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interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous !· 29 octobre 2025 88 min

L'intégrale du mercredi 29 octobre

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Très très très heureux de vous retrouver ce matin encore pour faire le tour de l'actualité. J'espère que vous allez bien. Installez-vous confortablement. Voici le programme de ce mercredi. Un compromis où la censure du gouvernement fera le point dans cette émission sur les débats budgétaires en cours à l'Assemblée nationale. Est-ce qu'un accord se dessine sur la taxation des ultra-riches ? Trois élus seront sur ce plateau dans une heure. Ils en débattront.

L'ERN ne votera pas la taxe Zuckman qui sera examinée dans les prochaines heures, les prochains jours à l'Assemblée nationale. Le parti avait pourtant permis son adoption il y a quelques mois. Qu'est-ce qui a changé depuis ? On posera la question au député Jean-Philippe Tanguy dans une demi-heure. Dix jours après le vol du musée du Louvre, Rachida Dati était auditionnée hier au Sénat. Elle est revenue sur les défaillances en matière de sécurité. La ministre de la Culture a-t-elle convaincu ? On posera la question au sénateur LR, Max Brisson, dans un instant. Et puis, il y a un an, le département de la Loire était victime d'inondations spectaculaires.

Est-ce que les conséquences ont été tirées ? Vous verrez que les sapeurs-pompiers s'entraînent et se préparent à affronter à nouveau l'imprévisible reportage à suivre dans cette émission. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Mais d'abord, comme chaque matin, le tour de l'actualité, c'est avec Rémi Guillaume. Bonjour. Bonjour, Steve. Les débats budgétaires se poursuivent à l'Assemblée nationale. Hier, l'Assemblée a voté pour la taxation des multinationales et des GAFAM contre l'avis du gouvernement. Oui, les députés ont voté hier un doublement du taux de la taxe des GAFAM.

Mais aussi, ils ont adopté une taxe proposée par la France Insoumise pour taxer les bénéfices des multinationales proportionnellement à leur activité réalisée en France. On écoute le sujet d'Adriapin qui est revenu sur ces débats à l'Assemblée. Contre toute attente dans la soirée, les députés votent très largement pour cette taxe.

2:10
Jean-Philippe Tanguy

Un impôt sur les multinationales est approuvé par la gauche et le RN. Proposée par LFI, cette mesure est inspirée par les travaux de l'association Attaque et de l'économiste Gabriel Zuckman. Face à cette nouvelle taxe, le camp présidentiel s'indigne. En plus de cette mesure, les députés ont aussi voté pour doubler la taxe sur les GAFAM, passant de 3 à 6%. En dépit de l'opposition du gouvernement, très inquiets de représailles de Donald Trump, ce qui amuse le RN.

2:51
Présentateur

C'est la lutte contre la fraude fiscale. Et donc, en fait, ce qui est très drôle depuis quelques temps, c'est que les prises de parole du Bloc central et de LR soutiennent la fraude fiscale des multinationales américaines.

3:04
Jean-Philippe Tanguy

Une nouvelle taxe qui passe très mal au Sénat, où la majorité est composée de la droite et du centre. La droite sénatoriale affiche déjà une position ferme pour la suite de l'examen du budget. Nous sommes le pays qui a les prélèvements obligatoires les plus importants et quelle que soit la nature des impôts nouveaux qui pourraient voir le jour, nous y sommes opposés. Les débats budgétaires se poursuivent toujours à l'Assemblée avec un bras de fer à venir au sujet de la taxe Zuckmann sur les hauts patrimoines. Le gouvernement martèle son opposition, y compris à la version allégée proposée par les socialistes.

3:33
Présentateur

Les textes sur la fin de vie reviennent au Parlement ? Oui, le gouvernement a annoncé hier le retour du débat autour de la fin de vie, notamment sur les soins palliatifs et l'aide à mourir. Un texte qui devrait revenir au Parlement dès janvier prochain au Sénat et puis en février à l'Assemblée nationale, avec l'objectif clair que le texte devra être tranché avant la présidentielle de 2027. On écoute le rapporteur de la proposition de loi, Olivier Falorni, qui revient sur les conditions du retour de ce texte.

4:01
Invité

La première condition, c'est que le groupe LR majoritaire au Sénat arrête d'organiser méthodiquement l'enlisement de ce texte. Donc, cela suppose que le blocage au Sénat s'arrête, cela suppose qu'il y a un budget d'adopté à la fin de l'année, cela suppose qu'il n'y ait pas de censure, cela suppose qu'il n'y ait pas de dissolution, beaucoup de conditions encore à relever.

4:25
Présentateur

Rémi en en parlait, le Sénat a adopté hier un projet de loi pour lutter contre la vie chère en Outre-mer. En effet, on sait que la différence de prix entre la métropole et les territoires ultramarins peuvent atteindre les 42% sur les produits alimentaires. Une urgence à régler, selon Lecornu, raison pour laquelle le Sénat a adopté un projet de loi hier contre la vie chère en Outre-mer avant que l'Assemblée nationale ne se prononce. Malheureusement, à ce jour, le texte n'a pas totalement convaincu puisque de nombreux élus ultramarins se sont abstenus, jugeant les mesures prises insuffisantes. Le Parlement va intégrer la notion de consentement à la définition du viol.

Cet après-midi, à 16h30, les membres de la commission mixte paritaire regroupant députés et sénateurs se réunissent sur la proposition de loi visant à modifier la définition pénale du viol et des agressions sexuelles. Ce texte doit permettre d'uniformiser les décisions de justice et de faciliter les qualifications des faits afin de mieux lutter contre les violences sexuelles et davantage les sanctionner. Et puis dans l'actualité internationale, Israël qui a mené des frappes sur Gaza hier. On décompte au moins 38 morts et des dizaines de blessés selon l'AFP suite aux frappes aériennes israéliennes qui ont touché la bande de Gaza aux alentours de l'hôpital Al-Shifa notamment.

Israël a justifié ces bombardements en raison d'une attaque que ses soldats ont subie hier à Rafa. Malgré l'accord de cesser le feu du 10 octobre dernier, la situation reste très instable. Merci beaucoup Rémi. On se retrouve un peu plus tard pour votre chronique. Bonjour Max Brisson. Bonjour. Sénateur LR des Pyrénées-Atlantiques, vice-président de la commission de la culture. On va revenir évidemment sur toutes ces actualités avec vous. Mais d'abord, si vous n'avez pas encore eu le temps de lire la presse régionale, la voici derrière moi avec cette U notamment du progrès qui titre sur les enfants, d'hileurs et parle de spirale infernale.

On parle de tout petit qui se retrouve à faire le guet pour prévenir de l'arrivée de la police. Le progrès met en garde contre ces enfants de plus en plus jeunes qui sont intégrés au trafic de drogue. Ouest France revient sur l'accès aux soins qui demeure inéquitable après un AVC. En France, chaque année, plus de 122 000 personnes sont hospitalisées pour un AVC. Et pourtant, nous dit Ouest France, l'accès aux soins spécialisés reste largement insuffisant. Et puis le courrier Picard qui nous dit que les Amiensnois soutiennent Brigitte Macron.

Dix cyberharceleurs sont jugés par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir relayé l'infoc sur le genre de la première dame, la décision du tribunal sera rendue le 5 janvier de l'année prochaine. Monsieur le sénateur, laquelle de ces 3-1 retient votre attention ?

Je prendrai celle du progrès, même si les deux autres titres de Ouest France et le courrier Picard ont leur importance, parce que le combat contre les narcotrafiques est essentiel, parce que l'on voit très bien aujourd'hui qu'il congrène la société, qu'il touche des jeunes, de plus en plus jeunes, voire même des enfants, qu'il y a donc là une exploitation par des mafias qu'il faut combattre, derrière la misère qu'abouffe également, que transgressent ces deals, que transgressent ce trafic.

Il y a aussi des mafias, c'est dans cette maison, et de manière de dire transpartisane, avec Étienne Blanc qui a partagé au groupe Les Républicains et Jérôme Durand qui appartenait au groupe socialiste, qui a été commencé un travail de fond, qui s'est traduit par un projet de loi qu'a porté l'ancien ministre intérieur Bruno Rotaillot. Et ce combat, c'est un combat sans ce qu'il faut mener, c'est un combat pour notre liberté, pour notre société. Sinon, notre pays pourra devenir un pays narcotrafiquant et être en tout cas dans les mains de mafias. On voit très bien qu'elles congrènent des parts entières du territoire et de notre société. Cela suffit, il faut que l'État y mette tous les moyens.

Il faut que de manière transpartisane, de manière consensuelle, l'ensemble des forces politiques accompagne l'État dans ce combat. L'actualité, c'est donc ces débats budgétaires qui s'étirent en longueur à l'Assemblée nationale. Est-ce qu'à ce rythme, on pourra voter la partie recette comme c'est prévu le 4 novembre prochain, mardi prochain, selon vous ? Ça, il faut le demander aux députés, à leur capacité de modération. Ici, au Sénat, nous travaillerons la copie que nous recevons. Je constate aujourd'hui qu'il y a pas mal de frénésies fiscales.

Le président du groupe, Mathieu Darnot, vient de dire sur votre antenne que nous sommes déjà le pays dont les prélèvements obligatoires sont les plus élevés du monde. Je ne dis pas qu'ici ou là, il ne faille pas lutter contre telle ou telle forme d'optimisation fiscale, comme l'on dit. Mais en tout cas, il faut que l'on ait la main légère en matière de fiscalité. Ça ne me semble pas être le cas. Il faut aussi qu'on s'interroge. Ce qui ne me semble pas le cas aujourd'hui de l'Assemblée, qui certes examine la partie recette du budget, des économies nécessaires. Déjà, le Premier ministre a baissé la voilure. On était à 4,7% du PIB dans le projet de François Béroud. On est tombé à 5%.

Donc économie, économie, et puis modération fiscale. C'est ce qu'on fera en tous les cas l'Assemblée nationale au Sénat. Sur les recettes, il est évidemment question de cette fameuse taxe Zuckman qui sera examinée sans doute avant la fin de la semaine. Pour vous, un compromis est impossible sur cette question de la taxe Zuckman ? Si c'était la panacée, tous les pays d'Europe l'auraient choisi. Nous n'allons pas faire comme nous avons l'habitude de faire. Il y a l'europort de l'âge de la retraite. Il y a eu dans le passé 35 heures. Nous sommes les meilleurs du monde. On a les socialistes uniques.

Et on a des socialistes qui ont une inventivité extraordinaire pour prendre des décisions que les autres socialistes en Europe ne prennent pas. Et on s'aperçoit 20 ans après que notre pays a reculé. Donc de grâce, essayons de regarder ce que font les socialistes en Espagne, les socialistes au Danemark, et pas les socialistes français qui sont les seuls dans leur genre. Les seuls à parler frénésie fiscale. Les seuls à envisager cette taxe Zuckman. Si c'était la panacée, croyez-moi, elle existerait dans les autres pays d'Europe. Donc aujourd'hui... Aucun compromis possible sur la taxation des ultra-riches de manière générale. Sur l'optimisation fiscale, peut-être, certainement.

Sans imaginer que c'est la panacée. Vous savez, il y a une vieille formule en économie. Trop d'impôts, tu l'impôts. On y est en plein dedans. Alors, disons-nous bien aujourd'hui que faire croire aux Français que la question c'est de taxer les riches, c'est facile, ça évite une vraie réflexion sur le train de vie de l'État, sur les agences, sur les doublons, sur tout ce qui est... La main n'empêche pas l'autre, c'est-à-dire. Non, mais dire qu'on va régler le problème en s'exonérant d'un travail de fond, c'est mentir aux Français. Et le mensonge est quelque chose de malheureusement trop répandu dans ce débat aujourd'hui à l'Assemblée nationale.

Non, l'affaire ne se réglera pas par la taxation des riches, contrairement à ce qui est dit à gauche, et parfois, contrairement à ceux qui tenteraient de baigner le débat national. Et cela est extrêmement dangereux. Autre sujet de cette période budgétaire, la suspension de la réforme des retraites, elle sera examinée dans le cadre du budget de la Sécu. Est-ce que vous voterez cette suspension, Max Brisson ? Le président Larcher a dit clairement et nettement, et avec force, il a eu raison, que la majorité sénatoriale abandonnerait cette mesure, parce que là aussi, si c'était la panacée, les autres pays d'Europe le feraient. Les autres pays d'Europe font le contraire.

Pourquoi serions-nous meilleurs que les autres ? Pourquoi le contexte international s'arrêterait aux frontières de la France ? Comme l'a très bien dit Claude Maluret, lorsque nous avons reçu le Premier ministre lors du discours de politique générale, que le Premier ministre invite les premiers ministres socialistes d'Europe. Ils font le contraire de ce que proposent les socialistes français. Donc pourquoi ? Quelle est cette supériorité intellectuelle de la gauche française qui s'imagine meilleure que les autres et qui nous présente des solutions que les autres rejettent ? On comprend qu'il n'y aura pas de compromis possible en commission mixte paritaire, à vous entendre.

C'est soit la copie du Sénat, soit rien. Ce n'est pas nous qui avons décidé de se priver d'une arme constitutionnelle qui s'appelle le 49-3. Ce n'est pas nous qui avons ainsi désarticulé la constitution de la Vème République qui offre des armes à l'exécutif. Alors il y en a d'autres, fort heureusement, parce que la constitution est ici. Vous n'allez pas vous plaindre, vous parlementaire, de l'abandon du 49-3, Max Brisson ? Moi, je me plains de la manière dont trop souvent on foule au pied les institutions de la Vème République. Notre constitution était faite pour le génie français et parfois pour les travers du génie français et nous l'affaiblissons trop souvent.

Donc le 49-3 est une arme constitutionnelle qui est écrite dans notre loi fondamentale. C'est une arme que le Premier ministre a décidé d'abandonner. C'est son choix. Aujourd'hui, il a le revolver sous la tempe le revolver du Parti socialiste sur sa tempe. Moi, je ne regrette pas que nous ayons fait le choix collectivement de ne pas participer à ce gouvernement et je regrette que six de nos amis, qui aujourd'hui ne peuvent plus se référer des Républicains, aient fait ce triste choix. Alors dans l'actualité également, Max Brisson, les suites du vracage du Louvre. Hier, une délégation sénateur de la Commission de la Culture s'est rendue au PC Sécurité du musée.

Objectif, évaluer les conditions et les dispositifs de sécurité. Laurent Laffont, le président de la Commission, a estimé que de nombreuses améliorations sont encore à faire. Quelques heures plus tard, c'était Rachida Dati qui était auditionnée par les sénateurs. Écoutez.

13:15
Invité

Il n'y a pas eu de défaillance interne sur les dispositifs de sécurité tels qu'ils étaient installés à cette date et tels que les dispositifs installés de sécurité devaient fonctionner. Mais je le redis parce que c'est aussi important de le redire et de l'affirmer. Si ce vol spectaculaire a eu lieu, c'est donc un échec. C'est un échec pour tout le monde. C'est un échec aussi, un échec pour le musée du Louvre. Des failles sécuritaires ont bien existé. Elles ont bien existé et donc il faudra y remédier.

13:45
Présentateur

Vous avez été convaincu par Rachida Dati ? Non, parce qu'elle dit qu'il n'y a pas eu de défaillance interne et puis elle indique qu'il y a eu des failles. Donc il y a eu quelque peu de contradictions dans les propos de la ministre. La quête administrative devrait rendre ses conclusions. La seule chose qui m'importe, c'est qu'on établisse la chaîne des responsabilités. C'est-à-dire en démocratie, on fait confiance, on donne de la liberté, on est en responsabilité et si on est défaillant vis-à-vis de ses responsabilités, on est en train de sanctionner.

Il ne faut pas qu'on soit le champion du monde de la défausse dans la haute fonction publique parce que cela, l'opinion publique ne le supporte pas. On comprenne bien. Vous demandez le départ de Rachida Dati ? Je ne demande pas le départ de Rachida Dati. Rachida Dati est ministre de la Culture depuis un an. Elle a lancé le plan Renaissance du Louvre et la plupart des défaillances dont elle parle sont accumulées au cours des années. Mais il y a toute une hiérarchie. Il y a un personnel dans ce grand palais de la République, dans ce grand musée qui a fait des choix. Il doit rendre compte de ses choix.

Les sénatrices et les sénateurs qui sont rendus avec le président de la commission, Laurent Laffont, hier matin au Louvre sont revenus effarés. Les conditions de travail des personnels de sécurité sont indignes. Donc ce sont des choix pris par des autorités qui gèrent le palais, qui ont fait ces choix. Ils devront rendre compte. Moi, le président Laffont m'a dit hier. Vous savez, le pouvoir politique doit assumer ses responsabilités. La haute fonction publique aussi. Et dans ce pays, on exonère systématiquement la haute fonction publique. Et en faisant cela, on crée une déconnexion des Français. Moi, j'ai dit à Mme Laurence Descartes que l'honneur aurait commandé qu'elle démissionne.

On m'a répondu que ce n'était pas... Elle a remis sa démission. Elle a remis sa démission. Elle a été refusée. Excusez-moi, personne n'est contraint de rester présidente de l'établissement public qui gère le Louvre. Il y a une hiérarchie dans cet établissement public. Cette hiérarchie a fait des choix. Ces choix ont évidemment minoré toutes les questions de sécurité. Pas de caméras dans des ailes entières. Peu de caméras dans d'autres. Des choix de vitrines tout à fait contestables. Et surtout, des conditions de travail pour le personnel de sécurité qu'on ne trouverait dans aucune ville de France. Tout à l'heure, on va évoquer avec un élu les questions de sécurité dans nos musées.

Moi, ce que mes collègues ont vu hier matin, leur a dit, c'est indigne ces conditions de travail des personnels de sécurité. La sécurité était le dernier cadet des soucis de ceux qui gèrent le Louvre. Max Brisson, effectivement, certaines collectivités mettent le paquet sur la sécurité de leur musée. C'est le cas notamment en Bourgogne. On retrouve Jérémy Brigand. Bonjour, vous êtes président de la communauté de communes du pays châtillonné. Vous avez fait le choix, vous, d'investir massivement dans la sécurité des musées. Oui, bonjour, tout à fait. C'est vrai qu'on n'a pas attendu de voir un petit peu tout ce qui a pu se passer au Louvre pour entrer en l'action.

Et dès l'année dernière, on a investi 100 000 euros pour sécuriser notre musée et installer un système de protection qui soit ultra performant. Oui, vous aviez eu des problèmes par le passé ou c'est vraiment dans l'idée d'anticiper un peu ce qui pourrait éventuellement se passer ? Non, tout simplement, on sait que les musées sont des sites qui sont sensibles par rapport à tout ce qui peut être vol d'objets d'art. Et on a vraiment souhaité anticiper. Ça veut dire que dès l'année dernière, on a investi, je l'ai dit, 100 000 euros en installant une quarantaine de caméras pour une surface d'exposition d'environ 2 000 m².

On a installé des systèmes anti-intrusion, notamment sur les fenêtres et à l'ensemble des vitrines de nos œuvres. On a également mis en place des détecteurs de mouvements. Ça veut dire qu'à partir du moment où l'alarme se met en place, à partir du moment où elle s'enclenche, on a des détecteurs qui nous signalent, nous téléphonent, nous contactent dès qu'il y a des mouvements qui peuvent être suspects à l'intérieur du musée. Max Brisson, vous voulez réagir à ça ?

D'abord, de saluer le travail de la communauté de communes du pays châtillonné et puis de dire qu'on est là, la belle illustration de ce qui peut être la réactivité des élus locaux et du mal français au niveau parisière qui est d'une part l'irresponsabilité dont je parlais tout à l'heure. C'est la faute de personne, tout le monde se défausse et également une inertie dans la prise de décision qui est au cœur du mal français.

Et au Louvre, je pense qu'on a la conjonction à la fois de cette absence de responsabilité dans ces grandes structures de l'État et aussi, je crois, de choix qui n'étaient pas les bons tout simplement parce qu'il n'y a pas la réactivité que l'on peut trouver dans nos collectivités. Merci beaucoup, Jérémy Brigand. Merci beaucoup pour votre témoignage. C'était très intéressant. On va tout de suite faire un point, Max Brisson, sur le budget de la culture pour l'année prochaine. C'était l'objet, Jérémy, de l'audition de Rachida Dati, un budget impacté par de nombreuses restrictions. C'est ça ?

En effet, Steve, même si la moitié des collectivités territoriales ont dû baisser leur budget culturel entre 2024 et 2025, il faudra apparemment continuer de se serrer la ceinture. Avec un budget annoncé de 4,2 milliards d'euros, la culture perd à ce jour 216 millions par rapport à 2025, soit près de 7%. Une allocation du budget qui diffère, je crois, en fonction des secteurs, c'est ça ? Oui, tout d'abord, sur les créations artistiques, le ministère annonce une baisse de 34 millions d'euros.

Et puis ensuite, concernant le patrimoine, donc le budget alloué à sa restauration, à son entretien, à son développement et à sa conservation, la baisse annoncée est de 58 millions d'euros, alors que 20% des 45 000 monuments historiques en France sont considérés en mauvais état et 5% en péril, selon les chiffres du ministère. Malgré ces événements, l'allocation du Louvre devrait baisser de 5 millions d'euros dans l'état actuel du projet. Et un pass culture qui va encore un peu plus être raboté.

Oui, vous savez, ce pass culture qui permet aux plus jeunes d'avoir un meilleur accès aux activités culturelles, eh bien, en 2026, le montant offert aux jeunes de 18 ans a été divisé par deux, passant de 300 à 150 euros. Le soutien attribué aux jeunes de 15 et 16 ans disparaît. Au global, le pass culture est en recul de 37 millions par rapport à cette année et de 100 millions d'euros par rapport à il y a 2024. L'audiovisuel public est également impacté. Oui, tout à fait, car le budget de France Télévisions devrait baisser de 65,4 millions d'euros. Le groupe semble être dans le viseur du gouvernement qui souhaite faire baisser son coût de fonctionnement.

Monsieur le sénateur, voici donc ma question. Est-ce que dans une époque où la désinformation sévit ou la pluralité médiatique est en plein recul, l'audiovisuel ne fait-il pas partie de nos remparts démocratiques ? Oui, mais à condition qu'il se réforme. Et vous voyez, notre débat budgétaire hier en commission avec la ministre de la Culture est évocateur des difficultés de notre pays. J'ai parlé, il y a un instant, de la nécessité de faire des économies, de réduire le train de vie de l'État. L'État est au bord de la faillite. Il faut quand même que cela énerve tout le monde, y compris le monde de la culture. Donc il faut changer de manière de faire.

Le problème, c'est que l'on rabote sans réforme de structure. La question de l'audiovisuel public, c'est la question du périmètre. Est-ce qu'un certain nombre de jeux qu'on voit sur France Télévisions n'auraient pas leur place dans le privé ? Est-ce qu'un certain nombre d'émissions sont la spécificité du service public ? Pendant ce temps, en région, l'audiovisuel public crie famine. Les journalistes d'audiovisuel public dans les stations régionales sont les parents pauvres. Là aussi, des choix, comme au Louvre. Choix pour ce qui brille et jamais choix pour ce qui est profond.

Donc que l'audiovisuel d'abord s'interroge sur son périmètre, sur ses missions et qu'à partir de ses missions et de ce périmètre, on définisse les sommes nécessaires que la collectivité nationale contribue à l'audiovisuel public. On fait le contraire. L'audiovisuel public a multiplié les chaînes, multiplié les actions, ne se spécialise pas, abandonne même ses missions fondamentales autour des régions et réclame toujours plus de moyens. Le temps où on réclame des moyens, c'est terminé. De toute façon, des moyens, il n'y en a plus. Donc réforme de l'audiovisuel public, toujours d'actualité ? Elle est d'actualité, sauf qu'on met la charrue avant les bœufs. On rabote.

La ministre annonce un projet de loi sur les conclusions des états généraux de l'information. Elle dit qu'elle va reprendre à son compte à l'Assemblée nationale ce que nous avons voté au Sénat et ce qu'on appelle la proposition de loi à la fond du nom de son auteur, c'est-à-dire le président de la commission de la culture. Mais le vrai sujet, c'est une réforme fondamentale, c'est le grand échec du président Macron. Cela fait des années que l'on attend une grande réforme d'audiovisuel. plusieurs ministres, de nombreux ministres, toutes ces réformes ont échoué.

Et après, on se trouve en effet devant une situation où on est obligé de raboter parce que les moyens manquent, mais on n'a pas réorganisé. Et ça vaut pour tous les pans de la culture. Il faut que partout, les opérateurs culturels se disent les temps ont changé, on doit faire avec moins et donc différemment. On a connu des périodes de vache classe, nous avons changé d'époque. Rémi ? Oui, du côté de France Télévisions, il y a quand même déjà pas mal de plans de restrictions. Avec 65 millions d'euros, ça fait beaucoup quand on voit par exemple par rapport à France Inter, à RFI, il y a des baisses beaucoup moins significatives.

Des plans de restrictions, on ne s'est jamais interrogé sur la nécessité de passer des marchés avec des sociétés de production qui fournissent des produits qui auraient tout à fait leur place sur les chaînes privées. Est-ce là le rôle de la télévision publique ? On ne s'interroge pas sur les cachets qui peuvent être aujourd'hui assurés. Est-ce que le rôle de la télévision publique, c'est de faire le mimétisme des télévisions privées ? Est-ce que le rôle de l'audiovisuel public, c'est de ne pas chercher l'originalité là où l'audiovisuel public est nécessaire ? On ne s'interroge pas sur ces sujets parce qu'on est largement dans le strass et paillettes à France Télévisions en particulier.

Et moi, j'ai dit que Mme Ernotte, oui, certaines émissions, on peut se demander pourquoi elles sont sur la télévision publique. Mais est-ce que c'est vraiment politique ? Allez visiter une station de France 3 ou d'ici, je ne sais plus comment on dit, tellement le marketing a été faible et tellement s'en dit long sur l'absence de considération de là où l'audiovisuel public devrait être présent, c'est-à-dire la France des régions. Et ça, vous voyez, à l'intérieur du périphérique et dans le 16e arrondissement ou le 7e arrondissement, ça ne compte pas beaucoup. Et c'est ce mal français qui aujourd'hui explique le mal à l'aise des Français vis-à-vis de la vie publique.

On va aller justement du côté de chez vous, Max Brisson, on est en duplex depuis Biarritz avec Pierre Sabatier. Bonjour Pierre, vous êtes chef d'agence départementale à Sud-Ouest. On va faire un point sur la situation politique à Biarritz à 5 mois d'un scrutin municipal qui s'annonce très chaud.

24:04
Invité

Oui, parce qu'il n'y a pas qu'au Parlement que les débats sont âpres au conseil municipal de Biarritz aussi. Depuis quelques temps maintenant, la dernière séance du 15 septembre, beaucoup d'opposants étaient devant la porte pour assister au conseil municipal. Ça a été un peu houleux. La maire Maïdera Rostegui a dû faire évacuer la salle. Le conseil municipal s'est passé à huis clos, ce qui a été dénoncé par l'opposition. Le conseil municipal a dû se refaire la semaine dernière. Bref, c'est déjà bien chargé, d'autant qu'il se murmure de plus en plus que Serge Blanco, le célèbre rugbyman international de Biarritz, serait candidat et ne va pas tarder à l'annoncer.

Donc voilà, le débat est âpre et je voulais savoir, Max Brisson, vous qui êtes évidemment un élu biarro, qui a été candidat en 2014. Quel regard vous portez sur cette campagne qui se lance très tôt ici à Biarritz ? – Bonjour Pierre,

25:05
Présentateur

merci de réveiller une vieille cicatrice qui est celle de ma défaite aux élections municipales de 2014. Preuve que la vie politique biarrote a toujours été très particulière. C'est une ville où il y a un débat passionné, il y a toujours eu six ou sept listes, ce n'est pas nouveau. Simplement, moi ce qui me choque un peu dans le débat actuel, c'est l'absence de mémoire des opposants qui ont tous à un moment donné dans l'histoire municipale de Biarritz soutenu un projet sur le stade d'Aguilera et sur les aventures du stade d'Aguilera de construction de logements pour financer la rénovation du stade. Donc c'est un vieux serpent de mer de la vie politique.

Biarrote, Serge Blanco a soutenu des projets où il y avait quelques 500 logements qui devaient être construits. Tous les opposants dans leurs multiples divisions et leurs multiples facettes parce qu'il n'y a aucune unité de l'opposition municipale à Maïder Rostegui ont défendu des projets autrement plus ambitieux et qui consommaient beaucoup plus d'espace que celui que soutient aujourd'hui la maire de Biarritz. Moi je pense que devant cette cacophonie les Biarrots seront de bon sens.

En tout cas moi je n'apporte mon soutien à Maïder Rostegui et surtout je dis qu'Aguilera mérite une rénovation que cette rénovation nécessite des financements et que par ailleurs cette ville a besoin de logements et que le logement il ne faut pas dire c'est chez les autres le logement ça doit être aussi chez nous parce qu'au Pays Basque en particulier sur la côte basque à Biarritz la question du logement est la question cruciale et on ne peut pas être égoïste comme le sont aujourd'hui certains opposants à Maïder Rostegui.

Merci beaucoup Pierre La Une de Sud-Ouest ce matin un ami pour les jeunes victimes reportage à l'unité médico-judiciaire de Bayonne où un chien change la vie des patients merci beaucoup d'avoir posé des questions au sénateur Max Brisson Max Brisson il nous reste très très peu de temps quelques questions un peu plus politiques est-ce que vous avez des nouvelles de Bruno Retailleau ? il était là je crois hier devant le groupe LR comment il va ? il a un esprit de revanche ?

Bruno Retailleau était là moi je l'ai retrouvé en forme il a connu une séquence un peu difficile ça arrive à tout le monde en politique la séquence a été difficile d'abord pour le pays avant de dire qu'elle a été difficile pour tel ou tel moi je lui ai proposé je lui ai dit et je sais qu'il va le faire d'aller voir la France des territoires la France des régions la France des provinces comme on dit autrefois c'est la France qui lui ressemble je pense qu'à partir de cette semaine il va se consacrer bien sûr à la refondation de la droite républicaine à la refondation d'autres partis il va y mettre toute son énergie et tout son temps il sera ici au Sénat à partir du 12 novembre et Savoie va compter en effet il va retrouver son siège de sénateur et puis ensuite je pense qu'en fin de semaine il va parcourir le pays pour dire qu'il y a pour dire qu'il y a un espace politique pour une droite républicaine pour lancer la campagne de 2027 l'ordre dans les comptes l'ordre dans la rue et l'ordre dans les repères c'est ce qui nous sépare et nous divise par rapport au macroniste par rapport à la gauche mais aussi par rapport au rassemblement national parce qu'on peut être d'accord sur l'ordre dans la rue parfois dans l'ordre des repères mais sur l'ordre dans les comptes dans les comptes certainement pas donc oui moi je crois qu'il y a un chemin pour Bruno Rotaillot il n'est pas grillé il n'est pas grillé pour la présidentielle en politique j'ai tellement entendu dire à coup d'éditoriaux définitifs que les républicains étaient morts ça fait 10 ans qu'on le dit et ça ne s'est pas produit je vous donne rendez-vous pour la suite ces éditoriaux seront aussi dépassés obsolètes que les précédents Max Président il y a quand même quelques questions qui interrogent sur votre parti 6 ministres ont été suspendus du parti pour leur participation au gouvernement Le Cornu comment vous expliquez que les LR sanctionnent des ministres des ministres qui siègent au gouvernement Le Cornu 2 alors que votre parti a soutenu la participation au gouvernement jusqu'à Le Cornu 1 parce qu'en parti ce n'est pas une auberge espagnole on fait ce qu'on veut qu'on veut comme on veut le bureau politique a une très large majorité les militants a une très large majorité avaient fait le choix démocratique de ne pas participer au gouvernement et d'examiner les textes les uns après les autres 6 de nos anciens amis ont décidé de s'affranchir 6 de nos anciens amis qui ne peuvent plus se référer de leur qualité d'adhérent au républicain ont fait le choix inverse de la décision du bureau politique et des militants on est dans un parti il y a quelques avantages parce qu'on peut être à un certain moment poussé amené à de très hautes responsabilités on respecte les décisions du parti et je regrette en effet que les 6 qui ont été les républicains dans le passé et qui aujourd'hui ne représentent qu'eux-mêmes au gouvernement ils sont suspendus ils ont suspendu de leur qualité d'adhérent suspendu de leur qualité d'adhérent Rachida Dati et donc à ce titre Rachida Dati toujours votre candidate à la mairie de Paris oui et puis je pense qu'aujourd'hui Rachida Dati a des difficultés aussi avec Renaissance etc donc moi je ne veux pas mêler des élections municipales de Paris je m'intéresse aux élections municipales de Biarritz si vous permettez chacun dans ses compétences en revanche ce qui est sûr c'est que nous ne participons pas à ce gouvernement ce qui va pas dire qu'on s'opposera à tous les textes on va travailler le budget et comme toujours au Sénat on va le travailler avec sérieux Merci beaucoup Max Brisson merci d'avoir répondu à mes questions ce matin merci Rémi on se retrouve tout à l'heure on va parler de quoi ?

On va parler budget puisque dans les prochains jours la taxe Zuckman sera débattue à l'Assemblée ce qui fait partie des conditions du Parti Socialiste pour ne pas censurer c'est pas simple cornu Super on se retrouve tout à l'heure tout de suite on retrouve Jean-Philippe Tanguy qui me rejoint au plateau Bonjour Jean-Philippe Tanguy installez-vous député RN de la Somme merci d'avoir accepté mon invitation on va parler évidemment budget ça ne vous aura pas échappé il se passe quelques petits trucs en ce moment à l'Assemblée Nationale mais déjà petite question est-ce que ça va mieux Jean-Philippe Tanguy ? Pourquoi ?

Parce que j'ai vu que plusieurs députés de vos groupes ont séché l'examen du budget ce week-end officiellement pour des raisons de santé mais certains ont été vus très en forme en dehors de l'hémicycle est-ce que ça va un peu mieux ? C'est une info du canard enchaîné ? Oui ce sont des infos complètement délirantes du canard enchaîné premièrement tous les exemples qui ont été donnés étaient faux ils se sont trompés de jour par exemple ma collègue Edwige Lia qui était vendredi avec Marine Le Pen et samedi matin qui était effectivement souffrante donc ce n'est pas des certificats médicaux bidons ?

Non ce n'est pas des certificats bidons c'est vraiment assez lamentable donc en fait ça vient de la gauche puisque les socialistes qui ont refilé les listes dans leur grande tradition de délation au canard enchaîné sauf qu'ils ont oublié s'ils avaient fait attention qu'il y avait quatre groupes du Rodis qui avaient plus de délégations que la Rassemble Nationale délégation de vote c'est-à-dire qu'on peut voter même quand on n'est pas là non c'est-à-dire c'est des certificats il n'y a presque que le certificat médical comme motivation de délégation et il y avait quatre groupes dont deux groupes de gauche donc vous dites que c'est bidon c'est pas c'est des fake news non c'est pas au niveau c'est au niveau des socialistes débat budgétaire qui s'étirent donc en longueur à l'Assemblée Nationale est-ce qu'à ce rythme on va pouvoir voter sur la partie recette d'ici à mardi prochain ?

Ah je ne pense pas d'ailleurs j'avais dit sur votre antenne il y a deux semaines que le gouvernement faisait preuve de beaucoup de cynisme en faisant croire que le 49-3 permettait au Parlement d'avoir le pouvoir sur le budget ce qui n'est pas vrai puisqu'en fait sous la Ve République le budget est fait pendant un an par les services de Bercy et du gouvernement et l'Assemblée n'a que 45 à 70 jours pour se prononcer on est deux assemblées donc ça fait une moyenne de 35 jours par assemblée et les délais en fait pour ceux qui nous regardent sont très courts et on n'a pas le temps de travailler dans de bonnes conditions on n'a pas les moyens Donc vous dites que le budget la partie recette sera rejetée mardi prochain ?

Je pense qu'on n'ira pas au bout de l'examen parce qu'au-delà des conditions que je viens de donner les parties du bloc central ont déposé beaucoup trop d'amendements donc en tout 3500 dont 2000 viennent du bloc central et pour que ceux qui nous regardent comprennent on fait du 30-50 à l'heure voire même du 100 par jour et donc on fait une règle de 3 on va beaucoup trop lentement et pourquoi on va lentement ? C'est parce qu'ils ne veulent pas aller au bout de l'examen parce que s'il n'y a pas de vote Le camp macroniste ?

Oui, le camp macroniste ne veut pas aller et puis les républicains et les socialistes parce que si on ne va pas au vote ce sera adopté par ordonnance et donc le Parlement sera court-circuité Un mot sur la tenue des débats dans l'hémicycle lundi le député socialiste Philippe Brun vous a traité de pitre vous lui avez rétorqué qu'il fallait qu'il aille se faire soigner Non, c'est lui qui a dit qu'il fallait qu'il fallait me faire soigner Vous êtes en train de tous perdre vos nerfs en ce moment à l'Assemblée nationale c'est très tendu Non, mais M.

Brun persénaire parce que je l'ai débusqué dans ses petites alliances et c'est avec la Macronie Donc le propos c'était qu'on venait de découvrir que le gouvernement venait par surprise et contre ses propres troupes de déposer un amendement pour augmenter de 2 milliards un impôt une surtaxe sur les sociétés Et donc je l'ai découvert je l'ai annoncé et M. Brun n'était pas content et il m'a traité de pitre et il a dit effectivement je devais aller me faire soigner Je pense que si un député RN avait dit ça dans les conditions que M.

Brun a donné sur un député socialiste j'aurais été sanctionné mais comme c'est les socialistes la Macronie leur pardonne tout même le pire On parle du fond avec cette taxe Zuckman qui sera examinée j'allais dire dans les prochaines heures maintenant d'ici à la fin de la semaine c'est important puisque son vote ou non pourrait commander la survie en tout cas de l'avenir du gouvernement Lecornu Marine Le Pen dit ni Zuckman-Hard ni Zuckman-Lite c'est-à-dire cet amendement de repli des socialistes pourquoi vous ne voulez pas voter cette taxe Zuckman ?

Parce qu'elle est mal faite elle est inefficace c'est un slogan nous avons des formes de taxation des plus privilégiées c'est l'impôt sur la fortune financière que Marine Le Pen propose depuis 2022 ce qui protège les investissements dans nos entreprises dans les biens professionnels dans les TPE-PME et donc évite l'exil des capitaux qui financent l'économie parce que vous avez deux grands types comment dire de spéculation financière vous avez une spéculation positive qui est celle qui finance l'économie réelle dans la durée et puis vous avez une spéculation à court terme sur votre contre-budget ma question en fait c'est que la taxe Zuckman a été adoptée deux fois par l'Assemblée nationale la dernière fois c'était en février c'était grâce à vous vous étiez abstenu le RN sur cette taxe Zuckman qu'est-ce qui a changé depuis ?

Ah ben c'est très simple on avait donné le motif publiquement à l'époque c'est que nous ne soutenions pas la taxe Zuckman mais on soutenait le débat sur la justice fiscale Vous n'auriez pu voter contre ?

Non parce que si on votait contre le débat s'arrêtait et on voulait que le débat vive pendant un an à l'époque madame de Montchalin avait dit bon compte tenu du débat on va proposer des mécanismes pour lutter contre l'exil fiscal et la fraude fiscale et donc on a voulu maintenir la pression politique bon malheureusement ça n'a pas servi à grand chose puisque madame de Montchalin ne nous a pas proposé en tout cas ne nous a pas tenu au courant de la lutte contre la fraude fiscale et l'optimisation fiscale donc maintenant qu'on doit voter vraiment sur le budget on est contre ce dispositif on propose le nôtre d'autres dispositifs aussi notamment contre les rachats d'actions qui sont un dispositif très toxique pour l'économie réelle mais les gausses ne soutiennent jamais donc elles ont décidé de faire cette taxe Zuckman qui est un slogan en fait on voit bien que c'est devenu un slogan dans le pays et que ça ne correspond pas à un mécanisme efficace Vous épargnez les ultra-riches c'est quoi ?

C'est 1800 foyers qui sont concernés par cette taxe Zuckman les français sont à 51% à payer l'impôt sur le revenu pourquoi les ultra-riches échapperaient à l'impôt ? Ah mais ils ne doivent pas échapper à l'impôt mais il faut des mécanismes intelligents ça c'est pas un mécanisme intelligent pour une raison simple vous dites qu'il y a 1800 foyers en réalité cet impôt est concentré sur une dizaine de très grands milliardaires la famille Arnault la famille Hermès la famille Bettencourt pour L'Oréal Et ceux-là il faut les protéger ?

Non pas du tout c'est qu'ils partiront c'est-à-dire que si vous demandez un chèque de 1 à 2 milliards à une dizaine de personnes ils partiront ceux qui pensent aujourd'hui un peu comme des ados retardés que des milliardaires vont voter vont accepter de payer un chèque de 1 à 2 milliards par an sur leur propre denier ils se trompent moi dans un monde merveilleux ce serait sans doute juste Jean-Philippe Tanguy mais ça ne correspond pas à la réalité et donc ils iront en Belgique au Luxembourg ou ailleurs je le regrette mais c'est malheureusement la réalité Mais ça fait lien avec la question qui vient hier vous avez voté une proposition des insoumis sur l'impôt universel inspirée précisément de travaux d'attaque de Gabriel Zuckman donc de la gauche pourquoi vous avez voté cette proposition avec la gauche Je suis désolé monsieur mais ce n'est pas un impôt universel c'est un mécanisme de lutte contre la fraude c'est tous les montages qu'on avait dénoncés maintenant avec monsieur Dupont-Aignan notamment il y a 15 ans c'est Starbucks c'est McDonald's c'est les grandes multinationales américaines qui en fait sous-déclarent leurs bénéfices en France font remonter ça par exemple en Irlande ou dans d'autres paradis fiscaux et donc c'est un mécanisme qui recalcule la façon dont l'impôt sur les sociétés est calculé pour vraiment qu'ils payent leur juste part et donc c'est pour éviter l'exil fiscal massif l'optimisation massive parce que quand McDonald's ou Starbucks ne paient pas sa contribution à la France c'est les TPE, PME qui doivent payer la facture donc on peut baisser d'autant les impôts mais ce n'est pas un impôt universel et nous on est pragmatique vous voyez vous m'avez dit qu'on protégeait les puissants et les hyper-riches non nous on vote ce qui fonctionne donc ça ça fonctionne et en plus c'est un mécanisme que Marine Le Pen défendait en 2022 et que les souverainistes défendent depuis 2013 Est-ce que vous êtes devenu pro-business au Rassemblement National ?

On n'est pas devenu on a toujours été pour l'entrepreneuriat pour favoriser la création de richesses dans notre pays c'est ce que Marine Le Pen avait appelé le patriotisme économique et le localisme il faut favoriser la création de richesses et ensuite pouvoir la partager avec justice sociale et efficacité Donc il n'y a pas de changement de ligne au Rassemblement National vis-à-vis du patronat ? Aucune D'accord c'est une ligne qui est constante Un mot de la suspension de la réforme des retraites elle sera examinée dans le cadre du budget de la sécu vous me confirmez que vous ne voterez pas cette suspension ?

Bah si on votera la suspension on l'a toujours demandé donc on votera la suspension on verra comment on finance cela d'ailleurs ce qui est intéressant c'est que depuis que M.

Lecornu est favorable à la suspension dans les mots ah bah écoutez la facture a baissé c'est-à-dire que quand il était contre ça coûtait 500 millions et puis depuis qu'il est pour ça coûte plus que 100 millions donc on voit bien qu'on manipule malheureusement la vérité qu'on donne des chiffres aléatoires et que ce que l'avait dit Marine Le Pen depuis des années à savoir que ça coûtait pas du tout 500 millions par an est avéré donc on va le financer évidemment mais ça ne sera pas par une taxe ça sera par des économies parce que c'est ça aussi le message qu'il faut faire passer en ce moment on discute des recettes pour des taxes donc on entend beaucoup de taxes à la télé mais le but c'est de baisser les dépenses parce que dans ce budget il y avait 19 milliards de hausses d'impôts il y a 28 milliards de hausses de dépenses il faut baisser les dépenses il y a beaucoup trop de dépenses dans notre pays suspension de la réforme des retraites vous êtes toujours pour un référendum au Rassemblement National sur les retraites ça aurait été le mieux ça aurait été le mieux et on sera favorable si ça vient mais le mieux c'est de voter pour Marine Le Pen présidente de la République et la réforme sera remplacée remplacée ?

oui abrogée pour cette suspension vous dites quand même merci aux socialistes ?

non je dis merci à Marine Le Pen parce qu'on a débusqué le mensonge des socialistes avec les insoumis c'était pour une fois un travail d'équipe ça me fait parfois mal de le dire mais il faut être honnête qu'en fait quand les socialistes n'ont pas censuré ils n'avaient rien négocié sur le fond il n'y avait ni loi ni amendement et il a fallu qu'on fasse une pression politique notamment grâce au travail du constitutionnaliste Benjamin Morel pour obtenir ce qu'on appelle une lettre rectificative qui permet de modifier le budget initial parce que comme je l'ai dit tout à l'heure le but du gouvernement de Nantes et si le budget initial n'avait pas été modifié la suspension des retraites passait à l'as donc on a réussi à coincer les socialistes et je dois dire les socialistes avaient demandé la lettre rectificative à Matignon avant votre pression sur les réseaux sociaux après le tout c'est ce que le constitutionnaliste Benjamin Morel dit aussi peu importe sur ce budget de la sécurité sociale qui est examiné en commission depuis lundi est-ce que comme l'année dernière vous allez en profiter pour mettre la pression sur le gouvernement faire danser un peu le gouvernement comme vous l'avez fait avec Michel Barnier l'année dernière bien sûr c'est notre travail de faire pression et de défendre les contribuables l'année dernière on avait éliminé 4 milliards d'impôts sur l'électricité on avait éliminé 6 milliards d'impôts fait sur le dos des retraités donc nous on se bat pour être le plus efficace et pour éviter le pire quels amendements vous allez déposer qu'est-ce que vous voulez quelles sont les mesures que vous allez demander réclamer le refus de toutes les hausses d'impôts 19 milliards les français payent déjà beaucoup trop d'impôts donc les 10 milliards d'impôts sur le revenu on est contre la désindexation des retraites pour 20 milliards d'euros en 4 ans on est contre taxer les tickets restaurants les chèques cadeaux tout ça on est contre donc il faut stopper les hausses d'impôts sur les classes moyennes et populaires stopper les impôts sur les petites et moyennes entreprises et toutes les industries et les agriculteurs et baisser les dépenses et donc nous on propose un très grand programme de plus de 60 milliards de baisse des dépenses toxiques On parlait du constitutionnaliste Benjamin Morel j'aime vous faire réagir à sa prise de position qui est actuellement très discutée en gros si je résume ce qu'il dit il n'y aura plus de dissolution possible après le 15 novembre car si je résume entre l'organisation de nouvelles élections et la réunion d'une nouvelle assemblée les délais sont trop courts pour faire adopter un budget pour l'année prochaine est-ce que vous êtes conscient vous de cette échéance je crois que vous êtes toujours pour la dissolution mais est-ce que vous êtes conscient de cette échéance du 15 novembre ?

Bien sûr c'est une échéance politique pas constitutionnelle on pourrait le faire quand même mais depuis le début une fois plus sur votre antenne d'ailleurs le premier j'ai dit que monsieur Macron manipulait le temps le calendrier qui jouait la montre avec tout le cinéma qu'il nous a fait avec la fausse démission de monsieur Lecornu renommé tout ça c'était pour gagner du temps justement pour comment dire jouer sur ces étapes ces bornes temporelles constitutionnelles qui effectivement contraignent la réalité politique alors on pourrait dissoudre après mais effectivement les socialistes et les républicains de monsieur Wauquiez ont participé à cette manipulation de monsieur Macron alors pour les gens qui travaillent dur au quotidien tout ça leur paraît bien loin et je comprends que ça les inquiète il faut savoir que monsieur Macron une fois de plus est très cynique on commence à le connaître et c'est grave ce qui a été fait c'est effectivement très grave mais toujours dissolution donc avant le 15 novembre le plus tôt possible oui mais on pourra le faire après mais effectivement entre les deux malheureusement il y aura sans doute un budget par ordonnance qui aura été adopté et c'est les français qui paieront parce que là vous savez moi ça n'a rien changé à ma vie moi je suis un privilégié je l'aime bien ma vie mais je pense aux classes moyennes et aux retraités qui ont des petites retraites qui vont devoir payer la facture à cause de la lâcheté des républicains cette demande de dissolution c'est pas lié au calendrier judiciaire de Marine Le Pen procès en appel janvier, février non je pense pas je pense que là monsieur Macron pense qu'à lui il pense même pas ce désir de dissolution chez vous au RN vous les dissoudre pour peut-être avoir une influence sur la décision des magistrats en appel janvier, février je ne vois pas trop quelle influence aurait la dissolution sur les magistrats c'est pas lié c'est complètement décorrélé ils sont indépendants les magistrats se moquent bien des élections en l'occurrence ils ont raison ils n'ont pas à se soucier des élections Marine Le Pen ne pourra pas se présenter en cas de dissolution vous me confirmez ?

ah non pas du tout je pense qu'elle pourra se présenter aux législatives si malheureusement elle ne peut pas ce ne sera pas normal en tout cas elle pourra se présenter à la présidentielle puisqu'elle est innocente ça c'est vous c'est vous qui dites oui effectivement c'est moi qui le dis un mot du contre-budget effectivement du rassemblement national vous l'avez présenté la semaine dernière vous proposez 36 milliards d'économies budgétaires alors le dernier prix Nobel d'économie vous a lu avec attention non il ne nous a pas lu il nous a juste consulté il dit puis je vous le cite ce sont de grands amateurs en parlant de vous ce ne sont pas des gens sérieux ils ne sont pas capables de gérer la France je ne leur confie pas France pour gouverner ils sont incompétents votre réponse Jean-Philippe Tanguy il y a un exemple là je suis en train de décrire il parle de vous et il vous dit économie fantaisiste oui et donc il n'a cité aucun exemple il n'a pas lu notre budget donc monsieur Aguillon qui a soutenu le programme économique de François Hollande et d'Emmanuel Macron avec le grand succès que l'on connaît nous insulte et en fait il n'est pas content parce qu'on veut réduire le coût de l'immigration il trouve ça méchant et on veut réduire la facture de l'Union Européenne et il trouve ça scandaleux donc en fait monsieur Aguillon qui a un prix Nobel pour ses travaux sur l'innovation donc on est très loin de l'économie politique nous insulte parce que c'est un gauchiste à deux balles un gauchiste ?

oui oui on le connaît vous savez par ailleurs c'est un fils de la haute bourgeoisie française donc monsieur Aguillon il ne sait absolument pas comment vivent les français j'invite ceux qui nous écoutent à regarder qu'est-ce qu'il a de gauchiste ?

il est contre l'attaque Zuckman par exemple c'est-à-dire que c'est un fils de 68 tards enrichi sur le tard madame Aguillon qui a fait une griffe de luxe surtout très sympathique mais voilà monsieur Aguillon il vit dans un monde parallèle donc il n'a pas lu notre contre-budget et donc j'invite ceux qui nous écoutent qui veulent voir sur quoi se base monsieur Aguillon à lire son interview complète et donc il critique le fait qu'on veut réduire l'immigration parce que le rapport avec un prix Nobel d'économie et il critique le fait sur le principe c'est-à-dire ça ne rapportera pas autant que ce que vous dites oui alors je pense que ceux qui nous écoutent savent que si on comment dire on expulse et on arrête de donner des aides sociales à des étrangers au chômage le taux de chômage est le double chez les étrangers que chez les nationaux ça coûtera moins cher mais monsieur Aguillon est peut-être si intelligent qu'il n'arrive même pas à faire une addition Jean-Philippe Tanguy votre contre-budget prévoit justement vous en parler une baisse de la contribution française à l'Union Européenne 8,7 milliards d'euros je crois comment expliquer qu'avec ça vous voulez toujours rester dans l'Union Européenne parce qu'on n'a pas à payer pour les autres c'est simple vous savez bien ce qu'ils vont vous dire on réduit notre contribution et les autres vont dire pourquoi vous réduisez votre contribution vous voulez vraiment on voulait toujours être membre de l'Union Européenne on dira on réduit notre contribution parce qu'on n'est pas d'accord avec la façon dont vous gâchez l'argent par exemple une augmentation des salaires liés aux fonctionnaires européens de 7% l'année dernière je pense que les français auraient bien aimé avoir 7% de hausse des salaires peut-être que vous d'ailleurs vous auriez bien aimé avoir 7% de hausse des salaires donc l'Union Européenne considère qu'elle a toujours plus d'argent à nous pomper nous on n'est pas d'accord donc là c'est par exemple une hausse de 6 milliards du budget donc on arrive à 30 milliards quand même d'ailleurs le Sénat a rendu un rapport très intéressant sur cette GFJ donc nous on veut annuler des programmes un exemple les français sont contre l'élargissement de l'Union Européenne à l'Ukraine aux Balkans à la Serbie à la Turquie bon l'Union Européenne dépense plusieurs milliards d'euros par an pour préparer cet élargissement donc vous nous confirmez vous voulez rester dans l'Union Européenne absolument mais par contre on ne veut plus être des pigeons on ne veut plus être plumé plumé c'est comme vous le dites vous avez vu que Jordan Bardella a publié un nouveau livre qui sort aujourd'hui qui s'intitule hier soir au lancement ce que veulent les français vous l'avez lu ?

non je l'ai lu hier soir parce qu'il est sorti enfin en tout cas j'étais au lancement de son livre donc je l'ai lu hier soir je l'ai lu à côté des Champs-Elysées oui Théâtre Marigny où monsieur Dupond-Moretti fait des représentations tous les soirs je pense que je ne sais pas s'il va réussir à rejouer dans le théâtre puisque comme on s'est assis dans cette même pièce monsieur Dupond-Moretti va faire une syncope qu'est-ce qu'il a dit hier Jordan Bardella ?

il a parlé des français de ces rencontres au fil des campagnes avec des gens qui travaillent dur ou qui ont travaillé dur qui sont confrontés aux réalités et qui font tenir le pays debout malgré l'incompétence de ceux qui nous gouvernent il y a plusieurs cadres RN qui ont participé à l'écriture à la conception de cet ouvrage est-ce que vous vous avez été mis à contribution ?

je ne suis pas au courant il y a eu des rencontres donc je sais qu'il y a un certain nombre de mes amis comme Alexandre Loubet et Thomas Ménager ont pu organiser ces rencontres notamment avec un agriculteur dans le Douaret voilà mais après c'est le livre de Jordan Bardella c'est le top départ de la campagne présidentielle de Jordan Bardella ? non c'est la continuité de sa campagne pour être Premier Ministre deux livres en un an c'est quoi ? c'est une carrière d'écrivain qui s'offre à lui ou c'est une carrière de président de la République ?

c'est vrai que c'est une chance d'avoir un public c'est-à-dire que le livre de Jordan Bardella s'est très très bien vendu notamment pour un livre politique et c'est intéressant moi je trouve que c'est une bonne nouvelle que la politique parle encore à beaucoup de gens qu'on puisse comment dire proposer un ouvrage qui a du succès c'est une bonne nouvelle alors que les gens sont un peu marres de la politique quand on voit le spectacle national je les comprends donc moi je trouve que c'est positif je suis assez content enfin je n'ai pas donné de leçon mais de mon point de vue je suis assez fier que le président de mon parti soit capable de parler à autant de gens et vous allez lire bien évidemment un mot sur la fin de vie le gouvernement qui a annoncé que le texte sur la fin de vie reviendrait à l'Assemblée nationale au mois de février votre parti était très divisé sur la question notamment sur la question de l'aide à mourir vous vous y étiez favorable tout à fait je crois contrairement à Jordan Bardella et Marine Le Pen vous voterez en faveur de cette aide à mourir il n'y a pas eu de changement à ce niveau-là ah mais tout à fait et c'est la preuve que le Rassemblement National respecte ses promesses puisque Marine Le Pen et Jordan Bardella s'étaient engagés à une liberté de vote sur les questions de société et donc on voit que Marine Le Pen et Jordan Bardella respectent toujours leurs paroles ce qui est moi ce qui m'a aussi fait j'étais très fier d'être au Rassemblement National parce qu'il y a peu de partis qui offre la liberté de vote le député Olivier Falorni dit si ce texte venait à ne pas être examiné pour cause de crise politique il faudrait qu'Emmanuel Macron passe par référendum est-ce que vous y êtes favorable sur une question aussi sensible absolument on a toujours été favorable toutes les questions de société d'ailleurs Marine Le Pen a toujours pensé que ce serait mieux de les passer par référendum voilà hier il y avait un documentaire sur comment dire l'homosexualité en politique dans lequel je lui ai eu d'honneur d'apparaître déjà à l'époque si on avait passé le mariage pour tous par référendum on aurait beaucoup moins divisé la société et on aurait donné aux Françaises et aux Français le droit de s'exprimer sur la tolérance dont ils ont fait part merci beaucoup Jean-Philippe Tanguy je vous laisse retourner dans l'hémission que ça va être chaud encore aujourd'hui merci d'avoir répondu à mon invitation bonne journée merci à vous bonne journée on va voir ce qui fait la une dans nos régions tout de suite il y a presque un an tout pile une partie du département de la Loire était touchée par des inondations spectaculaires depuis les sapeurs-pompiers de la Loire s'entraînent dur et s'apprêtent à affronter l'imprévisible un exercice grandeur nature avait lieu il y a quelques jours pour tester les dispositifs de coordination de secours regardez ce reportage de nos amis de TL7 le sujet est signé Alexandre Crouzet

50:25
Invité

carambolage géant bus renversé victimes coincées sous des épaves rue Gutenberg dans le quartier de la rivière à Saint-Etienne la scène est chaotique des pompiers plongent au coeur du danger pour sauver des vies avec le SAMU des chiens de recherche et des drones ils affrontent chaque seconde comme si c'était la réalité l'objectif coordonner les secours tester les réflexes et montrer que face à l'imprévisible chaque geste compte

50:49
Présentateur

alors c'est bien un exercice l'objectif c'est d'apprendre à travailler ensemble avec les départements de la zone donc on a 10 départements sur les 12 de la zone de défense qui sont présents aujourd'hui c'est de travailler aussi en inter-service avec on a notamment

51:03
Invité

différents services de l'état qui sont engagés et on a la chance de pouvoir travailler avec une très bonne entente entre les services qui nous permet d'apprendre à nous connaître et le jour J de pouvoir travailler au mieux tous ensemble les 10 de 10 départements de la région participent à cette mise en situation extrême un an après après les tempêtes d'octobre 2024 les secours s'entraînent pour être prêts à toute catastrophe climatique pour sauver des vies et protéger la population

51:32
Jean-Philippe Tanguy

alors c'est intéressant parce qu'il y a un an exactement il y avait des tempêtes une tempête qui est passée sur la vallée du Gier sur Saint-Etienne et sur le Pila et les services départementaux d'incendie et de secours ont pu assurer les premières heures mais au bout d'un moment on a besoin de renforts donc les renforts viennent de la zone et peuvent même venir au niveau du national alors la zone c'est la région ils peuvent même aussi venir du national donc là ce qu'on a voulu c'est faire un exercice un exercice dans le cadre d'une tempête mais pas d'inondation et avec tous nos collègues de la zone pour qu'ils apprennent à travailler ensemble comme ils l'ont fait l'année dernière sur les opérations et cette année c'est pour s'entraîner dans le cadre d'une tempête qui pourra arriver sur la région dans la Loire ou dans un autre département de la région

52:16
Invité

Une opération exigeante technique et humaine deux jours d'exercice pour un seul objectif protéger la population et être prêt face à la multiplication des catastrophes naturelles dans la Loire les pompiers s'entraînent pour intervenir vite coordonnés et efficaces quand chaque seconde compte

52:31
Présentateur

On reste au coeur de l'info locale c'est encore avec vous Rémi Reu bonjour vous avez fait le tour des quotidiens régionaux du côté de la presse on revient notamment sur le budget 2026 ça se corse titre la dépêche du midi à propos de ce budget 2026 puisque le gouvernement a déjà encaissé plusieurs défaites et que la taxe Zuckman ainsi que la suspension de la réforme des retraites seront débattues à l'Assemblée dans les prochains jours deux conditions du PS pour ne pas censurer Sébastien Lecornu dans le cadre des négociations le parti socialiste a même proposé une taxe Zuckman allégée ce qui ne semble pas satisfaire les oppositions Le Coréé Picard aborde le cas Brigitte Macron 10 cyber-harceleurs ont été jugés hier par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir relayé une infox au sujet du genre de la première dame des condamnations de 3 à 12 mois et des amendes jusqu'à 8 000 euros ont été prononcées le Coréé Picard revient donc sur le soutien qu'apportent les habitants d'Amiens à Brigitte Macron Côté agriculture la viticulture fait face à de nombreux défis Et oui le Midi Libre en définit trois principaux recul de la surface d'exploitation baisse de la consommation et dérèglement climatique conséquence directe en 1980 la France produisait 30 millions d'hectolitres contre seulement 10 millions en 2024 les viticulteurs peinent même à régénérer leurs vignes dans la région et font face à de nombreuses pertes A Marseille le progrès continue En effet la cité phocéenne est même devenue capitale de la bio-inspiration lors de la Biomime Expo qui a permis de découvrir les innovations inspirées de la nature afin de répondre aux enjeux du futur comme des vêtements en fibre d'algues ou inspirés des poils de fourmis argentés du désert pour mieux résister à la chaleur il fallait avoir l'idée ce qui est Pas mal Merci beaucoup Rémi pour toutes ces informations d'actualité en région à présent avec nos amis de la presse régionale on retrouve tout de suite Pierre Calmeil vous êtes directeur départemental adjoint de la Nouvelle République dans l'Inde Bonjour Pierre avec vous on va parler santé et déserts médicaux vous vous êtes penché sur l'avenir de l'hôpital de Châteauroux c'est ça ?

54:34
Invité

Oui absolument bonjour bonjour à tous on va parler santé et en un sens un peu économie aussi puisqu'avec un peu plus de 2000 salariés le centre hospitalier de Châteauroux est le plus gros employeur du département cette seule statistique suffirait à dire à en dire long sur le poids de l'hôpital de Châteauroux et c'est évidemment en tant que tête de pont de l'offre de soins dans le département que son rôle est le plus crucial d'autant plus que le département de l'Inde figure parmi les départements français les plus sinistrés en matière de désertification médicale donc ma consœur Fébé Amberjan s'est penchée sur les atouts les fragilités et les défis de l'hôpital de Châteauroux dans les mois et les années à venir pour cela elle a rencontré notamment le nouveau directeur de l'hôpital qui vient d'arriver Cyril Armel ce dernier insiste évidemment sur les atouts de son établissement notamment d'un point de vue technique avec pas mal d'équipements dernier clic qui viennent d'arriver un IRM Tesla un mammographe dernière génération et même un robot depuis le mois de mars qui fait la joie des jeunes chirurgiens tant il permet d'atteindre des zones du corps plus difficilement accessibles sans lui surtout au-delà le directeur annonce 30 millions d'euros d'investissement d'ici 2030 notamment pour l'extension du bloc opératoire pardon du bloc opératoire de Châteauroux qui va passer à 10 salles on le voit il mise donc sur les charmes de son établissement pour attirer patientelles et professionnels de santé parce que vous vous en doutez dans un département aussi sinistré sur le plan de la démographie médicale que l'Indre le recrutement de professionnels de santé reste un défi pour l'hôpital de Châteauroux néanmoins le directeur se réjouit ainsi que d'ailleurs que le représentant des médecins de l'arrivée d'un urologue une spécialité longtemps très fragile dans le département et espère que cette arrivée fera tâche d'huile et attirera de nombreux autres professionnels de santé

56:50
Présentateur

du futur de cet hôpital on parle aussi d'un projet qui fait polémique

56:54
Invité

absolument c'est le rapprochement qui dessine entre l'hôpital de Châteauroux et la clinique Saint-François ce rapprochement fait couler beaucoup d'encre certains de ses parmi les responsables politiques certains de ses détracteurs y voient la captation de moyens publics à des fins privées d'ailleurs on pourrait penser qu'il s'agit là d'élus uniquement de gauche mais ce n'est pas le cas puisque la sénatrice LR de l'Inde Frédérique Gerbeau fait partie des opposantes les plus acharnées à ce projet ma consoeur revient donc bien sûr sur le sujet le directeur de l'hôpital se veut apaisant il temporise il relativise il dit que chacun restera maître chez lui l'hôpital maître à l'hôpital la clinique maîtresse à la clinique que l'une ne bouffera pas l'un et que l'un ne bouffera pas l'autre reste à savoir néanmoins si ce remède apaisant servira à enrayer la création de l'abcès qui naît autour de ce projet dans tout le département

57:57
Présentateur

Merci beaucoup Pierre merci on va voir la une de la Nouvelle République elle est consacrée au défi donc de l'hôpital de Châteaurue merci beaucoup d'avoir été avec nous on passe tout de suite au débat on va se demander si un compromis est encore possible sur le budget d'ici à la semaine prochaine avant ça les derniers votes de l'Assemblée Nationale c'est avec Adrien Pain Contre toute attente dans la soirée les députés votent très largement pour cette taxe

58:23
Jean-Philippe Tanguy

un impôt sur les multinationales est approuvé par la gauche et le RN proposée par LFI cette mesure est inspirée par les travaux de l'association Attaque et de l'économiste Gabriel Zuckman

58:33
Présentateur

ce qu'on vous propose dans cet amendement est relativement simple il s'agit d'effacer les 8 ans d'Emmanuel Macron à l'Elysée

58:40
Jean-Philippe Tanguy

face à cette nouvelle taxe le camp présidentiel

58:42
Présentateur

s'indigne

58:43
Locuteur non identifié

cet article cet amendement en plus de cette mesure

59:02
Jean-Philippe Tanguy

les députés ont aussi voté pour doubler la taxe sur les GAFAM passant de 3 à 6%

59:06
Présentateur

soyez prudents mesdames et messieurs les députés en dépit de l'opposition

59:11
Jean-Philippe Tanguy

du gouvernement très inquiets de représailles de Donald Trump ce qui amuse le RN

59:15
Présentateur

ce qui est très drôle depuis quelque temps c'est que les votes du bloc central les prises de parole du bloc central et de LR soutiennent la fraude fiscale des multinationales américaines

59:25
Jean-Philippe Tanguy

de nouveaux impôts qui passent mal au Sénat où la majorité est composée de la droite et du centre en attendant d'examiner le budget à son tour la droite sénatoriale affiche déjà une position ferme

59:35
Présentateur

nous sommes le pays qui a les prélèvements obligatoires les plus importants et quelle que soit la nature des impôts

59:40
Jean-Philippe Tanguy

nouveaux qui pourraient voir le jour nous y sommes opposés les débats budgétaires se poursuivent toujours à l'assemblée avec un bras de fer à venir au sujet de la taxe Zuckman sur les hauts patrimoines le gouvernement martèle son opposition y compris à la version allégée proposée par les socialistes

59:55
Présentateur

un compromis sur le budget est-il encore possible il se dessinera peut-être sur ce plateau chers téléspectateurs trois élus de couleurs politiques différentes sont là pour en débrade bonjour Laurence Garnier bonjour vous êtes sénatrice à l'air de l'art atlantique Arthur Delaporte bonjour député socialiste du Calvados Louis Kervé qui la chaise arrive vous pouvez vous installer Louis Kervé vous êtes sénateur union centriste de Haute-Savoie je crois que vous n'avez pas encore vos micros ni l'un ni l'autre Laurence Garnier vous vous avez vos micros tout à fait est-ce qu'un compromis très simplement est-ce qu'un compromis sur le budget en tout cas sur le volet recettes est envisageable selon vous d'ici à mardi prochain

1:00:35
Invité

moi ça me paraît compliqué en l'état actuel des choses et vu l'évolution des débats à l'Assemblée nationale bon le Premier ministre a fait le choix audacieux risqué voire inadapté de se priver de l'arme constitutionnelle qui est le 49-3 pour doter le pays d'un budget aujourd'hui le débat parlementaire se déploie à l'Assemblée nationale et demain au Sénat je suis interrogative sur cette façon de faire dans le cadre d'un paysage politique extrêmement parcellaire extrêmement émietté les choses me semblent difficiles et je dois vous dire en tant qu'élu de la droite sénatoriale que le budget tel qu'il ressort des premiers débats à l'Assemblée nationale me semble encore plus difficile à voter qu'il ne pouvait l'être hier

1:01:19
Présentateur

en l'état c'est invotable le EKRV même question alors imaginons rejet de la partie recette la semaine prochaine le Sénat se saisit du texte expliquez-nous comment ça va se passer le Sénat on est dans le cadre de la navette parlementaire tout à fait classique avec un examen du budget de l'état et de la sécurité sociale parce que c'est deux textes différents et le Sénat va prendre le texte tel qu'il arrivera de l'Assemblée nationale alors si le volet recette est rejeté à ce moment-là c'est la copie initiale du gouvernement que les sénatrices et sénateurs examineront or nous avons nous une méthode de travail totalement différente de celle de la Sénat parce que nous depuis des mois sous l'égide du président du Sénat et notamment du travail des rapporteurs généraux et bien nous travaillons sur une copie pour simplement honorer la trajectoire budgétaire qui doit être la nôtre et notamment les économies qui doivent être faites parce qu'on a quand même avec l'affaire de la réforme des retraites et de la pseudo-taxe Zuckmann complètement omis de parler des autres sujets qui devraient être ceux de la trajectoire budgétaire de la réduction de la dette de la réduction de la dépense de l'augmentation de l'activité Sur de la porte on va essayer de voir un petit peu plus clair qu'est-ce qui se passe aujourd'hui avec Matignon on nous dit il n'y a pas de deal entre les socialistes et Matignon est-ce que c'est encore le cas aujourd'hui mercredi ?

1:02:43
Invité

Il n'y a pas de deal au sens où rien n'est acté il ne veut pas dire qu'il n'y a pas des discussions mais ça c'est normal on est dans une démocratie qu'on cherche à reparlementariser donc tout le monde doit discuter sinon on s'en sortira jamais nous on fait un pari ce pari c'est celui de dire que le budget qui nous est présenté est inacceptable mais qu'avec le Parlement on peut réussir à avoir une copie non seulement qui n'est pas défavorable aux Françaises et aux Français en particulier aux catégories populaires et par ailleurs qu'on peut avoir une trajectoire responsable mais qui se fait par un équilibre différent et c'est ça qu'on cherche à dessiner à l'Assemblée nationale ça veut dire quoi ?

ça veut dire qu'on met à contribution les classes les plus favorisées et qu'on arrête de les épargner alors je sais bien que c'est pas exactement la même vision qui est déployée par les Républicains mais donc on va voir qui à la fin l'emporte et nous de toute façon on l'a dit très clairement au Premier Ministre si ce budget n'est pas plus juste alors ça sera la censure donc derrière le Premier Ministre a un intérêt

1:03:36
Présentateur

mais c'est le gouvernement de le faire tomber jusqu'où ça va aller

1:03:39
Invité

jusqu'à ce qu'on voit qu'il y a assez de recettes pour pouvoir épargner les catégories populaires c'est aussi simple que cela il y a une deadline

1:03:46
Présentateur

vous dites comme Olivier Faure c'est à la fin de la semaine

1:03:48
Invité

pourquoi est-ce qu'Olivier Faure dit c'est à la fin de la semaine pas simplement parce que c'est vendredi et qu'il faut que les journaux ferment c'est parce qu'en fait nous on sait qu'il y a un sujet qui est essentiel c'est comment on arrive à avoir la fiscalité des plus riches donc c'est la taxe Zuckman et c'est là où on va voir aussi jusqu'où la majorité est prête à aller jusqu'où les macronistes jusqu'où les républicains sont prêts pour nous c'est très clair monsieur le député et bien voilà donc vous c'est très clair vous ne voulez pas taxer les plus riches nous on dit non pardon nous on souhaite réfléchir à une baisse de la dépense qui est déjà colossale dans notre pays près de 10 points de plus de PIB de dépense publique que dans les autres démocraties occidentales on pense qu'il est sain de réfléchir à la baisse de la dépense publique plutôt que de partir dans une surenchère fiscale et une foire aux taxes qui n'est plus tenable on est le pays le plus taxé au monde ces vieilles recettes fiscalistes elles ne fonctionnent pas si elles fonctionnaient on aurait le meilleur hôpital du monde le meilleur système éducatif et tout irait très bien dans notre pays je comprends que vous vouliez appauvrir le budget de l'État mais une petite question on veut faire des économies pour permettre aux Français pourquoi est-ce que Laurent Wauquiez a fait que par exemple les heures supplémentaires elles étaient défiscalisées jusqu'à un certain niveau de revenu pourquoi est-ce qu'il a fait adopter un plat jusqu'à un montant pourquoi est-ce que les républicains à l'Assemblée nationale ont fait sauter ce plafond à quoi ça sert quand vous faites énormément d'heures supplémentaires et que vous gagnez beaucoup d'argent d'avoir ces heures supplémentaires défiscalisées pourquoi est-ce que les républicains se sont battus pour le dégel de l'impôt des plus riches et se sont pas contentés du dégel de l'impôt des plus pauvres vous mélangez tout les heures supplémentaires l'impôt des plus riches je vois pas bien le rapport entre l'un et l'autre à quoi ça sert de défiscaliser les heures supplémentaires des plus riches est-ce que vous avez vu quelque part qu'on défiscalisait les heures supplémentaires des plus riches ça a été voté à l'Assemblée nationale par les républicains on a fait sauter un plafond qui limitait le montant de défiscalisation des heures supplémentaires parce qu'il y a des gens qui sont peut-être moins riches et qui ont envie d'en faire beaucoup mais c'est le député tout simplement je finis parce que c'est une question importante c'est 2 milliards d'euros de recettes ou de dépenses supplémentaires pour l'État donc des recettes en moins ou des dépenses supplémentaires et ça c'est les républicains qui ont aggravé le déficit à l'Assemblée nationale donc voilà moi je veux dire il y a d'un côté les discours et de l'autre côté les actes qui favorisent toujours les plus riches nous en fait on a une autre vision on préfère préserver les catégories populaires de l'effort fiscal et on préfère en effet que ceux qui ont les moyens puissent payer

1:06:09
Présentateur

on va écouter à Santa Bruno Retailleau qui reviendra au Sénat d'ici je crois c'est deux semaines c'est ça le 12 novembre le 12 novembre Bruno Retailleau qui était sur RTL ce matin et qui nous dit que ce budget en l'État est tout simplement invotable écoutez-le

1:06:22
Locuteur non identifié

je pense qu'il est encore moins votable qu'hier puisque désormais avec une alliance souvent entre le rassemblement national et l'extrême gauche et les filles c'était le cas cette nuit avec 26 milliards d'euros de plus il y a une folie fiscale il y a un choc fiscal quasiment sans précédent

1:06:40
Présentateur

Loïc Hervé budget invotable c'est vrai qu'il y a un peu tout dans ce budget pour vous il est complètement invotable aujourd'hui ce budget ?

1:06:48
Invité

mais je vais reprendre l'histoire de la méthode de tout à l'heure

1:06:50
Présentateur

ici au Sénat on réunit les rapporteurs c'est-à-dire ceux qui sont en charge des différentes parties du budget depuis des mois et ils travaillent ensemble là nuitamment par des votes de votes assez mélangés d'ailleurs entre la gauche et les filles et puis le rassemblement national on vote des augmentations dont on n'est absolument pas capable de mesurer les conséquences que ça peut avoir sur l'outil productif sur l'économie française alors on dit c'est bien c'est les GAFA c'est les grandes boîtes etc ils ont tellement d'argent on peut y aller mais enfin il faut être sérieux 26 milliards d'euros et c'est ce que dit Bruno Retailleau vous imaginez donc c'est les recettes envisagées effectivement sur ce qui a été non mais ok on est dans le volet recette c'est normal c'est normal qu'on parle de ça parce qu'on est dans le volet recette ce qui m'intéresse moi en tant que sénateur de la majorité sénatoriale c'est qu'on puisse savoir et documenter ce que ça a comme conséquence c'est pas simplement de se faire plaisir et donc Bruno Retailleau a totalement raison ça n'est pas votable en l'état alors je pense qu'il votable par la droite en l'état mais nous verrons au Sénat puisque in fine ça veut dire que sans doute le volet recette ne sera pas voté puisque une grande partie des députés vont avoir de bonnes raisons de voter contre et donc on aura la copie du gouvernement il y a quand même un sujet central je crois qu'on l'aura tous remarqué c'est la fameuse tax Zuckman vous parlez plus de tax Zuckman d'ailleurs c'est un nouveau nom pas du tout chez vous votre version c'est IMTHP c'est quoi ?

1:08:20
Invité

non c'est quoi votre qu'on comprenne votre version qui sera examinée avant la fin de la semaine ce que nous défendons pour que ça soit très clair c'est la tax Zuckman mais on entend qu'il n'y a pas de majorité pour la tax Zuckman parce que les LR le RN mais ça c'est pas notre sujet les macronistes disent il y a des sujets dans la tax Zuckman c'est leur argument qui font qu'on ne peut pas la voter on dit ah bah très bien chiche qu'est-ce que c'est ces sujets ? c'est la question des start-up bon c'est la question des transmissions des entreprises familiales si vous bon bah on dit ok très bien les entreprises familiales les start-up on les retire est-ce que vous votez ?

c'est un défi c'est un défi qui est posé on rappelle c'est 3%

1:09:02
Présentateur

sur les patrimoines

1:09:03
Invité

de plus de 10 millions d'euros maintenant donc c'est en fait une taxe alternative c'est pas la tax Zuckman-Line c'est une autre taxe c'est-à-dire est-ce que si on va taxer les ultra-riches les multimillionnaires est-ce qu'on peut récupérer de l'argent c'est 7 milliards d'euros c'est ça c'est 7-8 milliards d'euros voilà c'est cette exprimation qu'on fait on n'est pas ministre du budget donc on n'a pas non plus tous les services de législation fiscale avec nous mais c'est vrai que nous on porte un chemin qui est de dire ok la tax Zuckman c'était 15 milliards d'euros là on a peut-être la moitié ça sera pas forcément suffisant

1:09:33
Présentateur

c'est light enfin c'est light parce que c'est quand même c'est moins

1:09:35
Invité

c'est moins mais en fait c'est mettre au défi les macronistes de dire vous aviez pointé ces deux sujets si on les retire est-ce que vous êtes toujours contre l'augmentation de la fiscalité des plus fortes ce qui est dingue

1:09:47
Présentateur

dans ce débat c'est que le sujet c'est de mettre au défi les macronistes et la droite alors que le sujet ce serait de savoir si on a un impôt qui est un impôt juste mais vous savez quand vous avez une bassine qui est percée vous avez deux solutions soit vous bouchez les trous soit vous rajoutez davantage d'eau en disant que finalement ça marche quand même donc l'idée elle est très simple non d'abord sur la taxe du Kman le patrimoine professionnel

1:10:09
Invité

c'était totalement inenvisageable de le faire c'est quoi le patrimoine professionnel juste parce qu'on rentre un peu dans le détail

1:10:15
Présentateur

oui il y a un débat sur ce que c'est exactement le patrimoine professionnel comment on est bien professionnel

1:10:20
Invité

par exemple

1:10:21
Présentateur

non mais ça c'est un débat effectivement technique mais pour vous qu'on comprenne bien Loïc Hervé vous vous dites pas de taxe du Kman Patak Zuckman allégé non moi je suis alors je vous le dis moi je ne suis pas opposé à l'idée d'une fiscalité sur les les personnes qui se sont le plus enrichies depuis une vingtaine d'années parce qu'en réalité quand on regarde les choses c'est vrai alors fortune oui absolument donc cette question là on ne peut pas moi je suis un démocrate chrétien donc j'ai une une instance sociale assez élevée et je trouve qu'il y a le Covid n'a pas aidé d'ailleurs a plutôt accru encore ce phénomène là entre l'enrichissement des français l'enrichissement moyen depuis vingt ans et l'enrichissement d'un certain nombre de patrimoine donc mais qu'on regarde les choses avec mesure vous avez dit effectivement qu'il y a une nécessité de regarder ça techniquement et visons un compromis sur ce sujet là et pas une mise au défi parce que si vous faites une mise au défi ça veut dire que vous êtes sur le plan moral et sur le plan moral vous dites si vous votez pas ça veut dire que vous êtes contre la taxation des riches c'est pas le sujet c'est pas du tout ça

1:11:29
Invité

non non je suis désolé vous pouvez pas faire des procès d'intention nous on dit juste qu'on a besoin d'aller chercher là où il y a de l'argent vous l'avez dit vous même les plus riches se sont enrichis et donc si à un moment on dit non à tout c'est simplement qu'on veut pas taxer les plus riches Marine Le Pen hier elle l'a dit très clairement il n'y aura pas de tax Zuckman il n'y aura pas de tax Zuckman-Light comme elle le dit bon et bien nous on dit très bien le RN eux ils défendent les plus fortunés maintenant en fait nous le sujet c'est pas de dire on veut par principe mettre à l'amende les plus riches on veut juste qu'ils puissent contribuer et que ça soit pas les plus riches

1:11:56
Présentateur

alors les républicains Laurence Garnier dans cette histoire de tax Zuckman-Light pas light super light je sais plus comment on peut l'appeler mais vous quelle est votre opinion là-dessus

1:12:03
Invité

déjà un point technique on appelle tax Zuckman-Light une taxe si je comprends bien qui va toucher beaucoup plus de monde que la taxe Zuckman-Hard on est d'accord là-dessus

1:12:17
Présentateur

2% sur 100 millions d'euros de patrimoine et 3% sur 10 millions d'euros de patrimoine donc on est d'accord

1:12:23
Invité

que ça va toucher beaucoup plus de personnes est-ce qu'on est d'accord monsieur le député que ça va toucher beaucoup plus de personnes ça va toucher plus de personnes mais attention ces personnes-là sont déjà plus donc comme c'est une taxe différencielle si vous payez déjà les impôts vous payez pas cette taxe très bien ça va toucher beaucoup plus de monde beaucoup plus de Français qui vont payer cette taxe si elle était malheureusement adoptée dans le budget de l'État pour 2026 ça touchera beaucoup plus de monde que la taxe Zuckman pure beaucoup plus de personnes beaucoup plus de Français donc moi je veux bien qu'on m'explique que c'est plus light mais en fait non c'est moins light c'est plus hard que la taxe initiale premier point je pense qu'il fallait le dire parce que plus personne ne comprend rien à ce débat budgétaire qui est en train de perdre à peu près tous nos concitoyens et on les comprend je crois les uns et les autres ça c'est la première chose ensuite deuxième élément je redis que les républicains et la droite sont opposés à toute augmentation d'impôt par principe tant que l'on n'aura pas accepté de regarder comment l'État peut réduire et vraiment réduire ses dépenses ensuite on peut discuter Loïc Hervé l'a dit mais ensuite il faut qu'on commence par réduire les dépenses oui mais enfin vous me considerez qu'on ne voit pas beaucoup d'économies arriver la suspension de la réforme des retraites que la gauche a mis également dans la balance va coûter la bagatelle supplémentaire d'1,4 milliard d'euros de dépenses supplémentaires enfin dernier point je suis désolé j'ai échangé avec un de vos collègues de la gauche radicale LFI avec lesquels vous travaillez encore bien il y a un peu plus d'un an qui m'expliquait qu'en fait parce que le sujet c'est que si on taxe les biens professionnels il y a des entrepreneurs français qui accessoirement créent de la richesse créent de l'emploi créent la richesse qu'on va ensuite pouvoir distribuer on ne redistribue pas une richesse non créée donc ça aussi il faut le rappeler qu'est-ce qu'ils nous disent ils nous disent que si on taxe leurs biens professionnels prenons l'exemple de Mistral l'intelligence artificielle française en plein développement

1:14:20
Présentateur

comment

1:14:21
Invité

la taxe Zuckman pure pardon ça y est je crois qu'il y a un certain nombre de vos collègues qui la défendent encore mais nous on la défend encore et bien vous voyez donc vous la défendez encore bon concrètement comment ça se passe parce que moi ça m'intéresse toujours de débattre avec des gens qui pensent différemment votre collègue député LFI m'explique très tranquillement et très sereinement qu'il n'y a aucun problème on peut payer l'impôt en France par des actions sur son entreprise ça veut dire que les entrepreneurs français vont travailler vont se donner du mal vont développer des moteurs de recherche de l'initiative de l'innovation de la performance et puis que l'État va tranquillement au chiffre des années devenir actionnaire de leur entreprise pardon mais on arrive au communisme ça n'a aucun sens

1:15:02
Présentateur

on parlait attendez on parlait du Rassemblement National et de Marine Le Pen pour le Rassemblement National effectivement pas question de voter une quelconque taxe Zuckman écoutez Jean-Philippe Tanguy il était sur ce plateau il y a quelques instants nous ne soutenions pas la taxe Zuckman mais on soutenait le débat sur la justice fiscale vous n'auriez pu voter contre non parce que si on votait contre le débat s'arrêtait et on voulait que le débat vive pendant un an à l'époque on va proposer des mécanismes pour lutter contre l'exil fiscal et la fraude fiscale voilà il revenait effectivement sur le vote de la taxe Zuckman qui avait lieu en février de la même année dans cette année à l'occasion duquel le RN s'était abstenu est-ce que vous comprenez maintenant pourquoi le RN dit bah non on va voter contre ils s'étaient abstenus maintenant on vote contre

1:15:43
Invité

on n'est pas à un vote face près du Rassemblement National ce qu'on a compris c'est que dans leurs différents votes ils protègent les possédants mais c'est la même chose pour les républicains là on vient d'avoir en fait une grâce de la cohérence non mais c'est vrai vous défendez ceux qui ont de l'argent et vous allez faire des économies sur le service public pour les autres donc maintenant une chose très simple vous m'avez parlé à l'instant de Mistral nous on vous dit ok si pour vous Mistral c'est le problème alors on supprime Mistral mais il faut quand même aller chercher de l'argent mais moi je ne partage pas votre constat il faut parler nous d'économie au parti socialiste vous m'avez toujours pas dit vous faisiez vos économies et je vous ai expliqué tout à l'heure que Laurent Wauquiez tout à l'heure avait créé des nouvelles dépenses supplémentaires qu'il allait falloir aller compenser sur les plus riches donc voilà vous n'avez pas de cohérence on a allégé des charges vous avez fait des dépenses fiscales supplémentaires c'est pas juste des charges ok quand vous allez appauvrir l'Etat c'est pas juste alléger des charges c'est appauvrir l'Etat donc maintenant vous le ferez mais on assume de réduire les recettes de l'Etat parce qu'on veut que l'Etat fasse des économies monsieur le député on vous mettra pas d'accord je pense que sur ce plateau j'ai essayé mais on vous mettra pas d'accord l'idée qu'aujourd'hui on a Mistral moi je veux pas faire de Mistral le bouc émissaire de tout quand je discute parce que je travaille sur les sujets numériques avec des entrepreneurs de la tech ils me disent nous on est prêt à contribuer parce qu'en effet on s'est beaucoup enrichi on veut juste pas que nos capitaux ils partent aux Etats-Unis on veut pas que en fait notre patrimoine il sorte du giron national et donc aujourd'hui on leur dit bah écoutez l'Etat le temps que vous ayez assez de développer votre entreprise peut en effet prendre une part du capital et derrière vous la redonner le jour où vous êtes prêt à payer des impôts en vrai parce que vous savez aujourd'hui Mistral c'est très peu d'investissement c'est une capitalisation de plusieurs milliards d'euros et dès qu'on vend un bout d'action de Mistral c'est des milliards d'euros qui rentrent dans les poches des actionnaires donc oui aujourd'hui cette valeur c'est une valeur qui peut devenir une valeur réelle et il faut être prêt à dire qu'on peut la taxer

1:17:30
Présentateur

le Équerver vaut mieux une dissolution plutôt qu'une taxe Zuckman parce que c'est ça qui est en jeu que les téléspectateurs comprennent bien s'il n'y a pas de taxe Zuckman c'est censure et sans doute probablement très certainement je pense qu'il n'y aura pas de dissolution ah bah expliquez-nous ça nous intéresse ah bah c'est très simple si vous avez une dissolution et que demain vous avez une assemblée nationale sans majorité toute la pression reposera sur le président de la république c'est tout donc il va décider de ne pas dissolution je pense que le président de la république cherchera à durer encore plus longtemps et qu'il nommera ou nommerait un nouveau gouvernement puis encore un autre si nécessaire la menace de la dissolution c'est à l'égard des députés que ça marche c'est pas les sénateurs déjà c'est pas à l'égard des sénateurs c'est pas à l'égard des sénateurs parce que Dieu s'allouait le gouvernant n'est pas responsable devant nous mais moi cette histoire de dissolution en plus au mois de novembre

1:18:28
Invité

au mois de décembre

1:18:29
Présentateur

ça n'a strictement aucun sens

1:18:30
Invité

et je trouve que c'est un peu facile de toujours brandir cette espèce d'étendard en disant que s'il y a une censure

1:18:37
Présentateur

il y a ce risque de dissolution que les députés soient responsables et qu'ils trouvent les voies et moyens d'un accord je trouve d'ailleurs que dans le débat que nous avons eu sur les recettes et sur les dépenses il manque un élément et je le redis c'est l'activité dans les générations de 15 à 65 ans c'est-à-dire les actifs le taux d'activité en France est 8 points inférieurs à l'Allemagne si nous réduisions ce gap-là qui existe et que nous revenions simplement à la moyenne de l'OCDE une grande partie des problèmes dont nous parlons seraient réglés j'aimerais vous faire réagir quand même à ce qu'il en a dit sur la dissolution déjà vous confirmez Patak Zuckman censure

1:19:16
Invité

socialiste il n'y a pas de recette fiscale importante sur les plus riches en effet on ne voit pas comment on peut équilibrer le budget et à quoi ça sert de s'engager derrière sur la partie recette puisqu'en effet on veut un budget équilibré à la fin

1:19:26
Présentateur

et vous prenez le risque de la dissolution

1:19:28
Invité

sur la partie dépense on prend le risque de la dissolution non nous on dit à ceux qui ne veulent pas s'engager dans un chemin de compromis dans un budget qui soit plus juste c'est votre responsabilité à vous si vous ne la prenez pas si vous ne faites pas un pas vers nous et bien dans ce cas là oui vous assumerez le risque de la censure après c'est pas nous qui sommes maîtres de la dissolution ça vient d'être rappelé à l'instant c'est le président de la république mais ce qui est sûr c'est que la censure est sur la table s'il n'y a pas de justice fiscale

1:19:52
Présentateur

ce qui est sur la table aussi c'est la suspension de la réforme des retraites qui est présente de contenu dans le projet de loi de la sécu le sénat ne votera pas cette suspension vous me le confirmez

1:20:03
Invité

tout à fait tout à fait parce que le coût est parfaitement déraisonnable et qu'il faut qu'on arrive sereinement à parler en France de cette question des retraites qui moi je crois fondamentalement n'est pas un sujet politique est un sujet démographique il y a beaucoup moins d'enfants aujourd'hui qui n'en avaient au sortir de la deuxième guerre mondiale lorsque ce système par répartition a été mis en oeuvre c'était quatre actifs pour un retraité aujourd'hui c'est 1,7 actifs pour un retraité et puis surtout par rapport à la fin de la seconde guerre mondiale et c'est heureux on vit beaucoup plus longtemps donc c'est intenable et encore une fois ce n'est pas politique c'est démographique du reste tous les autres pays européens ont fait cette réforme ont bougé l'âge certains à 65 ans d'autres même jusqu'à 67 ans c'est une réalité démographique si demain tous les français avaient beaucoup d'enfants et bien on pourrait être amenés à revoir peut-être je ne sais pas encore que la durée de vie s'allonge mais en tout état de cause il faut comprendre ça c'est un sujet démographique je crois que les français l'ont parfaitement compris évidemment que ça fait plaisir à personne de devoir travailler davantage on est tous pareils et on peut parfaitement l'entendre mais c'est un sujet de responsabilité vis-à-vis des français donc la droite restera la droite sénatoriale et la droite parlementaire en général sur cette ligne

1:21:18
Présentateur

et rétablira donc la réforme des retraites mais quel est le pouvoir de nuisance du Sénat là-dessus le dernier mot arrivera aux députés si je ne me trompe pas le carver

1:21:27
Invité

mais il y a des étapes intermédiaires il y a d'abord l'examen du texte et la réunion de la commission mixte paritaire et si vous avez à la fin dans le dernier mot de l'Assemblée nationale tout un tas de députés qui ont de bonnes raisons de ne pas voter le texte vous pouvez avoir un texte qui post-échec de la CMP est refusé par l'Assemblée nationale

1:21:46
Présentateur

et il n'y a pas de censure du gouvernement il n'y a pas de budget la conséquence c'est ça et ordonnance la conséquence c'est ça et c'est bon ordonnance ou loi spéciale on verra ce que le gouvernement choisit c'est pas automatique il faudra des actes juridiques qui tireront les conséquences du non-vote du budget de l'État ou de la sécurité sociale suspension de la réforme des retraites tout va se jouer en tout cas en ce qui concerne la réforme des retraites à la présidentielle 2027 c'est quoi la position du parti socialiste là dessus

1:22:17
Invité

la position qu'on porte c'est toujours la même c'est l'abrogation de la réforme borne là on suspend et on abroge en 2027 c'est une étape pour dire voilà on peut aujourd'hui trouver un chemin de compromis temporaire le temps de régler les débats au moment des élections présidentielles je pense que c'est un choix assez sage c'est la décision qu'a prise Sébastien Lecornu derrière moi je constate qu'il n'est pas suivi forcément par ses troupes ou en tout cas celles et ceux qui devraient le soutenir donc on verra bien à la fin moi je crois dans la sagesse du Parlement je crois dans la sagesse de l'Assemblée Nationale dans sa capacité à se dire que c'est un chemin ardu un chemin de reparlementarisation et que c'est la fin de l'hyperprésidentialisme si on n'arrive pas à s'en sortir aujourd'hui je ne vois pas comment demain même après une dissolution avec un paysage qui serait sans doute de nouveau fragmenté et tripolaire on arriverait à trouver les voies d'entente donc voilà nous on a essayé de dire changeons de méthode changeons de cap évidemment avec des conditions parce que nous ne sommes pas au gouvernement et je crois que ça aurait été la même chose si jamais nous avions été nommés et j'espère qu'un jour nous le serons par le président de la République vous n'aurait dû forcément négocier le jour où Sébastien Lecornu ne fait pas la preuve de sa capacité à réussir le président de la République peut toujours décider de nommer un Lecornu 3 ou un Bayrou 2 mais on a toujours l'idée de dire que la gauche peut être amenée à gouverner on est prêt à le faire on a toujours dit mais ce qui est sûr c'est qu'aujourd'hui ce n'est pas le choix qui a été fait par le président de la République il y a toujours une coalition de façade même s'ils ne le disent pas entre les républicains et les macronistes des républicains sont au gouvernement les macronistes et les républicains votent ensemble la plupart du temps donc voilà on considère que c'est toujours eux qui sont le bloc majoritaire mais quoi qu'il en soit nous demain on leur demande de faire preuve de responsabilité sinon ils devront partir

1:24:00
Présentateur

Sur la réforme des retraites qui osera à droite au centre proposer promettre une réforme des retraites à 65-67 ans pour la présidentielle

1:24:09
Invité

Écoutez on verra mais ce sera effectivement un sujet qui sera au cœur du débat présidentiel Parce qu'on dit effectivement on décale Je crois qu'il faut assumer les choses

1:24:17
Présentateur

Je vous promets

1:24:18
Invité

la retraite à 67 ans En fait je pense franchement je crois que ce que les Français attendent des hommes et des femmes politiques qui les représentent c'est un peu de courage un peu de clarté dans le discours un peu de cohérence dans les actes et dans les propositions que nous portons et du courage parce que évidemment quand on voit l'état des finances publiques quand on voit ce déficit qui est hors de contrôle cette dette qui dépasse les 3 400 milliards d'euros bientôt ce sera le premier budget de l'état le remboursement des intérêts de la dette donc pendant qu'on rembourse les intérêts de la dette on ne fait pas d'éducation on ne fait pas de santé on ne fait pas d'environnement

1:24:53
Présentateur

Il faut avoir le courage de proposer la retraite aujourd'hui

1:24:55
Invité

il faut avoir du courage sur ce sujet des retraites comme sur beaucoup d'autres sujets parce qu'aujourd'hui si on veut préparer l'avenir des français on n'a plus d'autre choix que d'assumer des économies que d'assumer des réformes qui seront parfois exigeantes évidemment mais moi je suis convaincue que les français le comprennent parfaitement et qu'ils l'attendent de la part des hommes et des femmes qui les représentent

1:25:18
Présentateur

Depuis 2017 44% de la dette souscrite c'est le déficit des régimes de retraite donc aujourd'hui on emprunte à nos enfants de quoi financer le manque les cotisations insuffisantes pour financer notre système Deuxièmement chose très importante dans la réforme Borne il y avait un deuxième volet qui devait être évoqué qui a donné d'ailleurs lieu aux travaux dits du conclave sous Bayrou qui étaient les questions de pénibilité de travail des femmes de carrière longue ces questions-là elles ne sont pas évoquées et moi je trouve que le risque de cette suspension telle qu'elle a été faite pour permettre de donner une chance à ce qu'un budget soit adopté c'est qu'on a mis sous le tapis toutes ces questions-là et que on est quasiment arrivé à un compromis à la fin du conclave que ce quasi-compromis aurait dû être soumis au Parlement parce que c'est donc oui il faut une nouvelle réforme des retraites complémentaire la question de là je suis tout à fait d'accord avec ma collègue ce sera le point central de 2027 non non mais il n'y a pas que la question il n'y a pas moi je me suis abstenu sur la réforme des retraites parce que je considérais que la réforme paramétrique uniquement sur le critère de l'âge est une erreur en fait c'est une question beaucoup plus importante qui doit être posée donc il faut absolument revenir sur ce sujet-là et je suis pas sûr qu'il faille attendre la présidence c'est la fin de ce débat merci à tous les trois c'est l'heure de l'histoire du jour je ne sais pas si vous connaissez aujourd'hui j'ai eu envie de vous parler d'un mariage oui c'est vrai que c'était déjà un peu le cas hier mais que voulez-vous la matinale de public sénat c'est que de l'amour samedi dernier dans la cathédrale de Notre-Dame de Paris un couple s'est dit oui sous les voûtes du plus bel édifice de France pas n'importe quel couple puisque Martin charpentier de son état était l'un des artisans qui ont redonné à la cathédrale son toit et son âme après l'incendie dramatique de 2019 autrement dit l'homme qui a réparé Notre-Dame s'y est mariée c'est normalement pas autorisé mais Martin a demandé à l'archevêque de Paris une dérogation exceptionnelle dérogation obtenue donc et Martin a pu épouser Jade autour de 500 convives dont beaucoup de charpentiers certains avaient même emmené leur hache avec eux ça pourrait presque ressembler aux premières pages d'un roman de Victor Hugo mais tout ça est bien réel et ça contribue encore un peu plus à la légende de Notre-Dame de Paris vous avez un mot là-dessus ?

Non ? Rien à dire ? Merci à le riche d'avoir permis ça c'est... Un peu d'amour dans ce contexte mais général Oui exactement bravo merci à ces charpentiers qui font l'honneur de la France et qui ont reconstruit cette belle cathédrale Il y a besoin de charpentiers pour le budget

1:27:49
Invité

on peut le dire

1:27:49
Présentateur

Tous les trois on en aura besoin Merci à tous les trois c'est la fin de cette émission salut à vous chers téléspectateurs demain vous retrouvez Orian Mancini à la manette aux manettes de cette matinale je vous souhaite une excellente journée sur Public Sénat Bye bye Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat