Bardella, Shein, France TV... l'intégrale du Face à Face avec Marine Le Pen
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il est 8h17 et vous êtes bien sur RMC EBFM TV. Bonjour Marine Le Pen. Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions.
Vous êtes bien sûr la présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale, député du Pas de Calais, vous êtes l'ancienne et peut-être future candidate à la présidentielle. On va y revenir bien sûr, mais je voudrais commencer par parler de Sébastien Lecornu qui vous a reçu hier, qui vous recevra à nouveau demain. Il vous a reçu hier pour parler des questions de défense, demain pour parler des questions de budget et il a eu cette phrase hier.
Il s'est adressé au patron français. Il leur a venté, je cite, les mérites de la vitalité démocratique que nous traversons aujourd'hui. C'est le sens de l'histoire, dit-il, à propos de ce qu'il se passe en ce moment même à l'Assemblée.
Est-ce que vous partagez l'idée que c'est une vitalité démocratique ? Non, mais la réalité c'est que il veut défendre l'idée que le fait de ne pas avoir de majorité absolue à l'Assemblée nationale serait devenu quelque chose de normal et même de souhaitable. C'est d'ailleurs un discours qui a été relayé de manière assez étonnante par la présidente de l'Assemblée nationale Yel Brunpivet.
Je ne le crois pas. Je crois qu'il est évidemment beaucoup mieux d'avoir une majorité euh à l'Assemblée nationale parce qu'une politique, elle doit avoir une cohérence avec des objectifs qui sont choisis par les Français. Donc vous comprenez bien que euh Sébastien Lecornu cherche à échapper à la dissolution et donc à de nouvelles élection comme d'ailleurs l'ensemble des partis aujourd'hui à l'Assemblée nationale, leur seul objectif, c'est pas de voter le budget, c'est pas de défendre les Français, c'est pas de lutter contre le chômage, c'est pas tout ça.
Leur seul objectif c'est de ne surtout pas avoir de nouvelles élections, de ne surtout pas retourner devant les Français. Alors lui, il dit que son seul objectif, c'est d'avoir un budget pour la France. qui dit sans budget, on ne peut pas y arriver.
Il dit d'ailleurs à ses patrons à qui il écrit "Vous avez exprimé vos inquiétudes sur la fiscalité. Je les entends et je mesure pleinement votre besoin de stabilité. Mais vous avez aussi compris le vrai danger, dit-il, pour le pays, ce serait l'absence de budget." Et c'est quand même vers ça qu'on s'oriente, non ?
Il y a des chances. Oui. Oui.
C'est l'hypothèse la plus crédible en effet. Mais ça veut dire qu'en réalité toute la procédure qui a consisté à pour les uns se trancher un bras, pour les autres se trancher une jambe pour ne surtout pas aller précisément devant les électeurs n'aura servi à rien. Euh maintenant, si vous voulez, les grandes déclarations de monsieur le Cornu à l'égard des entrepreneurs, pardon, mais il faut quand même se souvenir d'une chose, c'est que dans son budget, celui qui l'a présenter, il y avait 28 milliards de dépenses supplémentaires et 19 milliards de prélèvements supplémentaires, voilà, euh qui ont été baissés par l'Assemblée nationale à euh de 12 milliards.
Enfin, il dit de vous que vous avez voté 34 milliards d'augmentation d'impôts. Bah, il ment. Voilà, il ment.
Qui ment ? lui lui tous renaissance tout tout cela parce que en réalité il se base sur un dispositif que nous avons voté qu'ils évaluent à 26 milliards. Ils sont les seuls d'ailleurs à l'évaluer à 26 milliards puisque Bercy ne l'évalue même pas qui consiste à faire payer au multinational étrangère le même niveau d'impôts qu'au TPE PME française.
Est-ce que c'est pas normal ? Donc c'est un dispositif de lutte en réalité contre l'optim la suroptimisation qui s'analyse au bout d'un moment en une fraude. Vous en avez voté beaucoup des taxes quand même.
Non pas tant que ça. Non non c'est beaucoup opposé à des taxes parce que je crois que l'extrême gauche l'impôt sur la fortune improductive. Vous le parliez, vous en parliez un instant, c'est surtaxe sur les bénéfices des multinationales, le doublement de la taxe sur les géants du numérique, la taxe sur les allim patrimonial, il existe taxe, beaucoup de taxes.
D'abord, alors on va les reprendre une par une. D'abord, notre philosophie. Notre philosophie, nous l'avons posé dès le départ et nous l'avons suivi.
Faire baisser les prélèvements sur les TPE PME et faire baisser les prélèvements sur les classes moyennes et populaires. Et nous avons réussi à le faire. D'ailleurs, madame de Montchalin l'a annoncé à plusieurs reprises qu'effectivement à l'issue euh de ces votes, il y avait eu une baisse des prélèvements sur les TPE PME et les classes moyennes et populaires et c'est vrai une mise à contribution des grandes multinationales notamment étrangères et des haut patrimoine par l'intermédiaire de l'impôt sur la fortune improductive.
Bon ça c'est pas le nôtre hein puisque nous c'était l'impôt sur la fortune financière. Quand vous dites il peut s'adresser en effet au patron Sébastien Lecornu puisque dans son budget initial il y avait quand même beaucoup beaucoup de de taxe. Vous aussi vous avez besoin peut-être de les rassurer les patrons.
Vous en êtes tout avec les patrons. Certains disent de vous que vous êtes devenu communiste au moment de ce budget. Ça c'est une partie de la droite qui vous accuse d'être carrément devenu communiste.
D'autres disent que vous draguez les patrons. Vous en êtes tout. Oui.
Oui. La droite nous traite de fasciste, la gauche nous traite de communiste. Ça veut dire qu'on est a priori plutôt bien positionné, hein.
Nous subissons un peu ce que le général de Gaulle subissait également à son époque, c'est-à-dire l'outrance des des deux camps. Donc nous très clairement, nous rencontrons les chefs d'entreprise. Nous leur indiquons que nous souhaitons une réindustrialisation du pays.
Nous avons donc présenté et voté quand ça a été présenté par d'autres la baisse des impôts de production parce que nous pensons que c'est un des freins à la réindustrialisation mais que nous ne sacrifions pas notre système de protection sociale et que nous pensons donc que il ne faut pas continuer à augmenter indéfiniment les prélèvements qu'il faut faire des économies et nous en avons proposé dans notre contrebudget 57 milliards d'économies. Voilà, le problème c'est que nous n'avons pas pu encore analyser cette partie-là euh du débat budgétaire. Est-ce qu'il y a aujourd'hui un ralbol fiscal ?
Mais il y a non seulement un ralbol fiscal, il y a non seulement un problème de consentement à l'impôt, mais je vous dire, je le dis depuis des années, il y a surtout un problème de consentement à la dépense. Les Français ne sont plus d'accord avec la manière dont on dépense leur impôt. Voilà, ça c'est une réalité que ne veut que ne veulent pas voir nos dirigeants.
Il considèrent les Français que plutôt que de leur demander en permanence des efforts, il faut faire des efforts spectaculaires sur l'immigration, il faut faire des efforts sur l'Union européenne, il faut mener une vraie politique de lutte contre la fraude et il faut mener une vraie politique de baisse des dépenses des du train de vie de l'État. Voilà, je vais vous poser la question dans un instant du 493 de la censure, mais puisque vous évoquez la question de l'industrie, deux questions très concrètes. L'une sur Arcelor Mital, l'autre sur Chine.
Arceloral, vous avez eu une forme de complicité sur le vote de la nationalisation d'harcormal. C'estàd que vous avez usé d'une sorte de stratagème qui existe à l'Assemblée nationale et qui est parfaitement légal. C'est que vous êtes sorti de l'hémicycles, vous n'avez donc pas pris part au vote mais vous avez laissé le vote sur Arceleur Mital passer.
On est d'accord. Vous étiez pas contre la nationalisation mais vous avez pas été jusqu'à franchement le voter. Alors non mais c'est ça n'est pas ça.
Nous étions pour un autre dispositif qui est le dispositif de la Golden Share. C'est-à-dire en fait l'État a une part qui lui permet d'impulser la politique de l'entreprise et de déterminer les pas nationalisation mais une part importante. Voilà.
Exactement. Mais à partir du moment où nous n'avons pas ça, ben euh euh nous ne nous sommes pas opposés en réalité à la nationalisation. Mais pourquoi vous êtes pour madame ?
Non mais pourquoi ? Parce que euh si nous n'avons plus d'acier, tous les grands discours qu'on entend de la part de nos dirigeants sur le réarmement de la France, sur le sauvetage de l'automobile, mais ce ce sont des paroles qui n'auront aucun effet. Nous devons avoir la maîtrise de notre Oui, mais vous l'assumez pas complètement en fait que vous n'êtes pas pour la nationalisation d'arrial mais vous êtes pas non plus complètement contre.
Madame, notre position c'est la Golden Chair. C'est notre choix. H si le reste du choix c'est s'en désintéressé totalement et laisser mourir en réalité la sidérgie ou nationaliser pour nous la nationalisation est le moins pire de ce qui peut nous arriver.
Il y a Brandle qui se retrouve dans une situation extrêmement compliquée. Il y a 700 salariés qui sont prêts à reprendre d'ailleurs Brand. Ça sera définitivement tranché par le tribunal de commerce demain.
L'État est prêt à mettre 5 millions. Il y a d'autres millions d'un côté mais il manque 100 millions. Est-ce que vous vous dites il faut que l'État là-dessus aille pour mettre de l'argent dans Brante ?
Oui, mais de l'argent si on ne met pas en place les conditions pour que la concurrence déloyale dont sont victimes nos entreprises cesse ne sert à rien. Et on va parler de Chine. Moi, j' envie de parler de Chine parce que je n'ai jamais vu un exercice d'hypocrisie comme celui auquel j'ai assisté à l'Assemblée nationale.
C'est-à-dire c'est dire je je reprécise les choses effectivement Chine dans la tourmente donc depuis 3 semaines ou en tout cas dans le dans le collimateur du gouvernement qui clairement souhaite sa suspension et c'est vendredi que la procédure de suspension engagée par le gouvernement contre Chine sera examinée par le Tribunal judiciaire de Paris. Vous vous êtes pour vous êtes contre la suspension ? sujet pas là madame Ça fait 25 ans, non, ça fait 25 ans que tous les gens là qui sont en train de hurler à la mort sur les conséquences de leur propre choix ont décidé d'ouvrir nos frontières à la Chine et notamment à l'époque aux vêtements chinois.
On a dit "Vous êtes en train de préparer une catastrophe pour nos entreprises et pour la filière textile. Il a fallu quelques années seulement pour que la filière textile française disparaisse." C'est-à-dire que c'est eux qui étaient pour l'ouverture des frontières.
Et nous quand nous disions qu'il fallait des droits de douane, on nous traitait de tous les noms. On nous disait qu'on allait faire vivre le pays en autarsie, que c'était épouvantable, que ça n'était pas le sens de l'histoire euh et cetera et cetera. Bon ben, ce qui devait arriver arriva, c'est-à-dire que nous avons été submergés par les vêtements euh chinois.
Alors maintenant, on fait quoi ? Oui, mais attendez. Oui, mais attendez, parce que moi je veux que les gens comprennent ce qui s'est passé. pendant des années, la grande distribution était assez contente de cela parce qu'en réalité elles achetaient le t-shirt 50 centimes, elle le revendait 8 ou 9 € et les marges que faisait cette grande distribution étaient considérables.
Et à l'époque, je disais et j'écrivais il y a plus de 15 ans de ça, mais est-ce qu'il y a sur le ticket du t-shirt le prix du chômage que ça engendre en France ? Parce que ça change tout au prix définitif. complice.
Donc non, mais c'est pas ça, c'est que à compter du moment où ces marges sont mises en cause parce que ces énormes producteurs chinois euh vont vendre directement au particuliers. Voilà, là tout d'un coup, on s'agite. Alors, moi je suis pour évidemment la protection de notre marché.
Je l'ai toujours été. Je suis pour que on mène une guerre à mort au produits dangereux. Je le dis depuis des années, il faut faire respecter nos normes.
On ne peut pas Oui, mais c'est un sujet majeur parce que le gouvernement Mais moi je vous interrogé sur la question du commerce. Mais attendez, attendez parce que le gouvernement que dit-il ? Il dit il faut mettre une taxe sur les petits colis parce que vous comprenez il y a une partie de ces produits qui sont dangereux.
OK donc vous allez continuer exactement disent. Et alors, il dit deux choses. Il dit d'une part effectivement qu'il faut davantage vérifier d'ailleurs le ministre du commerce a été lui-même à l'aéroport pour ouvrir les colis, vérifier que c'était au norm, pas au norme et cetera.
Et puis par ailleurs, il y a cette question effectivement de taxer les petits colis. Certains comme Philippe Juivin le rapporteur du budget voulait carrément mettre 50 € de taxe pour que ce soit totalement dissuasif. On va sans doute retomber autour de 2 €.
Mais il y a la question des normes d'un côté, il y a la question du commerce de l'autre. Bah, ils ont bien mélangé les choses, je peux vous dire, à l'Assemblée nationale en nous expliquant que nous serions ceux qui allaient faire s'étouffer les bébés avec les jouets qui ont des petits objets. Moi, il en quoi ?
Je leur ai répondu donc vous vous allez vous faire étouffer les bébés mais vous aurez pompé une taxe au passage parce que la taxe évidemment c'est celle qui vont être payées par les gens qui n'ont plus de pouvoir d'achat. Vous comprenez ça ? C'estàd qu'ils sont responsables de tout du début jusqu'à la fin.
Pourquoi les gens ils achètent euh sur ce type de plateforme ? parce qu'ils n'ont plus les moyens, ils ne peuvent plus acheter, ils ne peuvent plus se faire de ne serait-ce que de petits plaisirs parce que les salaires ne sont pas suffisants, parce que les impôts sont trop parfaitement ces contradictions Marine Le Pen mais à la fin il faut quand même trancher. Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ?
Je vous repose la question, c'est est-ce qu'on les petits colis j'ai l'impression nos frontières, on maîtrise nos frontières interdit l'entrée de ces colis. On arrête de baisser le nombre par exemple d'agents de la DGCCRF qui sont contrôlent la qualité de douers. Voilà, on arrête de faire cela et moi je vais vous dire mais on suspend on ne suspend pas Chine et je vais vous dire très honnêtement tant qu'il ne respecte pas nos normes, si il faut qu'il respecte nos normes mais mais il faudrait qu'il le fassent aussi madame dans l'agriculture parce que nos agriculteurs aujourd'hui qui sont confrontés à cette difficulté et qui voient arriver sur les étales des marchés des produits qui sont cultivés avec des pesticides ou avec des produits chimiques qui sont interdits chez nous, ils se disent pas mais il y a une injustice majeur parce qu'il est évident que lorsqu'on utilise un certain nombre de pesticides, on a une compétitivité meilleure.
Donc vous êtes pour la suspension, pas pour les taxes parce que vous dites que ce sera payé par les consommateurs qui se tournent. Je suis heureuse de voir que au bout de 30 ans, on s'aperçoit qu'en réalité le Rassemblement national avait raison de dire que les frontières, c'est un élément de protection. Il s'agit pas de les fermer à double tour, il s'agit c'est c'est c'est comme la peau, vous voyez, euh c'est un filtre en réalité, c'est une barrière qui empêche les choses néfastes de pouvoir entrer.
Il vous avez peut-être entendu les propos de Nicolas Dufourc qui est le patron de la BPI. Il dit, je le cite, le tsunami chinois détruira toutes les PME industrielles de la Pologne jusqu'à la Bretagne. Il faut que l'Europe se ferme temporairement le temps de se réarmer.
Oui, sign. Oui. Oui.
D'accord. Mais encore faut-il d'abord se réarmer parce que si vous interdisez si vous voulez ces importations dont je tiens à vous dire que tous ces produits là dont on critique la qualité et cetera pour l'instant d'ailleurs parce que je moi la crainte que j'ai c'est que la Chine augmente la qualité de ces produits comme elle l'a fait sur dans d'autres dans d'autres sujets. Mais tous ces produitsl ils sont vendus partout.
La réalité madame ils sont vendus partout. Ils sont vendus dans toutes les chaînes qui existent en France et qui vendent des choses à bas prix. Tout vient de Chine.
Voilà. Et je suis pas sûr que le contrôle qualité soit fait. Et c'est la raison pour laquelle d'ailleurs moi j'ai proposé qu'il y ait euh qu'on mette en place une responsabilité au dernier vendeurs.
C'est-à-dire que le dernier vendeur euh les les enseignes doivent être la garantie doivent apporter au consommateurs la garantie du respect des normes européennes dans ce qu'ils vendent. Marine Le Pen Emmanuel Macron veut une labellisation des médias. Il veut, je cite, que les journalistes garantissent à leurs lecteurs qu'ils ont vérifié l'information avec une déontologie dont ils sont garant eux.
Et hier soir, l'Élysée a publié une vidéo euh sur laquelle il parle même d'une d'une de fake news qui aurait été propagé non seulement par un certain nombre de médias mais aussi par des politiques. Ils disent quand parler de la lutte contre la désinformation suscite la désinformation. Comment vous jugez cette question ?
Bon, d'abord, je trouve cette vidéo indigne. Voilà, parce que ça n'est pas le rôle de la présidence de la République qui précisément doit être au-dessus des partis et ne doit pas descendre dans l'arène, surtout en s'attaquant directement à plusieurs médias. Ça c'est déjà la première des choses.
Deuxièmement, cette idée de labellisation est évidemment extrêmement dangereuse. Voilà, elle est extrêmement dangereuse et et l'objectif d'Emmanuel Macron, c'est de maîtriser l'information. Alors, il dit que ce seraiit les journalistes eux-mêmes qui les journalistes choisis par qui ?
Euh par Emmanuel Macron. Donc, ça revient au même. Enfin, je veux dire, il y a un moment donné, il faut arrêter de penser qu'il y a euh des journals, que le fait d'être journaliste vous rend euh intrinsèquement neutre. est bienveillant.
Je veux dire, on sait très bien par exemple les problèmes qu'il y a avec le service public et c'est si vrai euh que il y a actuellement une commission d'enquête de quand vous dites les problèmes qu'il y a avec le service public problème de neutralité évidente problème évidente de neutralité du service public évidemment et donc cette commission d'enquête d'ailleurs j'en suis convainc euh impulsé par notre ami Ericoti le démontrera. Euh le problème c'est que souvent on dit mais euh ah bah oui mais vous voyez il y a des télévisions privées aussi euh qui sont pas neutres mais c'est pas le sujet en réalité. Mais vousême vous choisissez les journalistes qui vous intéressent pas mais une télévision privée a le droit de ne pas être neutre.
Moi je considère que l'ARCOM ne devrait surveiller que le service public. Une télévision privée, elle a parfaitement le droit de ne pas être neutre. Mais le service public, lui qui est payé par l'ensemble des contribuables ne peut pas choisir un camp politique contre un autre.
C'est pas possible. ou alors elle renonce au financement des électeurs qui lui déplaisent. Donc dans ces cas-là, il faut que ce soit une privatisation des services publics.
Oui, mais de toute façon, moi je suis pour la privatisation pour d'autres raisons que que celle-là. Certes des raisons d'économie, mais aussi parce que ça permettra d'éviter justement que l'on puisse suspecter euh ou prouver que le service public n'est pas neutre. Marine Le Pen, les municipales, il y a quand même quelques questions qui se posent autour d'un certain nombre de candidats RN, le candidat en Corse notamment. un ancien nationaliste qui avait été condamné à de la prison pour terrorisme.
Je suis quand même surprise, vous aviez tous dit qu'il fallait un casier judiciaire vierge pour être candidat. Est-ce que ce candidat en Corse vous l'a doubé ? Euh enfin la doubé, j'ai pas la doubé.
Euh j'ai je l'ai rencontré, il il est il est en effet nationaliste. Il a été aspiré en quelque sorte dans une spirale de violence. à l'époque, c'était comme ça.
Il avait 18 ans euh et il a fait sauter la le la porte d'entrée d'une sous-préfecture. Euh c'est éminemment condamnable et il le dit d'ailleurs, il a fait 8 ans de prison pour cela. Donc là, pour le coup, la condamnation pour le coup la condamnation a été sévère.
Euh il a renoncé à la violence. Il est, je pense, le meilleur porte-parole d'ailleurs de cette renonciation à la violence. Il souhaite défendre l'identité Corse tout en restant dans la France.
C'est un garçon qui mérite d'être connu parce qu'il a des idées qui sont vraiment très solides euh et par conséquent oui, j'ai donné mon accord à cette candidature. Fréjus, c'est quoi le problème avec David Rashlin ? Écoutez, il faut lui demander à lui hein.
Moi je Non mais je vous le demande aussi à vous parce que semble-t-il il n'aura pas l'investiture du parti pour les municipales dans le même temps. J'ai encore vérifié ce matin officiellement en tout cas sur le site, il est toujours président vice-président du RN. Oui.
Bah c'est en voie de règlement. Il ne sera plus vice-président du RN. Ah je en tout cas moi je souhaite qu'il ne soit plus vice-président du Ren.
Il est viré David Rachine. Non enfin ça se passe pas comme ça. Non mais je veux dire il il ne peut plus prétendre ça.
Ça se passe pas comme ça. Vous avez été vous avez été déçu, surpris. Il y a un certain nombre de de de procédures qui doivent avoir lieu, mais honnêtement, je suis pas du tout sûr que ça s'appassionne les Français quoi.
Bah, on est au moment des municipales. David Rashin, vice-président du RN, c'était pas un candidat ou une personnalité très éloignée du cœur du parti quand même. Vous avez Non, mais vous avez raison mais voilà la réponse à ces questions là remplit pas le frigidaire quoi.
Ça remplit pas le frigilaire. On vient de le remplir là, on vient de parler des taxes et des et des questions du budget, mais je pense quand même que c'est une question très importante avant le enfin vous avez l'air de minimiser peut-être minimiser enfin je vous dis qu'il y a un certain nombre de procédures qui sont en cours et et qui permettront d'éclaircir cette situation. Martine Vassal, la candidate LR à la mairie de Marseille a laissé la porte ouverte à l'idée d'une alliance.
Alors depuis, elle dit "C'est pas exactement ce que j'ai voulu, mais enfin quand on lui a demandé si il y aurait une possible alliance de second tour avec le RN, elle n'a pas dit non. Elle a dit "On verra à ce moment-là." Est-ce que vous vous seriez prêt à faire une alliance avec Martine Vassal ?
Non, mais d'abord, c'est pas moi de répondre à ça. C'est au candidat de Marseille. Mais ce que je note, c'est que euh la le rejet absurde euh de toute capacité d'alliance, notamment dans des élection municipales au second tour par les Républicains euh en réalité est en train de s'effondrer parce que c'est pas tenable.
Voilà, c'est pas tenable parce que les électeurs, les républicains ne comprennent pas pourquoi leur direction continue à faire élire des LFI plutôt que de faire élire des rassemblements nationals. Voilà, c'est aussi simple que ça. Donc, on est au bout en fait de la de la logique de de de ce barrage républicain auquel les LR qui est tout sauf républicain d'ailleurs auquel les LR ont participé lors des dernières élections législatives municipales donc présidentiel.
Pourquoi Jordan Bardella serait pas le candidat à la présidentielle ? Je veux dire le candidat candidat quoi. Mais il y a pas de primaire chez nous donc les choses sont extrêmement claires.
Si je peux être candidate, je le serai. Si je ne peux pas être candidate et il sera mon premier ministre. Si je ne peux pas être candidate, il le sera.
Et si vous pouvez être candidate, je pourquoi il le serait pas ? Et pourquoi le serait-il et que je ne le serai pas ? Peut-être parce qu'il est en train de devenir quelqu'un de très bien placé.
Vous avez peut-être regardé le Figaro ce matin, ce sondage ifop, je le cite. Le casting présidentiel est encore loin d'être figé, mais à 1 an et demi du scrutinéen, Jordan Bardella apparaît toujours comme un prétendant incontournable parmi les possibilités testées. Ils ont testé votre candidature et la sienne, mais il vous devance.
Oui, mais vous voyez la force euh de notre duo, la force démocratique en fait de notre duo, c'est que Jordan Bardéala sera le premier premier ministre à ne pas avoir été nommé mais à avoir été choisi par les Français. Et moi, je vais vous dire très clairement, je ne peux que me réjouir euh que la confiance que les Français ont en Jordan Bardella soit pourquoi serait le plan B. Mais c'està-dire que si ça se trouve en effet, vous ne serez pas en mesure d'y aller.
Non, moi je ne souhaite rien du tout. Je regarde effectivement les sondages et j'ai d'ailleurs posé la même question à Jordan Bard parce que nous en avons décidé à pour ne serait que le plan B. Pourquoi dire au français bon bah finalement vous avez le plan B parce que nous en avons décidé ainsi chang et je vais vous dire une chose euh la manière dont les élites euh une partie de la magistrature les médias maintenant les instituts de sondage s mettent cherchent à contourner en fait les les Français pour pouvoir imposer leur vue choisir les candidats.
Ça ne fonctionne pas chez nous. Chez nous c'est nous qui décidons. Vous voyez ?
Voilà. Non c'est nous. C'est nous.
C'est Jordan et moi qui décidons. Voilà, c'est comme ça. Donc vous pourrez faire ce que vous voulez, vous agitez, chercher à créer de laattention ou de la disension, il n'y en aura pas.
En revanche, vous aurez le choix de faire ça avec tous les autres partis. Ça marchera très bien. Je je suis quand même surprise que vous vous disiez que les Français puissent se satisfaire d'un plan B.
Je je comprends pas. C'estàd que au fond, vous êtes en train de dire voilà c'est moi la candidate et si je peux pas y aller bah vous contenterez de Jordan Bardella. mais ils se contenteront pas puisque il a une côte de popularité qui est de plus en plus forte et encore une fois je m'en réjouis.
Donc c'est ça, j'ai l'impression qui gêne euh euh ceux qui nous combattent ou ceux qui cherchent à nous affaiblir, c'est que nous avons au Rassemblement national deux personnalités euh qui euh ont la confiance des Français et et ça ça a l'air de gêner. Bien, c'est comme ça et ces deux personnalités elles vont combattre ensemble et si par une torsion du droit et une torsion de la démocratie j'étais empêché d'être candidate, ce qui n'est évidemment ce à quoi je ne me réjouis pas hein. Je soyez soyez bien que vous vous voulez être candidate, vous espérez être candidate, vous pensez que vous le serez.
Oui, mais je pense surtout que ce serait honteux qu'on m'empêche de l'être, voyez. Et et donc je vais me battre en appel devant la cour d'appel. Euh et je vais défendre mon innocence et donc défendre le droit aussi des Français à pouvoir voter pour qu'il le souhaite.
Mais on a senti ou en tout cas peut-être j'ai senti parfois une forme de découragement chez vous. Oui. Enfin vous savez ça j'ai entendu ça 50 fois.
J'ai été enterré je pense 10 fois dans ma carrière. Je me demande d'ailleurs si au bout de 10 fois le 11e enterrement est gratuit peut-être. Je je ne vous enterai pas.
Je pense que le découragement est humain. Oui. Non, non, mais oui, bah il est sûrement humain.
Euh mais il est pas trop dans mon ADN. Moi, je je ça ne fait pas partie de mes défauts parce qu'en politique, le découragement est un défaut. Il faut être combatif, il faut être persévérant parce que c'est ainsi qu'on arrive à défendre son pays et son peuple.
Si vous êtes innocenté, vous serez candidate. C'est sûr. Sûr.
Sûr et certain. sûr et certain. Il n'est pas question qu'à ce moment-là vous vous disiez parce que les choses ont évolué d'ici là encore une fois c'est dans longtemps que finalement peut-être Jordan Bardella serait un meilleur candidat que vous.
Ça n'est pas notre choix commun s'il était un meilleur candidat que vous. Pardon, je vous repose la question parce que je suis quand même surprise que cette option n'existe pas dans votre esprit. Ça pas ça n'est pas notre choix commun.
Est-ce que ça devient encombrant d'être deux sur la ligne de départ ? Non, au contraire. C'est une très grande force pour nous d'être deux sur la ligne de départ parce que croyez-moi, il va y avoir du boulot pour deux vu la situation catastrophique de notre pays que nous laisse nos prédécesseurs si tentaient que les français nous fassent.
Je rebondis sur un point que vous venez de dire. Vous venez de dire si je suis la candidate, il sera mon premier ministre et vous vantez comme justement une force démocratique que d'avoir un premier ministre choisi. Je vous pose la question à l'inverse, si toutefois vous ne pouviez pas être candidate et que c'était lui qui était le candidat, alors serait-il dans la même logique sur un ticket vous comme premier ministre, lui comme président ?
Non, je l'ai dit, je ne souhaite pas dans ces conditions là, dans cette hypothèse qui reste hypothétique par définition, être premier ministre mais je serai son premier soutien. Vous serez son premier soutien. Vous pourriez être présidente du parti dans ce cas-là.
Je j'ai déjà donné si je puis me permettre. Ça veut dire vous partiz. Non non non, je serai son premier soutien.
Mais on peut, vous savez, être un un soutien, y compris euh euh un soutien très très présent et je l'espère utile sans obligatoirement avoir euh quelque chose sur sa carte de visite. Un dernier mot sur l'agression dont il a été victime. Il a reçu un œuf à Moisac.
Jordan Bardella. L'homme sera jugé en comparition immédiate aujourd'hui. Il a 74 ans.
Il avait déjà lancé un œuf sur Éric Zemour. Est-ce que cet œuf c'est grave ? C'est très grave, c'est pas grave.
Je vous ai pas entendu vous exprimer dessus. C'est un symptôme en réalité, c'est un symptôme d'une violence en politique que commence à subir tout le monde et que nous nous subissons depuis 30 ans. Ça fait 30 ans que ça dure.
Et à l'époque d'ailleurs, ça ne scandalisait personne parce que dans notre pays, les gens sont plus scandalisés en fonction de qui vous êtes que en fonction de ce qu'on vous a fait. Euh moi, j'ai des milliers d'images euh de nos militants agressés, les bus attaqués dans les meetings et à chaque fois c'est la même chose, c'est l'extrême gauche. Est-ce qu'on va le dire ou est-ce qu'on va pas le dire ?
En fait, de manière quasi systématique, les violences en politique sont le fait de l'extrême gauche. Ce sont eux qui empêchent la tenue des conférences de presse par la violence. Personne d'ailleurs n'en appelle à la liberté de la presse dans ces cas-là.
Ce sont eux qui essayent d'empêcher la tenue des meetings. Ce sont eux qui s'introduisent dans les meetings pour euh y semer la perturbation. Ce sont eux euh qui font des contemanifestations en permanence qui vous empêchent de faire euh des marchés et cetera et cetera.
Donc c'est à eux qu'il faut demander des comptes maintenant et c'est à eux qu'il faut dire la violence en politique c'est non. Est-ce qu'il y a des moments où vous avez peur vous-même Marie le Non, je non. Donc ni découragé ni peur.
Oui. Non mais ça aussi c'est pas trop dans mon ADN. Non mais j'imagine que quand vous nous dites que la violence est là depuis 30 ans, qu'elle ne cesse de monter, j'imagine qu'il y a quand même des moments j'avais 8 ans et j'étais dans mon lit quand une bombe a a explosé et a détruit l'intégralité de l'immeuble dans lequel nous dormions.
Donc bon voilà, la peur du coup euh s'est évaporé à partir de ce moment-là. Quand on a vécu ça, on a plus peur de rien. C'est un peu vrai.
Ouais. Est-ce que les choses se sont quand même dégradées depuis ? les choses se sont pas au point, je veux dire évidemment quand on a vécu un attentat, mais est-ce que le climat global dont vous dites qu'il y a ce dernier symptôme pour nous, pas pour nous parce que nous encore une fois nous avons été traités de manière un peu particulière depuis 30 ans, mais de manière générale en politique, il y a un climat de violence qui s'installe et il y a aussi et c'est euh aussi grave, je crois, en tout cas presque aussi grave, un climat de d'acceptation de cette violence de justification de cette violence.
Et moi quand j'entends quand j'entends des journalistes, des éditorialistes parfois ou des responsables politiques venir justifier la violence au motif qu'elles tombent sur leurs adversaires, je suis scandalisé parce que je le répète ici, je l'ai déjà dit devant vous, quand on a des principes, on ne les adapte pas en fonction de la personne qui peut en bénéficier. Les principes qu'on réclame pour soi-même, on les accepte. Vous les défender on les défend évidment aussi pour des élus d'extrême gauche dont vous par des adversaires bien évidemment.
Merci Marine Le Pen d'avoir répondu à mes questions ce matin sur RMC et BFM TV. Il est 8h47.
Marine Le Pen