Macron déclare la guerre aux moins de 64 ans
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[Musique] Mes chers compatriotes, nous sommes le 14 avril 2023, le jour où le Conseil constitutionnel avait promis de rendre sa décision sur cette fameuse loi sur la réforme des retraites et en particulier sur sa disposition phare des 64 ans. Alors avant d'en venir au vif du sujet, je voudrais quand même rappeler ou informer mes concitoyens sur ce que c'est que le Conseil constitutionnel. Le Conseil constitutionnel qui fait partie de la 5e République, qui n'existait pas, il y avait pas de de de précédent auparavant dans les constitutions de la République, avait été créé au moment donc de la constitution de 58 par Charles de Gaulle du bout d'élèves.
En fait, il n'en voulait pas pour une raison qu'il faut bien comprendre, c'est que à l'époque, je l'ai dit, ça n'existait pas auparavant dans les Républiques antérieures, à l'époque, on considérait que le peuple français était le peuple souverain et que s'il y avait une difficulté, c'était au peuple souverain de trancher. Et donc, il y avait une crainte de voir apparaître ce que l'on appelait et ce que l'on appelle toujours d'ailleurs un gouvernement des juges. C'est-à-dire que des juges, qu'ils soient élus ou non élu, pourraient avoir de leur simple petite personne pourrait décider pour un peuple entier de ce qu'il faut faire ou ne pas faire.
Vous l'avez compris, le cours le Conseil constitutionnel s'inspire énormément de la Cour suprême des États-Unis qui elle existe depuis l'origine des États-Unis d'Amérique, donc depuis la la constitution américaine, mais ça ne correspond pas à une tradition française. Et donc de Gaulle avait été avait tenu ça en suspicion. Et le fait qu'il ait tenu ça en suspicion explique l'origine la jeunèse et notamment la composition de ce conseil qui est constitué.
C'est dans le dans la constitution c'est dans le titre 7, c'est l'article 56 de la Constitution. Le Conseil constitutionnel est constitué de neuf membres et qui sont nommés chacun est par groupe de 3 tous les 3 ans puisqu'ils sont nommés pour un mandat de 9 ans non renouvelable renouvel qui est renouvelé par tiers. Donc tous les 3 ans, il y a trois membres qui s'en vont qui ont fait leurs 9 ans et trois membres nouveaux qui arrivent. et les membres du Conseil constitutionnel sont nommés par le président de la République, par le président du Sénat et par le président de l'Assemblée nationale.
Donc il y avait eu dès l'origine la volonté d'avoir des juges qui seraient en fait désignés par les trois plus hautes instances de la de la République puisque je vous rappelle que si un président de la République décède comme ce fut le cas de Pompilou en 74 ou est empêché celui qui fait l'intérim c'est le numéro 2 le deuxième personnage de l'État c'estàd le président du Sénat aujourd'hui Gérard Larchet et le numéro 3 c'est le président de l'Assemblée nationale aujourd'hui madame Yael Brown Pivet Donc il y avait d'emblé cette volonté de limiter ça de façon très très étroite. Et de rest du reste à l'époque ne pouvait saisir le Conseil constitutionnel que un nombre extrêmement limité de personnes. C'est le président de la République lui-même, président du Sénat, président de l'Assemblée nationale, c'était extraordinairement limité. de Gaul n'aimait pas le Conseil constitutionnel, ne voulait pas de ça, il voulait que ce soit le peuple qui tranche.
D'ailleurs, j'en profite pour signaler ce que non suffit je ne signale pas suffisamment, c'est que pendant que De Gaulle a été au pouvoir, il y a eu beaucoup de consultations électorales. Il y a eu la le référendum de 1958 pour ou contre l'adoption de la Constitution française de la 5e République. Il y a eu ensuite la suite à la dissolution qu'il avait prononcé de l'Assemblée nationale en 62, les élections législatives de 1962.
Ensuite, il y a eu le référendum de 1962 sur l'élection au suffrage universel du président de la République. Ensuite, il y a eu en 1965 l'élection justement du président de la République au suffrage universel avec les deux tours. Ensuite, il y a eu les élections législatives normales de 1967, 5 ans après celle de 62.
Ensuite, il y a eu la dissolution suivie donc de nouvelles élections législatives en 1968. Et enfin, il y a eu le référendum de 1969 pour sur la régionalisation qui a fait que de Gaulle ayant été mis en minorité a démissionné. C'estàd quand même cette consultation majeure.
Je ne parle pas des élections départementales communales, je parle des élections majeures de la 5e République et qui ont eu lieu pendant son pendant son mandat ou un petit peu avant avec le référendum de 69 7 alors qu'il est arrivé au pouvoir en décembre 58, est parti en avril 69, c'est-à-dire il est resté au pouvoir pendant 10 ans et à peu près 5 mois, hein. Donc ça c'est un 4 mois. C'est vraiment important à comprendre.
C'est-à-dire qu'il y avait par quasiment une élection euh cette élection en en 10 ans. En attendant en attendant le Conseil constitutionnel avait n'avait pas fait preuve de beaucoup de de de présence ni de véhément pour faire respecter les institutions de la République et plus exactement le droit constitutionnel. Il y avait eu une crise qui avait eu lieu notamment au moment du référendum de 1962 puisque Charles de Gaulle pour faire modifier la Constitution et faire adopter l'élection du président de la République au suffrage universel avait eu recours à un article et l'article 11 de la Constitution ce qui avait été extrêmement vivement reproché par l'étenant de l'ordre ancien qui voulait que ce soit l'article 89 qui soit utilisé puisque l'article 89 supposait que il fallait que les parlementaires donne leur accord alors que justement Deg ne voulait pas que les parlementaires donnent leur accord parce qu'il ne l'aurait pas donné.
Il s'agissait avec l'élection suffrage universelle du président de la République de contourner les partis. Je dis ça parce qu'à l'époque le Conseil constitutionnel qui avait été saisi notamment par le président du Sénam Gaston Monerville qui avait à l'époque parler de forfaiture de de Gaulle et bien le conseil constitutionnel avait attendu que les événements se passent et une fois que les événements s'étaient passés et qu'il y avait une large majorité de Français qui étaient allés voter et une large majorité qui avait voté oui au référendum sur l'élection au suffrage universel du président de la République, le Conseil constitutionnel avait un peu joué les Ponces Pilates en disant "Bah écoutez le fait que une majorité du peuple français soit aller voter et voter oui a purgé c'était le a purgé le cette procédure de son vice potentiel d'inconstitutionnalité. Voilà.
En attendant, le Conseil constitutionnel par sa formation, par le fait que les gens qui sont nommés le sont par le président de la République, le président du Sénat, président de l'Assemblée nationale sans qu'il y ait aucune contrainte de compétence, ils sont donc nommés par le fait du prince et bien pèse de tout son poids sur la composition de ce collège qui est quand même très proche du pouvoir. En 1900 dans les années lorsque Giscar a été élu président de la République pour faire face à une demande émanente notamment de l'opposition de gauche qui était dans l'opposition depuis longtemps, Giscar qui voulait une démocratie avancée avait quand même fait évoluer de façon substantielle le choses en accroissant ce que l'on appelle la saisine du Conseil constitutionnel. Il avait autorisé à ce que soit déposée devant le Conseil constitutionnel à condition qu'elle soit proposée par 60 députés ou sénateurs qui pouvaient donc déposer faire un recours devant le Conseil constitutionnel.
Avant ça n'était pas autorisé. Avec Giscar, c'est devenu autorisé. C'est ce qui explique qu'il y a eu une augmentation considérable des saisimes du Conseil constitutionnel puisque c'était quand même un cadeau offert à l'opposition opposition parlementaire bien entendu puisque tout ça restait quand même dans les mains des députés et des sénateurs.
Voilà. Ainsi conçu le le Conseil constitutionnel donc est régi par plusieurs articles qui sont dans le titre 7 de la Constitution. Et le premier de ces articles, c'est l'article 56 qui pose le fait, comme je l'ai dit tout à l'heure, que les neuf membres du Conseil constitutionnel sont nommés pour 9 ans et que ils sont nommés par le président de la République, président de l'Assemblée nationale, président du Sénat.
Il est bien précise, il n'y a aucune précision sur les compétences que doivent avoir ces personnes. De sorte que l'on a eu très généralement des personnes, c'est le cas actuellement, qui ont été nommées par la faveur du prince, comme on dirait. sans qu'il y ait particulièrement des compétences extraordinaires en matière constitutionnelle.
Ça vaut le coup de regarder aujourd'hui d'ailleurs qui sont les membres du Conseil constitutionnel. Il y a d'abord le président Laurent Fabius qui comme tout le monde sait a été un ancien élève de l'État membre du Conseil d'État qui a été notamment ministre mais surtout premier ministre de Miteran de 1984 à 1986 qui a de nouveau été ministre ultérieurement les affaires étrangères notamment et qui est donc le président du Conseil constitutionnel nommé par François Hollande en 2016 et il a aujourd'hui 76 ans. Il y a également les autres membres sont Michel Pinot qui a également 76 ans qui est un ancien conseiller d'État et qui a été nommé par le président du Sénat Gérard Larch en 2016.
Alors conseiller d'État c'est quelqu'un donc de la plus haute juridiction administrative française. Le conseil enfin pour les actes administratifs. La plus haute juridiction pourrait dire c'est justement le Conseil constitutionnel qui est tout de suite tout ça qui lui gère la constitution.
Mais euh ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'un membre du Conseil d'État, il a certes des compétences, il dans le domaine du droit, mais il n'est pas un spécialiste du tout de la Constitution. Ça n'est pas son boulot. Il n'a pas eu à s'y pencher et il n'a pas non plus euh il n'a pas de directive claire sur ce qu'il doit faire.
J'y reviendrai tout à l'heure. En tout cas, donc Michel Pinot a 76 ans comme Laurent Fabius. Ensuite, il y a une dame, madame Corine Lucens, qui est une ancienne secrétaire générale de l'Assemblée nationale, c'estàdire le plus haut poste de fonctionnaire de de l'Assemblée nationale.
C'est une administrateur de de l'Assemblée nationale. Elle a eu à s'occuper notamment de la commission des lois. Euh donc euh elle a été nommée par le président de l'Assemblée nationale euh en 2016, c'était le socialiste Claude Bartolon euh et elle a 70 ans.
Alors elle aussi, elle n'est pas spécialiste du droit constitutionnel. Elle connaît l'élaboration des textes de loi. Ça c'est exact.
Elle a des quand même des lueurs bien sûr, mais ça n'est pas quelqu'un qui a eu à traiter toute sa vie des problèmes constitutionnels. Il y a également autre membre, c'est Jacques Mard. Jacques Mard qui est un ancien avocat, qui a ensuite été maire et qui a été fait il a fait un parcours politique.
Il a été ministre de l'agriculture du gouvernement d'Édouard Philippe donc avec Emmanuel Macron. Il a été nommé par Emmanuel Macron en 2019. Il a aujourd'hui 75 ans.
Puis vous avez monsieur François Pillet qui est également un ancien avocat, un ancien sénateur, ancien membre de la commission des lois du Sénat qui a été nommé par Gérard Larchet en 2019 et qui a aujourd'hui 72 ans. puis Alain Jupé que tout le monde connaît qui est un ancien inspecteur des finances donc venant de de Bercy et qui a été mis affaires étrangères premier ministre de Jacques Chirac et et qui a été nommé au Conseil constitutionnel par le président de l'Assemblée nationale macroniste Richard Ferrand en 2019. Alain Jupé a aujourd'hui 77 ans.
Puis vous avez Jacqueline Gourot qui est une enseignante à l'origine et qui a fait de la politique sous l'aile de François Beou qui est devenue notamment sénatrice et qui a été ministre d'Edouard Philippe donc dans le gouvernement Macron et qui a été nommé au Conseil constitutionnel par Macron en 2022. Madame Gouru a aujourd'hui 72 ans. Puis vous aviez vous avez monsieur François Sénins et qui est un ancien conseiller d'État qui a été auparavant directeur de cabinet du président du Sénat, monsieur Gérard Larchet et qui a été nommé par Gérard Larchet en 2022 au Conseil constitutionnel.
Il a 65 ans. Et enfin, vous avez la dernière dernier membre de ces neuf membres, c'est madame Véronique Malbec. qui est une ancienne magistrate.
Elle a été procureur notamment euh dans dans les tribunaux. Elle a été directeur de cabinet du ministre de la justice et elle a été nommée par le président de l'Assemblée nationale macroniste Richard Ferrand. Elle a été nommée en 2022 et elle a actuellement 64 ans.
Voilà les neuf membres du Conseil constitutionnel. Il y a quand même des caractéristiques tout à fait extraordinaires. La première, c'est que le plus jeune, c'est une dame qui a 64 ans passé.
C'est-à-dire que pour juger de la réforme sur les retraites, il n'y en a pas un seul des neuf membres qui a moins de 64 ans. Deuxièmement, aucun aucune de ces neuf personnes n'a de compétences spécifiques sur le droit constitutionnel. Ce ne sont pas des gens qui ont été blanchis sous le harnet qui est des professeurs de droit constitutionnel, des gens qui auraient réfléchi toute leur vie, des gens qui connaîtraient les expériences des autres pays, des autres démocraties, de comment ça se passe aux États-Unis, comment ça se passe en Allemagne par exemple et donc qui n'ont pas fait ça.
Et ce sont en fait tous dans tous les cas des gens qui bon, ils ont une ils ont des connaissances en droit pour la plupart. C'est pas le cas particulièrement de madame Jacqueline Gourot par exemple, mais la plupart ceux qui ont été au Conseil d'État ont quand même des connaissances en droit, mais ce n'est pas du droit constitutionnel. Et puis enfin, si on regarde toutes ces personnes, sont quand même des personnes qui sont toutes ou à peu près toutes, je n'en connais pas, qui se soi déclaré hostile à la réforme des retraites.
Ce sont des gens qui sont très proches de Macron ou qui ont été nommés par Édouard Philippe ou qui même quand s'agit de quelqu'un comme Alain Jupé qui est tout à fait en faveur de la réforme des retraites ou qui sont proches de Gérard Larch qui est aussi en réforme en faveur de la réforme des retraites. C'est-à-dire que normalement les sondages montrent qu'il y a 75 ou 80 % des Français qui sont hostiles à la réforme des retraites. Et dans ce Conseil constitutionnel, il y a des personnes qui ne n'ont pas de de compétences particulières en matière de droit constitutionnel, qui ne sont pas des juristes qui se sont spécialisés là-dessus.
Ce sont des politiques. Or, il se trouve que ce sont tous des politiques qui sont favorables à la réforme. Voilà.
Euh, j'ajoute aussi que si on fait la moyenne d'âge, on s'aperçoit que c'est quand même des personnes très âgées puisque la moyenne c'est 71 ans et 11 mois, quasiment 72 ans de moyenne d'âge. Les deux plus jeunes ayant mon âge, c'est-à-dire 64 65 ans. Voilà. et donc tous les autres ayant plus de 70 ans.
Donc ça n'est pas du tout représentatif de la population française. Alors évidemment ça donne le soupçon de de de de magistrats qui ne sont pas là en fait pour faire régner le droit. L'esprit des institutions, ça c'est très important ce qu'on appelle l'esprit des institutions, c'est qu'est-ce qu'il a été choisi, qu'est-ce qu'il a été voulu.
Normalement, un Conseil constitutionnel ou une Cour suprême est là pour faire prévaloir un intérêt supérieur de la nation et pour faire prévaloir un contrepouvoir aux institutions. C'est comment peut-on être le contrepouvoir de Macron lorsqu'on a été nommé par Macron ou lorsqu'on a été nommé sous l'influence de de par Richard Ferrant sous l'influence des d'Édouard Philippe ou lorsqu'on a été nommé par tout simplement par le Gérard Larch président du Sénat. Bon donc on voit bien que c'est un une institution qui dysfonctionne complètement.
J'en sais quelque chose. J'en sais quelque chose et je voudrais citer ici quelques exemples de dysfonctionnement majeur. Il y a un article qui est l'article, je crois 58 de la Constitution qui prévoit que les membres du Conseil constitutionnel doivent être absolument s'abstenir de toute prise de position publique.
Il ne doit pas y avoir, c'est incompatible avec toute autre profession et cetera et cetera. En au moment de du traité de Maastricht en 1992, il y avait un des membres éminents du Conseil constitutionnel de l'époque qui était madame Simon Veale. Madame Simon Vale avait commencé à faire campagne pour le oui au référendum, ce qui était un scandale puisque normalement les membres du Conseil constitutionnel ne doivent on ne doit jamais les entendre parler. ou alors quand ils sont interrogés, c'est en général ça arrive au président du Conseil constitutionnel, il doit normalement euh avoir des propos très d'une très grande hauteur de vue sur les institutions françaises et ne jamais, si peu que ce soit, prendre partie pour un camp ou pour un autre.
Normalement, c'est leur devoir. Or, madame Simon Veale en 92 avait appelé à voter oui comme ça pour le référendum sur de Marrich. Ça avait fait un scandale à l'époque et le ce qui avait été trouvé, c'est quand même absolument incroyable, c'est que normalement, fallait que normalement on aurait dû avoir une s'il y avait une éthique minimum, le président du Conseil constitutionnel aurait dû demander à madame Vale soit de se taire, soit de démissionner du Conseil constitutionnel.
À ce momentl, elle reprenait sa liberté. Mainant, ce qui avait été trouvé, c'était une espèce d'arrangement de maquignon incroyable. C'est-à-dire qu'elle avait elle s'était mise en congé du Conseil constitutionnel pendant 2 mois pendant la durée de la campagne.
Voilà. C'est-à-dire que normalement ils ne peuvent pas prendre de position publique mais sauf que elle elle avait dit "Bah non, je suis en congé, je suis en vacances." Incroyable.
C'est incroyable. Je ne sais même pas si on lui avait retiré ces évolu d'ailleurs très confortables, soit dit en passant puisque ils se sont d'ailleurs les membres du Conseil constitutionnel se sont récemment octroyés une augmentation de salaire de 73 % je crois. savoir ce sont les emplois les plus les mieux payés de la République.
Alors ça c'est un premier exemple qui ne me concerne pas particulièrement mais qui concerne quand même cette façon incroyable dont le Conseil constitutionnel s'était permis de gérer un problème éthique fondamental par une espèce de plaisanterie de de garçon de bain. Je suis en congé. J'ai eu à connaître du Conseil constitutionnel à trois égards personnellement.
D'abord, c'est en 2017. En 2017, il avait été donc décidé par le législateur que le Conseil constitutionnel rendrait public deux fois par semaine le nombre de parrainages arrivés. Or, je vous rappelle que euh lors de la première euh estimation, enfin pas estimation lorsque le le lors de la première divulgation des parrainages euh donc en 2017, ça devait être au mois de de début début mars ou avril, je me rappelle plus, 2017, euh et on avait appris que Aslino avait obtenu 60 parrainages.
Et donc je j'étais encore loin des 500 mais il y avait beaucoup d'autres candidats qui avaient certains avaient deux parrainages, d'autres 50, d'autres en avaient 300. Je crois que tout de suite, il avait dû y avoir monsieur Fillon qui était candidat qui avait déjà eu plus 500 du premier coup et cetera et cetera. Et c'était publié deux fois par semaine.
Et la le vendredi, c'était un mardi le vendredi suivant alors que nous nous savions quelles étaient les mères qui allaient me parraîner, nous les suivions à la trace. On veillait bien à ce qu'ils envoient comme prévu leur courrier au conseil constitutionnel. On avait quand même des adhérents qui étaient là, on tenait un compte extrêmement précis et en moi donc le vendredi suivant d'une façon qui est toujours restée inexpliquée et bien tous les candidats ont progressé singulièrement.
Certains ont dépassé à cette occasion les 500. Il y avait donc eu déjà monsieur Amont euh monsieur euh sans doute je sais pas si madame Le Pen avait franchi, peut-être pas dès le deuxème coup mais en tout cas Benoît Montoui. Il y avait également euh Jean-Luc Mélenchon devait pas en être loin et cetera.
Il y a un candidat et un seul qui n'avait pas bougé, c'était moi. J'étais resté à 60 parrainages. J'avais donc appelé le Conseil constitutionnel.
J'avais appelé monsieur Valet qui était à l'époque le secrétaire général du Conseil constitutionnel en protestant disant que ça n'avait c'était absolument impossible. C'était impossible. Il avait d'ailleurs bredouillé quelque chose de pas très clair en disant oui mais que quoi ?
Ils avaient été pris par le temps. Et donc malheureusement pour ce qui me concernait, j'étais le seul comme par hasard euh où ils avaient pas pu faire les comptes. Moi l'interprétation que j'ai de cet incident, c'est que je pense qu'ils avaient été très surpris de voir que j'avais 60 parrainages au premier coup et qu'ils avaient dû être d'autant plus surpris de voir des dizaines et des dizaines et même des centaines de parrainages arrivés ensuite et que ils avaient donc dû se dire je suppose qu'il ne fallait pas le rendre public pour éviter qu'il y a un effet d'entraînement auprès des maires hésitants.
Il ils ont dû se dire que si on disait qu'Acelino au mois le vendredi passait de 60 à 190 ou 210 et bien à ce moment-là ça allait décider d'autres maères à parraîner. Donc je pense que c'est ça le calcul qui a été fait parce qu'il y a aucune autre explication normale pour qu'un candidat soit différemment traité des autres et qu'on ne vienne pas nous dire que c'est pour des problèmes de question de de d'agenda ou de temps. Ça ça n'est pas possible pour une institution de cette nature.
Le résultat d'ailleurs, c'est que le mardi suivant là, ils avaient été tellement surpris par la vague des parrainages qu'ils avaient été obligés de reconnaître que j'en avais 480. Donc, j'étais passé de 60 à 480. Et donc, à la grande surprise, à la grande fureur d'ailleurs des de l'oligarchie qui tient le système et qui s'étaient bien juré que ils avaient pas vu venir le coup mais que ça ne serait plus jamais le cas.
On a vu ce que ça a donné en 2022. Donc voilà, le Conseil constitutionnel, j'en ai même si je n'ai pas de preuve exacte, il y a quand même ce ce fait vraiment très très étrange qui a été le fait que j'ai été le seul candidat à n'avoir prétendument reçu aucun parrainage pendant 3 jours alors que nous savions que des dizaines et des dizaines étaient arrivées entre-temps. Ça c'est la première fois.
La deuxième fois, c'est au moment des élections européennes de 2019. Au moment des élections européennes de 2019, nous avons fait 1,14 % des suffrages. Il y avait 34 listes.
Bien, nous avions eu d'ailleurs une médiatisation extrêmement faible et donc on avait fait 1,14 %, ce qui n'était certainement pas mirolant, mais enfin sur les 34 listes, nous étions arrivés, je crois, ou au 13e rang. Donc, il y avait il y avait quand même pire que nous. Bon et euh nous avions examiné le sujet, on s'était rendu compte que en Allemagne où il y a aussi des élections européennes et bien un parti politique a un siège au Parlement européen à partir du moment où il dépasse 1 % des suffrages.
Et donc nous avions fait nos calculs et on s'était dit mais si nous si c'était la même règle qu'en Allemagne à la proportionnelle et bien nous devrions avoir un député au Parlement européen et comme j'étais telle liste accessoirement sueté moi. Et donc, on avait fait une instance devant le Conseil constitutionnel en expliquant que au moment où l'on parle d'Europe, d'unité européenne, d'unification européenne, on voyait pas pourquoi nous nous avions en France un système qui fait qu'il faut dépasser 5 % des suffrages pour avoir les premiers députés au Parlement européen. Ça exclut évidemment beaucoup de petits partis et c'était d'autant plus injustifiable que nos amis allemands, le coupe franco-allemand, enfin le le vous connaissez le le violon, eux font à partir de 1 %.
On avait développé, on avait eu recours à un avocat spécialiste des de de de du recours devant le Conseil constitutionnel et nous, on avait le droit de faire de d'introduire un recours parce que le Conseil constitutionnel, je l'ai dit tout à l'heure, peut être saisi par 60 députés et sénateurs pour des textes de loi, mais pour des pour des élections, il peut être saisi par les candidats eux-mêmes puisque c'est l'article, je crois, ça doit être l'article 59 où le Conseil constitutionnel est chargé justement de surveiller le bon déroulement des élections. Alors, nous avions donc introduit un recours en exciant du fait que c'était nous étions traités différemment qu'en Allemagne, ce qui pour des élections européennes posait quand même un problème de différence de représentativité des électorats. Et puis on avait fait également développer une une une analyse que je crois tout à fait tout à fait intéressante, c'est que on a montré qu'il y a de plus en plus de listes aux élections européennes depuis 1979.
Il y en a à chaque fois 5 ou 10 en plus puisqu'il y a pas de contrainte en fait pour déposer des listes. Il y a pas de parrainage, il faut avoir 74 candidats. Donc ça se trouve assez facilement.
Et donc tous les 5 ans, il y a de nouvelles listes qui apparaissent comme des champignons après la pluie. Et donc nous avions montré avec un raisonnement mathématique que j'avais d'ailleurs particulièrement suivi moi-même. On avait montré que si ça continuait comme ça et bien il allait y avoir de plus en plus de partis politiques qui passeraient en dessous des 5 % parce qu'il y aurait un émettement des voix et donc il y aurait de moins en moins en fait de partis politiques français représentés au Parlement européen.
Et donc il était urgent d'adopter la réforme à l'allemande parce que ça permettait de donner un certain nombre de postes notamment s'agissant des élections de 2019. Et bien, il y aurait eu au moins un député français au Parlement européen SUT et témoin qui aurait porté la voix des partisans du Frexit. Qu'est-ce qu' a décidé le Conseil constitutionnel ?
Et bien, il a décidé tout simplement circuler, il y a rien à voir. Non, non, ils ont dit non. Ils ont tranché cela sans aucune explication.
On avait fait quand même un mémoire, comme on dit, un dossier très important pour expliquer les inconvénients majeurs du système actuel. Ça a été balayé même pas d'un revers de Il n'en a même pas été question. C'estàd qu'on a l'impression que en fait il n'avait même pas lu, c'est-à-dire que c'était un jugement pure opportunité politique.
Très probablement monsieur Fabius et monsieur Jupé avaient dû dire on peut pas avoir un slino au Parlement europain. Donc c'est non. Le problème le problème c'est que nous avions raison et nous allons voir en 2024 comment ça va se passer parce que parce que entre-temps depuis 2019 il y a eu l'élection présidentielle de 2022 et on a assisté à quoi en 2022 ?
On a assisté au fait que le candidat de des républicains, la candidate madame Valérie PCè a fait 4, quel 4,7 % des suffrages et la candidate du Parti socialiste, madame Hidalgo, a fait 1,7. Ce qui signifie que si aux européennes de 2024 les le Républicains et le PS font les mêmes scores comme dans un cas comme dans l'autre, c'est d'en dessous de 5 %, ils n'auront plus de ils n'auront plus de députés. Alors que je rappelle qu'en 2019 la liste de monsieur Benami avait fait 8 % et la liste euh de du Parti socialiste avait monsieur Gluxman, je crois avait fait avait fait 6 %.
Voilà. Donc en 2019, ils étaient au-dessus des 5 %. En 2024, il risque de ne pas être en dessous.
En 2024, il risque de ne pas être au-dessus des 5 % et donc ils disparaîtront. C'est-à-dire que l'analyse que nous avons formulé au Conseil constitutionnel se révèle exacte et il est possible qu'en 2010 en 2024 bah il y ait il y ait plus que des députés de simplement de de deux ou trois ou quatre partis et que certains des grands partis que nous connaissons n'aient pas de députés au Parlement européen. On s'en remettra, vous direz mais ça pose un véritable problème de démocratie.
Et si je vous en parle aujourd'hui, c'est pour vous montrer que le jugement qui a été apporté par le Conseil constitutionnel n'était pas un jugement à pour voir à loin. C'était pas un jugement pour essayer de coller au mieux aux aspirations populaires parce que ça ça ne dérangeait personne en définitive que l'UPR ait un candidat et un député au Parlement européen. Qu'est-ce que ça pouvait changer ?
Ça aurait changé pour nous. ça aurait changé pour la parole portée au Parlement européen, mais sur le fond, ça n'aurait pas changé les évolutions de politique. Bon, mais non, même ceci a été jugé néfaste.
Et puis la troisème expérience que j'ai du Conseil constitutionnel, c'est en 2022 puisqu'en 2022, je rappelle quand même que nous avons eu cette procédure inimaginable inimaginable de monsieur Beirou qui s'est autoproclamé le grand dispensateur des parrainages. Il est commissaire au plan, ça n'est absolument pas dans ses fonctions. Il n'est absolument pas prévu nulle part dans la Constitution française que le il y ait quelqu'un qui soit là pour centraliser les parrainages pour donner un coup de pouce ici ou là à tel ou tel candidat et pas à d'autres.
Je rappelle que monsieur Beirou a décidé de donner beaucoup de parrainage à monsieur Poutou. Il a jugé sans doute avec monsieur Macron qu'il était important 2022 d'avoir deux candidats trotskistes hein, deux candidats d'extrême gauche, madame Marteau et monsieur Poutou qui était très loin d'avoir des parrainages puis on en avait plus que lui. Et moi, en revanche, monsieur Beirou que j'ai eu deux fois au téléphone et bien m'a fait comprendre que c'était une fin de non recevoir.
Il a refusé de me donner le coup de pouce qu'il a donné à d'autres personnes comme notamment à monsieur Zémour, à monsieur à monsieur Poutou. Voilà. Donc voilà les expériences que j'ai du Conseil constitutionnel qui montrent que c'est une institution qui ne joue pas son rôle.
Alors le résultat bah vous le connaissez, il est sorti euh aujourd'hui, il est sorti ce soir. Le Conseil constitutionnel en gros valide l'essentiel des dispositions de la loi sur la réforme des retraites. Il fallait être un peu naïf pour penser qu'il putte en être autrement mais il aurait pu en être autrement.
Il aurait pu en être autrement parce que si ça avait été des juges jugeant en droit en droit, il y avait des arguments très puissant pour invalider toute la loi. Le premier élément le plus puissant c'est que ce projet de loi avait été intégré dans un loi un projet de loi de finance rectificative et non pas dans un projet de loi spécial. Or, le projet de loi de finance rectificative est fait pour modifier la loi de finance d'origine qui fixe le budget de l'État pour une année.
Il y a une loi qui fixe le en fin d'année qui fixe quel doit être le budget de l'État, ministère par ministère. Tout ça est très très précis. Et puis au cours de ce que l'on appelle l'exécution budgétaire, c'est-à-dire au cours de l'année, et bien on s'aperçoit qu'il y a des recettes qui sont moindres que prévues dans certains cas, supérieures à ce qui est prévu dans d'autres cas. et qu'il y a des dépenses moindres dans certains cas, supérieures dans d'autres cas et puis que le la la politique est en ce qu'elle est, l'art de gouverner est en ce qu'il est, il y a des dépenses nouvelles qu'il faut lancer, il y a des programmes en revanche qu'on annule.
Donc il faut qu'il y ait des projets de loi de finance rectificative pour faire coller les autorisations parlementaires à l'exécution budgétaire. Or là-dedans, la réforme des retraites n'a à peu près rien à voir là-dedans. Il y a notamment des considérations qui n'ont absolument rien à voir dans un projet de loi de finance rectificatif comme par exemple l'indice senior.
Mais de façon générale, la réforme des retraites c'est un c'est une loi de d'une importance sociale considérable qui tout toute la France s'est enflammé sur cette question. Tous les Français, même les plus humbles, savent très exactement ce que ça signifie de prendre sa retraite à 62 ans ou de la prendre à 64 ans. Tous les Français ont une opinion sur le sujet et donc le fait de mettre ça comme ça en catimini dans une dans un projet de loi de finance rectificative, normalement nous serions dans un état de droit avec des membres du Conseil constitutionnel faisant respecter l'esprit des institutions, ils auraient censuré toute la loi.
D'ailleurs, pourquoi est-ce que le gouvernement avait inclus ce projet de loi ? dans un projet de loi de finance rectificative, c'était pour bénéficier d'une disposition qui a été récemment adoptée en loi de en loi organique, je crois, qui est que la recours au fameux article 49 aliné à 3, qui est un article comme vous le savez qui considère qu'une loi est adoptée à moins que il y ait une motion de censure qui qui fasse tomber le gouvernement dans les dans les 24 ou 48 he je me rappelle plus ou les 72h et bien il avait il a été décidé que cet article 49 alignéa 3 dont j'ai déjà eu l'occasion d'expliquer la philosophie d'origine. À l'origine, il s'agissait de faire passer contre la vie des députés une opinion voulue majoritairement par les Français.
C'était ça l'esprit de Gaulle. Aujourd'hui, ça sert à l'inverse, c'est-à-dire, il s'agit maintenant d'imposer au députés et et sénateurs de de voter une loi contre la majorité des Français. Il y a une inversion complète.
En attendant là, il y a donc c'est un article très très décrié, extrêmement controversé et donc il y a une loi organique qui a prévu que l'on ne peut avoir recours durant une session parlementaire qu'une seule fois à cet article 49 alinéa 3 sur une seule loi. Et donc le gouvernement avait prévu le le le de la de faire de ne pas en faire une loi séparée mais une loi à l'intérieur du projet de loi de finance rectificative parce que il est prévu également que l'article 493 peut être utilisé sans limite pour ce seul cette seule catégorie de lois qui sont les lois de finance rectificative. Donc le Conseil constitutionnel aurait très bien pu dire c'est un détournement de l'esprit de la loi, c'est un détournement des institution.
On peut comprendre que l'article 49 alignéa 3 soit utilisé plusieurs fois pour des lois de finances rectificatives s'il y a des petits problèmes budgétaires ici ou là. Mais là, il s'agit d'un so d'un choix de société et donc ça ne peut pas être voté de cette façon. C'était impeccable.
Il y avait une autre il y avait d'autres arguments qui auraient pu être évoqués. par exemple par exemple le fait que ce passage là l'article qui fait le plus grif c'est-à-dire l'âge de limite de la retraite de 62 à 64 ans, et bien on pouvait très bien faire valoir que cet article n'a jamais été voté puisque le gouvernement ayant prononcé la la la procédure d'urgence le LFI ayant multiplié les amendements qui ont retardé les débats à l'Assemblée nationale l'Assemblée nationale n'est même pas arrivée jusque que à débattre de l'article que la la loi le projet de loi était déjà transféré au Sénat de telle sorte que l'on a une loi d'une importance sociale absolument considérable qui a été adopté par une mesure par en en l'incluant dans les projets de loi de finances rectificative et qui plus fort encore n'a même pas fait l'objet de débat. La le passage de 62 à 64 ans n'a même pas fait l'objet de débat.
Le Conseil constitutionnel aurait très bien pu dire, il aurait été dans son rôle de dire que c'était impossible d'adopter une loi d'une telle nature sans qu'il y ait eu au minimum un débat sur le sujet. Je vais pas ici gloser sur toute sur tout le sur tout le reste. Je veux simplement faire ressortir les grandes lignes.
Les grandes lignes, c'est que nous avons en France une institution qui est en fait un gouvernement des juges. Normalement, alors que ça devrait être un contrepouvoir, les juges étant nommés par l'exécutif ou par le législatif en étant étant nommé par le l'oligarchie qui a mis la main sur le pays, en fait c'est que ces juges ne sont pas un contrepouvoir, c'est un pouvoir supplémentaire contre le peuple. Je voudrais comparer de c à ce point de vue avec ce qui se passe outre rein chez nos amis allemands.
En Allemagne, ils ont une un tribunal constitutionnel, ils appellent ça tribunal. C'est le tribunal constitutionnel de Carl Schuh qui est une ville de l'ouest de l'Allemagne, pas très loin de la France. Euh et ce tribunal euh qui est juge de la Constitution allemande, il est nommé comment ?
Au lieu d'avoir des gens qui sont nommés 9 ans, ils sont nommés 12 ans. Mais les personnes qui sont nommées, d'abord, il y a deux chambres, il y en a pas. Il y a beaucoup plus que 9 personnes.
Ils sont je crois je crois que ça doit être au total 25. Il doit avoir 12 et 12 ou 24 personnes. Les personnes qui sont qui sont dans ce tribunal constitutionnel sont élu et non pas nommé et elles sont élues par le Bundestag et le Bundesrad.
C'est par l'équivalent de la chambre de l'Assemblée nationale française et du Sénat. Et ces personnes doivent être doivent avoir des compétences tout à fait particulières en matière de droit constitutionnel. Hors de question d'y nommer un proche de la de du chancelier ou d'y nommer c'est d'abord et avant tout des gens qui sont sélectionnés sur leurs compétences.
Le résultat d'ailleurs est très impressionnant puisque lorsqu'il y a eu les débats par exemple sur la Constitution européenne, sur le traité de de de la la 2005, là où les Français ont dit non, lorsque vous comparez le l'avis qui a été demandé au Conseil constitutionnel français, ça tenait en deux pages ou trois pages et ça se terminait en disant bon ben il faut simplement simplement il faudra que faire modifier la Constitution française alors que en Allemagne ça avait un pavé énorme qui faisait il y avait de plus de 2 300 articles à l'Allemande extrêmement rigoureux et avec des décisions à l'intérieur qui faisaient froid dans le dos des européistes puisque il y a un article alors je ne me rappelle plus si c'est 233 ou 263 j'ai pas eu le temps de le revoir puisque là les événements se précipitent en France il y avait quand même un article qui précisait quand même que il fallait absolument que la construction urbaine devienne plus démocratique sinon il y aurait pas d'autre choix pour l'Allemagne que de sortir de l'Union européenne. Vous voyez la le la différence incroyable qu'il y a en fait entre les deux les deux les deux pays. Alors en conclusion en conclusion, je dirais il y a des conclusions à court terme et des conclusions à à moyen terme.
Les conclusions à court terme euh je ne sais pas ce qui va se passer. Ce qui se passe en tout cas est très grave parce que ça prouve aux français que toutes nos institutions sont vérolées, qu'il n'y a plus un seul contrepouvoir par rapport à un homme seul qui est à l'Élysée qui de notoriété publique maintenant est considéré comme un dingue. Je ne suis pas le seul à le dire maintenant c'est dans la presse allemande il y a eu le le grand magazine allemand d'Air Spigle qui est un peu l'équent de l'express qui a fait un article en disant le président Macron a-t-il perdu la raison ?
Enfin, on en est là dans la presse internationale. On a donc à la tête de l'État quelqu'un qui a fait de cette affaire de la réforme des retraites une espèce de combat d'orgueil personnel. On a su parler la bande que certains de ses proches avaient dit que en fait il se moquaient de du contenu.
Il voulait faire plier le peuple français. C'est son objectif. Son objectif, il prend un plaisir, on le voit, un plaisir malin, malin au sens de du mal, au sens du malin avec un grand thème.
Il prend un plaisir malin à faire souffrir les gens, à faire souffrir les Français, à leur imposer coûte que coup de sa volonté contre toutes les traditions démocratiques françaises. J'ai déjà eu l'occasion d'expliquer 50 fois. Deg avait démissionné parce qu'il avait eu 47 % des des voix au référendum de 1969.
Mitteran en 1984 avait renoncé à la réforme de l'éducation nationale parce qu'il y avait 2 millions de personnes dans les rues. de toute la tradition républicaine, c'est quand même que le président de la République sait qu'il n'est pas le roi. C'est pas lui, il a pas un pouvoir issu de Dieu.
Il n'est que le représentant des Français. Il doit en tout en tout à tout instant veiller que la politique qu'il mène est soutenue par la majorité des Français. Macron ne comprend absolument pas ça.
Macron interprète la Constitution d'une façon extraordinairement inversée et perverse. Il considère que il est élu une fois tous les 5 ans avec d'ailleurs un artifice extraordinaire de présentation des élections. J'ai déjà eu l'occasion 1000 fois de l'expliquer.
Une fois qu'on a arraché le consentement des Français en ne présentant qu'un seul candidat qui est paré de toutes les vertus, en cachant les autres et en dénigrant ceux qui font que ceux qui qui ne plaisent pas aux milliardaires, on arrive à ce résultat et une personne qui une fois élu tous les 5 ans a mis sous son sous sa botte tous les contrepouvoirs. Alors qu'est-ce qui va se passer maintenant ? Je pense que les le gouvernement bien entendu joue sur le pourrissement, joue sur le fait que les gens vont se lasser de faire grève.
Je ne suis pas sûr que ça va se passer comme ça. Je crains que la tension ne monte encore d'un cran parce que là en fait les Françaises sont dans une sourissière, c'est-à-dire qu'on leur demande d'accepter l'inacceptable. Encore une fois, je rappelle que s'agissant des retraites, passer de 62 à 64 ans l'âge des retraites.
Ça veut dire qu'il y a des quotisans pauvres qui n'auront jamais de retraite parce qu'ils seront morts à 63 ans et demi. Et c'est ça l'objectif. Il s'agit de financer les retraites des plus riches des Français par des pauvres par centaines de milliers qui ne pourront paradiment pas jouir de leur retraite.
C'est un scandale absolu. Il est à craindre qu'il y ait donc des troubles de plus en plus manifestes puisque que fait une population ? Que fait un peuple lorsque il n'a plus d'échappatoire ?
On en est là. Il n'y a plus d'échappatoire institutionnel. Il y a donc que deux possibilités en réalité.
La première possibilité c'est la violence. une violence devenue imétrisable avec destruction des institutions et pourquoi pas une révolution générale. Et l'autre hypothèse, c'est un un effondrement de la société sur elle-même, un renfermement sur soi-même de des Français qui ne pensent plus qu'à une chose, prendre se terrer chez eux, ne plus travailler, fuir à l'étranger.
Et l'on assiste d'ailleurs, j'auraai l'occasion d'y renir dans une autre conférence, à cette espèce d'effondrement de la société française sur elle-même parce qu'un peuple qui n'a plus de possibilité de de diriger son propre pays, bah soit il verse dans la violence, soit il s'en va, il déprime. Voilà, c'est exactement ça. Alors, c'est l'avenir est très inquiétant.
J'en profiterai, ça sera ma conclusion pour rappeler, je suis bien obligé de le dire parce que sinon si je ne le dis pas, personne ne le dira à ma place. qu'en 2017 parmi tous les candidats à l'élection présidentielle sur ce sujet comme sur d'autres, j'avais été le seul le seul à formuler des propositions d'avenir. J'avais dit quoi ?
J'avais dit qu'il fallait réformer le Conseil constitutionnel. Prenez mes textes de l'époque. J'avais dit qu'il fallait adopter le système à l'allemande, c'est-à-dire avoir des membres du Conseil constitutionnel qui serait élus par les assemblées pour un mandat de 12 ans.
On pourrait concevoir d'ailleurs qu'il y ait un une une majorité pas une majorité simple et une majorité du style les 3/5e de l'Assemblée. Ce qui forcerait les groupes parlementaires à s'entendre. Ça veut dire que par exemple et bien dans le cadre actuel, il n'y aurait pas que des membres qui seraient choisis par en marche.
Il y aurait forcément une entente qui serait nécessaire pour pouvoir nommer les membres du Conseil constitutionnel avec des membres qui auraient de la préférence de LFI et d'autres qui auraient la préférence du Rassemblement national de telle sorte que l'on ait une meilleure répartition des opinions politiques. J'ajoutais également dans mon dans mon programme que les membres du Conseil constitutionnel devaient être choisis parmi des spécialistes du droit constitutionnel et qui aurait n'aurait eu aucune affinité politique connue. C'est-à-dire que ça a interdit avec mon projet de réforme de nommer au Conseil constitutionnel des anciens ministres, des anciens parlementaires, des anciens maires des gens encartés chez Pierre-Paul Jacques.
C'est avoir uniquement des professeurs de droit constitutionnel. C'était la deuxième réforme que j'imposais. Et la troisième c'était que de fixer comme objectif aux membres du Conseil constitutionnel de faire respecter la loi et l'esprit des institutions quoi qu'il en coûte avec 12 ans non renouvelables.
Ça le permettait d'ailleurs d'avoir de voir venir. Et ceci afin d'éviter le naufrage du Conseil constitutionnel qui est ce soir consommé. Parce que je rappelle que le Conseil constitutionnel a aussi l'obligation constitutionnelle de valider les élections législatives.
Donc c'est lui qui de temps en temps annule une élection législative si il y a eu des soupçons de triche et si les candidats sont arrivés à quelques dizaines de voies près, c'est le Conseil constitutionnel qui le fait. Mais le Conseil constitutionnel, il est surtout chargé aussi de la légalité, du bon déroulement de l'élection présidentielle. Et de ce point de vue-là, le moins que l'on puisse dire, c'est que le Conseil constitutionnel est complètement discrédité.
D'abord parce qu'il tolère il tolère que l'élection présidentielle soit complètement frolatée depuis le départ puisque j'ai eu l'occasion de vous le dire, vous l'avez vu en 2017, vous l'avez vu en 2022, tous les candidats au lieu d'être sur la même ligne de départ et d'avoir les mêmes chances, ce qui signifierait comme en 1965 sous de Gaulle, que tous les candidats étaient exactement le même temps de parole et qu'il y ait aucun commentaire autorisé des journalistes sur les candidats pour que tout le monde soit sur le même la même ligne comme au Jeux olympiques. Non, on a le et le Conseil constitutionnel avalise ce système où vous avez des candidats qui comme Macron qui ne sait jamais présenté à quoi que ce soit a eu 25 % du temps de parole alors que moi-même qui m'était présenté notamment à des élections législatives partielles ou régionales où on avait fait 1 % des suffrages et bien nous avons eu 0,8 % du temps de parole. Donc le Conseil constitutionnel avalise ce système.
Il avalise donc un système d'élection présidentielles qui ne sont plus des élections honnête, ni transparente ni fairplay. Ce sont des élections qui sont biaisées d'emblé pour que les candidats, que deux trois candidats simplement puissent participer au 2e tour. Le Conseil constitutionnel donc ne remplit pas les fonctions qui lui sont attribuées par le titre 7.
Il y a même encore plus pire si je veux dire c'est que le Conseil constitutionnel c'est lui qui décide de la validité d'une élection présidentielle. Or je rappelle que en 2000 en 1995 Jacques Chirac avait complètement pulvérisé le les les les financements de sa campagne présidentielle. Normalement, normalement au vu des États financiers, le Conseil constitutionnel aurait dû dire "Désolé monsieur Chirac, mais vous ne pouvez pas être élu président de la République parce que vous n'avez pas respecté la loi.
Vous avez fait beaucoup bien, vous avez dépensé beaucoup plus." Pareil d'ailleurs pour Nicolas Sarkozi qui a dépensé deux fois plus que le plafond autorisé et le Conseil constitutionnel a avalisé ça. Donc ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que c'est maintenant la porte ouverte pour les milliardaires de donner des millions et des dizaines de millions aux candidats de leur choix puisque actuellement on voit que les milliardaires hésitent un peu encore sur celui qui devrait succéder à Macron et donc ils veulent nous imposer à la population française monsieur Édouard Philippe qui est une un escroc de la même nature que que Macron. C'est lui qui est responsable de l'explosion de 600 milliards d'euros de dette. C'est lui qui est responsable de quantité de de méfet à l'encontre de la population française notamment au moment de la COVID.
Il est en faveur de porter l'âge de la retraite à 67 ans. Il soutient Mordicus l'Ukraine, l'OTAN contre la Russie. Enfin bref, c'est Macron empire.
Et bien d'ors et déjà, on voit que les médias montent et font monter monsieur Édouard Philippe en prétendant que c'est la personnalité préférée des Français, ce qui est totalement faux. Je suis français comme vous et moi. Enfin, est-ce que vous connaissez autour de vous des gens qui vous disent "Ah, moi j'en pince pour Édouard Philippe ?" Non, tout le monde connaî d'abord beaucoup de gens un peu oublié qui c'était et quand on leur rappelle, les gens disent "Mais qu'est-ce que c'est ?
On dirait, je sais pas, on dirait un panda et cetera." C'était le mauvais jeu de mots qu'avait fait Mélenchon à son égard au sujet de ses problèmes de dépigmentation. Enfin, les gens ne les gens ne n'ont aucune envie d'avoir monsieur Édouard Philippe comme premier comme président de la République.
Et pourtant, c'est ce qui commence à être mis en œuvre avec des faux sondages, avec sans doute des financements torrentiels qui vont lui être versé puisque de toute façon, on sait que le Conseil constitutionnel, si monsieur Édouard Philippe ce qu'à Dieu ne plaise était élu en 2027, on sait que de toute façon, quand bien même pulvériserait-il 10 fois le plafond de dépense, il serait totalement soutenu par les milliardaires. On sait que le Conseil constitutionnel n'invaliderait pas son élection. On est donc arrivé à la fin d'un cycle, voilà, d'un cycle historique.
Le Conseil constitutionnel ce soir en validant la quasi totalité de la loi sur les retraites vient de manquer une occasion historique de se redresser et de redonner foi dans les institutions françaises par le peuple français. Alors, plus précisément, le Conseil constitutionnel a avalisé tout le projet de loi. Il a retoquer simplement des dispositions marginales, d'ailleurs, c'était déjà sorti dans la presse il y a quelques jours concernant notamment l'indice senior qui n'emporte aucune conséquence financière.
Et donc ça avait d'ailleurs été maligancé en fait à l'origine avec l'exécutif très probablement en mettant des petits trucs ici ou là pour que globalement le Conseil constitutionnel puisse offrir le spectacle de de de refuser tel ou tel point de détail. Mais l'indice seigneur en fait tout le monde s'en fout. La seule chose qui compte dans cette histoire, c'est l'âge de départ à la retraite qui est validé pour aller jusqu'à 64 ans.
J'en profite d'ailleurs au passage pour rappeler que la position que j'ai est celle de l'UPR, c'est que nous nous sommes contre un âge de départ à la retraite. La seule chose qui devrait compter, c'est le nombre de cotisations, c'est-à-dire 42 ans de cotisation. De telle sorte que si on commence à travailler à 16 ans, 16 ans + 42, ça fait 58 ans.
Des gens commençant à cotiser à 16 ans devrait pouvoir doivent pouvoir partir à la retraite à ta plein à 58 ans. En revanche, quelqu'un qui a commencé après de longues études, qui commence sa vie professionnelle à 27 ou 28 ans, mettons et ça arrive, ben 28 + 42, ça fait 70 ans. Ces personnes devraient partir à la retraite à 70 ans à ta plein. ce serait la logique, ce serait conforme à la justice sociale, ça serait conforme au fait que tout le monde doit cotiser la même durée tandis que le système actuel qui mélange la durée minimale de cotisation de 42 ans plus un âge donné par la retraite pénalise de façon dramatique les catégories les plus modestes de la population favorise de façon scandaleuse les catégories les plus aisées de la population.
Mais pour ce qui si je reviens aux décisions du Conseil constitutionnel de ce soir, non seulement ils ont validé ce principe, mais en plus de ça, ils ont également rejeté le référendum, la demande de faire un référendum d'initiative partagée que voulait que proposait la gauche. Donc c'est c'est presque c'est presque de la provocation cette décision du Conseil constitutionnel compte tenu de l'état d'esprit des Français et de la population. C'est un véritable brasier que le Conseil constitutionnel vient d'enflammer de de nouveau.
Et enfin et enfin, on a appris que Emmanuel Macron a décidé de jeter des tonnes de kérosènes supplémentaires sur ce nouveau brasier puisque après avoir passé la journée à circuler dans l'île de la cité à Paris qui avait été complètement vidé sans tenir à une distance de plusieurs centaines de mètres voire de kilomètres les Français. Voilà, il il dirige la France, il s'enferme dans un dans une autocratie comme comme Chaosesku. Mais en plus de ça, il a annoncé il y a quelques instants que il allait donc porter promulguer la loi sous 48 heures, c'est-à-dire l'affaire publiée au journal officiel pour qu'elle entre en vigueur.
Voilà, c'est-à-dire qu'il y avait cette ultime chance d'avoir encore des négociations et qui était ça. Ça veut donc dire que Macron a choisi l'épreuve de force. Alors qu'il est vomi par au moins 80 % de la population française, alors que la France est au bord de l'explosion sociale, et bien il choisit le passage en force.
Voilà la situation de la France telle qu'elle est. Et la décision qu'il a prise ce soir est d'une extrême gravité. Je pèse mes mots parce que ça veut dire que désormais les Français n'ont plus que le choix entre soit l'abandon, la fuite, l'émigration et de plus en plus de gens y sont, je vous en parle, ou bien la fuite dans la violence, dans l'alcool ou dans le jant footisme ou alors la révolution violente.
Voilà, voilà le point où l'on en est. Pour ce qui me concerne, je resterai toujours ici auprès de vous pour essayer de faire prévaloir ce que je pense être la voix du bon sens, une voix réaliste et raisonnable. Pour ce qui nous concerne, nous voulons faire prévaloir les grands principes républicains et de la démocratie.
Il y avait en 2017 dans mon programme parmi beaucoup d'autres choses une réforme du Conseil constitutionnel que j'ai eu l'occasion de vous présenter tout à l'heure et qui est une voie d'avenir. Il est tellement dommage que en fait pratiquement aucun français n'est été informé de la du contenu de mon programme de 2017. Si les Français m'avaient élu à la place de Macron, ben je peux vous dire que nous n'en serions pas là.
Vive la France ! Vive la République ! [Musique]
François Asselineau