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Discours / meetingManuel Bompard· 27 mai 2025 104 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsEnvironnement & énergieSolidarités & familleImmigration & asile

🔴 Réunion publique : Cergy

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 56 %Attaque 37 %Défensif 7 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Yassine MedjaChiffre
    « la France insoumise à travers la liste menée par Manon Aur a fini première et première dans 31 bureaux de vote sur 34 »
  • 4:00Yassine MedjaChiffre
    « 378 ménages les plus riches ne payent que 2 % d'impôts par rapport à leur revenus totaux alors que vous et moi, nous payons 20 % d'impôts actuellement »
  • 4:30Yassine MedjaChiffre
    « une personne parmi les 1 % des Français les plus riches gagne en 6 jours ce que une personne parmi les 50 Français les plus pauvres gagne en 1 an »
  • 5:30Yassine MedjaChiffre
    « 11 millions de personnes dans notre pays vivent sous le seuil de pauvreté »
  • 10:00Gabriel CatalaChiffre
    « 71 % des personnes qui étaient invitées dans les grands médias étaient venez pour prêcher le oui alors qu'ensuite le peuple français l'a emporté en votant non massivement le 29 mai 2005 »
  • 12:00Gabriel CatalaChiffre
    « le gouvernement prévoit 15 milliards d'austérité sur la SQ pour 2026 en plus des 16 milliards qui étaient déjà prévus pour 2025 »
  • 15:00Gabriel CatalaFait
    « il a même osé évoquer à la presse sous forme de fuite le déclenchement de l'article 16 »
  • 16:00Gabriel CatalaFait
    « l'Assemblée nationale a eu lieu un coup de force sans précédent, ce qu'on va ce qu'on a appelé un 493 parlementaire »
  • 22:00Aurélien TachéFait
    « le préfet du Valdoise se permet d'envoyer des courriers au club pour les menacer de retirer le leur agrément parce que des femmes portent un foulard »
  • 29:00Manuel BompardPromesse
    « nous déposerons une motion de censure pour vous faire tomber »
  • 3:00Locuteur 1Fait
    « le macronisme dans sa fusion avec la droite réactionnaire, dans sa fusion avec l'extrême droite, le macronisme est devenu plus que jamais un obscurantisme, que le macronisme est devenu plus que jamais un trumpisme. »
  • 4:00Locuteur 1Fait
    « les recettes qui sont à l'œuvre aujourd'hui en France et dont on parlait mes collègues avant moi sont les mêmes recettes qu'on observe partout dans le monde quand la droite se radicalise quand elle devient une droite obscurantiste qui n'écoute plus la vie de la science des scientifiques. »
  • 5:00Locuteur 1Fait
    « le budget de la sécurité sociale a été créé artificiellement par ceux qui nous gouvernent aujourd'hui de la même manière que le budget de l'État a été créé par les politiques successives de monsieur Macron et depuis monsieur Sarkozy par la suppression des recettes de l'État. »
  • 7:00Locuteur 1Chiffre
    « les 500 plus riches de France ont vu leur fortune doublée depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en 2017. »
  • 10:00Locuteur 1Promesse
    « la France doit reconnaître l'État de Palestine et pas mettre des arguments, des explications, des conditions pour reporter demain ou après-demain. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir Sergie. [Applaudissements] Alors, je me présente, je m'appelle Yassine Medja, je suis co-chef de fil de la France insoumise à Sergie et j'ai le plaisir d'animer ce soir cette belle soirée. Alors, je voulais d'abord commencer à remercier les militants, les bénévoles pour la préparation de cette soirée.

Je voulais aussi euh je voulais aussi vous dire que ça fait plaisir de voir une salle pleine et rassembler pour les pour les motifs qu'on va vous exposer tout à l'heure. Donc euh merci à tous d'être présents et particulièrement en ces temps, on va dire un peu trouble. Bon à Sergie, contrairement à ce qu'il peut y avoir dans d'autres villes du département, on est dans une terre bien à gauche.

Voilà. et même bien assoumis. Preuve Jean-Luc Mélenchon a fait ici près de 50 % des voix aux dernières.

C'est énorme, un votant sur nous. Et ensuite aux européennes 2024, la France insoumise à travers la liste menée par Manon Aur a fini première et première dans 31 bureaux de vote sur 34, c'est du jamais [Applaudissements] eu. Et ensuite, on a eu l'honneur de la réélection de notre député Aurélien Taché facilement. [Applaudissements] Alors pourquoi la France insoumise ça marche ?

Pourquoi finalement moi qui suis quelqu'un de lambda pourquoi je m'engage avec la France insoumise ? Je vais vous dire la recette, elle est très simple. C'est parce que c'est un mouvement politique qui a une vraie colonne vertébrale avec un programme béton avec une ardeur au travail.

Franchement, je vous l'assure pour voir dorénavant beaucoup de politique et cetera la télé, c'est un mouvement qui travaille énormément et enfin aussi et surtout c'est un mouvement qui ne tremble pas, qui ne bégaye pas, qui dit les termes et qui grosso modo il est solide sur ses appuis. [Applaudissements] Voilà parce que quand il s'agit de prendre position par exemple localement contre la réduction des subventions pour une des assauts de jeunesse, la France insoumise, elle est là. Quand il s'agit de prendre sa part, de mener la lutte contre lause réforme des retraites à 64 ans, la France insoumise, elle est là.

Et quand il s'agit de s'engager contre le génocide à Gaza, la France insoumise, elle est là. [Applaudissements] Voilà pourquoi c'est important que vous soyez présents ce soir et ce n'est ça n'est certainement pas un odin. Donc je vous remercie et parce que finalement en fait on s'engage tous à certains niveaux, c'est vrai, mais on s'engage tous.

On s'engage tous à des niveaux différents pour la lutte pour le bien commun contre le racisme, le fascisme et pour la dignité de chacun. Donc ce soir, on a l'immense honneur d'accueillir Desichre municipal de Sergie. C'est c'est notre é 44 là sur le terrain tout le temps.

On a également Gabriel Catala député du Baldoine aussi ancien secrétaire général de la France. On a Aurélien Taché, notre député très engagé sur les questions francophonies et on a notre coordinateur national de la France assoumise député des députés début du rô Manuel [Applaudissements] Bard. Alors je vais accueillir Desy.

Vas-y, viens parmi nous. Jésus, Jésus, Jésus, Jésus, Jésus, Jésus, Jésus, Jésus. Merci.

Bonsoir à toutes et à tous. Merci d'être si nombreux ce soir. Alors, je suis vraiment heureuse de prendre la parole au côté de Gabriel Catala qui est député du Valdoise et d'Aurélien Tachet, notre député qui active tous les leviers qui sont les siens pour aller défendre les intérêts de notre circo.

Merci à toi Aurélien. Vous savez, l'année dernière ici, on a accueilli dans la grande famille insoumise celui qu'on appelle tonton Méuche. C'était vraiment un moment extraordinaire et cette année, on a l'honneur et la fierté d'accueillir le grand frère de la famille insoumise, Manu.

Manu Bpart. Manuel Bompard, merci d'être présent. Bienvenue à Sergie.

Alors, je vois que dans la salle, il y a certains qui ont mis des t-shirts de Marseille, de l'OM. Bon, ici, on est plutôt parisien. Voilà.

Je veux aussi saluer avec beaucoup de respect et d'émotion la présence d'Annie Ernaud ce soir. Annie Ernaud, prix Nobel, Sergio Soise, femme d'engagement. Annie, au-delà de vos livres, vos prises de position sont pour beaucoup d'entre nous infar dans cette obscurité.

Alors, merci encore d'être avec nous. Avant avant de rentrer dans le vif du sujet, je vais aussi en profiter pour remercier l'équipe de Sergie Insoumise qui s'agrandit chaque semaine, qui est présent en porte à porte, en collage, au marché, à la rencontre des habitants. Vous êtes toujours constant, vous êtes les artisans d'une dynamique nouvelle, les artisans du nouvelle Sergie.

On lâche rien et on [Musique] continue. Alors ce soir, ce soir, on est réuni pour évoquer un tournant, un changement de cap à tous les échelons, de l'échelon municipal à l'échelon national. On est là pour parler de la 6e République, une République où le pouvoir n'est plus confisqué et entre les mains de quelques-uns, d'ailleurs toujours les mêmes, coupés du réel et épargné par les décisions qu'ils imposent au reste de la population.

On le sait, ceux qui dirigent aujourd'hui, que ce soit au niveau local ou au niveau national, ne vivent pas les mêmes réalités que nous. Ne prennent pas le RERA ou la 15 le matin. Ils ne galèrent pas.

Ils n'attendent pas des mois et des mois pour avoir un rendez-vous médical. Ils ne mettent pas leurs enfants dans les mêmes écoles que nous et ils ne sont pas impactés par la mort du service public. Nous, ce qu'on défend, c'est une République où la parole des habitants et des partenaires compte vraiment. une République qui fait place à la clarté, à l'écoute et à l'action collective.

La 5e République, ça y est, elle est asbine, elle a fait son temps. Elle ne répond plus aux enjeux actuels sur la représentation, sur l'écoute des citoyens et sur l'équilibre des pouvoirs. On l'a vu aux dernières élections législatives où le nouveau Front populaire est arrivé en tête et je crois qu'il faut absolument se rappeler de ce qu'on a réussi à faire avec ce nouvel espoir pour la France.

On a démontré que une autre France est possible, une France belle, une France créolisée à l'image de la salle ce soir. Mais Macron a décidé autrement, c'est pourquoi nous avons besoin d'une nouvelle République et je crois que mes collègues députés en parleront bien mieux que moi. Moi ce soir, je vais m'attarder à l'échelon local parce que ce sont vraiment les réalités locales qui doivent nourrir les politiques nationales.

Cette continuité, elle est indispensable et c'est pour ça qu'on doit être partout à tous les échelons dans les villes, les départements, les région à l'Assemblée et demain au gouvernement. Cet esprit de la 6e République, on va l'incarner ici à Sergie parce que Sergie, c'est une ville extraordinaire. Comme j'aime à le dire, Sergie, c'est la vie.

C'est jeune, c'est multiple, c'est vivant. C'est une ville avec une histoire d'engagement populaire forte. C'est une ville où tout est encore possible.

Sergie, c'est Annie Arnaud qui décide d'y vivre et de nous raconter notre belle Sergie. C'est Youssouf qui fait tourner ses restaurants et Muriel qui fait vivre son assaut avec trois bouts de ficelles mais avec beaucoup de beaucoup de cœur. C'est Pal qui gère son garage avec rigueur et c'est Fabienne qui enseigne avec passion.

Sergie, c'est Loise qui nous berce et c'est Idriss qui fait tourner le troisème plus gros club de foot de France. C'est ici à Sergie que Rashida a transmis l'art de cultiver la terre à ses enfants Ahed et Fatia dans les jardins partagés du ponceau. Ici, Leslie organise tous les weekends des marudes et Justine, une nouvelle habitante, s'engage pour le planning familial.

Sergie, c'est une ville où 50 % des habitants à moins de 30 ans comme Alicia qui étudie et qui écoutoi Claude et Françoise qui ont décidé d'y passer leur vieux jour. Une ville où des entreprises du CAC 40 sont présentes et où Lissandro venu de son Brésil a décidé la fonction publique pour agir. Sergis c'est Anne Louise qui va à l'église les dimanches et Isa à la mosquée le vendredi et qui ont décidé d'élever leur fille Nora ici dans notre belle ville.

Une ville de spiritualité 140 nationalités et autant d'histoires plurielles. C'est une ville où Roua, Nadia, Osam et Florence s'engagent pour la paix. pour la Palestine et qui dénonce toutes les semaines le génocide à Gaza.

Finalement, Sergie, c'est chaque coin de rue qui devient un lieu de vie, de culture et de mémoire. Mais Sergi, c'est aussi une ville qui résiste et qui lutte. C'est Annie qui se bat contre un projet immobilier qui menace les bordeloises et Ismaël qui garde son manteau à l'école parce qu'il fait trop froid.

C'est une ville où Dylan et ses coéquipiers s'entraînent dans des gymnases délabrés et où Yahë et Ailey et ses potes sont consignés à résidence parce que le soir, il n'y a plus de RER pour les ramener d'une soirée parisienne. C'est une ville où Aisha, présidente de Copro, se bat pour améliorer son cadre de vie et où Cyril, chauffeur de bus, a tenu 3 mois de grève pour défendre le service public contre des actionnaires et des élus sans visage. C'est une ville où Karine est obligé de monter un collectif de locataires pour exiger un logement digne où Iness parent d'élèv combat les décisions prises sans concertation.

Une ville où Jacqueline milite pour que toutes les filles aient leur place partout et tout le temps dans le sport et une ville où Maximo, Giselle et Béber se battent pour que leur subvention jeunesse ne soit pas coupée sans explication et sans réel motif. Alors merci à tous les engagés de Sergie parce que chaque jour, chacun à votre place, vous faites vivre notre ville, vous la défendez, vous la réparez et vous la portez. Merci.

Alors tout ça, bien sûr tout ça s'inscrit dans un contexte national très inquiétant. un contexte où des ministres appellent à abattre le voile à bat le voile stigmatisation assumer direct et violence un contexte où ici le préfet du Valdoise se permet d'envoyer des courriers au club pour les menacer de retirer le leur agrément parce que des femmes portent un foulard on en est là et ici dans le 95 ils sont nombreux à relayer ces idées. 95 élus du 95 ont signé le soutien à Rotaillot, la présidente du conseil départemental, nos conseillers départementaux, des élus de Sergie, il partagent ces idées Noés abonde en plein cœur de notre ville.

Et je vais vous dire l'été dernier, alors moi je me croyais préservé ici à Sergie. On se croit dans le petit village gaulois l'année dernière à Sergie, on a vu pour la première fois des affiches du Rassemblement national collé au cœur de notre ville. Alors ça y est, on ne peut plus faire semblant.

Le danger, il est là, il est réel, il est palpable, le verre est dans le fruit. C'est grave. Et ça ça nous oblige tous parce que pendant ce temps, on a des amis, des sœurs qui décident de quitter Sergie, de quitter la France, pas pour des opportunités économiques, non, à cause de ce climat islamophobe qui existe et ça c'est réel.

Alors, on va se le dire franchement, si on n'est pas autour de la table, on est on est au menu. Et je crois qu'il est temps de dire stop et ça commence ici à l'échelon municipal. Et vous savez quoi ?

Ça tombe bien parce qu'on a les moyens d'y arriver. Parce que nous sommes la première force politique de cette ville parce que il s'agit de résister, résister par les idées, par l'action, par l'exemple. Et qui mieux que nous pour le faire ?

Parce que nous, on dit ce qu'on fait et on fait ce qu'on dit. Parce que au final, qui peut prétendre faire de la politique sans prendre position ? Et on attend encore certains de nos élus sur certains sujets d'actualité, on ne les entend pas.

C'est pas avec des gobelets qu'on va qu'on va éteindre les incendies. Ça y est, je crois qu'on a on a plus le luxe d'être mesuré. On a besoin de clarté, de courage et de résistance.

Entre nous, c'est pas les représentants du Parti socialiste et leur ventre mou, ceux qu'on a ici à Sergie depuis 35 ans qui pourront nous protéger. On le sait, c'est pas eux. Parce qu'en face, la droite et l'extrême droite, eux, ils sont organisés, ils sont aux portes du pouvoir et eux, ils ont un projet clair, défini et nous sommes les seuls à pouvoir les contrer projet contrepjet.

Sergie Sergie a tout à tout pour être une ville exemplaire. Mais Sergie mérite une politique ambitieuse, innovante et inclusive. On a besoin d'un nouveau souffle pour une ville digne, une ville qui prend soin de ses habitants, de leur santé, de leur pouvoir d'achat, de leur environnement et de leur dignité.

Sergie, vous le savez pour ceux qui me connaissent, je la porte dans mon cœur, mon histoire, mon engagement. Alors, je vous le dis ce soir parce qu'on est entre amis, on est entre nous. Je suis prête à prendre mes responsabilités.

Pas seul, pas seul, pas seul. avec une équipe solide, compétente, une équipe à l'image de cette ville, cosmopolite, engagée, à l'écoute, une équipe une équipe qui assume ses choix et son programme de rupture, qui veut réconcilier les habitants avec l'action politique, une équipe qui croit en une sergie meilleure. Et pour ça, vous savez quoi ?

Il y a des choses simples à faire que chacun d'entre vous peut faire. Chacun doit prendre sa part. Vérifiez votre statut électoral parce que à Sergie 3000 personnes 10 % du corps électoral a été radié.

Donc vérifiez, inscrivez-vous, faites pareil pour vos voisins, votre famille, parlez de notre projet à trois personnes de votre entourage qui en parleront à trois personnes de leur entourage et ainsi de suite. Rejoignez-nous, rejoignez-nous, engagez-vous. Si vous êtes là ce soir, c'est que vous êtes convaincu et vous savez qu'il y a danger, il y a urgence.

Allez voir MDI vous expliquera un petit peu comment en fonction des disponibilités des uns et des autres, on peut contribuer. On arrête de se dire que on ne peut rien changer et la politique c'est pas pour nous. La politique c'est pas un costume cravate à la télé même si Manu le fait de façon brillante.

Il met pas de cravate lui hein, mais il y va. La politique c'est nous tous. La politique c'est Annie, c'est Yassine, c'est Tonton Méuche, c'est Pali, c'est Manu, c'est Sundes.

La politique, c'est nous tous. C'est toutes celles et tous ceux qui se battent pour que Sergie et notre pays restent digne. Alors Sergie mérite mieux et ensemble nous allons le faire.

Sergie mérite du courage et nous allons lui donner. Sergie mérite qu'on l'aime et nous allons la servir. [Applaudissements] Merci.

Merci tout le monde. Merci. Merci.

On va accueillir le rénovant Gabriel Catala. Un applaudissement s'il vous plaît. Bravo.

Merci. Ah ouais, merde. J'ai oublié.

Bonsoir à toutes et tous. Merci pour votre accueil chaleureux, difficile de passer après Des. Je voudrais bien sûr remercier Aurélien qui nous accueille dans sa circonscription et Desy pour son accueil. vous toutes et tous qui êtes là ce soir et particulièrement les militants qui ont tout installé, le service d'ordre qui souvent ne peut même pas écouter les réunions publiques.

Je voudrais évidemment moi aussi saluer la présence de madame Arnaud Madame Ernaud pardon. Bravo madame. [Applaudissements] Alors, vous le savez, notre République, elle se présente comme une démocratie mais en réalité c'est une fine pellicule de démocratie sur un régime autoritaire qui permet la période préfasciste dans laquelle nous sommes actuellement.

Cette République, elle proclame l'égalité en droit mais ne met rien en place pour mettre fin aux inégalités réelle. En France, vous le savez, 378 ménages les plus riches ne payent que 2 % d'impôts par rapport à leur revenus totaux alors que vous et moi, nous payons 20 % d'impôts actuellement. Tout ça, ça nous conduit à une dérive, c'est que une personne parmi les 1 % des Français les plus riches gagne en 6 jours ce que une personne parmi les 50 Français les plus pauvres gagne en 1 an.

Cette situation nous emmène à une France où les 500 plus grandes fortunes ont doublé leur fortune sous Macron et où ça a progressé en 1 an en atteignant un record de plus de 1200 milliards d'euros pendant que 11 millions de personnes dans notre pays vivent sous le seuil de pauvreté. Et donc l'économiste Gabriel Zouman a raison quand il parle de la France en disant que c'est un paradis fiscal pour milliardaires. Il n'y a donc pas d'égalité, pas non plus qu'il y a de peuple souverain parce que tout nous prive de notre pouvoir en dehors des élections qui sont tous les 5 ans.

Et même actuellement, alors que nous députés nous avons censuré le gouvernement, nous avons assisté à quoi ? un jeu de chaise musicale où les personnes censurées sont revenues soit sur les mêmes postes, soit avec des postes différents. Et donc, on arrive dans une situation où le gouvernement de monsieur Bairou contient 11 ministres qui étaient déjà là du gouvernement de monsieur Barnier.

Évidemment, monsieur Barot, monsieur le Cornu, madame Datti, madame Jeunevar et bien sûr monsieur Retaillot, c'est-à-dire un ministre qui n'a rien à faire là mais qui se permet quand même d'instaurer un climat islamophobe sans précédent dans notre pays, qui se permet d'être également ministre de l'extérieur en plus du ministre de l'intérieur et donc de tendre nos relations avec un pays frère qu'on appelle l'Algérie et qui se permet de dissoudre des associations comme Urgence Palestine et comme la jeune garde grâce à la loi séparatisme de monsieur Darmanin et donc d'étouffer les associations et les militants dans notre pays. Notre République a nous dit que le peuple il est souverain mais cette semaine on va célébrer une date importante. l'anniversaire il y a 20 ans du rejet du du traité constitutionnel européen qui a été rejeté par la moitié plus de la moitié des Français mais qui est revenu par la petite porte du traité de l'Isonne ensuite en violation totale du respect démocratique élémentaire de respecter le le résultat d'un référendum et qui a toujours ses conséquences aujourd'hui puisqu'il est la source d'une d'une déviance vers le régime autoritaire dans lequel nous sommes.

Il faut se rappeler qu'à l'époque l'oligarchie était déjà aux mains des plus grands médias puisque 71 % des personnes qui étaient invitées dans les grands médias étaient venez pour prêcher le oui alors qu'ensuite le peuple français l'a emporté en votant non massivement le 29 mai 2005. La 5e République, elle nous elle nous dit que c'est un régime parlementaire. Nous dit qu'on vit dans un parlementarisme, mais elle est la seule constitution au monde à nous enfermer dans un domaine de la loi aussi minuscule et à nous faire croire que nous, députés, contrôlons le gouvernement.

Nous qui posons des questions orales auxquelles personne ne répond. Nous qui posons des questions écrites auxquelles personne ne répond. Nous qui créons des commissions d'enquête comme la magnifique commission d'enquête sur Betaram menée par mon collègue Paul Vanier.

Et quand on interroge un ministre pendant 5h et demi en lui posant les bonnes questions sur ses mensonges, sur ses manquements, nous sommes ensuite accusés de faire un procès politique et un procès d'intention et de ne pas faire notre travail. Cette 5e République a permis aussi que des ministres mentent devant des commissions d'enquête, non seulement monsieur Bairou, mais avant Aurore Berger qui a menti devant la commission d'enquête sur les crèches où elle permet que des milliardaires d'extrême droite comme monsieur Sterrain ne viennent même pas se présenter devant une commission d'enquête sans être inquiété. Ensuite, cette République a nous dit que nous vivons dans une démocratie où nous décidons des grandes questions internationales et nationales.

Mais regardez par exemple sur la guerre au Mali, un seul vote en 10 ans du Parlement français. Là aussi, c'est l'illustration d'une dérive. Elle nous dit ensuite que la fraternité est un principe central et un principe constitutionnel, mais elle ne nous protège pas contre les attaques répétées contre la sécurité sociale, contre les attaques répétées contre les plus précaires notamment le RSA conditionné ou la volonté de faire disparaître l'AME.

Et il faudra là aussi rester vigilant puisque le gouvernement prévoit 15 milliards d'austérité sur la SQ pour 2026 en plus des 16 milliards qui étaient déjà prévus pour 2025. Et donc à toutes les échelles, c'est le pouvoir personnel et autoritaire de quelques-uns d'une oligarchie qui prévaut. On a bien sûr monsieur Macron en tête qui là a sa vertu pédagogique puisqu'il a utilisé tous les articles les plus autoritaires de la 5e République depuis son arrivée.

Évidemment, ça a commencé par les ordonnances travail de Muriel Penico en 2017 pour détruire les droits des travailleurs. Puis ensuite le 493 et le vote bloqué sur la réforme des retraites qui était rejetée par 93 % des actifs et qui avaient mené aux plus grandes manifestation dans notre pays depuis 30 ans. 23 articles 493 en 2 ans sur tous les budgets.

Des décisions prises pareil, souvenez-vous, c'était il y a à peine 5 ans en conseil des de défense sur l'état d'urgence sanitaire et sur tout le covid pour éviter de rendre des gens responsables pour éviter qu'ils soient responsables de leur décision et que tout reste secret. Et enfin, il a même osé évoquer à la presse sous forme de fuite le déclenchement de l'article 16 qui serait la pire le la pire dérive auquel à laquelle nous puissions assister. Et enfin, évidemment, vous vous en soutenez souvenez tous, il a nié le résultat des élections législatives et il a inventé une pause démocratique pendant les Jeux Olympiques.

Alors, depuis 2017, ce bloc bourgeois se radicalise. Il devient il est devenu ce que Pierre Cerna appelle l'extrême centre dont le programme est l'effacement de la démocr démocratie dans la pratique des institutions. L'extrême centre, vous le savez, c'est le cercle des gens raisonnables, c'est-à-dire, c'est des experts très intelligents qui décident pour nous parce que nous, le peuple, nous serions des ignorants qui ne pourrient pas décider par nous-mêmes.

L'extrême centre, c'est la volonté aussi, et là c'est il faut être très vigilant, c'est la volonté de supprimer l'opposition politique en disant que le clivage gauche droite n'existe plus, qu'il n'y a pas d'alternative à part la modération, le calme et la bonne gestion. Et ce sont des hommes et des femmes qui ne comprennent pas ce qu'est la démocratie. Pour eux, la démocratie, le pouvoir populaire, le débat au Parlement, ce sont que des frein à la décision que ces personnes seraient les seules légitimes à pouvoir prendre.

Et parce que le projet de nos adversaires est de priver le peuple et de tout faire pour reposer sur quelques individus, notre projet est de refonder en totalité la démocratie et donc de fonder une 6e République en rendant le pouvoir à toutes et tous. Parce que de et depuis la grande révolution, le peuple souverain pour rendre pour lui rendre son pouvoir, il faut passer par ce qu'on appelle une assemblée constituante qui est au cœur du programme insoumis. La première était l'Assemblée nationale proclamée en 1789 lors du serment du jeu de paume.

La deuxème était celle de 1946 pour la 4e République. La 5e République, elle est illégitime de bout en bout parce qu'elle n'a jamais elle a jamais utilisé le procédé d'une assemblée constituiante. C'est-à-dire quelques experts ont écrit un texte que le peuple français a été invité à voter et toutes les personnes qui auraient voté aujourd'hui pour cette 5e République en 1958 sont aujourd'hui décédés, d'où son caractère totalement dépassé et pourrissant actuellement.

Et c'est l'assemblée constituante qui est le seul moyen pour nous, le peuple souverain, de reprendre notre droit primaire à écrire nos propres droits fondamentaux et à décider comment doit s'organiser une société. Et c'est le moment où le peuple souverain renégocie via ses représentants ou via des votes directs les clauses de notre contrat social commun. Ce moment, c'est le moment où un autre monde redevient possible, où tout doit être de nouveau discuté, notamment la création de nouveaux droits proclamés et protégés par notre nouvelle constitution, la restauration des libertés, notre liberté individuelle comme collective, l'équilibre des pouvoirs pour empêcher la dérive monarchique et la dérive tyrannique et rediscuter également du statut des représentants du statut de nos élus qui doivent être de nous les députés aussi qui doivent être au service du peuple.

Et parce que nous sommes pacifistes, attachés aux procédures et à la légalité, nous proposons quelque chose de très simple pour changer de République, c'est-à-dire un référendum comme l'avait fait le général de Gold. Donc quand on vous raconte pas possible de passer à la 6e République, c'est totalement possible. Et rappelons-le que toutes les constitutions lancées ont été lancées illégalement au lieu de leur aux yeux de leur ancien cadre juridique.

Donc aujourd'hui quand on nous dit que la 5e République est passé à une 6e République n'est pas possible, c'est parce que la 5e République ne permet même pas de changer de constitution au-delà de ce que nous nous avons prévu, c'est-à-dire passer par référendum. Cette 5e République aujourd'hui, le passage à cette 6e République pardon, s'est soutenu, il faut se le dire, par plus de la moitié des Français. Mais il faut pas tomber dans les pièges de ceux qui voudraient récupérer l'idée en nous proposant un schemli qui n'a aucun intérêt, c'est-à-dire une convention citoyenne sur le modèle de la convention citoyenne pour le climat où en réalité tout est aux mains d'Emmanuel Macron ou de son son éventuel entourage et où ce sont eux qui décident ce qu'ils retiennent à la fin ou au nom de citoyens entièrement tirés au sort ou au nom d'experts qui écrira un texte dont nous serions ensuite comptable.

Cette 6e République, elle permet de totalement changer la 5e et de repartir sur des bases saines puisque l'histoire même de la 5e République et l'aboutissement de l'autoritarisme. Elle permet d'abord donc de rompre avec l'héritage de la 5e République tous ses symboles, ses structures, sa culture autoritaire. On ne peut pas dire qu'on reconnaît qu'elle est autoritaire dès l'origine et ensuite ne changer que certains de ces aspects.

Elle permet de repenser nos droits civiques au 21e siècle car il a il y a évidemment des droits inaliénables de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 comme la liberté de conscience, la liberté d'expression, la liberté de circulation, la liberté de culte. Mais la définition révolutionnaire de la liberté est également toujours d'actualité. celle de 1793 qui nous dit la liberté et le pouvoir de faire tout ce qui ne nuit pas au droits d'autrui.

Et donc comme la société évolue, notre constitution doit elle aussi évoluer et refléter ses évolutions. Et c'est là qu'on qu'on nous dit que une génération ne peut pas assujettir ne peut pas assujettir à ces lois les générations futures. Et donc c'est à nous la génération future de de nous autosaisir.

Tout d'abord, consacrant le droit à l'IVG dans la Constitution et à la contraception. Ça a déjà été fait, mais la rédaction peut toujours être améliorée. On doit également constitutionnaliser la liberté de choisir son genre, c'est-à-dire accompagner des individus dans l'émancipation au-delà des carcans du patriarcat.

Et ce serait produire donc pour la première fois au monde une constitution féministe qui serait un exemple pour le monde entier. Il faut se rappeler que toutes les précédentes constitutions ont été écrites par des hommes et le droit des le droit des femmes était d'ailleurs refusé jusqu'en 1944. Nous avons fêté les 80 ans de de cette ordonnance récemment.

Il n'y a pas de raison sinon la peur donc de partager son pouvoir et de mettre fin aux oppressions, de refuser le droit plein et entier à l'autonomie corporelle pour toutes et tous. Ensuite, nous devons évidemment sur le plan environnemental consacrer la règle verte et le droit à l'eau. C'est-à-dire, c'est redonner à la France son rôle d'éclaireur, son rôle d'avant-garde sur le plan mondial et sur le plan environnemental.

Et je reviens, je voudrais revenir sur ce qui s'est passé cet après-midi à l'Assemblée nationale puisque c'est pour ça que nous sommes en retard, que nous sommes arrivés en retard avec Manuel, c'est que cet après-midi à l'Assemblée nationale a eu lieu un coup de force sans précédent, ce qu'on va ce qu'on a appelé un 493 parlementaire. On a eu une alliance entre l'extrême droite, la droite et le et les macronistes qui ont voté une motion de rejet pour éviter un débat sur la réintroduction des néonicotinoïdes. Vous savez ces pesticides tueurs d'abeille qui étaient interdit en France depuis 2018 et qui sont la source de d'infini cancer et maladie extrêmement graves.

Non seulement pour les agriculteurs eux-mêmes qui sont les premières victimes de ces lois qui dérégulent le droit environnemental mais aussi pour tout leur entourage, toutes les personnes qui vivent en milieu rural et toute leur famille. Et donc nous avions déposé sur ce texte plus de 1000 amendements pour l'obstruer et pour éviter le débat, ils ont pour la première fois voté un rejet contre leur propre texte et c'est la première fois que ça arrive aujourd'hui à l'Assemblée nationale. C'est-à-dire que l'assemblée s'est dessis de son propre pouvoir de débattre et de supprimer les dispositions les plus problématiques pour que ensuite dans un h clos pareil qui ne devrait plus exister dans le cadre du 6e République, une commission mixe paritaire, c'est-à-dire h députés et h sénateurs qui se réunissent pour faire un mix de la loi se réunissent et en viennent à la version du Sénat qui était la pire version qu'on pouvait avoir.

Et ça c'est aussi ce qui peut ce que permet la 5e République et ce qui ne veut plus exister. Mais j'en reviens aux autres droits qu'elle devrait consacrer, le droit au logement et la protection des non numériques, surtout à l'heure où les gars femmes violent chaque jour notre vie privée. Et enfin, s'assurer de l'égalité entre tous les citoyens, c'est évidemment avoir une constitution et des lois qui permettent l'égalité totale avec nos concitoyens des outresemes qui sont relégués, avec qui la France a une relation encore coloniale en témoigne les décisions de Darmanin de mettre en place une prison en Guyane dans la même commune où il y avait un bagne.

C'est une image des outres mères qui est celle de la relégation et c'est une logique coloniale qui ne devrait plus exister et donc nous sommes pour l'égalité totale et c'est pour ça qu'on doit aussi inscrire dans la constitution le droit du sol pour toutes et tous. J'en reviens aux élus et donc nous entre guillemets aussi les députés. Pour redonner le pouvoir au peuple, il faut se donner l'opportunité de sortir du système oligarchique et de l'image oligarchique que renvoie les élus.

Il n'est pas acceptable au 21e siècle alors que notre niveau d'éducation est tel et que notre niveau d'information grâce au aux outils numériques est tel de ne pas pouvoir mettre fin au mandat de quelqu'un avant ces 5 ans réglementaires qui sont soit prévus dans la loi, soit prévu dans la constitution. Aujourd'hui, l'élection est une onction qui intègre des individus dans une caste souvent de privilégié, sans contrôle réel de leur travail, sans possibilité de les révoquer, sinon en attendant l'élection suivante. Et donc pour restaurer la démocratie et redonner définitivement le pouvoir au peuple, il va falloir mettre en place un référendum révocatoire.

On est les seuls à en parler. On l'avait proposé à l'Assemblée nationale. Ça existe déjà dans de nombreux États des États-Unis.

Ça existe au Mexique, ça existe en Équateur et ça existe aussi en Suisse. Ensuite, on pourque ça nous concerne ici pour les futur municipal, il faut mettre en place des assemblées locales pour faire vivre le communalisme et une vie politique en continu avec aussi le droit le pouvoir de révoquer les élus à l'échelle municipale, c'est-à-dire avoir au niveau local un pouvoir de décision et de choix politiques qui n'existe pas aujourd'hui des espaces où tous les citoyens peuvent s'exprimer. Et enfin, il serait temps de consacrer ce référendum attendu surtout par les gilets jaunes qui ont largement mis le sujet sur la table et qu'on doit aussi toujours saluer et remercier. le RIC constituant, le Ric d'abrogation, le Ric révocatoire et le Ric législatif, c'est-à-dire mettre en place le référendum d'initiative citoyenne puisque non seulement la dernière fois que la France est prononcée par référendum en 2005, personne n'a suivi le résultat, mais aussi il serait temps que les citoyens puissent avoir une initiative de mettre en place des référendums qui aujourd'hui est une illusion.

On l'a vu sur les aéroports de Paris notamment avec le référendum d'initiative partagée où il était impossible d'atteindre le seuil de signature requis. Alors si la 6e République veut rendre le pouvoir au souverain, elle doit lui rendre pleinement, c'est-à-dire inventer les moyens pour le peuple d'intervenir directement et en continu dans la fabrique de la loi, dans la délibération collective et dans le choix de ses mandataires. Et j'aimerais terminer par cette citation au hasard de de Robespierre.

La démocratie est un état où le peuple souverain, guidé par des lois qui sont son ouvrage, fait par lui-même tout ce qu'il peut bien faire et par des délégués tout ce qu'il ne peut pas faire lui-même. Chers amis, nous ne vivrons jamais en démocratie sans cette confiance accordée à l'intelligence collective du peuple, accordée à notre intelligence collective. Alors, vive la 6e République, vive les peuples libres et vive la Palestine.

Merci. Gabriel, merci beaucoup. Faut que tu nous demande d'accueillir chaleureusement qui va nous parler des valeurs de la 6e j'avais oublié le micro, désolé.

Micro Merci beaucoup. Merci. [Applaudissements] Ben, bonsoir à tous et encore une fois un immense plaisir de tous vous retrouver ici.

Euh merci ma chère Annie d'être parmi nous ce soir. Merci Dayy, merci Manu, merci Gabriel d'être d'être présent au Linand et merci à tous ceux qui ont rendu cette réunion possible. Alors, ça fait trois fois en 1 an qu'on se retrouve dans cette salle.

La première fois, si certains d'entre vous étaient déjà là, peut-être que vous vous en rappelez pour les élections européennes, on avait eu la chance d'accueillir Rima Hassan. Euh vous vous rappelez peut-être que c'était le jour où notre collègue Sébastien de Logu avait issé le au fièrement et fortement le drapeau de la Palestine dans l'Assemblée nationale et il avait amené Rima ici. Après, on était avec Paul Vanè Nologal, plein de gens et ça avait été une très très belle soirée.

Et quand je vois ce que fait Rima depuis au au Parlement européen, quand je vois la manière dont elle fait trembler un certain nombre de personnes qui ont bien raison de trembler, et ben je me dis qu'on a vraiment fait du bon boulot. Alors bien sûr, bien sûr la lutte pour les droits et pour le peuple palestinien, elle est loin d'être terminé. Je vais je vais y revenir.

Mais vraiment quand je vois rifier sur les épaules, dire au complices et aux lâches qu'elle a souvent face à elle à Bruxelles que non, les Palestiniens ne disparaîtront pas, que non, leur soutien ne se terront pas, que oui, la lumière reviendra à Gaza. Je crois vraiment qu'on peut tous être très fier d'elle. La seconde fois, c'était tout juste un mois plus tard.

Faut croire qu'Emmanuel Macron avait pas aimé qu'on envoie 8 eurodéputés de combat à côté de Rima au Parlement européen. Qu'il avait peut-être pensé aussi que finalement l'Union de la gauche était terminée, la NUPES'était cassée. Certains qui réclament aujourd'hui l'unité avaient refusé à ce moment-là de la faire pour les élections européennes.

En tout cas, il a dissou de l'Assemblée nationale et on s'est retrouvé dans cette salle une nouvelle fois et avec Jean-Luc Mélenchon qui était venu soutenir notre campagne ma chère des alors je crois que ceux qui étaient là n'oublieront pas ce moment. Il y avait encore plus de monde que ce soir. Bien sûr quand Jean-Luc vient quelque part, c'est c'est toujours comme ça.

Il nous avait promis un discours trentaine de minutes et au final dans une salle où il faisait très chaud, on a parlé pendant plus d'une heure et de la révolution citoyenne et je dis bien on parce que j'ai jamais vu un meeting politique aussi interactif, des gens autant poser autant de questions, une discussion aussi vive. À la fin, on avait l'impression d'être entre nous alors qu'on était des centaines à évoquer ce sujet de la révolution citoyenne avec Jean-Luc Mélenchon. Donc c'était un moment très fort qui nous a donné beaucoup de force.

D'ailleurs, ça s'est bien terminé cette campagne desit, tu l'as rappelé tout à l'heure et quand la campagne pour la 6e République a été lancée par le mouvement, je me suis dit qu'il fallait absolument qu'on revienne ici. Et pour être totalement honnête, j'avais une petite idée derrière la tête et un soir, on siit à l'assemblée, j'ai dit à Manu, mais dis-moi Manu, toi tu es jamais venu à Sergie. Et Gabrielle, elle vient de temps en temps parce que c'est une collègue, une voisine valdoisienne et on est toujours très heureux de l'accueillir.

Mais c'est pour ça les amis qu'on a l'immense honneur d'accueillir ce soir donc Gabriel Catala Emmanuel Bonpar Sergie. et je voudrais que vous fassiez un nouveau triomphe. Merci.

C'est vraiment un grand plaisir pour Daisy et moi de vous accueillir ici ce soir tous les deux et un très beau cadeau que vous me faites parce qu'il se trouve qu'aujourd'hui en plus c'est mon anniversaire. Alors faut que vous sachiez qu'ici on est Merci merci beaucoup. Je sais pas, je sais pas si j'ai vraiment envie de le fêter 41 ans, ça commence à faire beaucoup mais enfin bon.

Merci en tout cas. Je suis très content d'être avec vous. Merci.

Merci. Alors oui, je vous disais, il faut que vous sachiez Manu, Gabriel, tous ceux qui ne le savent pas mais vous en particulier que ici on est vraiment chez Des quartier desinandes c'est chez elle. Elle y a grandi, fondé sa famille et je crois que c'est une des raisons pour laquelle cette salle nous porte tant bonheur.

Des au fond, c'est déjà un peu la mère d'inand soit totalement la mère de Sergie. Alors avec Yassine avec Yassine, avec toute l'équipe de Sergie Insoumise, moi plein d'autres, vous allez je crois nous revoir souvent dans les prochaines semaines dans cette salle, dans toutes les salles de la ville jusqu'à tant qu'on aille fêter la victoire à l'hôtel de ville l'année prochaine. C'est cher Lissandro, tu connais le chemin, tu nous tu nous montreras.

Je salue Lysandre qui est avec nous. Mais ce soir, on est là pour parler de 6e République. Alors, des vous a dit ce que cette 6e République pouvait donner au niveau local.

Gabriel vous a parlé du communalisme qu'on défendra, qu'on défend à la France insoumise et on aura l'occasion de voir ça très concrètement l'année prochaine. C'est évident. Gabriel vous a parlé que du fait que dans cette 6e République, on aurait tous des droits nouveaux, que le peuple aurait plus la parole, qu'il aurait plus le pouvoir et elle l'a fait avec beaucoup de talent.

Encore merci Gabriel. Dans un instant, Manuel Bompard nous offrira le coup du spectacle. Il va nous dire comment on y arrive à cette 6e République et pourquoi c'est extrêmement urgent.

Et moi, j'aimerais vous parler un instant du fait qu'effectivement cette 6e République sera antiraciste, internationaliste et pacifiste. Cette 6e République sera antiraciste d'abord et vous voyez bien à quel point on en a besoin. Cette semaine, juste après son élection, à la tête du parti des Républicains, Bruno Retaillot, on l'a dit, a lancé une nouvelle offensive islamophobe.

En rendant public un rapport sur le soi-disant danger des frères musulmans pour la France, il a en effet ouvert une nouvelle boîte de Pandor. Alors, d'abord, de quoi on parle ? De quoi on parle ?

Ce rapport, moi je l'ai lu. On parle de 400 à 1000 personnes. 400 à 1000 personnes sur plein sur plus de 5 millions de français musulmans.

Quelle menace ! Ça représente 7 % des mosquées, quelques écoles où souvent d'ailleurs les parents mettent leurs enfants parce que il y a une certaine rigueur comme dans les écoles catholiques. Mais les écoles catholiques c'est 2 millions d'élèves et jamais un contrôle comme on l'a vu avec la commission d'enquête qu'a mené Paul Vanier sur la question de Betaram et sur lequel le premier ministre n'a rien répondu.

Donc non, moi je ne crois pas qu'il y ait une quelconque menace liée aux frères musulmans en France. Ce qui est une menace en revanche, ça c'est une vraie menace. C'est le racisme d'état de Bruno Retaillot et la chasse aux musulmans qu'il va lancer sur la base de ce rapport.

Et on envoie déjà les effets sur le terrain ici à Sergie. Des a rapidement évoqué la semaine dernière, moi j'ai été saisi par l'un des plus gros clubs de sport de la ville par son intermédiaire d'ailleurs. Le préfet leur avait écrit pour leur dire que trois jeunes filles avaient été vu avec un voile à l'entraînement.

Oui. Oui messieurs dames. On n pas de prof pour faire les remplacements dans les écoles.

On n pas de médecin assergie. On a des services publics qui se cassent la gueule, mais par contre les services de l'État ont le temps d'aller inspecter comment nos gamins sont habillés sur le terrain de foot. Et avec menace de retrait, d'agrément du club, 1500 licenciés, trois jeunes filles ont été vu avec un foulard.

Il faut tout arrêter. Le foot doit s'arrêter à Sergie. Dans ce courrier, le préfet effectivement fait cette menace là.

Donc je je vais le voir. Je lui dis "Monsieur le préfet, vous savez c'est pas tout à fait légal ce que vous avez écrit à ce club et c'est pas ça la laïcité. En France, la laïcité, c'est les représentants de l'État qui doivent être neutres.

On l'a étendu aux élèves dans les écoles. Mais dans la rue, sur le terrain de foot, même dans vos services là, dans vos locaux, à la préfecture, quand les gens veulent déposer un dossier, les gens peuvent exprimer leur foi comme ils veulent et s'en prendre à une religion plus qu'à une autre. C'est l'exact contraire de la République.

Et vous savez ce qu'il m'a répondu, monsieur le préfet ? Oui, mais monsieur le député, une des plus grandes menaces qui pèse sur la Répu sur la République, c'est les frères musulmans. Et vous allez voir, il y a un rapport qui va sortir la semaine prochaine.

Donc voilà, la boucle est bouclé. On voit comment ces gens s'organisent, on voit exactement ce qu'ils ont comme projet et on voit que ça n'a pas grand-chose à voir avec le fait de faire avancer notre pays, avec le fait de respecter les valeurs républicaines, mais ça a sans doute beaucoup à voir avec le fait que monsieur Retaillot veut devenir président de la République. Monsieur Retaillot, ça fait des années qu'il cible les immigrés et tous les Français qui selon lui n'ont pas la bonne religion ou la couleur de peau.

Monsieur Retaillo, c'est lui qui en parlant de nos compatriotes de Mayotte disait qu'ils étaient noirs et musulmans et donc pas vraiment français. Monsieur Retaillot, c'est lui qui nous a fait passer une loi à l'Assemblée nationale il y a quelques semaines sur Mayotte pour restreindre le droit du sol que j'ai eu l'honneur de combattre d'ailleurs au nom du groupe insoumis. Donc chers amis, faut pas s'y tromper.

Les odieuses lois qu'on a depuis un certain nombre d'années sur le séparatisme, sur la préférence nationale, sur ce qu'ils sont en train de faire à Mayotte, sur la sortie de ce rapport, tout ça ça n'a un seul et unique but. Préparer une France où tout le monde n'a pas les mêmes droits, où ce ne sont plus les racistes le problème mais ceux qui les combattent et où le fait de naître en France ne suffit plus à faire de vous un français. Monsieur Rotaillou a d'ailleurs toujours défendu le droit du sang plutôt que le droit du sol et s'est permis de crier à bas le voile dans un meeting organisé par un groupement proche d'Israël.

Depuis 8 années maintenant que j'ai l'honneur d'être votre député, vous le savez, mon engagement contre le racisme n'a pas varié. la jeune chanteuse Menel, la responsable syndicale Mariam Pouchetou, la polémique sur le hijab vendue par Décathlon, la circulaire de Jean-Michel Blancard pour interdire aux mamans qui qui portent un voile de faire les sorties scolaires. À chaque fois, je me suis opposé de toutes mes forces à ces opérations de stigmatisation et je suis aujourd'hui très fier d'appartenir à un mouvement dont tous les députés mènent ce combat.

Je parle bien sûr de la France assez la 6e République que nous voulons, elle inscrira le droit du sol dans sa constitution et elle assurera à chaque français les mêmes droits, quel que soit leur couleur de peau ou leur religion. C'est ça la Nouvelle France, une France où tout le monde peut être fier de ce qu'il est, de ce en quoi il croit. Et oui, oui, oui, nous nous revendiquons la créolisation.

Et c'est pour cela que notre 6e République sera aussi profondément internationaliste. Il est en effet temps, chers amis, de renouer avec ce qui a sans doute été un des plus grands idéaux de la gauche et qu'à part à la France insoumise tout le monde a un peu oublié. Dans un monde où les plus puissants, je parle bien sûr des grandes entreprises multinationales, de leur meilleur allié politique, les États-Unis d'Amérique, surtout surtout celle de monsieur Trump ne voit la planète que comme un gâteau à se partager.

Le gaz, l'uranium, les minerais, le pétrole. Nous, il faut qu'on propose un autre chemin. Monsieur Trump a stoppé les américaines au développement.

Il fait la chasse aux scientifiques et réprime les étudiants. Alors oui, nous nous devons nous battre pour un monde où la coopération prime sur la prédation. C'est par l'échange et le travail commun entre les nations que nous pourrons relever les grands défis autour du partage de l'eau, des ressources, de la découverte de l'espace et qu'on les grera une planète habitable à nos enfants.

Et je proposerai dans les semaines qui viennent un rapport pour dire qu'on commence pour dire qu'on pourrait commencer par sunir nous tous ceux qui partagent la langue française, tous les peuples qui partagent la langue française autour de grands projets. Jean-Luc Mélenchon le dit souvent, le français n'appartient pas au français mais à tous ceux qui le parlent. et nous devons nous appuyer sur notre langue commune pour bâtir une diplomatie des causes communes.

Je proposerai qu'on supprime les obligations de visa pour les artistes, les chercheurs, les chefs d'entreprise, les élus dans le monde francophone, qu'on crée un programme sangor sur le modèle du programme Erasmus pour que les étudiants maliens, algériens, français, sénégalais, québécois, marocains, tous ceux qui parlent le français qu'on puisse beaucoup plus facilement échanger, coopérer et bâtir ensemble les grands projets de demain. Mais pour que tout ça arrive, il y a un préalable, il y a une condition, la paix, aucun partage, aucune coopération dans un monde où la violence est partout. Et là aussi, la France et les Français ont un rôle important à jouer.

D'abord en refusant l'escalade guerrière dans laquelle Donald Trump veut nous entraîner, en particulier avec la Chine. Car vous verrez maintenant qu'ils ont mis la main sur les minerais ukrainiens, qu'ils s'apprêtent à faire la même chose en République démocratique du Congo, c'est àen qui va intéresser les Américains. Et alors que nous payons déjà le prix de la de la guerre commerciale que Trump a déclenché, nous devons nous Français refuser ce cycle de violence et discuter avec l'ensemble des pays au nord comme au sud et défendre une position qui ne soit alignée finalement sur les intérêts d'aucune grande puissance mais seulement sur ceux du peuple français.

Nous devons faire terre les canons à Kief mettre et et et pardon et et mettre fin à la confrontation directe avec la Russie. Oui. Qui n'est dans l'intérêt de personne et surtout pas du peuple ukrainien.

Nous devons aider nos amis congolais aujourd'hui envahis par leurs voisins rwandais et bien sûr tout faire, je dis bien tout faire pour stopper les crimes d'Israël. Vous le savez, Netaniaou prépare en ce moment même la saut finale sur Gaza. Il a annoncé il y a quelques jours vouloir prendre la le contrôle de la totalité du territoire et a ouvert un vaste camp de concentration, il y a pas d'autres mots, où tous les Palestiniens qui se rendront pour éviter d'être tués seront déportés.

école, hôpitaux, habitation, tout a été détruit à Gaza et Israël organise la famine et la destruction. Alors ça suffit les condamnations, ça suffit les belles paroles. Reconnaissance immédiate de l'État de Palestine.

Embargo sur les armes, fin de l'accord d'association avec Israël et déferm immédiat de Netaniaou et de tous les criminels de guerre devant la Cour pénale internationale. La France a les moyens de le faire. Netaniaou a survolé le territoire français et nous l'avons laissé passer.

Nous français devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que le droit international soit respecté. Car aujourd'hui en Palestine, c'est toute l'humanité qui est attaquer. Voilà chers amis ce que je voulais vous vous dire aujourd'hui.

Je serai pas plus long mais notre 6e République sera profondément antiraciste, internationaliste, pacifiste et maintenant faites un triomphe à Emmanuel Bompard. Merci. [Applaudissements] Je [Applaudissements] pense je savais pas si Yassine allait remonter pour me donner la parole.

En tout cas, d'abord, je vous remercie évidemment pour la chaleur et la gentillesse de votre accueil et je salue les militantes et les militants de la France insoumise de Sergie sans qui cette soirée n'aurait pas été possible et je crois que c'est important de les saluer parce que vous savez, vous voyez toujours quand vous participez à ce type d'événement de réunion publique, les personnes qui sont en face de vous sur la scène et qui prennent la parole. Mais si on peut se réunir aujourd'hui, si on peut avoir ces moments d'échange entre nous, si on peut avoir ces moments de rencontre, si on peut avoir ces moments de mobilisation commune, c'est d'abord parce que pendant plusieurs jours auparavant, vous avez des militantes, des militants qui sont venus à votre rencontre qui vous ont informé du fait que cette réunion allait avoir lieu, qui ont préparé la salle pour qu'elle puisse avoir lieu. Et si la France a soumise, elle peut aujourd'hui faire son action politique.

C'est qu'est-ce qu'elle a ? C'est parce qu'elle a partout en France des dizaines de milliers de militantes et de militants qui ne comptent pas leurs heures, qui n'attendent rien en échange, qui se mobilise pour essayer de faire advenir demain un monde meilleur, qui se mobilise contre les mauvais coûts du gouvernement et sans qui on pourrait pas faire tout ça. Et donc, je veux vraiment les remercier pour leur implication et leur engagement.

Ça a été dit tout à l'heure par Gabriel Catala qui a pris la parole. avant moi, on s'excuse de notre retard, on vous a fait attendre quelques minutes, mais il se trouve qu'on était à l'Assemblée nationale et que allait avoir lieu ce vote sur cette fameuse motion de rejet. Je vais donner quelques éléments d'explication et on voulait vraiment pouvoir participer à ce vote avant de venir et donc on a eu quelques instants de retard et je vous prie de nous en excuser mais ce moment-là à l'Assemblée nationale était important puisque devait commencer aujourd'hui l'examen d'une proposition de loi qui initialement est venue du Sénat d'un sénateur des Républicains qui s'appelle du plomb comme son nom l'indique et qui a mis sur la table une proposition de loi visant notamment à faciliter l'usage et la réintroduction en France de certains pesticides qui ont été interdits dans les années précédentes pour notamment protéger la santé des Françaises et des Français.

Et ce travail, ils le font au nom soi-disant d'une volonté de lever un certain nombre d'entraves, c'est le titre de cette proposition de loi, au métier des agricultrices et des agriculteurs. Et ils essayent par la même de se faire passer en quelque sorte pour les meilleurs défenseurs du métier des agricultrices et des agriculteurs. Comme si les agricultrices et les agriculteurs aujourd'hui leur problème c'était l'utilisation de les pest des pesticides.

C'est comme si les agricultrices et les agriculteurs aujourd'hui n'étaient pas parmi les premiers et les premières victimes de l'utilisation des pesticides qui mettent en danger notre santé, qui mettent en danger notre biodiversité, qui nous mettent en danger nos familles dans ce que l'on mange. Quand on parle aujourd'hui par exemple de réintroduire un pesticide, un néonicotinoïde dont les chercheurs et les experts nous disent aujourd'hui que c'est l'équivalent du chlore décon dans l'hexagone. Le chlore déconne, ce pesticide qui a détruit les Antilles, qui a détruit la santé de nos sœurs et de nos frères en Guadeloupe, en Martinique, le clore d'écon qu'on retrouve aujourd'hui dans toutes les terres dans ces départements.

Le clore d'écon qu'on retrouve dans le sang des habitantes et des habitants. parce que pendant des années et des années, des grands cultivateurs, des grands producteurs ont considéré que l'environnement ou la santé des habitantes et des habitants devait passer au second plan derrière leurs propres intérêts économiques. Et aujourd'hui, vous avez un gouvernement qui alors que nous protestons contre la réintroduction de ces pesticides, qu'alors que nous protestons contre des dispositifs qui consistent par exemple à faciliter l'installation de ce qu'on appelle des mégabassines, c'est-à-dire des grands projets de stockage de l'eau pour privatiser l'usage de l'eau au bénéfice d'une petite poignée de producteur et au détriment du plus grand nombre.

Alors que nous protestons contre ces régressions environnementales et que nous voulons le faire dans le débat parlementaire comme le permet la démocratie. C'est pour ça qu'il y a une opposition, c'est pour qu'on puisse s'opposer quand il y a des projets qui ne nous conviennent pas parce que nous considérons qu'ils sont dangereux pour le peuple français, qui sont dangereux pour l'environnement. Alors, vous avez un gouvernement qui veut nous empêcher de mettre en place ce travail d'opposition et qui utilise des techniques parlementaires qui ressemblent, ça a été dit à des formes de 493. nous empêchons de débattre, renvoyant ce débat à une discussion entre des représentants de l'Assemblée nationale et du Sénat, ce qu'on appelle une commission mixte paritaire, c'est-à-dire une petite dizaine d'élus qui dans leur coin vont pouvoir faire leur petites tambouilles en dehors des yeux du plus grand nombre et venir nous voir devant l'Assemblée nationale et nous dire maintenant c'est à prendre ou à laisser.

Et nous avons prévenu cet après-midi quand nous avons vu que cette manœuvre allait être mise sur la table et nous avons dit nous vous prévenons si vous faites cela, si vous empêchez les députés de faire leur travail d'opposition pour protéger la santé des françaises et des Français pour protéger l'environnement et la biodiversité qui sont menacés encore aujourd'hui plus que jamais. Alors, nous déposerons une motion de censure pour vous faire tomber. Et donc, je vous le dis.

Et donc je vous le dis parce que ça a été dit en introduction tout à l'heure. Ah les insoumis, ils ont sans doute des défauts. Mais par contre les insoumis, ils ont des principes clairs.

Et les insoumis quand ils disent quelque chose et quand ils disent si le gouvernement vous voulez nous empêcher de débattre de ce sujet et de nous opposer à la réintroduction de ces pesticides, alors nous déposerons une motion de censure. Une fois que le gouvernement va au bout et nous empêche concrètement de débattre sur ce sujet. Alors, nous déposons des motions de censure.

Alors, dans les prochaines heures, nous annoncerons à l'Assemblée nationale le dépôt d'une nouvelle motion de censure pour faire tomber le gouvernement, pour le censurer. Et nous adressons à tous les groupes de l'Assemblée nationale, à tous ceux qui par exemple ont refusé de joindre leur voix aujourd'hui à cette manœuvre honteuse. Nous leur disons, il suffit pas de parler, on veut quand on veut s'opposer au gouvernement.

Il suffit pas de dire qu'on n'est pas d'accord. Il suffit pas de dire que nous sommes dans l'opposition. L'opposition, ce ne sont pas des mots, ce sont des actes.

Et quand on est dans l'opposition, quand on a l'opportunité et la possibilité de renverser le gouvernement, alors on vote la motion de censure. Donc tout le monde doit voter cette motion de censure s'il est vraiment dans l'opposition à ce gouvernement. Ah, je vais pas vous raconter des histoires.

Je vais pas vous raconter des histoires. Vous savez comme moi, puisque ce n'est pas la première des motion de censure que nous allons déposer, vous savez comme moi que sans doute certains encore se défileront devant leur responsabilité, que sans doute certains encore ne voteront pas cette motion de censure. Mais au moins, nous aurons mené la bataille sur ce sujet jusqu'au bout et nous aurons l'opportunité pendant ce débat parlementaire sur la censure de montrer que aujourd'hui dans débat politique en France, il y a ceux qui défendent réellement la santé des Françaises et des Français.

Il y a ceux qui défendent réellement notre biodiversité et il y a ceux qui font semblant sur les plateaux de télévision ou au moment des élections mais qui quand ils sont sous les la pression des lobby et notamment des lobby de l'agroindustrie et de la FNSEA qui plient qui cèdent et nous les insoumis nous ne plions pas nous ne cédons pas nous tenons bon y compris face au lobby, compris parce que ça a été le cas ce weekend face à ceux qui viennent nous menacer devant nos permanences. en nous disant "Vous n'avez pas le droit de vous opposer à cette proposition de loi parce que nous les grands géants, les syndicats de la FNSEA, ces agriculteurs qui prétendent parler au nom de l'ensemble des agricultrices et des agriculteurs mais qui privatisent leurs paroles parce qu'ils défendent au contraire un modèle agricole au service de l'intérêt d'une toute petite minorité et au détriment du plus grand nombre. Quand ces syndicats viennent nous menacer devant nos permanences, viennent nous insulter, viennent faire des tags pour essayer d'expliquer que en quelque sorte nous ne serons pas fidèles à nos engagements en nous opposant à ce type de proposition de loi.

Nous leur disons "Nous n'avons pas peur. Nous mènerons la bataille jusqu'au bout sur ce sujet. cette motion de censure, elle permettra d'avoir puisque vous n'avez pas voulu du débat à l'Assemblée nationale et ben vous aurez pendant toute une après-midi sur cette motion de censure, vous aurez le débat parce que cette motion de censure, elle sera sur la question des pesticides et on fera la démonstration que les gens qui vous gouvernent aujourd'hui sont des irresponsables.

Et si je voulais commencer par cet exemple, c'est parce que cet exemple, il en dit tellement long sur quel point aujourd'hui le macronisme dans sa fusion avec la droite réactionnaire, dans sa fusion avec l'extrême droite, le macronisme est devenu plus que jamais un obscurantisme, que le macronisme est devenu plus que jamais un trumpisme. Parce que les recettes qui sont à l'œuvre aujourd'hui en France et dont on parlait mes collègues avant moi sont les mêmes recettes qu'on observe partout dans le monde quand la droite se radicalise quand elle devient une droite obscurantiste qui n'écoute plus la vie de la science des scientifiques. une droite autoritaire qui ne fait plus aucune confiance à la démocratie et on l'a vu y compris aux dernières élections législatives, vous le savez puisque nous le nouveau front populaire nous avions gagné les élections législatives et que c'est Emmanuel Macron et ses amis qui a confié le pouvoir à un premier ministre à l'époque issu d'une formation politique qui avait fait à peine 5 % des voix aux élections législatives partout dans le monde sous l'impulsion des Trump des Mil en Argentine le libéralisme économique se réorganise autour d'une option de plus en plus autoritaire, anti-écologique, écoide, raciste, qui met en danger et qui refuse y compris à l'échelle internationale le principe d'un droit international, d'une justice internationale et qui au contraire veut faire régner à chaque échelon local, national, international la loi du plus fort, le règne du plus fort, le poids des armes, là où au contraire nous nous défendons.

Non, le principe d'un droit international, le principe de droits humains que l'on doit faire respecter partout dans le monde, quelle que soit la couleur de peau, quelle que soit la religion, le principe de l'égalité entre les êtres humains auquels nous sommes et vous le savez attachés et auquel sur lequel nous faisons et nous nous battons au quotidien. Et cet obscurantisme là, c'est l'obscurantisme d'un président de la République qui a été élu en disant qu'il ferait de l'écologie une cause importante de ses quinquena et qui devient aujourd'hui un président de la République qui court derrière les enterrés les plus réactionnaires, qui réintroduit des pesticides, qui renonce à nos objectifs de lutte contre le changement climatique. Cet obscurantisme d'un président de la République qui nomme, son nom a été beaucoup prononcé ce soir comme ministre de l'intérieur et ministre des cultes.

Un homme qui peut venir dans une réunion publique au côté des alliés, des complices, des génocidaires dire et terminer son propos en disant "Ale voile" alors qu'il est ministre des cultes, alors qu'il est le ministre qui doit assurer et garantir le fait qu'en France, quelle que soit sa religion, on doit pouvoir la pratiquer dans le respect de la loi comme le font l'ensemble des françaises et des Français, qu'on doit pouvoir le pratiquer, qu'on doit pouvoir s'habiller comme on veut, qu'on doit pouvoir refuser les injonctions queles qu'elles soient. Oh, comment j'ai été choqué la semaine dernière comme vous, j'imagine après la publication de ce rapport. Aurélien a parlé tout à l'heure de voir que sur ces news, cet ég raciste et réactionnaire, cette chaîne qui si nous vivions réellement en République et si réellement il y avait des instances de contrôle, cette chaîne qui aurait dû être fermée depuis bien longtemps parce qu'en France sur les médias, on peut pas tenir des propos racistes et réactionnaires.

Peut-être vous avez vu sur cette chaîne qu'on s'en est pris à une influenceuse. Vous l'avez vu les situations parce qu'on disait "Ah, ta robe est trop longue." Et puis il y a un an, on s'attaquait à cette même influenceuse et on lui disait "Ta robe est trop courte." et on disait "Ah, regardez, elle a une robe trop longue.

C'est l'influence des frères musulmans." Alors, si vous voulez rire, on s'est rendu compte que sa robe, elle avait été faite par une créatrice de des créatrices de mode, s'appelle les sœurs Hsen. Alors, vous avez vu, c'était pas une affaire des frères musulmans, c'était une affaire des sœurs Hsen.

Dites-leur, moquez-vous d'eux, c'est tellement ridicule, c'est tellement pathétique. Et donc face à ces offensives racistes, réactionnaires, nous avons juste une chose simple à dire. Foutez la paix aux femmes, laissez-leur s'habiller comme elle veut.

Foutez la paix aux musulmans, laissezleur pratiquer leur religion comme ils veulent. Foutez la paix aux jeunes. laisser se mobiliser contre le génocide à Gaza sans les réprimer parce que les réactionnaires qui nous gouvernent et je crois que c'est important que tout le monde le comprenne s'il surf aujourd'hui sur cet agenda raciste, sur cet agenda réactionnaire, si ce mouvement-là c'est un mouvement international qu'on observe partout dans dans le monde que depuis les années 80 le néolibéralisme qui était à l'œuvre partout dans le monde et aujourd'hui une impasse parce que tout le monde se rend compte qu'il n'est pas capable de garantir le bien-être la vie digne pour chacune et pour chacun que ce néolibéralisme il se retrouve confronté à une mobilisation des peuples qui refusent ce modèle injuste. les puissants qui nous dirigent, les puissants qui nous gouvernent.

Ils n'ont plus pour comme solution pour maintenir leur domination que de chercher à introduire dans la société les ferments de la division, de la fracturation. Oui, le racisme est parfois une diversion dans l'actualité médiatique, mais le racisme est surtout une entreprise organisée de division du peuple que les puissants cherchent à introduire pour maintenir leur domination. Alors quand on veut transformer la société, alors quand on veut partager les richesses, alors quand on veut assurer à chacune et à chacun une vie digne, alors quand on prétend être de gauche, lutter pour la justice sociale, pour la justice fiscale, on ne peut pas être de gauche et ne pas être antiraciste.

Quand on est de gauche, on est antiraciste. Quand on est de gauche, on refuse la division, on refuse la fracturation, on se bat pour l'égalité, on se bat pour faire en sorte que chacune, chacun, quelle que soit sa couleur de peau, sa religion, son origine, puisse avoir les mêmes droits, une égalité d'accès au logement, une égalité d'accès à l'emploi. On se bat contre les discriminations.

On refuse qu'une religion en particulier soit en permanence à longueur d'antennes stigmatisé. que ces établissements scolaires soient contrôlés 10, 15, 20, 50 ou 100 fois plus que les établissements scolaires qui sont affilié à une autre religion comme ça a été le cas par exemple pour le lycée à Veres à Lille qui a été contrôlé, recontrôlé, recontrôlé alors que dans le même temps et la commission d'enquête sur l'affaire Betaram l'a démontré, vous avez des établissements confessionnels dans lequel il y avait des violences sexistes et des violences sexuelles, des établissements comme le lycée Stanislas dans lequel se tenait des propos homophobes et qui ont auurs agréments pour continuer à pouvoir accueillir des élèves. Non, pas de poids de mesure quand on est attaché à la République et à la démocratie.

Le macronisme est un obscurantisme. Le macronisme est un trumpisme anti-écologique, islamophobe, attaquant l'État, attaquant les services publics, attaquant la protection sociale. et les dernières annonces du gouvernement sur ce sujet doivent pour chacune et chacun d'entre nous être un signal et une alerte de mobilisation.

Dans le budget qui vient d'ici la fin de l'année, le gouvernement a l'intention de retirer encore près de 15 milliards d'euros au budget de la sécurité sociale. Et comme souvent, ils vont vous dire "Ah bah oui, mais on a plus le choix. Regardez, la sécurité sociale est en déficit, donc il faut bien qu'on fasse des efforts.

De la même manière qu'ils vont vous dire "Mais regardez, on a un déficit important dans le budget de l'État, donc il va falloir qu'on fasse des efforts et vous allez entendre à longueur d'antenne à la télévision gens vous dire "Mais vous pouvez pas être d'accord avec le fait qu'on ait un déficit de plus de 5 % mais vous pouvez être pas être d'accord avec le fait que la sécurité sociale elle soit en déficit chaque année. Mais ce qu'il vous diront jamais, ce qu' vous diront jamais, c'est que si il y a un déficit de 15 ou de 20 milliards d'euros dans le budget de la sécurité sociale aujourd'hui, c'est parce que depuis des années et des années, ces gouvernements, les gouvernements successifs ont supprimé une partie, ont exonéré les employeurs d'une partie des cotisations sociales qui sont versées par les salariés et qui viennent normalement financer le budget de la sécurité. sociale et que ces exonérations de cotisation sociale, contrairement aux engagements qui ont été pris par l'État à l'époque n'ont jamais été compensés.

La Cour des comptes dans un rapport qu'elle a publié il y a quelques semaines disait que le montant des exération des exonérations sociales non compensées s'élevait à 19 milliards d'euros par an. Le budget de la sécurité sociale a été créé artificiellement par ceux qui nous gouvernent aujourd'hui de la même manière que le budget de l'État a été créé par les politiques successives de monsieur Macron et depuis monsieur Sarkozy par la suppression des recettes de l'État qui ensuite après avoir distribué des milliards de cadeaux aux plus riches et aux plus grandes entreprises viennent vous voir vous le peuple et vous disent maintenant c'est à vous de passer à la caisse pour régler la facture des cadeaux qu'on a fait au grand group et aux grandes entreprises. Personne ne vous dira jamais que si le montant, le niveau des recettes de l'État en pourcentage du PIB, c'est-à-dire de la richesse produite en France chaque année, était resté aujourd'hui au même niveau que ce qu'il était quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en 2017, le déficit en France aujourd'hui serait inférieur à 3 % du PIB.

Personne ne vous le dira jamais. La réalité c'est que ce sont leurs choix budgétaires, leur choix économique qui ont appauvri l'État, qui ont créé des situations de déficit et qu'aujourd'hui on vient vous voir, on vous dit c'est à vous de colmater la brèche. C'est pas à nous de colmater la brèche parce qu'on l'a déjà colmaté beaucoup parce que déjà on narrive pas à vivre de nos salaires qui n'ont pas suffisamment augmenté alors que l'inflation a bondi ces derniers mois parce que déjà nos tarifs d'électricité et de gaz, ils ont augmenté de manière significative ces dernières années parce que déjà nos services publics, ils sont plus dignes d'un grand pays comme la France parce qu'on a déjà payé beaucoup, parce qu'on a déjà fait beaucoup de sacrifices et que maintenant dans cette situation là dans une situation où les 500 plus riches de France ont vu leur fortune doublée depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en 2017.

C'est pas à nous de passer à la caisse, c'est à eux. C'est à eux d'être mis à contribution. C'est aux 147 milliardaires qui s'en sont mis plein les poches d'être taxé davantage pour contribuer aujourd'hui à redresser le pays de cette situation économique qu'Emmanuel Macron et ses amis nous laissent comme ardoise pour la fin de son quinquena.

C'est aux grandes multinationales qui ont largement profité des cadeaux fiscaux d'Emmanuel Macron qui ne payent pas leurs impôts en France, qui ont recours à des méthodes d'optimisation fiscale et de fraude fiscale alors qu'ils profitent de nos infrastructures en France, qu'ils emploient des salariés en France qui ont été formés grâce à l'école de la République, payé par le budget de l'État, grâce à nos lycées, grâce à nos universités. des salariés qui quand ils sont malades vont à l'hôpital public payer grâce à notre solidarité et à notre sécurité sociale. Et ces grandes entreprises qui profitent de ce modèle social français et qui ensuite s'exonèrent de l'impôt en mettant leurs sièges sociaux au Luxembourg dans les paradis fiscaux.

Et ben c'est à eux de passer à la caisse aujourd'hui, c'est pas à nous de passer à la caisse. Bref, vous savez tout ça comme moi. Et je crois que c'est important de comprendre ce tableau d'ensemble auquel on est confronté un projet politique en face de nous qui est un projet politique cohérent, insupportable évidemment, mais cohérent, anti-écologique, antisocial, qui s'attaque à l'État, qui s'appuie sur la division du peuple pour maintenir sa domination, qui détruit et qui déséquilibre tous les ordres internationaux.

Comment peut-on accepter aujourd'hui que nous sommes déjà au 17e train de sanction donné par l'Union européenne contre le gouvernement et le régime russe mais qu'on n'a pas été capable de décider d'un seul train de sanction contre le gouvernement de Netaniaahu face au génocide donc à Gaza. Comment peut-on accepter que la France parmi les premiers pays du signataire des signataires du traité de Rome, c'est-à-dire le traité qui a introduit dans la Constitution française la reconnaissance de la Cour pénale internationale, comment peut-on accepter qu'en France, monsieur Netaniaou sous mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale puisse survoler le territoire national sans être déféré devant la Cour pénale internationale ? On ne peut pas l'accepter.

Et si dans les prochaines semaines, dans les prochains mois ou dans les prochaines années, nous avons le bonheur d'avoir un gouvernement insoumis au pouvoir, je peux vous dire et je peux prendre l'engagement devant vous que toute personne qui sera sous mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale et qui mettra un pied sur le territoire français ou qui survolera l'espace aérien du territoire français sera traduit immédiatement devant la Cour pénale internationale. Parce que quand on est en France, on n'accepte pas d'avoir des criminels de guerre qui viennent salir le sol français. Les criminels de guerre en France, ils vont devant les tribunaux internationaux.

Ils sont jugés et ils sont rendus coupables et ils sont rendus responsables et ils payent pour les actes qui ont commis qu'ils ont commis. Et la France doit dire aujourd'hui qu'elle n'acceptera jamais que qui soit remette en cause les mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale. Et quand on se retrouve nous les insoumis sur des plateaux de télévision ou en face de dirigeants comme ça a été mon cas il y a quelques semaine dans un débat face à Laurent Voquier alors candidat à au congrès des Républicains et qu'on se retrouve face à des gens qui prétendent être membres d'un parti qui s'appelle les Républicains qui prétendent être membre d'un parti soi-disant héritier de Jacques Chirac qui était président de la République française au moment où la France a ratifié le statut de Rome et donc la Cour pénale, le principe de la Cour pénale internationale dans la Constitution française et que ces gens-là viennent nous donner des leçons à nous, viennent nous donner des leçons de respect des droits humains à nous, je me dis mais on marche sur la tête.

Ce sont ces gens-là qui se sont éloignés de ce qu'était la tradition de la position de la France sur la scène internationale. Une position qui était une position d'équilibre, une position de recherche de la paix, une position où la France, elle devait toujours être là pour dire non. À chaque fois que les droits humains étaient attaqués, quelle que soit la couleur de peau, quelle que soit la religion, parce que oui, la vie d'un enfant palestinien, elle a autant de valeur que la vie d'un enfant de quelque autre nationalité que ce soit.

Et quand on est français, on ferme pas les yeux quand des dizaines de milliers de bébés sont menacés de mort à Gaza. Quand de millions de personnes sont menacées de disparition dans les prochaines semaines et dans les prochains mois. Nos positions sur ce sujet, vous les connaissez.

Aurélien les a rappelé tout à l'heure. Nos revendications sur ce sujet, vous les connaissez. Aurélien en a parlé tout à l'heure et comme vous, j'imagine, j'entends ces derniers jours, ces dernières semaines, des mots qui changent.

La semaine dernière à l'Assemblée nationale, pour la première fois, un député du Modem a pris la parole aux questions au gouvernement pour interroger le Premier ministre sur ce qu'il comptait faire face au massacre à Gaza. Depuis un an et demi, nous les insoumis, nous étions bien seuls à le faire et nous avons subi pour ça. Juste nous à travers nous, les militantes et les militants, les citoyennes et les citoyens engagés pour la paix en Palestine, qui ont subi les menaces, qui ont subi les insultes, qui ont subi les calomnies, qui ont subi ces accusations honteuses en antisémitisme.

Alors que comme je le disais tout à l'heure, quand on est insoumis, on sait bien que si on veut transformer la société, alors on a besoin de l'union populaire, de l'unité du peuple et que par nature, par définition, quand on est insoumis, quand on adhère à son programme, on refuse le racisme, on refuse l'islamophobie, on refuse l'antisémitisme, on refuse toutes les formes de discrimination. Alors, on a subi comme vous ces menaces et ces attaques qui nous attaquaient dans notre chair, dans les principes qui sont les nôtres. On les a sub, on continuera de les subir, vous le savez comme moi.

Mais on entend les mots qui bougent, on entend des gens qui pour l'instant ne disaient rien, qui commencent à prendre la parole. Et on a même entendu le président de la République lors de son intervention, sa dernière intervention télévisée nous dire "Ah, c'est pas bien ce que fait monsieur Netahuou à Gaza." Bon, il en était pas encore à dire le mot qui correspond à la réalité de ce qui se passe à Gaza, c'est-à-dire un génocide.

Mais au moins ça commence à bouger. Et on a vu la semaine dernière des choses assez inédites. On a vu pour la première fois dans l'enceinte du Parlement européen la présidente de la Slovénie dire au Parlement européen ce qu'il se passe à Gaza est un génocide.

C'était la première fois qu'un chef d'état européen disait ça dans l'enceinte du Parlement européen. Pour la première fois la semaine dernière, le gouvernement suédois a dit il faut des sanctions économiques contre le gouvernement de Netaniaahu. Pour la première fois la semaine dernière, une majorité des États européens ont dit il faut réviser l'accord d'association qui existe aujourd'hui, l'accord de coopération économique qui existe aujourd'hui entre l'Union européenne et Israël.

Il était temps. Il y a un article de cet accord de coopération. Il y a une clause dans cet accord qui est une clause de respect des droits humains.

Mais depuis des mois et des mois, on dit "Mais qui peut dire aujourd'hui que les droits humains sont respectés à gaz à personne. Et donc oui, il faut réviser cet accord de coopération économique. Pour la première fois, depuis des mois et des mois, le président de la République a envisagé l'hypothèse d'une reconnaissance de l'État de Palestine.

Et il est temps de dire à Emmanuel Macron et à tous ceux qui maintenant utilisent ces mots qu'il refusaient d'utiliser jusqu'alors il est temps de leur dire une chose simple, c'est que des mots n'arrêtent pas un génocide. Par contre, des actes permettent d'arrêter un génocide. Donc assez de promesses pour demain, assez de peut-être on va voir, assez de oui, peut-être on va regarder s'il faut réviser cet accord de coopération au niveau européen.

La France doit appuyer l'initiative du gouvernement suédois de sanction contre le gouvernement de Netaniaahou et il y a pas besoin d'attendre pendant 3 mois pour le faire. On peut le faire tout de suite. Et maintenant, la France doit décréter un embargo sur les livraisons d'armes parce que non, quand on est en France, on continue pas à livrer des pièces qui sont utilisées dans les pistolets mitrailleurs qui permettent de massacrer des gens à Gaza.

Embargo sur les livraisons d'armes tout de suite maintenant. La France doit reconnaître l'État de Palestine et pas mettre des arguments, des explications, des conditions pour reporter demain ou après-demain. J'ai entendu sur un plateau de télévision quelqu'un me dire "Mais non, mais on va pas le faire tout seul." Une majorité des États dans le monde reconnaissent déjà aujourd'hui l'état de Palestine.

L'Espagne l'a fait il y a quelques semaines. Si on le fait maintenant, on va pas le faire tout seul. On va rejoindre la position celle aujourd'hui d'une majorité des États dans le monde.

Et c'est la France aujourd'hui qui est isolée en refusant de reconnaître officiellement l'état de Palestine. Et c'est la France qui rejoindra la position qui est la position la plus largement soutenue aujourd'hui à l'échelle internationale si elle décide de procéder immédiatement à cette reconnaissance. Je vous dis ça pas pour vous dire que ces mots qui changent effacent les douleurs, les souffrances, l'ampleur des massacres.

Je vous dis pas ça pour ça. Je vous dis ça parce que je sais pour en croiser pas mal de gens parmi vous dans les manifestations qu'on organise régulièrement. Je sais comme quoi, il peut y avoir parfois un sentiment de désespoir.

Il peut y avoir parfois le sentiment que on se mobilise semaine après semaine, qu'on est dans la rue mais on se dit ça bouge pas. Et je comprends pourquoi on pense ça parce que ça met trop de temps à bouger. Mais on est à un moment décisif. un moment où les choses sont en train de se retourner, un moment où on peut les faire plier, où on peut les faire reculer et c'est le moment où jamais d'amplifier la mobilisation parce que s'il bouge aujourd'hui, c'est parce qu'il voit bien que le peuple n'accepte pas que le génocide à Gazo soit commis en son nom et si on continue à bouger, on va les forcer à agir. qu'il faut continuer à se mobiliser, il faut continuer à manifester, il faut continuer à en parler autour de vous est avec [Applaudissements] toi avec [Applaudissements] vous le savez, vous vous êtes déjà beaucoup mobilisé mais continuez à vous mobiliser sur ce sujet.

Voilà ce qu'on a en face de nous. On a en face de nous un projet politique qui a sa cohérence et en face notre travail à nous bah c'est d'organiser la résistance et d'organiser l'alternative. Et cette résistance était cette alternative, ça elle ne peut s'organiser qu'autour d'une force politique, autour d'un projet politique comme ça a été dit en introduction tout à l'heure.

C'était très juste, qui n'a pas peur de son nombre, qui bégaye pas, qui tient bon sur ses positions, qui ne cède pas aux injonctions médiatiques, qui ne plie pas sous le poids des insultes et des calomnies. J'ai parlé des insultes et des accusations honteuses qu' comm a connu la France assoumise depuis des mois et des mois. Je parlerai pas des dernières.

Toute façon, on est abonné de René avant. Chaque semaine, il y a le bingo des accusations contre les insoumis. Il y a une case à cocher et puis bon depuis la dernière publication là où ils ont fait toute une campagne, moi j'aurais préféré qu'il y a autant de publicité.

Si on veut faire une publicité pour un livre, j'aurais préféré qu'il y a autant de publicité pour un livre d'Any Arnaud. Franchement, ça aurait été plus intéressant. Mais à la limite, depuis qu'ils ont fait ça, j'ai observé qu'on a gagné tro ou quatre points dans les sondes.

Alors, comme j'ai dit en rigolant, j'aurais dit ben vivement la me 2, la me 3 et peut-être la semaine prochaine ils nous annonceront au deuxème tour et puis dans de semaines, peut-être ils nous annonceront victorieux dans la prochaine élection présidentielle. Il faut se battre, il faut tenir bon. Faut pas avoir peur, faut pas plier.

Il faut prendre une décision à chaque fois en se posant la question de savoir pas si elle va plaire à ceux qui sont sur les plateaux de télévision et qui passent leur temps à nous donner des leçons, pas si elle va plaire à nos opposants politiques. La seule question qui doit nous guider et à chaque étape où on est, je suis sûr que c'est la même chose pour toi au conseil municipal de Sergie, si tuécoutes les injonctions du candidaton médiatique, il y a des positions que tu prends pas. La seule question qui doit être posée, c'est d'abord est-ce qu'en tenant cette position, je suis fidèle aux engagements que j'ai pris devant les électrices et les électeurs ?

Et la deuxième question qui est doit être posée, c'est est-ce que la position que je prends à cet instant, c'est une position qui est juste ou pas ? Est-ce qu'elle correspond à l'idée que je me fais du pays dans lequel j'ai envie de vivre, à l'idée que je me fais de l'égalité entre les êtres humains ? Est-ce que ça correspond au principes qui sont les nôtres, au principes qu'on a défendu devant les électrices et les électeurs, au mandat que nous ont confié les électrices ou les électeurs ?

Je vous dis ça parce que c'est régulier y compris dans notre groupe à l'Assemblée nationale qu'on pas on est parfous ce débat et c'est légitime où on nous dit mais sur telle position. Je vous donne un exemple. Il y a quelques semaines, Aurore Berger, vous la connaissez, elle est à peu près dans tous les mauvais coups, dépose une proposition de loi à l'Assemblée nationale et le titre de la proposition de loi, c'est pour lutter contre l'antisémitisme à l'université.

Alors, sur le principe, évidemment qu'on a envie de lutter contre l'antisémitisme, contre l'islamophobie, contre le racisme à l'université. Et puis on se rend compte à la fin que dans cette proposition de loi, finalement c'est une manière par exemple de mettre en place un conseil disciplinaire en dehors de l'université pour sanctionner, je vais vite, des étudiants qui sont mobilisés pour la paix à Gaza dans les universités. Et puis c'est une proposition qui vise à entériner dans le droit français une nouvelle définition de l'antisémitisme qui amalgame la critique légitime du la politique du gouvernement d'Israël avec de l'antisémitisme.

Et forcément on a ce débat à ce moment-là Assemblée national dit mais comment on va faire parce qu'on va voter contre une proposition de loi pour lutter contre l'antisémitisme à l'université et tout le monde va nous dire ah dans ce cas-là ça veut dire que vous êtes pour l'antisémitisme à l'université. leurs pièges, ils sont grossiers mais c'est toujours les mêmes. Et à ce moment-là, vous avez intérêt d'avoir des représentantes et des représentants qui ont la tête froide, qui ont la tête dure, qui se laissent pas intimider, qui se laissent pas impressionner et qui prennent la position en fonction de savoir si elle est juste ou pas.

Et oui, on a été les seuls à voter contre cette proposition de loi. Pas parce qu'on veut pas lutter contre l'antisémitisme à l'université. Évidemment qu'on veut lutter contre l'antisémitisme, le racisme, l'islamophobie à l'université, mais parce qu'on refuse que cette lutte, elle soit dévoyée pour venir réprimer les manifestantes et les manifestants, les jeunes qui sont engagés pour la paix.

Et si je prends cet exemple, c'est parce que quelques jours plus tard, j'ai vu sur les réseaux sociaux, je ne citerai pas son nom pour être agréable, un député écologiste disant "Ah, en fait, je me suis trompé, j'ai voté pour cette proposition de loi et finalement, j'aurais dû voter contre." Et il arrive souvent à l'Assemblée nationale, vous verrez que au début vous êtes caricaturé, vous êtes attaqué, les insoumis sont ciblés et puis petit à petit la fumée, elle se dissipe et après on voit la réalité des prises de position des uns et des autres. Et bien souvent la position qu'on a eu à cet instant c'était la position juste et c'est la position autour de laquelle après se regroupe des dizaines de millions de gens, des dizaines de millions, peut-être beaucoup pour l'instant mais ça va venir pour les prochaines élections.

Des dizaines de milliers de personnes, des centaines de milliers de personnes, des millions de gens. Parce que tenir bon face à l'offensive réactionnaire et à l'offensive fasciste, tenir le drapeau, marquer un point, une digue qui sède pas, qui se laisse pas intimider, c'est après permettre qu'autour de ce point, autour de ce drapeau, autour de cette digue se rassemble toutes celles et ceux qui veulent résister. Et ça, c'est notre maxime à nous. tenir bon, se tenir droit, regarder nos adversaires les yeux dans les yeux, ne pas avoir peur, tenir bon pour porter la parole du peuple qui nous a fait confiance pour le représenter à l'Assemblée nationale.

Et c'est cette logique là, vous verrez, qui sera aussi à l'œuvre dans les prochaines échéances électorales. Ah, au début, les insoumis vont être caricaturés comme d'habitude. Vous avez parlé des élections municipales à Sergie, préparez-vous.

Vous allez avoir droit à tout. Sans doute, ils vont trouver sur votre liste quelqu'un dont le cousin a peut-être un frère qui a dit à son voisin que sa sœur un jour est rentré à la piscine sans payer. Peut-être que ça arrivera.

Et alors, on va dire que votre liste obligatoirement c'est une liste communautariste. Bah puisqueil y a quelqu'un dont le frère, le cousin, ils avaient pas payé à la piscine, c'est qu'ils sont communautaristes. Puis après, on va vous dire que vous êtes et comme comme nous, on va venir ou moi je vais venir vous soutenir, on va dire que je fais du clientélisme parce que évidemment les habitantes et les habitants de Sergie, vous le savez comme moi, ils ont pas de cerveau.

Donc en fait, ils réfléchissent pas en fonction de ce qu'ils pensent juste ou pas. Et c'est une clientèle à qui on vient vendre des idées en espérant avoir quelque chose en échange. Donc vous allez y avoir le droit aux élections municipales.

Faites ce qui vous paraît juste. Défendez vos principes en fonction de ce qui est juste. Portez la parole des habitantes et des habitants.

Travailleer le programme avec eux. Portez leur voix. Et je vais vous dire s'ils disent ça, s'il lance ses accusations en communautarisme ou en clientélisme, c'est parce qu'il y a quelque chose qu'il ne supporte pas pendant des années et des années.

Il font à Serg. Ouais, ils le font. Mais d'ailleurs, c'est eux qui font du clientélisme depuis des années et des années.

Mais il y a quelque chose qui ne supporte pas. il ne supportent pas quelque chose. C'est que pendant des années et des années, ils ont pu gouverner parce qu'il y avait une partie de la population, en particulier la population des quartiers populaires parce qu'elle avait été déçue à juste titre par les trahisons de la classe politique qui restait à la maison, qui allait plus voter parce qu'elle y croyait plus.

Et là, depuis les dernières élections, ça a été le cas aux élections européennes, ça a été le cas aux élections législatives, il y a de plus en plus de gens qui décident finalement de vérifier s'ils sont bien inscrits sur les listes électorales, d'aller voter à l'élection et ça il le supporte pas parce que ça les met en danger, parce que ça leur fait peur. J'ai entendu dimanche, pardon, je cite pas des gens très agréables mais j'ai vu un débat à la télévision, débat très équilibré entre Mode Brégon, porte-parole du gouvernement proche de Darmanin et Robert Menard. Voyez, c'est ce qu'on appelle un débat quoi.

Et j'entendais Robert Ménard dire "Oui, de toute façon, la France insoumise, leur stratégie c'est le clientélisme électoral. Heureusement dans les quartiers populaires, ils ne votent pas suffisamment." Alors si vous voulez pardon du terme mais si vous voulez mettre le seum comme on dit à Robert Ménard et ben franchement allez voter nombreux à chaque fois qu'il y a quelqu'un de plus qui va voter Robert Ménard il est pas bien et franchement mettre Robert Ménard pas bien c'est un bon objectif dans la vie allez-y peur de la mobilisation du peuple leur crainte leur crainte c'est que comme ça a était le cas à des moments dans l'histoire et notamment au cours du 20e siècle.

Il y a eu des moments au cours du 20e siècle où les plus pauvres votaient davantage que les plus riches. Et puis ces dernières années, parce que les catégories populaires, elles ont été trahies par la politique, alors il y a 10, 20 30 points d'écart de participation entre les 10 % les plus riches et les 10 % les plus pauvres. Et ça c'est l'assurance vie du système.

Quand il y a que les plus riches qui votent et si les plus pauvres il votent 20 ou 30 points de moins que les plus riches. Bah alors les plus riches, ils ont trouvé la manière idéale pour pouvoir continuer à avoir une politique qui est en leur faveur. Et donc si vous voulez changer ça, si à la prochaine élection municipale vous ramenez le taux de participation des catégories populaires au même niveau que le taux de participation de l'ensemble de la société.

Si au prochaines élections présidentielles on ramène le taux de participation des catégories populaires au même niveau que le taux de participation des plus riches, alors on va gagner et alors on va changer la société parce qu'on a besoin de changer la société et on peut y arriver. On l'a déjà montré. On l'a déjà montré.

On a déjà montré que si on arrive à aller chercher cette mobilisation là, alors il y a rien qui peut nous résister. Et donc ils vont utiliser les mêmes méthodes que d'habitude pour nous empêcher de le faire. Le racisme, la division, j'en ai parlé, le poids médiatique, la diabolisation des insoumis.

Il vont nous dire, vous allez voir là, je vous ai raconté ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale. Si vous allumez la télé en rentrant ce soir ou demain matin, on va vous dire "Oui, vous avez voulu bloquer le débat, vous avez voulu empêcher le débat, vous avez déposé trop d'amendements." Les mêmes il y a 3 mois à l'Assemblée nationale, quand on a voulu abroger la réforme des retraites, en une journée, ils ont déposé 1000 amendements pour nous nous empêcher de le faire.

Mais à l'époque, personne n' pleuré. Personne a dit que les macronistes voulaient bloquer le débat. Là, on parlait de 3000 amendements sur cette loi, sur les pesticides.

Depuis 15 jours à l'Assemblée nationale, on a débattu d'une loi sur la fin de vie, il y avait 3000 amendements. On en a débattu qui était déposé par la droite et par l'extrême droite. On en a débattu.

On est allé au bout. On a réussi à aller au bout. C'est un sujet important la question des pesticides.

On peut laisser un petit peu de temps à l'Assemblée nationale pour en débattre. Bref, ils vont nous diaboliser, ils vont nous insulter, ils vont utiliser les sondages parce que vous savez que notre principal adversaire malgré tout ça, c'est la résignation et que le meilleur outil pour semer de la résignation, c'est les sondages. C'est parfait les sondages.

Non, vous y arriverez jamais. C'est trop compliqué, c'est trop dur. Ah, l'extrême droite a déjà gagné.

De toute façon, le deuxième tour, il est écrit par avance. Ils vont vous dire ça va être Taillot contre Bardella ou Édouard Philippe contre Bardella. C'est écrit, laissez tomber, ne vous y intéressez pas, ça sert à rien.

Voilà ce qu'ils vont vous dire à longueur de mois pendant toute cette campagne là. Alors si à un moment vous avez un petit doute, rappelez-vous d'une seule chose. Au début de la campagne présidentielle de 2022, Jean-Luc Mélenchon, il était annoncé à 8 % dans les sondages et Marine Le Pen, elle était annoncée à 30 %.

Ça c'était à 1 an avant la campagne présidentielle de 2022. 2 jours avant le vote de la campagne présidentielle de 2022, Marine Le Pen, elle été annoncée à 24 et Mélanchant, il était annoncé à 17 et le jour de l'élection, Marine Le Pen, elle était à 23 et Mélenchant, il était à 22. Ça c'est la réalité, pas les sondages, la réalité du vote quand les gens se sont mobilisés.

Donc par rapport au début de la campagne, Mélhant, il a gagné 14 points et Marine Le Pen, elle en a perdu 7. hein. Il y avait 22 points d'écart au début de la campagne présidentielle entre l'extrême droite et nous.

Il y avait un point d'écart le jour du vote et c'est pas grave, on est entre nous. Et si on arrive à faire voter un peu plus, s'il y avait eu davantage de participation ici à Sergie comme partout, alors on se serait qualifié au second tour et alors on aurait ouvert une autre perspective. Donc je sais pas moi quand auront lieu les prochaines élections nationales législatives peut-être s'il y a une dissolution présidentielle peut-être en 2027 peut-être en septembre je ne sais pas peut-être que les prochaines élections ce seront des élections municipales mais comme ça a été bien dit tout à l'heure c'est la même bataille qu'on mène à chaque échelon et tout le monde ici peut y contribuer à cette bataille vous pouvez y contribuer en vous inscrivant sur les listes électorales.

C'est pas très compliqué. Tout à l'heure, tu as alerté sur les radiations. Faites attention.

Faites très attention. Aujourd'hui dans les municipalités, il y a la possibilité de faire des radiations administratives. Il suffit qu'on vous envoie un courrier, vous l'avez pas vu.

Et donc les gens ils considèrent que vous êtes plus habitant à cet endroit et donc ils peuvent vous supprimer des listes électorales. On mène en ce moment à l'Assemblée nationale avec mon collègue Antoine Léoman une commission d'enquête sur l'organisation des élections en France et on est en train de faire des démonstrations. Je veux pas dévoiler en ce qu'il y a dans ce rapport, mais on est en train de faire la démonstration que dans un certain nombre de communes, bizarrement ces radiations, elles étit localisées dans les bureaux de vote où la France insoumise faisait ses meilleurs résultats.

Et vous pouvez avoir des gens qui ont déménagé, des gens qui n'ont pas pensé à se mettre à jour de leur inscription sur les listes électorales, des gens qui ont été radiés. Ça coûte pas très cher, c'est pas du tout compliqué, ça coûte même 0 €. Vous allez sur internet, vous vérifiez que vous êtes bien inscrit sur les listes électorales, vous faites la même chose avec votre famille, avec vos amis, autour de vous, vérifiez qu'il va manquer aucune voie.

Je vous rappelle que s'il y a une dissolution de l'Assemblée nationale, c'est ce qui s'est passé l'année dernière. Vous pouvez plus après vous inscrire sur les listes électorales jusqu'au jour du vote. À partir du moment où le président de la République, il dit 10 solutions de l'Assemblée nationale, nouvelle élection, dans 4 semaines, c'est plus possible de s'inscrire.

Alors, on a le droit de faire l'erreur une fois, mais on n pas le droit de faire l'erreur deux fois. Donc il faut que tout le monde vérifie qu'il est bien inscrit sur les listes électorales. C'est très important.

Tout le monde vérifie qu'autour de nous, on est bien inscrit sur les listes électorales. C'est très important. Parlez-en autour de vous.

Les médias, on les aura pas avec nous et on les aura plus les choses vont avancer, encore moins avec nous. Mais par contre, nous on a quelque chose, c'est le média humain, le réseau social humain, les gens qui parlent à des gens, qui parlent à des gens, qui parlent à des gens. Venez nous aider.

Je sais que pour beaucoup de gens la politique ça pouvait apparaître lointain. On pouvait se dire c'est pas pour moi. On pouvait se dire "Ah, je les vois à la télé mais c'est pas mon monde.

Venez prendre votre place en particulier ici à Sergie habitante et habitant des quartiers populaires. C'est pas aux autres de prendre la parole à votre place. Vous avez votre place dans la bataille politique.

Vous avez votre place à la France insoumise. Rejoignez-nous. Rejoignez les groupes d'action. venez particip à l'action parce que si on le fait tous ensemble, ah, on peut transformer la société.

Et puis, il y a plein de manières d'agir. Parfois, on a le temps d'agir autour de soi. Parfois, on en parle avec ses collègues, avec sa famille, avec ses amis.

Parfois, on partage sur les réseaux sociaux. C'est aussi une manière d'agir. Parfois, on fait de l'art, c'est aussi une manière d'agir.

Et ensemble tout ça, puisque j'entends beaucoup de discours en ce moment sur l'union, l'unité et cetera, l'unité c'est celle qu'on fait par le bas, par la base, par les luttes, par les mobilisations. L'unité, elle se construit en allant soutenir la grève. des salariés d'harceloral le 20 juin prochain contre les suppressions d'emploi.

L'unité, elle se fait dans la rue contre les pesticides et contre les grands projets inutiles. L'unité, elle se fait dans la solidarité concrète avec les collectes alimentaires et les associations qui aident les gens qui n'ont pas suffisamment de choses à manger. L'unité, elle se fait dans la vigilance citoyenne.

Quand une personne est victime de racisme ou d'islamophobie ou de toute autre forme de discrimination, il faut être à ses côtés, il faut être en soutien. Et c'est cette unité-là, ce rassemblement-là, l'Union populaire avec les citoyennes, les citoyens, les syndicalistes, les militants associatifs, les personnalités du monde de l'art et de la culture, les intellectuels, tous ceux qui dans leur domaine respectif vivre l'idée de l'insoumission. C'est cette unité-là qu'on peut construire ensemble pour transformer la société.

Et si on le fait tous, si on prend tous notre part dans la bataille, dans le combat, à la fin, je vous promets, on va y arriver. Et alors, on va pouvoir rebâtir et remettre la France comme elle devrait être. Un phare pour le respect des droits humains, pour la défense de la paix sur la scène internationale.

Un pays dans lequel il y a pas des enfants qui dorment dehors. Un pays dans lequel quand on travaille, on a suffisamment pour pouvoir finir les fins de mois. un pays dans lequel on vit pas dans des logements insalubres, dans des logements qui sont des passoirs énergétiques parce qu'ils sont pas isolés, dans lequel on paye des factures d'électricité qui ont été multipliées par deux alors qu'on a trop froid l'hiver et trop chaud l'été. un pays dans lequel on est la première nation, la nation modèle pour lutter face à l'urgence climatique.

Parce qu'aujourd'hui, le défi du siècle à l'échelle internationale, c'est pas d'aller s'armer pour aller faire la guerre aux voisins, c'est de se réunir toutes les nations du monde pour faire face à cette grande question de savoir si dans 20 ans, dans 30 ans ou dans 50 ans, la planète sur laquelle on vit, elle nous permettra toujours d'y vivre. Voilà ce qu'on va pouvoir faire ensemble. On est à un moment qui va être un moment décisif de notre histoire.

Je pense que vous le sentez comme nous. On est à un moment où on voit les les limites qui sont franchies à chaque fois. On se dit "Mais non, ça pourra pas être pire demain." Et donc, on est à un moment de crise et une crise ça peut produire la catastrophe mais c'est aussi un moment d'opportunité pour construire autre chose.

C'est un moment d'opportunité pour retrouver le goût du bonheur. Donc, on peut faire ça ensemble. Je suis sûr que chacune chacun peut participer à cette bataille.

Alors peut-être que la semaine l'année prochaine à la même période peut-être on refera une réunion publique ensemble et peut-être que cette réunion publique si on la refait ensemble la première personne qui parlera, ça sera une mère insoumise. [Applaudissements] Ça serait bien non ? Et ben ça ça dépend de chacune et de chacun d'entre vous.

Merci d'être venu. Merci de votre participation. La bataille continue.

On compte sur vous jusqu'au bout, jusqu'à la victoire. Merci à vous. Merci.

Merci