Leçons du 17 octobre, suite de la mobilisation et revendications : Clémence Guetté sur France 2
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui va se passer à la réunion avec le Premier ministre ?
- 0:37RelanceRéponse directe
Que signifie 'pourrir la réunion' pour la France insoumise ?
- 1:50OuverteRéponse directe
Les syndicats appellent à une grève générale à partir du 5 novembre. Vous pensez obtenir plus qu'eux ?
- 2:28OuverteRéponse directe
Comment équilibrer liberté de manifester et sécurité ?
- 3:49OuverteRéponse directe
Le gouvernement répond par des couvre-feux et une répression massive. Vous êtes d'accord ?
- 4:26OuverteRéponse directe
Craignez-vous que des lieux de pouvoir comme l'Assemblée deviennent des cibles ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:37Fait
« Jean-Luc Mélenchon a promis de pourrir la réunion. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Je reçois aujourd'hui Clémence Guetté, bonjour. Clémence Guetté, vice-présidente de l'Assemblée nationale chargée du programme de LFI à la présidentielle. Cet après-midi, la France insoumise sera représentée à la réunion autour de Sébastien Lecornu après les débordements et tout ce qui s'est passé samedi dernier dans la rue. Jean-Luc Mélenchon a promis de pourrir la réunion. Alors, qu'est-ce qui va se ? En fait, on on on s'y rend déjà à l'invitation du Premier ministre pour en effet revenir sur ce qui s'est passé samedi dernier, le 17, ça ne vous aura pas échappé, il y a eu une très grande mobilisation à laquelle on a participé nous la France insoumise. Pourrir la réunion, ? Parce que on accepte pas le cadrage qui en est qui en effet qui en est proposé par le Premier ministre qui
nous a dit en gros qu'on allait avoir droit à un grand cours sur la police et son œuvre. Donc, pourrir la réunion, ça consiste en ? À changer l'ordre du ? à proposer un autre ordre du jour qui est le fait que depuis plus d'un mois, il y a une mobilisation populaire et qu'il faut y apporter des réponses politiques. Et donc, on y va avec plusieurs messages. On a envoyé ce matin [grognement] au Premier ministre un courrier dans lequel il y a les différents sujets qu'on pourrait être abordés. Alors, je vous en je vous en donne quelques-uns. D'abord, les revendications des lycéens, les 10 milliards avec les 10 mesures qui sont accolées et notamment la suppression de Parcoursup qui est une machine à tri social. Deuxièmement, la vie chère, le pouvoir d'achat,
l'augmentation des salaires et du point d'indice des fonctionnaires. Ça, ce sont les revendications des syndicats. Et puis troisièmement, en effet, la sécurité parce que il y a un grand fiasco auquel on assiste du maintien de l'ordre depuis deux jours. est ? Le Premier ministre ? Le gouvernement, bien sûr, le ministre lui-même qui est ? Le ministre de l'Intérieur en premier lieu, monsieur Nunez, qui d'ailleurs reconnaît le fiasco puisque lundi, il a présenté sa démission au président de la République, enfin au Premier ministre qui l'a qui l'a refusée. Euh mais il reconnaît donc que c'était un échec et et sur ce point, je le rejoins, c'était un complet échec. Hier, avant vous, il y avait les syndicats qui ont été les premiers reçus par Sébastien Lecornu. Ils sont tous
ressortis en disant "Ben, on appelle à la mobilisation et aux grèves le 5 novembre." Vous ne pensez pas obtenir plus qu'eux. Alors, si les syndicats sont ressortis en disant on appelle à la grève générale à partir du 5 novembre reconductible, c'est parce que aucune réponse n'est apportée. Et vous vous attendez à avoir plus que les syndicats OK, ils ont pas obtenu ce qu'ils voulaient. Vous vous êtes des représentants de formations politiques. Ils jouent leur rôle, ils appellent à une mobilisation à partir du 5 novembre. Nous jouons le nôtre, nous allons porter les revendications dont je viens de vous parler auprès du Premier ministre et nous appelons d'ailleurs à une mobilisation à partir de ce samedi 14h à République pour la manifestation parisienne mais ce sera dans tout le pays.
à l'appel des gilets jaunes en particulier et justement et des syndicats lycéens. Mais justement le gouvernement promet un dispositif massif pour assurer la sécurité avec le recours à des blindés, au militaire de la force Sentinelle et aux unités d'élite de la police et de la gendarmerie pour faire face aux casseurs. Ça s'ajoute au couvre-feu qui ont été instaurés depuis quelques jours. Comment vous faites vous l'équilibre entre la liberté de manifester et la sécurité à ? Bah en fait c'est possible de le faire. Le problème c'est que c'est que là le gouvernement ne le fait pas. Il a deux missions, l'ordre public, c'est assurer la sécurité des biens et des personnes et le droit de manifester. Les deux ont été un échec complet samedi dernier. J'y étais à République, on ne
pouvait pas rejoindre la manifestation qui était autorisée sans se faire gazer, nasser abondamment, c'était extrêmement anxiogène d'ailleurs et puis et puis en fait cette sécurité elle n'est pas elle n'est pas respectée parce que le dispositif est complètement disproportionné. Comment on explique Comment le gouvernement explique que des magasins ont pu être pillés alors que les manifestants qui étaient dans la manifestation autorisée eux ont été nasser et gazer. Voilà, il y a il y a un dispositif qui ne va pas. Et je vais vous dire une chose, le gouvernement répond par des couvre-feux, le déploiement de forces armées J'entends et et une répression absolument massive à des revendications politiques y compris assurer la sécurité, vous êtes d'accord. Monsieur mais bien sûr mais y compris en
terme budgétaire puisque c'est une obsession du gouvernement, vous le savez, on est en plein en plein examen du budget, ça coûterait moins cher d'octroyer les revendications aux lycéens de 10 milliards que de continuer à utiliser un tel appareil répressif. Donc ça n'a ça n'a aucun sens. Figurez-vous que ça coûte très cher le déploiement le déploiement le déploiement de la BAC, de Sentinelle, mais c'est c'est une évidence, on le on le il y a des chiffres y compris sur l'utilisation des armes de guerre. Vous savez ça coûte très cher tout ça. C'est dangereux, ça coûte cher. Dans plusieurs villes, les préfets ont interdit des manifestations prévues aujourd'hui notamment autour de certains lieux de pouvoir, le Sénat, l'Élysée, l'Assemblée nationale dont vous êtes la
vice-présidente. Craignez-vous vous que ces lieux de pouvoir et de démocratie politique deviennent des ? Je je crains que la colère Je crains que la colère continue d'augmenter. Mais est-ce que l'Assemblée nationale peut être une ? Mais on a vu des mairies brûler. une cible, qu'est-ce que ça veut ? Une cible de ? Voilà, les manifestants les manifestants veulent manifester. Celles et ceux qui veulent piller ou casser, je ne connais pas leur agenda politique, je ne je ne je ne peux pas vous dire. Mais il faut protéger l'Assemblée, il faut protéger les commerces, il faut indemniser les petits commerçants qui se sont fait ravager leur lieu leur lieu et et ce qui ce qui leur amène leur salaire chaque mois. C'est une évidence là aussi, mais ce que je veux vous dire,
c'est que ça fait un mois que le gouvernement joue le pourrissement. Il faut qu'il sorte de ça, il faut qu'il donne des réponses aux gens. ce matin cet après-midi. La commission d'enquête parlementaire sur le maintien de l'ordre a été mise en place à l'Assemblée nationale, il y aura trois rapporteurs. Un écologiste, un Renaissance, un socialiste. Pas de rapporteur de la France insoumise. Est-ce que vous y participerez quand ? Bien sûr qu'on va participer à cette commission d'enquête. Vous savez, les postes de rapporteurs et les postes en général dans cette institution, on est habitué à en être exclu. Voilà, par une grande alliance centriste qui généralement se partagent les postes. mais avec avec avec pas que centriste. Bon en l'occurrence si, les écologistes
représenteront la gauche dans cette commission d'enquête. Nous sommes à la France insoumise le 1er groupe d'opposition de gauche et donc nous estimions normal d'avoir un poste de rapporteur. Nous n'en avons pas mais je vais vous dire franchement y voyez une volonté de mise à part, de mise à l'écart de la France ? Mais bien sûr, mais permanente dans cette institution. Mais des macronistes eux-mêmes, ceux qui dirigent. Je vous je vous rappelle que nous devrions être au gouvernement alors qu'il est et c'est c'est c'est là tout le problème aussi du moment, c'est-à-dire que toutes les voies d'expression démocratiques dans ce pays, la macronie les bouche une à une. Démobilisations sociales, gilets jaunes, réforme des retraites et ce qu'on voit actuellement, réprimer. Reconnaître le
résultat des urnes, ça leur a été impossible en 2024. Donc voilà, on est dans cette situation. question parce que le gouvernement continue d'accuser la France insoumise de de mettre pardon de l'huile sur le feu ou d'avoir des propos qui entraînent des violences. Est-ce que vous craignez que ça vous colle au basque j'allais dire pendant toute la campagne présidentielle de Jean-Luc ? Honnêtement, ce gouvernement n'inspire que dégoût à la population française. Je pense qu'il devrait s'en rendre compte. La fin de règne est très très très très longue. Mais aujourd'hui, ce qu'on voit nous, c'est que les soutiens sur le terrain, ils affluent parce que les gens ne sont pas dupes de cette propagande là. Donc vous pensez que ça n'aura pas ça n'aura pas de ? quand même qu'un article de Mediapart
cette semaine a montré que le renseignement, donc les personnes qui permettent ensuite de de mettre sur pied le dispositif de maintien de l'ordre et de sécurisation des manifestations a été vraisemblablement manipulé par le gouvernement. la Cour de justice de la ? Bien sûr, nous allons sûr parce que c'était proposé mais sûr, Manuel Bompard, le coordinateur du mouvement l'a annoncé. Nous allons nous allons le faire bien sûr, oui. Merci Clémence Guetté d'avoir accepté notre invitation dans les 4 vérités. Vous avez annoncé que la Cour de justice de la République sera bien saisie.
Clémence Guetté