MACRON SUR TF1 ET FRANCE 2 : UN PRÉSIDENT HORS-SOL
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 9 %Attaque 71 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse partielle
Qu'avez-vous retenu du discours d'Emmanuel Macron ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'une mobilisation qui fonctionne peut se concevoir sans violence ?
- 15:00OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'une démission du président est un scénario possible et souhaitable ?
- 20:00OuverteÉludée
Quelle est la justification économique de la réforme des retraites selon Macron ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00animateurFait
« aucune annonce sur un référendum un retrait ou encore un remaniement »
- 7:00animateurFait
« le président veut garder son cap sur les mouvements contestataires »
- 17:00invitéFait
« on arrive au bout de 45 ans de recul démocratique sur les institutions de la 5ème République »
- Fait
« on a fait un espèce de best of enfin un triste best of de des violences de ces derniers jours qu'on a pas beaucoup vu à la télé »
- Chiffre
« il y a eu 13000 vues dans la soirée on était à 22000 ce matin »
- Fait
« dans la matinée j'ai eu un mal de YouTube qui m'a dit ah votre vidéo va être interdite au moins de 18 ans »
- Fait
« il y a beaucoup cette thématique de l'accaparent donc c'est une violence terrible qui permet de faire vivre nos économies ici »
- Fait
« il y a une police qui joue le juge du gouvernement que on s'attend enfin les médias dominants le gouvernement s'attend à ce que la mobilisation recule par la peur »
- Fait
« la population qui contexte bah elle a pris l'habitude de savoir ce que c'est que la police malheureusement la police elle ne fait pas que des débordements »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] bonsoir à toutes et à tous il est à peu près 19h vous êtes en direct sur le média et vous regardez toujours debout votre émission quasi quotidienne du soir au long balaye l'actualité version le média du bon côté de la barricade vous savez bien maintenant ce programme s'inscrit dans notre grande ambition débarquer à la télé continuez de tenir notre antenne 24 7 sur Youtube et Dailymotion pour vous proposer un autre traitement de l'information le média vous fait vivre au quotidien de cette lutte toutes les luttes de manière quotidienne sur son plateau sur les piquets de grève et en manifestations en quatre coins de la France nous savons que pour qu'une grève tienne il faut que de bonnes volontés la soutiennent c'est pourquoi depuis le 6 mars pour tout nouvel abonnement souscrit aux médias le premier mois sera reversé à une caisse de grève jusqu'au retrait de la réforme cet argent permettra de compenser la perte financière les grévistes qui mettent en péril leur salaire pour l'intérêt général ils ont des milliards mais nous sommes des millions alors abonnez-vous déjà à partir de 5 euros par mois et soutenez à la fois les luttes et le média des luttes vous êtes notre seule force pour garantir une information libre et indépendante rendez-vous sur soutenez point le média tv.fr nous sommes le mardi 21 mars 2023 et on est toujours debout à vos côtés [Musique] alors au programme aujourd'hui vous propose un plateau unique avec David pardon avec Nicolas Da Silva économiste et Jean-Baptiste Rivoire journaliste pour décrypter l'interview d'Emmanuel Macron qui l'a donné à 13h sur TF1 et France 2 [Musique] ce mercredi 22 mars à 13h alors que la France bouillonne et qu'une insurrection larvée secoue les grandes villes Emmanuel Macron a parlé beaucoup parlé et la prophétie de notre chroniqueur Paul et Lex est accompli une prophétie prononcée hier soir dans notre émission toujours debout on mange je pense qu'il faut tirer la pile ou face il y a une chance que ils disent une énorme dinguerie désolé du terme mais enfin il est dans une capacité de dire quelque chose qui enflamme le pays et ben Emmanuel Macron n'a pas dit une dinguerie mais dédingré que l'on va décortiquer ce soir avec nos invités la prise de parole du président de la République n'a pas manqué de faire agir les organisations syndicales et ses opposants politiques qui dénoncent presque tous d'une même voix un discours hors-sol méprisant truffé de mensonges et défendu par un chef d'État qui n'est pas à l'écoute et qui verse dans le foutage de gueule on aurait aimé diffusé quelques extraits vidéos de cette interview pour que vous puissiez mesurer la superficialité de l'entretien et du personnage mais on ne peut pas pour quelle raison et bien parce que TF1 et France Télévision bloque de nouveau la diffusion des vidéos que nous avons pris le soin de préparer comme s'ils avaient le monopole de la parole présidentielle et se faisant full au pied et la démocratie à l'image de notre président en ce contact on se compte entre donc d'un petit résumé de l'interview d'Emmanuel Macron voici ce qu'on a appris aucune annonce sur un référendum un retrait ou encore un remaniement le président veut garder son cap sur les mouvements contestataires ils respectent les manifestations syndicales mais si on les écoute mais condamne les violences les blocages et assume réquisition le chef de l'État a regretté que les syndicats n'est pas présenté de proposition de compromis sur le texte à l'exception du retrait ce à quoi Philippe Martinet secrétaire général de la CGT lui a répondu il y a aucune réponse on connaît une mobilisation certains disent historiques depuis une trentaine d'années et pour lui il a fait un bilan très positif de tout ce qu'il a fait donc c'est grave j'insiste aussi sur le fait que il considère qu'il y a pas eu de proposition alternative alors que la CGT comme je suppose les autres organisations syndicales on fait des propositions alternatives mais il ne considère que les propositions alternatives ne sont valables que si on est d'accord avec lui et puis alors j'ai noté des des aberrations mais totale il a fait le constat que des minima de branches étaient en dessous du SMIC alors moi je enfin excusez-moi c'est lunaire on a écrit au Premier ministre alors je sais plus c'était Castex mais je pense que c'était lui donc ça fait un petit moment qu'il est plus là pour lui dire il faut une revalorisation automatique des minima de branches quand le SMIC augmente et lui nous dire c'est pas normal que hier autant de millimètres branches qui augmentent il fait il a fait il continue à faire La Malga mais évidemment entre un pot et cotisations et considère que cotisations patronales ça n'est pas une question lui considère que pour financer la sécurité sociale et la retraite il y a que les cotisations salariales c'est pas comme ça qui est construit le système alors soit il est il a une méconnaissance totale de notre système et là c'est très grave soit il se fout de notre gueule pour être très clair Emmanuel Macron a également défendu la légitimité démocratique de sa réforme après le rejet par les députés des deux motions de censure il veut rétablir je cite l'ordre républicain avec la création de 200 brigades de gendarmerie une loi de programmation militaire une accélération des procédures judiciaires pas un mot sur les violences policières la répression et les entraves aux libertés de circuler manifester et informés qui ont été maintes fois constater ces derniers jours et alors que le sujet sur les profits des grandes entreprises semblaient oubliées le chef de l'État remet le sujet sur la table le président a dénoncé le cynisme de certaines grandes entreprises qui ont dégagé d'importants bénéfices exceptionnels leur permettant de racheter leurs propres actions en bourse bref encore une fois assiste à du Grand Emmanuel Macron en cela ne me fait pas plaisir mais cela en va de ma responsabilité je m'en fiche des sondages je fais ça pour l'intérêt général son seul regret ne pas avoir su convaincre sur la nécessité de la réforme en attendant voilà alors maintenant messieurs pardon j'ai beaucoup parlé à vous est-ce que j'ai oublié quelque chose de cette prise de parole qu'est-ce que vous avez retenu très brièvement avant d'aller vous faire agir ensuite sur les magnétos pas grand chose parce que moi quelques collègues on a beaucoup travaillé aujourd'hui pour essayer de documenter la violence policière en France on est dans une situation assez réactionnelle dans pas mal de villes c'est pas tout à fait à la télé qu'on voit ça malheureusement c'est plutôt sur les réseaux sociaux c'est grave on voit des des motards de la Brava à Paris rouler sur la manifestants on voit des policiers traiter un SDF qui a un sac à dos dans le dos de sac à merde on apprend qu'à Nantes il y a des policiers maintenant qui fouillent des étudiantes dans la culotte en mettant leurs doigts dans leur sexe enfin je veux dire c'est totalement lunaire c'est ça qui est lunaire au bout d'un moment et donc je veux dire ça ne se voit pas et quand le président prend la parole à 13h on se dit ah bah peut-être que ces questions vont enfin lieu de poser d'autant que les images existent elles sont partout sauf globalement sur les télés mais alors par contre sur les réseaux sociaux sont partout et pas un instant on le confronte à ces images qui sont de la réalité qui sont la façon dont ce gouvernement ce pouvoir utilise sa police pour terroriser les gens en France en 2023 qu'est-ce que vous avez retenu du discours d'Emmanuel Macron que vous avez entendu alors la première chose que je voudrais dire c'est qu'il faut pas surinvestir symboliquement ce discours parce que on savait avant qu'il parle qu'il allait pas dire grand-chose parce qu'il refusait une de dissolution il refuser un retrait il refusait de changer le gouvernement donc on savait à l'avance et quand je dis qu'il faut pas sur investir ce discours c'est parce que on sait tous que désormais c'est plus lui qui tient l'agenda politique c'est lui qui donne des dates qui dit ce que l'on va faire parce que et on y reviendra probablement après parce que désormais on voit bien que depuis bientôt une semaine c'est la rue c'est la mobilisation souvent spontanée souvent même en dehors de l'intersyndical qui décide qu'est-ce que il convient de faire et comment il faut prendre les affaires en main il y a vraiment cette volonté de retirer au président l'initiative il ne l'a plus parce que désormais de toute façon il n'y a plus dates à venir désormais voilà on est on est on est en attente de sa part de quelque chose et ça deviendra pas c'est pour ça qu'il tient pas l'agend donc faut pas sur investir ce qu'il dit néanmoins il faut l'écouter et quand on l'écoute moi il y a deux il y a 2 sentiments qui me viennent à l'esprit c'est qu'il est à la fois ridicule et terrifiant alors ridicule parce que enfin c'est incroyable de ne pas parler à ce point de des faits d'être factuel c'est-à-dire que que le gouvernement élu cherche à imposer une politique on peut le comprendre mais que pour imposer cette politique il continue trois mois après le début des discussions à mentir aussi ouvertement qu'il le fait à la télévision c'est assez c'est assez incroyable et c'est en ça que c'est ridicule alors pas tant puisque effectivement quand il parle à 13h c'est il parle à certains de certaines catégories de personnes et donc ils cherchent pas à évidemment à convaincre les gens qui qui connaissent un petit peu le dossier il va chercher d'autres catégories pour essayer d'avoir ces soutiens traditionnels néanmoins il est quand même revenu sur des choses qui ont été évidemment remises en cause très largement et il faut le dire remise en cause même par des comment dire des catégories relativement conservatrices de la population notamment cette idée selon laquelle la réforme il fallait la faire parce que il y avait des problèmes économiques il faut sauver le système de retraite enfin tout ça a été remis en cause très largement et donc on nous resserre ses idées qui ne tiennent pas et les gens vont se rendent bien compte que ça ne tient pas et c'est pour ça qu'il continue à se mobiliser et à trouver de nouvelles formes de mobilisation donc c'est sur ce point-là et sur beaucoup d'autres vraiment ridicules mais terrifiants aussi pourquoi parce que on voit bien que comme c'est lui qui tient le pouvoir elle va avec évidemment tous ces alliés politiques et sociaux comme c'est lui qui tient le pouvoir bien il tient il tient la matraque et c'est ce que vous avez dit c'est à dire que on se rend bien compte que le fait de pas parler de choses qui ressemblent à des faits c'est pas un problème pour lui puisque c'est lui qui envoie ensuite la police sur les manifestants qui interdit factuellement aujourd'hui les manifestations en France et en même temps il nous donne un programme qui est encore encore plus terrifiant il a dit plusieurs phrases vraiment très très étonnante notamment une phrase sur cette idée que en France pour changer les règles pour imposer sa volonté on passe trop on passe trop par la loi c'est-à-dire on passe trop par le Parlement donc le Parlement qui dans la cinquième république de plus en plus d'ailleurs au fur et à mesure de l'histoire de cette cinquième République à une place qui qui est plutôt plutôt faible face au président et bien c'est encore trop ce petit contre-pouvoir c'est encore trop et donc ça c'est quand même ne pas reconnaître que le vrai problème c'est le problème des institutions et lui il veut aller encore plus en avant dans la fuite dans la fuite en avant justement sur sur ce problème institutionnel et donc tout ça finalement nous donne envie d'être très enthousiaste parce que c'est plus lui qui a l'agenda politique entre les mains en tout cas la prise de parole manuel Macron a fait réagir ses opposants politiques nos camarades Lisa lap et André manivy étaient dans l'Assemblée nationale cet après-midi ils ont tendu le micro du média des députés qui eux aussi étaient bien remontés [Musique] voilà on est avec un président en fait qui est un pyromane qui est celui qui verse chaque jour un peu plus d'essence sur le brasier que la lui-même allumé et qui est nous qui nourrit lui-même le chaos même si on sait très bien que demain il cherchera à expliquer que il est celui qui peut permettre d'être en fait la protection des Français face à ce même chaos mais c'est lui qui en est aujourd'hui l'auteur c'est lui qui pousse les Français dans leur retranchement c'est lui qui finalement pousse les Français dans leurs extrémités parce qu'ils ont le sentiment d'être face à un président qui n'écoute pas qui n'entend pas qui se refuse à toute forme de mea culpa et qui reconnaît comme seule erreur le fait de ne pas avoir réussi à les convaincre les manifestations syndicales sont plutôt peu écoutés peu entendus les opposants trouvent d'autres moyens comme les manifestations autonomes les blocages vous venez de le dire qui sont fortement en soirée privée est-ce que vous avez un mot là-dessus sur ce qui se passe depuis quelques jours dans toutes les villes françaises je crois que malheureusement pour l'instant Emmanuel Macron n'entend rien ni personne et que donc c'est lui qui poussent les gens dans leurs extrémités parce que quand vous avez passé deux mois dans un mouvement social que vous avez perdu de l'argent dans une période où l'inflation est ce qu'elle est et pour l'alimentaire comme pour l'énergie c'est 15%. donc avec des gens qui voient en fait leur pouvoir d'achat diminuer chaque jour et qui vont devoir faire grève encore et bien un moment effectivement l'exaspération est-elle que les gens pensent que la seule issue qu'il aurait donné c'est le blocage parfois même ce que je réprouve la violence mais c'est le mode d'emploi qu'Emmanuel Macron a donné malheureusement après les gilets jaunes il n'a voulu écouter personne dialoguer avec personne ni au monde uniquement de syndical ni que le monde politique ni avec même ses propres souvent et donc ensuite vous avez des gens qui disent mais puisqu'il n'écoutent rien et bien il faut aller au bout d'une logique et ça a été l'Arc de Triomphe c'est maintenant en fait les poubelles qui brûlent chaque soir dans les grandes villes de France et même pas seulement les grandes villes et bien voilà c'est en fait le problème d'un président qui conduit au chaos alors le PS1 qui condamne les violences c'est nuls Macron qui souffrent sur un incendie qui l'a lui-même allumé qu'est-ce que vous en pensez monsieur [Musique] de violence qui lui est montré la question lui est à peine posée alors que il y a des arrestations en face de dire on est tellement dans un endroit où la presse fait pas le boulot que Darmanin mise de l'Intérieur peuvent venir nous redire des choses parfaitement fausses à la télé comme quoi qu'est-ce qu'il a dit que était déclaré cette année alors qu'en fait en France la manifestation n'a pas été autorisée elle a juste à être déclarée et c'est pas parce que les organisateurs n'ont pas déclaré de manif qu'on a pas le droit d'y aller là on en est dans un situation plus grave les gens peuvent plus circuler dans les rues en France des citoyens plus loin circuler je rappelle quand même ce policier qui a lâché il y a quelques temps à manifestant c'est il y a quelques mois mais enfin qui disait de façon si vous voulez rester en vie vous avez qu'à rester chez vous c'est policier de la brave qui roule sur des manifestants ces policiers à Marseille qui sont quatre à s'acharner sur une femme par terre et donner des coups de pieds dans la figure c'est ça qu'on voit et on a Darmanin et une nièce qui sont littéralement hors la loi alors que l'un et ministre de l'Intérieur l'autre préfet de police de Paris il viole la loi leurs hommes violent la loi tous les jours et ils viennent nous expliquer des choses fausses dans les médias et personne ne les contre finalement qui parle de bordélisation des manif non mais en plus leurs agents publics qui sont censés être des gardiens de de la loi je veux dire viole la loi tous les jours devant tout le monde devant tous les reporters indépendants dans les villes de France et il se passe rien il y a quand même un gros problème là je veux dire enfin Nicolas Da Silva Emmanuel Macron seul responsable du chaos pas du tout je pense que évidemment c'est très important d'analyser le personnage puisque c'est lui qui est qui a le pouvoir actuellement mais il faut essayer de mettre ça dans un contexte un peu plus large qui est le contexte des institutions de la 5ème République mais aussi au-delà de l'évolution des différentes formes de démocratie en France au moins depuis disons les années 80 et en fait moi j'aurais plutôt tendance à dire que justement ce qui se passe aujourd'hui et les membres du gouvernement ont raison de le dire est tout à fait légal c'est-à-dire que c'est tout à fait dans la logique des institutions alors qu'on puisse dire que c'est pas forcément dans l'esprit des institutions que finalement lorsque la République a été inventée alors que lorsque tous ces outils ont été inventés ils n'étaient pas utilisés comme cela peut-être néanmoins lorsque c'est légal n'empêche exactement c'est légal et c'est légal depuis le début alors évidemment quand on prend les institutions existantes elles sont comme ça le fait qu'aujourd'hui la population une partie de la population se sentent pousser à bout c'est parce que on arrive au bout de 45 ans de recul démocratique sur les institutions de la 5ème République mais pas seulement évidemment la question de la presse sur la sécurité sociale on parle quand même de la sécurité sociale avec une étatisation de la sécurité sociale un recul sur la démocratie sociale qui n'est même plus entendu il faut quand même se rendre compte que pendant ce débat on avait tous les syndicats qui étaient d'accord pour dire que cette réforme n'était pas bonne on avait 90% des actifs deux tiers de la population pour qui était d'accord pour dire que cette réforme n'était pas la bonne donc le problème c'est pas le problème de d'Emmanuel Macron qui est capable de faire ce qu'il veut indépendamment des institutions le problème c'est que les institutions lui permettent de faire cela donc l'enjeu c'est évidemment de réfléchir à la bataille des retraites mais surtout à la façon dont on pourrait construire un monde dans lequel les institutions ne permettent pas cela et je pense que ça c'est quelque chose qui est très rassembleur quand on écoute les les discours des opposants il y a des opposants de de beaucoup beaucoup de bord différents de beaucoup de de comment dire de d'endroit de la population différent par exemple évidemment la motion qui a été déposée par Charles de Courson qui est pas un grand progressiste ou un grand homme de gauche mais dans les professions il y a des professions qui se mobilisent parce qu'elles trouvent que c'est pas normal ce qui se passe il y a des âgés à l'INSEE maintenant il y a les agents de la Cour des comptes qui viennent de déclarer qu'ils étaient en grève partout à tous les niveaux il y a une radicalisation du mouvement et l'Inter syndical qui a essayé de jouer son rôle de négociateur jusqu'à maintenant elle est complètement débordée parce que la population se rend bien compte que jouer des institutions ça ne fonctionne pas donc les institutions c'est ce qu'il faut détruire on pourrait par exemple décider qu'une loi passe si le Parlement est d'accord pour voter ses lois c'est quand même pas compliqué voire exécutif il va pouvoir législatif chacun son boulot quoi c'est alors justement je pense que Emmanuel Macron essaie d'adopter peut-être une stratégie diabolisation la contestation hors 4 syndicale il diabolise également ses grèves qui qui dérangent et qui justifient selon lui les réquisitions est-ce qu'ils y voyait une volonté d'opposer des bons aux mauvais manifestants et donc par là de briser une mobilisation qui était plutôt unitaire toujours de diviser c'est classique comme le monde après je sais pas si ça marche franchement je pense que le poids de la parole du président français aujourd'hui je pense être un peu affaibli et en fait et cette stratégie elle fonctionne lorsque il y a des syndicats qui peuvent dire ah vous voyez nous par la négociation nous avait obtenu nous avons obtenu quelque chose aujourd'hui même Laurent Berger a réagi assez scandalisé par rapport au discours du président en disant en disant que non c'est faux le président dit dans son allocution à 13h que les les partenaires sociaux n'ont pas voulu négocier Héber je dis non nous on a voulu négocier on avait des propositions c'est lui qui en a pas voulu donc ils ont quand même réussi à fâcher ceux qui permettaient d'entretenir cette opposition entre entre des ceux qui négocient et ceux qui sont toujours dans la confrontation en fait il s'isole c'est aussi ce qu'on voit dans la presse international le télégraphe titré aujourd'hui pire que l'arrogance de de Macron sa stupidité c'est quand même un grand quotidien conservateur britannique et pas non plus marxiste je veux dire pire cargo la stupidité pas con c'est quand même d'une violence terrible et après c'est internationale est extrêmement critique à la guerre du président français qui semble être un peu le seul dans son château à penser qu'il fait tout bien quoi justement sur le mode d'action on comprend bien que à partir du moment où il y a une délégitimation de de la négociation de des mobilisations traditionnelles des défilés dans les rues des manifestations et bien toute une partie de la population commence à être d'accord avec une autre partie de la population qui disait que ces modes d'actions ne fonctionnent pas donc au sens où il y a une radicalisation enfin il y a plein de gens qui considèrent que manifester dans la rue c'est pas très utile et ça fait longtemps et qu'il faut adopter des modes d'action plus virulents plus plus violent comme comme on dit habituellement alors que bon enfin on pourrait réfléchir à ce que c'est que la violence mais ce qu'il faut voir c'est que face à cette situation où il s'isole sa légitime tout ça et moi je tiens à dire en tant que enfin je veux dire en tant que chercheur sur ces questions là enfin les formes de protection sociale tel qu'on connaît c'est lequel on est attaché elles sont liées à des formes d'action qui sont beaucoup plus virulentes que simplement aller marcher une fois de temps en temps de Bastille et République et donc d'une certaine il faut regarder ne serait-ce que des photos de des après manifestations en mai 608 je veux dire les Russes sont complètement retournées est-ce que ça veut dire que c'est bien que l'on souhaite que ça se passe comme ça non mais on observe historiquement que souvent quand ça se passe comme ça il y a des conquêtes parce que les gouvernants et les gouvernements sont souvent complètement sourds aux revendications populaires ce qu'il oublie c'est que on peut pas concevoir un mouvement sans violence moi je pensais pire que ça je pense qu'il est en train de la générer très fortement c'est parce que la dérive autoritaire de l'État qui n'a pas dit ça fait quelques années qu'on est dans une dérive autoritaire regardez la violence de la police sous François Hollande pour les lois travail il y a un moment donné les policiers qui agissent en dehors du cadre légal toute la journée sans qu'on puisse ne serait-ce que porter plainte de manière efficace parce qu'en plus en France si on est maltraité par la police on va porter plainte auprès de la police enfin c'est quand même compliqué de se faire par la police quand on critique la police donc tout est comme ça et donc au bout d'un moment cette dérive autoritaire et cette violence de la police contre la population ne peut que radicaliser encore plus la population donc on va voir les affrontements de plus en plus violents donc les gens c'est quand c'est que quelqu'un arrive dans cette dans ce pays pour dire stop on calme le jeu on parle on redescend enfin sinon ça va monter donc si c'est son souhait c'est ce qu'il est en train de faire c'est le Pyroman sous le nom de mon lit hein quand Emmanuel Macron lui parle d'un désigne un mouvement violent parce qu'il parle des feux de poubelles et des manifestations non déclaré il parle pas de ces violences policières mais du coup je vous repose vraiment la question parce que vous parliez de Mai 68 est-ce qu'une mobilisation qui fonctionne peut se concevoir sans violence alors ça dépend des institutions qu'on a mais je voudrais simplement dire aussi quelque chose à propos des mobilisations qu'on a aujourd'hui le gouvernement le président ce midi explique qu'il y a beaucoup de violence dans les manifestations alors moi pour participer à ces manifestations enfin il y a des feux de poubelles c'est tout ce qu'il y a il y a des feux de poubelles une fois de temps en temps et quelque chose d'un peu d'un peu plus gros là aujourd'hui justement face au refus du dialogue et au refus de reculer du président il y a eu quelques quelques événements un tout petit peu plus radicaux mais pour l'instant le niveau de de violence vis-à-vis des biens vis-à-vis des personnes et relativement faible quand on regarde historiquement donc enfin on a encore rien vu quoi si la détermination s'amplifie et ensuite sur cette question de savoir si on peut pas concevoir un mouvement social victorieux sans violence ça dépend des institutions il se trouve que en fait les institutions de la sécurité sociale viennent la plupart du temps du conflit et du conflit extrêmement violent encore une fois il s'agit pas de dire que c'est une bonne chose mais il s'agit de de le constater parce que les classes dirigeantes tant qu'elles le peuvent elles donnent rien aux classes qui sont dominées donc il faut pas tomber dans le piège de ne qualifier de violence que effectivement un peu nouvelle fait par un citoyen dans la rue enfin il y a une infinité de violence dans cette société la violence par exemple de la bureaucratie numérique ça fait des années qu'on impose aux citoyens d'avoir des ordinateurs de faire des des copies numériques pour avoir le moindre des marches il faut avoir des connexions Internet voir tout ça sinon tu as droit à rien tu y passes des jours des semaines parce que l'État enlève les fonctionnaires donc on est face à des murs tout ça c'est archi violent les institutions fonctionnent de manière violente la presse qui est sourde parce que c'est pas violent ça donc ça c'est archivial c'est une violence morale institutionnelle constante qui pèse sur les citoyens et dans les médias on nous parle que ah bah qu'est-ce qu'ils sont bien avec les feux de poubelles mais c'est insupportable alors si on parle de la violence parlons de la violence il est globale je veux dire je propose de poursuivre encore avec les réactions des députés on a écouté le PS on va écouter maintenant là et la fille y a-t-il moyen d'accéder à cet homme où est-il complètement enfermé dans cette fonction présidentielle qui le met ailleurs que dans d'autres pays c'est je pense que ce qu'il a fait là c'est une lettre de l'huile sur le feu et demain nous le verrons donc demain nous le verrons que par million les Français sortiront les Français sont attachés à démocratie voir ainsi répéter le mot de démocratie dix fois dans le vide pour dire le contraire c'est agaçant c'est exaspérant c'est choquant c'est insupportable et donc maintenant on voit bien que le problème en fait c'est lui le problème c'est Monsieur Macron le responsable c'est Emmanuel Macron le problème c'est Manuel Macron est-ce qu'une démission du président est un scénario possible et souhaitable alors on sait que chez les républicains notamment ou craignait qu'une motion de censure profite au RN et à Mélenchon ce que vous partagez par ailleurs je me méfie un peu du discours qu'on entend depuis un petit moment sur c'est vraiment lui c'est que lui quand on entend dans la bouche des politiques enfin d'abord on va pas faire une chasse à l'homme et ensuite enfin Macron voilà gère c'est pas que lui je veux dire Macron il y a quand même des industriels qui tiennent aussi l'économie de ce pays qui tiennent la presse de ce pays il a du monde derrière lui sinon il serait pas là donc c'est pas Macron tout seul alors lui c'est le monsieur qui a en vitrine mais il y a du monde derrière c'est pas Macron tout seul quoi donc c'est un système bien sûr et en fait toutes les discussions qui ont pu avoir ces dernières années sur les 1% elle contribue à invisibiliser le fait que effectivement si le président représente une partie de la population elle est pas si faible que ça alors elle a tendance à se réduire puisqu'il justement des des classes de la population qui commence à à reculer à se poser des questions mais c'est jamais 1% ou une personne toute seule donc c'est pour ça que bon ça me paraît évidemment assez faible comme argument de dire que c'est lui non c'est les institutions et d'ailleurs je pense que il faut il faut insister sur le fait que la l'argumentation des gouvernants qui nous disent systématiquement oui mais c'est légal donc c'est démocratique évidemment enfin ça fait je veux dire c'est ridicule l'Ancien Régime ça il y a de la légalité il y a du droit l'Empire il y a de la légalité il y a du droit enfin c'est pas parce qu'il y a quelque chose qui est légal que que ces démocratique la démocratie c'est quand même ça a beaucoup plus de sens que simplement le fait d'être un régime juridique quelconque donc effectivement enfin je veux dire c'est pas parce que c'est légal que c'est bien il faut lui il y a plein de choses très légales au cours du temps un régime tellement présidentiel où il a tellement de pouvoir comment est-ce qu'il me fait flipper c'est qu'on aurait un fou à sa place mais je sais pas où sont les contre enfin on en est à un point quand même alors j'espère qu'il est pas fou d'ailleurs parce que ça commence à être flippant quoi et quick une destitution qui est prévue par l'article 68 la Constitution alors avec l'annonce du projet de réforme des retraites l'idée de destituer le chef de l'État et gagner en popularité sur les réseaux sociaux parce que c'est un scénario qui est crédible fassent pas le président alors moi ce que je voudrais dire c'est que c'est très difficile d'imaginer de défaire des institutions par le jeu des institutions elles-mêmes et donc destituer par une procédure qui pourrait exister dans la Constitution enfin ça me ça me semble quand même assez assez peu probable c'est pareil il y a certains députés qui demandent à ce que l'on revienne aux urnes alors ça peut paraître une bonne idée comme ça puisque évidemment quand on veut la démocratie on veut a priori les élections mais c'est pas aussi simple que ça parce que justement la République dans laquelle nous vivons la Constitution qui organise juridiquement le la société française elle fait que aujourd'hui il y a beaucoup d'abstention aujourd'hui il y a certaines parties de la population qui ne vote pas quelles sont ces parties de la population qui ne votent pas en particulier ceux qui sont à la pointe du mouvement aujourd'hui c'est à dire qui c'est à dire les ouvriers les employés les jeunes parce que ils voient bien que les institutions sont faites pour qu'ils perdent à chaque fois et donc c'est pour ça qu'il remettent donc quoi les institutions et d'où mon idée de dire que bah vouloir changer les institutions en jouant le jeu des institutions ça marche pas donc l'enjeu c'est bien de les contester et comme ils vont pas se laisser tout seul c'est pour ça qu'encore le président et les médias ainsi sur sa légitimité démocratique il a été élu et c'est un faut quand même jamais oublier qu'on est dans un dans un pays où maintenant on arrive à des taux d'abstention qui dépassent les 50%. donc on vous avait plus de la moitié d'une population qui dit en fait les dés sont pipés donc je ne vais plus mettre mon bulletin dans l'urne et je vais me manifester politiquement autrement parce qu'on les traiterait toujours de pêcheurs du dimanche bah faut arrêter c'est des gens qui utilisent leur portefeuille pour consommer intelligence et des gens qui militent dans des associations c'est des gens qui vont dans la rue ces gens qui parlent des gens qui sont sur les réseaux sociaux mais qui ont compris qu'en fait le bulletin dans l'urne tel que le système électoral français est organisé finalement est assez peu je peux ajouter juste une chose on voit bien qu'il y a un agenda négatif c'est à dire lutter contre la réforme mais il y a aussi un agenda positif qui se dessine et il se dessine pas d'aujourd'hui enfin la situation d'aujourd'hui et les paliers que à la réforme c'est quoi l'agenda positif on voit bien que dans beaucoup de secteurs de la population les gens veulent reprendre le contrôle politique sur leur vie ils ont été habitués à ce qu'on leur dit tous les 5 ans tu vas voter oui voilà et une fois tous les cinq ans on va voter mais aussi les marchés décident pour tout le monde sont conçoit bien ce que ça signifie d'ailleurs le président là encore dit ces dernières semaines et donc ce qu'il fait c'est retrouver de la souveraineté et donc cette souveraineté évidemment on va pas leur donner gentiment enfin les classes dominantes ne laissent de ne pas gentiment le pouvoir qu'elles ont et donc il faut aller le chercher et c'est en ça que cette ce mouvement est enthousiasmant venez me chercher il fallait la souveraineté bien évidemment je vous propose enfin d'écouter une dernière réaction celle d'un député IOT qui particulièrement déçu le préalable à tout était le retrait de cette réforme malheureusement il ne l'a pas fait le président Macron ne respecte pas nos institutions dans une situation de telle crise il fallait redonner la parole à nos concitoyens notamment par le biais d'un référendum président Macron veut ouvrir sa majorité à des personnes qui pensent comme lui c'est évidemment pas comme ça qu'il faut faire il faut faire en sorte de reconstruire un vrai projet de société avec l'ensemble de nos concitoyens c'est-à-dire une vraie République des territoires s'appuyant sur les élus locaux sur les organisations les grandes organisations sur le plan national j'en appelle notamment à l'organisation d'une grande conférence nationale alors dans ce débat Elliott ensemble série G en centriste contre Macron je pense que c'est quand même très important de prendre au sérieux ce que ce que ce que dit ce groupe parce que à mon avis encore une fois il représente une partie de ces de ses élites de ces classes dirigeantes qui sont pas d'accord avec les situations actuelles pour plein de raisons et notamment donc ce député Charles de Courson ce qui met en avant c'est quand même cette idée que et ben oui on peut pas à gouverner tout seul c'est pas possible parce que et il le voit bien eux qui ne sont pas dans le le gouvernement parce que ça crée des troubles à l'ordre à l'ordre établi et donc c'est bien que une partie des classes dirigeantes commence à avoir peur comment ça à se méfier de l'absence de réponse complète du président donc il y a une dimension qui a une dimension voilà libérale au sens où bah c'est bien de pas gouverner tout seul mais il y a aussi une dimension qui est assez instrumentale c'est que mais ils disent au président et ils sont à mon avis très sérieux en cela il faut bien écouter ce qu'ils disent ils disent mais vous vous rendez compte que vous êtes en train de faire vous êtes en train de de de souffler sur les braises et juste pour voir imposer une réforme des retraites qui finalement n'est pas si n'est pas si importante d'un point de vue économique et politique vous menacez beaucoup plus les instituts que que cette petite réforme il leur dit fais attention c'est que les gens bien installés dans le système qui qui en profitent et qui organise le désordre ça les arrange pas en fait donc en fait Bernard Arnault Patrick Drahi tous les gens là qui passaient toutes ces chaînes de télé tous ces grands journaux ils le soutiennent mais alors jusqu'à un certain point je me souviens toujours des des boutiques de luxe aux Champs-Élysées qui cramaient pendant la révolte des gilets jaunes je sais que dans Le Parisien alors je dis pas que c'est Bernard Arnault qui tient la plume du Parisien mais enfin quand même il a l'air assez interventionniste dans ces médias on l'a vu encore aux échos ces derniers jours dans Le Parisien là ça commence à flipper parce qu'on cramait les vitrines de luxe c'est-à-dire qu'en fait si le peuple sera révolte un peu trop ça fait peur au système et ils peuvent virer leur porte-parole qui est en vitrine aujourd'hui pour en mettre un autre qui sera un peu plus habile parce que lui il est quand même pas super habile là je dois 13h je vous pouvez très empathique très très très malin en fait on va revenir vraiment à l'interview toujours question pour toi en fait Jean-Baptiste il faudrait qu'on évoque d'entrée de Dieu la forme de cette intervention le dispositif en lui-même et l'attitude des interviews [Musique] de de de de de de de de de de questionner aussi peu un président dans un pays qui est complètement en pétard avec tous les syndicats contre sa réforme la majorité des Français qui sont contre les villes qui brûlent il y a quasiment pas une question qui dérange sur les violences policières en terrorise la population il y a pas une question là-dessus c'est pas possible quoi une question qui nous qui nous a fait un petit qui nous à la rédaction c'est la suivante qu'est-ce que l'ordre quand est-ce que l'ordre va revenir pour les gens aussi qui subissent cette situation pendant des grèves et des manifestations qu'est-ce que qu'est-ce que vous est-ce que vous en passez peut-être Nicolas avant de revenir à toi mon bâtiment le cri du coeur des dominants je suis malheureusement assez d'accord parce que dire quand est-ce que l'ordre va revenir on voit bien enfin ce que ça signifie c'est une conception particulière de l'ordre c'est la conception dominante alors qu'en réalité s'il y a du désordre c'est justement pour qu'il y ait plus de justice mais ça on en aura jamais entendu parler cet après-midi au contraire les les réponses du président était uniquement dans le plus de répression mais aussi dans la tentative de de diviser en expliquant que ben voilà à la retraite c'est une réforme nécessaire mais vous inquiétez pas on va aller chasser les titulaires des mini massociaux je veux dire tout ça comment on peut comment on peut accepter quand on interview le président dans une situation qui est celle là de de laisser passer enfin cette conception incroyable de la situation ça n'a aucun rapport enfin personne demande toute petite ainsi sur ces histoires de fraude sociale ça remonte un peu cette thématique de la fraude sociale vraiment les pauvres qu'est-ce qu'il faut qu'est-ce qu'il faut dans l'entendre plutôt toi en parler à Gabriel Attal en ce moment nous on a fait il y a quelques jours une enquête sur en fait le non recours aux aides sociales en fait il semblerait que la fraude sociale ça représente un certain montant d'argent réel mais le non recours aux aides sociales en France ce serait considérable c'est très mal étudié c'est très mal chiffré ça pourrait être 10 fois plus pour être clair il y a énormément de gens qui sont défavorisés dans ce pays qui ne vont pas chercher des aides aux endroits c'est-à-dire qu'une certaine façon l'État en fait confisque de l'argent qui devrait en fait d'arriver dans la poche des gens qui sont dans la galère et l'État se garde bien des avertir de leurs droits introduit des procédures extrêmement compliquées pour que les gens aient leurs droits et donc c'est des milliards des milliards des milliards c'est un pognons de dingues comme disait Macron bon bah ça typiquement si les grands journaux mettent pas des moyens pour enquêter sur ça et bah c'est invisibilisé et puis il nous bassine avec les histoires de fraude sociale à criminaliser les pauvres c'est toujours le même discours toujours dans les reprises complément par tous les grands médias toute la journée c'est du matraquage l'intoxication de l'opinion et c'est tout le temps et au bout je pense qu'il y a des gens dans ce pays qui se disent non mais là on nous raconte n'importe quoi c'est de la voilà c'est sur cette question de la de la fraude de la fraude sociale on sait très bien parce que il y a des statistiques qui sont produites notamment qui sont produites par des instituts statistiques qui dépend des ministères notamment je pense à l'adresse donc qui démontre que il y a effectivement un non recours aux prestations sociales qui est absolument massif il y a aussi les caisses d'assurance maladie par exemple ou la caisse d'assurance vieillesse qui est aussi étudie ce type de question sur la fraude et notamment la caisse d'assurance maladie se pose la question mais est-ce qu'il y a de la fraude en fret la fraude des de à l'assurance maladie elle se chiffre en centaines de millions sauf que ce que disent ces rapports les derniers sont sortis cette année c'est qu'en fait 80% de la fraude c'est de la fraude des professionnels c'est-à-dire c'est pas la faute des malades c'est la fraude des médecins des hôpitaux des cliniques etc etc donc là encore ça permet de de monter un peu en généralité sur sur votre question pourquoi on est dans un dispositif où il y a des journalistes qui ne contestent pas ce que dit le président parce qu'en fait tout ce qu'il dit est absolument contestable et sans être très radical et c'est ce qui a montré ça aussi une des premières grandes victoires de la mobilisation contre la réforme des retraites c'est qu'en fait la plupart des arguments du gouvernement ne tenait pas ça a été dit par des gens qui sont qu'on peut considérer comme plutôt radicaux mais ça dit aussi par tout un tas de gens qui sont relativement conservateurs enfin une petite pensée pour les pour les confrères de l'audiovisuel public Macron leur a dit en fait la redevance je la supprime ça veut dire quoi la redevance d'un suprême sévère que demain vous voulez avoir du budget va falloir venir demander gentiment gentiment c'est ça c'est ça qu'on a vu à 13h alors vous l'avez rappelé Nicolas Da Silva il y a de nombreux notamment économistes experts qui ont démonté les arguments du gouvernement Macron Macron borne et Emmanuel Macron malgré tout existe sur le fait que cette réforme était nécessaire vous êtes économiste enseignement enseignant Université de Paris 13 vous êtes notamment vous l'avez rappelé en introduction spécialisée dans les questions relatives à la sécurité sociale et forcément la retraite Emmanuel Macron a apporté des justifications économiques à sa retraite à sa réforme il a surtout évoqué nécessité démographique et accuser ses adversaires de vouloir régler les problèmes que par le déficit qu'est-ce que vous lui répondez alors moi personnellement rien du tout enfin je dirais en tant qu'economiste j'ai pas à dire voilà ce qu'il faut faire mais ce qu'on peut dire c'est qu'en fait la réforme qui est menée c'est un choix politique c'est pas une nécessité financière ça c'est quand même quelque chose qui est très important à avoir en tête c'est à dire que donc l'argument du gouvernement et c'est toujours le même depuis des décennies d'ailleurs c'est le même depuis la création même de la sécurité sociale dès les premières années de vie de la sécurité sociale on disait que ça coûte trop cher il faut réformer la sécurité sociale c'est 40 45 46 ces discours on les a en mais là aujourd'hui ce qui nous disent oui bon il faut sauver la sécu et pour sauver la sécu il faut faire des économies en réalité et c'est ça que je disais tout à l'heure tout un tas de d'économistes ou même de d'institutions plutôt conservatrice ou plutôt disons neutre si on utilisait ce mot disent que tout ça n'est pas vrai notamment le Conseil d'orientation des retraites qui dit que effectivement il peut y avoir des déficits au cours des années à venir mais c'est difficile sont très réduits par rapport au montant total des retraites et que le vrai problème c'est le montant des prestations que nos retraités ils vont avoir tendance dans le futur à verser dans la pauvreté c'est ça le c'est ça le problème face à ça il est très touche tout à fait possible et vraiment pas très coûteux d'augmenter par exemple le niveau des cotisations donc il y a un choix qui est fait et ce choix il est toujours le même et c'est pour ça qu'il est de plus en plus contesté parce que dans toutes les institutions même à la Cour des comptes on commence à se poser des questions par exemple sur les politiques qui visent à exonérer les entreprises de cotisation sociale alors vous savez que depuis les années 80 il y a ces grandes thématiques du coup du travail sur laquelle il y aurait du chômage parce que le coût du travail trop élevé alors économiste ne sont pas du tout l'accord d'action enfin en tout cas ils sont il y a un gros débat là-dessus et il est pas tout à fait il est pas vraiment possible de montrer que baisser les cotisations ça permet d'embaucher néanmoins c'est la politique qui est suivie depuis des années des années ça coûte extrêmement cher et bien maintenant même la Cour des comptes commence à se poser la question de savoir finalement est-ce que il faut pas aussi réfléchir à ça est-ce qu'on n'est pas allé trop loin dans les exonérations de cotisation sociale donc vraiment d'un point de vue financier on voit bien que cette réforme elle est pas importante parce qu'elle considère elle consiste en des sommes relativement modérées par rapport à ce que représente la sécurité sociale et le régime de retraite mais en plus elle est pas du tout elle est pas du tout nécessaire et c'est bien ça c'est bien là où est le problème et les gens sont tout à fait compte parce que tout a été démonté de tous les arguments sur cette nécessité sur les 1200 euros enfin tous les arguments étaient remis en cause et pourtant Emmanuel Macron un persiste et signe il a ajouté il en va de la responsabilité et de l'intérêt général il s'érige un peu comme je veux bien me faire détester si c'est pour le bien de la France en gros une posture de chevalier est-ce que ça ça vous fait sortir de vos gonds ce genre de justification à Nicolas je sens que moi j'ai beaucoup parlé mais enfin l'une des l'une des justifications c'était de faire plaisir au marché financier parce que il faut garantir la comment dire la qualité de la signature de la France en fait il y a maintenant une agence financière de notation financière qui dit ah oui bah c'est bien de faire cette retraite mais vu ce que ça provoque ben maintenant on s'inquiète de votre capacité pour le futur à faire d'autres réformes et ça c'est pas bon pour votre note donc on voit bien qu'en plus c'est contre-productif du point de vue même de ces objectifs à lui donc tout ça n'a absolument aucun intérêt et évidemment ça n'a rien à voir avec l'intérêt général l'intérêt général c'est un concept qui est assez fume on n'a pas tous le même intérêt que les grands milliardaires sur Baptiste j'ai vu aussi que cette posture d'Emmanuel Macron t'énerve ce qu'on voit au minimum avec la révolte française aujourd'hui c'est que ça montre qu'en fait cette parole du pouvoir elle est complètement démonétisée c'est à dire que moi j'ai quand même une je me souviens qu'il y a quelques années j'étais peut-être plus jeune j'étais peut-être plus naïf mais il me semble quand même que le président disait pas toujours n'importe quoi que des fois on vous avez peut-être que c'est pas mal c'est frappé au coin du bon sens c'est tout dur à entendre mais c'est vrai bon là j'ai l'impression qu'en fait il y a un moment donné il y a un centre de gens dans ce pays qui se sont mis des des écoutilles en disant non mais j'ai même plus l'écouter parce qu'il dit porte nawak et au bout d'un moment il dit porter un qu'il est plus entendu alors à part par quelques jours est-ce qu'il est temps de micro mais donc en fait il dans la semoule quand même un hamster et les gens n'écoutent même plus donc il peut dire tout ce qu'il veut mais quand bien même il aurait raison moi je suis pas économiste mais imaginons il a raison en fait le problème c'est que plus personne ne veut l'entendre et donc ça c'est parce que il a trop menti ils ont trop menti tout le temps que et que les médias ont relié ces mensonges avec les gens maintenant ils disent j'en ai marre de me faire avoir quoi alors Emmanuel Macron a aussi dit en gros que la question de la contribution des entreprises à l'équilibre des régimes des retraites était un peu absurde vu que ce sont les cotisations des actifs qui financent les retraites on l'écoute en version audio pour éviter d'être censuré par TF1 qui utilise constamment la technique du strike Youtube pour bloquer nos vidéos qu'est-ce qu'on peut faire face à cette situation démographique qui est la nôtre on aurait pu dire on baisse les pensions la réponse est non ne retraités n'ont pas trop de pouvoir d'achat on peut pas baisser leur conscience on va même relever celle des plus modestes la deuxième solution ça aurait été d'augmenter les cotisations des actifs nous avons un problème de pouvoir d'achat en raison de l'inflation de la des entreprises monsieur le Président non et de mettre les entreprises à contribution ce qui n'est pas le cas aujourd'hui dans le financement non parce que je vais venir c'est pas comme ça qui marche les retraites les retraites c'est des cotisations des actifs pour les retraités alors qu'en dire Nicolas Da Silva c'est incroyable parce qu'on pourrait prendre chaque bout de phrase et contester en fait ce que ce qu'il dit par exemple le début c'est de dire qu'il y a un problème de démographie c'est-à-dire que j'imagine puisque c'est toujours ce que dit le gouvernement il y a de plus en plus de retraités par rapport au nombre d'actifs et donc on peut plus payer notre retraite et en fait ça c'est très contestable parce que il y a pas que deux paramètres dans la dans le calcul de du système de retraite qui serait le nombre d'actifs et le nombre de retraités il y a plein d'autres paramètres notamment le niveau de productivité mais aussi le montant des pensions et ce que j'ai dit tout à l'heure qui est dans les rapports du corps c'est que effectivement il y a de plus en plus de retraités mais malgré le fait le cas de plus en plus de retraités la part de la richesse nationale qui va être accordée au retraites va stagner voire baisser ça veut dire que on sait déjà que dans le futur le montant des retraites va baisser donc l'idée de dire que il y a plus de retraités ça veut dire qu'on va avoir plus de mal fin ça ne veut rien dire déjà les réformes actuelles portent leurs fruits et leurs fruits c'est plus de société mais pas plus de richesses attribuées aux retraites donc déjà là ça va pas ensuite évidemment sur le financement la sécurité sociale avait connu beaucoup d'évolution sur le financement mais le le financement a toujours reposé évidemment sur des cotisations alors qu'on peut appeler on appelle souvent des cotisations patronales et des cotisations salariales mais de plus en plus sur le de l'imposition CRDS et LG etc etc mais la fin je veux dire c'est incroyable de dire que il est pas possible d'augmenter les cotisations en fait ça a été fait même très récemment pour les fonctionnaires pour rééquilibrer leur régime enfin donc on a un président de la République qui continue de mentir ouvertement aux Français est-ce que cette interview va encore une fois embraser la crise politique en cours Jean-Baptiste malheureusement je sais pas si les Français en sont encore à attendre d'un espèce d'homme providentiel qu'il les sauve je pense que voilà c'est une grosse tendance humaine de penser que papa va nous sauver papa va régler le problème papa est gentil ben non des fois papa est un tirant en fait bon je crois que les gens sont plus là-dedans je pense que maintenant et plein de gens ont compris que le rapport de force se fait beaucoup dans la rue parce que la 5e République fonctionne de travers avec un régime enfin voilà avec les élections législatives au scooter majoritaire enfin tout ce qu'on sait qui fait qu'à un moment donné vous avez quelqu'un qui dirige le pays qui représente en fin de compte 20% de la population quoi alors le président durant cette prise de parole il a dit beaucoup de choses il a parlé de la loi de loi de travail de système de droit et de devoir de RSA conditionné est-ce que pire que cette réforme nous attend après ce qui est notre effort encore pire que celle là qui nous attend après alors pire ça dépend pour qui d'abord je crois que ça a été reporté mais ce qui était en discussion c'était déjà une loi immigration encore pire que les précédentes donc là il a parlé voilà donc suspendu jusqu'à nouvel ordre donc ça veut dire qu'elle viendra donc ça déjà évidemment ça va empirer les conditions de vie de beaucoup de personnes là cette idée selon laquelle il va falloir réfléchir au travail ces dernières années réfléchir au travail ça veut dire sanctionner les travailleurs leur demander de travailler plus pour gagner pas forcément plus etc donc enfin je veux dire toutes les mêmes recettes à nouveau et à nouveau et donc continuer à à proposer aux gens la même chose et espérer qu'il va y avoir des résultats différents c'est un prendre un risque qui est absolument terrifiant ce que ce sur quoi je voudrais insister c'est évidemment aujourd'hui ce qui se passe ça dépasse largement la question des retraites mais l'avantage du fait que ce soit la réforme des retraites c'est que c'est une réforme qui considère qui part dans qui qui touche toute la population ou presque et c'est ça qui fait que la mobilisation est si large tout le monde se sent concerné par les retraites et c'est pour ça que donc tout le monde va dans la bataille parce que tout le monde sait que si cette bataille là elle elle ne porte pas ses fruits alors après on va être tous manger les uns après les autres ici à l'université là-bas sur le RSA etc et donc c'est pour ça que il y a un enthousiasme absolument débordant et la volonté de mettre terme assez assez quarante années de recul puisque aujourd'hui enfin cette année en fait les 40 ans du tournant de la rigueur vous êtes un spécialiste de la sécurité sociale vous avez écrit le livre la bataille de la Sécu pour laquelle vous étiez bienvenue aux médias est-ce que le démantèlement de ce modèle typique est précieux français n'est pas un de ces prochains chantiers Emmanuel Macron bah c'est ce qui se passe là avec le système de retraite c'est-à-dire revenir en arrière sur les conquêtes sociales qui ont été des conquêtes très liées à des combats qui se passaient pas dans dans la douceur et dans le comme on peut imaginer donc effectivement l'enjeu de la sécurité sociale du point de vue des classes dominantes c'est de mettre toujours plus les dominer dans la subordination c'est-à-dire si tu veux ta retraite alors qu'il faut que tu es un bon parcours sur le marché du travail si tu veux avoir des des prestations santé alors il va falloir que tu ailles sur le marché du travail pour avoir une complémentaire santé parce que désormais c'est plus la sécu qui paye tout et donc les classes dirigeantes le gouvernement a évidemment un projet pour la sécurité sociale c'est pas un projet de démantèlement complet au contraire les gens le voient bien il n'y a pas que du démantèlement il y a aussi un projet qui est beaucoup plus large qui est de dire qu'on va changer le sens de la Sécu la sécu c'est plus chacun cotise selon ses moyens et perçoit selon ses besoins la sécu maintenant c'est un minimum parce que il faut avoir une solidarité pour pour pour les gens qui peuvent pas voilà mais pour tout le reste et bien vous allez vous allez aller sur le marché et donc on voit bien qu'on a une alliance entre entre l'État et le capital entre l'État qui organise les marchés ouvrent des marchés solvabilise des marchés et on a une économie qui est une économie de rente et ça les gens se rendent bien compte de la collusion grandissante entre l'État et les grandes entreprises qui créent des rentes qui font que aujourd'hui on cherche de l'argent mais on se pose pas la question de l'industrie pharmaceutique consolvabilisée avec la sécu c'est bizarre on cherche de l'argent on se pose pas la question des complémentaires santé dont tout le monde sait qu'elles sont très inefficaces et pourtant on l'est se vivre et on laisse même augmenter la part complémentaire les cliniques privées dont je parle de ce que je connais c'est à dire la santé mais on voit bien que même pour les retraites si les pas sont progressifs les dispositifs qui visent à la capitalisation ont tendance à se développer en France donc on voit bien cette volonté de d'organiser un système rentier qui est impossible à remettre en cause par le marché parce que c'est pas des gens qui sont en concurrence l'industrie pharmaceutique elle a des brevets c'est incroyable donc c'est c'est même plus la concurrence au sein classique elle a des brevets donc elle est toujours en monopole les cliniques sont en monopole parce que là où elles sont il y a pas il y a pas de concurrence les cliniques privées créatifs donc d'un côté le marché si on croit en marche c'est pas ça parce qu'il y a pas de concurrence et de l'autre côté les tailles même pas de sanctions démocratique parce que dans les institutions de la Cinquième République il peut pas y avoir de sanctions démocratiques pour les classes populaires et alors pour vraiment conclure cet entretien j'aimerais beaucoup qu'on revienne sur la question des violences policières puisque c'est son sel en tout cas qui nous saute aux yeux ici aux médias Jean-Baptiste Rivoire tu lui a consacré un sujet vidéo sur investigation j'aimerais bien que tu reviennes dessus en fait on a fait un travail d'urgence il y a deux jours c'est d'aller voir un petit peu sur les réseaux sociaux quelles images quand elles ont été faites essayer de mettre un peu de précision dans tout ça elles ont été faites où quand par qui etc et de regarder ce qu'on voit tout simplement et on a fait un espèce de best of enfin un triste best of de des violences de ces derniers jours qu'on a pas beaucoup vu à la télé et d'essayer de mettre ça un peu dans le dans le contexte quoi et l'accueil ça a pas encore été alors en fait on l'a si on l'a mise en ligne hier soir sur Youtube on a fait voilà il y a eu 13000 vues dans la soirée on était à 22000 ce matin donc c'était pas mal et dans la matinée j'ai eu un mal de YouTube qui m'a dit ah votre vidéo va être interdite au moins de 18 ans alors je sais pas comment ça marche les robots YouTube on m'a dit qu'en fait si c'était le robot YouTube ça aurait été immédiat dès la dès qu'on a posté la vidéo et le fait que ça arrive 20h après c'est peut-être qu'il y a eu un signalement pour dénoncer notre vidéo enfin bref ces images de ce qui se passe de violence dans la rue dans la rue de France là qu'on voit pas ou très peu à la télé on s'était dit on va les mettre sur youtube et en fait sur Youtube vont être un peu invisibilisé moins recommandé parce qu'il faut maintenant donner je sais pas quoi ça sa pièce d'identité c'est des restrictions sur l'âge qui vont évidemment entraver la vie de cette vidéo qui du coup ralentit fortement sa progression aujourd'hui donc c'est un peu à ce des fois attirer une balle quoi mais bon en même temps elle continue quand même à être vue donc voilà c'est juste pour vous c'est les médias mainstream justement à se saisir cette question des violences policières qui a été complètement occultée au cours de cette entreprise entretien là parce que bon ça reste des chaînes d'information continue qui sont énormément regardés même par des gens qui les contestent donc ce sujet là doit forcément être battu dans ces il va forcément émerger un petit peu parce qu'en même temps ces grands médias peuvent pas non plus cracher totalement la figure de 80% de leur audience donc je suis obligé de de récupérer un petit peu alors dans les rédactions il va y avoir quelqu'un qui a un peu plus de conscience que de l'autre qui veut dire mais enfin quand même il va inciter un peu plus il va réussir à faire un petit sujet là-dessus mais tout est une question de proportion de toute façon moi j'ai assez peu d'espoir dans les grands métiers parce que le le truc est structurellement corrompu quoi je veux dire ça sert à rien de s'énerver contre les confrères ils font ce qu'ils peuvent façon dès que tu fais un truc qui va pas te virer ta carrière ça arrange pas enfin voilà c'est un problème de conflit d'intérêts majeur dans la presse elle est tenue par des industriels qui soutiennent le président donc comment voulez-vous qu' émerge des discours critique à la gare du Président c'est impossible j'étais quelque chose si je peux oui je dirais bien quelque chose sur les rapports entre économie et conflits conflit au sens violence mais c'est pour prendre un terme peut-être un peu moins marqué alors sur le rapport entre économie et conflits on a souvent l'impression que finalement le marché c'est quelque chose de très pacifique c'est le doute commerce alors qu'en fait on a plein de on a plein de de d'éléments pour montrer que le marché l'économie ça peut être quelque chose d'extrêmement violent alors évidemment vis-à-vis des autres pays dans les relations entre pays et donc pour des réseaux économiques on fait la guerre pour des raisons économiques on fait la guerre dans des pays qui sont plus faibles d'un point de vue militaire que les nôtres donc ça on a et voilà donc on a par exemple en ce moment il y a beaucoup cette thématique de l'accaparent donc c'est une violence terrible qui permet de faire vivre nos économies ici mais dans les nations dans les dans les pays la violence elle permet le conflit permet de faire accepter l'organisation économique et c'est bien parce que il y a une police qui joue le juge du gouvernement que on s'attend enfin les médias dominants le gouvernement s'attend à ce que la mobilisation recule par la peur pas par l'acception des règles du jeu économique pas du tout sauf que qu'est-ce qui se passe aujourd'hui parce qu'il se passe aujourd'hui c'est que les gens maintenant enfin la population qui contexte bah elle a pris l'habitude de savoir ce que c'est que la police malheureusement la police elle ne fait pas que des débordements il y a des gens qui se posent la question mais est-ce que la police c'est pas ça fonction de de garder l'ordre établi et donc des gens s'organisent pour pour contester cette violence et on voit que aujourd'hui aujourd'hui le mouvement actuel est très et très à la pointe sur ces questions là et remet en cause l'institution l'institution policière parce que c'est elle qui nous oblige à accepter des règles du jeu démocratique et économiques dont on ne veut pas merci beaucoup Nicolas Da Silva ikonomie spécialiste de la sécurité sociale et auteur de la bataille de la Sécu merci Jean-Baptiste Rivois journaliste qu'on connaît bien ici fondateur de off investigation et merci également à vous nous avons suivi ce soir en c'est à vous de jouer ils ont des milliards mais nous sommes des millions alors abonnez-vous aux médias à partir de 5 euros par mois et soutenez à la fois les luttes et le média des luttes un média audiovisuel véritablement inédit indépendant qui n'a que vous pour exister rendez-vous sur soutenez point le média-tv.fr et d'ici là je vous remercie encore pour votre attention et vous souhaite au nom de toute l'équipe une très bonne soirée à demain [Musique]