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Podcast / conversationAntoine Léaument· 25 juillet 2023 9 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & élections

Macron a peur de la police

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous considérez aujourd'hui que la police menace la République ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Pour vous, un policier en détention provisoire est-il un problème ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vous parlez de comportement factieux, ce sont des mots lourds de sens, vous les maintenez ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    La situation a été évoquée hier par le Président de la République, son propos était-il suffisant ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Que pensez-vous de la phrase de Macron sur la répartition des difficultés dans les quartiers ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Que peut faire l'État pour rétablir l'autorité parentale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Fait
    « une partie des policiers par la police dans son ensemble et qu'une partie des policiers sont entrés dans un comportement factieux »
  • 2:10Fait
    « personne n'est au-dessus des lois »
  • 4:10Fait
    « il faut revoir notre politique de répartition des difficultés pendant des décennies on a concentré les difficultés dans les mêmes quartiers »
  • 6:10Fait
    « Monsieur Macron a dit que beaucoup de gens étaient à l'aide sociale à l'enfance et que donc l'État a sa propre part de responsabilité sur le sujet »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour Antoine léoman bonjour vous avez écrit hier sur votre compte Twitter quand la République est menacée par ceux qui portent l'uniforme il y a danger vous considérez aujourd'hui la police menace la République je considère qu'une partie des policiers par la police dans son ensemble et qu'une partie des policiers sont entrés dans un comportement factieux puisqu'il remettent en cause le principe de d'indépendance de la justice et que un certain nombre d'entre eux se mettent en désaccord avec une décision de justice a commencé par le directeur général de la police nationale Frédéric Vaud qui conteste une décision de justice et pour moi c'est un énorme problème un policier n'a pas sa place en détention provisoire tant que en attendant son procès quoi tout à fait alors que en l'occurrence la détention provisoire et les régies par l'article 144 du code de procédure pénale et qu'à l'intérieur de cet article du code de procédure pénale il y a un certain nombre de raisons pour lesquelles on peut placer une personne en détention provisoire l'une d'entre elles c'est d'éviter qu'il y ait une collusion entre les auteurs d'un fait et là pour ce qui concerne le présent le policier est accusé de violences en réunion donc le fait qu'il évite de se mettre d'accord avec ses collègues sur une éventuelle autre version des faits que ce qui s'est réellement produit peut-être une des raisons pour lesquelles le juge le place en détention pour lui voir alors vous parlez de comportement factieux la définition de factieux dans le dictionnaire c'est qui exerce ou temps d'exercer contre un gouvernement légalement établi une action violente Visante à provoquer des troubles Jean-Luc Mélenchon parle de sédition la définition c'est soulèvement concerté contre l'autorité établisse sont tout de même des mots lourds de sens vous les avez bien pesés et vous les maintenez ce sont des mots lourdes de sens effectivement mais qui vise à alerter sur une situation quand sur il y a un journaliste qui nous dit monsieur ndhel qui nous dit que sur des boucles WhatsApp des policiers échangent pour aller devant le domicile d'un juge quand on en est à ce niveau là de concertation si mais c'est avéré mais en tout cas j'ai pas de raison de douter de la parole de ce journaliste on en est un niveau très grave et sur ce niveau de gravité on ne peut pas dans une démocratie et dans une république estimée normale que des policiers puissent exercer des pressions de ce niveau là et des pressions d'une manière générale sur les jugés par ailleurs les policiers qui sont en train de se mettre en arrêt maladie sont en train de sortir du cadre légal ça n'est pas autorisé ça s'appelle une fraude à la sécurité sociale donc il y a un certain nombre d'éléments pour lesquels on aurait attendu du président de la République et du ministre de l'Intérieur qui tape du point sur la table et qui remettent de l'autorité de l'État dans ce moment qui me semble assez grave alors la situation a été évoquée hier par le Président de la République lors de l'interview qu'il a accordé deux chaînes dans le journal de 13h je comprends a-t-il dit l'émotion des policiers mais personne n'est au-dessus des lois pour vous ce propos était en deçà de ce qu'il aurait fallu cette partie là du propos est correcte cette partie là du propos et ce qu'on attend du président de la République le problème que j'ai compris dire qu'il comprend leur émotion oui ça peut faire partie ça peut faire partie du rôle du président de la République néanmoins ce que j'aurais aimé c'est qu'il en tire toutes les conséquences et qu'il Limoges le directeur général de la police nationale comme l'avait fait en son temps François Mitterrand quand il s'était retrouvé face à une situation similaire mais vous savez 983 en 1983 mais vous savez il me revient un peu cette cette citation de la ferme des animaux je sais pas si vous connaissez ce livre mais c'est un livre dans lequel on définit des droits les animaux font la révolution ils définissent des droits et puis petit à petit on ronine dessus et à la fin des fins la phrase qui reste c'est tous les animaux sont égaux trois petits points mais certains ne sont plus que d'autres et ben moi j'ai pas envie qu'on arrive dans une République dans laquelle tout le monde doit appliquer la loi la loi s'applique à tous de la même manière mais à d'autres plus à certains plus que d'autres dans son communiqué alliance police nationale et un sapolis alerte sur je cite un incompréhension l'inquiétude et la colère des policiers chez qui le découragement pourrait devenir la règle et entraîner une capitulation dans ce propos au fond il n'y a pas de menace mais l'expression d'un découragement oui mais ils sont toujours très malins pour essayer d'éviter les sujets sauf que des fois ils sortent de leur cadre et j'ai en tête le communiqué d'alliance et d'une sapolis qui disait qu'il fallait combattre les nuisibles que ils étaient en guerre au moment des révoles urbaines oui et or la guerre en République ce n'est que contre des ennemis de l'extérieur ça n'existe pas la guerre contre des ennemis de l'intérieur dans une république mais ça n'est pas la première fois que alliance notamment et se fait menaçant vis-à-vis de la justice puisqu’en 2021 il y avait déjà eu une manifestation devant l'Assemblée nationale dans lesquelles il avait été dit que que le problème de la police et la justice et Monsieur Darmanin plutôt que de taper du point sur la table déjà à ce moment-là lui il était carrément dans la manifestation ce mouvement que vous qualifiez de factieux donc vous avez dit au début de notre entretien que c'est une partie de la police vous pensez que ça il représente une proportion constante de la police aujourd'hui je n'ai pas les moyens de le savoir mais ce dont j'ai la certitude c'est qu'il y a à l'intérieur de la police des éléments qui sont dans cette logique là qui sont dans cette logique de contestation des institutions de notre pays et que ils font beaucoup de mal à l'uniforme de police parce que leur comportement rejaillit sur l'ensemble de leurs collègues qui eux sont dans une attitude républicaine et de respect de nos institutions et moi je redis ce que je disais hier mais les policiers républicains qui ne sont pas d'accord avec ce type de comportement doivent prendre la parole pour dire qu'ils en ont assez que leurs collègues qui sont dans ce type de comportement salissent leur propre uniforme à eux qui sont des policiers républicains il faut maintenant que les policiers qui sont pas d'accord avec ça prennent la parole et le disent très clairement sur les causes des émeutes d'Emmanuel Macron a dit hier lors de cette interview je le cite il faut revoir notre politique de répartition des difficultés pendant des décennies on a concentré les difficultés dans les mêmes quartiers les mêmes endroits qu'y a-t-il selon vous derrière ce mot difficulté de quoi parle c'est une très bonne question je vous avoue que je n'arrive pas à le savoir j'ai peur de ce que ça pourrait vouloir dire ce que j'en comprends c'est que il y a dans certains quartiers une pauvreté qui est effectivement concentrée au même endroit mais pour des raisons qui sont des raisons assez logiques c'est-à-dire que les logements sont trop chers dans dans les grandes villes et que par le niveau des salaires de certaines personnes et bien elles sont chassées d'une certaine manière hors des grandes villes ou pourtant elle travaille et donc c'est petit à petit que ce concentrent une forme de pauvreté une forme de difficulté qui est à l'intérieur des quartiers mais ce que j'aurais aimé qu'ils disent monsieur Macron sait pas qu'il faut partager les difficultés c'est qu'il faut partager les richesses parce que si on veut répondre à la question de la pauvreté et bien précisément il faut qu'il y ait une augmentation des salaires et l'augmentation des salaires c'est du partage de la richesse donc je ne sais pas bien ce qu'il a voulu dire je constate effectivement qu'il y a des difficultés dans les quartiers populaires mais il faut pas les partager il faut y répondre quand vous dites j'ai peur il y a quelque chose que j'ai peur de comprendre vous pouvez le nommer je préfère pas parce que je préfère laisser à Monsieur Macron le bénéfice du doute sur cette histoire là mais je trouve qu'il y a une pente dans notre pays qui consiste à considérer que les quartiers populaires seraient d'une certaine manière en dehors de la République j'ai entendu des gens dire ça je ne suis pas d'accord avec ça je le dis de manière très ferme et quand il y a des gens qui disent que certaines personnes dans les quartiers populaires n'aimeraient pas notre pays ils se trompe lourdement les gens dans les quartiers populaires ils sont très attachés à notre pays et c'est peut-être dans les quartiers populaires où il y a précisément beaucoup de difficultés qu'on fait le plus vivre les valeurs d'égalité et de fraternité qui sont au fronton de nos mairies de nos écoles Emmanuel Macron a invoqué hier aussi la question de l'autorité parentale il veut travailler sur ce sujet qu'est-ce que peut faire l'état pour aider au rétablissement du principe d'autorité dans les familles bah déjà je signale que Monsieur Macron a dit que beaucoup de gens étaient à l'aide sociale à l'enfance et que donc l'État a sa propre part de responsabilité sur le sujet alors il a pas nommé l'État comme étant responsable de la situation mais là le premier devoir de l'État c'est de mettre les moyens dans l'école moi dans ma circonscription quand j'ai des classes qui ne sont pas assez nombreuses et qu'il y a des des enfants qui sont trop nombreux dans leur classe ça n'est pas des conditions idéales pour pouvoir apprendre correctement donc déjà commençons par là peut-être merci Antoine lehoman bonne journée merci