Au secours ils reviennent : Hollande et Royal mettent la gauche en ébullition
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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour tout le monde à nos abonnés, nos sociaux, nos téléspectateurs et bienvenue sur un nouvel épisode des Indiscrets sur le Média, votre rendez-vous hebdomadaire politique avec Niels. Et grâce à son carnet d'adresses sans égal, Niels nous permet d'arpenter chaque semaine les coulisses de la politique française et avouons-le, on adore ça. Et au sommaire de cette émission au secours, François Hollande revient, l'ex-président croit à son grand retour, Niels a enquêté sur les dessous de ce comeback avant 2027. La grande soirée de Gabriel Attal a fait un flop retour sur la Nouvelle République de l'ex-premier ministre qui rêve de prendre la suite de Macron.
Et entre Jordan Bardella et Marion Maréchal, l'heure semble être à la grande réconciliation. Mais avec le clan Le Pen, les couteaux ne sont jamais loin. C'est parti pour les Indiscrets. Bonjour Niels.
Salut Cyril et salut à toutes et à tous.
Alors il paraît que François Hollande revient.
Eh oui, on le voit un peu partout ces derniers temps, il façonne une nouvelle fois sa stature internationale, ou en tout cas celle qu'il pense incarner, n'est-ce pas ? Il a ainsi rencontré l'ex-chancelière Angela Merkel à Berlin, c'était hier. Séquence nostalgie, on se souvient des années, effectivement, 2010. Hollande, en tout cas, pense qu'il représente l'ancien monde et une certaine époque de stabilité et d'unité pour les Français. En tout cas, c'est ce qu'il imagine. En réalité, alors ça fait plusieurs mois que l'ancien président joue les revenants. D'abord avec son retour à l'Assemblée comme député grâce aux législatives en 2024, prenant par surprise la direction du PS.
Donc les relations sont effectivement très mauvaises avec Olivier Faure et la direction du PS, qui voit d'un mauvais œil, effectivement, le retour de l'ancien président maudit du Parti Socialiste, qui est quand même parti avec la pire cote de popularité pour un président sous la cinquième à la fin de son quinquennat. Alors, il met en scène, effectivement, ce grand retour, notamment dans un papier du Parisien qui est sorti le 25 janvier. Depuis le début de l'année, le téléphone n'arrête pas de sonner, on est débordé de demandes. Il y a un changement de regard très clair sur lui. C'est ce qu'explique un proche de François Hollande au Parisien.
Alors, les proches, on sait ce que c'est en général dans la presse, ce genre de off, en fait. Soit c'est François Hollande lui-même qui imagine que le téléphone n'arrête pas de sonner, soit c'est son directeur de cabinet. Et puis, effectivement, cet appel envers François Hollande a été matérialisé quelques jours plus tard avec une confidence du vice-président à l'air Geoffroy Didier dans les colonnes du Nouvel Obs, qui assure avoir fait cette prédiction à François Hollande lors d'une rencontre il y a quelques temps. Je lui ai dit que je pensais qu'il serait le candidat de la gauche en 2027. C'est ce qu'annonce Geoffroy Didier.
Et il n'est pas le seul à croire aux chances de François Hollande. Mélenchon lui-même n'est pas en reste. Une note de blog qui date du 14 janvier 2026, où il explique François Hollande peut exulter. Le refus du PS de voter la motion de censure déposée par LFI finit de souligner le changement d'alliance du parti mené sous sa conduite. Il a suivi sa méthode de toujours, injecté le poison par petite dose, divisé ses concurrents, attendre la chute de son devancier avec l'effondrement de Glucksmann. Il tient son créneau. Voilà ce qu'écrit effectivement Jean-Luc Mélenchon. Alors ce n'est pas un scoop. Mélenchon se verrait bien rejouer le match de 2012 contre François Hollande.
Les deux septuagénaires s'étaient effectivement affrontés à la présidentielle en 2012. Et c'est Hollande qui l'avait emporté. Alors que Mélenchon, à l'époque qui représentait le front de gauche, avait fini quatrième.
En tout cas, la candidature potentielle de François Hollande en 2027 fait bondir la direction du PS et notamment l'entourage d'Olivier Faure.
Ah bah oui, on l'imagine. Ils ne sont pas ravis, ravis. Alors voici ce que m'a confié un proche d'Olivier Faure. Si François Hollande entend le téléphone sonner, c'est qu'il doit avoir un problème de spam. On voit bien le petit jeu d'un ex-président qui tente de refaire un comeback sur le dos de la crise politique. Alors bon, François Hollande, c'est vrai qu'Olivier Faure, il n'en a un petit peu rien à faire. Il réactive ses réseaux en sous-main. On revoit notamment certains de ses anciens ministres, comme Jean-Yves Le Drian, son homme de l'ombre qui est en lien avec les réseaux de la Défense.
C'est lui qui fait le trait d'union avec les questions notamment de financement de campagne électorale en PS en sous-main, selon mes sources. Il a notamment été bombardé, envoyé spécial au Liban par Macron. Il était encore au Qatar cette semaine. Et Hollande lui-même s'est rendu au voyage au Liban récemment, sans l'indiquer à son agenda officiel, déplacement qui n'a été signalé que dans les médias libanais. En tout cas, Hollande, lui, place son expérience à l'Élysée comme une ligne sur son CV à exploiter envers ses rivaux, notamment Jordan Bardella pour l'ERN, en soulignant sa jeunesse et son expérience regardée sur France Inter.
Pour beaucoup des acteurs du Rassemblement National, ou ceux qui regardent Jordan Bardella avec une relative faveur, ignorent même l'histoire du Rassemblement National, ignorent les thèses du Rassemblement National, le trouvent plus jeune encore que celui qui est aujourd'hui au pouvoir, plus sympathique, plus ouvert, alors que son incompétence est assez reconnue, que son ignorance de la réalité des Français est aussi grande que celle d'Emmanuel Macron en 2017, et que ses positions qui sont souvent camouflées sont celles souvent de groupes très identitaires et très extrêmement.
Voilà, et puis Hollande est persuadée de faire mieux que Glucksmann, l'eurodéputé de place publique qui réunit à lui seul quatre députés, dit donc. Il a livré des prestations assez peu convaincantes ces derniers temps, de quoi redonner de l'espoir aux socialistes. Alors il y a quand même un hic et de taille, et je pense Cyril, comme nos abonnés, tu le sais, Hollande ne fait pas le poids dans les sondages. Il réunit pour le moment 6% d'intention de vote dans les enquêtes d'opinion. C'est une longue pente à remonter, même pour un éléphant.
En parlant de revenants et de Hollande, son ex-femme, Ségolène Royal, continue elle aussi à jouer les Troublefels, Nils.
Eh oui, regardez, c'était sur BFM le 11 janvier.
On a une histoire commune douloureuse avec l'Algérie. On a une dette morale à l'égard de l'Algérie, parce que la colonisation est un ensauvagement, comme disait Aimé Césaire. La décolonisation en Algérie a été atroce. On évoquait encore récemment les actes de torture de Jean-Marie Le Pen. Et donc, il ne faut pas oublier les dégâts que nous avons commis sur ce territoire.
Voilà, et donc Ségolène Royal est en voyage en Algérie, cette semaine, auréolée de son statut d'ancienne ministre et de députée, et puis aussi d'ambassadrice des Pôles. Et la voilà, ambassadrice de bonne volonté pour le régime algérien. Voilà, donc elle nous aura un petit peu tout fait. Elle a aussi été candidate permanente à tout, notamment chroniqueuse chez Hanouna, porte-parole désormais de la présidence algérienne. On l'a vu aussi partir en plein délire sur la répression de la jeunesse dans Le Crayon, un média qui a été cofinancé par des milliardaires, et notamment d'extrême droite. Écoutez-la.
Les jeunes, au lieu de faire du trafic de drogue, vous leur dites, on va rénover tout votre quartier, isoler tous les logements, changer tous les chauffages. Si les salaires ne sont pas au même niveau que ce que peut procurer un salaire... Vous leur laissez pas le choix, parce qu'on leur dit, t'as pas de travail, donc tu fais du trafic de drogue, on va te donner du travail. Et vous faites le pari que les jeunes, à un moment, ils ont envie de s'intégrer aussi.
Le Crayon, pour la petite histoire, c'est un média où a notamment investi Sterrin, l'homme d'affaires d'extrême droite, qui finance effectivement des projets pour imposer une bataille culturelle comme aux Etats-Unis et faire gagner l'ERN en 2027. En tout cas, Ségolène Royal déroute. Son escapade en Algérie suscite la vindicte des médias bollorés qui vont jusqu'à la qualifier de traîtresse à la nation. On lui a aussi reproché d'être insensible au sort du journaliste Christophe Gleiss. Notre confrère est emprisonné, condamné à 7 ans de prison sous un prétexte bidon d'apologie au terrorisme.
D'ailleurs, il y avait une soirée de soutien qui était organisée ce jeudi, notamment avec les syndicats de journalistes, la famille au Bataclan. Et Ségolène Royal a eu la permission de le rencontrer ce vendredi. Elle est en train de le rencontrer au moment où nous enregistrons cette émission. Et on sait que la mère du journaliste sportif, Sylvie Godard, a transmis une demande de grâce au président algérien, Tebboune. Et par ailleurs, notre confrère a formé un pourvoi en cassation pour obtenir un nouveau procès. Alors voilà, on voit Ségolène Royal qui annonce qu'elle va le rencontrer.
Alors en tout cas, tu t'en doutes, l'initiative diplomatique de Ségolène Royal, parallèle à le don d'Ulcéré, le Quai d'Orsay, qui a bien fait savoir que ce voyage était une initiative privée. Et sous-entendu, on s'en lave les mains. Il est vrai que les relations de la France avec l'Algérie ont subi effectivement une détérioration constante depuis des mois, notamment par les bons offices de Bruno Retailleau quand il était ministre de l'Intérieur. Effectivement, on peut dire qu'entre Royal et Hollande, c'est un peu le couple maudit de la République. Et effectivement, on va suivre ces deux personnages de près.
La grande soirée de Gabriel Attal a fait un énorme flop, Nils.
Eh oui, c'était la soirée de trop, avec Gabriel Attal en maître de cérémonie qui a affirmé dès le début qu'il ne s'agissait surtout pas d'un meeting politique. Écoutez-le.
Bonsoir à tous. Bonsoir à toutes et à tous. Merci d'être là ce soir pour cette nuit de la Nouvelle République. C'est un moment que je qualifierais à la fois de différent et d'important. C'est un moment différent parce que, et vous l'aurez constaté, ce n'est pas un meeting politique.
On n'est pas obligé de le croire. En tout cas, derrière l'idée de Gabi, il y a le nouveau nom pressenti du parti présidentiel, déjà renommé deux fois depuis la création d'En Marche par Emmanuel Macron en 2016. Désormais, changement de nom, pardon, de rebranding, comme on dit dans le domaine de la com. Nouvelle République, est-ce que c'est le prochain nom de votre parti Renaissance ? Est-ce qu'il y aura un changement de nom après les municipales ?
Oui, parce que les adhérents l'ont souhaité. J'ai fait voter les adhérents de Renaissance pour leur poser la question. À plus de 70%, ils ont souhaité qu'on puisse changer de nom.
Attal s'est appuyé sur une agence spécialisée dans le naming qui s'appelle Namibie. Oui, je sais, le vocabulaire de la com est épuisant. En tout cas, résultat de plusieurs mois de brainstorming, toujours en ing, c'est Nouvelle République. On imagine d'ailleurs que l'agence de com, à l'origine de cette merveilleuse idée, a facturé plusieurs milliers d'euros, évidemment, cette prestation. En tout cas, le lancement de cette nouvelle marque a été parasité par le quotidien régional La Nouvelle République, qui crie au plagiat et menace de saisir la justice. Oui, ils ne sont pas très contents.
On voit notamment le patron de La Nouvelle République qui explique que Gabriel Attal ne les avait évidemment pas prévenus. Bref, c'est quand même un sacré couac pour Attal. Et puis, ce changement de nom, surtout, il signifie que Gabriel Attal tente de reléguer Macron à un mauvais souvenir et notamment, il appelle à un changement de modèle pour 2027.
C'est un positionnement anti-Macron, critiqué en interne.
Oui, on a vu, par exemple, Elisabeth Borne, pas très contente. Il faut dire qu'elle aurait dû devenir patronne de Renaissance et Attal lui a chipé la place à l'époque. Alors, Babette lui a gentiment savonné la planche le jour même du meeting, qui n'est pas un meeting, donc sur BFM. Regardez ça.
Non, je n'ai pas prévu de participer à ce meeting, comme vous dites. Vous n'avez pas prévu d'y participer ? Non, non, mais je pense que vous avez vu. Non, je ne crois pas que ce soit mon patron. C'est le patron de Renaissance. C'est le président de notre groupe parlementaire et le secrétaire général de notre parti.
Je crois qu'en fait, je n'ai pas de patron. Voilà. Et puis, au cas où on n'aurait pas compris qu'elle déteste Attal, elle en remet une bonne couche.
Ce que je peux vous dire, c'est que pour moi, un parti politique, ça doit être un collectif qui prépare un projet au service des Français et pas un outil d'une communication personnelle.
Voilà, donc le parti transformé effectivement en parti personnalisé, en opération personnelle pour Gabriel Attal. Alors, c'est vrai que Born a des désaccords de fond aussi avec Gabi, notamment sur l'interdiction du voile aux mineurs ou encore sur la politique internationale. Gabriel Attal, lui, s'est signalé en défendant le droit à la force, donc en défendant effectivement Donald Trump qui a enlevé le président Madura au Venezuela. Et Born a répliqué avec une tribune, notamment d'élus du centre, dans lesquels ils défendent le droit international. Évidemment, l'initiative a été modérément appréciée par Gabi et sa team.
Le groupe vit bien, apparemment.
Toujours chez les macronistes. Inutile de vous dire que le président, lui, boit du petit lait depuis l'Elysée, alors même qu'il méprisait Babette quand elle était premier ministre. Il l'appelait la bouffeuse de graines. Alors, au-delà de son carré de fidèles, c'est vrai que Gabriel Attal a du mal à convaincre. Alors, il y a Franck Riester, évidemment, Guillaume Casbarian, qui rêve de démolir la fonction publique. Priska Thévenot, la communicante toxique. Bref, peu de poids lourd, finalement, de renaissance. Enfin, ce qu'il en reste, avait fait le déplacement lors de ce meeting, qui n'est pas un meeting, on le rappelle. Donc, Gabriel Attal avait quand même mis les moyens.
Il avait invité des intellectuels, des syndicalistes, des entrepreneurs venus débattre d'écologie, d'économie, d'institutions. Le tout, dit donc, avec une intelligence artificielle, baptisée Nuit. Bon, alors, je ne sais pas si c'est un jeu de mots avec les espérances électorales de Gabriel Attal. On espère pour lui qu'il fera un petit peu plus jour, le jour des élections. Mais, en tout cas, voilà. Donc, la présence de l'intelligence artificielle développée par Mistral, donc une entreprise 100% française, nous a-t-on expliqué, et qui a quand même provoqué l'indignation de Finkielkraut, dit donc la caution académique de ce rassemblement écouté.
Alain Finkielkraut, vous dites que le mot « conservation » fait peur pour de bonnes raisons, selon vous ? Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ce terme suscite cette crainte et ce que cela révèle de notre rapport à l'écologie ?
Ça, c'était un peu pour la blague, mais on trouvait quand même beaucoup de personnalités libérales. Michel-Édouard Leclerc, le patron du MEDEF aussi, Patrick Martin, et la présidente de la CFDT, Marie-Lise Léon, dont la participation a fait soupirer les cadres du syndicat, selon mes informations. Bon, il est vrai qu'en 2017, les sympathisants de la CFDT ont voté massivement Macron, me rappelait un cadre macroniste. Et c'est vrai, un sondage Harris Interactive pour le compte de liaison sociale qui avait été effectué en 2017 montrait que 48% des sympathisants à la CFDT votaient Emmanuel Macron. C'était ses meilleurs scores dans ce syndicat.
Alors, de là à supporter une candidature de Gabriel Attal en 2027, il y a un pas à ne pas franchir.
Et en interne aussi, la soirée n'a pas été un succès ?
Non, c'est vrai que les cadres, les militants, les sympathisants ou même les élus Renaissance, ceux qui ne font pas partie du cercle proche de Gabriel Attal, disons, ont mal vécu l'initiative, notamment un cadre Renaissance qui me dit Gabriel devrait travailler davantage sur le fond au lieu de verrouiller le parti avant 2027. Pour le moment, il est surtout vu comme un clone d'Emmanuel Macron. Alors, on comprend que ce n'est pas vraiment à son avantage. Bref, avant de vouloir rassembler les Français, Attal va devoir unir son propre camp.
Et on passe à notre dernier sujet, les retrouvailles entre Jordan Bardella et Marion Maréchal.
Oui, d'ailleurs, ne l'appelez plus Marion Maréchal, appelez-la Marion Le Pen. La petite fille de Jean-Marie Le Pen a repris le nom de son sinistre grand-père. D'accord. Oui, elle a repris le patronyme qui était jadis maudit. Ce n'est pas un hasard, c'est un symbole politique. En pleine opération dédiabolisation, le nom de papichou peut servir de sésame, pense-t-elle. Et quoi de mieux qu'un bouquin prétexte sorti chez Fayard, les éditions Bolloré, le même éditeur que Bardella, notamment Éric Zemmour ou encore Philippe De Villiers pour faire la tournée des médias. Écoutez-la sur RMC.
J'ai un lien particulier avec le nom Le Pen puisque l'histoire de ma naissance a voulu que je me suis appelée Marion Le Pen pendant trois ans avant de m'appeler Marion Maréchal. Donc, j'ai toujours porté les deux noms sur ma pièce d'identité. Lorsque je suis rentrée en politique, même si mon nom civil est Marion Maréchal, j'ai pris le nom de Marion Maréchal Le Pen un peu comme un nom de guerre.
Alors, à l'écouter, elle est à deux doigts de proposer Jean-Marie Le Pen au Panthéon, la patrie reconnaissante. Mais c'est bien l'avenue de Bardella à la soirée de lancement de son livre organisé par Fayard qui a stupéfait au RN et dans l'extrême droite. Voilà, on la voit bras dessus, bras dessous avec Jordan Bardella. Alors quand même, Jordan Bardella n'est pas allé jusqu'à partager la photo de ses retrouvailles sur X, contrairement à Marion Maréchal Le Pen. Mais bon, il faut dire aussi que tout le gratin de l'extrême droite était présente lors de cette petite sauterie.
Le président de Debout la France, toujours candidat à la présidentielle Nicolas Dupont-Aignan, le patron de l'Union des Droites pour la République, Éric Ciotti, le vice-président RN de l'Assemblée Nationale, Sébastien Chenu, et son époux, le député Emmanuel Taché, des cadres du RN, Alexandre Loubet, Julien Sanchez ou Jean-Lin Lacapel, sénateur ex-RN et ex-reconquête. Il y avait aussi Stéphane Ravier, Véronique Besse, et puis des identitaires, Philippe Vardon et Damien Rieux. Bref, c'était fâcholant dans cette soirée. Mais il y a évidemment une raison à ce rapprochement de raison, le procès en appel de Marine Le Pen.
Tata est menacée d'une inégibilité qui est déjà exécutée de façon provisoire depuis son procès en première instance. Si les juges la rendent définitive, adieu la présidentielle pour Marine Le Pen. et Bardella a un problème, ce n'est pas un Le Pen. Effectivement. Oui, mais ça, c'est un positionnement clé au Rassemblement National où la famille, c'est sacré. Alors, désormais, Marion Maréchal Le Pen est convertie au Rassemblement National. Elle soutient officiellement notamment Thierry Mariani, le candidat RN à Paris, très en difficulté face à Sarah Knafow. On va en reparler. Alors qu'elle a été élue sous l'étiquette reconquête le parti de Zemmour. Écoutez-la, faire l'éloge du candidat RN.
Je ne voudrais pas que les électeurs de droite se fassent avoir et c'est pourquoi d'ailleurs, personnellement, je soutiens la candidature de Thierry Mariani et je considère qu'il faut que le camp national rentre au Conseil de Paris précisément pour être un empêcheur de tourner en rond et pour s'assurer qu'une vraie politique de droite soit assurée et contraindre finalement Rachida Dati de devoir composer avec cette branche-là pour permettre qu'il y ait un vrai changement dans cette capitale qui est tant attendue.
Mais que s'est-il passé en fait, Nils ? Eh bien, la tornade CNAFO est passée par là. L'eurodéputée reconquête compagne de Zemmour dont elle a eu un enfant, le quatrième pour lui, le premier pour elle, s'est aussi lancée dans la course à Paris. Dis donc, un parcours irréprochable, science-po, ENA, elle coche toutes les cases de la méritocratie républicaine et elle s'efforce d'incarner un visage souriant de l'extrême droite, moins centré sur l'islamophobie qu'Éric Zemmour et ses multiples condamnations, on le rappelle. Elle connaît aussi Bardella qu'elle a croisé lors de soirées, lors de ses études, dans les soirées de droite et d'extrême droite.
Bonjour Sarah Knafo. Bonjour.
Alors, on l'a vu un petit peu partout, notamment sur BFM mais aussi sur France Info. Elle a fait la tournée des médias. Voilà, on l'a vu aussi sur France Inter, regardez.
Moi, je suis là pour faire gagner la droite. Jamais je ne ferai perdre la droite. En 48 heures de campagne, je suis très contente d'avoir pris 4 points dans le sondage que vous citez, d'être aujourd'hui à 9, au seuil du second tour comme vous le dites. Donc, je pense que la suite de la campagne pourra mener bien plus haut.
Voilà, elle est toujours tout sourire alors qu'elle porte quand même des idées d'extrême droite qui font passer Bruno Retailleau pour un gentil gaucho. Mais Knafo, voilà, elle s'imagine en nouvelle Mélanie comme la première ministre néo-fasciste italienne en tout cas pour la France. Elle parle de thèmes moins glissants comme l'économie, le numérique, les normes de l'industrie et ça marche puisque les sondages, la crédit de 9% des intentions de vote au premier tour, en tout cas pour les municipales à Paris, pour le moment, selon un sondage IFOP fiducial pour le Parisien MCI et Sud Radio. Bref, la candidate reconquête perturbe le jeu parisien et rebat les cartes à l'extrême droite et à droite.
Et en plus, elle ne s'interdit pas de penser à 2027. Oui, ces modèles sont Trump, Millay, le président argentin mais aussi Naïb Bukele, le dictateur du Salvador qui a créé des prisons spéciales pour les criminels ou en tout cas ceux qui sont condamnés comme tels et investis massivement dans la crypto-monnaie. Bref, un modèle souriant pour la France. Et puis, le rapprochement entre Marion Maréchal et Jordan Bardella, ça répond à cette urgence, effectivement, bénéficier du nom de Le Pen face à la menace Cnafot. Pas sûr toutefois qu'il ne se fasse pas. Avalé tout cru à ce petit jeu.
J'ai posé la question à un cadré renne qui est l'une des courroies de transmission avec le Rassemblement National. Il me dit, il me confie Maigret, Philippot, etc. Ils ont tous fini dehors parce qu'ils ont tenté de prendre la place du chef. Chez les Le Pen, le sang compte plus que tout. Si Bardella trébuche, Marion prendra sa place. Voilà un avertissement avant 2027. Il est possible que le Rassemblement National rejoue la nuit des longs couteaux.
Merci beaucoup Nils pour toutes ces indiscrétions. Il y avait aujourd'hui effectivement beaucoup de choses et c'est encore une fois très intéressant. J'espère que ce soit la même chose pour nos abonnés, nos téléspectateurs. Merci à toi Nils. Merci beaucoup. A bientôt. A la semaine prochaine. A la semaine prochaine, merci. Et merci à vous de nous avoir suivis. Je vous laisse maintenant avec la suite des programmes du Média. Sous-titrage Société Radio-Canada
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François Hollande