Delphine Batho
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45Invité politiqueFait
« il est prévu que ces paysages soient défigurés par une ligne à haute tension »
- 1:29Invité politiquePromesse
« il sera possible d'annuler ce projet et de choisir les alternatives qui sont portées par les experts et les collectifs citoyens »
- 3:40Invité politiqueFait
« On a des espèces d'oiseaux qui sont dont les populations sont déjà en très grand danger d'extinction et sont en situation déjà critique »
Temps de parole
- Delphine Batho100 %
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Je suis venue comme ancienne ministre de l'écologie soutenir les élus locaux qui défendent la Camargue et la plaine de la CRO. La Camargue, c'est la première zone humide de France. C'est un paysage exceptionnel qui est en même temps un paysage travaillé par les humains, notamment les agricultrices et les agriculteurs. La plainte de la Cro et notamment la réserve nationale de Cousoule, c'est la dernière step méditerranéenne d'Europe occidentale. On a sur ce territoire une biodiversité remarquable, des paysages à couper le souffle de beauté et en fait il est prévu que ces paysages soient défigurés par une ligne à haute tension.
Et en fait l'erreur dans ce projet que soutient le gouvernement au nom de la décarbonation de la zone industrielle de fausse surmer que je soutiens tout le monde est pour, c'est de penser qu'en 2026 on peut continuer de séparer les enjeux de décarbonation des enjeux de protection du vivant, de protection de la nature. En fait, nos territoires, ils ont une seule santé. l'avenir de l'industrie, l'avenir de la protection de la nature, l'avenir de de la population, l'attachement qu'on a aussi à un terroir, c'est une seule et même chose et donc il faut changer de méthode.
Et donc je suis cet après-midi venue porter aussi un message d'espérance parce que cette ligne à haute tension, il est prévu que les travaux démarrent en 2028 et entre maintenant et 2028, il y a 2027. Et donc moi, je suis aujourd'hui candidate à l'élection présidentielle et mon message c'est de dire qu'en fait aux responsabilité en 2027, il sera possible d'annuler ce projet et de choisir les alternatives qui sont portées par les experts et les collectifs citoyens, notamment ceux du collectif THT 1330 qui a organisé la manifestation d'aujourd'hui. Vous pensez qu'il y a des alternatives possibles ?
Il y a des alternatives et puis il y a un avis des services de l'État qui est accablan sur le projet. J'ai été ministre de l'écologie donc je connais la valeur inestimable en terme de biodiversité notamment pour les oiseaux mais pas seulement de la Camargue. Ça fait depuis les années 70 que ce territoire on le protège que c'est un bien commun de la nation. Aujourd'hui, c'est les journées du patrimoine. Ben, le patrimoine naturel, ça compte, les paysages, ça compte. La beauté de la France, ça compte. Et on ne peut pas comme ça, d'un trait de plume, décider que on coupe la Camargue en deux et qu'on coupe la plaine de la CR en deux. C'est pas possible.
C'est une zone pourtant qui est très polluée. 25 % des émissions industrielles françaises viennent de fosse. Donc, il faut trouver des solutions. C'est quoi les solutions ? Les solutions c'est de moi la solution tout le monde est d'accord pour électrifier fausse surmer. Je sais ce qui est le bilan de santé des habitants de l'étember. Euh je connais les chiffres sur les cancers, sur l'asthme, sur les maladies respiratoires. Donc il y a pas de débat sur la nécessité d'électrifier fausse sur mer et ça a été très bien dit aujourd'hui.
Mais il y a d'autres manières de faire que de mettre 145 pilones de 60 m dans un territoire plat qui est un paysage exceptionnel et avec des risques majeurs pour une biodiversité fragile. On a des espèces d'oiseaux qui sont dont les populations sont déjà en très grand danger d'extinction et sont en situation déjà critique. Donc on ne peut pas faire ce choix-là. Et comme ça a été très bien expliqué, il y a d'autres solutions pour amener l'électricité nécessaire à faus surmer ce que personne ne conteste. Mais RTE dit non, on dit que c'est trop cher, que c'est euh irréalisable, que l'enfouillissement par exemple aurait un impact écologique plus important sur les zones humides. Pourquoi ?
Pourquoi est-ce que dans ma circonscription, on raccorde les il est question de raccorder les éoliennes d'oléron en enfouissant la ligne dans la traversée du maris poidvin. Il se trouve que je suis la députée de la deuxè zone humide de France, le Maris Poidevin et je suis venue soutenir la première zone humide de France, la Camarge. qu'il se trouve que dans les discussions que j'ai moi, j'ai été la ministre de tutelle de de RTE, donc je connais le travail de RTE. J'ai l'impression que c'est pas ni au niveau technique ni au niveau principalement économique aujourd'hui qu'il y a un problème. Il y a un gouvernement qui ne veut pas entendre ce que dit un territoire.
Et quand on n'entend pas ce que dit un territoire de façon unanime, au final, on ça va s'enliser dans des recours juridiques, on va perdre du temps. Donc le plus raisonnable, c'est là après la journée d'aujourd'hui qu'il y ait enfin une concertation qui s'ouvre avec les élus de ce territoire.
Delphine Batho