Résilience face aux risques et aux menaces : "Être prêt n'est pas une option, c'est une responsabilité"
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Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:28OuverteRéponse directe
Est-ce que les Français ont la culture du risque ?
- 1:16OuverteRéponse directe
Quelles leçons est-ce qu'il faut retenir de cet été ?
- 1:46OuverteRéponse directe
Face aux cyberattaques, est-ce qu'on est prêt ?
- 2:59OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'il faudrait commencer à faire pour se préparer aux inondations en Île-de-France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00PrésentateurChiffre
« Dans les pays scandinaves, ils atteignent des taux de 80%. »
- 3:22PrésentateurChiffre
« Environ 900 000 franciliens seraient directement en zone inondée. »
- 3:30PrésentateurChiffre
« C'est le double de personnes qui pourraient être affectées sans être elles-mêmes inondées. »
Temps de parole
- Présentateur59 %
- Invité27 %
- Présentateur 28 %
- ?5 %
≈ 18,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ici
Paris-Île-de-France,
le réveil 100% local,
ici matin.
Il
est 8h moins le quart, votre radio ici, partenaire de la journée nationale de la résilience. C'est la culture du risque, être capable de faire face en cas d'inondation, d'incendie, mais aussi de cyberattaque ou de sabotage. On en parle, Valentine Lottesse, avec l'invité d'ici matin.
Le vice-président de la Croix-Rouge, Claude Girardi, est au téléphone avec nous. Bonjour.
Bonjour, Valentine Lottesse.
Est
-ce que les Français ont la culture du risque
?
Les Français, malheureusement, n'ont pas encore complètement la culture du risque. Et c'est ce à quoi nous travaillons. Il est important que chacun puisse être prêt en cas de catastrophe. Et en fait, être prêt, ce n
'est
pas une option, c'est plutôt une responsabilité que chacun doit assumer.
On l'a un peu ou pas du tout, parlons franchement
? Si,
quand même. Les Français, par exemple, sont formés au geste qui sauve à 40%. Mais il reste de la marge, parce que dans les pays scandinaves, ils atteignent des taux de 80%. Donc nous pouvons faire mieux sur ce plan-là, par exemple.
Et on a été confrontés directement à des risques cet été, avec les canicules, les méga-feux, puis les inondations en ce début d'automne. Quelles leçons est-ce qu'il faut retenir de tout ça
? Alors
c'est vrai que l'été a été brûlant dans tous les sens. La canicule, les incendies, les incendies même aux portes de Paris, à Fontainebleau, montrent que les crises se rapprochent. Elles vont s'accélérer certainement. Donc notre préparation doit suivre. La préparation, ça permet d'être plus résilient et d'atténuer un petit peu les effets de la crise.
Et
face aux nouvelles menaces, je pense aux cyberattaques, comme on l'a vu hier, avec ce piratage des réfrigérateurs de supermarchés dans toute la France, est-ce que là aussi on est prêt
? Preuve
que non.
Eh bien là aussi, pas suffisamment en tout cas. Là aussi, il faut que tout le monde se prépare et ça concerne tout le monde.
Mais on a tous un rôle à
jouer
? On
a tous un rôle à jouer, à la fois l'État, à la fois nos élus et à chaque citoyen.
Même dans une
cyberattaque de cette ampleur
? Oui,
chacun peut se préparer à son niveau en mettant les protections nécessaires sur ses équipements informatiques, par exemple.
Alors si on veut se préparer à une crise,
une
tempête, une inondation, un méga-feu, une cyberattaque comme on vient d'en parler,
par
quoi on commence
? Eh
bien, on commence par apprendre et connaître les risques qui sont spécifiques à sa région et autour de soi. Ensuite, on peut préparer, par exemple, un kit d'urgence, un kit de sécurité qui permet, si on doit être confiné, par exemple, à être prêt et à être autonome sur les 72 premières heures.
Prenons l'exemple de l'Île-de-France, Claude Girardi. Je sais que chez nous, le principal risque, c'est celui des inondations et d'une crue, en tout cas, vu les nombreux fleuves qui traversent la région. Qu'est-ce qu'il faudrait commencer à faire pour se préparer à ce risque ?
Eh
bien, effectivement, les inondations sont un risque très important sur la zone Île-de-France. Donc, la première chose, c'est de savoir est-ce qu'on est en zone inondable ou pas. Environ 900 000 franciliens seraient directement en zone inondée, mais on sait que c'est le double de personnes qui pourraient être affectées sans être elles-mêmes inondées, notamment à cause des coupures d'électricité, de gaz ou de chauffage.
Donc, il faut quoi ? Il faut prévoir une radio qui fonctionne à pile chez soi, déjà, pour être informé des messages d'alerte
? Alors,
si on doit quitter son logement brutalement ou si on doit être confiné, il faut se tenir au courant des informations, des alertes et des consignes. Une des solutions, c'est d'avoir une radio sans pile, une radio avec dynamo, qui permet d'être toujours autonome et de ne pas dépendre d'une pile ou de l'électricité.
Alors, cette journée de la résilience, c'est aussi une semaine d'atelier et de mise en situation. Est-ce qu'il faut, en tout cas, participer à une opération en Ile-de-France en particulier ?
Eh bien, vous avez le choix. Il y a plein d'ateliers, plein de manifestations, plein d'exercices qui sont faits en Ile-de-France. Nous, à la Croix-Rouge, dans le Val-de-Marne, c'est demain. Demain, la Croix-Rouge et la ville d'Alfortville se réunissent toute une journée avec des experts, des élus, les services de l'État et également le public pour renforcer cette préparation face aux risques d'inondations à travers des tables rondes et des ateliers.
Il
y a des mises en situation également ?
Sur cette journée-là, il n
'y
aura pas de mise en situation.
Ça
va se concerner certainement les tables rondes et les ateliers. Et au niveau de la Croix-Rouge, nous faisons également un village de préparation citoyenne, qui est un village d'expérience immersive, que nous avons d'ailleurs présenté à nos élus, aux députés, la semaine dernière à l'Assemblée nationale.
Merci beaucoup, Claude Girardi, vice-président de la Croix-Rouge, invité en direct d'ici matin pour cette journée de la Résilience, dont votre radio ici, je vous le rappelle, est partenaire.
Et le retour de l'info à 8h sur ICI, Paris-Île-de-France, avec le vote aujourd'hui à l'Assemblée d'un texte très attendu, la loi contre les violences sexistes et sexuelles.