[PODCAST] Vote de confiance : le pari impossible de François Bayrou
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Chapitres
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Propositif 20 %Attaque 10 %Défensif 70 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Le non remplacement d'un fonctionnaire sur trois qui part à la retraite ou qui quitte la fonction publique. »
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« Des économies pour les collectivités locales à hauteur de plus de 5 milliards d'euros. »
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« Ma conviction, c'est qu'on ne peut réaliser des changements aussi importants, aussi profonds et aussi bienfaisants. On peut pas le faire sans les Français. »
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« On est irresponsable pour les plus jeunes des Français. »
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« François Bairou s'est mis à dos une partie des Français. Il a pointé du doigt à plusieurs reprises les retraités, les boomers au sujet de la dette. »
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« Les papi boomers après avoir profité de décennies de croissance devraient être les premiers à soutenir les efforts d'économie du pays pour alléger le poids de la dette pour les plus jeunes. »
Temps de parole
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Bonjour, c'est Jules Lavie pour Code source, le podcast d'actualité du Parisien. Je vous souhaite une très bonne rentrée. Petite information pratique, la nouvelle appli du Parisien vous permet d'écouter Code source ou Crim Story tout en lisant nos articles. N'hésitez pas à la mettre à jour.
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La France se prépare à changer de premier ministre. Ce sera le ou la 5e depuis la présidentielle de 2022. François Bairou a annoncé le 25 août qu'il va se soumettre à un vote de confiance des députés le 8 septembre. Mathématiquement, il n'a aucune chance de succès. Il va donc devoir démissionner. Mais lui affirme avoir encore un espoir. Le chef du gouvernement commence ce lundi 1er septembre à recevoir à Matignon des chefs de parti pour parler du budget 2026 du pays. Un budget d'économie. Pourquoi et comment François Beou a-t-il fait ce choix pendant l'été ? Réponse avec deux journalistes du service politique du Parisien Marcelo Vestfred et Thomas Soulier.
Le lundi 25 août à Paris, François Bairou annonce qu'il va engager la responsabilité de son gouvernement en organisant un vote de confiance à l'Assemblée le 8 septembre. J'ai demandé au président de la République qu'il a accepté de convoquer le Parlement en session extraordinaire le lundi 8 septembre dans 15 jours. J'agerai ce jour-là la responsabilité du gouvernement. Marcelo Vasfred, concrètement, quelle question va être posée aux députés le lundi 8 septembre ? En résumé, c'est quoi un vote de confiance ? Alors, en réalité, c'est pas une question qui est soumise aux députés, c'est une déclaration qui est en fait comme un discours de politique générale.
Ce que un premier ministre fait en général quand il arrive, il fait cette déclaration de politique générale et l'habitude était, alors ça fait longtemps que les gouvernements ne le font plus, mais de se soumettre à un vote de confiance, c'est-à-dire d'engager sa responsabilité, de dire aux députés, est-ce que vous êtes d'accord avec la feuille de route que je vous délivre ? Mais François Beou dit que la question c'est est-ce qu'on est d'accord sur le diagnostic, sur la gravité de la situation financière du pays ? Cette déclaration de politique générale qui va soumettre aux députés, elle va être tournée axée autour d'une question qui sera un peu le fil rouge de son discours.
Est-ce que vous êtes prêt, vous députés, à considérer que le redressement des comptes publics, c'est le sujet numéro 1, c'est-à-dire laissons le débat sur les mesures, mais est-ce que vous êtes d'accord pour dire que c'est tellement grave la question du déficité et de la dette publique qu'il faut que toute la nation fasse un effort majeur ? Mais pour les députés, la vraie question c'est est-ce qu'on a confiance ou pas dans ce gouvernement ? Comme souvent en politique, on pose une question et les gens répondent à une autre question. Vous posez un référendum, ça devient un plébiscite pour ou contre le président. Et ben là, on a le même phénomène.
C'est-à-dire que les députés globalement, ils disent stop ou encore François Baïou et même pour certains dans l'opposition, stop ou encore Emmanuel Macron. Donc le la question se politise tout de suite et l'enjeu spécifique euh du déficit de la dette publique passe presque au second plan. Thomas Soulier, clairement François Bairou va forcément être contraint à la démission à l'issue de ce vote. Oui, car si on fait les comptes en l'État, il y a seulement quatre groupes parlementaires qui devraient accorder leur confiance à François Bairou. Donc les trois, ce qu'on appelle le bloc central, Renaissance, Horizon, Modem et puis une écrasante majorité des républicains et donc de la droite.
Si on additionne, ça fait 210 députés, donc très loin de la majorité absolue. C'est largement insuffisant. Et donc François Bairou n'aurait plus la confiance des députés et devrait remettre la démission à Emmanuel Macron qui a le choix lui de l'accepter ou pas. Mais franchement, il serait étrange qu'Emmanuel Macron renouvelle sa confiance à un premier ministre qui vient de perdre justement sa confiance auprès des députés. Et donc Emmanuel Macron va devoir chercher un nouveau Premier ministre. Ouais, il serait ou elle serait, nous verrons, le 7e premier ministre en 8 ans, le 5e en moins de 2 ans.
Et donc, on constate une chose, plus le temps passe dans la décennie Macron, hein, euh, plus la durée de vie d'un premier ministre se réduit. Donc le président devrait trouver un premier ministre qui pourrait faire passer un budget d'ici au 31 décembre. C'est le critère principal. Mais en l'État, qui peut se vanter en tant qu'homme politique ou femme politique de pouvoir faire voter un budget sans difficulté ? Franchement, personne. Alors, on va voir dans cet épisode de code source pourquoi François Beou a fait ce choix de se soumettre à un vote de confiance ce qu'il s'est passé précisément pendant l'été. Avant d'en venir là, un rappel. François Bairou est centriste, président du modè.
Il a 74 ans. Il a été nommé à Matignon par Emmanuel Macron le 13 décembre 2024 en remplacement de Michel Barnier, renversé par un vote de censure à l'Assemblée. Et depuis qu'il est en poste, François Baou a été au cœur de plusieurs polémiques. Oui. Des polémiques qui lui ont collé à la peau et surtout qui lui ont fait perdre très rapidement des points de popularité. D'abord, nous sommes en décembre 2024, il est nommé le 13. Quelques jours plus tard, il part en diète au conseil municipal. euh de peau. Là, il y a une polémique, ce premier ministre qui vient de d'arriver, qui prend un jet juste pour aller au conseil municipal de la ville qui dirige ça. Ça lui fait beaucoup de mal.
Et puis et puis évidemment la polémique des polémiques, l'affaire Betaram, ses accusations de maltraitance dans une école catholique dans le sud-ouest. Est-ce que le maire de Peau le savait ? est juste à côté de chez lui. Est-ce que lui qui était ministre de l'éducation dans les années 90 le savait ? Alors à ces questionslà, les réponses ont été floues, fluctuantes. Il a même dû répondre à une commission d'enquête parlementaire et cette affaire l'a d'autant plus touché qu'il a appris durant ces derniers mois que sa fille avait été aussi victime dans cette école de Bedaram.
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et Marcelo Vesfred. Ses relations ont été compliquées avec Emmanuel Macron. Les deux hommes ne s'aiment pas vraiment. Alors, ils ont une relation qui est extrêmement complexe. Ils ne sont pas amis mais en même temps, ce sont les deux alliés historiques les plus proches. Emmanuel Macron doit d'une certaine façon sa victoire en 2017 au retrait au dernier moment de François Bairou. Et François Bairou est quelqu'un qui a déjà été candidat à plusieurs présidentiels, qui considère qu'il a un rôle à jouer et qui a monayer très cher durant toutes ces années le fait que sans lui Emmanuel Macron serait pas arrivé à l'Élysée.
Donc ils ont une relation qui pendant des années est faite de rencontre le dimanche, il s'appelle c'est une relation qui est faite de d'une grande proximité mais c'est pas une amitié. Pourquoi ? parce que c'est une relation sur fond de rapport de force et c'est comme ça depuis 8 ans. Et le dernier épisode en date, c'est le 13 décembre 2024. Emmanuel Macron veut nommer Sébastien Lecornu comme successeur à Michel Barnier.
Or, à ce moment-là, François Baou tort le bras quasi littéralement à au chef de l'État en lui disant "En gros, si tu nommes euh Sébastien Lecnu et ben moi je sors de la majorité, je fais exploser euh le périmètre du bloc central et de la droite et il a mis une telle pression que Emmanuel Macron a cédé.
Mais Emmanuel Macron lui en veut et du coup cette relation elle est faite de elle est extrêmement complexe et au fil des mois elle se tend un peu puisque le chef de l'État considère que François Baou ne travaille pas assez, ne délivre pas pour parler en terme macroniste, qu'il y a rien qui avance, que c'est immobile là où François Baïou considère lui que ça ne sert à rien de brusquer un parlement qui de toute façon ne fait passer aucune loi. Le lundi 23 juin, des négociations de 4 mois sur l'avenir de la réforme des retraites se terminent par un échec. Il n'y a pas d'accord signé entre les syndicats et les organisations patronales.
Autre dossier clé pour le chef du gouvernement, le budget 2026, budget d'économie. Thomas Soulier. Pourquoi ces économies sont considérées aujourd'hui comme nécessaires ? Pour trois raisons. D'abord parce que la France croule sous une dette abissale, plus de 3300 milliards d'euros. Ensuite, parce que la France est déjà en retard dans le respect des règles européennes de rigueur budgétaire et puis parce que les marché financier pourrait à nouveau dégrader la note de la France d'ici à la fin de l'année, ce qui ferait grimper les taux d'intérêt. Alors tout cela François Baou le dit depuis pas 6 mois, il le dit depuis 20 ans.
Ça on peut lui reconnaître, ça fait 20 ans qu'il alerte la France et les Français en disant "On va droit dans le mur sur le budget." Le mardi 15 juillet, François Beou dévoile les grandes lignes de son budget 2026 avec plusieurs annonces marquantes. Thomas, rappelez-nous lesquelles ? Il y a d'abord deux mesures choc qui cristallisent les critiques. La suppression des deux jours ferriers qui rapporterait selon François Baou plus de 4 milliards d'euros d'économie et puis l'année blanche, c'est-à-dire le gel des dépenses publiques et ce durant 1 an. On peut aussi citer le non remplacement d'un fonctionnaire sur trois qui part à la retraite ou qui quitte la fonction publique.
Des économies pour les collectivités locales à hauteur de plus de 5 milliards d'euros d'économie, ce qui fait grincer des dents les sénateurs et puis élus locaux et aussi des économies dans le domaine de la santé. Là tous les Français seront concernés et une taxe sur les petits colis. Après ces annonces et notamment l'idée de supprimer deux jours fériers le lundi de Pâqu et le 8 mai. Les réactions sont très vives à gauche au RN, mais aussi parfois chez les Républicains.
Oui, d'abord de manière instantanée, euh le soir même du euh 15 juillet, toutes les oppositions crient à l'austérité, au manque de justice fiscal et considère que ce sont toujours les mêmes qui paient, qui vont tranquer, les travailleurs modestes, les classes moyennes, les retraités et tout de suite le RN est toute la gauche, je dis bien toute la gauche dont le PS menace de censurer François Beou. Alors du côté DLR, vous avez raison mais c'est un peu plus confus. C'estàd que Laurent Vaquier salue le plan mais Bruno Rota le président des républicain se dit opposer la suppression des de jours fériers.
Une mesure dont 84 % des Français ne veulent pas selon notre sondage au doxa pour le parisien aujourd'hui en France. Thomas Soulier quand François Baou voit ses réactions, j'imagine qu'il comprend qu'il va forcément tomber à cause d'un vote de censure. En coulisse, il est vraiment étonné. Il est vraiment étonné que le RN et toute la gauche dont le PS appellent tout de suite à la censure. Il ne pensait pas que ça irait euh aussi vite. Et donc il se dit rapidement après la conférence de presse du 15 juillet que oui, il pourrait tomber.
Mais il se dit, j'ai quand même un gros point de négociation parce que à ce moment-là, la suppression des deux jours fériers, ça ressemble me disait un proche à un l'ure en quelque sorte un futur point de négociation et que s'il voyait qu'en septembre et en octobre ça coinçait vraiment en revenant sur les jours fériers, il pourrait infin son budget. Après ces annonces du 15 juillet, Marcelovestfred, il y a un mot d'ordre qui commence à se répandre sur les réseaux sociaux venus de de citoyens. Un appel à bloqué le pays le 10 septembre. Expliquez-nous ça.
Alors, c'est un appel un peu nébuleux puisque les journalistes vont mettre un peu de temps à essayer de remonter un petit peu les qui est à l'origine de cet appel. Ça mélange un peu de de complotistes, un petit peu de de de sources qui peuvent être un peu des ingérences étrangères. On sait pas très bien. En tout cas, le discours d'origine, c'est un peu bloquons tout. N'allons pas travailler, sortons notre argent des caisses des banques. Alors François Baou, il voit bien monter ce mouvement. Quand on l'interroge sur le sujet, lui il se dit il y a pas un un motif concretes, type la taxe carbone identifiée qui agrégerait les les mobilisations. En revanche, il est pas dû.
Il voit bien qu'il y a un mouvement de colère un peu dégagiste qui commence à monter dans l'opinion publique. Et François Bairou décide de ne pas prendre de vacances pendant le mois d'août. Rappelons d'abord que François Baou fait partie de ses politiques. Ils sont nombreux en réalité qui n'aiment pas les vacances, qui ne prennent pas de vacances. En général, lui il est tous les ans à pot s'il est pas du genre à décrocher en partant sur son voilier à 10000 km de Paris. C'est pas du tout son genre. Et cette fois-ci, il fait même quelque chose d'un peu plus symbolique, c'est-à-dire qu'il va aller à à pot seulement trois weekend dans toutes les l'été.
Le reste du temps, il est à Paris à Matin et il scénarise le fait qu'il est à Paris, c'est-à-dire qu'il a les mains dans le cambouille, qu'il s'occupe des dossiers de la France et cetera, les inondations, les feux de forêt et cetera. et son entourage nous explique que ce temps passé à Paris va être du temps utile, qu'il va travailler les dossiers, faire des déplacements. Or, quand on veut le suivre pour les déplacements, ben on s'aperçoit que les uns après les autres, ces déplacements sont annulés. On s'attendait à deux trois déplacements par semaine. Finalement, il n'en est rien. Que fait-il ? Et bien, c'est un peu un mystère.
D'ailleurs, au sein du gouvernement, ça on l'a relaté dans plusieurs articles, les ministres se demandent que fait-il parce que il ne consultent pas. il n'appelle pas non plus les oppositions. Alors, c'est tout ce travail qu'on attendait de lui pendant l'été, tout l'informel. Il ne se déplace pas et il va en revanche surprendre en annonçant que il va s'exprimer sans intermédiaire auprès des Français par le biais d'une chaîne YouTube qu'il crée qui va s'appeler FB direct. Et donc à partir du début du mois d'août, il commence à intervenir régulièrement pour parler au français pendant quelques minutes. Il est en chemise souvent cravate, pas de veste dans son bureau.
L'éclairage est assez blanchâtre. C'est un peu de la télé à l'ancienne, mais l'idée c'est je vous parle sans intermédiaire pour vous expliquer les enjeux et notamment l'urgence de redresser les comptes publics. Ma conviction, c'est qu'on ne peut réaliser des changements aussi importants, aussi profonds et aussi bienfaisants. On peut pas le faire sans les Français. Jamais sans les Français. Et c'est tout le but de cet échange. FB Direct pour François Beou direct. Est-ce que ça marche ? Est-ce qu'il y a des vues ? C'est plutôt décevant. Ça commence, petit effet de curiosité, à 120000 vues et ça va descendre 8000 6000 vues. Pour un premier ministre, c'est très faible.
Donc ça montre que le format ne prend pas. C'est il faut dire que c'est un format un peu austère sur un sujet où finalement il tourne un peu en boucle. C'est un exercice qui a le mérite d'exister mais qui va se révéler un peu contre-productif. Le mardi 19 août, Emmanuel Macron dit du bien de lui dans l'hebdomadaire Paris Match. Il est mon ami déclare le président. Il a toutes les capacités pour tenir jusqu'en 2027. C'est le message d'Emmanuel Macron. En résumé Thomas Soulier, cette déclaration amicale au sujet de François Beou, elle est surprenante. Oui, parce que déjà Emmanuel Macron a très peu d'amis et il prononce rarement ce mot ami quand il parle de quelqu'un.
Donc on peut sentir que quand il prononce ce mot ami, ça commence à sentir mauvais pour la personne qui est destinée parce qu'il a déjà dit du bien de ses anciens premier ministres qu'il a limogé une semaine après. Souvenez-vous Édouard Philippe, encore Elizabeth Born, il dit du bien d'eux publiquement, il saluent leur action et une semaine plus tard, il s'en sépar là peut-être un côté psychologique ou son côté sentimental. Donc il faut toujours se méfier quand Emmanuel Macron dit du bien de quelqu'un. Deux jours plus tard, le jeudi 21 août, le président invite son Premier ministre dans le fort de Brégançon dans le Var. Brégançon qui est une résidence d'été du chef de l'État.
Là, de quoi parlent les deux hommes ? D'abord de la situation internationale. Les sujets sont lourds, nombreux et ont rythmé euh la vie du président cet été et puis de politique interne. Et là, François Bairou fait officiellement la demande au président. Il veut un voie de confiance des députés et ce début septembre. Alors, pourquoi il le dit au président ? Parce que à ce moment-là, il y a une session extraordinaire convoquée à l'Assemblée fin septembre. Et François Baïou, il veut que ça soit début septembre et la seule personne en France qui peut prendre cette décision et acter l'avancement de la session extraordinaire, c'est le président.
Et le président lui dit oui Banco, on sait pourquoi Emmanuel Macron accepte. C'est la question à 1000 € et je me pose souvent la question depuis des jours en tant que journaliste politique, je vois deux réponses à cela. Soit à ce moment-là, le président est convaincu par l'argumentaire de François Baou qui se dit ce soir-là, il y a encore un trou de souris. Le RN et le PS peut s'abstenir et ça peut passer. Soit parce qu'il veut se débarrasser de François Baou et ça ce n'est pas une option à négliger parce qu'on sait que depuis des mois Emmanuel Macron s'est montré quelque fois agacé par l'attitude, le comportement, la politique de son premier ministre.
Le lundi 23 août, une conférence de presse de François Bairou est annoncée pour le lundi qui suit et ce samedi-là, il parle à notre conseur du parisien, du service politique Pauline Tevot. Marcelo Vestfred, en résumé, le premier ministre espère que les Français vont soutenir ces mesures d'économie. C'est ça, il en appelle au français. Oui, c'est une opération de dramatisation. Il explique que on est au bord de la falaise, qu'il faut qu'à la rentrée la classe politique soit à la hauteur. Et en fait, à ce moment-là, ce qu'il fait, c'est qu'il prend à partie l'opinion publique en espérant qu'elle fera pression sur la classe politique.
Donc là, il fait comme si les Français pouvaient être plus de son côté que les responsables des différents partis politiques. Mais en fait, ce n'est pas vrai quand on voit les sondages, il est très impopulaire à ce moment-là. Oui, impopularité record des mesures qu'il propose dans son budget, notamment la question des jours fériers qui, on va dire ulcèrent une grande partie euh de des Français, hein. Les sondages, y compris ceux qu'on a publié dans le Parisien sont sans appels. Plus de 80 % des Français ne veulent pas en entendre parler. Donc là, il sent qu'il est face à un mur. Et pendant le mois d'août, les appels à bloquer le pays le 10 septembre ont pris de l'ampleur.
Ils ont été repris par une grande partie de la gauche. Alors, notamment, ils sont repris par Jean-Luc Mélenchon qui lui décide de lui ajouter une nouvelle touche en prenant une grève générale le 10 septembre. Il lui donne un côté un peu insurrectionnel. Quelque part diront les détracteurs d'fi, il fait de la récupération politique. En tout cas, il contribue à faire du 10 septembre un moment clé de la rentrée. Le lundi 25 août, dans l'après-midi, environ une demi-heure avant le début de sa conférence de presse, François Baou révèle aux membres de son gouvernement, au ministres ce qu'il va dire. En fait, ils tombent de leur chaise parce que personne n'est dans la confidence.
C'est quand même un fonctionnement extrêmement resserré sur un tout petit noyau. De la même façon que la plupart ne savait pas ce qu'il y avait dans le plan d'économie du 15 juillet, la plupart découvre que le Premier ministre fait le choix de se soumettre à un vote de confiance et ce très précocément dès le 8 septembre. À ce moment-là, dans l'esprit des ministres, ils se disent "Notre bail va peut-être finir dans 15 jours." On en revient au début de cet épisode de code source. François Bairrou annonce donc qu'il va engager la responsabilité de son gouvernement à l'Assemblée. Un vote de confiance sauf surprise, perdu d'avance. On a parlé d'arquiri politique.
Thomas Soulier, est-ce que c'est une façon pour lui de s'épargner des semaines de calvaire avec en ligne de mire un vote de défiance ? Il veut rompre avant de se faire larguer. C'est une certitude. François Baou considère que s'il sort de lui-même en quelque sorte après avoir convoquer un vote de confiance, il sortira en martyr en disant "J'aurais prévenu le pays, j'aurais prévenu les Français, j'aurais été un lanceur d'alerte, j'aurais mis carte sur table et par conséquent personne ne pourra me reprocher si dans quelques mois ou quelques années, c'est le chaos économique en France." Et donc il en fait un marqueur politique et surtout pour la suite car François Beou a des ambitions.
Pourquoi pas la présidentielle en 2027 ? Il s'est déjà présenté pour l'Élysée à trois reprises et pourquoi pas une 4è fois. François Beou n'a pas du tout renoncé à ses ambitions présidentielles. Marcelo Vas-Fred le mercredi 27 août, François Bairou est l'invité du 20h de TF1. Il invite les chefs de parti politique à Matignon pour une ultime négociation. Mais alors qu'il est censé tout faire pour essayer de les convaincre, il va les braquer. Est-ce que la situation de la France, la menace de surendettement, est-ce que cette situation mérite qu'on y réponde ? C'est très simple. C'est comme un bateau qui aurait une voie d'eau, un trou dans la coque et la coque se remplit d'eau.
Alors, il y a des gens qui disent "Bah, tuen fais pas, Simone, le bateau flotte encore." Et de ce point de vue-là, on est irresponsable. Et on n'est pas irresponsable pour nous, monsieur Boulot, même pas pour vous, pas pour nous, pas pour notre génération. On est irresponsable pour les plus jeunes des Français. faire une interview au journal télévisé de 20h, c'est abattre ses principales cartes. Or, il arrive sans proposition. Il ne dit pas "Les jours fériers, j'abandonne" ou "Il ne fait pas d'ouverture particulière." Et pire, il braque les oppositions en expliquant qu'elle n'était pas joignable pendant les vacances.
Vous avez appelé les représentants des partis d'opposition qui ne sont pas de votre parti à venir vous voir à Matignon pour consultation à partir de lundi. "Mais pourquoi ne l'avez-vous pas fait avant parce qu'ils étaient en vacances. Argument qui peut paraître un peu léger et qui va lui revenir en boomerang puisque le Rassemblement national va lui dire euh par la voix de Marine Le Penher François Baou, je vous ai envoyé une lettre, vous n'avez même pas daigné y répondre et les socialistes vont être ulcérés par cette formulation qui paraît un peu légère.
En réalité, il est vrai que le chef du gouvernement n'a pas passé beaucoup de coup de fil, mais il a quand même essayé de joindre certains socialistes. Il a parlé, on le sait, avec François Hollande, il a parlé avec le député Jérôme Gage, mais si on est juste les torso un peu partagés puisque François Bairou François Bairou tend la main un peu mollement au socialiste, il en appelle quelques-uns et puis il arrête et de l'autre côté on a un PS dont les principales figures n'ont pas manifestement l'intention de nouer quelques négociations que ce soit.
avec un chef de gouvernement extrêmement impopulaire et qui plus est à quelques mois des municipales où le PS ne veut pas apparaître comme la formation qui sauverait la tête du soldat Baï. Le dimanche 31 août, le numéro 1 du PS, Olivier Fortalistes de voter contre la confiance est irrévocable. Par ailleurs, François Bairou s'est mis à dos une partie des Français. Il a pointé du doigt à plusieurs reprises les retraités, les boomers au sujet de la dette, y compris le dimanche 31 août dans son interview accordée aux quatre chaînes d'info en continu.
En résumé, d'après François Bairou, les papi boomers après avoir profité de décennies de croissance devraient être les premiers à soutenir les efforts d'économie du pays pour alléger le poids de la dette pour les plus jeunes. Thomas Soulier, on dirait que François Baïou s'enfonce à quelques jours du vote de confiance. Moi-même qui le suit au quotidien, j'ai du mal à le comprendre et j'imagine que les Français eux-mêmes ont du mal à le comprendre. Imaginez un français qui écoute François Bairou tous les jours, il entend "Je peux y arriver, je peux avoir ce vote de confiance".
Mais ils savent très bien les Français qu'il ne va pas l'avoir et que nous journalistes, on explique au quotidien que non, c'est de l'arithmétique, c'est des mathématiques. Si le PS et le RN vote pas la confiance, il tombe. Bon voilà, ce sont des maths. Donc ça va se passer comme ça. Ça sonne faux. C'est un faux semblant, c'est un simulacre euh de stratégie politique et les Français ne sont pas dupes. Et en même temps, il se met à dos beaucoup de monde en ce moment. Il se met à dos tout le monde. Les ministres qui en ont marre de l'entendre mentir tout au long de la journée. Euh les élus du bloc central et des républicains.
Le RN et le PS qui se font insultés par François Bairrou encore une fois ce dimanche euh sur les quatre chaînes d'info en continu. Il a dit sur Livfort Fort numéro 1 du PS une seule chose l'intéresse, c'est Matignon. Donc quand on veut séduire quelqu'un en général, on ne l'insulte pas. Merci à Thomas Soulier et Marcelo Vestfred. Cet épisode de code source a été produit par Thbao Lambert et Clémentine Spiler. Réalisation Julien Montcouquiol. Code source et le podcast quotidien d'actualité du parisien. N'oubliez pas Crim Story. Chaque semaine une grande affaire criminelle racontée par Claudia Prolonge avec Damien Delsoni, le chef du service police justice du Parisien.
Code source et crim story sont disponibles sur toutes les plateformes audio sur leisien.f. fr et aussi bien sûr comme on le disait au début sur l'application mobile du parisien.