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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 17 septembre 2026 35 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationInstitutions & électionsEnvironnement & énergie

Le Sénat, nouvelle force tranquille ?

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:04OuverteRéponse directe

    Expliquez-nous, quelle est la volonté de cet événement ?

  • 4:06OuverteRéponse directe

    Le maillage économique du territoire est-il lié à l'agriculture ?

  • 10:19OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut dire que le Sénat incarne la force tranquille et a réussi à s'imposer comme telle ?

  • 12:45OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous diriez que c'est un peu deux salles, deux ambiances ?

  • 14:45OuverteRéponse directe

    Elle a raison Elisabeth, c'était un débat jusqu'il y a peu, la question de la suppression du Sénat ?

  • 17:24OuverteRéponse directe

    Cette force tranquille, elle s'explique aussi parce que le Sénat est l'émanation des collectivités, des élus locaux, des territoires ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:50InvitéChiffre
    « Elle prévoyait d'investir 200 millions d'euros mais c'est surtout la création de 400 emplois qui disparaît avec cet amendement de projet. »
  • 2:15InvitéFait
    « Le journal Sud-Ouest nous raconte ce curieux balai. »
  • 2:27InvitéFait
    « Olivier Faure, François Ruffin, David Lysnard sont déjà venus. Marine Le Pen y va aujourd'hui. »
  • 7:37InvitéFait
    « J'ai toujours été favorable à l'autonomie, je vous le dis. J'ai été un des premiers à demander l'autonomie en Corse. »
  • 8:29InvitéFait
    « J'estime que pour pouvoir déroger aux règles édictées par Paris, il faut que dans la Constitution soient mentionnées les caractéristiques historiques, linguistiques, culturelles, pour pouvoir différencier les lois qui pourront s'appliquer ou qui pourront être faites en Corse. »
  • 11:23InvitéFait
    « L'exemple vraiment où le Sénat a incarné une force tranquille, c'est la commission d'enquête Benalla en 2018, où on a eu du côté de l'Assemblée nationale quelque chose de très politique qui a fini par l'implosion ici, des travaux qui ont été menés jusqu'au bout et cela de façon transpartisane. »
  • 12:00InvitéFait
    « On a vu notamment des accords qui n'ont pas réussi à se faire récemment sur la commission d'enquête sur la souffrance psychique au travail, avec la droite qui n'a pas voulu des conclusions qui étaient, on va dire plutôt de gauche. »
  • 16:29InvitéFait
    « Il y a eu un discours très important qui est venu d'ailleurs placer d'emblée l'antagonisme d'Emmanuel Macron avec les territoires. »
  • 17:47InvitéFait
    « Le tournant, ça a été effectivement l'affaire Benalla. Et comme le Nouveau Monde avait l'air de mépriser le Vieux Monde, le président Archer a montré les dents. »
  • 18:52InvitéFait
    « Sur l'agriculture, la loi Duplomb. »
  • 20:16InvitéFait
    « Je pense par exemple à Edwige Diaz en Gironde, parmi les personnalités quand même de premier plan pour le Rassemblement national. »
  • 22:54InvitéFait
    « La Chambre est renouvelée de moitié tous les trois ans. »

Temps de parole

  • Invité21 %
  • Présentateur15 %
  • Invité 214 %
  • Présentateur 213 %
  • Invité 313 %
  • Invité 410 %
  • Invité 56 %
  • ?3 %
  • Invité 62 %

≈ 12,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Présentateur

écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Stéphane, on regarde ce qu

0:13
Locuteur

'il

0:13
Présentateur

fait la une de la presse régionale ce matin. Et c'est évidemment toujours la colère, les prix du carburant et le gouvernement qui a apporté une première réponse hier après une journée très tendue.

0:22
Invité

Oui, et les unes ne sont pas plus originales que les jours précédents. La presse régionale se fait encore l'écho. Démobilisation qui marque le pays midi libre nous montre en une le blocage d'un dépôt de pétroliers par une centaine de pêcheurs. C'est à Frontignan un blocage de plus après ce déport de Sète, Toulon, Nice, après même celui du dépôt de pétrole à Fosse-sur-Mer et avant une rencontre entre les pêcheurs et la ministre. Aujourd'hui, la colère c'est aussi celle des automobilistes exaspérés, interrogés par la Marseillaise. C'est un enfer, ça fait des mois que l'on stresse quand on va à la pompe. Voilà ce que dit Gaëlle, infirmière libérale qui n'a pas le choix de prendre sa voiture.

Et les témoignages dans les pages de la Marseillaise se suivent et se ressemblent. Marc Plombier a dû augmenter ses tarifs à cause du carburant. On rogne surtout sur nos bénéfices, dit-il. La colère, Auréane, c'est aussi celle des agriculteurs et c'est en une du journal du Centre. Les agriculteurs qui font partie de ces professionnels dont l'aide gouvernementale va se poursuivre jusqu'au 31 décembre mais qui sont surtout durement touchés par la sécheresse. Ils manifestaient hier à Nevers contre le plan de soutien du Premier ministre. Un plan

1:22
Locuteur

quasi

1:23
Invité

rien. Voilà ce que disent les agriculteurs dans les colonnes du journal du Centre.

1:27
Locuteur

Très

1:27
Présentateur

bon journal. On part en Picardie. L'usine de batterie qui devait être construite près d'Amiens ne verra pas le jour.

1:32
Invité

Oui, la Gigafactory,

1:34
Locuteur

c

1:34
Invité

'est vraiment fini. Voilà ce que titre ce matin le courrier Picard. Le projet d'une usine de batterie sodium-ion.

1:40
Locuteur

Ce

1:40
Invité

sont des batteries avec une faible autonomie mais une recharge très rapide. Ce projet a été arrêté. La jeune pousse, l'entreprise Tiamat fondée à Amiens, n'a pas réussi à trouver les financements nécessaires. Elle prévoyait d'investir 200 millions d'euros mais c'est surtout la création de 400 emplois qui disparaît avec cet amendement de projet. Ce n

1:57
Locuteur

'est

1:57
Invité

pas une bonne nouvelle selon le maire PS d'Amiens même si d'autres projets sont dans les tuyaux autour de la commune notamment la création de deux centres de données.

2:06
Présentateur

On va en Gironde. Les candidats à la présidentielle se ruent vers le Porges.

2:10
Invité

Eh oui, cette commune martyr de l'incendie géant qui a touché le sud-ouest cet été. Le Porges où 183 maisons ont été réduites en cendres. Le journal Sud-Ouest nous raconte ce curieux balai. Ce sont leurs mots. Celui des allées est venu des candidats à la présidentielle dans le village sinistré. Olivier Faure, François Ruffin, David Lysnard sont déjà venus. Marine Le Pen y va aujourd'hui. Pierre-Paul-Jacques ou Marine, ça ne changera pas la donne. Voilà ce que lance Sylvain, un rôtisseur au Porges au journal Sud-Ouest. Autre agacement, celui de Dominique, 84 ans. Il est né au Porges. On peut dire qu'il vienne en safari.

Voilà ce que dit Dominique, donc sceptique face aux possibles promesses qui seront faites par les candidats.

2:48
Présentateur

Avant de parler des journées du patrimoine, on va aller dans nos régions à Chartres. Bonjour Ahmed Taqsa, merci beaucoup d'être avec nous. Journaliste responsable de la rubrique économie à l'éco-républicain. Ahmed, vous célébrez aujourd'hui la cinquième édition des trophées des entreprises d'or et loi. Expliquez-nous, quelle est la volonté de cet événement ?

3:08
Invité

Bonjour, tout à fait. C'est une manifestation que nous organisons depuis cinq ans et l'intérêt de cette rentrée économique qui est par ailleurs très perturbée, comme vous venez de le dire. Nous, on prend un petit peu le contrepas et on essaye de faire ressortir ce qui marche dans nos entreprises, sur nos territoires et dans tous les secteurs, de l'industrie, des services, de l'artisanat, de l'agriculture.

Donc, on essaye de mettre en valeur des gens qui passent toute l'année à créer, à produire, à innover et à essayer de mettre le territoire en avant, un territoire que vous connaissez bien, qui est marqué par l'agriculture, bosseront d'un côté, percheront de l'autre, mais aussi par l'industrie, la cosmétique, le pharma. Et c'est l'intérêt de cette soirée où on va leur 21 pépites aureliennes chaque année pour remonter le moral des entrepreneurs dans une rentrée assez perturbée, comme vous l'avez dit.

4:02
Locuteur

Le

4:03
Présentateur

maillage économique du territoire, vous nous l'avez dit, Amadi, il est aussi lié à l'agriculture, qui est importante sur votre territoire, et agriculture qui a fortement pâti des catastrophes climatiques.

4:13
Locuteur

Tout

4:14
Invité

à fait, comme vous venez également de le signaler, nous avons eu, au mois de juin, au moment de la moisson printanière, et avant l'été, le rendement n'était pas du tout à la hauteur, sauf pour le colza. Donc, nos agriculteurs ont vraiment pâti de la pluviométrie très élevée de l'hiver.

4:35
Locuteur

De

4:36
Invité

l'autre côté, la canicule qu'on a vécue cette année exceptionnellement en France a également touché les productions printanières et estivales. Et aujourd'hui, nous avons les fruits et légumes qui sont vraiment dans un sale état, les fraises, les pommes. Et donc, nos agriculteurs ont subi également la hausse des prix des engrais à cause de la guerre en Iran et des États-Unis. Ils ont également subi, comme on venait de le signaler, la hausse des prix des énergies. Et donc, là aussi, on essaye d'aller au plus près de nos agriculteurs dans cette épreuve. Et nous essayons d'aider les petits agriculteurs qui sont regroupés au sein de coopératives, au sein d'idées créatives aussi dans la ruralité.

5:20
Locuteur

–

5:21
Présentateur

Merci Ahmed, merci beaucoup d'avoir été avec nous, la une de l'éco-républicain. C'est donc ce trophée des

5:25
Locuteur

entreprises,

5:26
Présentateur

en fait, les pépites aureliennes. Merci d'avoir été avec nous, Stéphane, ce week-end. Ce

5:31
Invité

sont les

5:31
Locuteur

journées

5:32
Présentateur

du patrimoine.

5:33
Locuteur

– Eh oui, c'est samedi. – Je vous en

5:34
Présentateur

met plein les yeux.

5:34
Locuteur

–

5:35
Invité

C'est samedi et dimanche, Auriane, et vous trouverez les meilleures recommandations près de chez vous, dans la presse régionale, évidemment. En voici quelques-unes. L'Union, le journal L'Union met à l'honneur le patrimoine industriel de la région où les visiteurs viennent nombreux, alors soit par fierté, soit par nostalgie ou même par intérêt pour l'histoire du travail. Voilà la une de L'Union. Ce matin, le patrimoine industriel attire les foules, mais vous préférez peut-être aller voir le monument préféré des Français. Il a été élu hier au bout de 2h15 d'émission.

6:05
Locuteur

C

6:05
Invité

'était sur France 3. Et ce monument, il s'agit de la piscine Art Deco. Roger Salingro, de Bruet et la Buissière que vous voyez apparaître. Elle est à lire dans les pages de la Voie du Nord, cette piscine Roger Salingro qui fête ses 90 ans.

6:18
Locuteur

Elle

6:18
Invité

a été construite en 1936 et c'est la dernière piscine Art Deco en plein air en France. Et avec ce titre des monuments préférés, des visites seront organisées spécifiquement pour les curieux.

6:29
Présentateur

Voilà, bravo. Bravo Hauts-de-France au Nord-Pas-de-Calais d'avoir gagné cette année.

6:33
Invité

On sent que ça vous fait plaisir.

6:34
Présentateur

Mais oui.

6:35
Locuteur

C

6:35
Présentateur

'est moi le moins de la Corse.

6:36
Locuteur

On

6:36
Présentateur

était 8h, mais on est au milieu. C'est pas mal aussi. Merci beaucoup. Merci Stéphane. Et justement, direction la Corse du Sud, le seul département avec la Haute-Corse où il n'y a qu'un seul siège à pourvoir dans ses sénatoriales. Là-bas, la campagne a pris une tournure particulière cette année. Elle tourne presque entièrement autour du texte sur le statut d'autonomie de Lille.

6:57
Locuteur

Un

6:57
Présentateur

texte adopté à l'Assemblée en juin dernier dont les sénateurs vont s'emparer fin octobre. Les candidats doivent donc se positionner. Un exercice qui n'est pas toujours simple, notamment pour le sénateur sortant. Direction Portovesque avec Clémentine Louise.

7:12
Invité

Après deux mandats au Palais du Luxembourg, le candidat de la droite, Jean-Jacques Panunzi, est pour la première fois sur le fil. Et pour cause, opposé il y a encore quelques mois au texte sur l'autonomie de Lille, le sénateur a dû mettre de l'eau dans son vin pour obtenir le soutien électoral de la droite ajaxienne.

7:28
Locuteur

Une

7:29
Invité

contradiction que ses adversaires ne manquent pas de pointer et dont Jean-Jacques Panunzi se défend. C'est une stratégie politique qu'ils ont opérée. J'ai toujours été favorable à l'autonomie, je vous le dis. J'ai été un des premiers à demander l'autonomie en Corse. Je parlais déjà et je le disais qu'en Corse,

7:47
Locuteur

les

7:47
Invité

lois, elles devaient être adaptées au fonctionnement des Corses. Elles ne pouvaient pas être adaptées de façon strite telles qu'elles sont votées au Parlement et adaptées ailleurs.

7:59
Locuteur

Son

7:59
Invité

adversaire le plus redoutable se trouve à quelques kilomètres dans les terres.

8:03
Locuteur

C

8:04
Invité

'est à Figari, chez lui, que le nationaliste Jean Giuseppi est devenu maire en mars dernier. A l'inverse de son opposant, lui défend un statut d'autonomie plus poussé pour Lille.

8:13
Locuteur

Il

8:14
Invité

se dit autonomiste, mais l'autonomie, c'est la capacité à indicter ses propres règles. Or, il indique être opposé au pouvoir législatif. J'estime que pour pouvoir déroger aux règles édictées par Paris, il faut que dans la Constitution soient mentionnées les caractéristiques historiques, linguistiques, culturelles, pour pouvoir différencier les lois qui pourront s'appliquer ou qui pourront être faites en Corse. Après, je ne suis pas le favori, mais j'ai toutes mes chances.

8:51
Locuteur

Deux

8:52
Invité

autres candidats sont en lice en Corse du Sud, Christophe Versigny pour le Rassemblement national et René Pérez, un candidat sans étiquette. Les 465 grands électeurs du département se rendront aux urnes le 27 septembre prochain.

9:05
Locuteur

Une

9:05
Invité

façon pour eux de se prononcer sur le texte en débat dans quelques semaines au Sénat.

9:10
Locuteur

On a

9:10
Présentateur

parlé de ces sénatoriales, débat avec nos éditorialistes et la presse régionale. Le Sénat est-il la nouvelle force tranquille

9:16
Locuteur

? Un

9:25
Présentateur

jour avant l'élection sénatoriale, le Sénat qui sera renouvelé de moitié le 27 septembre prochain. À quoi sert le Sénat ? Vous vous posez peut-être la question chez vous. Rassurez-vous, on va y répondre pendant cette demi-heure. Le Sénat qui a affirmé son rôle ces dernières années, encore plus ces derniers mois en miroir d'une Assemblée nationale divisée par la dissolution et agitée. Le Sénat incarne-t-il donc la force tranquille ? Nos éditorialistes sont avec nous pour en parler. Bonjour Elisabeth Martichoux. Bonjour

9:51
Locuteur

Elisabeth Martichoux. Merci

9:52
Présentateur

d'être là. Et bonjour Mickaël Darny. Merci également d'être avec nous. Tam Tranuy. Bonjour Tam. Bonjour Elisabeth. Directrice adjointe de la rédaction de Public Sénat. Vous êtes en charge du parlementaire. Vous connaissez le Sénat, les sénatoriales. Parker et Hiver Coudurier. Merci également

10:05
Locuteur

Hébert. C'est

10:06
Présentateur

vous qui représentez la presse régionale ce matin. Directeur de l'information du Telegram. Tam, est-ce qu'on peut dire, je commence par vous, pardon, mais voilà,

10:15
Locuteur

je

10:15
Présentateur

commence par l'art spécialiste. Maison. Est-ce qu'on peut dire que le Sénat incarne la force tranquille et a réussi à s'imposer comme telle

10:28
Locuteur

?

10:29
Invité

Alors le côté force tranquille et surtout par rapport à l'Assemblée nationale, c'est sûr et c'est dû notamment à un mode de scrutin qui est très différent.

10:37
Locuteur

D

10:37
Invité

'un côté le suffrage universel direct, avec une élection qui est entièrement liée à la présidentielle et on a vu l'effet que ça a eu depuis notamment 2022 et la perte de cette majorité avec des extrêmes qui ont grandi, etc. Et de l'autre côté, le Sénat, un suffrage universel indirect, décorrélé de la présidentielle. Et on a ici une prééminence d'une majorité de LR et du centre et des socialistes qui restent quand même le deuxième groupe de la Chambre. Donc effectivement, ça modifie complètement les rapports politiques.

Et le côté force tranquille, on le voit notamment à travers un certain nombre de travaux de fonds ici au Sénat, qui est notamment connu pour les travaux de ces commissions d'enquête. L'exemple vraiment où le Sénat a incarné une force tranquille, c'est la commission d'enquête Benalla en 2018, où on a eu du côté de l'Assemblée nationale quelque chose de très politique qui a fini par l'implosion ici, des travaux qui ont été menés jusqu'au bout et cela de façon transpartisane. On avait des socialistes, des LR qui arrivaient à parler ensemble et ça se retrouve dans un certain nombre de travaux encore récents.

Je pense à la commission d'enquête sur l'eau, je pense aux marges de la grande distribution, le coût des aides aux entreprises. Tout ça, c'est des commissions d'enquête où il y a eu des accords transpartisans. A noter quand même qu'il y

12:00
Locuteur

a

12:00
Invité

une politisation ces dernières semaines. On a vu notamment des accords qui n'ont pas réussi à se faire récemment sur la commission d'enquête sur la souffrance psychique au travail, avec la droite qui n'a pas voulu des conclusions qui étaient, on va dire plutôt de gauche, c

12:16
Locuteur

'était

12:16
Invité

le groupe RDSE, majoritairement de radicaux. On a vu également la commission d'enquête tout récemment sur les universités. Grand désaccord avec des conclusions qui émanaient quasiment, j'allais dire, du programme de Bruno Retailleau. Et une gauche, c'était les communistes qui présidaient cette commission d'enquête en très profond désaccord. Donc voilà.

12:38
Présentateur

– Grosse divergence aussi, on va y revenir, mais sur un texte symbolique de cette fin de quinquennat, sur la fin de vie. – Bien

12:43
Locuteur

sûr.

12:43
Présentateur

– Voilà, on va parler du rôle du Sénat sur ces textes. – Elisabeth, vous qui regardez les deux chambres, vous êtes moins focus Sénat que nous, vous regardez le Sénat, vous regardez l'Assemblée, est-ce que vous diriez, c'est un peu deux salles, deux ambiances

12:55
Locuteur

? –

12:56
Présentateur

Bien sûr,

12:57
Locuteur

c

12:57
Présentateur

'est ce que j'observe, mais c'est visible à l'œil nu, si je puis dire. 2022, surtout 2024, l'Assemblée issue des élections de 2024, post-dissolution, on donnait un spectacle qu'on commente régulièrement, et ce qu'on a appelé, maintenant on peut le dire sans attentat à la langue française, la bordélisation de l'Assemblée nationale. Ça n'est pas le cas au Sénat. Le Sénat apparaît, vous disiez, force tranquille, nouvelle force tranquille, pas nouveau. Le Sénat a toujours constitué, en marge de l'Assemblée nationale, plus bouillonnante, une chambre de débat plus apaisée, avec des recherches parfois de négociations et de compromis qui étaient impossibles à l'Assemblée.

Et encore plus aujourd'hui, donc par contraste, le Sénat, effectivement, a eu cette qualité, ou a offert cette qualité de débat. D'ailleurs, par parenthèse, si vous me permettez, hier soir, Marine Le Pen sur LCI, à la question « allez-vous supprimer le Sénat ? » parce que c'est vrai que c'était un débat, une inquiétude qui pouvait être présente compte tenu de certaines déclarations péremptoires, elle a répondu non.

Donc voilà, à l'aube des sénatoriales, qui ne va pas bouleverser le Sénat, les équipes du Sénat, mais qui va symboliquement quand même constituer une élection très importante, au moins, je ne sais pas quel groupe aujourd'hui réclamerait la fin du Sénat qui apparaît comme un pilier, comme un repère politique important avec cette présidence de Gérard Larcher, qui est, sa posture, en tant que deuxième personnage de l'État d'ailleurs, vraiment un repère important des lois, des institutions de la République.

14:45
Locuteur

– Ce

14:45
Présentateur

que nous dit Elisabeth, et c

14:46
Locuteur

'est

14:46
Présentateur

cette réponse de Marine Le Pen, elle a raison Elisabeth, c'était un débat jusqu'il y a peu, la question de la suppression du Sénat, le fait que même le RN dise non, c'est l'illustration que le Sénat a réussi à s'imposer.

14:58
Locuteur

–

14:58
Invité

Oui,

14:58
Locuteur

c

14:58
Invité

'est que d'abord, c'est l'illustration effectivement de ce que le Sénat représente, qui aussi a réussi à s'imposer, c'est-à-dire les territoires ruraux, ces parties du pays qui sont en dehors des centres urbains et qui ont évidemment des enjeux très importants, que le RN a su capter depuis des années. Donc bien évidemment, elle ne pouvait pas commettre cette erreur et ça correspond au fond aussi à un véritable besoin de maintenir l'équilibre du pays quand on veut le diriger. Moi,

15:28
Locuteur

je

15:28
Invité

dirais que le Sénat, depuis des années, a d'abord su incarner, depuis le temps qu

15:32
Locuteur

'on

15:32
Invité

l'observe, d'abord une vraie mutation sociologique et de la sociologie politique française. Le Sénat qui était au fond, pendant de nombreuses années, vraiment assimilé à un endroit où on était plutôt endormi, on ne disait pas vraiment, on n'avait pas le sentiment vraiment de prendre le rythme de la vie. On a quand même l'expression qu'a fait Flores pendant des années, aller à un train de sénateurs pour montrer qu

15:58
Locuteur

'on

15:58
Invité

n'était pas exactement dans une vitesse très très d'accrue. Ça a changé complètement parce qu'effectivement, comme ça a bien été dit, c'est devenu maintenant une chambre, un endroit qui est sur la balle, si je puis dire, qui effectivement réagit à l'actualité. Ça s'est encore plus accentué avec l'arrivée d'Emmanuel Macron et parce que le Sénat a incarné une forme, je dirais, d'opposition tranquille. En réalité, on l'a vu avec le premier affrontement d'emblée avec le président Larcher et le président Macron sur les budgets des collectivités, où il y

16:29
Locuteur

a

16:29
Invité

eu un discours très important qui est venu d'ailleurs placer d'emblée l'antagonisme d'Emmanuel Macron avec les territoires. C'était dès le début de 2017, après 2017. Et là, on a compris effectivement la donne, puis après toutes les commissions d'enquête, Benalla évidemment, et beaucoup d'autres. Et puis, sur le plan de la vie politique, c'est un lieu où on savoure, je dirais, entre guillemets, les crimes en gants blancs. On est quand même avec les dagues effilées face à la canonnière de l'Assemblée nationale, où quand même, derrière les tentures de velours, il peut se passer beaucoup de choses.

17:03
Locuteur

Et

17:03
Invité

très certainement, beaucoup de... La moquette est rouge. Voilà,

17:06
Locuteur

exactement. Ça permet de pouvoir

17:08
Invité

tout absorber. On absorbe tout. Et effectivement, il

17:12
Locuteur

y a

17:12
Invité

de très belles enquêtes, on va dire, politiques, qui peuvent se mener avec beaucoup de gens qui peuvent aussi en souffrir. –

17:21
Présentateur

Hubert, est-ce que, vous qui représentez la presse régionale,

17:24
Locuteur

est

17:24
Présentateur

-ce que cette force tranquille, elle s'explique aussi parce que le Sénat est l'émanation des collectivités, des élus locaux, des territoires ?

17:31
Locuteur

– Ah

17:32
Invité

oui, puisque ce sont les grands électeurs qui désignent. Ce n

17:36
Locuteur

'est

17:36
Invité

pas du tout le même mode de ce que d'un. Mais cette force, ça n'a pas été tranquille les premières années parce qu'il y avait un sentiment un peu de mépris du pouvoir exécutif. Le tournant,

17:45
Locuteur

ça

17:45
Invité

a été effectivement l'affaire Benalla. Et comme le Nouveau Monde avait l'air de mépriser le Vieux Monde, le président Archer a montré les dents. La commission d'enquête sur cette affaire, ça a été quand même très tendu. Et à partir de là, il y a eu une

18:00
Locuteur

volonté

18:02
Invité

du Sénat de montrer que le bicaméralisme, ça avait un sens, que les commissions d'enquête existaient. Lors du Covid, il y

18:09
Locuteur

a

18:09
Invité

eu une volonté aussi d'encadrer un peu le pouvoir législatif, les décrets qui étaient pris pour respecter quand même la démocratie française, malgré les impératifs sanitaires. Et puis ça a basculé ensuite au deuxième quinquennat avec la majorité relative, puis la dissolution qui laisse le roi énu. Et là, les rapports se retissent, s'étaient retissés progressivement entre le premier et le deuxième personnages de l'État.

18:38
Locuteur

Et

18:38
Invité

puis il y a des dossiers structurants sur lesquels

18:40
Locuteur

effectivement

18:41
Invité

le Sénat est très attentif. Bon, récemment, alors vous avez parlé de la fin de vie, la loi Duplomb,

18:47
Locuteur

il

18:47
Invité

y a eu... Tout à l'heure, vous disiez qu'il y avait un... Sur

18:51
Présentateur

l'agriculture, la loi Duplomb.

18:52
Invité

Bien sûr, il y a eu un consensus parfois difficile au sein du Sénat, mais souvent le Sénat arrive devant l'Assemblée avec un consensus qui est impossible à trouver au niveau de l'Assemblée. Donc je dirais que le macronisme déclinant a redonné au Sénat un poids important. Et bon, par ailleurs, le président Larcher, c'est un peu le parrain de la droite qui essaie aujourd'hui de fédérer, de trouver un accord entre les trois prétendants et qui joue donc un rôle de plus en plus important. – Oui, j'ajouterais que dans cette période où il a été très compliqué d'avoir des textes structurants qui sont adoptés au Parlement, par exemple au Sénat, il y

19:32
Locuteur

a

19:32
Invité

eu également la proposition de loi sur le narcotrafic qui avait été rédigée à la suite d'une commission d'enquête LR socialiste qui a permis vraiment d'avancer sur ce sujet. Je voulais rebondir sur l'une des raisons aussi pour lesquelles le Rassemblement national ne souhaite plus la suppression du Sénat. On est quand même à une dizaine de jours du scrutin. Il n

19:54
Locuteur

'y

19:54
Invité

a jamais eu autant de chance que le Rassemblement national avec l'UDR parvienne ici à constituer un groupe, c'est-à-dire à avoir 10 parlementaires. Il y a quand même pas moins de 22 députés Rassemblement national qui concourent aujourd'hui pour être soit sur des listes, voire pour être tête de liste et vraiment devenir sénateurs et pas des moindres. Je pense par exemple à Edwige Diaz en Gironde, parmi les personnalités quand même de premier plan pour le Rassemblement national. On pourrait imaginer que Marine Le Pen aurait été fort mal avisée quand même de dire sur cette période qu'elle souhaiterait la suppression du Sénat.

Bon, du côté de la France insoumise, en revanche, on a quand même toujours un son de cloche où Jean-Luc Mélenchon a toujours des dents envers le Sénat. Lui qui pourtant a été très longuement sénateur et où pour le coup les chances d'avoir ne serait-ce qu'un sénateur sont plus que ténues. Il

20:52
Présentateur

faut

20:52
Locuteur

un peu de politique, c

20:52
Présentateur

'est ce

20:53
Locuteur

que

20:53
Présentateur

vous dites. Lui qui pourtant d'ailleurs prône une 6ème République avec effectivement un fonctionnement,

21:01
Locuteur

un

21:01
Présentateur

régime parlementaire, ce qui est assez contradictoire avec l'idée de suprimer le Sénat. Mais il essaye quand même avec force, il a investi beaucoup de candidats, d'entrer au Sénat, mais on ne sait pas s'il en aura un ou zéro.

21:12
Invité

En tout cas, ça

21:13
Présentateur

résiste

21:13
Invité

beaucoup. Et pour

21:14
Locuteur

troubler

21:14
Invité

le droit de gauche.

21:15
Présentateur

Oui, parce qu'Elisabeth, pour prolonger ça, ce qui explique aujourd'hui, peut-être, vous allez nous le dire, mais la force tranquille, c'est qu'au Sénat, il y a encore le fameux clivage droit de gauche. Oui, j'ajouterais même, on va être encore plus précis, il y a encore une majorité. C'est l'air avec ses alliés centristes qui dominent au Sénat. Quant à l'Assemblée, vous le savez encore mieux que moi, évidemment, personne n

21:42
Locuteur

'a

21:42
Présentateur

la majorité. Même si tout le monde la revendique, personne ne l

21:44
Locuteur

'a

21:44
Présentateur

en réalité. Donc le contraste est encore plus saisissant. Il y a eu l'affaire Benalla, c'est vrai, qui a été un coup de tonnerre au tout début du premier mandat d'Emmanuel Macron, qui a d'ailleurs fait une grande publicité, au principe même des commissions parlementaires. Et ensuite,

22:00
Locuteur

tout

22:00
Présentateur

le monde, surtout l'Assemblée, a multiplié les commissions. Il y a eu la commission, mais Benalla, qui a donné du lustre au Sénat, et puis en 2024, il y a eu la dislocation, la fracturation à l'Assemblée, qui a valorisé aussi la majorité au Sénat. Alors, elle sera-t-elle ébranlée par l'élection du 27 septembre ? Certainement pas. Le leadership LR et centriste ne sera pas entamée, ne sera pas ébranlée, pardon. Mais la question est de savoir dans quelle proportion l'assaut du Rassemblement national peut un tout petit peu la diminuer, cette majorité.

22:39
Locuteur

–

22:39
Présentateur

Avant de vous donner la parole, Michael, pour prolonger ce que vous dites, Elisabeth Tam, juste pour qu'on comprenne bien, au Sénat, la majorité, elle est plus difficile à faire bouger. Le mode d'élection fait que la composition de la Chambre ne

22:53
Invité

peut pas être balayée d'un coup. – Oui, puisque la Chambre est renouvelée de moitié tous les trois ans. Et donc, le scrutin va venir partiellement refléter les dernières élections municipales. Donc, si on prend l'exemple des élections de février 2026, les dernières municipales, elles vont être répercutées, mais à moitié uniquement sur la Chambre. Il va falloir attendre le prochain scrutin dans trois ans, pour que ça enregistre l'intégralité de 2026. Donc, par exemple, c'est l'une des raisons pour lesquelles la France insoumise ne va pas pouvoir rentrer ainsi au Sénat parce que la France insoumise, qui a fait des bons scores, par exemple, en région parisienne,

23:33
Locuteur

en

23:33
Invité

banlieue parisienne, eh bien, toute cette partie-là n'est pas renouvelable. Elle sera seulement renouvelée encore dans trois ans supplémentaires. Donc, ça vous donne les raisons pour lesquelles les majorités bougent beaucoup plus lentement au Sénat et sont complètement décorrélées de la présidence.

23:47
Locuteur

– Pareil dans

23:47
Présentateur

le Nord,

23:50
Locuteur

qui ne

23:50
Présentateur

sont pas des départements renouvelables, Hubert.

23:53
Invité

– Il

23:54
Locuteur

y

23:54
Invité

a un autre aspect aussi dans cette problématique, c'est que les LR sont divisés à l'Assemblée, mais pas au Sénat. Au Sénat, ils sont tous derrière Bruno Retailleau, alors qu

24:03
Locuteur

'on

24:03
Invité

sait très bien que Laurent Wauquiez a rallié Édouard Philippe. Et donc, ça, c'est un… – Vous

24:08
Présentateur

allez vite en

24:10
Locuteur

besogne, Hubert.

24:11
Invité

–

24:12
Présentateur

Qui

24:12
Locuteur

ça ? – Vous allez vite en besogne. – Pas officiellement. – Il n'a pas officiellement en rallié

24:16
Présentateur

Édouard Philippe.

24:17
Invité

–

24:17
Locuteur

Oui,

24:17
Invité

vous

24:18
Locuteur

suivez. – Oui, non mais… – C'est évident. Ils jouent

24:20
Invité

un jeu qui est tellement… Bon, et alors, si vous voulez, c'est pour avoir un groupe pour le… Non, parce que c'est important, parce que LR va jouer un rôle pivot dans la nouvelle majorité, parce que c'est très politique, tout le monde dit, ça y est, Marine Le Pen est élue, on ne voit pas pourquoi elle serait imbattable, etc.

24:37
Locuteur

Alors,

24:38
Invité

en fait, la manière dont LR est fracturée et va se reporter dans ses électeurs, parce qu'ils ont un programme maintenant, il y a quand même pas mal de points communs, vont se reporter au deuxième tour, elle va être extrêmement importante. Et le fait d'avoir un groupe parlementaire, alors ici au Sénat, il faut 10 membres, et non pas 15 comme à l'Assemblée, c'est un pas de plus vers la respectabilité pour le Rassemblement national, donc c'est très important sur le plan symbolique.

Quant au président Larcher, qu'on parlait tout à l'heure, il a décidé de mettre un peu d'eau dans son vase, qu'il aurait voulu pouvoir fédérer les trois candidats, donc en tout cas en désigner un assez vite, Édouard Philippe...

25:18
Locuteur

Là, vous parlez de la présidentielle. Exactement,

25:20
Invité

mais tout ça est lié, finalement, c'est l'étape...

25:22
Locuteur

Donc Édouard

25:22
Présentateur

Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleux, ce que vous nous dites.

25:24
Invité

Et là, le président Larcher a décidé de repousser le délai qu'il aurait aimé rapide au mois de janvier, alors que lui, il aurait voulu que ça se passe d'ici la fin du mois d'octobre. En fait, le Sénat est un laboratoire de la vie politique nationale. L'histoire de la droite se joue ici. L'arrivée

25:44
Locuteur

probable

25:45
Invité

du RN au Sénat, avec très certainement la possibilité de faire un groupe, raconte tout simplement ce qui se passe aussi sur le terrain. On a quand même une tentative, entre guillemets, de grand emplacement, je dirais, de la droite par le RN. Et ça va se manifester, effectivement, suite au municipal et à ce qui se passe sur l'ensemble du pays, en termes de force électorale. À gauche, pareil, l'effervescence de toutes les listes que l'on regarde à gauche pour le sénatorial ont l'air de dire qu'effectivement,

26:20
Locuteur

il

26:20
Invité

faut, un, empêcher la France insoumise d'entrer au Sénat.

26:23
Locuteur

Là,

26:23
Invité

les communistes, apparemment, ont l'air très en pointe sur cette démarche. Et pourquoi ? Parce que le bruit et la fureur versus la stabilité, il n

26:32
Locuteur

'est

26:32
Invité

pas question de perturber, effectivement, cette matrice politique, ici, de la stabilité. Donc, on voit bien que ce qui se passe à l'aune nationale se retrouve ici. Et en ce qui concerne en particulier la droite, en fait, il y

26:47
Locuteur

a

26:47
Invité

une droite,

26:48
Locuteur

une

26:48
Invité

droite au Parlement et une droite au Sénat, qui n

26:52
Locuteur

'est

26:52
Invité

pas toujours d'accord. Wauquiez-Retailleau ne sont pas toujours sur la même longueur d'onde. On a même l'archer, également. On a même parlé, à un moment donné, de la droite rocadéro versus la droite porte-maillot, en faisant référence à des rassemblements importants de deux branches de la droite qui avaient eu lieu pendant l'ancienne présidentielle. Donc, de ce point de vue-là, c'est, je trouve, une manière de regarder, de manière un peu, voilà, quasi entomologique, je dirais, la vie

27:21
Locuteur

de la droite. –

27:21
Présentateur

Regardez, Elisabeth, elle n

27:22
Locuteur

'a

27:22
Présentateur

pas l'air complètement d 'accord.

27:23
Locuteur

– C'est bien, tant mieux, la

27:25
Invité

démocratie apaisée.

27:27
Locuteur

– Une

27:27
Présentateur

nuance avec vous, Mickaël. Je ne trouve pas que ce soit un laboratoire. Au contraire, c'est le miroir inversé de ce qui se passe au niveau national. On a ici encore un parti LR qui domine. Les LR sont laminés, 415% en 2022, avec un RN.

27:43
Locuteur

– L'essor du RN se manifeste ici. – Et donc, on a

27:45
Présentateur

ici l'émergence

27:47
Locuteur

probable,

27:49
Présentateur

possible, d'un groupe RN avec 10 sénateurs qui vont venir issus, effectivement, de la puissance du RN au municipal. –

27:57
Locuteur

RN ou DR, on le

27:59
Présentateur

précise parce que ça va jouer.

28:00
Locuteur

–

28:00
Présentateur

Absolument.

28:01
Locuteur

– Notamment dans les Almarie-Tchouz, une partie d'Ari-Tchouz

28:04
Présentateur

-Tchouz. Mais c'est exactement l'inverse de ce qui se passe au niveau national, où on a un vote structuré qui vient de très loin, qui est très puissant en faveur du RN. Et une déliquescence, ce qu'on a dit, les partis de gouvernement, le parti socialiste par ailleurs. Mais LR, surtout, qui se demande s'il aura à la fin, vous l'avez évoqué, un candidat. Est-ce que LR sera représenté dans une élection présidentielle ? Ce serait la première fois que LR, depuis 1958, le LR et tous ses ancêtres ne seraient pas présents à présidentielle. Donc, c'est exactement le contraire de ce qui se passe au Sénat, qui est un pôle de résistance pour cette droite traditionnelle. – Sur les alertes.

Avec Bruno Retailleau, qui est candidat à la présidentielle, mais aussi sénatoriale.

28:45
Locuteur

–

28:46
Invité

Oui, effectivement, Bruno Retailleau, d'ailleurs, qui ne prône pas la même chose entre le scrutin local et le scrutin national, puisqu'on se rappelle très bien ces dernières semaines, Édouard Philippe, qui a eu une espèce de main tendue vers Bruno Retailleau. Bruno Retailleau a dit, ah non, certainement pas au niveau national. Moi, je resterai candidat jusqu'au bout. Je n'ai aucune envie de jouer la primaire.

29:09
Locuteur

Je

29:09
Invité

n'ai aucune envie de commencer à m'allier avec Édouard Philippe. Alors que, comme candidat en Vendée, sur sa liste, eh bien, il rassemble centriste, horizon. C'est un classique, ici au Sénat, d

29:23
Locuteur

'ailleurs,

29:23
Invité

qui représente la majorité sénatoriale. Toute la question, d'ailleurs, à l'issue de ces élections pour le groupe Les Indépendants, c'est-à-dire le groupe, ici, horizon de Claude Maluret, de savoir s'ils vont s'inscrire plus profondément encore dans la majorité sénatoriale avec les centristes et les LR. Et c'est vrai que c'est assez drôle, parce que, par exemple, dans le groupe Union Centriste, qui fait entièrement partie de la majorité, aujourd'hui, il faut penser qu'il y a des UDI, comme Hervé Marseille, le président du groupe, jusqu'au Modem.

29:55
Locuteur

–

29:55
Invité

Et du parti. – Voilà, jusqu'au Modem. Donc, voilà, on est tout à fait capable de penser, d'une certaine façon, au niveau national et d'une autre façon, au niveau local, et quand on représente la voix des collectivités. – Et

30:12
Locuteur

Bruno

30:13
Présentateur

Ontario, qui est donc en double campagne. – Oui, tout à fait. –

30:15
Locuteur

Il n'y a pas

30:17
Invité

beaucoup

30:17
Présentateur

de suspense

30:18
Invité

sur l'une des campagnes, quand même, je pense que le 27 septembre… – Parce qu'ici, c'est la politique, c'est la politique avec, évidemment, les mots, quand on entend ce qu'on entend et ce qu'on n'entend pas, c'est-à-dire, quand on dit on va jusqu'au bout, on n

30:31
Locuteur

'a

30:31
Invité

jamais dit au bout de quoi. Les candidats,

30:34
Locuteur

ils

30:34
Invité

vont jusqu'au bout du mois, jusqu'au bout de l'année, jusqu'au bout

30:37
Locuteur

de

30:37
Invité

la

30:37
Locuteur

possibilité.

30:38
Invité

Mais à un moment donné, jusqu'au bout, il reste toujours avec, au fond, une possibilité très large d'interprétation. Donc, c'est de la politique.

30:47
Locuteur

–

30:47
Présentateur

D'autant que, Elisabeth, on imagine que les candidats à la présidentielle,

30:51
Locuteur

ils

30:51
Présentateur

regardent avec attention cette élection sénatoriale, parce que le futur président, la future présidente, elle devra composer avec ce Sénat. Il n

30:57
Locuteur

'y a

30:57
Présentateur

pas de dissolution possible pour le Sénat. – Absolument, et c'est vrai que c'est le calendrier qui valorise cette élection.

31:06
Locuteur

C

31:06
Présentateur

'est entre les municipales, qui donnent évidemment des indications du résultat, et la présidentielle. Alors, pardon, il ne faut pas surinterpréter, à mon avis, ce qui va se passer politiquement au Sénat, parce qu'effectivement, il y aura un groupe RN, mais LR restera, avec ses alliés centristes, majoritaire. Donc, on ne pourra pas avoir une lecture très fine de la présidentielle à travers les Sénat. Mais pour le futur président, vous avez tout à fait raison, ça compte. Et encore une fois, plus personne, ou presque, ne demande la suppression. On va s'appuyer sur cette branche.

31:41
Invité

– En fait, quand on regarde ça à première vue, il n

31:43
Locuteur

'y a

31:43
Invité

pas d'enjeu.

31:44
Locuteur

Mais

31:45
Invité

en fait, il y a une fracture territoriale aujourd'hui qui fait que le Sénat, il incarne ces territoires, qui votent maintenant beaucoup pour le RN et pour LR.

31:54
Locuteur

Et

31:55
Invité

par ailleurs, comme l'a dit Mickaël,

31:57
Locuteur

il

31:57
Invité

y a cette question du grand remplacement de la droite par l'extrême droite. Et donc, Bruno Retailleau, tout le monde dit, ben oui, sa campagne ne décolle pas, etc. Il est scotché à sept points. Mais

32:07
Locuteur

en

32:08
Invité

fait, il va jouer un rôle clé. Il est un pont entre ces deux univers. Et il a cette place forte du Sénat, qui l'a longtemps occupée, où il a une respectabilité. Et c'est ce que cherche également Marine Le Pen aujourd'hui. C'est quand même à asseoir sa crédibilité. Elle était hier soir sur LCI. Bon, on a vu qu'elle a fait des efforts pour respecter ou annoncer qu'elle respecterait la trajectoire budgétaire d'économie de 125 milliards, mais elle n

32:35
Locuteur

'a

32:35
Invité

pas détaillé comment, ce qui est quand même le plus important. Sur la réforme des retraites, elle n

32:39
Locuteur

'a

32:39
Invité

pas bougé, mais en fait, elle ne bouge pas, parce qu'elle se dit que si elle est en face d'elle, au deuxième tour de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, il faut quand même faire assaut de démagogie, et que l'important, c'est de gagner. Mais elle a, sur toutes ses questions économiques et internationales, un problème de crédibilité. Et c'est vrai que Bruno Retailleau, lui, c'est quelqu'un de crédible, de respectable, qui est dans cette institution vénérable qu'est le Sénat. Et dont on peut se demander, si jamais il devait abandonner la partie en janvier, disons, au profit d'Édouard Philippe, qu'est-ce qu'il ferait par la suite ? C'est un peu de la science-fiction, là.

Oui, je suis tout à fait d'accord sur le fait qu'il ne faut pas, bien sûr, lire le résultat du scrutin du 27 septembre pour penser qu'il va éclairer la prochaine présidentielle. D'ailleurs, sans doute que Marine Le Pen va quand même essayer d'avoir un petit storytelling pour l'utiliser comme une rampe de lancement supplémentaire.

33:37
Locuteur

Mais

33:37
Invité

voilà,

33:38
Locuteur

il ne faut pas du tout…

33:39
Présentateur

On

33:39
Locuteur

a beaucoup dit qu'il n'y a pas d'ancrage local au

33:42
Invité

RN. Quand

33:43
Locuteur

on a un groupe au Sénat, c'est qu'on a un ancrage local.

33:45
Invité

Quand ça commence à arriver au Sénat,

33:47
Locuteur

c

33:47
Invité

'est

33:47
Locuteur

que

33:47
Invité

ça existe

33:47
Locuteur

réellement

33:48
Invité

au niveau local. Et en plus,

33:50
Locuteur

il

33:50
Invité

y a tout le vote, par exemple, de ces élus sans étiquette, ça va montrer combien, à bas bruit, le Rassemblement national commence à avoir une place. Juste dire qu'il va quand même falloir composer avec le Sénat pour le futur président, par exemple, sur une réforme constitutionnelle, lorsque l'on a besoin de la majorité des trois cinquièmes, là, vous avez quand même, sauf si vous passez par un référendum, vous avez besoin d'avoir le Sénat avec vous. Donc voilà, ça a quand même une importance dans le

34:21
Locuteur

futur

34:22
Invité

travaux du président de la République. Et il

34:25
Locuteur

y

34:25
Invité

en a quand même plusieurs qui veulent des réformes constitutionnelles, notamment au Rassemblement national.

34:29
Présentateur

– Les sénatoriales, c'est important.

34:30
Locuteur

C'est ce qu'on retient à la fin de cette

34:32
Présentateur

demi

34:33
Locuteur

-heure. – C'est le début aussi. – C'est le 27 septembre. – Et le Sénat, c'est

34:36
Présentateur

unique. – C'est que le début de l'année. – Allez, le 27 septembre de l'élection. On va bien sûr longuement y revenir pendant ces dix jours et journée spéciale le 27 septembre avec tous les résultats. Merci à tous, merci à tous les quatre. Merci

34:47
Locuteur

à tous de

34:48
Présentateur

nous avoir suivis.

34:49
Locuteur

–

34:54
Présentateur

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34:58
Locuteur

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