24 OCTOBRE : MACRON DÉCLARE LA GUERRE AU PEUPLE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
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« On a les logiciels d'anticipation des émeutes. Oui, nous déploirons les forces sentinelle évidemment en substitution des forces de sécurité intérieure. »
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« Si on fait le bilan répressif de Macron sur les mouvements sociaux, sur les luttes, c'est quelque chose proprement presque d'inimaginable. »
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« Monsieur le Premier ministre, vous ne vous en sortirez pas en manipulant les services de renseignement comme l'a révélé Médiapart pour accuser la France insoumise de violence qu'elle a toujours refusé. »
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« le pouvoir politique considère que les renseignements, les services de renseignement sont leur botte. »
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« on a tout, le contact, les violences, les insultes, les nasses, les gaz lacrymogènes sur les manifestantes et les manifestants pacifiques, les interpellations massives et les gardes à vue massives. »
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« la garde à vue aujourd'hui c'est vraiment à mon avis un instrument répressif très puissant de tri, d'empêchement de neutralisation de de terrorisation aussi pour faire peur les gens. »
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« il y a toujours cette idée que l'armée pourrait faire le travail. Donc cette idée mais sur Sentinelle précisément, il faut faire attention. »
- 7:50Invité politiqueFait
« Le préfet est au cœur de la répression. C'est quelqu'un dont on ne parle pas. »
- 8:35Invité politiqueFait
« le préfet au cœur euh de la répression comme la répression administrative devient au cœur de la répression de manière générale avec euh par exemple les dissolutions administratives qui sont énormes. »
- 9:17Invité politiqueFait
« la répression des mouvements sociaux, d'une violence, d'une dureté, d'une enfin c'est c'est énorme en fait. Si on fait le bilan répressif de Macron sur les mouvements sociaux, sur les luttes, c'est quelque chose proprement presque d'inimaginable. »
- 10:02Invité politiqueFait
« plus ça va, plus le nombre d'actes de comportement ou de discours sont criminalisés, c'est-à-dire rendu criminel, rendu délictueux et donc réprimé. »
Temps de parole
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des actes politiques et même sédicieux qui visent à faire tomber la République. Une extrême dangerosité, une très grande [musique] violence d'un conseil de défense sera réuni demain sur mon autorité et nous prendrons des décisions supplémentaires. On a la deuxième vague, c'est-à-dire après le 17 octobre, on a autre vague. [musique] Interdiction de manifestation qui vont certainement arriver, les couvre-feux, les hélicoptères au-dessus de Paris. On rappelle les militaires pour patrouiller aux abords des lieux de pouvoir. [musique] On a les logiciels d'anticipation des émeutes. Oui, nous déploirons les forces sentinelle évidemment en substitution des forces de sécurité intérieure.
Et là, je crois que vraiment il y a quelque chose qui se joue au moins depuis les gilets jaunes avec [musique] cette indistinction finalement policier militaire qui qui travaille quand même le maintien de l'ordinant de toute façon parce qu'on voit quand même qu'il y a une militarisation [musique] de la police aussi. Si on fait le bilan répressif de Macron sur les mouvements sociaux, sur les luttes, c'est quelque chose proprement presque d'inimaginable. Alors évidemment non, on peut l'imaginer, on peut le penser et on peut même l'analyser mais c'est très puissant. Je m'appelle Vanessa Codassuni.
Je suis professeur de sciences politiques à l'université Parit et je travaille sur la répression depuis longtemps et en particulier sur la répression des luttes des mouvements sociaux du militantisme. Monsieur le Premier ministre, vous ne vous en sortirez pas en manipulant les services de renseignement comme l'a révélé Médiapart pour accuser la France insoumise de violence qu'elle a toujours refusé. Déjà, on n'a pas beaucoup d'infos. C'est-à-dire il faut faire attention, c'est quelqu'un à qui on aurait peut-être demandé et qu'il dit à ses collègues. Donc, soyons prudents, mais ça dit un truc de toute façon. Ça dit quelque chose.
D'une part, ça dit qu'effectivement le pouvoir politique considère que les renseignements, les services de renseignement sont leur botte. Euh et d'autre part, ça dit quand même quelque chose de la culture du renseignement qui est quand même de toujours chercher le responsable à qui la faute. Moi, j'ai beaucoup travailler sur des archives du renseignement et de la préfecture au moment de la guerre froide, de la guerre d'Indochine, la guerre d'Algérie. On voyait déjà ça, il cherchait des réseaux, des liens. Comment incriminer un tel ce personnage politique ou ce groupement là ? Ça ça a toujours existé. Après, est-ce qu'il y a eu un ordre ou des demandes ? Ça, j'en sais rien.
Mais c'est pas étonnant d'un fonctionnement. Mais ce qu'on peut dire c'est que c'est parfaitement idiot. Enfin pourquoi dire que tout ça est la faute de LFI ? Enfin même je veux dire politiquement ça n'a pas de sens. Euh quelqu'un de minimum informé sait que il n'y a aucun lien entre LI et ce qui se passe. C'est tellement gros que ça me paraît étrange si tu veux. Mais pourquoi pas hein ? Le on peut on sait que quand le gouvernement peut, il peut faire du très très gros en matière de manipulation de de données de sources et de services de renseignement. Mais je sais pas, il y a ça me paraît gros. Ce qu'on peut dire, c'est que les renseignements territoriaux sont complètement nul.
À la ramasse, ils avaient pas prévu le mouvement des gilets jaunes. Ils avaient pas prévu l' de triomphe là, soit-disant qu'ils auraient sous-estimé le mouvement lycéen. Donc ils sont peut-être un peu moins forts que ce qu'ils étaient avant. En fait, là ce qu'on vit, c'est une séquence ultra répressive, très dure, violente, mais qu'on aurait pas pu imaginer à partir d'un mouvement de lycéenne et de lycéen. Ça paraît totalement incroyable. C'estàd qu'on a en fait c'est peut-être le résumé de tout ce qu'on vit depuis 15 20 ans.
C'est-à-dire, on a tout, le contact, les violences, les insultes, les nasses, les gaz lacrymogènes sur les manifestantes et les manifestants pacifiques, les interpellations massives et les gardes à vue massives qu'on a vu déployer au monde des gilets jaunes, mais de moindre ampleur encore, mais qui disent la judiciarisation de maintien de l'ordre avec cette nouvelle fonction qui est assignée à la garde à vue et que j'ai vu j'ai des papiers hein qui le prouvent hein parce que j'ai travaillé sur les des archives et des dossiers de gilets jaunes au cœur du mouvement des gilets jaunes où on dit clairement la garde Gardavel va servir à trier.
Vous emmenez tout le monde et après on verra ce qu'ils ont fait ou pas. Donc en fait la garde à vue aujourd'hui c'est vraiment à mon avis un instrument répressif très puissant de tri, d'empêchement de neutralisation de de terrorisation aussi pour faire peur les gens et en particulier les plus jeunes. Donc ça plus les comparitions immédiates qui sont devenus finalement quelque chose tout à fait ordinaire alors que c'est une justice d'exception expéditive. On peut pas se défendre. Enfin, c'est vraiment à la chaîne les LBD, les grenades, les mutilations, les morphins. J'ai l'impression qu'on vit un condensé de tout ce qui existe.
Et là, on a la deuxième vague, c'est-à-dire après le 17 octobre, on a autre vagues, interdiction de manifestation qui vont certainement arriver, les couvre-feux, les hélicoptères au-dessus de Paris. On rappelle les militaires pour patrouiller aux abords des lieux de pouvoir. On a les logiciels d'anticipation des émeutes. Enfin, j'ai l'impression que si on prend tout là en un mois, on a tout ce qu'il est possible de faire inimaginable. On a l'impression qu'ils sortent un peu tout ce qu'ils ont euh sous sous le coude. Quand même, il y a toujours cette idée que l'armée pourrait faire le travail. Donc cette idée mais sur Sentinelle précisément, il faut faire attention.
Je ne sais pas si elle va gérer le mouvement social ou protéger des lieux de pouvoir. Alors, c'est pas tout à fait la même chose. Même si ça rentre dans une stratégie GOBA, c'est pas tout à fait la même chose. Oui, nous déploirons les forces sentinelles évidemment en substitution des forces de sécurité intérieure, principalement sur des missions de sécurisation statique pour dégager des policiers et des gendarmes pour assurer des missions de maintien de l'ordre. Ça dit que effectivement en dernier recours, qui on appelle les militaires et en dernier recours, on peut faire quoi ? on peut tirer. Euh, on déploie pas l'armée contre son propre peuple, contre sa propre population.
La militarité, je le redirai jamais assez, c'est tuer sur ordre. Donc c'est très sérieux. Il y a pas un mois où on n pas un couillon qui vient sur un plateau pour dire "Faut envoyer l'armée." Bon, c'est ça que ça dit. Je sais pas si c'est inédit. Je pense que de cette manière-là annoncé comme ça dans ce contexte là, ça allit. Ça tombe sous le sens pour pour deux raisons d'une part parce que je pense vraiment que c'est dans les tuyaux. C'est-à-dire cette idée que l'armée va aider.
Et là, je crois que vraiment il y a quelque chose qui se joue au moins depuis les gilets jaunes avec cette indistinction finalement policier militaire qui qui travaille quand même le maintien de l'ordinant de toute façon parce qu'on voit quand même qu'il y a une militarisation de la police aussi hein. Donc il y a une indistinction progressive et puis il y a une évidence parce que qu'est-ce qui s'est passé au lendemain du 17 octobre ? Combien de personnes ont appelé combien de responsables politiques ont appelé à l'armée ? Et bien tout ce qui permet de rétablir l'ordre civil est le bienvenu.
Il vaut mieux un couvre-feu la présence de l'armée pour supplier aux forces de l'ordre que euh une nouvelle nuit de démeutes comme celle qu'on a connu et de pillage. Et s'il faut temporairement, ils sont pas là pour faire du maintien de l'ordre, donc juste pour tenir des bâtiments publics en statique, avoir recours à des forces armées, il faut le faire. qui apparaît comme le dernier recours aujourd'hui euh le sauveur suprême qui va euh gérer euh les méchants manifestantes et manifestants. Donc euh ça tombe sous le sens parce que tout beaucoup de gens l'ont réclamé.
Donc à un moment donné, si ça doit continuer, euh moi j'en appelle euh au président et au premier ministre à faire appel à l'armée pour le maintien de le maintien le maintien de l'ordre. C'est le c'est le seul moyen, c'est d'être en surnombre pour assurer le maintien de l'ordre le Non, mais en fait, elle peut l'être dans un dans un certain nombre de dans un certain nombre de cas en fait. C'est euh c'est euh c'est c'est possible. Et je suppose aussi des citoyens des citoyens ordinaires, il faudrait regarder les réseaux sociaux, mais combien on sement dû dire que fait l'armée ?
Donc c'est pour ça que ça tombe sous le sens parce qu'à la fois c'est dans les tuyaux et parce qu'à la fois c'est réclamé. Donc c'est une réponse possible, demandée et donc légitime et donc il coule sous le sens. L'administration
[musique]
devient un puissant élément de répression aujourd'hui depuis des années. En fait, on le voit depuis, je dirais au moins une dizaine d'années, voir une quinzaine d'années. Le préfet est au cœur de la répression. C'est quelqu'un dont on ne parle pas. Alors, c'est pas un ministre, c'est pas un commissaire de police. Il y a aucune consigne particulière de retenu puisque en fait nous respectons la la loi et le cadre légal d'utilisation de la force, mais c'est quelqu'un qui est directement sous la coupe du gouvernement, du président et du ministre de l'intérieur et qui a de plus en plus de pouvoir en matière de répression et notamment en matière d'empêchement.
Empêcher d'eux, empêcher de manifester, empêcher de se déplacer, empêcher de sortir du territoire. Enfin, on a toute une panoplie de mesure donnée au préfet qui est énorme et on le voit à la fois dans la gestion des mouvements sociaux, c'est vraiment très impressionnant, mais aussi en matière de lutte antiterroriste, en matière de lutte contre la criminalité ordinaire ou le narcotrafice. Il faut voir tous les les déclarations de Darmanin sur le rôle des préfets aussi dans la lutte contre le narcotrafic.
Donc le préfet au cœur euh de la répression comme la répression administrative devient au cœur de la répression de manière générale avec euh par exemple les dissolutions administratives qui sont énormes, qui vivent d' étouffer les organisations, les associations, les contrepouvoirs et qui n'ont jamais été aussi fortes de manière massive sous Macron. Et surtout ce qui marque chez chez Macron, c'est quand même la répression des mouvements sociaux, d'une violence, d'une dureté, d'une enfin c'est c'est énorme en fait. Si on fait le bilan répressif de Macron sur les mouvements sociaux, sur les luttes, c'est quelque chose proprement presque d'inimaginable.
Alors évidemment non, on peut l'imaginer, on peut le penser et on peut même l'analyser mais c'est très puissant surtout tous les mouvements, tout y est passé, les retraites, la loi travail, les bon évidemment les gilets jaunes maintenant les jeunes, les lycènes, les lycéens, leur support, les tout il y a des grandes évolutions quand même. la criminalisation de tout que ça de tout de fait de gestes de pratique de discours, de bientôt de pensé ça c'est un chemin. C'est-à-dire que plus ça va, plus le nombre d'actes de comportement ou de discours sont criminalisés, c'est-à-dire rendu criminel, rendu délictueux et donc réprimé.
[musique]
Emmanuel Macron