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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 28 mai 2025 49 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & international

Julien Odoul : "L'extrême gauche déteste nos racines chrétiennes !" (CNEWS)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 12 %Attaque 68 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:31FerméeRéponse directe

    Est-ce que déjà, au moins, vous condamnez les violences ?

  • 1:52RelanceRéponse partielle

    Alors, par contre, je réagissais aussi aux généralisations. Monsieur Oudoul, vous venez de parler tout à l'heure de difficultés qu'on rencontre, notamment l'immigration.

  • 2:11FerméeRéponse directe

    Entre OQTF et l'immigration, le lien, il est évident ?

  • 2:50RelanceRéponse directe

    Quand elle dit que toutes les associations ne font rien et baissent les yeux quand il y a des exactions de côté de l'extrême-gauche, c'est faux.

  • 8:07OuverteRéponse partielle

    Mais c'est intéressant de savoir qui a organisé ce meeting, parce qu'on voit sur l'affiche...

  • 8:35RelanceRéponse directe

    Ah oui, ils ont été victimes, hein ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Invité politiqueFait
    « Ce n'est pas du débat, c'est un déchaînement de violences aveugles et c'est de la nouvelle preuve, une énième preuve, que le fascisme aujourd'hui est d'extrême gauche. »
  • 0:23Invité politiqueFait
    « Et ce qui est encore plus choquant, c'est que vous avez des militantes féministes qui en permanence sont la cible de violences. »
  • 0:45Invité politiqueFait
    « C'est-à-dire qu'on a le droit de l'agresser, on a le droit de l'insulter, on a le droit de la maltraiter. Là, effectivement, vous n'aurez aucune officine féministe qui va s'émouvoir. »
  • 1:07Invité politiqueFait
    « et qui se font agresser par une bande de fascistes. Il faut le dire. Moi, j'aimerais que le ministre de l'Intérieur se penche sérieusement sur ce collectif, »
  • 1:22Invité politiquePromesse
    « Si c'est possible de les dissoudre, il faut le dissoudre. Et si c'est possible de les condamner, il faut les condamner. Parce qu'encore une fois, la violence n'a pas sa place en démocratie et encore moins contre des femmes. »
  • 2:17Invité politiqueFait
    « Entre OQTF et l'immigration, le lien, il est évident. Si on renvoie des gens, c'est qu'ils sont là à cause de l'immigration. »
  • 10:44InvitéChiffre
    « Il y en a 140 000 qui sont distribués chaque année. »
  • 14:40Invité politiqueFait
    « On est dans la radicalisation. On est dans la violence. Il n'y a plus de débats possibles. Il n'y a plus rien. »
  • 15:02Invité politiqueFait
    « Quand on pose avec une carte où Israël a disparu, où Israël n'existe plus, pour moi, ça veut dire qu'on veut faire disparaître Israël. »
  • 16:43Invité politiqueFait
    « Elle veut l'anéantissement d'Israël. »
  • 17:13Invité politiqueFait
    « Ils ont dit que la guerre qui oppose les Israéliens au Hamas est remontée à bien avant le 7 octobre en disant que Jésus n'était pas estilien, n'était pas juif en attaquant les juifs et elle a laissé faire. »
  • 17:44Invité politiqueFait
    « Parce qu'elle partage leur opinion. »
  • 19:30Invité politiqueFait
    « ça fait des années que Mme Barsékian, elle a été élue en 2020, multiplie les actes contre la communauté juive et qui flirte avec l'antisémitisme. »
  • 19:54Invité politiqueFait
    « Elle a refusé de signer la définition de l'antisémitisme qui avait été proposée par l'Alliance internationale de la mémoire de l'Holocauste, »
  • 23:35Invité politiqueFait
    « la maire de Strasbourg se fait le relais d'une propagande génocidaire. »
  • 25:10Invité politiqueFait
    « Ils invitent Médine à leurs universités d'été, rappeurs islamistes et antisémites. »
  • 25:32Invité politiqueFait
    « Elle fait une fausse citation du général De Gaulle. »
  • 33:34Invité politiqueFait
    « On déteste les crèches, on déteste les écoles catholiques. »
  • 33:45Invité politiqueFait
    « Bétarame, c'est une calamité. C'est pareil pour vous. Et vous aviez, David Guiraud, rappelez-vous, vous aviez... »
  • 34:10Invité politiqueFait
    « David Guiraud, député de la France insoumise du Nord, qui avait comparé le voile islamique pour des petites filles aux serre-têtes. »
  • 34:34Invité politiqueFait
    « la France insoumise est en réalité la France islamiste. »
  • 34:44Invité politiqueFait
    « aujourd'hui, vous avez deux ennemis pour la France insoumise, c'est les juifs qui sont systématiquement des cibles et c'est les catholiques, la France traditionnelle en permanence. »
  • 40:07Invité politiqueFait
    « C'est installer des caméras dans les halls et les espaces publics des HLM pour assurer la sécurité. »
  • 40:19Invité politiqueFait
    « C'est une atteinte à la liberté. C'est une atteinte à la vie privée. »
  • 48:56Invité politiqueFait
    « l'expulsion des logements sociaux qui, je rappelle, sont payés par le contribuable. »

Temps de parole

  • Julien Odoul75 %
  • Présentateur10 %
  • Invité9 %

0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Julien Odoul

Ce n'est pas du débat, c'est un déchaînement de violences aveugles et c'est de la nouvelle preuve, une énième preuve, que le fascisme aujourd'hui est d'extrême gauche. L'intolérance, le sectarisme, l'utilisation de la violence contre les opposants politiques, c'est l'extrême gauche qui utilise ces méthodes. Et ce qui est encore plus choquant, c'est que vous avez des militantes féministes qui en permanence sont la cible de violences. Et ça n'émeut personne, ça ne bouleverse personne. C'est-à-dire qu'une femme, quand elle est de droite, quand elle est du rassemblement national, quand elle s'engage contre l'immigration, elle perd son statut de femme pour ses bien-pensants.

C'est-à-dire qu'on a le droit de l'agresser, on a le droit de l'insulter, on a le droit de la maltraiter. Là, effectivement, vous n'aurez aucune officine féministe qui va s'émouvoir. Pareil quand vous avez des collectifs de femmes juives qui se font molester dans les manifestations. Pareil aussi, excusez-moi de l'associer, mais quand Marine Le Pen reçoit des tombeaux d'insultes et d'injures et de violences, ça ne choque personne. Et encore une fois, elle perd son statut de femme parce qu'elle est du rassemblement national. Là, vous avez des femmes engagées qui défendent leurs idées et qui sont là pacifiquement et qui se font agresser par une bande de fascistes. Il faut le dire.

Moi, j'aimerais que le ministre de l'Intérieur se penche sérieusement sur ce collectif, sur ses militants et notamment sur ce personnage abominable qui profère les insultes et celui qui frappe avec ses gants coquets. Si c'est possible de les dissoudre, il faut le dissoudre. Et si c'est possible de les condamner, il faut les condamner. Parce qu'encore une fois, la violence n'a pas sa place en démocratie et encore moins contre des femmes. Fadil Améal, parce que je vous ai vu réagir quand on écoutait cette membre du collectif numérique. Est-ce que déjà, au moins, vous condamnez les violences ?

1:37
Invité

Évidemment. Et donc, je la condamne à titre politique, mais aussi en tant que présidente d'association. On était les premiers à s'insurger aujourd'hui

1:47
Julien Odoul

pour voir comment les femmes sont en première ligne de la guerre des hommes. Parce qu'en fait, c'est un peu ça. Alors, par contre, je réagissais aussi aux généralisations. Monsieur Oudoul, vous venez de parler tout à l'heure de difficultés qu'on rencontre, notamment l'immigration.

2:02
Invité

Donc, il faut arrêter aussi de faire une équation entre les OQTF et l'immigration. Ça, c'est un premier point. La généralisation... Il y a un lien entre l'OQTF et l'immigration.

2:11
Julien Odoul

Vous avez dit entre l'OQTF et l'immigration ? Entre QTF et violence ? Voilà. C'est ce que... Non, non, non. Entre OQTF et l'immigration, le lien, il est évident. Si on renvoie des gens, c'est qu'ils sont là à cause de l'immigration. Non, mais il a prononcé tout à l'heure, je ne veux pas le terme exact, mais le lien qui était finalement une déclinaison de ce que pensent peut-être beaucoup de Français aujourd'hui, à savoir que la menace, elle vient de l'immigration. Je ne vais pas ouvrir le débat parce qu'il est vraiment... Les généralisations de madame, moi, je suis assez cotée par rapport à ce qu'elles ont vécu.

2:43
Invité

Et je considère aussi que les violences, quelles qu'elles soient, le droit de manifester est un droit constitutionnel.

2:50
Présentateur

Pour autant, quand elle dit que toutes les associations ne font rien et baissent les yeux quand il y a des exactions de côté de l'extrême-gauche, c'est faux.

2:57
Julien Odoul

Non, c'est faux. Ce qu'on a dit, c'est que quand ce sont des filles du collectif Nemesis qui se font taper dessus, personne ne réagit. La preuve, on est là pour réagir. Non, mais là, on est là pour réagir parce que j'en parle, parce que j'ai sorti des images, parce que je monte des images. Vous ne verrez ça nulle part. Nulle part ailleurs. Je ne parle pas de CNews, bien évidemment. Je parle des autres chaînes. Vous ne verrez ça nulle part ailleurs, ces images. Nulle part. Tout le monde s'en fout. Et il y a des journalistes aussi. Où est la profession de journaliste ? Il y a des journalistes qui se sont fait taper dessus. On est avec Benoît de Valeurs Actuelles qui est en direct avec nous.

Bonjour Benoît. Merci d'être en direct avec nous. Vous avez l'air d'avoir, on va vous voir plein pot peut-être, parce que vous avez l'air d'avoir en plus un cocard au visage, c'est ça ? Oui, j'étais blessé hier soir. Qu'est-ce qui s'est passé, Benoît ? En fait, on a suivi les militantes Némésis avec mon collègue, pour pouvoir les filmer, pour pouvoir assister à leur action. Et en fait, on s'est fait agresser. Quand on est arrivé et que les militantes Némésis ont brandi leur pancarte, on a tout de suite été agressé. Ça a duré 30 secondes. On a tout de suite été agressé. Ils ont vu qu'on avait des caméras. Donc, ils nous ont essayé de prendre la caméra, de la casser.

Et ça s'est passé très vite et on a dû s'écarter très vite. Et ensuite, ils nous ont suivi sur le boulevard Magenta. Donc, il y a à peu près 10 personnes qui nous ont suivi dans la rue pendant à peu près 2-3 minutes. Et parmi ces 10 personnes, il y avait deux agresseurs qui étaient vraiment très virulents et très violents, dont une personne qui m'a frappé au visage. Et on avait l'autre personne qui était avec son... On voit dans la vidéo qu'il a un mulet et une moustache, qui a donné des coups de pied par derrière à mon collègue. Voilà. Et après, on s'est écarté pour calmer le jeu. Vous avez eu peur, Benoît ? Honnêtement.

Honnêtement, j'ai été vraiment surpris parce que moi, je n'avais jamais suivi d'action de Némésis. Donc, j'étais vraiment surpris de voir la violence. Je me doutais que ça allait être risqué. Mais en fait, je ne pensais pas qu'on allait atteindre ce niveau de violence. On était vraiment des... Enfin, face à des gens qui étaient... Ça se voyait qu'ils étaient vraiment énervés et qu'ils étaient habitués à être violents, en fait. D'ailleurs, il y a celui dont j'ai parlé, qui a la coupe mulet et la moustache, qui est déjà habitué à être violent, puisqu'il avait déjà agressé un autre journaliste de VA+, qui s'appelle Georges Streetwear, et qui travaillait avec nous à VA+, avant.

Vous pensez que vous avez été agressé parce que vous étiez journaliste et que vous étiez témoin de ça, ou parce que vous étiez de valeur actuelle ? Il faut poser la question aussi. L'un ne justifie pas l'autre, mais c'est pour savoir si c'est l'idéologie politique ou le simple fait qu'il y ait un témoin. En fait, je pense qu'ils ne savaient pas qu'on était de valeur actuelle. Parce qu'en fait, on n'avait pas de bonnette avec marqué VA+, valeur. Donc, ils ne savaient pas qu'on était de valeur actuelle. Maintenant, est-ce qu'ils savaient qu'on était journaliste ? Peut-être, parce qu'ils ont vu qu'on avait des caméras et tout ça.

Mais en tout cas, ils ont vu qu'on était avec Nemesis et qu'on les filmait. Et en gros, ils ont compris qu'on n'était pas de leur camp. Et c'est pour ça qu'ils se sont pris à nous physiquement. Qu'est-ce qu'ils disaient ? Ils disaient des choses ? Ils exprimaient des choses contre vous quand ils vous ont pourchassé dans les rues ? Qu'est-ce qu'ils disaient ? – Alors, les insultes, ils les ont surtout proférées contre les militantes Nemesis. Nous, ils nous disaient, oui, en gros, de ne pas filmer. Moi, je n'ai pas de souvenir. Enfin, ils nous insultaient quand même de fachos et tout ça.

Mais j'ai surtout le souvenir d'une violence verbale, d'une violence physique plus que d'une violence verbale. – Merci beaucoup, Benoît. Soignez-vous, faites attention à vous. Et merci d'avoir témoigné, Massinissa Ossine. Comment vous réagissez ? On tape des femmes, on tape des journalistes, sans même savoir, alors qu'ils sont de l'heure actuelle. C'est ça aussi. C'est-à-dire, on tape juste des journalistes, on tape des femmes. C'est quoi ce monde ? Et personne n'en parle. Je le redis, personne n'en parle. – Oui, bonjour à tous. Alors, moi, je tiens à condamner très fermement les images de violence que nous avons vues à l'instant.

Il est tout à fait inacceptable de voir des gestes de violence aussi bien envers les femmes ou même envers les hommes, comme le monsieur que nous avons vu qui a été blessé. Donc, nous sommes parfaitement d'accord sur le fait que c'est inacceptable de voir et de vivre ce genre de situation. Maintenant, il faut comprendre ce qui… – Comprendre ? – Non, non, il faut observer ce qui s'est passé. – D'accord. – Moi, je trouve également tout à fait scandaleux d'entendre que le collectif dont je n'ai pas le nom… – Némésis ? – Non, non, le collectif dont je n'ai pas le nom manifeste pour réclamer l'arrêt des OQTF parce qu'il faut comprendre un peu ce que sont…

– Et on va montrer la fiche pendant que vous parlez d'ailleurs de la meeting. – Oui, mais… Alors, moi, je trouve tout à fait scandaleux de les traiter de fascistes. Pourquoi ? Parce qu'ils sont sur, comment dire, un militantisme qui consiste à dire que les OQTF sont délivrés de manière systématique et sans la moindre prise en compte des personnes qui déposent des demandes de titres du jugement. – Mais c'est intéressant de savoir qui a organisé ce meeting, parce qu'on voit sur l'affiche, vous aviez « Urgence Palestine », je ne vois pas ce qu'il vient de faire là-dedans, « La Jeune Garde », « Sud Éducation », « La CGT Éducation » et « Adèle Haenel ».

– Alors, au-delà des collectifs, en parlant de fascisme, moi, j'aimerais qu'on se penche aussi, et je pense que c'est à la justice de le faire, de se pencher sur ce qui s'est passé, et sur les collectifs qui s'en sont mis plein la figure. Le collectif Némésis… – Ah oui, ils ont été victimes, hein ? – Mais mettons pas sur le même plan les victimes et les agresseurs. – Alors, on nous a parlé de féminisme. Je suis le premier à défendre la cause féministe. Sauf que derrière le collectif Némésis, quand on se penche de près, on se rend compte que c'est un collectif d'extrême droite, raciste, antisémite, fasciste. – Et donc, ça mérite de leur foutre des compoins dans la figure ?

– Non, non, je l'ai condamné. – Oui, mais vous justifiez en même temps. – Ah ben non, mais je l'ai condamné. – Bon, on va faire le CNews Info, je suis désolé, je suis super roteur. Je vous promets, et Christine aussi qui n'a pas encore parlé, on fait le CNews Info avec Barbara Durand.

9:03
Présentateur

– Après trois mois d'arrêt, la Cour d'appel administratif de Toulouse autorise la reprise du chantier de l'A69. Celle-ci aura lieu mi-juin, annonce le ministre des Transports. Ce projet d'autoroute, qui doit relier la préfecture de Haute-Garonne à Castres, était vivement contesté par des collectifs écologistes, mais soutenu par le gouvernement. Un homme tué par balle dans la tête à Pontarlier, dans le Doubs. Les pompiers ont été prévenus vers 6h du matin qu'un homme d'environ 30 ans a été blessé par arme à feu. Une personne a été interpellée. Les pompiers ont également pris en charge une personne, un homme témoin des faits. Enfin, un nouvel échec pour l'entreprise SpaceX.

Si la méga-fusée Starship du multimilliardaire Elon Musk est parvenue à aller dans l'espace hier, son vaisseau a finalement explosé avant sa redescente prévue sur Terre. Un désassemblage rapide non programmé, a indiqué SpaceX. Euphémisme favori d'Elon Musk pour parler d'une explosion.

10:05
Julien Odoul

11h06 sur CNews, on continue à parler de ces images que vous allez revoir, ces images de ce qui s'est passé hier soir à Paris, ces violences qui ont eu lieu contre des filles, contre des femmes du collectif Nemesis et contre des journalistes, des journalistes de valeurs actuelles. Vous voyez ces images depuis tout à l'heure que l'on vous montre dans Morandini Live et sur CNews. Massigny Nissa Hossin, je vous ai promis de vous redonner la parole parce qu'ici il n'y a pas de censure. – Oui, ce que je disais simplement, c'est que les OQTF, parce que c'est le sujet, enfin les OQTF aujourd'hui, ils sont distribués de manière systématique pour des personnes… – Systématique ?

– L'OQTF lorsque vous ne voulez pas exécuter en tout cas. – En même temps ça ne sert à rien, donc c'est pas exécuté. – Oui, mais ils ne sont pas exécutés pourquoi ? Il y en a 140 000 qui sont distribués chaque année. – C'est des SQTF, c'est des suggestions de quitter le territoire français. – Oui, mais au final, dans les 140 000, un OQTF pour moi, ça doit être une personne qui est identifiée comme une personne dangereuse, comme une personne qui ne peut pas rester… – Ou en situation illégale sur le territoire. – Oui, mais qui ne peut pas rester sur l'espace public et qui doit être expulsée. – D'accord, mais juste pardon, excusez-moi, là je vous comprends, mais vous êtes sur le fond.

Là c'est un débat de fond sur ce que sont les OQTF. Là le débat, ce n'est pas un débat de fond. Le débat c'est qu'il y a un affrontement d'idées. Moi l'affrontement d'idées, on le fait tous les jours sur ce plateau, des fois ça hurle un peu fort, etc. Mais il n'y a aucun souci. Juste là, on est sur un débat d'idées. Vous avez des gens qui disent il ne faut pas d'OQTF en France. Vous avez d'autres personnes qui disent mais attention, les OQTF tuent et ils vont leur casser la figure. Donc en fait ça s'arrête là, il n'y a même pas besoin d'aller plus loin. – Nous assistons à un ensauvagement de la société. – Exactement, mais il n'y a que d'un côté là.

Excusez-moi, ce n'est pas les filles qui sont allées taper les mecs. – Non, non, non, non. – Excusez-moi, c'est tous ces trucs d'organisation-là. – Je suis d'accord avec vous, mais vous savez, encore une fois, je suis pour la cause féministe. Je le dis, je le répète et je le défendrai toujours. – Point final. – Non, non, il n'y a pas de point final. – Mais quoi ? – Non, non, mais je pense que la justice devrait s'intéresser. – Voilà. – Je devrais s'intéresser à ce que vous avez à l'avoir. – Voilà, il n'y a pas de relativisme. – Non, il n'y a pas de relativisme. – Non, il n'y a absolument pas de relativisme. – J'ai condamné et je continue de condamner.

– Quand vous dites ça, il y a du relativisme. – C'est-à-dire que vous excusez les violences. – Je n'excuse rien les violences. – Je n'excuse pas. – Je condamne très fermement ce qui s'est passé. – Ça en dit long sur la pensée. – Je condamne ce qui s'est passé. – Je condamne très fermement ce qui s'est passé. – Dans l'autre sens, il n'y aurait pas de relativisme. – Mais ajoutez pas de mai. – Bon, très bien. Christine Kelly.

12:16
Présentateur

– C'est vrai que si on dézoome un peu, on voit qu'il y a plusieurs niveaux. Et c'est bien, je trouve, d'en parler parce que je n'ai vu effectivement personne en parler. Quand on dézoome, on voit premièrement une manifestation dont personne n'était au courant. Donc je trouve que c'est intéressant de s'intéresser sur le fond après peut-être, comme disait monsieur, sur cette manifestation. Après, lorsqu'on dézoome toujours, on voit que certaines personnes, donc le collectif Nébézim,

12:39
Invité

viennent crier leur opinion contre cette manifestation.

12:43
Julien Odoul

Ont-ils le droit ? Oui. Ce sont en plus des femmes. Je rebondis sur ce qu'a dit Julien Oudoul.

12:50
Présentateur

Et j'aime bien sa petite phrase lorsqu'il dit qu'on perd son statut de femme et on perd son statut de journaliste. Et ça, ça m'interpelle. Et on perd même son humanité à partir du moment où on vous appelle fachos.

13:05
Invité

Que ça soit vrai ou que ça soit faux, on vous affiche cette étiquette, on vous la colle. Et à partir de ce moment-là, la violence est légitime et ça vous donne un sentiment conquérant. Et ça, c'est grave dans notre société. On perd tout son statut.

13:20
Présentateur

Donc il disait femme, on disait journaliste, mais je disais même son statut d'être humain. Les femmes n'ont pas attaqué. Elles ont juste dit, verbalement, leur opposition à une manifestation. Pourquoi lorsqu'on parle, on est frappé ? Pourquoi lorsqu'on donne son opinion,

13:35
Invité

on est tabassé ? Et je reviens aussi sur ce gant qui a été mis dans les mains d'un homme qui a un t-shirt blanc et qui a un truc vert sur le bras. Ce genre de gant, c'est pas un petit gant de moto.

13:47
Julien Odoul

Ouais, c'est un gant.

13:48
Invité

C'est pas un petit gant de moto. À l'intérieur, souvent, il y a un point en ferrage.

13:52
Julien Odoul

C'était des gants coqués. C'est ce qu'il a expliqué. C'est-à-dire qu'il y a une coque en fer qui est sur les gants qui permet de faire très très mal quand on frappe. Un coup ici et vous êtes anéanti. Exactement. Bon, voilà ce qu'on pouvait dire là-dessus. On va avancer. Oui, prolonger un peu pour dire, en effet, vous avez complètement raison. En même temps, ce qui se passe aujourd'hui,

14:12
Présentateur

c'est à l'image de la représentation politique, aujourd'hui, à l'Assemblée nationale, qui a ouvert les vannes dans le radicalisme, dans l'affrontement,

14:22
Invité

dans la violence,

14:23
Julien Odoul

qui fait que... Vous parlez de LFI, en fait. Il faut se traduire. Je parle de ce qui se passe à l'Assemblée nationale aujourd'hui. Oui, mais il n'y a qu'à l'extérieur. Et qui sait qu'aujourd'hui, il y a un réceptacle au niveau des citoyens qui considèrent que si les élus, ils sont capables de faire ce qu'ils font, nous, on va y aller avec des gants. Mais on est dans l'excès partout, de toute façon, aujourd'hui. On est dans la radicalisation. On est dans la violence. Il n'y a plus de débats possibles. Il n'y a plus rien. Et il y a de la provocation. Et en parlant de provocation, on va parler de ce qui s'est passé à Strasbourg, quand même.

Parce que la mère écolo de Strasbourg veut-elle rayer Israël de la carte ? Excusez-moi. Ah ben non, mais vous soufflez, ma signée aussi. Excusez-moi. Quand on pose avec une carte où Israël a disparu, où Israël n'existe plus, pour moi, ça veut dire qu'on veut faire disparaître Israël. Excusez-moi. Ah ben oui, là, si dans la photo... Vous la voyez, la photo ? La photo, elle est là. Si Israël riait de la carte, effectivement, on ne peut que dire qu'elle soit... Exactement. Donc c'est pour ça... Et encore, moi, je mets un point d'interrogation. En fait, j'aurais peut-être dû mettre un point d'exclamation. Reportage. La mère de Strasbourg semble avoir choisi son camp.

Samedi dernier, à l'hôtel de ville, Jeanne Barsegui en pose avec un kéfier et une carte nian l'existence d'Israël. Deux cadeaux offerts par une délégation venue d'Aïda, un camp de réfugiés palestiniens avec lequel l'élu souhaite nouer un accord de jumelage.

15:41
Présentateur

Merci à toutes et tous d'être au rendez-vous, à ce rendez-vous historique qui dit notre solidarité avec la Palestine, qui dit notre engagement pour la paix et les droits humains.

15:51
Julien Odoul

Contactée pour en savoir davantage, la mairie de Strasbourg n'a pour le moment pas répondu à nos sollicitations. Plusieurs élus de l'opposition de la ville accusent la maire de flatter les électeurs d'extrême-gauche à un an des municipales, mais aussi d'avoir cédé aux volontés des militants pro-palestiniens.

16:07
Locuteur non identifié

Le conseil municipal de lundi dernier a été interrompu bruyamment et violemment par des militants pro-palestiniens qui ont incontestablement dû rentrer grâce à des aides d'élus de la majorité. Il est évident que dans son entourage, elle a des adjoints au maire ou d'autres élus très engagés dans la cause palestinienne.

16:24
Julien Odoul

On est en direct avec Michel Taubes, fondateur et directeur de la publication d'Opinion internationale. Bonjour, merci d'être avec nous. Je voulais vous avoir parce que vous avez créé un long papier dans votre journal d'Opinion internationale sur ce qui s'est passé à Strasbourg et en particulier sur cette image qui est terrible de la maire qui pose fièrement avec la Palestine qui remplace Israël. Elle veut l'anéantissement d'Israël. Moi, je ne lis pas autre chose dans cette carte.

16:47
Locuteur non identifié

Et malheureusement, vous avez bien raison. Vous avez bien raison. Et je ne poserai pas un point d'interrogation,

16:53
Julien Odoul

c'est un point d'exclamation. Et pourquoi ? Parce que madame la maire Jeanne Barsekian qui est une élue écologiste mais qui est écologiste comme on n'est pas stèque, c'est-à-dire elle est ultra-woke et rouge à l'intérieur et verte en apparence. Qu'est-ce qu'elle a fait ? Elle a reçu une délégation de palestiniens qui pendant une demi-heure à côté de cette carte qui nie l'existence de l'État d'Israël ont dit des choses horribles. Ils ont dit que la guerre qui oppose les Israéliens au Hamas est remontée à bien avant le 7 octobre en disant que Jésus n'était pas estilien, n'était pas juif en attaquant les juifs et elle a laissé faire.

Il y a une vice-présidente de la région Grand Est qui s'en est émue, qui en a été témoin, Gabriel Rossner-Block et qui a expliqué les mots horribles qui ont été prononcés et madame Barsekian a laissé faire, a laissé dire. Elle n'a rien répondu. Et pourquoi elle n'a rien répondu ? Parce qu'elle partage leur opinion. Et ce qui est terrible, c'est que vous savez, moi je suis pour une solution à deux États. Moi je suis pour le soutien aux Palestiniens qui veulent la paix et qui veulent vivre en harmonie avec les Israéliens. Mais pas avec ces Palestiniens qui défendent le même discours que le Hamas, qui défendent la destruction de l'État d'Israël.

Et c'est ça ce qui s'est passé ce samedi dans la belle mairie de Strasbourg et qui nuit gravement à la sérénité, à la paix dans notre ville de Strasbourg comme au niveau national. Et comment on peut poser avec une photo comme ça ? Je ne sais pas comment elle va se sortir de ça. Est-ce qu'elle va nous dire qu'elle n'a pas regardé, qu'elle n'a pas compris ce qu'était le dessin ? Mais alors c'est presque pire que tout. Excusez-moi si elle n'est pas capable de comprendre que quand on voit cette image, on comprend qu'Israël a disparu, c'est pire que tout. Il y a le drapeau palestinien qui est posté partout.

Cette image, elle a circulé sur les réseaux sociaux de tous ceux qui veulent l'anéantissement d'Israël. Ils ont tous diffusé cette image. Donc voilà, c'est sur Alice qu'une élue... Excusez-moi, parce que c'est un appel à la violence en fait. C'est un appel à la destruction d'Israël. Donc c'est un appel à la violence, c'est un appel à la haine. C'est terrible. Mais Mme Jeanne Barsékian, élue de la ville de Strasbourg, comme dans une dizaine d'autres grandes villes de France, vous avez la même chose à Lyon, à Bordeaux, à Poitiers, une bonne partie de la majorité municipale également de la ville de Paris, mais ils sont d'accord avec cette carte.

Ils sont anti-sionistes, ils sont contre l'État d'Israël. Ils considèrent que la solution pour eux, c'est l'anéantissement d'Israël. Et c'est pour cela qu'elle a refusé de répondre à votre appel. Parce que c'est ce qu'elle aurait dû dire, d'une part parce qu'elle le pense et parce qu'elle est sous la pression également d'élus de sa majorité qui flirquent avec les islamistes, notamment le premier maire adjoint de la ville de Strasbourg. Moi, je vais vous dire, ça fait des années que Mme Barsékian, elle a été élue en 2020, multiplie les actes contre la communauté juive et qui flirte avec l'antisémitisme.

Elle a refusé de signer la définition de l'antisémitisme qui avait été proposée par l'Alliance internationale de la mémoire de l'Holocauste, définition qui a été signée par des villes dans le monde entier, notamment la ville, même la ville de Paris l'a signée. Mais elle, elle a refusé. Elle a multiplié des actes vexatoires vis-à-vis de la communauté juive. La liste est extrêmement longue. Donc la réalité, c'est qu'elle met effectivement le feu aux poudres par une série d'actes qui vont se multiplier dans les mois qui viennent.

Je pourrais parler également des étudiants si on se pose Strasbourg qui est sous la pression de pro-Palestinien, pro-Hamas depuis des mois et des mois et dont ça n'a pas arrêté les comportements. Donc la réalité, c'est qu'elle fait partie d'une forme d'international anti-Israël, pro-Hamas, de près ou de loin, qui est inadmissible. Et je vais vous dire, la question, elle va devoir se trancher lors des prochaines élections municipales. En 2020, Mme Barsékian, comme les dix maires écolos de France, ont été élus par défaut parce que de très nombreux Français n'avaient pas été votés. C'était l'époque du Covid. En 2026, c'est les élections municipales.

Et cette question, elle va devoir être tranchée par les Français. Il faut espérer que les Strasbourgeois iront voter pour dire qu'il y en a marre de ce détournement de l'image de Strasbourg et de la France qui est absolument inadmissible et qui, encore une fois, est une collusion avec un antisémitisme qu'on développe, qu'on dénonce tous les jours et qui prend de multiples facettes aujourd'hui. On le voit au niveau national quasiment tous les jours. Merci beaucoup, Michel Thaub. Et puis, ce n'est pas tout parce que la maire de Strasbourg a également gelé le jumelage avec une ville, une ville d'Israël, la ville qui s'appelle Ramadgad.

C'est une ville en Israël et en revanche, elle fait un partenariat avec un camp de palestiniens. Je ne comprends pas pourquoi il faut geler un et pourquoi on ne fait pas les deux ? Excusez-moi, un message de paix, ce serait de faire les deux. On regarde le sujet là-dessus, ça dure 30 secondes et on en parle après. En parallèle, la maire de Strasbourg a gelé le jumelage noué depuis 30 ans avec la ville israélienne de Ramadgan. inadmissible selon cette représentante du CRIF en Alsace.

21:42
Invité

On a considéré que c'était indigne de la ville de Strasbourg, indigne des relations que nous avons avec la ville de Strasbourg, indigne de l'histoire de cette ville, de la Concorde qui est l'esprit dans lequel qui a toujours prévalu au sein de la ville de Strasbourg.

21:58
Julien Odoul

Le jumelage et une aide d'urgence en faveur du camp d'Aïda seront évoqués lors du conseil municipal le 23 juin prochain. Une réunion qui s'annonce d'ores et déjà attendue. Voilà. Et à l'instant, la LICRA qui annonce la suspension des partenariats avec la mairie de Strasbourg en raison des prises de position récentes de la maire de Strasbourg. Fadil Améal.

22:18
Invité

Écoutez, dans ce débat,

22:20
Présentateur

j'essaie d'être nuancée parce que c'est un dossier inflammable et c'est vrai qu'il y a deux points que vous avez soulignés. Le fait de rayer de la carte Israël, c'est inadmissible. Il faut dénoncer, c'est quelque chose qui ne peut pas aller vers la paix.

22:35
Invité

La deuxième chose, c'est la volonté d'avoir un jumelage avec un territoire occupé. Et donc, ça pose aussi des questions à la fois symboliques, diplomatiques, mais la volonté du jumelage est quand même dans une démarche

22:48
Présentateur

d'ouverture à la fois économique, culturelle et sociale. Et donc, on ne peut que s'en féliciter

22:54
Julien Odoul

qui est clientéliste. C'est quoi le territoire occupé ?

22:57
Invité

La Cisjordanie, c'est quand même un territoire qui est occupé.

22:59
Julien Odoul

Elle fait un partenariat avec un camp de palestiniens.

23:03
Invité

Je veux dire, c'est qu'en même temps,

23:04
Julien Odoul

son jumelage, laissez-moi terminer, son jumelage peut être contesté. C'est en ça que je dis juridiquement. Mais ça ne vous choque pas qu'on gèle le jumelage avec Israël ? Mais attendez, c'est le troisième point. Je crois qu'il y en a avec deux, pardon. Je suis complètement d'accord avec vous. Alors, premièrement, la carte, il faut dénoncer. Le jumelage,

23:23
Présentateur

pourquoi pas ? Voir si les conditions juridiques permettent de faire ce type de jumelage. Et quand on a déjà fait un jumelage avec une ville, on ne se renie pas pour des raisons...

23:32
Julien Odoul

Sauf événement Gilles Rodol. Pour autant, pour autant... Allez-y.

23:35
Invité

Non, mais je pense qu'il y avait une symbolique autour de ce partenariat. C'est aussi regarder,

23:41
Présentateur

parce qu'on fait la différence entre l'État d'Israël et du gouvernement israélien et, aujourd'hui, la situation des Juifs. Et donc, on peut tout à fait, honnêtement, légitimement, vous avez raison de le dire, c'est dans le débat, contester ce qui est en train de se passer. Tout le monde est d'accord.

23:58
Julien Odoul

Ce qui se passe à la mairie Strasbourg, c'est honteux. Enfin, c'est même pas... C'est honteux. C'est honteux. Non, mais c'est sous-jacent. Je ne vois même pas comment elle peut rester maire en disant qu'elle veut rayer un pays. Excusez-moi. Je ne comprends même pas, moi.

24:11
Invité

Mais là-dessus, on est d'accord, mais je veux quand même aller plus loin.

24:14
Julien Odoul

Non, non, mais vous êtes déjà allé très loin, pardon. Vous avez pris beaucoup de temps. Julien Odole. Je serais beaucoup moins nuancé parce que la maire de Strasbourg se fait le relais d'une propagande génocidaire. Quand vous reprenez la carte du Hamas avec l'éradication de l'État d'Israël, la négation du seul État juif du monde, c'est-à-dire la disparition des Juifs de cette terre, ni plus ni moins, c'est une propagande génocidaire. Et je trouve ça scandaleux qu'une maire de la République française, elle a été élue par des citoyens français, se fasse la porte-parole des pires idéologies, dont celle du Hamas.

J'ajoute quand même parce que les écologistes, et les écologistes n'en sont pas à leur coup d'essai. On disait avant, effectivement, que les écologistes sont verts à l'extérieur, rouges à l'intérieur. Aujourd'hui, ils sont verts à l'extérieur, ils sont antisémites à l'intérieur. Ils invitent Médine à leurs universités d'été, rappeurs islamistes et antisémites. Rappelez-vous les parallèles honteux, notamment sur Rachel Kahn. Ils embrassent Salah Moury, terroriste palestinien. Vous avez une élue aussi de la ville de Paris qui a fait un parallèle scandaleux en essayant de reprendre une citation reprise à De Gaulle. Là, on va la regarder. Elle s'appelle Lilad Géhali, élue écolo.

Ce qu'elle dit... Alors, elle fait une fausse citation du général De Gaulle. Et c'est sur Alice parce qu'elle ne se rend même pas compte de ce qu'elle dit, je crois. Enfin, à un moment donné, où ces gens n'ont pas de culture... Elles se rendent compte. Ou alors, ils sont profondément antisémites. Non, non, mais ils sont... En gros, ils sont cons ou ils sont antisémites, quoi. Mais de toute façon, dans les deux cas, on n'est pas loin. Ils sont viscéralement antisémites. Attendez, on va regarder l'extrait de l'élu écolo dans le 20e. On regarde.

25:51
Locuteur non identifié

Il y a une phrase d'un de nos présidents, peut-être que quelqu'un va trouver, c'est peut-être une bonne petite devinette, qui disait que le jour où on rassemblera au même endroit les Juifs, nous avons peur aujourd'hui qu'ils puissent devenir des dénominateurs, qu'ils puissent faire l'impensable. C'était Charles De Gaulle.

26:13
Julien Odoul

Et c'est une fausse citation. Comment on peut dire ça, Fadila ? C'est scandaleux. Oui, mais ça fait beaucoup de scandale chez les écolos. Elle s'est excusée derrière.

26:20
Présentateur

Et je pense qu'elle a eu tort. Pour revenir à ce que vous dites, vous parlez de génocide. Mais si on veut être équilibré, et c'est le lieu ici de pouvoir parler de tous les éléments, il faut aussi parler des otages qui n'ont pas été retournés dans leur maison. Il faut parler des enfants qui sont affamés.

26:34
Julien Odoul

Est-ce qu'elle en parle, la maire de Strasbourg ? Est-ce qu'elle a exhibé les visages et les noms de nos compatriotes qui ont été tués le 7 octobre ? Vous n'en rendez qu'à côté.

26:42
Auditeur

Ça ne marchera pas si on ne peut pas prendre les deux mains et les rassembler. Il faut ce qui est en train de se passer

26:50
Julien Odoul

en France et l'exportation du pays. Vous rassemblerez quand vous serez clair avec la lutte contre le terrorisme islamique et si on n'a pas eu le masque. Je pense qu'on rassemblera quand les otages seront libres.

26:58
Locuteur non identifié

Exactement. Et donc il faut en parler aussi. Mais elle ne le demande pas. Je vais signer ça aussi

27:03
Julien Odoul

et Christine Kelly, je t'appréis. Moi, je suis d'accord avec ce que dit Mme Méhal. Je voudrais quand même apporter un peu d'apaisement à ce débat et à ce sujet qui est explosif dans notre pays. Moi, je parle avec des personnes de confession juive régulièrement et je peux vous dire qu'ils sont complètement attristés de ce qui se passe actuellement dans le conflit israélo-palestinien. Il y a effectivement en première victime le peuple palestinien qui est victime de bombardements. Non, en première victime, le 7 octobre, c'était les Israéliens. Excusez-moi. D'accord. Si on reprend dans l'ordre, sur 50 ou 60 ans. D'accord.

Si on prend dans l'ordre, le 7 octobre, c'est les Israéliens qui sont les premières victimes de tout ça. Ensuite, il y a une seconde victime, c'est le peuple israélien qui est victime de son propre gouvernement d'extrême droite, d'extrême droite, qui ne cautionne pas spécialement, qui ne cautionne pas spécialement les bombardements incessants qui ont lieu à Gaza, qui ont lieu sur le peuple palestinien. Je vous le dis, je vous le répète, c'est un sujet qui est explosif, inflammable.

Il est clair que la maire écologique de Strasbourg, si elle a présenté ou s'est affichée dans une carte, si elle s'est affichée dans une carte qui indique que l'Israël n'existe pas, c'est une faute grave, politique, morale, personnelle et citoyenne. Et il lui appartient de venir sur ce plateau ou dans un autre plateau afin de pouvoir donner sa version, s'expliquer, de pouvoir... Il n'y a pas de communiquer, il n'y a rien. Là, il est 11h25, il n'y a pas une excuse, il n'y a pas de communiquer, il n'y a rien. Christine Kelly.

28:55
Présentateur

Je me demande effectivement comment est-ce que vous avez

28:57
Invité

employé le mot explosif, le mot scandaleux, effectivement, comment est-ce que une maire élue de la République

29:04
Présentateur

puisse se permettre d'importer au sein de sa mairie un sujet inflammable, scandaleux, explosif. Alors, certes,

29:12
Invité

c'est un cadeau. Donc, elle reçoit le cadeau, elle l'affiche, et on va dire, bon, elle ne l'a peut-être pas vue, mais avec tout le contexte qui a été donné, c'est complètement impensable. Et d'autant plus que la population, premièrement, parce que vous l'avez dit que c'est un sujet explosif, inflammable, et que c'est jouer avec le feu et jouer et importer au sein même de sa mairie et au sein même de sa ville, justement, des problèmes qui sont vraiment internationaux, compliqués, et explosifs, comme pour reprendre vos mots.

Et moi, dès que je vois cette carte et dès que je vois des gens qui jouent avec, justement, la situation internationale, je pense à son public, je pense à ses administrés, je pense à ceux qui ont faim, je pense à ceux qui cherchent du boulot, je pense à ceux qui travaillent et qui n'arrivent pas à payer leur loyer, je pense à ceux qui ont besoin d'acheter une voiture et qui n'ont pas les moyens, je pense à cette mère de famille qui veut élever son enfant. Pardon, je reviens toujours à ces fondamentaux.

Comment une mère puisse prendre le temps d'accepter une carte qui n'y a pas Israël dessus alors qu'elle devrait prendre le temps, elle le fait peut-être, mais elle devrait prendre 100% peut-être de son temps pour aller aider ses administrés au lieu d'importer un conflit international au sein même de sa mairie et de l'imposer à ses administrés sur tous ceux qui n'ont pas

30:28
Julien Odoul

Il y a les municipales Vous avez tellement raison, tellement raison, Christine. Autre extrait que je voulais vous montrer, alors bon, je ne sais plus quoi dire. Mathilde Panot, ce matin sur BFM. Mathilde Panot qui s'en prend au baptême, cette fois, elle se demande si c'est bien de baptiser des enfants parce qu'ils ne peuvent pas décider. Voilà où on en est, aujourd'hui quand même. Et après, on va nous expliquer pourquoi il y a la haine qui est partout dans ce pays. C'est surréaliste, Mathilde Panot, BFM.

30:51
Locuteur non identifié

Quand vous avez un président de groupe parlementaire, M. Attal, ancien Premier ministre, qui assume tranquillement une mesure discriminatoire sur l'interdiction du voile avant 15 ans et quand vous avez des médias comme CNews par exemple. Ils disent

31:04
Invité

qu'il n'est pas acceptable

31:04
Locuteur non identifié

de voir des petites filles voilées. Oui, et c'est acceptable par exemple d'avoir un baptême lorsque vous n'êtes même pas en âge de consentir. Enfin, je veux dire, il faut arrêter en fait. Il faut arrêter.

31:13
Julien Odoul

Mais alors là, je suis d'accord avec elle. Il faut arrêter. Vraiment, il faut arrêter maintenant, ça suffit quoi. Sur le baptême, ça doit vous toucher ce qu'elle dit sur le baptême. Pourquoi vous dites ça ? Non, mais parce que je sais que la religion c'est important. Vous ne vous en cachez pas. Vous l'avez souvent dit dans les interviews, donc c'est pour ça que je me permets de le dire. Non, mais je me demandais à quel niveau vous demandiez ça parce que je suis protestante et si vous voulez, on ne baptise pas, par exemple, les enfants bébés. Sur la religion. Donc, c'est intéressant d'entendre ce qu'elle dit.

Et quelle que soit la religion, respectons les rites des religions, respectons le fait qu'on puisse baptiser un enfant ou bien, par exemple,

31:50
Invité

chez les catholiques ou bien qu'on puisse baptiser chez les protestants, par exemple, chez nous, on baptise lorsqu'on est adulte, lorsqu'on a compris, etc. Mais là, elle joue avec les rites religieux pour pouvoir excuser, expliquer ou excuser la proposition de Gabriel Attal sur l'histoire de voile. On ne peut pas mettre le voile

32:12
Julien Odoul

chez les enfants au même niveau que le baptême. Excusez-moi. Parce que déjà, le voile, ce n'est pas imposé.

32:19
Invité

Il y a la circoncision, il y a le baptême, etc. Et je trouve que c'est vraiment aller toujours critiquer les racines chrétiennes de la France pour pouvoir justifier une certaine importation de traditions extérieures à la France et les imposer au détriment des racines chrétiennes de la France.

32:37
Julien Odoul

Et c'est ce qui me gêne. Moi, je suis très ennuyée

32:43
Invité

par rapport à ce débat parce que par rapport à la proposition de Gabriel Attal, moi, je suis assez opposée au voile.

32:51
Julien Odoul

Non, mais ça, ça, ça fait partie de l'histoire. Je vous parle de ce que dit Mathilde Panot qui s'en prend au baptême. Vous n'avez pas le droit d'être ennuyée. Elle s'en prend au baptême. Est-ce qu'on peut le mettre sur le même plan ? Non, ça n'a rien à voir. On ne peut pas le mettre sur le même plan

33:04
Présentateur

et en même temps, Gabriel, que je respecte beaucoup, je ne sais pas comment il va pouvoir le mettre en place parce que... Il ne le mettra pas en place.

33:12
Julien Odoul

Non, mais il le sait. On l'a vu déjà avec la burqa. Oui, bien sûr.

33:15
Invité

Ça avait été difficile.

33:17
Julien Odoul

Mais restons sur le baptême, Fanny, là, si vous voulez bien. Parce que moi, ça m'intéresse que Mathilde Panot s'en prenne au baptême, Julien Audoul. Déjà, il y a une forme de haine décomplexée à l'endroit de nos racines chrétiennes, de la France traditionnelle, de nos traditions qui est à l'œuvre avec l'extrême-gauche en général. On déteste les crèches, on déteste les écoles catholiques. Voyez comment la France insoumise s'acharne sur l'affaire Bétarame. Évidemment, mettant de côté le lycée islamiste à Véroès. Ça, il n'y a aucun problème. En revanche, Bétarame, c'est une calamité. C'est pareil pour vous. Et vous aviez, David Guiraud, rappelez-vous, vous aviez...

C'est pareil pour vous, vous avez des obsessions. Mais non, on n'a pas d'obsessions. Oui, on a des obsessions contre l'islamisme, effectivement. Et on considère... Ne vous en déplaise que l'islamisme, c'est un vrai danger pour notre société, pour notre sécurité. Il doit être combattu sans faiblesse. Rappelez-vous, David Guiraud, député de la France insoumise du Nord, qui avait comparé le voile islamique pour des petites filles aux serre-têtes. Aux serre-têtes. Donc il y a une forme de relativiste totalement ubuesque, même débilisante, pour finalement épargner.

Parce que le but de tout ça, de faire diversion, c'est épargner leurs amis, c'est épargner leur clientèle électorale, c'est flatter les islamistes en permanence. Et c'est bien pour ça, d'ailleurs, que la France insoumise est en réalité la France islamiste. Mais quand elle fait ça, Mathilde Panot... Non, non, non, je ne vais pas loin. C'est factuel et ça se vérifie. Aujourd'hui, vous avez deux ennemis pour la France insoumise, c'est les juifs qui sont systématiquement des cibles et c'est les catholiques, la France traditionnelle en permanence, qui est évidemment à jeter parce qu'eux, ils veulent une nouvelle société où ce serait à la fois wokisme et islamisme qui dirigerait la France.

Massilissa Ossine, qu'est-ce que vous pensez de Mathilde Panot qui s'en prend au baptême ? Le débat sur le baptême ou sur les questions religieuses, pour moi, relève de l'éducation. Lorsqu'un enfant est orienté vers une religion, elle relève de l'éducation de ses parents. Est-ce que vous mettez sur le même plan le voile qu'on peut obliger à 6 ou 7 ans à apporter à une fille et le baptême, ça n'a rien à voir ? Non, mais les deux sujets sont différents. On est d'accord ? C'est bien ce que je veux vous entendre. En même temps, un enfant de 6 ans, franchement, vous ne pourrez pas le forcer à faire quelque chose. Je veux dire, il a son émancipation, on le voit tout de suite.

Il fait ce que veut ses parents. Il fait ce que veut ses parents. Oui, excusez-moi. Je suis d'accord. C'est pour ça que je dis que ça relève de l'éducation. La différence entre le baptême

35:44
Invité

et le voile, c'est que le baptême,

35:45
Julien Odoul

ça ne se voit pas publiquement. Je suis d'accord.

35:47
Invité

Comme vous dites, c'est l'éducation, c'est personnel, c'est dans la famille, c'est éducatif, on va dire. Absolument. Mais le voile, ça se voit. Oui, le voile, c'est visible. C'est visible.

35:56
Julien Odoul

C'est pour ça qu'une éducation qui se fait lorsque l'enfant est mineur, mais lorsqu'il devient adulte, il choisit sa propre voie. Donc soit il poursuit dans l'éducation que ses parents lui ont été ou soit il choisit autre chose. Et en France, nous avons la liberté de choisir ce que nous faisons. Mais est-ce que ça vous gêne de voir Mathieu Panot qui monte les religions les unes contre les autres ? Parce que c'est ce qu'elle est en train de faire au fond. Alors ça, c'est pas bien. C'est ce qu'elle fait. Alors ça, c'est pas bien.

C'est pas bien parce que nous sommes dans une société, comme je le disais tout à l'heure, avec le conflit israélo-padestilien qui, avec des sujets explosifs, et monter les uns contre les autres. Et les religions, certaines religions avec d'autres religions, franchement, ce sont des sujets sur lesquels on ne devrait pas maximiser le débat. Pourquoi ? Parce qu'il y a des priorités et comme le rappelait tout à l'heure Madame Kelly, il y a des priorités pour les Français. C'est l'emploi, le logement, le cadre de vie, le vivre ensemble, la propreté dans nos rues. Une action d'ailleurs qui mène actuellement de la bavillée. La sécurité, c'est la base. Alors, on va en parler dans un instant.

36:57
Présentateur

Je voulais juste dire que je ne comprends pas pourquoi est-ce que les élus ne sont pas poursuivis pour incitation à la haine. C'est tout.

37:05
Julien Odoul

Dans un instant, on va parler d'insécurité, justement, on va parler de ce qui se passe à Nice. Alors, figurez-vous qu'à Nice, on en est à vouloir installer des caméras dans les halls des HLM. Je ne sais pas si c'est possible, si c'est légal ou pas. En tout cas, c'est ce qu'a décidé la mairie de 10. On va en parler. Et puis, on parlera de Karine Lemarchand. Alors, pourquoi on va vous parler de Karine Lemarchand ? Parce qu'elle va recevoir Jordane Bardella. Et figurez-vous que depuis qu'on sait qu'elle va recevoir Jordane Bardella, elle est insultée, elle est menacée sur les réseaux sociaux. C'est dans une ambition intime. Alors, elle peut recevoir des communistes, ça, il n'y a pas de souci.

Elle peut recevoir des écolos, ça, il n'y a pas de souci. Mais Jordane Bardella, elle est menacée sur les réseaux sociaux. Vous l'entendrez également dans un instant. On fait la pause, le CNews Info, la pub, et on se retrouve juste après. A tout de suite.

37:40
Auditeur

Sous-titrage Société Radio-Canada La nation doit se protéger,

38:24
Julien Odoul

c'est pour ça qu'on a créé l'agence et ce service. Se faire passer pour quelqu'un,

38:32
Locuteur non identifié

mentir à tout le monde, risquer sa vie quotidiennement, rentrer à la maison comme si de rien n'était. Vous disiez qu'il y a deux types d'agents. Je crois qu'il n'y en a qu'un, les cinglés.

38:45
Présentateur

Très trois mois d'audience, l'heure du verdict a sonné pour le chirurgien pédocriminel Joël Lesquarnèque. Ce mercredi, la cour criminelle du Morbihan doit rendre son verdict à Vannes. L'avocat général a requis contre l'ex-chirurgien pédocriminel la peine maximale de 20 ans de réclusion, assortie d'une série de mesures de sûreté en raison de sa dangerosité. Au Cap d'Ague, de quelques 600 vacanciers évacués d'un camping, hier après un incendie dévastateur, près de 200 mobilos m'ont été ravagés. Selon un dernier bilan, deux blessés légers sont à déplorer. Le feu s'était déclaré en milieu d'après-midi dans ce camping, des sables d'or.

Enfin, à l'étranger, l'Indonésie prête à établir des relations diplomatiques avec Israël quand Israël reconnaîtra. La Palestine, déclaration du président indonésien à l'issue de discussions avec Emmanuel Macron en visite à Jakarta. L'Indonésie, qui n'a à ce jour aucune relation avec Israël, a constamment appelé à une solution à deux États.

39:56
Julien Odoul

11h36 sur CNews. Merci d'être en direct avec nous. On va parler d'insécurité. On va parler de cette proposition à Nice, qui va être une réalité d'ailleurs. C'est installer des caméras dans les halls et les espaces publics des HLM pour assurer la sécurité. Alors, je ne sais pas combien de temps les caméras vont pouvoir durer dans ce genre de HLM parce que ça risque d'être détruit assez vite. Mais en tout cas, c'est une des propositions. C'est une atteinte à la liberté. C'est une atteinte à la vie privée. C'est ce que disent certains. Reportage sur place.

Depuis ce centre de supervision urbain de Nice, des agents pourront bientôt visionner des images prises dans certains logements sociaux de la ville. Les élus municipaux ont voté pour l'installation de caméras vendredi. Les habitants, eux, sont partagés.

40:40
Locuteur non identifié

Ça m'inspire encore de la surveillance. Et moi, je ne suis pas d'accord avec ça.

40:43
Julien Odoul

Je pense que c'est une bonne solution. C'est une forme de sécurité, même pour les enfants qui rentrent seuls. Renforcer la sécurité et lutter contre les trafics est justement l'objectif. Le président de l'association de quartier Nice-Moulin Solidarité salue l'initiative mais craint déjà le vandalisme.

41:00
Locuteur non identifié

Une durée de caméras dans un lieu public dure en moins de trois jours. Donc, il faut savoir comment elles vont être installées. Mais c'est une bonne chose. Pour le moment,

41:10
Julien Odoul

seuls les bâtiments gérés par le bailleur Côte d'Azur Habitat sont concernés qui précise que les images ne seront visionnées qu'à certaines conditions. On ne peut les regarder que quand un agent signale qu'il y a un crime ou un délit en train d'être commis. En revanche, elles sont enregistrées et la justice peut tout à fait les réquisitionner. Anthony Boré souhaite que la loi aille plus loin et permette un visionnage en continu. Dans un premier temps, dix résidences seront concernées par ces installations de caméras. Alors, action d'un policier tout d'abord. Laurent Alcaraz, délégué départemental Alliance Police.

41:43
Locuteur non identifié

Ça va dans le sens de ce que demande Alliance dans sa globalité,

41:46
Julien Odoul

ce qu'on appelle nous le choc d'autorité. Donc, ça va nous aider dans une certaine mesure pour le trafic de stupéfiants, pouvoir identifier certains auteurs, pouvoir établir le trafic de manière judiciaire. Cependant, qu'est-ce que ça nécessite ? Ça va nécessiter pour nous plus d'enquêteurs parce qu'il va falloir également exploiter et judiciariser ces faits-là. Et malheureusement,

42:13
Locuteur non identifié

on va quand même se retrouver avec un nombre de dégradations de ce matériel

42:18
Julien Odoul

parce qu'au fur et à mesure des rénovations, dans certains halls d'immeubles, vous avez des abaissements de plafond avec des caméras qui sont facilement accessibles. Donc, ça va nécessiter même du déplacement d'enquêteurs sur place quand elles seront dégradées. On est en direct avec Maître Fabien Guérini qui est avocat au barreau de Toulon. Bonjour Maître, merci d'être en direct avec nous. D'abord, c'est autorisé de mettre dans les halls d'immeubles comme ça des caméras pour filmer. Bonjour Jean-Marc, bonjour à tous et à toutes.

Écoutez, c'est faisable dans le cadre d'une convention telle que l'a signée la ville de Nice avec le bailleur social puisqu'il s'agit de parties privatives à savoir les halls et les couloirs. On voit que le public a l'air d'être plutôt réceptif au titre de la sécurité à ce titre. Après, effectivement, il y aura forcément des hostilités et des oppositions parce que ces vidéos et donc ces enregistrements vont porter atteinte sur le principe en tout cas à la liberté individuelle, au droit à l'image et à la vie privée de certains. Donc après, c'est le problème de l'équilibre entre la vie privée, j'allais dire, d'un côté et la sécurité de l'autre.

On a des informations assez contradictoires d'ailleurs sur cette convention puisque d'un côté, on nous explique que ce ne serait pas des enregistrements stricto sensu mais un visionnage directement auprès des autorités de police pour pouvoir décider d'intervenir en cas d'attroupement, en cas d'agression ou quoi que ce soit. Et de l'autre côté, on a plutôt des commentaires différents où il semblerait que ce soit des enregistrements à l'initiative d'un agent pour assurer une sécurité, retrouver effectivement des présumés intervenants sur une situation d'agression ou de violence pour pouvoir effectivement essayer de retrouver les responsables. Qui a le droit de regarder ces images maîtresse ?

Un particulier, par exemple, peut dire « Oui, on m'a volé mon sac alors que j'étais dans le hall de Limel. Je voudrais voir ce qui s'est passé. Est-ce que c'est autorisé ça ou pas ? » Non, à ma connaissance, ça n'est pas prévu en l'état. C'est-à-dire que ce sont des agents assermentés et les services effectivement de police qui peuvent avoir accès à ces informations. Naturellement, ensuite, le parquet si le parquet a besoin de récupérer les enregistrements et donc c'est là où il y a une interrogation sur le formalisme. Récupérer les enregistrements identifiés des responsables.

Ce qui est étonnant, c'est que dans le reportage, on entendait quelqu'un, une dame, je crois, qui disait « Ah oui, mais quand même, c'est une atteinte à ma vie privée. » C'est assez incroyable parce qu'on se dit que la sécurité, normalement, ça doit passer avant. C'est le problème des bonnes gens effectivement qui n'ont rien à se reprocher. C'est qu'on peut considérer que se faire enregistrer alors qu'on n'a ni commis de délit ni demandé quoi que ce soit, effectivement, c'est une atteinte à la vie privée. C'est le difficile équilibre aujourd'hui entre d'un côté un besoin de sécurité que demandent beaucoup de personnes et de l'autre côté le respect de la vie privée et de l'image.

Merci beaucoup, Maître. Merci d'avoir été en direct avec nous. Christine Kelly, bonne ou mauvaise idée de mettre des caméras comme ça dans des espaces qui sont des déhôles de passage, normalement ? Je préfère être surveillée pour ma sécurité que d'être flashée sur le périphérique avec 130 euros d'amende. Je croyais à 103 km heure, vous allez un peu vite. Non ! Sur le périphérique, c'est 50. C'est 135 euros d'amende. Et 90 euros si vous payez plus tôt ? Si, pourquoi ? Parce que je suis dans une voie

45:32
Invité

de covoiturage. Donc on est surveillé dans plusieurs villes de France puisqu'on est sous une voie de covoiturage et qu'on n'a personne dans sa voiture, on est condamné à payer et on refuse des caméras. Moi, je veux des caméras. Je veux bien. Pour ma sécurité, ça ne me prend pas.

45:47
Julien Odoul

Merci, Nissa Ossine. Alors, moi, je dis pourquoi pas ? Mais je pense que là, nous avons typiquement affaire à un sujet qui relève de la concertation locale. Oui, il faut concerter les habitants. Il y a des habitants qui vous diront oui, nous sommes pour. Donc on fait qu'on fait un vote ? Absolument. Vous savez, je vais vous dire. Non, mais c'est très simple. C'est très simple. Le conseil syndical de mon immeuble fait voter prochainement l'installation de caméras de surveillance justement dans le hall. Ça se fait dans de nombreux immeubles privés mais là, il s'agit d'un office HLM.

Donc l'office HLM, ça doit passer par une décision politique et moi, je pense que pour que cette décision politique soit acceptée par la population, elle doit passer par une concertation des citoyens et des habitants qui habitent le quartier. Parce qu'il y a des immeubles qui rencontrent des problématiques de sécurité et qui nécessitent ce type d'installation de surveillance et d'autres immeubles qui ne le nécessitent absolument pas. Oui, mais s'il ne se passe rien, les images seront jamais regardées donc il n'y a pas de soucis. Oui, mais en même temps, ça relève. Après, vous savez, vous avez une question psychologique, ça relève, on se dit oh, mais j'ai une caméra qui me surveille.

Ça dépend, il faut qu'on en dépense du citoyen. Du cas par cas. Au cas par cas.

46:50
Invité

Moi, je partage un peu ce qu'avaient dit Christine et mon collègue. Je pense qu'il faut laisser le temps. Moi, je me souviens...

46:58
Julien Odoul

Oui, on n'a plus le temps. Excusez-moi, on n'a plus le temps. Non, mais quand je dis qu'il faut laisser le temps pour que les gens s'acclimatent, parce que moi, j'ai le souvenir quand on a mis les premières caméras à l'extérieur dans les rues, le tollé que ça a fait. Surtout à gauche. Le tollé que ça a fait. Surtout à gauche. Et donc, surtout à gauche. Merci. Maintenant, c'est devenu... Maintenant, c'est devenu

47:19
Présentateur

quelque chose de coutumier. Donc, je pense que c'est une bonne décision, mais il va falloir s'acclimater, trouver les encadrements nécessaires. Et je suis même persuadée que si l'insécurité persiste, on ira même dans les halls

47:33
Julien Odoul

et peut-être parfois même... Aux étages. A la demande des habitants. Mais petite parenthèse, je suis désolé, c'est pas une question de gauche ou de droite, la sécurité et les caméras. Ça a longtemps été une question de gauche ou de droite. Ça concerne jamais la gauche. Excusez-moi, mais dans la police municipale, ceux qui ne veulent pas armer les policiers municipales, c'est la gauche. Donc, ça concerne un problème de gauche ou de droite. Je ne connais pas de ville de droite où on refuse d'armer la police municipale.

Concernant les caméras qui sont posées dans des halls d'immeubles, il faut savoir que lorsqu'il y a une enquête policière, ils ne se privent pas de surveiller les halles d'immeubles avec des caméras. Donc, j'ai presque envie de dire que si ça peut simplifier le travail de la police sur des questions sécuritaires, je redis une fois qu'il faut concerter les citoyens. Puisqu'on parlait de gens un peu à droite, Julien Oudoul. Non, mais déjà, on n'a plus le temps. C'était l'humour, Cédia. Oui, j'ai l'impression. On n'a plus le temps parce que bon nombre de logements sociaux, aujourd'hui, se sont transformés en zones de non-droit.

Et c'est l'enfer pour les habitants, que ce soit en termes de trafic, de violence, d'agression sexuelle, de pression sur les résidents. Après, il faut que les bailleurs sociaux fassent leur boulot. Et malheureusement, les bailleurs sociaux ont tendance à se désengager comme si ce n'était plus de leur responsabilité. Et moi, je crois qu'il y a une mesure qui est quand même un peu plus dissuasive que les caméras parce qu'effectivement, le risque, c'est qu'au bout d'une semaine, elles soient détruites ou débranchées et que les trafiquants et les dealers, finalement, continuent leur trafic.

Mais il y a une mesure très dissuasive qui est à un moment donné, qui est l'expulsion des logements sociaux qui, je rappelle, sont payés par le contribuable. Plusieurs mères le font. Exactement. Ils sont parfois retoqués. Ils sont parfois retoqués. Mais je pense qu'il faut que ce soit évidemment de la loi commune et que quand vous avez des familles qui sont des familles de délinquants, récidivistes, de trafiquants, elles n'ont pas être entretenues par les impôts des Français.