Nicolas Dupont-Aignan invité de LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:32OuverteÉludée
Est-ce que vous appelez ce matin, compte tenu du contexte aussi terrorisme, une trêve dans la mobilisation des gilets jaunes ?
- 4:15OuverteRéponse directe
Est-ce que par exemple c'est opportun, alors ce n'est pas votre initiative, de discuter aujourd'hui à l'Assemblée d'une motion de censure contre le gouvernement ?
- 5:38RelanceRéponse directe
Vous nous dites, c'est insuffisant.
- 6:09RelanceRéponse directe
Un quart des smicards seulement ?
- 8:04OuverteRéponse partielle
C'est quoi la suite du mouvement des gilets jaunes, Nicolas Dupont-Aignan ? À qui ça profite ?
- 11:17OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez que les Gilets jaunes doivent se structurer en mouvement populaire et avoir des représentants à l'Assemblée, par exemple ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:26Invité politiqueFait
« Le président de la République a fait semblant de les régler. Les problèmes de fonds ne sont pas traités, que ce soit en matière économique, sociale et sécuritaire. »
- 5:53Invité politiqueFait
« Il dit 100 euros pour tous les smicards. C'est totalement faux. »
- 6:03Invité politiqueChiffre
« j'augmente la prime d'activité qui touche un quart des smicards sous condition de ressources ? »
- 6:18Invité politiqueChiffre
« 2,8 milliards volés au contrat social des retraités. »
- 7:05Invité politiqueChiffre
« notamment sur l'Union Européenne, où on donne 9 milliards d'euros en pure perte à une organisation qui nous fait du mal. »
- 14:02Invité politiqueChiffre
« Cet individu, ce sinistre individu a été condamné 27 fois. »
- 14:10Invité politiqueFait
« enlèvement, séquestration, deux ans, deux ans »
- 14:54Invité politiqueChiffre
« Il y en a 120 en France. »
- 16:30Invité politiqueFait
« un fichier S très dangereux a été libéré d'une prison française contre l'avis d'une commission par le service des probations. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan72 %
- Présentateur21 %
- ?7 %
≈ 32,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour
à tous. Mon invité ce matin est le président de Debout la France. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Christophe Jacubizy. Terrorisme et gilet jaune, c'est deux actualités très lourdes à commenter ce matin ensemble. On va commencer par les gilets jaunes car on a appris cette nuit la mort d'un gilet jaune percuté par un camion, un jeune homme de 23 ans percuté par un chauffeur de poids lourd de 26 ans. Est-ce que vous appelez ce matin, compte tenu du contexte aussi terrorisme,
à
une trêve dans la mobilisation des gilets jaunes ? Vous avez entendu que tout à l'heure le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a appelé les Français à
ne
pas manifester samedi.
D
'abord je pense à ce jeune homme. Et pour qu'un jeune homme soit resté depuis des jours sur des ronds-points,
pour
que des retraités restent depuis plus d'un mois par le froid sur des ronds-points, cela veut dire qu'il y
a
une détresse sociale et une colère sociale très profonde. Et donc moi d'abord je salue sa mémoire. Et je dis tout simplement qu'il faut simplement répondre à cette détresse sociale et ne pas faire semblant.
Et
donc on peut tout dire. La question majeure c'est est-ce qu'on règle les problèmes du pays ou est-ce qu'on fait semblant de les régler ? Le président de la République a fait semblant de les régler. Les problèmes de fonds ne sont pas traités, que ce soit en matière économique, sociale et sécuritaire.
On
le voit avec le tragique attentat de
Strasbourg.
On va parler
de tout ça, vous avez dit Poignan. J'ai une question... Mais moi je ne vais pas rentrer...
Non mais si, il
y
a un contexte. Et
il y a un contexte. Les forces de l'ordre, les
policiers sont mobilisés, vous avez vu... Ce n
'est
pas les mêmes.
...à Strasbourg...
Ne
mélangeons pas tout. Moi je n'instrumentaliserai pas comme le gouvernement... D'accord. Non mais attendez. Donc vous dites on continue
samedi.
Je n'instrumentaliserai pas comme le gouvernement cet horrible attentat pour essayer de faire taire un peuple qui n'en peut plus de la manière dont il est gouverné et saigné.
Vous êtes très clair ce matin ? Donc je suis très clair.
Cela n'a aucun rapport. Et on peut aujourd'hui...
On peut maniquesser samedi.
On
ne va pas
interdire la liberté d'expression dans notre pays parce que l'État est incapable d'assurer la sécurité face à des djihadistes.
En
revanche, j'ai toujours dit aux Gilets jaunes, et je l'ai dit même avant l'attentat, éviter les manifestations à Paris, rester dans vos mobilisations de province calme, pacifique.
Et on doit être
capable...
C'était
très très violent aussi le week-end dernier. Cela n'a rien à voir avec les Gilets jaunes.
Et
donc il faut arrêter l'amalgame,
la
manipulation du gouvernement. Ce qui s'est passé à Bordeaux et ce qui s'est passé à Toulouse, à Saint-Étienne, c'est la racaille des cités qui a pillé. C'est la racaille des cités qui a pillé. Au Puy-en-Velay aussi ? Et au Puy-en-Velay, ça dépend des cas. C'est la racaille des cités.
Ça
dépend des
cas.
Il faut arrêter de dresser les Français les uns contre les autres. Il faut régler les problèmes les uns
après
les autres en même temps. Et vous savez, le peuple français n'en peut plus des leçons d'un personnel politique à bout de souffle
qui
veut leur dire comment penser, quoi dire et instrumentaliser des tragédies. Moi j'aimerais qu'on réponde à la crise sociale par de vraies mesures de pouvoir d'achat,
qu
'elle soit financée par des économies, de vraies économies, et qu
'on
s'occupe de faire grandir le gâteau. On en parlera. Mais arrêtons les manipulations de bas étage du gouvernement.
Nicolas Dupont-Aignan, on comprend que vous puissiez dire le gouvernement instrumentalise, etc. N'empêche qu'il y
a
une responsabilité particulière ce matin à dire aux Gilets jaunes de continuer à se mobiliser, à dire peut-être à certains d'aller manifester.
Alors qu'on ne se dit pas
ça.
On sait que ça peut être des cibles
potentielles pour des terroristes. Je dis
arrêtons ce grand cinéma. Mais non. Arrêtons. Arrêtons.
Le
marché de Noël a bien été une cible potentielle. Eh bien alors on s'arrête.
On s'est
identifié. On
arrête
tout. Non. Mais arrêtons
la
manipulation. Je refuse cette manipulation. Il y a bien évidemment dans la région de Strasbourg, on ne
va
pas demander aux Gilets jaunes de continuer leur... parce qu'ils se mettent en danger. Ils mettent en danger l'ensemble. Mais ne mélangeons pas tout. Arrêtons tout ça. Répondons à la crise sociale. Développons l'économie de notre pays par de nouvelles mesures. Et luttons contre le djihadisme. Et j'aimerais que le gouvernement passe plus de temps à lutter contre les djihadistes que contre les Gilets jaunes.
Est-ce que, dernière question là-dessus, après on passe au fond, est-ce que par exemple c'est opportun, alors ce n
'est
pas votre initiative, de discuter aujourd'hui à l'Assemblée d'une motion de censure contre le gouvernement, c'est évidemment l'opposition de gauche qui a demandé cette motion de censure, est-ce que vous allez y être forcément... Mais je vais parler. Et vous allez parler.
Et je la
voterai. Est-ce que c'est le moment ? Et vous la voterez.
Oui, parce que ce gouvernement
est incapable d'assurer l'ordre public dans notre pays. Ce gouvernement porte une responsabilité écrasante sur ce qui se passe. Mais
est
-ce
que cet après-midi,
c'est le moment ? De passer des heures à discuter d'une motion
de censure. Et
alors ? Je vous demande.
On va arrêter la vie démocratique ?
On va arrêter la vie démocratique
? Parce
que le gouvernement est incapable d'assurer l'ordre public ? Vous savez que la démocratie s'honore justement de parler des problèmes. Et moi je vais vous dire ce que je pense. C'est quand il y a eu des victimes du terrorisme, à nouveau,
que
nos policiers risquent leur peau pour essayer d'arrêter ce bandit, ce voyou, qui a été laissé dehors, alors que si notre système judiciaire fonctionnait comme je le recommande, il serait en prison.
La police a tenté, vous savez,
le matin de l'arrêter. Enfin vous plaisantez
?
Quand on regarde le
pédigré... Elle est allée à son domicile. Elle est allée à son domicile. Oui, vous avez raison. Quand on regarde
le pédigré de ce... Alors attendez. Ce barbare. Non mais allons au
bout des choses. Non, non, non, on va aller au
bout de tout.
Mais je
voudrais qu'on est au
bout des gilets jaunes sur le fond maintenant.
Vous
dites que la... Après on va parler évidemment... Chaque chose en son temps. Pendant 10 minutes, on a du temps ici, on a 22 minutes tous les jours. On va parler d'abord des réponses du gouvernement aux gilets jaunes, des réponses d'Emmanuel Macron. Vous nous dites, c'est insuffisant.
Mais ce n
'est
pas insuffisant, c'est à côté de la plaque, tout simplement. Il a menti. Un président de la République ment devant tous les Français. Pourquoi
il a menti ? Il dit
100 euros pour tous les smicards. C'est totalement faux. Donc la déception d'ailleurs va être énorme. C'est absurde. Pourquoi le président n'a pas dit la vérité ? Pourquoi il n
'a
pas dit j'augmente la prime d'activité qui touche un quart des smicards sous condition de ressources ? Si tu étais plus franc,
Un quart des smicards
seulement ?
Un peu près un quart des smicards. Si le président avait été honnête avec les retraités,
il
n'aurait pas fait semblant d'augmenter leur pension de retraite alors qu'il va continuer la désindexation.
0,3% en 2019-2009. C'est-à-dire
2,8
milliards
volés au contrat social des retraités. Donc, en vérité, il a fait semblant de céder.
Et
puis, il n
'a
pas parlé des économies. Parce que le mouvement des gilets jaunes, si on reprend la cause, c'est quand même le cri d'un peuple qui n'en peut plus d'être surtaxé, notamment les classes moyennes, les artisans, les commerçants, les indépendants. Donc, vous dites qu'il faut faire des économies ? Il faut faire des
économies. Comme
Édouard Philippe, il dit qu
'il
faut faire des économies.
Oui, mais pas
au même endroit. Parce que moi, je les ai proposées, les économies. Et la différence avec beaucoup de la classe politique, ce qui explique peut-être aussi pourquoi de plus en plus de Français me font confiance, c'est que j'ai ciblé des économies. J'ai déposé une proposition de loi. Et j'ai ciblé des économies, notamment sur l'Union Européenne, où on donne 9 milliards d'euros en pure perte à une organisation qui nous fait du mal. Sur l'accueil des migrants, on a augmenté de milliards d'euros pour des clandestins. Sur les GAFA, sur ceux qui trichent l'évasion fiscale. Vous feriez une taxe spécifique à la France puisqu'on n'arrive pas
à se
mettre d'accord ?
Et je ferai une crise à Bruxelles parce qu'il est inacceptable que le café du coin soit accablé de charges alors que Starbuck ne paye pas d'impôts dans notre pays. Vous comprenez ? Ce qui ne va pas aujourd'hui, il ne s'agit pas de donner un tout petit peu en faisant semblant de donner. Il s'agit de revoir notre système économique pour que ceux qui travaillent en France, ceux qui ont du mérite,
de
l'effort, soient récompensés de leur travail. Et puis, dernier point quand même, il faut en parler. Personne n'en parle. On veut répartir la misère, mais on ne s'occupe pas de faire croître le gâteau France. Lutter contre le travail détaché qui concurrence déloyalement nos artisans.
Vous voyez, il y a des choses à faire. Donc
on fait croire, on fait croire qu'il
n'y a
rien à faire. Il y a des choses à
faire. Il faut un
changement de cas.
Je
vais prendre un exemple très concret parce que vous venez de citer une entreprise américaine, Starbucks, qui dit qu
'elle
ne paye pas d'impôts. J'imagine qu
'ils
payent de la TVA, ils payent des charges sociales. Oui, mais ils ne payent pas. Leurs bénéfices sont
délocalisés en Irlande. Parce que c'est une scène
de
licence qui doit faire remonter les
bénéfices.
Exactement. L'évasion fiscale. Et tous les cafés de France, tous les restaurants de France, tous les restaurateurs sont accablés de charges sociales, accablés d'impôts.
On
ne peut pas continuer à avoir un pays où ceux qui travaillent dans le pays sont accablés d'impôts et ceux qui importent des produits en concurrence déloyale sont exonérés d'impôts. Le problème d'Emmanuel Macron, c'est qu'il n'a pas compris ce qui se passait. On a voulu caricaturer les gilets jaunes. Ce sont des gens qui travaillent, qui veulent travailler. Ce sont des retraités qui ont travaillé toute leur vie et qui ont 900 euros de pension de retraite. Voilà la réalité. Alors, je ne suis pas, vous savez, pour la casse ni pour des manifestations. Moi, je demande qu'on change de cap économique et j'ai fait des propositions. C'est mon rôle de responsable politique.
Est-ce que vous diriez qu'il
y a
un changement de cap, bien moins, dans la politique de Macron ? On voit que dans sa majorité, l'aile gauche dit « Ben voilà, ça y est, maintenant, on fait une deuxième partie de quinquennat,
plus à gauche ». Ça, c'est du pipeau intégral. Ils répartissent la misère et ils ne changent pas les règles du jeu. Si on ne change pas les règles du jeu, notre pays disparaîtra. Notre industrie est en lambeaux. Donc, il faut absolument baisser les charges sur ceux qui travaillent en France, taxer les produits importés, baisser les taxes sur le carburant, augmenter
les taxes sur les carburants. Vous auriez
augmenté la TVA, par exemple, pour augmenter
les
produits importés ? Mais la TVA, ça touche les Français. Oui, mais aussi les produits
importés. Moi, je veux une
taxe sur les produits importés qui
polluent. Donc, l'Europe doit être...
Oui, bien sûr.
Mais
il y en a qui le font dans le monde entier. C'est un choix majeur. Vous savez, il
y
a un choix de société. Soit la France va crever sous la mondialisation et l'Union européenne. Soit on change, on reconstruit l'Europe sur des bases de coopération. L'Europe, oui, le libre-échange, oui, mais loyale. La loyauté de l'échange. Vous savez, si vous jouez un match de foot et que l'arbitre triche,
si
vous donnez des coups de pieds aux joueurs, ça ne marche pas. Et c'est exactement ce qui se passe. Et les Français qui protestent sur les ronds-points, les retraités, tout, ils ne font pas de gaieté de cœur. Vous croyez que par le froid qu'il fait, ça leur fait plaisir ? Et on les a traités de peste brune, on les traite de casseurs, mais c'est honteux. Et les vrais petits casseurs, on les laisse casser.
Je
n'accepte pas cette injustice. Et je continuerai à le dire.
C'est quoi la suite du mouvement des gilets jaunes, Nicolas Dupont-Aignan ? À qui ça profite ? Alors, il
y
a ce sondage Opinion Way ce matin qui montre que le principal bénéficiaire, c'est le Rassemblement National. 24 points aux élections européennes contre 18 pour La République En Marche.
Vous
aussi, vous profitez un peu, mais dans la mesure de ce que vous représentez, 8% aux Européens ?
8
% c'est...
Mais
l
'enjeu, mais quand comprendrez-vous que l'enjeu n'est pas politicien ?
L'enjeu c'est un peuple... Pour vous, il est forcément
un peu. Eh bien, je suis désolé.
Votre baromètre, c'est
quand même les élections. Moi, je vais vous dire, j'aimerais que mon peuple s'en sorte. Et mon seul combat politique, c'est que la France s'en sorte et ne soit pas vendue comme elle l'est aujourd'hui. Quand on voit que les barrages, les barrages hydroélectriques qui ont été construits par les Français sont en train d'être bradés à des intérêts privés. Quand on voit que les autoroutes, on est surtaxés. Vous savez, ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'il ne s'agit pas de donner ça ou ça. Il s'agit de revoir le modèle pour redévelopper la France pour tous. C'est ça l'enjeu. C'est beaucoup plus important que tout ça.
Est-ce que vous pensez que les Gilets jaunes doivent se structurer en mouvement... Je
ne le crois pas. J'allais dire populique, en mouvement populaire et avoir des représentants
à l'Assemblée, par
exemple ? Vous savez que
le boulot des hommes politiques et de ceux qui les rejoindront, c'est de changer la France. Alors, les Gilets jaunes, moi j'en connais beaucoup, ils sont de toute tendance politique. Il faut répondre à leur attente.
Et
il faut traiter les problèmes de fond du pays. C'est tout. Voilà. Et si on pouvait éviter les manifestations, bien sûr, ce serait mieux. Mais il faut traiter les problèmes de sécurité. Et je voudrais qu
'on
parle des attentats parce qu'il y a les Gilets jaunes, mais il y a un djihadiste qui a encore tiré
sur le français. Nicolas Dupoignan,
je vous ai dit qu'on allait faire deux parties. La première sur les Gilets jaunes, la seconde sur le terroriste. La première est terminée.
Les Gilets jaunes
sont aussi...
outrés de ce qui se passe à Strasbourg. Une dernière question.
Je
voulais quand même juste... Vous avez dit tout à l'heure qu'il ne faut pas s'arrêter pour autant, il faut continuer à se mobiliser, etc. Vous avez aussi de l'autre côté des PME, des artisans, des commerçants qui souffrent.
Mais
bien sûr, c'est pourquoi j'ai demandé de ne pas manifester dimanche dans les zones commerciales, parce que nos commerçants ont souffert et parce que moi, je n'oppose pas les Français. Et ce que je déteste le plus dans ce pouvoir et dans Emmanuel Macron, c'est sa manipulation permanente pour dresser les Français les uns contre les autres. C'est ce que je n'aime pas dans ce gouvernement. Voilà. Et je pense que le rôle d'un président, c'est de rassembler, ce n
'est
pas de dresser les uns contre les autres. Vous savez, parmi les Gilets jaunes, il y a des artisans, il y
a
des commerçants. Il faut, et je leur dis, il ne
faut
pas que les Gilets jaunes soient récupérés par des agitateurs professionnels, par une certaine extrême gauche. Il faut que les Gilets jaunes restent sur des manifestations paisibles et il faut permettre à la vie commerciale du pays d'exister. Voilà. C
'est tout. C'est simple, vous savez. On va parler de cette haute actualité tragique, évidemment, cette attaque terroriste à Strasbourg et puis cette traque et puis cette angoisse aussi de toute une ville, de toute une région parce qu'on ne sait pas où il est. Est-ce qu
'il
est encore en France ? Est-ce qu
'il
est en Allemagne ? On ne sait pas. Est-ce que vous êtes confiant sur le travail de la police, de nos services secrets ? On a vu hier le ministre de
l
'Intérieur, Christophe Castaner, rendre visite à la DGSI. Mais bien
sûr, nous avons des policiers et des services secrets exceptionnels qui font un travail incroyable et qui ont déjoué beaucoup d'attentats et je veux les saluer. Mais les services secrets agissent à la fin
et
moi j'aimerais qu'on agisse plus préventivement.
Ils
agissent aussi au début, c'est eux qui traquent. Quand
ils ont les
pichiers S signalés, c'est eux qui les surveillent.
Oui,
mais les lois que nous avons votées ne permettent pas justement à nos forces de police d'agir efficacement suffisamment. Ils font déjà un gros boulot mais le rôle d'un responsable politique c'est quand même de dire à un moment, arrêtons.
Et
je vais vous prendre deux exemples. Les contrôles des frontières. Nos frontières ne sont pas contrôlées. Le trafic d'armes est généralisé dans notre pays. Pourquoi on ne contrôle pas nos frontières comme tous les pays du monde ? Deuxième point fondamental. Cet individu, ce sinistre individu a été condamné 27 fois. Et quand vous regardez les peines de prison, à chaque fois, enlèvement, séquestration, deux ans, deux ans, nous avons un système judiciaire à cause des lois, je n'accuse pas les magistrats. Un système d'un laxisme inimaginable. Cet homme aux Etats-Unis, en Angleterre, dans la plupart des pays du monde, serait en prison pour 25 ans
et
n'aurait pas pu commettre son forfait. Donc moi, je maintiens que les propositions que
j
'ai toujours faites pour qu'on construise des places de prison et que ces multirécidivistes y restent. On n'aurait pas ça. Donc, j'aimerais qu'on arrête cette espèce de mensuitude générale. J'entendais sur les plateaux de télévision toujours les mêmes commentaires.
On
ne
peut
rien faire. Ah ben, c'est terrible. Non, on peut faire autrement. Et ça ne sert à rien de mettre des petites bougies à Strasbourg si on n
'est
pas capable d'arrêter des djihadistes qui sont des criminels. Fermons les mosquées salafistes aussi. Fermons les mosquées salafistes. Il y en a 120 en France.
Qu
'est
-ce qu'on
attend
? Vous considérez qu
'il
n
'y a
pas de différence entre la radicalisation religieuse et le passage à l'acte ? Vous pensez qu'au fond,
c
'est la même chose ? Non,
je
pense qu'il y
a
un processus qui a plusieurs facteurs et je pense qu'il faut traiter plusieurs causes. On n'empêchera jamais un attentat. Mais en revanche, on peut resserrer les mailles du filet. Et ce que je dis, c'est que le laxisme judiciaire français aboutit à laisser dans la nature des multirécidivistes qui devraient passer leur vie en prison et que c'est inacceptable. 27 condamnations. Vous l'avez
dit.
Mais je ne
sais
pas si on réalise
ce que c'est passé.
Et les fichiers S devraient être arrêtés préventivement pour
certains. Vous allez me poser la question. Surveiller, bien évidemment. Comment vous
positionnez dans ce débat sur les fichiers
S ? On a
vu de nombreux responsables politiques, Marine Le Pen, Laurent
Roque,
vous aussi, demander la détention
préventive
des fichiers S.
D
'abord, le bracelet électronique géolocalisé 24 heures sur 24 pour les fichiers S les moins dangereux. Pour qu
'on
les suive. Deuxièmement, plus efficacement. Ça fait quand même plusieurs... 10
000, 15 000 personnes. Non, un peu moins. Un peu moins pour radicalisation, etc.
Transignation à résidence loin de leur domicile. On peut le faire. Ça s'est fait à certaines époques. Troisièmement, il existe des dispositifs qui ont été votés par les lois qui ne sont pas appliqués. La haine raciale, la haine qui est diffusée par des djihadistes dans des mosquées. Qu'est-ce qu'on attend ? On
poursuit, M. Zemmour. L'intelligence avec l'ennemi dit
Valérie Pécrez. Attendez.
Valérie Pécrez
dit qu
'on doit effectivement peut-être les détenir pour intelligence avec l'ennemi. L'article 4114 du Code pénal que j'ai réclamé toute la présidentielle
qui
n'est pas appliquée par nos parquets. Quand vous voyez qu'il y
a
des gens qui sont relâchés... Tiens, par exemple, hier, et il suffit de creuser, vous creuserez, un fichier S très dangereux a été libéré d'une prison française contre l'avis d'une commission par le service des probations. Voilà, il a été libéré. Il est dans la nature.
Mais
on est
complètement dingue
dans le midi de la France. Je ne peux pas vous en dire plus. J'ai mes informations. Donc, tant que le système judiciaire sera aussi faible, tant que nos lois seront aussi laxistes, vous aurez des attentats qui se répéteront. Et moi, je n'accepte pas que parce que vous êtes au restaurant, vous puissiez mourir sur le trottoir de Strasbourg, de Paris ou d'ailleurs. C'est insupportable. Et les Français n'en peuvent plus d'un pouvoir, et ce n
'est
pas que de ce gouvernement, qui ne prend pas la mesure du danger djihadiste. C'est ça, la réalité. Et alors,
sur le débat sur les fichiers S, quel type de fichiers vous metteriez en prison de manière préventive ? Il y a
plusieurs types de fichiers S. D'ailleurs, je remarque qu'on est capable d'arrêter des gilets jaunes préventivement et qu'on n
'est
pas capable de le faire par des djihadistes.
Quand
même. Donc, il y en a où c'est possible de le faire. Mais il y a toute une gradation. Je ne
vais
pas vous dire qu'il
y a
une solution miracle. D'accord. Je veux dire qu'il faut resserrer les mailles du filet, conforter nos services de renseignement et il faut recruter du renseignement. Pourquoi on a supprimé les RG, les renseignements généraux ? Une folie. Il faut reconstituer un service de renseignement généraux. On en a besoin et tous les policiers vous le diront. Merci beaucoup Nicolas Dubourgny. On retrouve tout de suite la même manière.
Nicolas Dupont-Aignan