François-Xavier Bellamy, vice -président exécutif de LR et député européen - Le Forum Radio J
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 45 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 99 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse directe
Comment le président doit-il s'y prendre pour sortir de l'impasse politique actuelle ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous inspire la manifestation contre l'autoroute Castres-Toulouse ?
- 1:28RelanceRéponse directe
Cette mobilisation locale reflète-t-elle une paralysie de l'action publique ?
- 2:12RelanceRéponse directe
Les décisions démocratiques locales et nationales ne suffisent-elles pas à légitimer le projet ?
- 2:54OuverteRéponse directe
La décroissance est-elle une option pour la France ?
- 3:34OuverteRéponse directe
Les 'méga-bassines' sont-elles nécessaires face au réchauffement climatique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:54SPEAKER_XXFait
« La décroissance n'est pas une option. »
- 6:12SPEAKER_XXFait
« Je ne considère pas comme un progrès la gestation pour autrui. »
- 12:03SPEAKER_XXChiffre
« Une majorité de Français est opposée à cette réforme des retraites. »
- 12:43SPEAKER_XXPromesse
« Nous avons défendu cette réforme des retraites et nous ne voulons pas la faire tomber aujourd'hui. »
- 17:26SPEAKER_XXFait
« La France vit aujourd'hui une crise qui naît d'abord de l'absence d'alternative. »
- 26:54SPEAKER_XXFait
« Le gouvernement français est plus à gauche que des gouvernements socialistes dans le débat européen. »
- 41:08SPEAKER_XXFait
« Le statu quo dans le détroit de Taïwan doit être une de nos priorités. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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bonjour et bienvenue au forum radiologie dont vous êtes invité et François-Xavier Mélanie bonjour bonjour alors un an après la rédélection d'Emmanuel Macron la France est donc en crise sociale crise politique ou crise de la démocratie comme le constate Laurent Berger en tout cas comment le président doit-il s'y prendre pour sortir de l'impasse politique et comment envisager la suite du quinquennat et puis dans ce contexte quelle place et quelle stratégie pour les républicains l'hypothèse d'une coalition entre LR et Emmanuel Macron est-elle à l'ordre du jour mais pour commencer François-Xavier Bel-Ami la qualité du week-end avec cette manifestation qui a eu lieu hier dans le Tarn contre l'autoroute qui doit relier Castres à Toulouse qu'est-ce que vous inspire ce type d'action
on peut se féliciter une fois n'est pas coutume que cette manifestation se soit déroulée dans le calme et ce qui est très préoccupant je trouve du point de vue du principe c'est qu'on voit bien aujourd'hui que tout projet d'infrastructure que tout projet de construction se trouve soumis à ce type d'objections des objections qui il faut bien reconnaître si elles avaient eu lieu il y a 50 ans aurait totalement empêché notre pays de se développer comme il l'est aujourd'hui et je ne connais pas la filière nucléaire par exemple on imagine bien et même quand on a construit notre infrastructure autoroutière nos lignes de chemin de fer tous ces GP permet aujourd'hui de nous déplacer de travailler d'agir de relier les différents points de la France donc qu'est-ce que ça dit de la France
d'aujourd'hui ça dit une espèce de paralysie de l'action publique une manière d'impuissance de l'action publique qui est finalement désactivé par des mobilisations locales je ne sais pas quel sera le destin de cette position locale 75% des habitants de de cette région sont pour la construction de cette autoroute et les îles locaux qui ont été consultés depuis 15 20 ans sont aussi pour ça n'est pas même pas seulement d'ailleurs Frédéric Gaza les 75 % de personnes qui se prononcent dans les sondages ce sont effectivement les élus de tous les bords politiques il faut quand même le signaler de gauche comme de droite ce sont aussi tous les jugements qui ont été rendus dans cette affaire depuis des années maintenant qui
ont confirmé que ce projet était légitime ce sont les décisions tout simplement prises par les instances démocratiques aussi bien locales que national et au fond on voit bien comment je crois d'après les organisateurs eux-mêmes il y avait hier 8000 personnes on voit bien comment le risque est que quelques milliers de personnes à chaque fois ne décident d'empêcher des infrastructures qui sont qui sont pourtant cruciales de ce de se développer et là je crois qu'il y a une réflexion collective à avoir sur qu'est-ce que c'est que la démocratie est-ce que la démocratie c'est le fait de donner la parole le dernier qui parle à celui qui veut bloquer ou bien est-ce que la démocratie ça consiste à respecter nos procédures électives nos procédures judiciaires celles qui font qu'une décision se met
en oeuvre dans le respect de nos de nos institutions derrière ces oppositions des projets comme cette autoroute A89 ou comme les mega Massines de saint-suline et même la relance du nucléaire il y a aussi peut-être le choix du modèle économique et du modèle de société avec parmi les propositions des écologistes qui sont contre ces projets d'infrastructure la décroissance est-ce que la décroissance est une option la décroissance n'est pas une option moi je crois que le but de l'économie ça n'est pas peut-être c'est la surprendra venant d'un élu de droite mais je crois que le but de l'économie ce n'est pas la ce n'est pas la croissance mais le but de l'économie ce n'est pas la décroissance non plus le but de l'économie c'est de garantir la prospérité d'un pays qui lui
permet ensuite d'organiser une redistribution qui garantit que les plus pauvres les plus modestes ceux qui sont victimes des injustices de la vie pourront être soutenues pour ça il faut d'abord commencer par produire de la richesse et je crois que viser la décroissance c'est d'abord fragiliser les plus modestes les mettre en danger c'est d'abord menacer la justice à l'intérieur d'une société permettez-moi de vous dire aussi une chose toute simple c'est que vous avez utilisé l'expression megabassine tout le monde l'emploi aujourd'hui je crois que nous nous sommes d'une certaine manière trop vite plier devant le vocabulaire qui nous était imposé par les partisans de la décroissance ce qu'on appelle c'est méga bassines en réalité ce sont des systèmes d'irrigation des réserves qui sont
absolument nécessaires ne serait-ce que pour s'adapter face au réchauffement climatique alors il y a la France la France a aujourd'hui le modèle industriel vous parliez du nucléaire le modèle agricole vous parliez des bassines le plus sans doute l'un des plus vertueux au monde nous avons le point de Bible le plus décarbonée d'Europe le vrai problème du climat le vrai problème environnemental il n'est pas dans ce que la France produit elle produit trop peu malheureusement le vrai problème de la France il est dans ce que la France importe et notre responsabilité environnementale elle se trouve dans les centrales à charbon chinoises elle se trouve dans l'AG culture de très mauvaise qualité environnementales que nous importons aujourd'hui parce que nous sommes
devenus dépendants même du point de vue de notre alimentation et ça c'est le sujet majeur alors autre sujet de qui fait qui fait l'actualité ce weekend c'est fait il y a 10 ans le mariage pour tous il entrait dans la loi après des mois de friction au Parlement et dans la rue vous étiez à l'époque en première ligne des opposants en voyage gay avec la manif pour tous est-ce que comme Jean-François Copé comme Gérald Darmanin comme Sébastien des Cornu le Cornu vous faites aujourd'hui avec des repentances vous dites j'ai eu tort j'ai eu peur de combattre le mariage pour tous et que quand je relis ce que j'ai pu écrire ou dire à cette occasion là je constate que tout ce que nous disions avec ceux qui s'opposaient et je n'étais pas en première ligne nous étions très nombreux
à dire notre inquiétude devant cette réforme ce que nous disions c'est réaliser ce que je disais à l'époque c'est que le sujet ça n'était pas le mariage des personnes homosexuelles ce qui était en jeu c'était un modèle de société qui incluait l'extension de la PMA au-delà de son de sa dimension thérapeutique telle qu'elle était définie jusqu'à encore quelques quelques années et puis la gestation pour autrui mais moi j'entendais ce matin sur une autre radio j'entendais ce matin le rapporteur du projet de loi de l'époque Erwan Binet socialiste de l'Isère et qui disait finalement oui ben en fait la PMA s'est réalisée et puis là GPA se fera bien sûr et moi ce que j'entends c'est que ce que nous dénoncions a fini par advenir et donc aujourd'hui vous dites quoi vous
dites à l'époque moi je continue de ne pas considérer et je ne voudrais pas m'excuser de cela je ne considère pas comme un progrès la gestation pour autrui qui consiste à exploiter le corps des femmes non mais on n'est pas la GPA il est pas question de GPA c'était c'était le mariage pour tous c'est ce qu'aujourd'hui vous dites j'aurais dû l'accepter à l'époque il y a 10 ans et encore une fois ce que nous disions et je le redis aujourd'hui c'est que c'était un choix global et moi j'en veux toujours autant à ceux qui ont hystérisé ce débat en faisant en sorte que et d'ailleurs ce débat et ça pour le coup c'est ce nous pouvons tous regretter il a été terriblement éprouvant précisément pour ceux qui mais qu'il a été réalisé ce sont les opposants ou les promos pour tous le
manque qu'on puisse dire c'est que à l'époque le fait de témoigner de manière paisible de manière argumentée nos réserves sur ce projet nous valait immédiatement d'être insulté et pendant des mois d'ailleurs Emmanuel Macron lui-même l'a reconnu Emmanuel Macron a dit on a humilié il avait dit ça dans le Nouvel Obs on a on a humilié les gens en le regrettant qui avaient témoigné de de cette opposition parce que parce que une partie des des opposants au mariage pour tous ont versé aussi dans l'homophobie mais de fait il faut combattre l'homophobie aujourd'hui il faut la combattre partout il faut la combattre dans les camps de ceux qui peut-être hier se sont opposés à cette réforme il faut la combattre aussi dans le reste de la société où elle frappe trop souvent
où elle blesse elle agresse elle tue trop souvent et là pour le coup c'est un combat déterminé que nous avons tout simplement mais ce
reposer à la société et qui agissent pour cela de manière est-ce que vous êtes toujours opposé à l'IVG non mais alors pardon Frédéric Aziza mais cette caricature absurde qui fait que on revient sans cesse me concernant sur ce sujet me paraît parce que vous avez parlé que je vous pose la question vous savez pourquoi on en a parlé c'est parce que j'ai eu le malheur d'utiliser un jour de citer un jour les mots de Simone Veil elle-même et je crois que si on revenait à l'équilibre que Simone Veil avait voulu notre pays s'emporterait mieux je pense j'ai la faiblesse de penser que c'est certainement être plus fidèle à son héritage que de militer comme certains vous aujourd'hui pour l'entrée de l'IVG dans la Constitution qu'elle n'aurait jamais elle-même demandé
pour vous c'est un fait on pourra pas revenir en arrière je l'ai dit encore une fois des dizaines de fois la loiveille n'est pas remise en cause dans ce pays c'est c'est vraiment pas le sujet auquel s'intéresse les Français alors au passage quelques petits points d'actualité la fin du retrait de points pour les petits excès de vitesse annoncés par Gérald Darmanin vous vous ou pas oui je crois que c'est une mesure logique encore une fois on parle de tout petits excès de vitesse il y a aucune raison d'infliger des sanctions définitives à des gens qui commettent de petits excès de vitesse une annonce de fait par Emmanuel Macron d'augmentation de tous les enseignants de la rentrée 2023 vous qui venez de du monde de l'éducation c'est une bonne chose il faudrait que ce soit le cas le problème
c'est que derrière cette promesse il y a des ambiguïtés immenses il y a d'abord ce dispositif complètement aberrant que le ministre de l'éducation nationale a inventé sous le nom de pacte auquel les enseignants doivent souscrire c'est le premier métier au monde dans lequel on vous propose une augmentation absolument légitime rappelons quand même que les enseignants français aujourd'hui sont bien moins bien moins bien que la moyenne de l'OCDE donc je vous propose un rattrapage salarial mais en échange on vous demande de travailler plus la question de travailler plus doit être décorrélée de la question de cette augmentation qui est encore une fois il y a deux choses l'augmentation salariale et il y a une augmentation complémentaire si vous travaillez plus
mais c'est là qu'on trouve encore une fois c'est ambiguïté désastreuse et moi je voudrais dire ma solidarité envers les enseignants qui sont aujourd'hui aux prises avec ce système devenu kafkaïen quand le président de la République explique que désormais on va pouvoir pour pallier l'incapacité de cette organisation écrasante qui est l'éducation nationale on va imposer à des professeurs d'anglais de remplacer des professeurs de mathématiques demain en considérant que les heures d’anglais vont être pesés sur l’anime qu'est-ce que ça veut dire c'était le mot de du ministre de l'éducation nationale il y a quelques jours chez vos confrères de France Inter je personnellement comme professeur je ne comprends pas ce dont il s'agit la vraie question qui se pose c'est comment
recruter de nouveaux des professeurs qui soient correctement rémunérés qui soient correctement formés c'est la chose la plus importante et comment plutôt que d'aller s'attaquer à l'enseignement privé comment faire en sorte que l'enseignement public fonctionne à nouveau et que plus aucune famille n'ait envie de fuir on est besoin de fuir l'enseignement public pour pouvoir faire en sorte que son enfant puisse grandir et apprendre normalement alors autre dossier qui est toujours dans l'actualité c'est aussi de des retraites de la réforme des retraites qu'est-ce que vous pensez l'initiative de député du groupe lyaute à l'assemblée de faire abroger par une proposition de loi d'ici quelques semaines le recul de l'âge de départ à 64 ans j'ai peur qu'il y ait là dedans beaucoup
de démagogie pardonnez-moi de le dire je sais que ce n'est pas facile de le dire aujourd'hui je sais qu'une majorité de Français est opposée à cette réforme des retraites je sais qu'elle a été malheureusement très mal présenté par le gouvernement mais pour ma part je crois je l'ai toujours dit et notre famille politique c'est exprimé en ce sens dans mes dernières plutôt divisé non il était pour il est pour cette réforme des retraites erikiotipo Gérard archipour et puis vous avez un certain nombre de dirigeants comme Aurélien Pradier qui sont contre infinés et je comprends encore une fois je respecte la diversité des approches nous sommes en démocratie et notre partie n'est pas une caserne il finit il y a 19 députés qui ont choisi de voter la motion de censure
sur cette réforme des retraites mais nous n'aurions du même groupe lyaute qui veut aujourd'hui déposer une proposition de loi abrogeant le départ à 64 ans mais n'oublions pas la majorité sénatoriale qui a fait un travail remarquable sur ce sujet les députés à l'Assemblée nationale qui qui était leur conclusion à la fin on travaillait pour amender ce projet pour le rendre plus juste sur la question des carrières longues sur la place des femmes c'est toutes ces questions là qu'il aurait fallu travailler de manière plus précise je crois que à la fin je le disais tout à l'heure le problème de la France c'est qu'elle ne produit plus assez c'est qu'elle n'est plus capable de satisfaire ses propres besoins nous n'avons jamais autant importé de notre consommation la
plus essentielle et donc aujourd'hui le sujet clé c'est de réussir si nous voulons rester souverain si nous voulons rester une démocratie demain si nous voulons si nous voulons garder la maîtrise de notre destin c'est de recommencer à produire pour cela il faudra bien sûr du travail et pour cela je crois qu'il faudra c'est une certitude une réforme des retraites pas seulement une autre réforme que nous venons de mettre sur la sur la sur la table elle était insuffisante il faudra la corriger il faudra la rendre plus juste c'est ce que j'espère nous ferons quand l'algérus sera enfin juste ça veut dire reculer de l'âge de départ à 65 ans par exemple non je pense par exemple encore une fois la question des maires de famille que malgré tous les efforts de la majorité sénatoriale et des
députés républicains nous n'avons pas réussi à corriger complètement il faudra faire en sorte qu'on ne soit plus demain pénalisé pour être une femme pénalisée pour avoir eu des enfants pour avoir élevé ses enfants c'est un sujet évident de justice et puis évidemment la justice ça consiste aussi à faire en sorte que on ne fasse pas toujours peser les forces sur les mêmes moi je comprends les Français qui travaillent et qui se sont dit c'est encore nous qui allons devoir travailler plus alors que le ratio entre les actifs et ceux qui aujourd'hui sont en marge du monde de l'emploi se rationnait jamais été aussi grand et donc il faut faire en sorte de réformer l'assurance chômage il faut absolument réformer notre éducation nationale chaque année Frédéric Aziza
chaque année il y a 150 000 jeunes par classe d'âge qui font partie de la catégorie qu'on appelle les nids ils sont ni en emploi ni en formation ni dans un travail et donc de quelle manière nationale pour résoudre ce problème et ça ça veut dire qu'on perd chaque année sur sur 800 000 jeunes par classe d'âge on perd énormément de d'activités d'engagement on perd énormément de cap de produire d'inventer d'innover de créer de la valeur c'est évidemment la crise éducative une catastrophe pour notre pays au sens large de ce terme mais c'est aussi une catastrophe pour notre modèle social et notre modèle économique et il faudra bien sûr la réparer et donc par rapport à cette proposition de loi à venir de du groupe vous dites à vos amis députés LR surtout ne pas voter cette proposition
noire en tous les cas je crois que la position de notre partie de manière cohérente sera que nous avons défendu cette réforme des retraites et nous ne voulons pas la faire tomber aujourd'hui par ailleurs on revient ce qu'on disait tout à l'heure Frédéric Aziza vous parliez de la manière dont aujourd'hui l'action publique est paralysée par des objections constantes moi je crois qu'on est aussi devant un moment comme celui-ci cette loi elle a été qu'on le veuille ou non et encore une fois je regrette la manière dont le gouvernement qui a créé tant de tension mais cette loi elle a été évoquée c'est faux de dire qu'elle n'a pas été votée bien sûr ça aurait été à travers un 49-3 mais c'est une procédure constitutionnelle prévue par nos institutions utiliser à de très nombreuses reprises dans
l'histoire de la Cinquième République il n'y a aucune raison de considérer que cette loi n'a pas été votée alors Emmanuel Macron il a annoncé un plan d'apaisement et d'action d'ici au 14 juillet est-ce que vous pensez que d'ici là le pays sera apaisé et Gérard archer aujourd'hui s'interroge dans la sur la possibilité d'Emmanuel Macron de faire en 100 jours dit-il ce qui n'a pas fait en 6 ans il a raison le président du Sénat je partage son sentiment moi j'ai regardé avec un peu de sidération comme beaucoup de Français c'est à l'ocution présidentielle qui semble être totalement déconnecté du réel quand Emmanuel Macron nous dit en 100 jours en quelques semaines en quelques mois l'école sera profondément réinventée l'hôpital sera rebâti les urgences seront désengorgées je crois qu'on est
là devant une espèce de de moments de divorce absolue entre la parole publique et la réalité que vivent les Français et c'est ça le plus inquiétant mieux vaudrait vivre absolument aussi entre Emmanuel Macron et les Français et de fait ce divorce entre la parole publique entre la parole présidentielle et la réalité des Français crée le sentiment d'une distance abyssale entre la France et ceux qui sont censés la représenter le président de la République lui-même je crois qu'il voudrait mieux avec humilité il aurait sans doute mieux valu reconnaître ce qui n'a pas fonctionné reconnaître tout ce qui a échoué au cours des derniers mois des dernières années pour pouvoir sur le fondement d'un diagnostic enfin clair essayez de faire au mieux sur lesquels
que sujets prioritaires sur lesquels il nous faut immédiatement nous concentrer ce qui n'a pas fonctionné Laurent Berger il parle d'une crise de la démocratie l'historien Pierre Rosanvallon il estime que la France vit la crise la plus grave depuis la guerre d'Algérie est-ce que c'est aussi ce que vous pensez je crois que la France vit aujourd'hui une crise qui naît d'abord de l'absence d'alternative c'est ça je crois le plus inquiétant nous ne sommes pas aujourd'hui devant le manque qu'on puisse dire c'est que si on regarde les défis auxquels nos aînés ont été confrontés on doit pouvoir reconnaître avec un peu d'humilité que nous ne sommes pas devant les combats parfois existentiels que la France a dû mener pour pouvoir simplement en survivre par ailleurs les problèmes de la France
aujourd'hui sont essentiellement dans sa main dans nos mains et il nous appartient de les surmonter ensemble le vrai problème c'est que et ce qu'il y a de plus inquiétant dans la situation actuelle nous avons le sentiment que pour l'instant aucune alternative crédible ne se manifeste en effet la responsabilité de notre famille politique des républicains on va en parler Emmanuel Macron pour poursuivre sur lui est-ce qu'il a raison de vouloir retrouver de la proximité avec les Français comme le suggère aussi Gérard Larcher Emmanuel Macron a je crois aujourd'hui besoin de retrouver cette proximité mais je ne suis pas sûr que ça se fasse par des visites potamines mises en scène ou
l'ont essaye de soustraire des casseroles à l'entrée des places publiques où les gens viennent vous parler de la musique du président de la République bien sûr on voit comment les choses se passent en ce moment c'est à dire que quand vous avez des cordons de gendarmes qui j'ai les pleins d'avoir ce travail à faire font aujourd'hui ont pour mission de d'essayer de de d'enlever des casseroles et de filtrer les entrées pour que le Président de la République ne soit pas trop dérangé on voit à quel point finalement la la réalité là encore est loin de ce que de ce que le président en public donc ça veut dire que c'est un échec assuré pour le président de la République cette recherche de proximité avec les Français moi ce qui m'étonne si vous voulez c'est que derrière cette cette mise en scène
il serait pourtant facile d'essayer de mieux comprendre la réalité des problèmes des Français les problèmes nous les connaissons moi je vais sur le terrain tous les toutes les semaines je fais un déplacement en France pas besoin d'être grand clair pour comprendre ce dont les Français aujourd'hui on le sentiment de de de souffrir avant avant de parler de ce dont les Français ont le sentiment de souffrir comme une chose vous avez parlé des casseroles des casseroles apparaissent comme il y a un nouveau symbole de la colère vous en pensez quoi est-ce que c'est une manière normale de s'opposer au président de la République et au pouvoir remplacer ce qui est intéressant c'est la manière dont ce symbole émerge on a vu la crise des gilets jaunes les gilets jaunes
c'est ce qui sert à se faire voir il y a eu un accident vous mettez un gilet jaune pour être sûr d'être vu et là aujourd'hui les casseroles c'est ce qui sert à se faire entendre quand on a le sentiment que le dialogue est devenu impossible on utilise des casseroles au moins pour être sûr que le le président écoute souscrivez à ce choix alors je dis pas que j'ai souscrit moi je vous le comprenais en tout cas mais mais je trouve intéressant ce qu'il révèle on a le sentiment que les Français essayent de dire au président de la République qu'il est temps qu'il les écoute et alors les Français dit ça tu veux dire il est temps qu'ils écoutent Jean-Luc Mélenchon et les insoumis eux ils sont en tout cas fixés comme objectif t'empêcher le président et ses ministres de se déplacer dans le pays c'est
justifié ou pas non bien sûr et là je crois que c'est républicain est-ce que c'est démocrates il est temps de dire encore une fois que il y a dans la France insoumise une tentation extrêmement grave de pactiser avec la violence de baptiser avec ce qui viole les principes même de notre de notre qu'est-ce que vous fait dire ça est-ce que ça veut dire que pour vous le NFI il est parti du chaos moi j'ai vu à quel point au Parlement européen les députés de la France insoumise ont tenté d'instrumentaliser le Parlement européen pour que les institutions européennes condamnent la France condamne les forces de police en France et face en sorte que on jette l'eau propre sur notre pays je dis que les forces de l'ordre en France elles font un travail extraordinairement
difficile notamment face à la montée de cette violence que certains courants politiques je pense à certains courants de l'écologie politique justifie de manière complètement désinhibée on a vu à la pluie de pierre et de feu qui est tombé sur des policiers des gendarmes qui a fait d'ailleurs dans le rang des dizaines de blessés et donc là il justifié tout cela est légitimé par des gens qui pourtant sont élus qui ont des responsabilités politiques qui prétendent au plus haute fonction politique il y a quelque chose d'extrêmement dangereux et il faudrait que tous ceux qui veulent défendre la démocratie dénonce avec force toutes formes de compromission avec la violence quelle qu'elle soit alors pour sortir de l'impasse politique dans laquelle il est Emmanuel Macron dispose de trois leviers
un remaniement avec ou sans changement de Premier ministre la dissolution ou un référendum comme le suggère votre ami lui président de l'air Julien Aubert quelle est la bonne piste ce sont trois à trois outils différents mais je crois qu'effectivement tout ce qui permettra de revenir vers les Français est utile et l'outil du référendum a été trop peu utilisé je veux dire là encore prenez sur quel sujet quelle question tout dépend des sujets mais je crois que quand on voit des points de blocage des situations de tension le référendum peut être de bonnes options sur des sur des sujets essentiels donc ça veut dire que l'idée du Rip qui a été proposée par l'opposition de gauche sur la réforme des retraites est-ce que vous souhaitez que ça aboutisse mais le référendum il est dans la main du
président de la République c'est une proposition il a été écarté par le conseiller constitué un deuxième avis de 3 mai je crois que le référendum n'est pas fait pour défaire ce que les institutions en fait mais le référendum peut être dans la main du président de la République je voudrais dire un mot sur la manière dont le président utilise nos institutions sur l'usage des institutions il souhaite lancer une réforme des institution j'ai relâché ici c'est peut-être pas le moment aujourd'hui et vous je crois que c'est pas le moment en effet pour faire une réforme aux institutions il faut une légitimité démocratique extrêmement forte le moins qu'on puisse dire c'est qu'aujourd'hui dans la crise politique que traverse le pays le président de la République n'a
pas cette légitimité massive qui lui viendrait d'une élection récente avec une majorité extrêmement large aujourd'hui on en est très loin mais mais peut-être disons surtout un mot sur ce projet de réforme des institutions c'est très étrange de voir le président de parler de réforme des institutions alors qu'il ne cesse de les contourner lui-même de quelle manière dans son intervention il y a quelques jours au 20h dans lequel il a été signé vas-y sur de très nombreux sujets il a dit de manière pour le coup très précise qu'il allait réactiver le le CNR le Conseil national de la refondation qu'on avait pourtant eu le sentiment d'avoir vu disparaître corps et bien c'est dire une instance créée par le fait du prince qui n'a aucune fondation institutionnelle et qui
sert en fait à contourner le Parlement exactement comme les conventions citoyennes si demain comme je lis dans la presse on devait faire en sorte que l'immigration que le le la loi sur l'immigration soit construite par une convention citoyenne mais là aussi avec force ce qui constituerait aussi une atteinte à notre démocratie représentative si vraiment le président de la République veut revitaliser nos institutions qu'il utilise les outils constitutionnels qui sont dans sa main pourquoi ne pas faire un référendum sur la question de l'immigration c'est un sujet avec la question de savoir précisément ce que les Français souhaitent comme modèle d'immigration précise mais on peut faire un référendum sur la loi sur l'immigration propose le ministre de l'Intérieur aujourd'hui qui est d'abord
une loi de régularisation massive est-ce que les Français veulent vraiment créer de nouvelles vidéos une question plusieurs questions est-ce que les Français veulent créer un titre de séjour pour l'immigration irrégulière à condition que elle correspondent à des besoins en termes de travail à l'intérieur de notre pays moi je dirais un gros les critères d'obtention de la future carte de séjour dans le cadre de cette réforme de l'immigration prévoit au moins trois ans de présence en France une ancienneté dans l'emploi d'au moins 8 mois et ne concerne que les métiers en tension et s'il s'agit avant tout pour le gouvernement d'une mesure de lutte contre le travail illégal c'est une filière d'immigration illégale nouvelle que le gouvernement est en train de
créer ce gouvernement qui par ailleurs depuis l'élection d'EM Macron depuis 2017 a délivré plus de titres de séjour encore que que la gauche quand elle était au pouvoir et donc on voit bien qu'en fait le gouvernement méprise complètement la nécessité vous êtes votre pays contre l'immigrations est-ce que je peux vous raconter une petite histoire sur le cas Isa ça se passe la semaine dernière au Parlement européen nous avons avec notre groupe le PPE déposer un amendement dans un texte budgétaire pour faire en sorte que contrairement à ce que voulait les députés de la République en marche les gouvernements européens qui le souhaitent puissent construire là où c'est nécessaire des infrastructures physiques pour protéger les frontières extérieures de l'Union c'est-à-dire des
murs dans certains pays à certains endroits ces murs sont pertinents ce n'est pas nous qui le disons ce sont des gouvernements de toutes tendances politiques d'ailleurs le gouvernement finlandais sous l'impulsion d'un ministre écologiste est en train de construire des centaines de kilomètres de murs à la frontière entre la Finlande et la Russie et bien aujourd'hui ceux qui ont refusé avec détermination cet amendement ce qui se sont opposés même à la position du Conseil européen c'est à dire des de l'Union européenne cela ce sont les députés d'Emmanuel Macron nous avons gagné ce vote avec des députés de leur propre groupe mais eux-mêmes n'ont cessé de dénoncer comme une espèce de dérivée extrémiste l'idée de protéger les frontières extérieures de l'Union
européenne contre l'immigration illégale moi je dis qu'il faut que ce gouvernement et sa majorité assume devant les Français de ne pas vouloir protéger nos pays contre l'immigration illégale souvenons-nous un instant pourrait être intéressante faut-il faire en sorte que toutes les infrastructures nécessaires pour protéger nos pays puissent être créés à l'extérieur des frontières de l'Union une question souvent uniquement de la France bien sûr c'est une politique européenne donc il faut un accord au niveau européen mais c'est exactement ce que nous sommes en train de défendre et c'est exactement ce que nous avons européens de voir aussi la ligne que le gouvernement français tient dans les institutions européennes et aujourd'hui le gouvernement français est plus à
gauche que des gouvernements socialistes dans le débat européen rappelons-nous pourtant que nous avons payé très cher en 2015 le fait de ne pas avoir su défendre nos frontières contre les djihadistes qui revenant du Moyen-Orient sont venus perpétrer sur le contact nous avons sur l'immigration donc il y a deux possibilités un projet de loi donc il pourrait il était prévu le 28 mars au Sénat il a été reporté on sait pas quand il pourrait revenir est-ce que c'est le bon moment pour traiter de cette question dans le cadre d'un débat parlementaire donc proposition projet de loi Sénat et assemblée et donc vous excluez totalement la convention citoyenne sur l'immigration et bien sûr les conventions citoyennes sont des manières de dévitaliser nos institutions si le président de la République a le
sentiment que le Parlement n'a pas assez de force pour trancher lui-même cette question de l'immigration alors dans ce cas là qu'il recourt au référendum et nous nous soutiendrons sans aucun problème avec notre famille politique l'initiative d'un référendum nous aurons certainement ensuite des options différentes de celle du gouvernement a proposé sur ce sujet migratoire mais si on devait demain de nouveau tirer au sort des gens pour les mettre dans une pièce et les soumettre à une procédure absolument opaque jusqu'à ce qu'ils aient produit la décision attendez deux je dirais et j'espère que tous les démocrates sincères diront que se détournement nos institutions devient un problème majeur détournement par celui la même qui est supposé en être le garant le Président vous êtes
vice-président délégué de des républicains cette position sur le référence c'est la position de votre partie ça fait très longtemps vous savez que des fois défendent l'idée d'un référendum sur l'immigration il n'y a pas de position officielle de notre famille politique sur ce sujet donc je ne veux pas me prononcer en ce moment mais je crois que si on pouvait s'engager sur ce sujet notre notre famille politique qui serait favorable en tous les cas elle est favorable à redonner la parole aux Français sur ce sujet là comme sur tant d'autres le référendum c'est un grand héritage de la constitution du général de Gaulle et je crois que nous sommes les premiers à la défendre aujourd'hui Emmanuel Macron il veut trouver des coalitions et des nouvelles alliances des alliances
nouvelles la droite peut-être ou un accord avec lui Nicolas Sarkozy en tout cas il y a plusieurs reprises Emmanuel Macron attend de la main au député LR et invite il a invité ces derniers les députés LR et votre famille politique accepté un rapprochement avec lui en clair il faudrait élargir la majorité vers LR est-ce le bon moment est-ce qu'Emmanuel Macron doit-elle et dans le sens est-ce que LR doit-elle dans le sens et comment la réponse est non non la réponse à quelle question la réponse pour le coup elle a été donnée par notre partie de manière formelle et de manière répétée avec Emmanuel Macron et d'ailleurs je crois que c'est très étrange c'est qui sont se pose aujourd'hui quand on regarde ce que je disais à l'instant sur le sujet migratoire quand on regarde ce
que le macronisme a fait de nos finances publiques quand on regarde ce qu'il a fait de notre pratique démocratique quand on regarde ce qu'il fait de notre éducation nationale je ne vois pas tellement en quoi nous pourrions trouver des points de convergence pour construire une coalition avec Emmanuel Macron quand François Hollande était aux prises avec ses frondeurs à l'Assemblée nationale on ne sait jamais demandé si les députés LR allaient venir soutenir François Hollande pour faire en sorte qu'il puisse garder plus de proximité mais je ne la vois pas et certains peut-être l'électorat d'Emmanuel Macron électorat de vous dire une chose très simple je crois que beaucoup d'électeurs effectivement se sont fait piéger par la promesse du en même temps cette promesse
du en même temps m'a toujours paru le ferment de la crise démocratique que nous ne pouvions que traverser comme conséquence pourquoi parce que quand vous promettez en même temps tout et son contraire à tout le monde quand vous voulez plaire en même temps à tous les bords politiques vous en arrivez forcément à créer de la défiance à créer du ressentiment et c'est une crise du ressentiment que nous sommes en train de connaître est-ce que vous dites que Me Xavier Bertrand que le pays dans un état de cohabitation de cohabitation je ne sais pas techniquement nous ne sommes pas en cohabitation et d'ailleurs on parle aussi de cohabitation et de la majorité relative bien entendu mais la majorité relative reste une majorité beaucoup parlent d'une cohabitation qu'elle est
imposerait au président de la République moi je suis assez sceptique sur cette analyse parce que je crois qu'on peut pas remplacer une crise démocratique par une autre crise démocratique notre famille politique disons-le franchement elle doit d'abord se reconstruire elle doit regagner la confiance des Français j'ai beau être critique du président de la République je reconnais aussi que nous n'avons pas gagné les élections législatives et à ce compte là je ne crois pas qu'on puisse imposer une cohabitation nous n'avons pas nous-mêmes de majorité alternative à produire en tout cas le nom de Gérard Larcher est cité pour Matignon vous le savez vous l'avez entendu vous l'avez vu il répond dans Le Parisien Aujourd'hui que les conditions politiques ne sont pas
réunies aujourd'hui il dit aujourd'hui donc demain on ne sait pas peut-être qu'elles seront elles seront réunies et c'est à dire que ce serait un bon choix l'archer à Matignon après les élections sénatorielles auxquelles il tient tant moi je vois surtout dans cet entretien au Parisien qu'en effet les ne sont pas réunies je souscris à cette analyse et je crois aujourd'hui donc demain on ne sait pas regarder cette entretien dans lequel Gérard Larcher pointe l'ampleur des divergences que nous avons avec la République en marche avec le président de la République et sa majorité c'est divergence elles sont tellement majeures encore une fois je ne vois pas comment nous pourrions réussir à les faire disparaître par enchantement en créant une coalition permettez-moi de dire une
dernière chose je crois que nous avons une responsabilité historique de ce point de vue là parce que s'il y a une chose que nous partageons tous quelle que soit notre bord politique c'est le sentiment qu'aujourd'hui les Français n'ont plus confiance dans leurs institutions et ça pour le coup c'est ce qu'il y a le plus grave dans une démocratie quand la défiance touche le principe même de la représentation politique si demain alors que nous sommes opposants à Emmanuel Macron que nous l'avons été que nos députés ont été élus pour s'opposer à Emmanuel Macron si demain nous devions devenir les supplétifs de sa majorité en cours d'effondrement nous ajouterions encore à cette défiance et même à une forme de dégoût qui s'est emparée des devant les retournements de vestes permanents dont
ils ont le sentiment que la vie politique est devenue le spectacle et pourtant c'est ce que Nicolas Sarkozy vous demande vous conseille et bien je ne peux que reconnaître que les républicains ce sont à plusieurs reprises encore une fois exprimé contre cette hypothèse et donc Nicolas Sarkozy il a partagé son sentiment mais aujourd'hui le manque qu'on puisse dire c'est qu'il n'est pas suivi par notre famille politique en tout cas moi je ne crois pas du tout que ce soit nécessaire et je reste fidèle à cette ligne d'indépendance notre boussole soit dit en passant notre boussole n'est pas l'opposition forcenée au macronisme notre sujet n'est pas de faire du mal à Emmanuel Macron notre sujet c'est de faire du bien à la France notre boussole n'est pas l'antimachronisme notre boussole n'est
pas le macronisme notre seul boussole c'est l'intérêt national c'est ce que disait Bruno Retailleau en parlant de la réforme des retraites et je crois qu'il avait raison cette ligne d'indépendance qui nous oblige aujourd'hui à nous opposer à celle d'Emmanuel Macron c'est profondément celle qui exige l'intérêt national et justement l'intérêt national ce que vous pensez que la droite et votre famille politique peuvent encore donner envie aux Français pour 2027 oui je crois que d'ailleurs tout le monde parle de 2027 comme si c'était demain nous avons une espèce de passion presque avant il y a du chemin à parcourir et ce chemin il va passer par un travail de reconstruction qui est absolument indispensable on ne regagnera pas la confiance des Français seulement en
attendant que le macronisme tourne tourne tourne la page un travail de reconstruction qui va peut-être commencer au moment des européennes qui doit commencer par les européennes les européennes vont être une élection absolument majeure sur seulement pour l'avenir de l'Europe parce que l'Europe est à la croisée des chemins mais aussi pour le paysage politique français Emmanuel Macron a décidé en 2019 que pour la première fois me reviendrions à une élection nationale c'est-à-dire qu'avant on élisait les députés européens à l'époque vous avez un résultat décevant mais Valérie Pécresse a obtenu résultat encore plus décevant que le vôtre c'est quoi votre objectif pour les élections européennes de l'année prochaine est-ce que vous souhaitez souhaitez être peut-être de liste notre
objectif c'est de sortir de cette crise et de retrouver le chemin de la confiance des Français c'était en 2019 un résultat décevant mais en réalité c'était le signe d'une crise politique que notre famille politique traversait déjà quand j'ai été investi pour être tête de liste pour cette élection de 2019 le parti était donné à 6 % dans les sondages donc en fait on voit très bien que nous traversons une crise politique qui est structurelle nous avons encore un potentiel extraordinaire et je le vois toutes les semaines en allant partout en France nous avons partout des élus locaux exceptionnels qui font que la France tient debout nous avons dans les communes dans les départements dans les régions une armature extraordinaire de gens qui sur le terrain ont la
confiance des Français mais il faut que nous arrivions à reconstruire une proposition politique pour le pays et ça commencera évidemment avec cette élection européenne qui je le disait à l'instant et désormais une élection nationale ce sera l'élection de la recomposition et moi je dis à tous ceux qui pensent que il faut réfléchir à 2027 et spéculer sur 2027 que ce qui va déterminer ce sera d'abord 2024 c'est-à-dire ça veut dire quoi ça veut dire que ça passe ou ça casse au moment des européennes pour vous ça veut dire que 2024 je crois va montrer à quoi ressemblera de manière durable paysage politique en France et il est évidemment urgent que nous soyons capables dans cette élection européenne de travailler pour avoir une ligne claire une vision qui puisse constituer déjà une espérance
pour la France et notamment une espérance pour la France en Europe que nous puissions être crédible dans le discours que nous tiendrons je crois que nous le sommes par le bilan du travail que nous avons accompli depuis quatre ans maintenant au Parlement européen nous serons capables de venir devant les Français avec le résultat de tout le travail quotidien de tout ce travail énorme je crois que que nous essayons de de faire pour faire en sorte que notre pays retrouve sa crédibilité dans les institutions européennes mais ce sera aussi évidemment d'une espérance pour la France qu'il sera question c'était aussi une espérance pour vous est-ce que vous souhaitez de nouveau être de liste de les rendre quand même moi je lui dis à notre président Erik sciotti je l'ai dit
à toutes les occasions ce n'est pas une personnelle le point important et encore une fois je le dis avec gravité parce que si nous prenons au sérieux la réalité de la crise démocratique que notre pays traverse si cette crise est vraiment née d'un manque d'alternative alors dans ce cas-là pour la surmonter il faut que nous arrivions à nous reconstruire ça n'est pas parce que nous aimons notre partie que nous devons le relever c'est parce que nous aimons notre pays et que ce parti est indispensable pour lui offrir l'alternance dont il a donc le sujet il est pas personnel non la question c'est comment est-ce qu'on y parviendra le mieux mais ce que vous êtes ce que vous êtes que vous pensez pouvoir être en mesure de parvenir à ses objectifs de reconstruire parvenir à reconstruire
votre famille politique moi je serais heureux de d'abord de revenir devant les Français pour défendre mon bilan pour défendre notre bilan avec la délégation française je serais heureux de pouvoir faire en sorte de faire la preuve qu'il y a une place pour nos idées dans la société dans la démocratie française mais encore une fois ce qui compte pour moi c'est d'abord cette impératif collectif et cette exigence collective et si on pouvait penser à droite comme dans la vie politique en général on s'emporterait sans doute beaucoup mieux Eric Zemmour sera sans doute candidat aux élections européennes est-ce que il peut être un concurrent redoutable pour aller l'air aux européennes ce qui est vrai c'est qu'on voit le risque que représente la fragmentation du paysage
politique et du paysage démocratique et oui ce sera difficile cette élection va être très difficile pour pour LR qui est dans un moment de reconstruction à un moment où la fragmentation du paysage politique est évidemment massive et il y a une personnalité de votre partie dont on entend pas vraiment parler c'est l'or Wauquiez il était absent dans le cadre du débat sur les sur la réforme des retraites on entend plus depuis que la réforme a été votée et promulguée par le Président de la République qu'est-ce qui se passe Laurent Wauquiez il est président de la Région Auvergne Rhône-Alpes il a une mission à remplir notamment avec Éric Ciotti le président de votre parti et ce qu'il a est-ce qu'il a pas tort de penser qu'à une chose à 2027 dont vous parlez tout à
l'heure mais je crois qu'il ne pense pas qu'à une chose c'est à dire à 2027 je crois qu'il pense d'abord au travail de faire aujourd'hui pour sa région vous savez l'importance majeure des régions dans la vie politique française et je crois que vous savez je partage le sentiment qui certainement l'anime que la meilleure manière de mériter la confiance des citoyens demain c'est d'abord d'honorer celle qui vous a été faite aujourd'hui ça a été aussi pour moi le point le plus important dans le mandat européen que je continue d'exercer la chose la plus essentielle c'est pas d'abord de se faire valoir dans le quotidien des débats publics c'est d'abord de faire en sorte que le mandat qui vous a été confié vous soyez capable de l'exercer pleinement et je crois que les habitants de verre
Rhône-Alpes quand je vois le dynamisme de cette région ne peuvent qu'être heureux de cette énergie mise tous les jours au service de cette région alors le mandat qui vous a été confié ce mandat européen mais justement la guerre en Ukraine c'est typiquement un dossier européen notamment c'est une guerre entre l'Ukraine et la Russie entre l'OTAN et la Russie est-ce que vous approuvez la stratégie de la France en Ukraine cette guerre est déterminante pour l'avenir de notre continent pour de notre sécurité et je crois qu'elle est déterminante parce que ce qui compte c'est de réussir à établir enfin ce principe simple que la violence ne doit jamais l'emporter sur le droit et sur l'équilibre de du droit international et je crois vous voyez que on l'a vu ces
derniers jours tout en biguïté doit être immédiatement devient immédiatement l'occasion d'alimenter ce qui espère bouleverser cet ordre du monde en faisant en sorte que la violence puisse de nouveau y régner et y avoir le dernier mot et donc la stratégie de la France vis-à-vis l'Ukraine elle est la bonne ou pas la stratégie de la France malheureusement elle a souvent manqué de clarté exactement comme la parole du président de la République dans sa visite en Chine lorsqu'on voit encore il y a quelques jours le compte-rendu de l'échange que le Président de la République a eu avec le président des États-Unis quand on voit que le Président de la République ne redit pas à quel point le statu quo dans le détroit de Taïwan doit être une de nos priorités et je ne dis pas cela
seulement par attachement à ceux qui devrait déjà nous déterminer tous c'est à dire le droit des peuples le droit de Taïwan à vivre en démocratie le droit du peuple crinien lui aussi a reconquérir sa souveraineté non je dis ça aussi parce que c'est notre intérêt qui est en jeu si demain la Chine réussit à bouleverser le statut quo si demain elle se saisit de Taïwan parce que c'est son projet et c'était elle et elle seule qui est responsable et coupable de mettre en œuvre ce projet alors nous aurons perdu quelque chose d'essentiel pour notre propre sécurité on commémore demain François-Xavier Bel-Ami de ma 24 avril le 108e anniversaire du génocide arménien et donc l'extermination de 1 million 500 000 Arméniens organisé et exécuté par les Jeunes Turcs mais mais
leur successeur au pouvoir en 2023 Ankara et abako en Azerbaïdjan ont-ils vraiment abandonné l'idée de finir le travail commencer en demi-heure en 1915 la réponse est NON et vous employez d'ailleurs une expression qui a été utilisée malheureusement par des dignitaires de ces pays eux-mêmes fin le travail la Turquie l'Azerbaïdjan qui entretiennent toujours le négationnisme à propos du génocide des Arméniens comme d'autres le négationnisme à propos de la Shoah nous voyons à quel point c'est négationnisme est toujours lié à un projet de violence c'est négationnisme il est toujours lié à l'antisémitisme qui frappe aujourd'hui en France et le négationnisme qui touche le génocide des Arméniens et bien malheureusement il est associé à ce projet vous le disiez de
détruire ce qui au fond fait l'intégrité territoriale de l'Arménie elle-même mais aussi de détruire la possibilité pour la population du haut-karaba de vivre sur sa tête que le blocage du corridor de la Chine durent depuis des mois maintenant et ce blocage est une forme de terrorisme d'État mené par Bakoum contre les populations que la France est en rendez-vous de l'Histoire avec les Arméniens la France est l'un des pays européens et de ce point-là je suis reconnaissant au président de la République d'avoir eu les mots qu'il fallait pour le dire l'un des pays européens qui dénonce avec le plus de clarté ce qui est en train de se passer mais il faut maintenant passer de la dénonciation à l'action j'ai déposé au Parlement européen un amendement pour demander des sanctions contre
l'Azerbaïdjan suite à la décision de la Cour internationale de justice qui condamne le blocage du corridor de la Chine il est temps que le Conseil demande ses sanctions et que la France le fasse au Conseil de l'Union européenne dernière question de cette émission Forza mi 43 ans après l'attentat de la récupération le premier attentat antisémite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale qui avait fait 4 mois et des dizaines de blessés le 3 octobre 1989 en acinagogue de la rue Copernic le Libano canadien Hassan Diab a été condamné vendredi en son absence à la prison à perpétuité le Canada semble d'ailleurs semble réticent à répondre favorablement au moment d'arrêt international qui a été délivré à l'issue du procès contre diable qu'est-ce que ça vous inspire il faut
que le Canada évidemment coopère cette condamnation elle se fait au terme d'année d'enquête elle se fait au terme de plusieurs 43 ans et donc il n'y a aucune espèce de doute sur le fait qu'il faut mettre en oeuvre cet extradition je dirais simplement deux mots le premier c'est la satisfaction que nous pouvons avoir que la justice française a été au bout de ce travail trop tard malheureusement mais c'était absolument fondamental que cet attentat le premier qui après la Seconde Guerre mondiale a visé des Français de confession juive sur le sol national c'était absolument fondamental qu'il soit jugé et qu'il donne lieu à cette condamnation la deuxième chose c'est que concentrons-nous maintenant sur la justice qui doit encore être rendu sur tant de meurtres antisémite en France
sur temps d'acte antisémite en France le sujet n'est pas du passé il est malheureusement tellement actuel et cette question de la lutte contre l'antisémitisme et de la justice qui doit être rendue sur ces sujets si criants elle est aujourd'hui malheureusement d'une brûlante actualité merci en tout cas François-Xavier une amie d'avoir répondu à notre invitation bonne fin de journée sur radiologie à dimanche prochain merci
François-Xavier Bellamy