 on arrête les deux réacteurs de Fessenheim »
  • 2:07:13InvitéFait
    « l'Europe s'était éloignée de ses objectifs de départ c'est à dire l'accès à l'énergie c'était le charbon et l'acier ensuite ça a été en atome et bien l'Europe aujourd'hui ne respecte même pas la commission ne respecte même pas les termes du traité en atome dans lequel il est écrit qu'il faut soutenir et développer le nucléaire civil »
  • 2:07:32InvitéFait
    « l'Europe doit se réformer profondément et la France devrait être le moteur de cette réforme »
  • 2:08:15InvitéFait
    « la France a créé l'union des états pour le nucléaire »
  • 2:08:48InvitéFait
    « les français sont nuls dans le lobbyisme je le dis pour nos entreprises comme je le dis pour l'énergie comme je le dis pour notre agriculture on se fait promener nous sommes des amateurs »
  • 2:12:17InvitéPromesse
    « il faut faire les réformes que je vous ai dites tout à l'heure dans le domaine des retraites de la maladie et des collectivités locales »
  • 2:12:46InvitéFait
    « la seule manière de traiter le problème de la dette c'est de réduire les dépenses et d'augmenter les recettes »
  • 2:12:57InvitéFait
    « réduire les dépenses c'est pas supprimer deux jours de travail c'est réduire les vraies dépenses c'est à dire le nombre de fonctionnaires des agences inutiles des systèmes lourds »
  • 2:17:09InvitéFait
    « Alstom est une catastrophe enfin ça a été voulu par un pouvoir politique et par des intérêts industriels enfin financiers on a vendu Alstom aux américains à un prix dérisoire »
  • 2:17:22InvitéFait
    « on l'a racheté deux fois plus cher en leur lançant la propriété de la technologie pour les deux Amériques »
  • 2:17:34InvitéFait
    « C'est un scandale qui a été détaillé dans une commission d'enquête de l'Assemblée nationale »
  • 2:26:29InvitéFait
    « on n'a pas prévu le financement du vieillissement de la population les retraites et les soins aux personnes âgées dont les prix explosent »
  • 2:26:45InvitéFait
    « le panier de soins va se restreindre et les retraites baisseront c'est malheureusement l'arithmétique qui va s'imposer »
  • 2:30:35InvitéChiffre
    « c'est une retraite de l'Assemblée Nationale qui s'établit autour de 4 000 euros net »

Temps de parole

  • Invité46 %
  • Invité 242 %
  • Présentateur13 %

≈ 1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Messieurs, bonjour. Bonjour. Vous recevrez une chaîne internet qui s'appelle Thinkerview. Nous sommes en direct. Bernard Acoyer, est-ce que vous voulez bien vous présenter succinctement ?

0:26
Invité

Je suis un autorinolaryngologiste qui a longtemps exercé avec passion son métier et qui suis rentré tardivement dans la vie publique, la vie politique. J'ai été élu successivement maire, conseiller départemental et député.

0:42
Présentateur

Vous vous appelez docteur ou colonel ?

0:44
Invité

Appelez-moi Bernard.

0:46
Présentateur

Henri Proglio, bonjour. Bonjour. Est-ce que vous pouvez vous présenter succinctement ?

0:51
Invité

Oui. Alors moi, je suis méditerranéen d'origine. J'ai passé toute ma vie dans l'entreprise. La Générale des Eaux est devenue Véolia d'une part et puis EDF d'autre part. Donc j'ai présidé au destiné pendant 15 ans pour l'une et 5 ans pour l'autre.

1:12
Présentateur

Aujourd'hui, on va parler industrie, nucléaire, énergie, finance, prospective et qu'est-ce qui nous reste pour la France. Je vais essayer de vous mettre un peu sous pression. Ça va être compliqué parce que vous avez un peu de bouteilles tous les deux. Qu'est-ce que vous pourriez dire à un jeune Français pour ne pas qu'il quitte le pays ? Bernard.

1:34
Invité

Que la France est un pays magnifique. Qui est un pays qui a des atouts formidables mais qui, depuis un certain nombre d'années, ne les exploite plus, les négligent et s'est endormi. Il s'est endormi parce qu'il doute, il se laisse aller et si on a la volonté, si on a un peu d'ambition, la France retrouvera la place qu'elle a eue jadis mais qu'elle est en train de perdre à une vitesse malheureusement assez grande.

2:01
Présentateur

Henri, avant de donner la parole, on va challenger le tout-bib. Elle s'est endormie parce qu'on l'a sédatée ou elle s'est endormie parce qu'elle s'est endormie sur ses lauriers ?

2:10
Invité

Elle s'est endormie parce qu'elle refuse le réel. Parce que depuis, la caricature est facile, mais c'est depuis mai 68, les slogans que l'on connaît qui étaient des slogans qui niaient les réalités, qui refusaient les réalités de la vie, il est interdit d'interdire, jouir sans entrave, etc. et bien on a continué sur la même ligne et aujourd'hui, on refuse de regarder la dette, on refuse de regarder l'état du monde, les menaces géopolitiques qui planent et on se laisse aller.

2:43
Présentateur

On reviendra sur la sédation. Henri, qu'est-ce qu'on peut dire à un jeune Français pour qu'il reste dans le pays ? On n'est peut-être pas obligé de lui conseiller de rester dans le pays d'ailleurs.

2:53
Invité

Bon, la question se pose. Enfin, quand on est patriote, on a quand même envie de sauver la France. et ça, ça nous réunit au fond. Je pense que ce pays manque de leadership, je ne sais pas comment l'exprimer en français. Quand on avait des responsables, qu'ils soient chefs d'entreprise, qu'ils soient hommes politiques, etc., qui montraient la voie, qui montraient le chemin, qui montraient qu'il y avait une ambition, une volonté. De Gaulle, Pompidou, même Giscard, même, et bien sûr, Chirac, pour qui j'ai eu une affection particulière, mais ils ont, ils ont, au fond, enthousiasmé, ils ont guidé ce pays. Et puis, il y a eu des grands chefs d'entreprise aussi, de la même manière.

Enfin, on avait des classes dirigeantes qui étaient remarquables, qui ont créé, qui ont bâti la France telle qu'on l'a connue. Et puis, je ne sais pas pourquoi, cette dégénérescence s'est produite. et aujourd'hui, j'ai envie de dire aux jeunes, soyez, soyez, vous-mêmes, les leaders dont nous avons besoin. Parce qu'on ne peut pas leur donner beaucoup d'exemples de réussite et de, enfin, au fond, d'exemplarité dans le monde actuel.

4:22
Présentateur

Bernard, est-ce que vous souhaitez rebondir ou est-ce qu'on creuse la sédation française ?

4:28
Invité

Non, je pense qu'il y aura un rebond. C'est nécessaire. Ce qui est inquiétant, c'est, là où l'on doute, c'est, qu'est-ce qui va créer ce rebond ? Et comme le dit Henri Proglio, quel sera le chef charismatique qui saura convaincre le pays pour que le pays se réveille, pour qu'il ait un projet, qu'il adhère au projet que ce leader portera, mais, bien sûr, comme toujours, la France se rebondira. C'est notre histoire multiséculaire. Il y a toujours eu quelqu'un qui est arrivé.

5:07
Présentateur

On reconnaît l'optimisme du boomer. C'est le rebond du chat mort. Les perspectives sont les suivantes. La Chine construit une dizaine de réacteurs nucléaires à l'heure actuelle. Par an. Comment ? Par an. Par an, merci. La Chine a déjà des capacités énergétiques trois fois supérieures à l'Europe. On vient de se couper avec les Russes. On n'a plus d'énergie bon marché. On n'a plus d'intrants bon marché. Nos capacités énergétiques soient vieillissantes, soient sous pression de l'extérieur, comme l'Allemagne qui a essayé de nous faire des croche-pattes à longueur de journée, comme les Russes qui ont financé les verts allemands aussi pour nous faire des croche-pattes. Qu'est-ce qu'on fait, là ?

On prend notre leader charismatique et lumineux, Emmanuel Macron et toute sa petite équipe. On fait quoi, là ?

6:02
Invité

Depuis cinq ans, j'ai décidé et j'ai été convaincu par un ami qui a été au commissaire à l'énergie atomique de Yves Bréchet que je devais me consacrer à mettre en œuvre les relations que j'ai pu nouer, les connaissances que j'ai pu acquérir qui conduisent à la décision, parce que la décision est toujours politique, afin que ces gens-là, ceux-là, ouvrent les yeux sur les réalités du problème énergétique, sur les graves erreurs qui ont été commises depuis plus de dix ans. Il faut les détailler. et qui conduisent à la situation d'aujourd'hui.

Ces erreurs, on y reviendra certainement, c'est d'abord une énorme erreur qui consiste sur un accord électoral politique en 2012, au moment de la campagne présidentielle de 2012. cet accord entre Europe Écologie-Les Verts et le Parti Socialiste, dont le candidat est François Hollande pour la présidentielle de 2012, cet accord qui n'a aucun fondement physique, aucun fondement sur la moindre étude, consiste à dire, on va fermer 14 réacteurs nucléaires d'ici 2025 et réduire la part du nucléaire dans le mix électrique français.

C'est une faute inqualifiable, c'est une trahison et on voit encore perorer ceux qui ont conduit cette sinistre initiative sur les plateaux de télévision, voire manifester des ambitions pour peser encore dans la vie. Tout ça a été brisé par un minable accord politique, celui de 2012.

8:07
Présentateur

Henri, est-ce qu'on répondit là-dessus ?

8:11
Invité

Pour rebondir, enfin moi j'ai, dans le cadre de la commission d'enquête parlementaire sur la souveraineté énergétique, détailler ce sujet, au fond, effectivement, après une première entorse qui avait eu lieu du temps de la cohabitation Jospin et Voiné, qui avait arrêté les réacteurs de ton rapide. C'était la première fois dans l'histoire de la Vème République que le pouvoir en place revenait sur, je dirais, cette conviction au fond, que le nucléaire faisait partie des grands atouts de la France. Donc, première entorse à ce moment-là, c'est le... Bon.

Et puis surtout, effectivement, 2012, et l'accord vert et rose qui est conduit à cette énorme aberration qui était le refus du nucléaire, en tout cas, la décision de réduire la part du nucléaire. à combien ? 50%. Enfin, la question qui m'a été posée, c'était d'où sort ce chiffre ? Parfaitement, on doit mouiller. Parce que ces gens-là ne savaient même pas de quoi y parler. On leur a dit que le nucléaire représentait 75% de la production électrique française. Donc, ils ont dit ah bon, on va faire 50%. C'est tout. Il n'y a aucun calcul, aucune réflexion, aucune stratégie sous le centre.

Alors, ça continue non seulement à, au fond, un programme absurde qui, effectivement, a mené à la fermeture de la moitié de nos réacteurs nucléaires. Qui a été immédiatement corrigé par le candidat qui a vu que l'accord était complètement irréaliste et qui, donc, s'est retranché dans une espèce de position ambiguë. Il faut réduire la part nucléaire, mais je m'engage à fermer Fessenheim. Pourquoi Fessenheim ? Parce qu'au dernier moment, on lui a dit « Quelle est la plus ancienne ? » C'est Fessenheim. Ok, bon, on va fermer la plus ancienne.

Personne ne savait qu'elle venait d'être rénovée complètement, ce que j'ai dit d'ailleurs à la commission d'enquête, qu'on avait investi 2,5 milliards d'euros pour la rénovation et la modernisation totale de cette unité, enfin, dans tact. mais c'est surtout des conséquences indirectes que cela implique parce qu'au fond, j'en revenais à dire que le nucléaire n'a pas d'avenir. Et ça a été d'ailleurs assez clairement annoncé. Et donc, la machine a recruté les talents, c'est enrayé.

Quand on dit à des gens qu'ils ne vont pas être payés de manière très spectaculaire parce qu'au fond, l'EDF payait un peu moins bien que l'industrie, qu'ils payaient beaucoup moins bien que la finance et que donc les ingénieurs sortant des grandes écoles avaient par fierté rejoint je veux dire l'aventure nucléaire dès le jour où on leur dit que leur fierté est mal placée, qu'au fond, ils n'ont pas d'avenir, qu'ils se consacrent à un métier qui n'est pas respectable, qu'en plus, ils sont mal payés. Bon, évidemment, la machine a recruté les talents. C'est enrayé. On perd de savoir.

Et ça fait 15 ans, bien sûr, que non seulement on a sous-investi, mais qu'en plus, on a abîmé le capital de science et de compétences dont disposait la France et donc l'EDF en l'occurrence parce que, au fond, on n'a recruté plus les meilleurs dans la fisière nucléaire. Et aujourd'hui, on a beau dire on va relancer le nucléaire, on lance avec quoi et avec qui ? Avec quel argent ? Peut-être, savez-vous, qu'on a des problèmes budgétaires. Peut-être. Ça ne sert à rien.

12:13
Présentateur

On va parler des problèmes budgétaires, on va se marier aussi.

12:15
Invité

Mais avec qui ?

12:19
Présentateur

Bernard, vous avez été le grand patron de l'Assemblée nationale, c'est ça ?

12:26
Invité

Oui, j'ai présidé l'Assemblée nationale de 2007 à 2008.

12:31
Locuteur

Donc,

12:32
Présentateur

vous avez une petite expérience du niveau des députés ? Je pense que,

12:37
Invité

sur ce sujet, on ne peut que déplorer le recul de la prise en compte de la science dans les décisions publiques. C'est un sujet qui m'a passionné quand j'étais élu, qui continue de me passionner aujourd'hui, depuis que j'essaye de convaincre évidemment totalement bénévolement les élus, l'exécutif de la fausse route que Henri Polio vient de détailler avec des conséquences extrêmement lourdes. Je suis d'une nature optimiste, donc je pense qu'on y arrivera, ça va être très difficile et quand c'est difficile, eh bien, il faut de la volonté politique.

Donc, une fois de plus, tout est politique c'est d'ailleurs ce qui m'avait conduit à rentrer dans la vie publique et là, encore plus que pour les autres sujets, soit la France et ceux qui vont la diriger comprennent que le nucléaire, c'est la dernière filière industrielle qui peut permettre d'espérer une réindustrialisation et donc, il faut y mettre les moyens pour relancer cette filière, soit ça passe au second plan et là, ce sera très inquiétant. mais comme je suis optimiste et que ce que nous faisons, nous essayons que cela finisse par aboutir, eh bien, nous espérons que ça va repartir.

D'ailleurs, il y a quand même beaucoup de choses qui se font pour attirer à nouveau de nouveaux talents. Parfois, ils sont étrangers, mais il y a aussi quand même maintenant des ingénieurs qui, à nouveau, commencent à retrouver dans le réveil du nucléaire au niveau mondial et dans les décisions françaises de relancer la filière une voie professionnelle. Mais il y a eu un gâchis humain, technique, scientifique, comme vient de le dire Henri, qui est particulièrement grave et qui condamne à mes yeux tous ceux qui ont été les complices de cette méprisable initiative politique qui déshonore vraiment tous ceux qui s'y sont joints.

14:52
Présentateur

Pour que la jeune génération comprenne bien, si je dis si d'ici 12 mois je ne vois pas des plots de béton pour des prochaines centrales, je quitte le pays ? Si j'ai bien compris, c'est ça ?

15:04
Invité

Je n'ai pas du tout dit ça. Je dis que ça va être long. Ça sera sûrement plus long que l'on pourrait l'espérer parce que les adversaires du nucléaire ont infiltré beaucoup de services en particulier des services de l'État que la législation et la réglementation notamment sur la sûreté, sur l'environnement ont été complexifiés à dessein pour compliquer la vie, la relance, l'avenir du nucléaire mais ce n'est pas parce que c'est difficile qu'il faut abandonner la bagarre. Il faut y aller, il faut dénoncer ce qui a été fait et démonter un par un les pièges qui ont été tendus.

15:47
Présentateur

La sédation de puissances étrangères sur notre potentiel nucléaire, les Allemands qui nous font des croche-pâtes, est-ce que vous en tant que politique vous avez eu une sensibilisation de qui vous tamponne, qui nous met des croche-pâtes ? Est-ce qu'il y a eu une veille active de nos services de renseignement pour essayer de vous dire le cap compliqué pour notre industrie ou pas du tout ?

16:10
Invité

Je crois qu'il faut élargir votre question. Qui a conduit à cette funeste initiative politique qui a remis en cause l'avantage majeur que constitue, qu'a constitué et que constitue encore le nucléaire pour la France. C'est un ensemble, c'est un ensemble constitué d'idéalistes et d'idéologues anti-nucléaires par principe mais également des industries, des branches industrielles, des branches énergétiques, également l'idéologie anti-capitaliste. Pourquoi ?

Parce que quand on remet en cause la production d'énergie, quand on remet en cause une électricité bon marché, fiable, décarbonée, on va vers la décroissance, on s'en prend au système capitaliste et donc il y a un amalgame entre des idéologues, des militants politiques, des intérêts industriels et commerciaux qui constituent un lobby qui est un véritable rouleau compresseur qui promeut des énergies renouvelables qui ont certes des avantages mais qui en aucun cas ne peuvent remplacer la production continue et décarbonée et pilotable de l'énergie nucléaire.

Et donc on a escroqué l'opinion publique en faisant croire qu'on pouvait remplacer des réacteurs qui produisaient continuellement par des installations éoliennes ou solaires qui produisent de façon très intermittente et très limitée.

17:56
Présentateur

Oui.

17:57
Invité

De nouveau, j'ai peur de vous répéter, enfin bon, tant pis, je crois que l'Allemagne a joué un rôle tout à fait déterminant. Déchaîne-toi Henri, déchaîne-toi. Pas besoin de me déchaîner, je n'ai qu'à dire ma conviction. Enfois, les Allemands ont été les premiers sous la pression des Verts qui, en République fédérale, avaient une position politique qui a fait d'eux une force assez dominante du paysage politique allemand. C'est en train de changer considérablement en ce moment, d'ailleurs. Mais à cette époque-là, il y a une quinzaine d'années, une vingtaine d'années, les Verts ont pris position dans la démocratie allemande de manière assez significative.

Et donc, ils ont conduit le SPD, les socialistes et l'ensemble du paysage politique allemand à promouvoir ce qu'ils ont appelé l'énergie 22, le tournant énergétique. Alors, c'est vrai que l'Allemagne avait du retard par rapport à la France dans ce domaine-là. Elle avait essentiellement fondé son politique énergétique sur ses ressources en charbon et en lignite, qui étaient les ressources naturelles dont disposait l'Allemagne. Et donc, elle avait très majoritairement une production électrique à base de charbon et de lignite. À l'époque, en tout cas, les Verts se sont opposés à cette évolution-là et donc, on conduit l'Allemagne à s'orienter vers d'autres sources.

Le nucléaire a fait partie de cette visage d'aventure. Siemens, notamment, s'est lancé dans le nucléaire mais n'a pas vraiment réussi là où la France avait par contre pris un virage bien avant et les Français avaient pour une fois un avantage compétitif par rapport à l'Allemagne dans le domaine industriel et du nucléaire en particulier. Donc, les Allemands ont constaté à la fin au début des années 2000 pendant la première décennie du XXIe siècle que l'anergie 22 tournait à la catastrophe. Les deux grands électriciens allemands se sont trouvés au bord du dépôt de bilan et étaient sauvés par la République fédérale.

Il était impossible, inconcevable pour un pays dont toute la stratégie était fondée autour de l'industrie et l'oste politique qui étaient les deux grands axes de la politique allemande d'accepter que la France dispose d'un atout compétitif qui donne à la France un atout particulièrement important en matière industrielle qui était EDF. Au fond, son outil électrique. Et donc, lucidement, je pense, l'Allemagne a voulu détruire EDF. Et donc détruire la France ? Détruire EDF. va faire de la France un vassal industriel et non pas un concurrent. Détruire EDF au fond, on détruisait un des atouts compétitifs majeurs de la France en matière industrielle.

Et donc, toute la stratégie allemande a été, à travers les institutions bruxelloises, diriger des règles qui amenaient à désintégrer et à casser l'outil que la France avait construit depuis plus de 50 ans avec, je dirais, une continuité, une pertinence, un investissement particulier. Et une efficacité extraordinaire. Et une efficacité qui s'est révélée puisque la France avait l'énergie la moins chère d'Europe et était en plus exportateur d'énergie électrique. Donc, fort de ce constat, toutes les règles imaginées, imposées par les Allemands dans le cadre de l'institution européenne avaient pour vocation d'être un EDF dans ce domaine-là.

D'où la désintégration du groupe, c'est-à-dire, au fond, l'obligation qui a été faite à EDF, c'est le cas aujourd'hui de ne plus maîtriser le transport, la distribution, c'est-à-dire les réseaux, de séparer les réseaux de l'outil de production, c'est-à-dire de ne plus avoir accès à ses clients, de la mise en concurrence des barrages, dont on a imaginé qu'au fond, il fallait les mettre à la paix d'offres et donc les offrir au milieu de 10 ans, avec les suites que ça a eues encore récemment, trois, deux, au fond, déconsidérés le nucléaire pour, au fond, casser la dynamique de cette entreprise qui avait été voulue par les autorités françaises depuis 1946 pour être justement un atout compétitif.

Les Allemands ont réussi. Alors, je n'ai rien à reprocher aux Allemands, ils ont fait ce qui était bon pour l'Allemagne. Et ce que j'ai dit d'ailleurs à la représentation nationale quand j'ai été interrogé, c'est au fond. Moi, ma critique va plutôt au gouvernement français qui n'a pas défendu la France. Et ça, on en retrouve des traces, en particulier depuis 2012, de manière constante jusqu'à une date récente où le gouvernement a pris l'initiative de revenir au nucléaire en disant mais au fond, finalement, relance nucléaire. Relance, ça partit de quoi ? Avec quoi ? Et donc, encore une fois, une réussite d'ailleurs de la stratégie allemande qui a été d'affaiblir la France.

Qui n'a pas renforcé l'Allemagne mais qui a affaiblit la France.

24:06
Présentateur

Bernard, en tant que politique et même en tant que toubib, quand un patient est proche du trépas, la France, le patient en France, perspective économique compliquée parce que perspective énergétique compliquée, guerre économique compliquée, concurrent, prédateur contre la France, nos politiques au milieu de tout ça, on les voit pérorer, s'échanger des doux mots mais la politique industrielle, est-ce que nos élus sont conscients de tous ces dangers et est-ce que maintenant ils ont peur de payer l'addition de leur passivité intellectuelle, leur méconnaissance des fondamentaux des sociétés thermo-industrielles ? Qu'est-ce que vous en pensez ?

24:57
Invité

Malheureusement, on n'est pas au fond du trou mais on n'en est pas très loin et comme je vous l'ai dit tout à l'heure, j'ai l'intime conviction qu'il y aura une inflexion, un rebond

25:13
Présentateur

qui va se manifester quand ? Tout simplement On ressort la faucheuse ?

25:20
Invité

Mais tout simplement parce qu'on va être contraint tout ça se solde par une dette qui ne cesse d'exploser dont la charge devient insupportable

25:32
Présentateur

Les intérêts de la dette journalière représentent pratiquement deux fois notre consommation énergétique en pétrole

25:38
Invité

Oui, à peu près Mais il y a aussi le monde qui nous regarde les taux d'intérêt qui sont exigés par les prêteurs et donc il y a un moment où il y aura des clics j'en suis intimement persuadé et il faut espérer qu'à ce moment-là un homme une femme de recours puisse s'emparer de ce qui est vacant dans notre pays c'est-à-dire de cette lueur d'espoir et en face un phare pour que le pays s'éclaire se réveille et comprenne qu'il faut réformer de façon extrêmement rigoureuse et très profonde ce qui s'est délité au fil du temps et qui a fait que notre pays à force d'accorder de plus en plus de droits individuels aux citoyens les uns les autres ne défend plus l'intérêt général n'a plus les outils en tout cas la justice par exemple n'accepte pas que l'autorité s'exerce que ce soit pour des règles de sécurité dans les rues que ce soit pour les droits qu'acquiert et dont disposent ceux qui entreprennent quand vous construisez un ouvrage important un ouvrage de transport ou bien un ouvrage énergétique il suffit qu'un individu soulève tel ou tel point pour que on arrête ce qui évidemment sert l'intérêt général du pays d'un très grand nombre et donc ça ça ne peut plus durer et cette réforme profonde elle va tout d'un coup apparaître comme une évidence avant que le pays ne finisse de connaître cette chute qui n'en finit pas mais ça n'est pas que des réformes nationales qu'il faut faire c'est aussi revoir ce qui au niveau européen bride les réformes que nous voudrions conduire c'est à dire la prééminence du droit européen sur le droit français on peut avec des dispositions notamment une révision constitutionnelle limiter ce droit et puis il faut aussi que la France travaille plus sur le plan politique notamment dans les institutions européennes où nos voisins allemands Henri Ploelio vient de le dire sont toujours à la manœuvre bossent beaucoup plus que nos élus leur représentation à Bruxelles est beaucoup plus active que la nôtre mais le lobbying de nos propres entreprises est insuffisant à Bruxelles il faut y aller il faut se défendre et il faut faire comme les autres et le faire encore un petit peu mieux pour qu'on remonte la pente mais j'en conviens volontiers ce que je vous dis repose sur une espérance mais j'y crois qui fait que de toute manière il y a un moment où on sera descendu tellement bas les conséquences seront tellement lourdes pour nos compatriotes qu'il y aura un réveil non mais

28:43
Présentateur

les conséquences ça va se matérialiser comment ?

28:47
Invité

c'est déjà c'est déjà là la sécurité le pouvoir d'achat la baisse des revenus des ménages français par rapport aux ménages des autres pays de l'Union Européenne encore davantage par rapport aux Etats-Unis d'Amérique qui défendent leurs intérêts alors que l'Europe ne défend pas les intérêts des citoyens des Etats membres

29:11
Présentateur

parce qu'elle s'est fait infiltrer parce qu'il y a des gens à la manœuvre alors il n'est pas exclu il n'est pas exclu

29:18
Invité

que l'Union Européenne il n'est pas exclu que l'Union Européenne dont la naissance a été imaginée aux Etats-Unis se montre complaisante avec nos alliés qui sont un peu flageolants actuellement américains et les américains ne se sont jamais gênés pour tirer les avantages de la force du dollar de l'extraterritorialité de leurs droits encore récemment Madame Van der Leyen s'est couché pour accepter que l'Europe achète des sommes faramineuses je crois plus de 700 milliards de dollars de gaz liquéfié ou de produits énergétiques ce qui est plus dangereux parce que ça ouvre la porte à la dimension nucléaire de la même façon que le réarmement des Etats de l'Union c'est un réarmement qui pour les américains consiste à ce que ces Etats membres au lieu de se coordonner pour bâtir une industrie de défense européenne avec une certaine souveraineté et bien achètent des armes aux américains il faut ouvrir les yeux il faut le dire et les français sont intelligents il y a eu une longue période d'endormissement et on le va se réveiller

30:38
Présentateur

les français sont intelligents il y a une chute du cuit le niveau scolaire se vaut pas une chute du cuit

30:42
Invité

une chute du niveau d'enseignement c'est surtout ça et c'est ça le problème parce que notre système d'enseignement quelle est sa faiblesse il a été infiltré par les syndicats c'est pas le ministre de l'éducation qui dirige l'éducation nationale ce sont les syndicats c'est eux qui valident les promotions les affectations les mutations et évidemment les programmes ont reflété un laisser aller ces syndicats ont accepté une dévalorisation du salaire des enseignants qui est évidemment quelque chose d'extrêmement préoccupant au bénéfice d'objectifs qui sont des objectifs idéologiques et politiques dont on voit aujourd'hui les conséquences dans la dégradation dans les classements PISA Henri je crains d'abord être totalement dans ce que dit

31:28
Présentateur

quand on est grand patron qu'on voit des gens débarquer on les recrute comment

31:34
Invité

bon d'abord quand on est grand patron soyons simplistes et simples on ne recrute pas tellement on délègue le recrutement on recrute quelques grands responsables mais pour le reste c'est le système qui se met en marche et qui au fond fait l'essentiel et on les recrute en fonction essentiellement d'un parcours d'un track record d'un CV mais il y a encore dans ce pays des enseignements supérieurs de très grande qualité des grandes écoles qui forment des gens présumés être compétents et et dont le dans le cursus peut être considéré comme adapté aux ambitions ce que je crois en plus au fond c'est je trouve enfin on critique beaucoup la classe politique je suis le premier à le dire considérant que il y a le talent un peu fuit ce domaine enfin c'est constaté que quand on regardait la classe politique d'il y a 30 ans 40 ans et qu'on compare à celle d'aujourd'hui alors pardon on jure elles être comme une vieille chose mais bon on est quand même frappé de la dégénérescence mais de la même manière c'est une crise au fond je trouve qu'on vit une crise des élites quand on regarde les élites économiques il n'y a pas beaucoup de grands capitaux d'industrie ou de grands créateurs fondateurs d'empires dans notre univers la France d'il y a 25-30 ans était beaucoup plus riche en personnages lustifs pour les énumérés ou les cités qu'est-ce qui fait ça ?

alors probablement des règles ou des habitudes la même mise de la finance sur le monde économique probablement la technocratie aussi enfin il faut lucidement regarder les choses en se posant des questions qu'est-ce qui fait que on sera amené à trouver des réponses alors bon ces réponses on les a tous plus ou moins intégrées intellectuellement mais il reste à voir comment on peut les mettre en partie qu'aujourd'hui quand vous regardez un conseil d'administration et vous voyez qu'un conseil d'administration c'est une chambre où on se complète dans une espèce de reproduction sociale et puis on délègue à des comités théodules alors le comité machin le comité chose etc le conseil ne réfléchit même plus à la stratégie il écoute les rapports des comités alors le comité d'éthique le comité des risques le comité de ceci le comité de cela comme si on pouvait fabriquer un empire industriel ou un empire tout court une aventure industrielle sans risque c'est la négation même de l'entreprise et c'est pourtant les règles du jeu qui sont aujourd'hui imposées d'une entreprise cotée donc il faut se poser des questions quand on voit l'émergence et la force y compris les fonds d'investissement dans la vie économique c'est à dire au fond ils disposent des principaux actifs ces gens-là les font en question qui n'ont pas propriétaires des capitaux qui empruntent des capitaux qui collectent des capitaux pour investir dans des actifs leur seule ambition c'est de revendre plus cher ce qu'ils ont acheté le jour J à l'année 1 plus 4 1 plus 5 donc le court-termisme la pure dimension financière l'exclusive dimension financière tue l'initiative tue la créativité tue l'industrie et ça il faut en être conscient alors être conscient c'est déjà la première étape faire la correction qu'il faut faire et puis voir peut-être des règles du jeu qui au fond rebattent les cartes qui remettent au centre du sujet justement l'esprit d'initiative la capacité à prendre des décisions l'aventure industrielle le long terme parce qu'il n'y a pas d'aventure industrielle sans intégrer la durée on ne peut pas limiter à 2-3 ans avoir des rendements attendus à 2 chiffres dans un investissement à 3 ans c'est pas possible donc la défaillance en matière de recherche et développement et au fond on voit les règles du jeu imposées par les anglo-saxons aux entreprises cotées européennes étouffer la sphère européenne industrielle et économique au profit des états-Unis où là c'est pas du tout les mêmes règles du jeu pas du tout quand vous voyez les grandes aventures des grands acteurs de la nouvelle économie industrielle américaine ils sont pas du tout dirigés ni par des financiers ni par des fonds et ils bénéficient de subventions considérables de la part de l'état

37:14
Présentateur

on appuie des services de renseignement ou d'anciens cadres du renseignement entre autres pas uniquement

37:20
Invité

et donc on est dans dans une espèce de on se complaît dans une espèce de quiétude parce qu'au fond peut-être que c'est plus confortable de ne pas avoir d'ambition confortable rassurant ou rassurant peut-être pas mais enfin en tout cas confortable confortable pour les décideurs parce que quand vous voyez que dans les banques on prononce juste l'exemple du système bancaire le nombre de millionnaires c'est-à-dire de gens gagnant plus d'un million d'euros dans les banques a été démultiplié de manière considérable au cours des dernières années regardez dans l'industrie le nombre de millionnaires dans l'industrie de salariés millionnaires dans l'industrie ce qu'on se sert d'une main donc au fond pourquoi faire pourquoi est-ce que les talaires iraient dans l'industrie ils auront plus que dans la finance et donc on a les meilleurs esprits qui au fond se consacrent à justement détruire la logique en favorisant le temps court la spéculation la création purement monétaire et pas du temps industriel au détriment de justement des fondamentaux

38:38
Présentateur

c'est intéressant le coup de la création monétaire au détriment de réels actifs la création magique monétaire Bernard quand on se retrouve avec de l'argent magique de l'énergie magique de la dette ce qui est l'équivalent de l'énergie promise ou future ou bientôt exploitée mais qui n'est pas sonnante et trébuchante la France a 3300 milliards de dette notre président de la république ce lumineux cet astre grandissant avec son ministre des finances Bruno Le Maire nous ont rajouté 1300 milliards pour les dépenses courantes avec un investissement sur le long terme qui est très discutable nos députés l'assemblée nationale ils se complaisaient dans le rond quotidien à s'échanger des petits mots sur l'écume des choses où ils ont conscience qu'un pays comme la France il faut un cap une stratégie à long terme

39:40
Invité

je vais revenir sur le ce qui me paraît le plus important je vous y autorise c'est sur le long terme je suis magnanime aujourd'hui le long terme Henri Proglio a déploré à juste titre qu'il est devenu de plus en plus difficile dans une entreprise quelle qu'elle soit d'essayer d'avoir un projet de long terme parce que c'est les billetés sur les profits rapides etc c'est pareil en politique il n'y a pas moyen d'avoir un projet de long terme tel que a été le projet Bessemer c'est à dire le plan Bessemer c'est un projet qui s'est allé sur un demi-siècle et même plus pas loin d'un siècle c'est plus possible et bien ça il faut trouver le moyen d'y revenir je pense que dans une démocratie pour se faire élire il faut promettre la lune jouer de la flûte il faut dire voilà on va engager telle ou telle nouvelle dépense et vous aurez

40:43
Présentateur

tel ou tel

40:45
Invité

avantage supplémentaire sauf qu'on n'a pas l'argent pour financer tout cela et c'est ce qui crée notre dette lorsque certains partis politiques disent bon bon on va revenir sur la réforme des retraites c'est totalement irresponsable c'est pas un point de vue politique c'est juste une question d'arithmétique et donc il faut avoir le courage de reconnaître qu'il y a quatre problèmes le long terme pour lequel il faudrait qu'on institue une sorte de nouveau moyen de légiférer qui s'imposerait dans le temps et qui exigerait des majorités qualifiées peut-être des deux assemblées pour être remis en cause sur des très grands projets l'énergie notamment en état et puis il y a trois sources de déficit et qui creusent la dette à une vitesse phénoménale la première c'est évidemment la question des retraites lorsque en 1983 l'âge légal de la retraite est rapporté de 65 à 60 ans d'un seul coup les caisses sont naturellement excédentaires pour les raisons démographiques on sait qu'elles vont devenir définitaires dans un certain nombre d'années il aurait fallu à ce moment là créer fonds de pension français qui auraient permis une capitalisation nationale et qui auraient évité que les plus beaux joyaux industriels français soient de plus en plus entre la main d'actionnaires étrangers donc la question premier poste de grand déficit c'est les retraites en France où on travaille moins qu'ailleurs au cours de la vie ensuite il y a la couverture maladie je connais bien je suis médecin j'ai exercé de très nombreuses années il n'y a aucun clapet c'est à dire que que l'on soit pauvre que l'on soit riche c'est 100% remboursé si on a une mutuelle qu'il faut encore pouvoir se payer mais ça c'est déresponsabilisant et c'est un problème il faut trouver le moyen de responsabiliser pour que la chance que l'on a de disposer du système de soins que l'on a encore aujourd'hui mais peut-être pas pour très longtemps puisse être pérennisée car le pays vieillit les traitements sont de plus en plus chers mais ils sont de plus en plus efficaces ils sont fabuleux je n'ai jamais cessé de suivre les progrès de la science médicale des traitements c'est magnifique et c'est merveilleux mais il faut l'assumer je vais terminer troisième point troisième source de déficit c'est sur les collectivités locales j'ai été maire 31 ans les collectivités locales elles ont augmenté leurs effectifs de fonctionnaires territoriaux de 50% en 20 ans pendant ce temps-là tout a été numérisé automatisé simplifié et donc là il y a un problème voilà les trois il faut avoir le courage de regarder ces trois sujets et de trouver des moyens pour réduire réduire la dette voilà en tout cas ce qui crée qui crée les déficits et ce qui crée la dette trois trois c'était quoi ma question vous avez eu ma réponse vous êtes politique vous non j'ai un petit passé non mais rappelez-moi votre question je vais y répondre vous avez fait votre thèse sur quoi

44:00
Présentateur

j'ai fait ma thèse

44:02
Invité

vous avez tort je vais vous le dire

44:04
Présentateur

parce que vous êtes foutu de ma question

44:06
Invité

je vais vous le dire sur quoi j'ai fait ma thèse j'ai fait ma thèse sur l'implantation des sourds profonds et totaux sur profonds et complets total la surdité totale par l'implantation cochléaire et c'est moi qui ai imaginé je le dis publiquement l'électrode multicanale qui est implantée partout qui a été révélé la technique qui maintenant est implantée partout dans le monde j'ai pas pris de brevet j'étais trop jeune mon patron à l'époque m'a dit non non Bernard c'est pas la peine j'aurais eu une autre il s'appelait Charachon j'aurais eu une autre vie mais je suis très content de la vie que j'ai eu donc je tenais à vous dire ça parce que là aussi en politique là aussi en politique il faudrait avoir davantage de gens qui s'engagent en politique et qui ont fait autre chose dans leur vie

44:55
Présentateur

les politiques que vous avez été amené à cornaquer ou du moins surveiller comme un pion à l'école parce que maintenant l'Assemblée Nationale ça ressemble un peu à la Cour des Miracles non ? ça s'invectit ça ne connaît pas les dossiers c'est l'Assemblée Nationale

45:10
Invité

qui dérive c'est l'Assemblée Nationale qui dérive et pourquoi aujourd'hui il n'y a pas de sanctions c'est parce que le bureau de l'Assemblée Nationale qui est l'autorité composée d'un certain nombre de représentants des différents groupes qui peut prononcer les sanctions est majoritairement entre les mains d'une opposition extrêmement radicale je pense en particulier à LFI parce que certains ne sont pas allés voter au moment où on composait le bureau de l'Assemblée Nationale c'est le groupe Renaissance qui n'était pas content ce qui était passé ils ne sont pas allés voter et du coup on a un bureau qui empêche la présidence de l'Assemblée Nationale de prononcer les sanctions sinon ils sont indispensables parce que l'image que donne aujourd'hui l'Assemblée Nationale ne peut que dégoûter les Français de la vie politique de leurs élites alors c'est vrai qu'on n'a plus des débats du niveau qui existait il y a 20, 30 ou 40 ans dans l'hémicycle mais il y a encore matière à faire des débats de fond et à aller sur qualité d'échange qui soit rassurante pour les Français

46:15
Présentateur

Henri quand j'entends Bernard quand il arrive à entendre mes questions ou à essayer d'y répondre ou à essayer de me fourguer sa came de politique quand on a une stratégie industrielle quel est votre point de vue sur notre représentation nationale honnêtement vous en tant que capitaine d'industrie grand grand capitaine d'industrie quand vous mettez LCP très bonne chaîne de télé de temps en temps et que vous les regardez avec un pion au milieu vous vous dites on marche sur la tête on a les politiques qu'on mérite c'est vraiment ils sont hableurs au possible ils aiment se faire réélire ils s'écoutent parler et en fait à l'intérieur c'est le grand vide

46:59
Invité

moi j'ai toujours un respect particulier pour le politique au sens étymologique du terme parce que d'abord ça fait partie des valeurs qui m'ont été inculquées d'autre part j'ai eu pendant toute ma vie professionnelle dans le service public et donc dans le service public les interlocuteurs naturellement sont des élus et je veux dire que j'ai trouvé dans je dirais le spectre des élus locaux ou quelle que soit leur tendance politique d'ailleurs des gens de très bonne qualité ce que je déplore au fond c'est que les évolutions récentes ont cassé une dynamique assez naturelle c'est à dire notamment rendons à César ce qui lui appartient la décision d'Hollande du mandat unique a coupé l'Assemblée nationale de ses racines c'est à dire il était naturel d'avoir des gens qui étaient députés maires sénateurs maires qui avaient donc un pied dans le réel dans les collectivités locales qui avaient le contact avec la population qui étaient qui étaient des je dirais des gens responsables j'allais dire des professionnels c'est pas le terme des gens responsables qui avaient au fond un contact et un contact responsable avec le peuple le vrai peuple le fait d'avoir coupé ces racines c'est à dire d'avoir imposé à ces élus-là de choisir entre eux leur responsabilité des locaux et leur responsabilité des élus nationaux fait que la plupart de ceux qui étaient engagés dans la vie politique locale notamment dans les villes grandes et moyennes ont préféré rester auprès de leurs habitants et ont abandonné leur responsabilité nationale et qu'on a à l'Assemblée particulièrement à l'Assemblée bon nombre de gens on se demande ce qu'ils foutent là sans racine déracinés et qui au fond se sentent un peu et qui n'ont pas le contact avec les les citoyens du quotidien cette décision aussi qui était d'ailleurs absurde en termes économiques puisque ça a conduit à augmenter le nombre d'élus de manière considérable les élus locaux qui avaient une position parlementaire nationale avaient de toute façon un plafond de rémunération qui faisait qu'ils ne gagnaient pas deux fois la même chose donc aujourd'hui on a beaucoup plus en nombre d'élus et donc des coûts beaucoup plus importants puisque le plafonnement ne joue pas et on a une Assemblée largement déracinée largement je dirais à l'écart du bon droit et ça se sent donc ça se sent par les dérives d'ailleurs ne serait-ce que parce que les gens qui ont des responsabilités locales ne sont plus mesurés dans leur position parce qu'ils ont une population composite donc je regrette je regrette vraiment que cette décision il faudra y revenir il faudra la dénoncer et je ne vois pas pourquoi on continue et comme les gens ne sont pas informés ils considèrent qu'il est légitime ou que le mandat unique il est plébiscité par le peuple parce qu'on ne leur explique pas les choses et donc le mandat unique c'est une plaie absolue pour la démocratie aujourd'hui en France

50:40
Présentateur

clairement quand on entend Bernard dire il faut défendre la France il faut défendre ça sonne bien à l'oreille c'est du miel pour mes oreilles défendre c'est bien mais la meilleure stratégie c'est l'attaque c'est se préparer se prépositionner bondir mordre avancer en meute quand on est capitaine d'industrie est-ce qu'on a l'état qui vient vous aider à chasser en meute à être agressif percutant performant

51:14
Invité

merci Henri la réponse est non non mais j'essaie la réponse est non pourquoi la réponse est non parce que d'abord qu'est-ce que qu'est-ce que est-ce qu'on parle qu'est-ce que c'est l'état c'est nous non mais ça c'est pas nous l'état ce sont des fonctionnaires essentiellement c'est pas des élus ce qu'on appelle l'état c'est d'avoir des administrations qui n'ont aucune vision de ce qui est le monde économique mais aucune je ne dis pas qu'ils soient mal intentionnés mais ils sont ils sont dans le rond quotidien non dans des dans des je dirais des obsessions ou des des visions déformées de la réalité et puis quand on parle d'économie d'industrie etc on parle du monde on parle pas de la France on parle pas d'un monde isolé on parle pas d'un monde limité au territoire hexagonal et donc quand on va à la conquête du marché des marchés internationaux on voit bien que que l'état français est totalement en dehors en dehors du réel donc on se bat tout seul on se bat contre des concurrents qui eux auront je dirais

52:49
Présentateur

un appareil d'état

52:50
Invité

derrière nous un appareil d'état qui les protège qui les incite et nous on est dans un état un état curieux parce que parce qu'un état policier au fond un état qui se dirait intransigeant et exigeant enfin vous voyez le fisc vous voyez le RSA vous voyez l'ensemble des organisations d'état qui au fond traquent l'entreprise comme si c'était l'adversaire de la part de qui ?

de certains chefs d'entreprise pour il y en a eu il y en aura toujours enfin des abus les abus méritent d'être incensuels c'est pas le sujet le sujet c'est de ne pas être soupçonné d'abus alors qu'on est simplement le pied au plancher oui enfin on est simplement bien intentionné jure bon je ne critique pas les syndicats je trouve que ça on reconnait bien le patron d'EDF oui il faut que j'étais patron de Veolia pendant un temps avant d'être patron d'EDF non mais quand on gère des entreprises avec un nombre important de salariés on a besoin d'organisations avec lesquelles on discute avec lesquelles on se met d'accord ou pas d'ailleurs mais les corps intermédiaires ça existe on en a besoin bon les syndicats ont cette vocation donc je ne diabolise pas les syndicats les syndicats bon bah ils défendent ils sont là pour défendre les salariés quand ils abusent on peut le dénoncer mais d'expérience au fond je vais vous dire une chose telle que j'ai vécu en des dizaines d'années j'ai eu de problèmes avec les syndicats parce qu'au fond on avait un discours sans complaisance des discussions qui étaient parfois un peu viriles mais qui conduisaient à des conclusions qui étaient ou pas positives ou négatives mais on pouvait éventuellement on pouvait discuter en tant que maître de délai j'ai eu au fond plus de support des syndicats que j'ai eu de l'état curieusement non c'est pas curieux parce que le syndicat il tenait l'entreprise les salariés ils tiennent à leur entreprise ils ont envie que l'entreprise réussisse ils n'ont pas envie qu'elle coule quand vous prenez des gens au fond des difficultés ou des problèmes on peut parler l'état il est irresponsable vous avez des administrations qui ne connaissent pas l'entreprise et donc je préfère discuter avec les syndicats qu'avec l'administration parce que bon prenez l'administration fiscale bon c'est un univers en soi vous appliquez la loi où vous dites vous avez un abus de droit mais j'appliquez la loi oui mais vous appliquez trop la loi d'accord mais je l'applique si vous voulez changer la loi changez-la mais je ne fais qu'appliquer la loi oui mais vous l'appliquez trop c'est absurde on est dans un univers qui parfois confine à l'absurde il n'y a plus de logique avec un syndicat vous êtes en désaccord vous êtes en désaccord vous dites ok il y a eu une grève très bien on affronte la réalité là non on affronte des fantasmes et au fond ce pays c'est ultra technocratisé c'est à dire qu'il y a beaucoup beaucoup trop de fonctionnaires beaucoup trop de gens qui font appliquer des textes qui ne comprennent même pas donc ils n'ont pas conscience de la portée et qui se contentent au fond d'attaquer l'entreprise comme si c'était un adversaire non donc je suis fin à vrai de voir l'importance qu'a pris la finance et qu'a pris l'administration dans un univers économique normal où ni les salariés ni les entrepreneurs n'ont plus de crédibilité

57:06
Présentateur

et ça c'est embêtant Bernard ça fait mal d'entendre ça non ? comment ? ça fait mal d'entendre ça

57:13
Invité

et c'est la vérité c'est la vérité il y a une une distance énorme entre l'appareil d'état et l'appareil productif c'est à dire les entreprises les chefs d'entreprise ce sont deux mondes qui malheureusement n'échangent pas assez et par conséquent s'ils n'échangent pas et bien ils s'affrontent

57:35
Présentateur

vous avez été à la REF tous les deux là cette année ?

57:38
Invité

moi j'y suis pas allé

57:38
Présentateur

la colonie de vacances du MEDEF non ?

57:43
Invité

donc c'est un énorme problème et ça aussi il faudrait qu'il y ait un travail qui soit fait de façon extrêmement durable pour faire en sorte que l'administration protège notre système de production en fait la richesse du pays c'est juste ce qu'on produit et la désindustrialisation galopante de la France est un problème dramatique et à ce sujet ce qui est en train de se passer sur l'industrie automobile avec la décision européenne d'interdire la fabrication et la vente de voitures à moteur thermique dès 2035 est un mais c'est c'est un séisme qu'on est en train de construire c'est un séisme je pense que l'Europe est victime d'un lobbying très efficace qu'a fait l'Asie dans ce domaine là sauf au fond l'une des principales industries européennes c'est l'automobile évidemment l'Allemagne en premier et cette décision technocratique absurde issue d'ailleurs des partis écolos fait la fortune de la Chine et le drame de l'industrie européenne Bernard oui c'est intéressant d'essayer de comprendre comment on en est arrivé là et comme l'a dit tout à l'heure Henri Poglio le rôle de l'écologie politique avec des accointances qui sont extrêmement sulfureuses en particulier les liens de l'écologie politique avec les grandes ONG internationales dont le financement est lui aussi tout à fait sulfureux cette écologie politique a su pousser des décisions au niveau européen par un lobbying acharné et des ONG qui sont financées par l'Europe par nos propres impôts à des décisions complètement folles je pense bien entendu aux impératifs en matière de réduction d'hypothétique réduction d'émissions de gaz à effet de serre qui sont inatteignables si on veut réduire les gaz à effet de serre il faut avoir une démarche rationnelle il ne faut pas l'imposer par le haut il faut voir comment on peut notamment disposer d'une électricité la moins chère possible et non pas renchérie parce qu'on subventionne à perte des productions par éoliennes et photovoliques qui coûte les yeux de la tête aux états et aux consommateurs donc le prix de l'énergie évidemment est extrêmement important et les écolos ont le bien compris pour conduire à la décroissance et bien on rend l'énergie de plus en plus chère on la rend si possible aléatoire c'est à dire qu'il va falloir mettre son four et faire marcher les machines quand il y aura de l'électricité sinon ça sera tellement cher qu'il n'y aura plus aucune compétitivité possible

1:00:55
Présentateur

il faudra débrancher les vieux aussi ou pas

1:00:59
Invité

les vieux ça coûte cher ça c'est un autre sujet que l'écologie politique n'a pas encore abordé ça serait tardé ça c'est par le biais des dépenses sociales parce qu'il n'a pas été anticipé dans un certain nombre de pays dont la France le vieillissement de la population mais restons si vous voulez un instant si vous me le permettez sur les conséquences de l'activisme de l'écologie politique au niveau européen comme cela a été dit tout à l'heure évidemment en Allemagne mais aussi en France parce que les normes qui écrasent notre agriculture qui écrasent les projets d'aménagement de construction de l'infrastructure tout ça a été poussé par l'écologie politique l'écologie politique instrumentalise les peurs pour que les politiques se croient obligés de compliquer les normes j'ai vécu en tant que président de groupe parlementaire j'ai vécu oui j'étais à l'époque président du groupe UMP j'ai vécu l'introduction qui était groupe majoritaire à l'assemblée Sarkozy quoi non c'était Chirac à l'époque j'ai vécu l'introduction dans la constitution du principe de précaution ça a été une grave erreur j'ai essayé je dois dire que je n'ai pas réussi et que ma foi je me suis soumis j'ai essayé de dissuader Jacques Chirac mais Jacques Chirac avait été marabouté par Nicolas Hulot qui lui avait expliqué que le principe de précaution marabouté manipulé convaincu qu'il fallait faire ça pour avoir de l'électorat non non non Jacques Chirac était un personnage qui fonctionnait aussi au feeling il avait été convaincu et puis son entourage familial avait probablement acquiescé et c'est une supputation et il l'a imposé on l'a mis dans la constitution c'était parfaitement inutile parce que c'est déjà dans une directive européenne qui s'impose au droit français c'est déjà dans la loi Barnier et là on l'a mis dans la constitution et bien que s'est-il passé récemment récemment le conseil constitutionnel a argumenté à partir du principe de précaution pour interdire l'usage d'un pesticide de façon extrêmement contenue d'ailleurs un pesticide dont la toxicité encore une fois est ciblée encadrée et nous aurons ça va s'imposer une catastrophe dans l'industrie dans l'agriculture et dans l'industrie sucréère française donc si vous voulez pan par pan l'écologie politique met à bas tout ce qui conduit à produire c'est-à-dire à produire des richesses agricoles industrielles je vais me faire avocat du diable Bernard

1:04:02
Présentateur

vous qui êtes tout bib vous vous rendez bien compte que certaines molécules qui sont immortelles finissent dans nos nobles phréatiques alors des fois il y a d'autres autres molécules qui finissent dans nos nobles phréatiques des matières fécales et en en passant des meilleures et ça conduit à avoir de l'eau en bouteille de source mais qui en fait est filtrée autant que l'eau du robinet l'avocat du diable dit quand même au principe de précaution il y a des choses

1:04:31
Invité

non non attendez justement en réalité on connait la toxicité d'un certain nombre de molécules on n'a pas on n'a pas on n'a pas attendu en Polynésie pardon

1:04:44
Présentateur

un peu comme les essais nucléaires de De Gaulle et de Chirac en Polynésie on connaissait

1:04:49
Invité

oui mais là encore les conséquences si vous voulez tout est question de seuil nous vivons depuis toujours dans un milieu hostile le problème c'est qu'il faut que le risque soit inférieur aux avantages et on a un nombre très élevé de réglementations qui ont fixé des seuils parce que des produits toxiques il y en a absolument partout et le progrès aussi fait qu'il y a autour de nous des produits toxiques mais

1:05:20
Présentateur

l'enjeu de la géopolitique nécessitait des essais nucléaires en Polynésie quitte à sacrifier un peu les Polynésiens parce que sinon

1:05:26
Invité

on n'a pas sacrifié les Polynésiens ça c'est faux alors il y a eu des essais nucléaires qui ont été effectivement réalisés en Polynésie depuis un certain nombre d'initiatives qui ont été prises pour d'abord en mesurer les conséquences et ensuite indemniser un certain nombre de secteurs mais ce n'est pas un problème majeur de la même manière que ce que vous évoquez tout à l'heure c'est-à-dire ce que habilement l'écologie politique a baptisé des polluants éternels ils ne sont pas éternels c'est vrai ils restent très longtemps dans la nature mais ils ne sont pas éternels c'est comme ça que fonctionne l'écologie politique elle manipule les termes elle manipule les peurs elle instrumentalise les peurs de manière à paralyser et à aboutir à une société de décroissance qui est son rêve mais les pifaces il y en a des milliers et les pifaces il y en a certains les pifaces c'est la molécule en question dont vous parliez tout à l'heure qui sont effectivement toxiques on les a identifiés on en mesure les seuils ils ont été élimés dans un certain nombre de process industriels et d'autres qui n'ont pas une toxicité importante ensuite il y a des solutions s'il y a hélas une pollution peut traiter ces eaux avec des charbons actifs et on élimine ces pifaces c'est toujours ce que je vous disais tout à l'heure la place des sciences il y a toujours une solution scientifique et d'ailleurs si les sciences malgré tous ces produits qu'on nous prétend extrêmement toxiques étaient pas ce qu'ils ne sont comment expliquer que l'espérance de vie a augmenté comme elle a augmenté et l'espérance de vie en bonne santé en réalité le juge arbitre c'est cela et jusqu'à présent en France tout ce qui a été fait malgré ce qu'on entend que nous serions empoisonnés du soir au matin et du matin au soir tout ça c'est une vaste manipulation je ne dis pas qu'il n'y a pas des produits toxiques je ne dis pas qu'il ne faut pas les travailler et avancer encore mais tout arrêter et bien on va s'appauvrir et pour avoir un meilleur environnement pour avoir une meilleure santé il faut avoir des moyens

1:07:35
Présentateur

j'ouvre une parenthèse est-ce qu'il y a une recrudescence du cancer de Cologne chez les gamins de moins de 10 ans ?

1:07:41
Invité

je n'en ai pas cette connaissance il est clair qu'avec l'allongement de l'espérance de vie l'incidence des cancers qui sont aussi liés à la longueur de la vie augmente mais les progrès qui sont effectués dans le traitement des cancers sont aussi spectaculaires il y a un certain nombre de mélanomes qui autrefois étaient à tout coup mortels pas tous mais maintenant un certain nombre d'entre eux ont les guéris quand j'ai commencé mes études de médecine le cancer du poumon était à tout coup mortel ou pratiquement maintenant une grande partie d'entre eux bénéficient de traitements qui ont été inventés développés depuis quelques années et qui les guérissent il y a un chanteur célèbre Florent Pagny qui en est l'exemple vivant

1:08:26
Présentateur

en espérant qu'il soit remis jusqu'au bout Henri est-ce qu'on peut avoir des mesures des préconisations pour les 12 prochains mois Bernard nous parle de découvrir un homme ou une femme providentielle est-ce qu'il faut sortir de l'Europe est-ce qu'il faut foutre Macron à la porte et à toute sa bande de présidents de BDE fiers d'être amateurs qu'est-ce qu'on fait là ?

1:08:52
Invité

je n'ai pas de réponse particulière je suis un spectateur attentif du monde politique je n'en fais pas partie comme vous le savez l'attente populaire est palpable je pense que les gens ont envie d'être consultés je pense mais c'est un avis c'est un constat que je fais maintenant qu'est-ce que donnerait une consultation ? non c'est rien il suffit de lire les articles les sondages etc pour en avoir une idée mais rester dans cette situation jusqu'au bout au fond d'incertitude de découragement et et de doute n'est pas de nature à renforcer le moral et donc le retournement de l'économie

1:10:10
Présentateur

Bernard ? personnellement on sort de l'Europe non

1:10:20
Invité

on ne va pas sortir de l'Europe d'abord ce serait excessivement compliqué et il faut voir aussi ce que l'Europe a apporté et apporte de positifs mais par contre qu'il faille réformer un certain nombre de choses en Europe c'est une évidence l'Europe ne doit pas être aujourd'hui qu'un vaste marché ouvert à tout vent l'Europe doit protéger l'appareil productif européen et c'est pas du tout ce que fait l'Europe

1:10:46
Présentateur

l'Europe protège l'appareil productif allemand oui

1:10:48
Invité

et bien aussi parce que à peine sur l'automobile c'est pas le cas non c'est pas le cas

1:10:56
Présentateur

c'était satirique c'était non

1:10:58
Invité

je pense que l'Allemagne est victime de ses propres agissements c'est à dire que le système s'est retourné contre elle ils ont favorisé ce développement et que au fond les lobbies l'ont emporté même sur l'intérêt collectif allemand alors pour revenir à la question que vous avez et le vrai problème peut-on rester dans la situation où nous sommes en tant que citoyen en tant que démocrate mais aussi en tant que gaulliste je pense qu'il y a quelque chose de très important ce sont les institutions que nous alléguait le général de Gaulle et contrairement à ce qu'on en dit ces institutions elles sont solides et c'est un régime parlementaire on le voit bien aujourd'hui l'assemblée ne marche pas et bien on ne peut rien faire quand on dit que ma foi le pouvoir du parlementaire est nul c'est faux ils ont le pouvoir je suis d'accord ils ont le pouvoir et donc aujourd'hui l'assemblée ne marche pas c'est un cas de figure qui ne serait pas à contre-temps de prononcer une dissolution autant la dissolution de Chirac en 1997 était à contre-temps il a perdu autant la dissolution prononcée par le président Macron en 2024 était à contre-temps puisque c'était à la suite d'une consultation européenne que constamment les majorités en place perdent et il a perdu et bien aujourd'hui le pays est ingouvernable en raison de la composition de l'assemblée et bien il faut retourner devant le peuple et ma foi respecter quand même soit on est en démocratie soit on n'est pas en démocratie mais si on est en démocratie on n'a pas peur d'aller devant le peuple alors c'est vrai que la pensée unique ne veut pas qu'on dissolve tout de suite c'est vrai que certains groupes politiques avec des alliances qui ne sont pas très claires ne sont pas pressées d'aller devant les électeurs je parle sur les socialistes et alors l'alliance devant les LFI avec LFI de toute façon les socialistes retourneront avec LFI autrement leur groupe va fondre comme neige au soleil et donc ils ne sont pas pressés de montrer cela mais l'intérêt du pays c'est de vite tirer au clair de manière à avoir une lecture plus précise de ce qu'est la majorité de la volonté des français si ça ne plaît pas à certains de nos français et je peux en être et bien malheureusement ça s'imposera

1:13:15
Présentateur

c'est quoi ça ne plaît pas ?

1:13:17
Invité

s'il y a une majorité comme l'indiquent on tendance à l'indiquer les sondages une majorité issue du rassemblement national il y a un nombre de français importants qui seront à juste titre mécontents ou inquiets mais c'est la volonté du peuple et nos institutions sont suffisamment solides pour que nous vivions avec cette situation est-ce que le RN trouvera de quoi faire une majorité ? j'en doute en tout cas on avancera tandis que là on fait du surplace et l'immobilisme en toute chose que ce soit en médecine que ce soit dans l'entreprise que ce soit dans la vie l'immobilisme que ce soit dans la chasse l'immobilisme c'est dangereux

1:14:00
Présentateur

vous n'avez jamais remarqué les scores du parti socialiste ou du MP c'est inversement proportionnel au coût de l'énergie ou à la capacité à lever de la dette pas chère là on lève de la dette chère et le coût de l'énergie est très important donc les socialistes vont se faire balayer et la droite molle va se faire balayer il ne restera plus que les LFI ou le Front National non ?

1:14:24
Invité

ma lecture n'est pas celle-ci je pense qu'à partir du moment où on décide d'affaiblir voire de mettre à mal des partis qui d'ailleurs étaient fragilisés qui étaient des partis de gouvernement je pense aux partis socialistes ou aux républicains ce qui était la volonté du président de la république actuelle et bien si vous détruisez ces deux forces que l'on appelle républicaines probablement à juste titre si vous les détruisez vous laissez en face des partis qui sont beaucoup plus radicaux et c'est ce qui est en train de se passer pardon ? les socialistes ils font combien aux dernières élections ?

les socialistes ont effectivement vu leur électorat complètement fondre ce qui fait qu'ils sont divisés en deux avec ce qui reste des sociodémocrates qui sont plus très nombreux et ceux qui se tournent vers LFI un vote communautariste et extrémiste quant aux républicains oui les républicains ont vu leur électorat se diviser dans deux une partie est allée soutenir Emmanuel Macron et une autre partie s'est tournée vers le rassemblement national mais il reste quand même chez les républicains une force un réalisme et des objectifs et des hommes et des femmes qui à mon avis peuvent se réveiller comme d'ailleurs dans la social-démocratie à gauche

1:15:51
Présentateur

ils peuvent se réveiller il faudrait qu'ils soient déjà réveillés il y a urgence je pense qu'ils sont réveillés

1:15:55
Invité

et qu'ils ont essayé d'aller plus loin

1:15:56
Présentateur

Henri Mediapart vous a reproché d'avoir mangé avec Marine Le Pen que le patronat se rallie au Front National

1:16:04
Invité

moi je ne peux pas parler du patronat à titre personnel j'ai rencontré alors déjeuner ou rencontré tous les responsables de groupes parlementaires quels qu'ils soient bon ils sont d'ailleurs naturellement démocratiquement élus vous leur avez dit quoi ? non mais ils voulaient enfin c'est pas moi qui sollicite ils voulaient m'interroger sur la situation de l'industrie et de l'énergie j'ai pas de raison de refuser donc j'ai accepté de voir les uns et les autres et de dire font mes recommandations à la matière c'est tout c'est quoi les recommandations ?

les recommandations vous les connaissez c'est au fond j'ai une vision assez patriote oui j'espère en tout cas en tout cas simple des choses on avait un outil de production qui il y a une quinzaine d'années permettait à la France de disposer d'une énergie électrique de qualité à un niveau de coût de revient qui était le plus bas d'Europe et qui nous mettait en situation d'être non seulement autosuffisants mais exportateurs étaient avant la mode des énergies renouvelables on a toujours le même parc de production il y a resté on a le même parc électronucléaire malgré la fermeture d'Ofestadam que je déplore mais du fait de l'ajout de Flamandville on a à peu près la même capacité de production électronucléaire qu'il y a 20 ans on a la même capacité de production hydraulique les deux l'un représentant à peu près 75-77% du besoin de la France de l'époque l'autre à peu près 12,5-13% donc 90% du besoin de l'énergie française étant couvert par l'électronucléaire d'une part et l'hydraulique d'autre part avec des cours de revient incomparablement plus efficaces que les autres énergies

1:18:06
Présentateur

et dans tout ce spectre politique

1:18:08
Invité

et pour les besoins de pointe on avait deux ou trois centrales à charbon propre d'ailleurs puisqu'on les avait reconverties au charbon propre en fioul non on l'a arrêté depuis longtemps du charbon propre c'est à dire sans émission de beaucoup de CO2 donc on avait pratiquement l'énergie non émettrice de CO2 à un coup de revient qui faisait de la France la référence mondiale

1:18:39
Présentateur

de tous ces spectres politiques rencontrés lesquels étaient un petit peu plus percutants lesquels étaient plus sensibles à la trajectoire lesquels ont posé les meilleures questions ou est-ce que c'était simplement le rond rond

1:18:51
Invité

les gens qui vous sollicitent c'est pour avoir une opinion c'est pour avoir une idée c'est pour avoir une réponse je ne suis pas allé solliciter les uns ou les autres je n'ai rien à vendre donc quand je vais voir des gens c'est qu'ils sollicitent mon avis je connais Bernard a été l'un de ceux qui m'ont sollicité à l'époque où j'avais des fonctions chez EDF que je suis allé rencontrer à l'époque pour lui dire mes convictions et partager avec lui quelques réflexions donc on est parti de ce constat qui n'était pas un constat je dirais spontané qui a été voulu préparer fabriquer depuis 1946 date à l'époque de la fin de la guerre et de la création d'électricité de France dans la perspective de donner au pays les trois défis majeurs qui avaient été engagés à l'époque c'était l'indépendance énergétique en matière d'électricité on était très loin la France ne disposait ni de pétrole ni de gaz et de très peu de charbon par rapport à ses voisins on compare la France à l'Allemagne ou à la Pologne par exemple on avait des ressources charbonnières qui étaient très faibles par rapport à cela donc la préoccupation du gouvernement de l'époque qui était d'ailleurs un gouvernement gaulliste et communiste c'est-à-dire oh là là la France est dans un état très occupant il faut lui donner une vision il faut lui donner une force donc dans le domaine de l'énergie dont nous considérons disait-il qu'il est essentiel pour la compétitivité économique et industrielle il faut que la France ait une ambition une volonté et une vision ça a été le départ le choix qui a été fait c'était l'hydraulique ils ont dopé la production hydraulique française et l'option nucléaire qui à l'époque était risquée puisqu'on n'avait pas la compétence et la science il fallait la bombe aussi pardon il fallait un peu de plutonium non mais ça c'est autre chose je parle là de l'électricité et donc parce qu'après tout il y a des pays qui disposent de la bombe et qui n'ont pas d'électricité nucléaire ou très peu les britanniques par exemple mais ils ont des copains outre-atlantique pardon

1:21:06
Présentateur

ils ont des copains outre-atlantique non mais

1:21:08
Invité

la France n'avait rien enfin rien dans ce domaine donc on est allé chercher aux Etats-Unis la compétence dont nous avions besoin c'était Westinghouse on est allé chercher à Westinghouse d'abord on a hésité entre le graphite gaz comme tout le monde et l'eau lourde l'eau légère enfin je ne veux pas revenir sur l'histoire industrielle du pays mais on a eu des hésitations on a été immédiat on a hésité pris des options la Générale d'électricité qui était un grand tracteur industriel de l'époque choisissait plutôt l'eau lourde EDF je peux vous couper

1:21:41
Présentateur

oui de tout le spectre que vous avez rencontré lesquels étaient les moins trépanés pour pouvoir faire survivre la France

1:21:48
Invité

c'est des individus c'est pas des c'est pas des c'est pas des partis politiques il y a des individus lucides qui cherchent à éclairer leur jugement sur la base de raisonnement auquel ils adhèrent ou pas donc il y a eu chez les communistes prenant cet exemple là chez les républicains autrefois RPR des gens qui au fond ont adhéré à cette idée à cette conviction au rassemblement ils m'ont posé la question j'ai dit ce que je pensais après ils ont fait leur homework si je puis dire donc c'est pas c'est pas une trajectoire politiquement tracée les socialistes quand vous regardez la campagne de Mitterrand en 1981 au mois des élections de 1981 il est parti sur un constat anti-nucléaire il a fait une campagne anti-nucléaire et puis sous ces deux septennats il a construit les deux tiers du parc nucléaire existant parce qu'il a intégré l'intérêt du pays des socialistes enfin il n'y aurait plus de tels donc vous voyez bien que ça ça ne au fond les partis politiques sont des éléments de référence certes qui ont des convictions qui ont des programmes mais que la réalité industrielle peut transcender tel ou tel programme de partis politiques et donc le nucléaire a fait partie de la grande aventure industrielle française qui de De Gaulle jusqu'à Chirac n'a pas été remise en cause sauf au moment de la cohabitation Jospin par Joannet première entorse et l'arrêt de Superphénix première entorse à je dirais l'outil nucléaire français à cette trajectoire qui était au fond linéaire et qui a transcendé les courants politiques et puis donc la France a investi massivement dans ces domaines j'ai essayé de faire un calcul rapidement récemment je me dis au fond je pense que l'outil énergétique électrique français les infrastructures énergétiques dans le domaine électrique de production de transport de distribution s'est compris entre 1 000 et 1 500 milliards d'euros qui a été investi dans ce domaine

1:24:20
Présentateur

1 500 milliards d'euros de l'époque non non d'aujourd'hui d'aujourd'hui

1:24:25
Invité

qui au fond représente tout l'investissement qu'a fait la France qu'ont fait les français pour se doter d'un outil qui leur donnait à la fois l'indépendance énergétique la compétitivité du territoire ça c'était une exigence communiste de l'époque le troisième défi c'était un contrat de service public parce qu'il y a eu ça on était fier d'être une entreprise de service public un contrat de service public c'est-à-dire le même prix pour tout le monde quel que soit son site son lieu de résidence sur le territoire avec la même qualité de service et la couverture des besoins de la même manière et ce contrat de service public ne l'oublions pas puisqu'on est en train de jeter aux orties il a fait il a fait la fierté de la France c'était de la référence de la France dans le monde contrat service public d'électricité en France trois défis dans 146 qui paraissaient inatteignables et qui ont été remportés quatrième auquel on s'était pas vraiment préparé parce qu'on l'a fait par hasard ça n'a pas été une volonté c'était les émissions de gaz et effet de serre parce qu'à l'époque ça n'existait pas c'était pas une préoccupation et maintenant que c'est devenu une préoccupation le miracle c'est qu'au fond on est le pays le plus vertueux en matière d'émissions de gaz et effet de serre dans l'univers énergétique de l'électricité donc on avait coché toutes les cases ce qui était vrai il y a 20 ans on avait coché toutes les cases il fallait donc casser ça et là intervient effectivement le bill et les énergies renouvelables il faut imposer on n'en avait pas besoin ce sont des énergies non pilotables non compétitives en termes de prix de revient pas national en matière d'outils puisque tout est importé notamment d'Asie et et qui renchérissent considérablement alors et comme on ne sait pas stocker l'énergie électrique ça c'est aussi le débat qu'on peut qu'on peut nourrir on ne sait pas le faire le stockage coûte extrêmement cher on n'a pas trouvé une manière de stocker l'énergie autre que la seule manière rationnelle efficace de stockage c'est l'hydro c'est à dire les barrages d'où le fait qu'il fallait mettre en un paix d'offre les barrages comme ça au moins ça détruisait en plus cet atout là

1:26:57
Présentateur

donc c'est quand même un plan structuré pour nous oui

1:27:01
Invité

mais revenons à l'essentiel l'essentiel c'est qu'on a investi 1500 milliards d'euros qu'on avait un outil absolument compétitif qui avait donné à la France un atout considérable en matière de compétitivité industrielle et donc d'attractivité du territoire en matière d'énergie d'où le fait que tous les électro-intensifs étaient installés en France et pas ailleurs et ça ça a été peu à peu mis en pièce par un des réglementations européennes des intégrations de l'outil c'est-à-dire au fond les réseaux doivent être séparés de l'outil de production et donc EDF ne doit pas avoir accès à ses propres clients etc de le mythe de la concurrence la concurrence félemonaire des peuples c'est bien c'est bien entendu les allemands ont inventé ça comme ils avaient inventé que le travail la liberté est par le travail puisque la concurrence fait le bonheur des peuples il ne peut pas y avoir de bonheur s'il n'y a pas de concurrence donc ce monopole qui est EDF rend les français malheureux on va créer la concurrence ça va les rendre la concurrence c'était quoi on oblige EDF à vendre 25% de ses capacités électronucléaires à ses propres concurrents qui n'existaient pas donc à des traders à un prix qui était très inférieur sans coût de revient ça avait deux vertus un on enrichissait considérablement les traders en question puisqu'on leur vendait l'énergie moins chère qu'on a produisait pour qu'ils la vendent aux clients d'EDF je sens quand même un gros tacle sur les allemands quand même mais je n'ai pas dit le contraire je vous l'ai dit tout à l'heure les allemands avaient intérêt à détruire EDF ils l'ont fait avec la complicité des autorités françaises c'est ça que je regrette on a les noms des autorités françaises bien sûr deux puisque vous vendez en dessous de votre coût de revient vous êtes obligé d'augmenter votre prix de vente pour être à l'équilibre donc plus vous augmentez le prix de vente plus ça accroît le profit des traders qui vous achètent votre énergie à bas coût et on a en Russie odieusement des gens qui ne produisaient rien qui vendaient l'énergie d'EDF aux clients d'EDF avec en plus un argument formidable on vend de l'énergie verte alors que c'était l'énergie d'EDF qu'on leur vendait bon j'ai dit tout ça tout ça je l'ai dit je l'ai même écrit

1:29:39
Présentateur

et donc les politiques ils ont pris les mesures en question pour aller attraper tous ces gens qui se sont payés

1:29:43
Invité

pas du tout

1:29:44
Présentateur

pas du tout

1:29:45
Invité

pas du tout ils ont vendu la plupart d'entre eux tous ces traders ont vendu à total à des prix absolument astronomiques leurs actifs moi j'ai le souvenir de Direct Energy je les connaissais bien ils ont démarré à partir de zéro je les ai même aidé à survivre pour éviter que NG ne ramasse bon et ils se sont vendus à total 2 milliards 900 millions d'euros il y a une dizaine d'années et un des deux fondateurs m'appelle un jour en me disant vous savez je veux dire Henri j'ai un pincement au coeur je quitte mon bureau parce que je dis ouais enfin un pincement au coeur compensé par 1 milliard 500 millions bon c'est vrai que c'est dramatique mais au fond ça se soigne il a quand même touché à 1 milliard 5 pour 50% des actions qu'il avait bon pour rien pour avoir acheté l'énergie de l'EDF et le vendre au client de l'EDF alors il y a un peu de frottement c'est tout donc quand même quand vous voyez ça et puis on nous dit aujourd'hui non mais il faut augmenter les renouvelables il faut aller vers de plus en plus d'électricité promouvoir l'électricité donc donc augmenter la production renouvelable pourquoi on consomme aujourd'hui 10% d'électricité de moins qu'il y a 10 ans en France à cause de la récession à cause de la désindustrialisation essentiellement donc non seulement on n'a pas besoin mais on a encore moins besoin qu'hier donc je dis au fond si vous voulez c'est là où vous avez de quoi enfin quand je vois que les français la média des français vit avec 2500 euros par mois et que les gens sont sur les limites de la rupture pourquoi est-ce qu'on leur vend l'énergie électrique devrait être moins chère qu'il y a 10 ans puisque le parc de production étant le même il était un peu plus amorti et donc on aurait pu baisser la facture d'à peu près entre 20 et 25% non elle a été multipliée par 2,5 au profit de qui en raison de quoi et c'est là où ça me fait quand même réagir en fond

1:32:13
Présentateur

j'ai tout donc ça sent quoi la corruption ça sent le renflouement ça sent il tire la couverture pour cacher les finances de l'Etat

1:32:20
Invité

non les finances de l'Etat au contraire vous avez dans le budget de l'Etat 50 milliards consacrés chaque année à la transition écologique c'est ça la transition écologique on subventionne des énergies inutiles pourquoi voulez-vous développer les élèves off-shore qui vont vous coûter entre 250-300 euros le mégawatt-heure qui sont de plus en plus loin des côtes parce que les gens n'en veulent plus donc maintenant vous faites 30-40 kilomètres plus vous éloignez des côtes plus il faut que ça soit flottant plus c'est cher et à quoi ça sert puisqu'on n'en a pas besoin c'est là où le bon sens s'éloigne de chez nous et on ne dit pas aux gens on continue à alimenter le peuple comme des mortels d'une désinformation à savoir que on a besoin de plus en plus des énergies électriques non on en consomme moins donc si on veut développer l'électricité il faut la rendre compatible avec les enjeux ou la compétitivité industrielle il faut la rendre moins cher en fait tout cela tout cela révèle une grande défaillance une grande défaillance de la part une grande corruption je n'ai pas dit ça j'ai dit une grande défaillance de la part de l'appareil de l'Etat de la gouvernance et des institutions chargées de veiller à ce que la France dispose d'énergie à un prix qui soit le plus bas possible pour les ménages et pour les entreprises or de ce côté là depuis plus de 10 ans tout le monde a défailli alors d'abord il y a eu une défaillance du côté de l'Etat le ministère de l'environnement qui à partir de 2007 a été en charge de l'énergie ce qui était une volonté de Nicolas Hulot à laquelle a cédé Nicolas Sarkozy a une vision de l'énergie et en particulier de l'énergie nucléaire qui est une vision négative l'énergie ça pollue et le nucléaire c'est dangereux et c'est l'horreur et la chauffe

1:34:51
Présentateur

climatique pour le refroidir ça va être compliqué

1:34:52
Invité

alors tous les moyens sont bons pour bâcher le nucléaire ça c'est pas un argument on pourrait aller dans le détail donc défaillance des services du ministère défaillance d'une institution qui s'appelle l'ADEME l'agence du développement de l'environnement je ne sais quoi qui a un budget de 4 milliards et qui est une agence militante qui n'a fait que reproduire les scénarios imaginés par une association anti-nucléaire et des croissances militantes qui s'appelle Négawatt laquelle est subventionnée d'ailleurs par l'état et par le ministère de l'environnement donc on se renvoie l'ascenseur l'ADEME allant même vous dites que c'est des militants allant même mais parce qu'ils sont militants c'est factuel c'est factuel allant même pour l'ADEME a expliqué que le nucléaire était une énergie carbonée alors ils ont expliqué après que c'était une erreur d'impression enfin ils avaient distribué les tracts pour aller dans ce domaine défaillance également d'une autorité prétendument indépendante autre autorité qui s'appelle la CRE commission de régulation de l'énergie qui au lieu de remplir sa mission légale qui est de protéger le consommateur final n'a fait que protéger les promoteurs d'énergie renouvelable et les revendeurs alternatifs c'est-à-dire ces traders qui ont fait des fortunes colossales sur le dos des DF des consommateurs et de l'Etat

1:36:35
Présentateur

parce que c'est ça vous pensez qu'il y a des gens qui vont terminer en prison

1:36:38
Invité

non parce que tout cela malheureusement n'est pas illégal et ceux qui ont manipulé ont fait les choses avec une certaine habileté donc défaillance en chaîne qui relève de l'Etat qui dont les services n'ont pas écouté les avertissements il y a eu de multiples rapports qui ont été produits parler au commissaire à l'énergie atomique en particulier Yves Brechet mais pas que lui le rapport Collé-Billon d'Escata en 2018 où on expliquait qu'il fallait vite reconstruire relancer la filière nucléaire on n'en a rien fait en 2019 a été arrêté le projet Astrid c'est-à-dire ce que l'Etat avait décidé par la loi de 2006 adoptée à l'unanimité pour sauver les savoir-faire que la France avait su constituer dans la quatrième génération nucléaire c'est-à-dire celle qui consomme les déchets pour produire de l'énergie la France aurait des siècles et des siècles de réserves de combustibles avec cette filière nous avions 20 ans d'avance tout avait été perdu et dans la loi de 2006 il a été décidé d'essayer de sauver ce que l'on savait avec un projet qui s'appelle le réacteur expérimental Astrid en 2019 il est arrêté alors qu'il était qui ?

et bien en 2019 c'est le président Macron qui arrête le réacteur Astrid en 2020 on arrête les deux réacteurs de Fessenheim le parlement entre temps a légiféré sur les utopies qui consistaient à réduire la part du nucléaire dans le parc dans le mix électrique et le parlement n'a jamais disposé avec ces lois des études d'impact notamment sur les conséquences sur le réseau sur la remise en cause de tout le système qui ne pouvait pas fonctionner en raison de l'intermittence jamais le parlement n'a disposé de ces études d'impact pourtant celles-ci sont obligatoires depuis l'organique de 2009 donc il n'y a pas eu il y a eu toute une série de dysfonctionnements qui ont conduit à la situation actuelle alors vous allez me dire qui sont les responsables tout ça est dilué et puis finalement c'est une responsabilité politique tout ça remonte à l'accord de 2012 entre François Hollande et Europe École vit les verts on se souvient du débat au cours de l'élection de la campagne de l'élection présidentielle de 2012 où d'un côté Sarkozy défend le nucléaire et de l'autre côté on entend encore la phrase de François Hollande avec moi je fermerai la centrale de Fessenheim et je réduirai à 50% la part du nucléaire dans l'Union française c'était un argument de campagne mais c'était en même temps une trahison d'une grande réussite française alors après il y a eu des pirouettes politiques pour expliquer non c'est pas moi c'est ceci et puis il y a eu la prestation du ministre d'Etat de l'Environnement et de l'Énergie M.

Hulot qui devant la commission d'enquête reconnaît que ma foi il n'a pas eu vent d'un rapport qu'il avait lui-même commandé qui lui a été remis en 2018 c'était le rapport je viens de parler d'Escata Collé-Billon qui recommandait vite de reconstruire de relancer la construction de réacteurs nucléaires donc il y a eu une défaillance politique il y avait eu avant une trahison politique cette-ci remonte Henri Poglio il a fait allusion tout à l'heure à Mme Voinet Mme Voinet est ministre de l'Environnement de M.

Jospin Jospin qui a pourtant porté un coup de poignard à la filière et à l'industrie et à la recherche nucléaire française en ordonnant la fermeture de Superphénix et bien malgré tout il dit à sa ministre de l'Environnement d'aller défendre le nucléaire à Bruxelles et à faire le contraire et elle s'en est flattée sur les réseaux sociaux c'est une trahison c'est de la haute trahison et bien que cela ait été reconnu dans la commission d'enquête parlementaire il n'y a pas eu de suite judiciaire je trouve que c'est extrêmement dommageable aujourd'hui Mme Voinet est à nouveau parlementaire elle a même été nommée dans une instance de surveillance de la transparence sur le nucléaire véritablement les trahisons j'emploie ce mot peuvent être oui je pense que c'est une autre trahison peuvent être répétées les fautes les plus graves à l'endroit des intérêts industriels et économiques les plus importants du pays peuvent être perpétrées ce sont des fautes politiques donc ma foi on va passer

1:41:35
Présentateur

Henri Dominique Voinet on l'a vu cette vidéo où elle se targuait d'avoir fait l'inverse voilà et bien

1:41:54
Invité

je pense que la commission d'enquête Schellenberger Armand qui avait connaissance de cette haute trahison aurait dû demander transmettre à la justice en l'occurrence comme elle était ministre ça aurait relevé de la cour de justice de la république son cas ça n'a pas été fait et bien elle recommence et elle continue pourquoi elle continue ?

parce que c'est une militante anti-nucléaire c'est son idéal c'est son obsession entre temps elle a quand même eu l'avantage après avoir été ministre et avoir porté autant de tort d'être nommée inspecteur général de l'action sociale alors je ne me rappelle plus en quelle année ce devait être Hollande je ne sais pas qui l'a nommée en tout cas elle a été nommée et bon son passage dans ses responsabilités n'a pas laissé et une image particulièrement brillante

1:42:52
Présentateur

on attire mon attention Henri d'après EDF en France la consommation d'électricité a triplé entre 73 et 2010 avant de se stabiliser jusqu'à aujourd'hui

1:43:04
Invité

c'est pas c'est l'a baissé l'a baissé l'a baissé combien pour 110 ? de l'ordre de 10%

1:43:09
Présentateur

question et les deux EPR2 et les EPR2 annoncés par Macron point d'interrogation ça en est où les EPR2 ?

1:43:18
Invité

alors bon il faudrait demander à des experts l'EPR2 l'EPR2 c'est un c'est un jouet ?

non c'est un projet issu des déconvenus de l'EPR destiné à corriger des erreurs je dirais inhérentes à la à la conception de l'EPR qui est comme vous le savez enfin comme les les gens du nucléaire le savent était un projet Areva Siemens projet franco-allemand qui devait porter l'avenir du nucléaire européen force est de constater que d'une part cet engin l'EPR a été conçu en respectant les règles de sécurité des deux autorités de sûreté allemandes et françaises et que l'accumulation je dirais des contraintes a fait que c'est devenu je dirais un engin absolument inconstructible au point que toute EPR qui a été construite a eu 13 à 15 ans de retard et des dépassements de coûts qui se chiffrent à 1 milliard d'années par 1 milliard par année de retard c'est-à-dire 13 à 15 milliards de surcoût sur un budget initial de 3 milliards imaginés par Areva donc au fond ce sont des des réacteurs qui n'ont aucune capacité à fabriquer de l'énergie à un prix acceptable parce que l'électricité c'est quand même une commodité on ne peut pas vendre d'électricité Hermès contre c'est tati quand on branche son fer à passer ou qu'on branche en charge son téléphone c'est une commodité donc il faut qu'elle soit accessible à tout le monde et il n'y a pas une énergie électrique qui soit préférable à une autre sauf à travers son coude revient et donc il fallait que le nucléaire soit compétitif ce que n'est pas l'EPR fort de ce constat après la dérive d'Okiyoto en Finlande de Flamanville et même des EPR chinois de Taishan il avait il s'y avait personnellement présidé à la décision en commun avec Areva en l'occurrence le président d'Areva de l'époque Lucourcel de travailler sur un EPR simplifié évitant tous les surcoûts et les errements de l'EPR initial j'ai quitté la maison c'est devenu l'EPR2 on a pris beaucoup de temps on a pris 10 ans de retard avant de travailler vraiment sur le sujet puisque entre temps la doctrine étatique était de s'écarter du nucléaire bon alors aujourd'hui depuis un an ou un an et demi on est revenu au nucléaire et on annonce la construction des EPR2 dont le design n'est pas encore arrêté donc j'ai du mal à porter un jugement sur l'EPR2 moi j'aurais imaginé que l'EPR2 serait une puissance qui soit réduite à 1000 MW ce qui est le besoin du marché on est resté sur les 1700 MW pour ne pas remettre en cause tout le schéma de l'EPR mais voilà vous donnez il faudrait que je consulte les anciens collaborateurs d'EDF pour être plus précis sur l'état de capacité qu'a EDF à construire les EPR2 en tout cas pour l'instant c'est encore un projet

1:47:30
Présentateur

on va élargir un peu le focus la Chine qui construit des réacteurs parents s'il y a déjà des plots de béton coulé ça avance fort ils se construisent ils se construisent nous on fait du blabla c'est ça par rapport à tout ça

1:47:49
Invité

il y avait à l'époque pour remettre les choses en perspective j'ai été en situation à l'époque d'EDF entre 2009 et 2014 fin 2014 de constater que l'EPR était une grande difficulté et qu'il fallait donc aller vers autre chose donc on avait passé un accord avec les chinois qui consistait à mettre au point un nouveau réacteur de 1000 mégawatts comme d'habitude le marché était autour de ces de ces capacités là et lors de la visite du président chinois en visite d'état en France en 2011 à l'époque Hu Jing Tao président de la République populaire de Chine et au dîner d'état à l'Elysée qui s'est tenu à cette époque là à l'occasion de son déplacement je me souviens de ces mots qui figurent dans le discours qu'il a prononcé et qui a été remis à chacun des participants je me réjouis du renforcement de la coopération dans le nucléaire civil entre la Chine et la France et du lancement d'un nouveau réacteur de moyenne puissance en commun entre nos deux nations à destination du marché chinois et international c'est à dire qu'au fond on avait remporté en tout cas l'estime des chinois que nous avions déjà depuis 30 ans puisque l'EDF avait construit les premiers réacteurs chinois et les chinois avaient confié à ce je dirais à ce consortium franco-chinois la création du nouveau réacteur qui allait équiper la République première de Chine j'ai quitté cette maison en fin 2014 le gouvernement français de l'époque a tourné le dos au nucléaire nous avons multiplié je dirais les contresens avec nos partenaires chinois au point que les chinois ont finalement j'ai été d'abord critiqué on a parlé du contrat caché de proglie aux chinois comme si j'étais traître à la France des revues de l'époque des journaux grand tirage parler du scandale etc les chinois ont été très très meurtris par cette campagne de presse ce qui fait qu'à la fin moi j'ai eu droit à une enquête de la DGSE une enquête de l'inspection des finances qui s'est révélée évidemment tellement négative pour l'Etat qu'elle a été classifiée sur la défense pour éviter qu'elle soit mise entre les mains des mêmes journaux qui m'avaient insulté mais ça c'est un vieux souvenir les chinois ont été très choqués par ce climat ont décidé de rompre toute relation et ils ont créé le Roi Long c'est-à-dire le réacteur de 1000 MW destiné au marché chinois qui équipe les fameux directeurs chaque année et qui sont le réacteur de base de la nouvelle plateforme chinoise c'est un réacteur de type 1000 MW français cynisé nous on avait francisé le réacteur de Wessinghouse ils ont repris nos démarches et puis ils ont modernisé cynisé le réacteur ils ont créé un nouveau réacteur qui est celui qui équipe le parc nucléaire chinois aujourd'hui les directeurs qui sont chaque année sont des rois longs

1:51:47
Présentateur

donc disparu

1:51:48
Invité

oui et nous nous avons disparu donc le problème en fait c'est que nous n'avons pas besoin de construire des réacteurs en France ni en termes de volume puisqu'on a le volume de consommation à baisser ni en termes de calendrier puisqu'on peut prolonger de 20 ans la durée de vie des réacteurs existants on a simplement besoin de construire des réacteurs pour garder le savoir-faire de construction de réacteurs

1:52:25
Présentateur

et puis 20 ans

1:52:26
Invité

c'est demain non ? enfin c'est demain il faut 10 ans pour construire un réacteur

1:52:30
Présentateur

et les besoins d'intelligence artificielle en électricité pour l'intelligence artificielle

1:52:34
Invité

est-ce qu'ils ont été mesurés ? est-ce qu'on a la certitude qu'ils vont être en France ? est-ce que non ?

1:52:45
Présentateur

et notre dépendance au gaz c'est pour ça qu'il faut nous électrifier notre dépendance au pétrole

1:52:49
Invité

c'est autre chose le pétrole ne peut pas être remplacé par l'électricité très facilement on a vu avec l'automobie que la réalité était loin des fantasmes dépenses liées au gaz oui enfin il y a une réglementation thermique toujours en place dite RT 2012 qui prévoit que seul le gaz doit être utilisé pour les nouveaux lâchements depuis 2012 ça n'a pas été rectifié donc oui on peut spéculer mais pour l'instant les besoins d'électricité ne sont pas au rendez-vous et donc on peut prolonger la durée de vie d'un réacteur existant qui permet de je dirais bénéficier de leur amortissement et donc 50 euros le mégawatt oui enfin 55 y compris les provisions pour renouvellement donc c'est entre 50 et 60 imbattable si on construit de nouveaux réacteurs ça va faire bondir la facture 100 oui alors 200 enfin ça double quand même donc tu sais avant de construire de nouveaux réacteurs encore faut-il avoir la conscience du fait qu'on en a besoin donc ma conviction c'était qu'il fallait quand même que l'industrie française parce qu'il y a une différence entre les besoins de la France et de l'industrie française l'industrie française a pour ambition d'être mondiale de pas être simplement hexagonale donc il fallait pour l'industrie française vendre des réacteurs à l'international donc le partenariat avec les chinois permettait justement de faire en sorte que notre industrie nucléaire travaille sur des réacteurs dans le développement international du nucléaire c'était ça le but bien sûr que il est infiniment regrettable que des décisions politiques des nominations hasardeuses aient conduit à cette déconvenue nous avions besoin évidemment de continuer la grande aventure dans ce partenariat international et en particulier avec la Chine néanmoins nous aurons quand même nous avons besoin de garder notre savoir-faire nous aurons besoin de construire plus tard parce que tôt ou tard malgré tout même si on les prolonge à 60 peut-être à 80 ans ces réacteurs arriveront en fin de vie et le temps passe très vite donc il faut se préparer il faut préparer la suite et il ne faut pas admettre que l'on achètera des réacteurs étrangers même si on ne peut pas exclure cet aboutissement donc personnellement je pense que le sauvetage industriel de notre pays le sauvetage économique de la France fait que nous devons à tout prix retrouver les moyens de renouer avec les savoir-faire la construction on a un parc on l'a maintenu on l'a modernisé on a fait le grand carénage tout ça ça montre qu'il y a quand même du monde qui connaît tout ça et qui travaille et qui maîtrise et il faut relancer et c'est absolument indispensable on aura besoin de plus d'électricité pas tout de suite parce que pour le moment il y a une production qui est largement excédentaire et que nous exportons non pas comme on le dit de manière extrêmement glorieuse mais à vil prix à bas prix et de surcroît nous mettons en difficulté notre parc nucléaire en se voyant imposer la modulation c'est-à-dire la réduction de production d'électricité par notre parc pour laisser passer l'électricité d'origine éolienne et photovoltaïque c'est un non-sens il faut absolument que cette situation soit dénoncée parce que d'abord c'est pas fait pour ça le parc français certes il est modulable mais on peut pas faire n'importe quoi et puis c'est un gros gâchis que payent qui ?

et bien les consommateurs parce que la rentabilité des réacteurs diminue si on les fait pas tourner un maximum un maximum de temps et dans le même temps et dans le même temps alors qu'on indemnise pas le nucléaire quand il réduit sa production et bien quand l'éolien et le solaire ne produisent pas ou qu'ils vendent à un prix qui est en dessous des prix qui ont été convenus et bien l'État c'est-à-dire le contribuable mais aussi le consommateur passe à la caisse pour que cette activité finalement ne soit jamais déficitaire donc si vous voulez les renouvelables c'est à tous les coups on gagne donc évidemment il y a de gros lobbies et évidemment il y a une énorme pression sur le pouvoir politique pour qu'on publie la PPE 3 afin qu'ils puissent lancer des appels d'offres notamment pour de l'éolien flottant en mer où le prix du mégawatt-heure est deux à trois fois le prix même très élevé et je pense qu'il sera moins élevé de l'électricité produite par le nouveau nucléaire donc on marche sur la tête et surtout on trahit les intérêts français

1:57:54
Présentateur

c'est quoi leurs arguments parce qu'ils doivent avoir quand même des arguments ces gens-là pour pouvoir en parler

1:57:58
Invité

alors leurs arguments c'est de dire on a besoin d'électricité c'est fou puisque comme cela vient d'être dit on exporte une partie importante de notre surproduction et encore on pourrait produire plus si on ne modulait pas le nucléaire donc cet argument ne tient absolument pas donc l'argument de dire on a besoin d'électricité c'est faux dire on en aura besoin plus tard oui mais comme on a déjà une grosse marge avec la consommation à baisser on peut voir venir on a le temps de développer

1:58:30
Présentateur

il y a des intérêts là-dedans

1:58:31
Invité

c'est des intérêts industriels c'est des intérêts commerciaux c'est des intérêts spéculatifs c'est l'intérêt des vendeurs de gaz parce que quand on fait prospérer à l'étranger c'est-à-dire en Allemagne ou en Espagne ou ailleurs l'éolien et le solaire ça veut dire qu'à côté ils ont des centrales à gaz donc c'est de là que Mme Van der Leyen considère qu'il faut acheter beaucoup de gaz mais tout ça c'est au détriment des intérêts français et alors je voudrais juste terminer en disant qu'on veut développer énormément les interconnexions mais à quoi vont servir ces interconnexions à nous faire envahir par une électricité intermittente qui obligera à moduler notre nucléaire c'est n'importe quoi on se tire des balles dans le pied

1:59:18
Présentateur

bon on a fait le constat on se tire des balles dans le pied les gens ne connaissent pas le sujet il y a des gros intérêts le français l'anda là-dedans il peut aller s'informer où ?

1:59:29
Invité

et bien je pense que ce qu'a fait la creuse qui vient d'émettre une lettre d'information qui est un véritable tract publicitaire mensongère en faveur de l'éolien et du solaire mériterait d'être évalué et probablement d'engager des poursuites PNC France qui est l'association que je préside

1:59:50
Présentateur

c'est financé comment ?

1:59:51
Invité

ah c'est uniquement les cotisations des adhérents et leurs dons uniquement

1:59:55
Présentateur

il y a combien de personnes ?

1:59:57
Invité

nous sommes depuis qu'on s'est créé on doit être à peu près 700 le profil c'est quoi ? c'est des petits retraités ? ce sont des citoyens de toute origine il y a beaucoup d'ingénieurs il y a beaucoup de gens qui viennent des DF qui viennent du CEA des ingénieurs dans d'autres domaines et puis il y a des citoyens normaux moi je suis médecin vous voyez je ne suis pas un ingénieur et je ne vais pas m'aventurer sur les questions techniques mais je pense que l'intérêt du pays mérite que l'on se dévoue pour cela totalement bénévolement

2:00:27
Présentateur

Henri où est-ce que le citoyen lambda peut s'informer ?

2:00:33
Invité

la difficulté étant enfin la difficulté claire c'est que il y a un outil de désinformation considérable qui a été réalisé en fait

2:00:45
Présentateur

on a des fact-checkers quand même pardon ? on a des fact-checkers

2:00:50
Invité

au-delà des options politiques ou politiciennes de certains on a parlé des verts il y a eu beaucoup beaucoup beaucoup maintenant au cours des années d'intérêts majeurs qui se sont investis là-dedans notamment à travers les fonds d'investissement c'est-à-dire que vous avez des dizaines de milliards qui ont été consacrés par les fonds dits d'infrastructures ou d'investissement qui vendent à leurs adhérents ce sont des gens qui collectent des fonds qui ne leur appartiennent pas et qui investissent dans ces actifs réputés réputés je dirais sérieux et je dirais offrant des rendements intéressants à long terme quasiment tous les fonds d'investissement y compris ceux des banques se sont livrés à des investissements dans ce domaine évidemment les pétroliers le pétrolier français en particulier ce qui fait qu'aujourd'hui les enjeux en termes d'actifs investis sont considérables et encore une fois la rentabilité vient de quoi ?

des subventions accordées par l'État donc par le contribuable et ça ça crée je dirais un outil de propagande extraordinairement puissant et quand vous dites des choses qui au fond ne vont pas dans l'intérêt de ces gens-là vous suscitez des réactions extrêmement violentes donc aujourd'hui faire entendre une voix raisonnable qui est au fond celle d'un intérêt public ou d'un intérêt commun est extrêmement difficile alors vous avez ici et là des initiatives imaginées ou conduites par des gens qui se considèrent comme responsables qui disent des choses qu'il est bon de ne pas dire mais qui n'ont pas d'intérêt particulier à défendre et donc de ce fait ne sont pas bancables donc pas l'audience de ces grands investisseurs

2:03:17
Présentateur

donc c'est très difficile question internet que pensez-vous de l'idée d'utiliser le minage de Bitcoin pour valoriser le surplus électrique du nucléaire ce qui permettrait de générer des revenus en période de sous-consommation à réinjecter dans la filière

2:03:32
Invité

non mais aujourd'hui le nucléaire est obligé de se retrait vous avez une priorité d'accès au réseau donné au renouvelable quand le renouvelable intervient c'est-à-dire quand il fait du soleil ou quand il fait du vent ce qui est évidemment non anticipable et non pilotable alors il faut que le nucléaire se retire pour laisser la priorité d'accès au réseau renouvelable le nucléaire n'est pas fait pour ça le nucléaire c'est une production de masse c'est une production stable c'est un haut fourneau et donc le nucléaire en principe fabrique une base le fait de le rendre de l'obliger à se rendre flexible impose des modifications considérables à apporter aux réacteurs et aux centrales qui à la fois coûtent très cher avec conséquence en matière de prix de revient et donc de prix de vente et qui vulnérabilisent la sécurité des centrales donc c'est à tout coup des inconvénients dont on mesure le coût direct et indirect mais c'est ainsi plus on rajoute de renouvelables plus on rend le problème inextricable donc à moins qu'on décide de fermer les centrales nucléaires auquel cas il faudra importer du gaz parce que justement on n'a plus la capacité de production si on réduisait le parc nucléaire il faudrait compenser par du gaz importé pour fabriquer l'énergie quand il n'y a pas de vent ou qu'il n'y a pas de soleil donc on est dans cette situation absurde où on avait un outil absolument performant qu'on a peu à peu étrié ou abîmé et et qu'on veut continuer alors on peut si on devait produire de l'énergie au moment où on baisse la production des centrales nucléaires je comprends la question ça voudrait dire qu'on la vende dans l'étranger mais comme il y a du soleil partout en Europe et du vent partout en même temps on la vend à des prix négatifs donc on aurait un coût supplémentaire qui ne serait pas du tout compensé par une recette

2:05:41
Présentateur

on peut faire du minage de bitcoin avec ça au lieu de la vendre à prix négatif

2:05:45
Invité

le prix négatif il est par définition qui perçoit le prix négatif

2:05:52
Présentateur

personne question internet peux-tu leur demander pourquoi ils sont si européistes alors qu'ils font la longue liste des inepties des politiques européennes sur l'énergie depuis tant d'années

2:06:04
Invité

alors bon moi j'avoue très modestement ne pas être tellement européiste dans le domaine de l'énergie en tout cas vous ont mis des couteaux dans le dos non non non non pas du tout par réaction à la situation telle que je l'ai vécue et au fond autant je pense que l'Europe a ses vertus et que la France doit faire partie de l'Union Européenne mais doit prendre des initiatives pour renforcer son influence à Bruxelles parce que c'est loin d'être le cas autant dans le domaine spécifique de l'énergie je pense que la France aurait intérêt à faire comme l'a fait l'Espagne ou le Portugal en disant moi cette Europe de l'énergie ne me convient pas tant qu'on ne change pas les règles je prends une certaine distance par rapport dans ce secteur là à l'Europe l'Espagne et le Portugal n'ont pas été virés de l'Europe je crois que j'ai répondu j'ai dit que l'Europe s'était éloignée de ses objectifs de départ c'est à dire l'accès à l'énergie c'était le charbon et l'acier ensuite ça a été en atome et bien l'Europe aujourd'hui ne respecte même pas la commission ne respecte même pas les termes du traité en atome dans lequel il est écrit qu'il faut soutenir et développer le nucléaire civil l'Europe doit se réformer profondément et la France devrait être le moteur de cette réforme des personnalités

2:07:39
Présentateur

on n'a plus le temps on va se faire flinguer notre économie

2:07:41
Invité

mais d'un autre côté nous n'avons pas d'autre solution on ne peut pas décréter du jour au lendemain qu'on sort de l'Europe

2:07:50
Présentateur

alors si on ne peut pas décréter de sortir de l'Europe est-ce qu'on peut un peu mettre l'Allemagne en laisse parce que je crois bien qu'il y a de l'électricité allemande qui transite par chez nous

2:07:57
Invité

qu'on pourrait leur péter de temps en temps oui mais ça nous venons de le dire la France n'a pas défendu son nucléaire à Bruxelles quand il le fallait la France n'a pas défendu son nucléaire à Bruxelles alors maintenant il faut rattraper alors il y a eu des choses qui ont été faites en particulier la France a créé l'union des états pour le nucléaire et le patronat français et européen s'est également uni dans le même esprit donc ça bouge ça ne bouge pas assez vite parce que l'Europe est une de ses grandes faiblesses c'est que c'est une énorme masse qui réagit avec une inertie gigantesque mais le vrai problème de l'Europe l'un des vrais problèmes c'est le poids des lobbies il y a des dizaines de milliers de lobbyistes à Bruxelles et les français sont nuls dans le lobbyisme je le dis pour nos entreprises comme je le dis pour l'énergie comme je le dis pour notre agriculture on se fait promener nous sommes des amateurs et ces lobbyistes se font financer par l'étranger par tel ou tel état par tel ou tel filière et nous on n'est pas à la hauteur d'accord

2:09:07
Présentateur

mais quand vous vous dites

2:09:09
Locuteur

nous

2:09:09
Invité

c'est nos élus au parlement européen oui oui bien sûr mais nos élus au parlement européen ne sont pas assez présents un certain nombre d'entre eux sont actifs mais pas suffisamment tous et puis ils se dispersent dans différents groupes et ils se tapent dessus il faudrait être beaucoup plus exigeant sur le bilan du travail de nos parlementaires européens beaucoup plus exigeant sur le bilan de notre représentation française à Bruxelles et qu'on nomme là-bas quand on nomme un commissaire on ne nomme pas l'ami d'un tel mais on nomme des gens qui sont câblés

2:09:46
Présentateur

quand je vous écoute c'est Yaka Faucon c'est pas bien c'est les écolos et on peut faire l'expérience inverse les allemands qui se sont fait financer du moins les écolos allemands qui se sont fait financer par Gazprom ou qui ont été financés par leur propre état pour nous mettre des low kick dans les genoux et nous mettre à terre pour nous mettre en laisse pour qu'on puisse suivre l'Allemagne c'est parce que vous n'avez pas été suffisamment bon

2:10:13
Invité

je pense qu'effectivement la France je vous l'ai dit ne s'est pas défendue n'a pas défendu et ne défend pas assez ses intérêts mais ça c'est il faut attaquer mais tout ça est politique c'est à dire qu'il faut que les formations politiques qui font élire des parlementaires européens les gouvernements qui désignent nos représentants officiels à Bruxelles leur mettent des exigences et qu'on voit ce qu'ils font et une feuille de route

2:10:43
Présentateur

ok non mais là les exigences elles vont être mises sur la table ça risque de mal se terminer dans la rue parce que l'inflation ne mélangeons pas tout les licenciements notre industrie qui calanche on se fait racheter par Pierre-Paul-Jacques il va nous rester quoi ? rien donc les exigences

2:11:03
Invité

elles vont être vides non ? nous n'allons pas si loin la France reste la France reste quand même un pays qui a des atouts considérables qu'est-ce qui reste ? nous avons quand même toujours une agriculture une industrie

2:11:18
Présentateur

ah bon ? oui le mercosur le prix des intrants bien sûr

2:11:22
Invité

mais bien sûr que tout ça les normes les normes européennes j'abonde ceux que vous disent dites avec les normes européennes il y a eu des tentatives il y a eu notamment une loi nous avons eu une loi qui vient d'être il nous reste quoi d'autre ? l'agriculture il vient d'y avoir une loi quoi d'autre ? qui a essayé de protéger quelques secteurs agricoles elle a été annulée par un certain nombre de ses dispositions par le conseil constitutionnel c'est tout ça qu'il faut il nous reste quoi d'autre ?

il nous reste une industrie une industrie aéronautique nous avons des industries qui sont encore qui occupent à peu près plus de 10% de notre PIB c'est très loin de ce que nous avons eu c'est très loin de l'Italie c'est en dessous de l'Italie c'est très loin de la Suisse c'est surtout très loin de l'Allemagne donc nous avons ça nous avons aussi les services nous avons des services qui sont importants la dette on fait quoi avec la dette ?

il faut faire les réformes que je vous ai dites tout à l'heure dans le domaine des retraites de la maladie et des collectivités locales et puis je n'ai pas les capacités maintenant mais je vous donne des directions vous me questionnez je vous donne des directions

2:12:31
Présentateur

Henri quelque chose à rajouter sur la dette ? enfin sur la dette la bamboche est finie pardon ? la bamboche est finie avec la dette ?

2:12:45
Invité

la seule manière de traiter le problème de la dette c'est de réduire les dépenses et d'augmenter les recettes c'est vieux comme le monde réduire les dépenses c'est pas supprimer deux jours de travail c'est réduire les vraies dépenses c'est à dire le nombre de fonctionnaires des agences inutiles des systèmes lourds lourds regardez on a créé des grandes régions on a laissé les anciennes régions en place on a un millefeuille administratif qu'aucun pays au monde ne connaît alors qu'on n'est même pas fédéral on est un pays normalement centralisé donc il y a des gaspillages Bernard le disait tout à l'heure on a une augmentation des effectifs de collectivité locale que rien ne justifie rien même pas la population qui baisse

2:13:40
Présentateur

c'est des subordations de vote ?

2:13:41
Invité

non non non c'est un laissez aller c'est un laissez aller c'est un manque d'énergie un manque de lucidité etc.

et puis sur l'Europe moi je suis partisan de la méthode un peu forte c'est à dire au fond dire dans un domaine particulier si on n'est pas d'accord on sort du système européen on le dit on prend on sort pour 3 ans on dit pendant 3 ans ou 4 ans nous prenons nos distances par rapport au système européen et puis on l'assume mais on ne fait pas des demi-mesures dans le cas précis mettre la France à l'abri d'un système européen absurde où on va en plus nous imposer de nouvelles contraintes donc les interconnexions en particulier c'est vraiment se mettre à l'abri d'une hystérie collective et d'un massacre à venir je suis partisan de ça la question qui est soulevée c'est effectivement et ça peut s'étudier c'est de prendre nos distances sur les contraintes que l'Europe a mis sur notre système énergétique et auquel nous nous sommes soumises et qui explique la situation avec laquelle nous sommes effectivement ça c'est une voie ça ne veut pas dire sortir de l'Europe ça veut dire ce qu'ont fait les espagnols encore une fois les portugais ils n'ont pas été virés d'Europe ils ont dit écoutez nous dans les circonstances actuelles on préfère prendre de la distance par rapport à ça

2:15:06
Présentateur

on les a laissé faire pourquoi ?

2:15:09
Invité

on les a laissé faire parce que soi-disant leurs interconnexions avec le reste de l'Europe sont limitées ce qui est exact il n'y a pas beaucoup d'interconnexions électriques qui passent nécessairement par la France

2:15:24
Présentateur

ils s'exposent bien sûr au même prix d'électricité à une augmentation

2:15:27
Invité

et donc cette disposition est intervenue au moment où le prix du gaz a explosé et donc les pays de la péninsule ibérique l'Espagne et le Portugal ont obtenu de l'Europe que le gouvernement puisse subventionner les producteurs d'électricité espagnoles et portugais ce qui évidemment a conduit à avoir une électricité qui in fine était moins chère et d'ailleurs il y a eu des délocalisations des états membres vers les états de la péninsule ibérique ce qui veut dire que même si là il y avait l'argument des interconnexions si la France avait une volonté de faire et le courage d'aller jusqu'à la crise ça pourrait se faire mais c'est une question encore une fois de courage et de volonté politique alors on ne peut pas avoir de la volonté dans tous les domaines parce que sinon mais dans certains secteurs ou un ou deux secteurs je pense qu'on peut se paraître de dire Pousse sur ce sujet particulier et compte tenu de l'histoire et compte tenu de la spécificité française c'est vrai que le parc nucléaire français est spécifique il n'y a pas d'autre comparable à l'Europe et bien on continuera à alimenter nos pays voisins et à délivrer de l'énergie à travers les interconnexions mais on reprend la maîtrise d'un système électrique au moins pour une période déterminée

2:16:49
Présentateur

Question internet Les écolos sont pointés du doigt depuis le début soit que pensent-ils de l'affaire Alstom General Electric en termes d'indépendance énergétique

2:16:59
Invité

Il y a eu une commission qui a été Oui on sait très bien ce qu'il en est Alstom est une catastrophe enfin ça a été voulu par un pouvoir politique et par des intérêts industriels enfin financiers on a vendu Alstom aux américains à un prix dérisoire on l'a racheté deux fois plus cher en leur lançant la propriété de la technologie pour les deux Amériques voilà C'est un scandale Un scandale ? C'est un scandale qui a été détaillé dans une commission d'enquête de l'Assemblée nationale J'ai l'impression

2:17:38
Présentateur

que la commission d'enquête en fait c'est cosmétique parce qu'une commission d'enquête normalement il y a des têtes qui tombent des têtes qui roulent des gens derrière les barreaux des gens qui remboursent des gens qui sont virés

2:17:48
Invité

là il y a quoi ? Alors ça c'est vous soulevez une question très intéressante Merci

2:17:53
Présentateur

ça me fait plaisir

2:17:54
Invité

Mais je peux vous le redire si vous voulez Encore ? Et puis on caresserait un petit peu derrière la tête Qui est qu'on peut faire les pires bêtises en disant c'est un choix politique et on n'est pas sanctionné Si vous êtes comme ça à la tête d'une petite boîte d'une moyenne boîte et d'une grosse boîte vous êtes viré immédiatement voire vous êtes poursuivi On est poursuivi sur vos biens personnels Donc là il y a un problème et personnellement je pense qu'il faudrait étudier Alors les commissions d'enquête sont conduites à l'inefficacité lorsqu'elles interviennent Je dirais qu'elles mettent en cause le courant politique qui est en fonction Et là c'est plus compliqué

2:18:38
Présentateur

Il vaut mieux faire une commission d'enquête quand on est encore au pouvoir parce que comme ça on se tranquille

2:18:42
Invité

C'est le cas Mais c'est le cas

2:18:43
Présentateur

Admettons que le Front National passe et qu'on relance Rassemblement National Oui par exemple Rassemblement National Jordan Marine Bon eux ils passent On relance une commission d'enquête On a le droit de relancer une commission d'enquête pour voir un petit peu qui a fait les malins

2:18:59
Invité

Oui oui Les commissions d'enquête c'est une décision du bureau des assemblées mais à l'Assemblée Nationale et c'était ce que j'avais mis dans le règlement Chaque groupe politique a droit un tirage un droit de tirage sur les commissions d'enquête Oui c'est possible

2:19:15
Présentateur

On arrive à la fin de notre interview Je vais vous poser une question Trois bouquins Pendant qu'Henri nous donne trois bouquins je vais regarder les questions que notre communauté va nous faire remonter donc ça va vous laisser un peu de temps pour voter Henri Trois livres à conseiller à notre communauté autre que Tintin Pourquoi autre ?

2:19:40
Invité

Ma culture c'est Tintin mais j'ai vécu dans Tintin donc non mais il y a plein de livres qui méritent d'être lus mais moi j'adore les romans policiers donc

2:19:51
Présentateur

Le dernier livre de Bruno Le Maire

2:19:53
Invité

ça ne m'est pas venu à l'idée mais c'est un tort vraisemblablement moi j'aime beaucoup les polars

2:20:04
Présentateur

pendant que vous réfléchissez question internet on ne peut pas réformer l'Union Européenne il faut 54 entités pour changer une virgule ces hommes sont incapables de penser en dehors du cadre de l'Union Européenne ils sont où les français ceux qu'on appelait la Furiosa Francesca après la révolution ça c'était destiné à Bernard bon alors les livres encore deux minutes le temps de chercher Bernard vous voulez répondre à ça elle est où la Furiosa Francesca

2:20:33
Invité

il faut faire avec les réalités on ne peut pas du jour au lendemain changer ce qui s'impose donc ce qui est possible c'est domaine par domaine de régler un certain nombre de problèmes je pense que c'est à la portée d'un gouvernement qui l'annoncerait en prendrait l'engagement devant les français qui serait conduit au pouvoir par les français et qui à ce titre pourrait faire valoir ses intentions de réforme de se retirer de tel ou tel domaine à ce moment là l'Europe tient compte en général de la volonté des peuples des états membres

2:21:09
Présentateur

on va à la guerre avec les russes là ou pas qu'est-ce que vous en pensez

2:21:11
Invité

je pense que la situation géopolitique mondiale est effectivement extrêmement inquiétante que les pays du sud global globalement des pays qui ne sont pas des pays démocratiques sont désormais rassemblés alliés cèdent dans la guerre contre l'Ukraine et qu'en face les pays occidentaux sont dans le doute compte tenu des décisions assez brutales du président Trump même s'il a rappelé aux Européens qu'ils devaient ils auraient dû depuis longtemps mettre davantage la main à la poche pour leur propre défense et puis il ne faut quand même pas oublier que nous venons de vivre et nous vivons encore la plus longue période de paix en France sur notre territoire métropolitain

2:22:05
Présentateur

et que l'homme n'a pas changé

2:22:09
Invité

et que par conséquent nous devons savoir et nous devrions savoir et nous n'aurions pas dû oublier qu'une guerre peut à nouveau survenir j'en profite

2:22:20
Présentateur

d'avoir un politicien ou politique en face de moi non j'ai fini la politique bon feu politique j'ai l'impression que les politiques de nos jours la guerre économique pour eux comme c'est pas une guerre pompant avec des balles des morts ah bon on est en paix on se fait saccager notre industrie on se fait saccager nos contrats on se fait écouter il y a des gens de l'autre côté de l'Atlantique qui nous font des croche-packs mais la Pax Americana tout va bien tout c'est bien ça se passe bien là on est la vraie guerre

2:22:52
Invité

en réalité on ne mesure jamais que tout est en train de changer autour de nous et la guerre ne sera plus ce qu'elle était la guerre les 14 la deuxième guerre mondiale c'était des affrontements différents on voit bien qu'aujourd'hui la cyber guerre les guerres d'influence peuvent être presque plus dommageables

2:23:15
Présentateur

Bernard c'est quoi l'ordre mélien pardon c'est quoi l'ordre mélien je ne sais pas ce que c'est c'est un truc qui est vieux comme Mathieu Zalem Henri trois livres

2:23:25
Invité

oh j'ai du mal à dire moi j'adore les bouquins d'histoire j'adore les bouquins de science-fiction et j'adore les romans policiers donc j'en lis

2:23:35
Présentateur

un auteur de science-fiction

2:23:36
Invité

Lovecraft Isaac oui Isaac

2:23:43
Présentateur

c'est pas mal

2:23:44
Invité

fantastique mais on en a eu tellement

2:23:47
Présentateur

Ray Bradbury moins moins enfin Fahrenheit c'était pas mal quand même oui oui c'était pas mal enfin Isaac c'est quand même autre chose Fondation

2:23:59
Invité

oui extraordinaire le monde des nones mais je il y a une liste impressionnante j'ai dévoré ça pendant des années et je retrouve d'ailleurs aujourd'hui je me surprends à constater que le monde actuel ressemble beaucoup à ce qui figurait dans ces romans là

2:24:22
Présentateur

c'était des romans de prospective

2:24:24
Invité

un peu ça se voulait pas dans de prospective en fait mais mais on retrouve la déraison actuelle fait qu'on retrouve quand même beaucoup de de résonance dans ces bouquins qui quand on les relit effectivement ressemblent à des romans d'anticipation

2:24:44
Présentateur

Bernard les outils démocratiques directs façon suisse c'est bien ou c'est pas bien

2:24:50
Invité

les outils alors la démocratie directe soulève la question de l'efficacité et de l'influence des groupes activistes c'est à dire que si on décide de faire une consultation directe ce qu'on appelle la démocratie participative c'est à dire un petit groupe qui va donner des idées là sur l'environnement le climat là sur la fin de vie manifestement on est obligé enfin concrètement on est obligé de former ces gens là on va les formater c'est un petit groupe et quelques-uns d'entre eux vont convaincre le groupe ou les formateurs auront convaincu le groupe donc je suis très réservé vis-à-vis de la démocratie participative néanmoins je pense qu'il faut recueillir l'avis des français individuellement quand je présidais l'assemblée j'avais essayé de mettre en place un dispositif qui permettait à tous les internautes à tous les français d'émettre leur avis sur tel ou tel projet de loi tel ou tel problème et le rapporteur du texte aurait eu connaissance de tout cela et aurait pu en faire la synthèse et en tenir ou ne pas en tenir compte selon ses choix et la volonté du parlement

2:26:01
Présentateur

question internet qui est dure Bernard je vais quand même vous la poser c'est une question un peu provocatrice monsieur Bernard à quoi y est pensez-vous que les Nicolas qui paient vont bien vouloir continuer à financer les boomers comme vous comment allez-vous survivre à vos vieux jours

2:26:21
Invité

mais non c'est évidemment quelque chose qui va se concrétiser on n'a pas prévu le financement du vieillissement de la population les retraites et les soins aux personnes âgées dont les prix explosent et par conséquent la réalité va s'imposer les couvertures vont diminuer probablement le panier de soins va se restreindre et les retraites baisseront c'est malheureusement l'arithmétique qui va s'imposer et ce que je vous disais tout à l'heure le refus des réalités et le problème auquel nous sommes confrontés toutes générations confondues les boomers comme les autres

2:27:03
Présentateur

question internet encore pour Bernard vous avez vraiment énervé notre communauté aujourd'hui est-ce que Bernard dit qu'on ne peut pas faire n'importe quoi et se retirer de l'Union Européenne parce qu'il a peur de ce qui arriverait point d'interrogation est-ce qu'il ne se sent pas est-ce qu'il ne sent pas que le peuple français se rapproche du seuil auquel il a plus peur de ne pas pouvoir nourrir ses enfants que d'avoir peur de lendemain inconnu

2:27:32
Invité

mais évidemment que je suis parfaitement lucide vis-à-vis du toboggan sur lequel notre pays hélas est engagé qui est un toboggan qui va et qui a déjà appauvri notre pays par rapport aux citoyens des autres nations j'ai évoqué la question des différentes générations mais encore une fois ce n'est pas parce qu'on va dans une situation extrêmement dangereuse pour les politiques ou pour nous ?

non pour le pays et pour les citoyens il n'y a que ça qui est important il faut mesurer les retombées de ce que l'on engage bon prenons le cas de la politique agricole la politique agricole si on rompt avec l'Europe il n'y a plus d'agriculture française c'est fini même si l'Europe fait beaucoup de mal à nos agriculteurs malgré tout elle contribue à leur survie

2:28:33
Présentateur

comment ? on donne combien à l'Union Européenne ? je ne peux pas vous donner le chiffre je n'ai pas présent

2:28:39
Invité

à l'esprit

2:28:40
Présentateur

c'est en milliards

2:28:41
Invité

évidemment

2:28:42
Présentateur

et si on arrête de donner à l'Union Européenne et qu'on file directement à nos agriculteurs

2:28:47
Invité

encore une fois on est tenu par des traités c'est facile de dire il n'y a qu'à faire ceci il n'y a qu'à faire cela enfin il y a quand même dans toute société il y a des règles du jeu donc il faut rester raisonnable même s'il faut être audacieux s'il faut avoir le courage s'il faut reconnaître les bêtises il faut quand même rester réaliste question pour Henri

2:29:09
Présentateur

vous avez lu d'une ou vous avez vu d'une d'une l'épice les gros vers non c'est dommage bon la question c'était l'avenir de l'énergie suivra-t-il le même que l'épice dans d'une il faut regarder d'une il faut lire d'une pardon non ah bah là il faut lire d'une ah si là c'est obligatoire non mais moi j'apprends quelque chose ce soir ah bah là obligatoire d'une deuxième épisode encore meilleur

2:29:37
Invité

Bernard trois livres moi je me suis mis à lire tardivement parce que j'ai été accaparé par ma vie professionnelle

2:29:46
Présentateur

tardivement parce que vous aviez des retards

2:29:48
Invité

oui j'ai pas lu quand j'étais jeune quand j'étais plus intéressé par les maths, la physique, la médecine que par les bouquins et puis j'avais pas le temps donc j'ai pas lu je me suis mis assez tardivement à lire quand j'en ai eu le temps et donc j'ai quelques livres que j'ai commencé par lire qui étaient des livres connus est-ce que vous bloquez tout de suite ? oui

2:30:09
Présentateur

comment il s'appelle votre dernier bouquin ?

2:30:11
Invité

alors celui que je suis en train de lire en ce moment

2:30:13
Présentateur

non, le vôtre à vous

2:30:14
Invité

alors le dernier c'était une affaire d'état la tentative de s'abordage du nucléaire français

2:30:21
Présentateur

quelles éditions ?

2:30:23
Invité

Hugo quel tarif ? moins de 20 euros touché combien là-dessus ? zéro j'ai touché zéro mais pourtant

2:30:32
Présentateur

touché combien en retraite de l'Assemblée Nationale ?

2:30:35
Invité

c'est une retraite de l'Assemblée Nationale qui s'établit autour de 4 000 euros

2:30:39
Présentateur

net, brut ?

2:30:41
Invité

net

2:30:42
Présentateur

vous êtes pour ou contre le fait qu'on va taxer un peu plus les pensions de retraite ?

2:30:48
Invité

je pense que de toute façon si les revenus sont taxés les pensions de retraite le seront y compris avec l'avantage des 10% pour frais professionnels

2:31:00
Présentateur

et est-ce qu'il faut taxer l'épargne des Français ou est-ce qu'il faut l'inciter à être reouté vers la défense ?

2:31:07
Invité

écoutez ça c'est technique je ne peux pas répondre à cette question

2:31:10
Présentateur

oui

2:31:10
Invité

moi je vois aussi la toute idée de taxation de l'épargne parce que l'épargne c'est ce qui reste après qu'on ait déjà été ponctionné par l'impôt à un niveau incomparablement plus élevé que le reste du monde pourquoi l'orienter vers la défense plutôt que vers autre chose ? ça n'a pas de raison l'épargne des Français n'a pas à être orienté laissons aux Français au moins la liberté de savoir ce qu'ils font de leur épargne

2:31:37
Présentateur

en général ils le gèrent mieux que l'État plutôt question une dernière vous êtes pour le partage de l'arme nucléaire ou pas ?

2:31:46
Locuteur

non

2:31:46
Invité

on ne peut pas partager parce qu'il y a quelqu'un qui appuie sur le bouton et donc ça c'est une décision nationale les trois livres Bernard ?

les trois livres celui que je suis en train de lire en ce moment et qui me passionne c'est le bouquin d'un sociologue que j'aime bien qui s'appelle Gérard Bronner qui s'appelle à l'assaut du réel c'est-à-dire qu'il développe ce que je vous ai dit le fait que les Français les générations qui se succèdent depuis plusieurs décennies refusent de voir le réel les problèmes tels qu'ils sont l'avenir tel qu'il est les difficultés et puis dans les bouquins que j'ai lus parce que je voulais lire des livres connus j'entendais toujours des gens cultivés en parler donc ça me tracassait de ne pas les avoir lus ceux qui m'ont le plus marqué c'est l'étranger de Camus et puis évidemment le bouquin d'Orwell 1984

2:32:40
Présentateur

Il y a un commentaire Bernard un traité ça se dénonce quand c'est inique ?

2:32:48
Invité

C'est surtout qu'avant de dénoncer un traité on peut aussi ce que la France ne fait pas attaquer les décisions de la Commission européenne quand elle ne respecte pas les traités or la France qui se veut consensuelle qui ne veut pas rentrer en crise avec la Commission ne le fait pas souvenons-nous de De Gaulle qui lui n'avait pas hésité à pratiquer la politique de la chaise vide

2:33:11
Présentateur

Henri, un conseil pour les jeunes générations ? Une bouteille à la mer ? Quelque chose qui restera impérissable ?

2:33:18
Invité

Beaucoup de sujets J'ai essayé de communiquer aux jeunes parce que j'ai essayé de former j'avais créé une école d'apprentissage qui était la référence en la matière donc faites-vous confiance à vous-même prenez votre destin en main n'attendez pas toujours qu'on vous prenne par la main Deuxièmement tout le monde a dans sa vie des opportunités sachez les saisir c'est-à-dire quand les opportunités se présentent il ne faut pas hésiter il faut avoir l'audace en tout cas en toute lucidité les saisir et puis trois au lieu de regarder toujours vers le haut pour voir si vous méritez je dirais la reconnaissance de vos chefs regardez autour de vous et demandez-vous si vous méritez le respect de vos collaborateurs parce que c'est beaucoup plus fort et que ceux qui vous portent vous porteront beaucoup plus durablement et beaucoup plus haut que ceux qui vous tirent

2:34:30
Présentateur

avant de demander la même question à Bernard je dédie message personnel je dédie cette émission à Olivier Marlex et à Loïc Lefloc Prigent Bernard un conseil pour les jeunes générations une bouteille à la mer quelque chose d'impérissable

2:34:47
Invité

croyez en vous ayez une espérance parce que vous avez la chance d'être français de vivre dans un pays qui est un des plus beaux du monde avec des atouts incroyables et réveillez le pays c'est votre génération qui peut le réveiller et c'est vous-même qui bénéficierait de ce réveil

2:35:09
Présentateur

Bernard-Henri merci merci merci