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Discours / meetingfranceinfo (sur YouTube)· 30 octobre 2026 11 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileInstitutions & élections

"Le racisme est un poison qui fracture notre société" : Nicolas Dainville sur l'attentat de Trappes

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:48Invité politiqueFait
    « un attentat terroriste à caractère raciste a frappé nos communes de trappe et de la verrière »
  • 5:27Invité politiqueFait
    « c'est un attentat raciste avec un assaillant qui a voulu s'attaquer à des personnes d'origine africaine, à des personnes d'origine maghrébine et à des personnes de confession musulmane »
  • 6:10Invité politiqueFait
    « Je pense notamment à Ilan Alimi torturé assassiné parce que juif Jonathan Gabriel et Harrier Sandler et Myrienne Monsongego assassiné devant une école juive à Toulouse »
  • 6:54Invité politiqueFait
    « Michel Romu assassiné devant l'église de trappe 11 coups de couteau et enterré ici à la verrière »

Temps de parole

  • Nicolas Dainville100 %

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Nicolas Dainville

maire de la Verrière qui s'exprime pour cet hommage une semaine après l'attentat raciste. Nicolasville, maire de la Verrière. député. Je salue notamment notre député de la 11e circonscription, cher Laurent Mazori. Mesdames et messieurs les sénateurs, je salue madame Sophie Prima qui représente monsieur le président du Sénat, monsieur Gérard Archer, madame la présidente de la région, cher Valérie PCR, ainsi que tous les conseillers régionaux qui sont à l'avrière avec nous cet après-midi.

Monsieur le président du conseil départemental des Yvelines, cher Pierre Bédier, accompagné de tous les conseillers départementaux, je salue notamment Myiam Aourir, mon binôme qui représentons le canton de trappe durement éprouvé, durement enillé. Mesdames et messieurs les maires, mesdames et messieurs les conseillers municipaux, mesdames et messieurs les représentants des forces de l'ordre, de secours et de l'éducation nationale. J'en ai vu parmi nous aujourd'hui et on leur doit tant. Mesdames et messieurs les représentants des cultes, je salue notamment le vice-président de l'Association des musulmans de la Verrière, cher Hakim Boamara.

Je salue aussi notre curé, cher Jean-Pierre Zimiltran, curé de la paroisse des trois clochers. Mesdames et messieurs, en vos grades et qualités, chers habitants de Laverrière, chers habitants de Trappe. Le vendredi 23 octobre 2026, un attentat terroriste à caractère raciste a frappé nos communes de trappe et de la verrière. C'était un moment d'effroid. pour nos habitants. Un grand traumatisme. Sepé un jeune homme a perdu la vie. Il s'appelait Pango Bosio Wangi. Il avait 26 ans. Espoir des arts martiaux mixtes, il s'entraînait dans son club d'ervilier pour concourir au plus haut niveau. Tous décrivent un homme humble, souriant.

travailleur, respectueux, une personne généreuse, toujours prête à pousser les autres vers le haut et toujours de bonne humeur. Monsieur Pengo Boso Wangi était plein de vie mais la haine raciste lui a volé cet avenir. Nous adressons également nos pensées les plus chaleureuses à toutes les autres victimes de trappe ainsi qu'à ses habitants. À l'Avrière Rossie, les victimes de cette attaque nous ont donné une sacrée leçon de vie. Jamais, jamais nous n'oublierons la combativité de Ramatou, cette petite fille de seulement 12 ans qui a reçu h impacts de balles. Ici, on connaissait sa joie de vivre. La France entière a découvert son incroyable courage.

À sa maman Ramatou a confié, "Je me suis batêtu pour toi et mon père. Les mots de sa maman nous ont d'ailleurs tous bouleversés lors de la marche citoyenne organisée par deux habitants présents cet après-midi que je salue. La maman nous a dit "Je remercie le bon Dieu d'avoir gardé ma fille en vie. Elle a encore besoin de vos bénédictions. Oui, dans les ténèbres, l'espérance a toujours été chevillée au cœur. Alors oui, même si son pronostic vital n'est aujourd'hui heureusement plus engagé, nous continuons de porter Ramatou et toute sa famille dans nos cœurs. Nous adressons aussi notre soutien aux deux hommes qui ont été fauchés devant le centre commercial du bois de l'éthan.

Ils œuvrent avec un engagement extraordinaire à l'entretien de notre future école du bois de l'éthan qui renait de ses cendres après les émeutes qui ont entraîné l'incendie de deux de nos établissements. Nous sommes soulagés que leur état de santé s'améliore et nous leur renouvelons toute notre affection. Oui, mesdames et messieurs, cette attaque a été terrible. Un habitant m'a raconté avoir vu dans les yeux de l'assaillant sa détermination meurtrière. Ça fait froid dans le dos. en tout 128 balles 128 qui ont été retrouvés sont l'intervention rapide des forces de l'ordre à qui nous rendons hommage. Ce bilan aurait été plus dramatique encore.

D'ailleurs, la barbarie de cet acte n'a d'égale que l'humanité des premiers intervenants. Je pense à cette infirmière, à cette pharmacienne qui ont prodigué les premiers soins, à cette jeune femme aussi qui s'est précipité au chevé de Ramatou. et à tous nos agents, tous nos agents municipaux qui ont été remarquables dans cette épreuve avec les élus du conseil municipal. Je veux qu'il sache à quel point c'est un honneur pour nous les élus de travailler à leur côté, à côté de ces héros, eux qui ont ce service public chevillé au cœur. Albert Camu disait mal nommer les choses, c'est ajouté au malheur du monde. Alors, disons les choses le plus clairement possible.

Oui, c'est un attentat raciste avec un assaillant qui a voulu s'attaquer à des personnes d'origine africaine, à des personnes d'origine maghrébine et à des personnes de confession musulmane. La mosquée de la Verrière était à quelques passes seulement du centre commercial qui a été visé au bois de l'ét. À quelques minutes près, je vous laisse imaginer l'ampleur de l'horreur qu'on aurait eu à déplorer. Cet acte terroriste nous rappelle cette vérité que nous ne devrions jamais oublier. Le racisme est un poison qui fracture notre société et cette haine de l'autre dure en France depuis beaucoup trop longtemps.

Je pense notamment à Ilan Alimi torturé assassiné parce que juif Jonathan Gabriel et Harrier Sandler et Myrienne Monsongego assassiné devant une école juive à Toulouse. Johann Colen, Philippe Braham François Michel Saada Joaab assassiné à l'hyper cacher le père Jacques Amel égorgé dans son église en pleine célébration de la messe. Sarah Alimi, Emir Knol, Nadine de Viller, Simone Bareto Silva, Vincent Loques, assassiné eux dans la basilique de Nice, Thomas Peroto, 16 ans, tué à Créol, Jamel Benjabala tué après des années de harcèlement raciste. Abouakar Sissé, assassiné dans une mosquée. Ichem Mirai, assassiné dans le Var.

Sans oublier Michel Romu assassiné devant l'église de trappe 11 coups de couteau et enterré ici à la verrière et on ne l'oublie pas. À chaque fois des visages différents, des haines différentes, mais toujours cette même négation de l'humanité. Aucune souffrance ne doit être passée sous silence et il faut toujours avoir la même indignation, la même indignation collective. Tous ces drames terribles sont le triste symptôme d'une société profondément divisée, d'une communauté nationale heurté dans son principe même d'universalisme républicain. Alors, disons-le haut et fort. Notre République est une et indivisible et elle ne doit en rien céder à ceux qui pratiquent cette assignation identitaire.

Toutes ces idéologies qui remuent les haines, qui entretiennent le ressentiment, qui enferment nos concitoyens dans des catégories bien distincte pour mieux les dresser les uns contre les autres. La France n'a surtout pas besoin de nouvelles lignes de fracture. Elle a besoin de retrouver le sens du bien commun. Elle a besoin de retrouver de la fraternité. Elle a besoin de de retrouver ce destin partagé.

Alors oui, il est urgent de retrouver ce chemin de l'unité nationale en cultivant cet universalisme français qui rassemble tous nos citoyens au-delà de leur différence en rappelant que cet esprit de fraternité, il est magnifique mais il a une exigence, celle de toujours mettre en avant ce qui nous rassemble plutôt que de revendiquer ce qui nous distingue. Et chacun doit y prendre sa part. Chacun à son niveau. Le romancier Pierre Rabi prenait l'image du colibri en matière environnementale pour montrer que chacune de nos actions compte aussi petite soit-elle. Alors nous aussi soyons des colibris de l'unité nationale. Soyons des artisans de paix. C'est dans notre ADN à la verrière.

Ici dans une ville avec des habitants qui viennent de beaucoup de pays dans le monde. On ne cultive pas nos différences qui divisent. On mise toujours sur ce qui nous rassemble. la transmission de notre histoire commune, la beauté de notre patrimoine, le partage de notre culture française, la citoyenneté pour s'engager au service du bien commun et faire comprendre à nos jeunes que le plus grand bonheur, c'est de le donner aux autres. Oui, mes chers amis, l'ampleur de la tâche est immense, mais nous ne devons surtout pas céder au désespoir. Nous sommes une génération condamnée à l'héroïsme. Ce sont les mots d'Henry Danselma, peut-être que certains s'en souviennent.

Le héros au sac à dos, celui qui a trouvé la force de faire face à un assaillant à Ans en 2023. et il lançait cet appel : "Soit nous baissons les bras et nos enfants nous maudiront, soit nous combattons et nos enfants nous béniront." Alors à nous tous de nous mobiliser pour cette concorde nationale, pour cette paix civile. Retrouvons la flamme de l'espérance qu'il faut s'efforcer de chercher au plus profond de nos cœurs pour défendre ce qui distingue nos pays de tous les autres. cette promesse républicaine extraordinaire d'une seule communauté nationale qui transcende toutes les autres. Cette fraternité civique qui ne repose ni sur la couleur de peau, ni sur l'origine, ni sur la religion.

À l'image de ce que disait Romain Garry, n'est pas une goutte de s'enfancer mais la France journée.

10:43
Non speech

[applaudissements]