Benjamin Lucas : conférence de presse du groupe Écologiste et social à l'Assemblée - 8/07/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
difficile de tenir un point presse dans des conditions ordinaires compte tenu de l'annonce tragique de la disparition de notre collègue Olivier Marlex. Donc je vais commencer par au nom du groupe écologiste et social comme cela a été fait hier par Daniel Simonet et comme cela sera fait tout au long de la journée par la présidente du groupe rendre hommage à notre collègue Olivier Marlex. Nous étions adversaires pas ennemis c'était un un député qui avait une haute idée du rôle et de l'indépendance du Parlement, une haute idée de la France, de sa souveraineté. un gauliste authentique et nous avons été évidemment stupéfaits par cette annonce.
Nous adressons à sa famille, à ses proches nos condoléances et évidemment à nos collègues du groupe de la droite républicaine, à toutes celles et tous ceux qui ont eu l'occasion de de travailler avec lui. Je crois que l'unanimité des hommages qui sont rendus évoque tous la droiture, la rigueur morale, la défense de valeur de conviction. ne partageons pas toutes, c'est moins que l'on puisse dire, mais c'était un un parlementaire comme il en faut plus, attaché aussi à ce que nous sommes ici collectivement.
Et donc nous avons en partage aujourd'hui, je crois, avec l'ensemble des collègues, une une peine, une sidération immense et donc nous nous associerons naturellement à tous les hommages qui seront qui seront rendus. Euh cela rend évidemment, vous comprenez le la discussion sur l'actualité politique, même si elle est euh euh nécessaire euh euh particulière aujourd'hui. Et donc, je vais me contenter avant de répondre à vos questions de de quelques éléments d'introduction. d'abord sur la loi du plomb pour réaffirmer notre opposition totale vive à ce texte d'empoisonnement à ce texte dicté par les lobis de l'agrochimie à ce texte qui est une insulte à l'intérêt général et à la santé publique des françaises et des français et des agricultrices et des agriculteurs qui sont les premières victimes aujourd'hui d'un certain nombre de de substances qui sont à nouveau autorisées.
Dire aussi que ce texte ne résout rien des difficultés qui ont conduit à la mobilisation des paysanes et des paysans l'an dernier ne règle rien de leur pouvoir d'achat, ne règle rien de la question du libre échange aujourd'hui qui met en concurrence notre agriculture avec un certain nombre de de pays à travers le monde de façon déloyale. C'est donc non seulement un texte pour rien du point de vue des revendications du monde agricole, mais un texte dangereux, néfaste, nocif. Et donc nous nous utiliserons à nouveau tous les leviers à notre disposition pour nous mobiliser contre contre ce texte euh au nom de l'intérêt général, au nom de la santé publique, au nom de la protection de notre santé, celle de nos agriculteurs, celle de de nos enfants évidemment.
Ça c'est le le premier point. Et puis le second, nous sommes dans la dernière session parlementaire, il y a un débat, une discussion concernant le renouvellement du bureau de l'Assemblée nationale à la rentrée. Voulons réaffirmer que le groupe écologiste et social, un an après les élections législatives qui ont vu un barrage républicain historique, inédit, massif, j'en ai parlé, je crois, chaque semaine dans ce dans ce point presse, qui est finalement le serment qui nous lit aujourd'hui au PX.
Un an après ce barrage républicain, il est inconcevable pour nous que euh nous assistions l'année prochaine à un retour en force de l'extrême droite au sein des instances dirigeantes et organisatrices de l'Assemblée nationale. S'il y a une élection, bien c'est pour pouvoir faire un choix. Et donc nous, le choix que nous appelons de nos vœux et auquels nous appelons tous nos collègues, c'est à refuser que l'extrême droite occupe des fonctions à responsabilité comme cela se fait par exemple en Allemagne qui est un pays connu pour son amour de la proportionnelle et de la représentation.
Et bien, il y a quand même un consensus des groupes politiques pour dire que l'extrême droite allemande n'a pas à organiser la vie du parlement. Nous devons faire ici la même chose. C'est une manière aussi d'être fidèle à ce pourquoi les Françaises et les Français nous ont envoyé ici.
Nous avons été quand nous avons été, c'est mon cas élu face à l'extremoite au second tour, nous avons bénéficié de report de voix de gens qui ne partagent pas nos convictions nos idées. Ça n'a pas avoir d'influence sur les choix que nous faisons ici en matière de fonds politiques. Il y a pas de mandat impératif.
En revanche, ça doit avoir une influence morale très forte sur la façon dont nous traitons, dont nous considérons l'extrême droite. Il y a chaque parlementaire est un parlementaire comme les autres avec les mêmes prérogatives de vote, la même capacité d'expression. J'anticipe par avance des arguments qui me seraient opposés mais il y a dans les choix que nous faisons, dans les votes que nous avons à faire, une digue, un barrage à faire vivre et entretenir ici.
J'imagine que vous avez des questions sur ce sujet, sur d'autres et donc j'y réponds avec plaisir pour les 10 minutes qui nous restent. Juste pour pour bien comprendre, ça veut dire que votre présidente en votre nom refusera tout accord qui serait proposé de répartition des postes comme ça peut se faire entre président de groupe qui inclurait le RN dans le bureau de l'assemblée. C'est bien ça.
Oui, fait notre ligne depuis 2022. Nous étions avec ma collègue Sandrine Rousseau d'ailleurs présenté euh en marge si je puis dire de y compris de nos propres camarades des autres groupe de la NUPES à l'époque pour proposer à nos collègues un vote de barrage à l'extrême droite. et bien nous refuserons toute tambouille, toute négociation d'arrièreboutique qui conduirait à offrir sur un plateau à l'extrême droite des représentations au bureau de l'Assemblée nationale à travers notamment des vice-présidences de de l'Assemblée.
Donc la présidente Châtelin en notre nom et avec le soutien unanime de son groupe a réaffirmé à la présidente de l'Assemblée nationale lors de diverses réunions et consultation que nous ne serions pas d'accord euh pour un un accord un deal si je puis dire qui inclurait une représentation de l'extramorate au bureau de l'Assemblée nationale. Bonjour Robin Richard pour le monde. sur du plan, vous avez dit que votre groupe utiliserait tous les moyens pour pour contrer ce texte.
Est-ce que vous pouvez préciser ces ces moyens après le vote quel pourrait-il être ? Il y a le Conseil constitutionnel, il y a diverses initiatives aussi citoyennes. Il y a la société civile qui va être mobilisée.
Nous accompagnerons et nous soutiendrons ces initiative de pétition, ces initiatives de mobilisation et puis cela renforce encore plus, si j'élargis un peu le sujet, notre détermination à changer de gouvernement euh à gouverner nous-même. Mais évidemment dans la liste de nos priorités, si nous accédons aux responsabilités, ce pourquoi nous nous engageons quotidiennement sera d'abroger cette loi du plomb parmi d'autres évidemment, mais de l'abroger le plus rapidement possible. Et donc, nous continuerons à nous battre et à saisir toutes les occasions parlementaires qui se présenteront devant nous pour en finir avec ces textes climaticides, écosidaires qui sont extrêmement dangereux.
Ce n'est malheureusement pas le seul, ce n'est malheureusement pas la seule régression environnementale. La semaine dernière euh les abalages que j'excuse parce qu'elle est actuellement en commission mixte paritaire sur Mayotte vous a fait la longue liste, donc je la répète pas parce qu'il nous reste que 6 minutes, la longue liste de tous les reculs environnementaux. Bien, nous assumons et ce sera le cas aussi dans les discussions budgétaires, nous nous assumons qu'il faut une mobilisation totale de nos finance publiques, du volontarisme politique, de l'Assemblée nationale et des procédures législatives pour non pas amoindrir les protections environnementales des Français, mais pour les renforcer.
Tout à l'heure, on a aussi vote solennel sur un texte sur les centres de rétention administratif, enfin pas un vote sol, enfin un vote solennel. Est-ce que vous pouvez nous dire un mot sur votre position sur ce texte de votre Bah, nous sommes opposés. Euh nous considérons que les atteintes portées au droits des personnes exilées doivent cesser.
Euh depuis le débat sur la loi immigration portée par monsieur d'Armanin, nous n'avons eu de cesse que de dire que nous avions une vision diamétralement opposée à celle aujourd'hui des droites radicalisées de l'extrême droite sur la dignité, sur les droits humains. Et donc nous continuerons à défendre cette ligne, cette position, même quand une espèce de vente démagogie veut souffler sur l'Assemblée nationale, nous sommes une forme de dig morale aussi face à ces régressions successives à l'égard des droits des personnes exilées. La France est souvent d'ailleurs vipandé à l'échelle européenne et internationale pour le peu de cas qu'elle fait du respect d'un international d'obligation en terme de droits humains.
Donc nous nous refusons de nous prêter à cela. PL vous voyez la suite ça va revenir à ce logement de l'assemblée. Est-ce que vous voterez ou non mais nous nous sommes opposés radicalement à un tripatouillage des règles électorales aussi proche de l'élection.
Quel que soit ce qu'on pense sur le fond. Il y aurait beaucoup à dire d'ailleurs sur le fond et sur les arguments fallacieux qui ont été employés, mais nous nous sommes quand même comment dire choqué. Il y avait jusque-là un consensus qui régnait dans la vie politique.
À moins d'un an d'une élection, on change pas la règle du jeu. Euh vous rendez compte que là, il y a une incertitude encore sur le processus législatif. Le Sénat va se prononcer.
Euh que va-t-il se passer ensuite ? C'est qu'on ne sait pas là, alors que nous approchons de l'ouverture officielle de la campagne qui est le 1er septembre que les candidatures, les principales candidatures des différentes formations politiques sont déjà déclaré déclaré, on connaît pas le mode de scrutin dans ces trois villes. Ça pose quand même un sujet démocratique évident.
Et donc nous, nous nous pensons que la démocratie fonctionne bien quand il y a des règles claires, admises et respectées par tout et par tous. Et donc nous réaffirmons cela aussi dans les dans les jours qui viennent. Je sais plus si c'est aujourd'in mais il y a le vote sur le rapport de votre commission d'enquête demain.
Demain très attentif. Est-ce que vous êtes confiant dans son adoption ? Et surtout vous pouvez pas nous dire ce qu'il y a dans le rapport mais est-ce que vous savez déjà si vous allez le traduire dans des initiatives législatives ou autres par la suite ?
Bien sûr moi j'ai mené comme rapporteur de cette commission d'enquête qui était à l'initiative du groupe écologiste et social et je remercie encore la présidente Chaelin pour sa confiance. Euh nous avons mené des dizaines d'auditions, des centaines d'heures de discussion de travail sur un nombre de documents et je peux pas vous livrer les conclusions de ce rapport avant qu'il ne soit adopté. La loi me l'interdit.
Ce que je peux vous dire c'est qu'il y a manifestement de la part des pouvoirs publics, de l'État et de ses gouvernements successifs depuis 2017 des manquements graves pour protéger aujourd'hui les salariés face au plan de licenciement. Il y a une politique en matière d'être publique aux entreprises qui est d'un laxisme hallucinant qui est scandaleuse. Donc je formulerai des propositions pour mieux contrôler, mieux conditionner, mieux mieux plafonner les aides publiques aux entreprises.
Le premier ministre cherche 40 milliards. Peut-être par exemple peut-il cesser de donner des aides publiques sans contrepartie à des très grandes entreprises qui distribuent des dividendes à leurs actionnaires et font des plans de licenciement. Il y a une défaillance majeure en matière de protection des salariés.
Depuis la loi travail de Madame El Comerie, les droits et les protections des salariés face au licenciement ont diminué, ont été considérablement attaqués. Il faut rétablir un peu de justice, un peu d'équilibre aujourd'hui dans le dialogue social. Et puis il y a un déficit complet de démocratie économique.
Les salariés, leurs représentants sont totalement absents volontairement de la part des des direction d'entreprise et de l'État, des choix qui concernent leurs filières et leurs entreprises. Or, il m'a été permis de constater dans toutes les situations auxquelles j'ai eu à traiter que les salariés, leurs représentants sont les premiers experts des secteurs dans lesquels travaillent leur entreprise, qu'ils ont des solutions qui éviteraient bien souvent des plans de licenciement, qui permettrai à des groupes de mieux fonctionner. Je pense par exemple chez Arcelor Mital, j'étais il y a quelques jours à Faus sur les organisations syndicales, la CGT notamment nous alert sur le sous-investissement qui conduira à un abandon de ce site par Arceloral.
On le sait, monsieur Ferchi, monsieur Macron ne disent rien. Et puis j'ai pu révéler dans cette commission d'enquête la faute grave du président de la République, la haute trahison sociale et industrielle puisque monsieur Macron a reçu monsieur Mital en rendez-vous quelques jours avant que celui-ci annonce un plan de licenciement massif et que sous serment la direction d'Arcelor Mital nous affirme que le président de la République n'a pas une seule fois posé la question des suppressions d'emploi et donc soit le président de la République n'a pas eu l'idée de poser de cette question et donc c'est un amateur complet, il est indigne de représenter notre pays face à des grandes directions d'entreprise. soit le président de la République a siamment voulu éviter d'aborder ce sujet et donc il est complice de ses suppressions d'emploi et l'abandon de ses ses territoires.
La Constitution m'empêche de de l'auditionner mais je ne doute pas que vous lui poserez la question. Lui qui a balayé d'un revers de main la nationalisation temporaire et donc s'est privé d'un outil d'un levier pour faire pression sur monsieur Mital devra assumer les les conséquences de cette trahison sociale et industrielle. Une dernière sur les chiffres d'INC pour la pauvreté qui a explosé.
Votre avis que faire ? Ben, nous payons le bilan de 10 années d'une grande brutalité en matière sociale. Nous payons le bilan d'une politique faite pour les ultra riches au détriment des plus pauvres.
Nous payons le fait que la théorie du ruissellement cher à monsieur Macron montre toute son inexistence dans la réalité pratique. Et donc la pauvreté gangrine aujourd'hui notre pays, je crois que c'est une urgence absolue. On peut pas, il y a pas de République qui tiennent quand par million certains de nos concitoyens sont jetés dans la grande pauvreté, dans la misère.
Je porte par exemple avec d'autres collègues des propositions d'urgence pour le droit aux vacances dès cet été pour que des millions de familles, des classes populaires mais aussi des classes moyennes de plus en plus qui sont privés du départ en vacances, qui sont privés donc de cette capacité pendant quelques jours à respirer, à s'évader, euh à s'émerveiller, à mettre de côté aussi parfois des tensions intrafamiliales, des difficultés qui permettront à leurs enfants de mieux appréhender la rentrée scolaire, bref qui pourrait qui devrai bénéficier de ce droit fondamental qu'on a de temps en temps de respirer qui aujourd'hui est réservé au plus riches. Bien, nous portons des propositions d'urgence pour que dès cet été, sans lois budgétaire particulière, le gouvernement, le premier ministre puisse faire de l'été 2025 un été du droit aux vacances avec des mesures pour les péages autoroutiers gratuits pour les plus précaires avec des mesures de réquisition d'un certain nombre de logements vacants et d'espace public vacants, avec des mesures pour le train, avec des mesures pour l'éducation populaire et pour les associations qui œuvrent au quotidien. Je lance un appel à travers vous aujourd'hui, monsieur François Bairou.
Il y a des milliers de familles qui pourront pas partir en vacances cet été. Vous avez la possibilité là de prendre des mesures concrète réglementaire sans passer par la loi pour qu'il puisse le faire. Ça changera bien des vie.
Ça allégera le quotidien de celles et ceux qui souffrent le plus notamment de la précarité. Et je vous remercie puisque il est 47. Bonne journée.
Benjamin Lucas