Le Grand Dossier du jeudi 30 avril 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Il est 16h45. Soyez les bienvenus dans le grand dossier. The Storm is coming.
La tempête arrive averti Donald Trump. Rien ne pourra empêcher ce qui vient. [musique] Cette fois, nous sommes bien au-delà des mots.
Tout s'accélère ce soir. Un [musique] plan d'action militaire est présenté à la Maison Blanche au président américain par l'amiral Brad Cooper. La dernière fois que le commandant du SENCOM, cet homme, a fait un briefing similaire.
C'était le 26 février et 2 jours plus tard, États-Unis [musique] et Israël lançaient la guerre contre l'Iran. C'est dire que cette réunion est capitale. [musique] Ce soir, le SENCOM prépare une vague de frappe courte et puissante, nous dit-on, pour faire ces rant une fois pour toutes.
Nous verrons quelles cibles seront présentées à Donald Trump. Parmi les options, la [musique] prise de contrôle d'une partie du D3 d'Ormouse. Une opération qui pourrait impliquer des troupes au sol.
Pour achever le régime, le Sencom réclame au Pentagone une arme d'une portée supérieure. Le planeur hypersonique [musique] Dark Eagle, un aigle noir qui déchire le ciel. La portée de ce super missile dépasserait les 3000 km.
L'atèg militair américain envisage également la possibilité que l'Iran frappe en premier. Les bases américaines dans la région pourrait être visé. Et c'est dans ce contexte que le guide suprême Mtabar Amé choisit de sortir du silence aujourd'hui pour menacer les Américains ont subi une défaite honteuse.
Un nouveau chapitre s'ouvre. Poutine a beau avoir mis en garde Trump hier soir contre les conséquences dommageables d'une nouvelle attaque américaine, la reprise de la guerre semble inévitable. Nous partirons aux États-Unis, nous partirons en Iran, nous partirons en Russie retrouver toutes nos équipes pour vous faire vivre ce qui se passe sur le terrain en temps réel.
Trump, l'opération pour anéantir le régime iranien. C'est le thème du grand dossier ce soir. Partons à Washington [musique] pour retrouver notre correspondante pour TF1 LCI à la Maison Blanche, Sonia Dridi.
Bonsoir Sonia. Un plan d'action militaire est présenté ce soir à Trump. Oui, selon Axios, Donald Trump va être briefé aujourd'hui sur de nouvelles options militaires par l'amiral Cooper qui est le chef du SCOM, le commandement militaire américain au Moyen-Orient.
Toujours selon Axios, le SCOM prépare un plan pour une vague de frappe courte et puissante contre l'Iran, ciblant probablement des infrastructures. Donc cette ce briefing montre que Donald Trump considère toujours une reprise des hostilités avec l'Iran. Il a dans les prochaines heures plusieurs réunions dans le bureau val que dont vous pouvez voir l'une des entrées derrière moi et donc il pourrait se décider dans les prochaines heures, dans les prochaines jours.
Donald Trump qui a déclaré hier également à Axios qu'il pensait que le blocus naval américain était plus efficace que les bombardements. Il a aussi dit que ce blocus était selon lui une idée de génie. Merci beaucoup Sonia Dredy correspondante pour TF1 LCI à la Maison Blanche à Washington pour décrypter comprendre ce qui se joue.
J'ai le plaisir d'accueillir dans le grand dossier le général Dominique Deor. Bonsoir général ancien chef du centre opérationnel interarmée. Guillaume Roquet bonsoir.
Directeur de la rédaction du Figaro Magazine. Samantha de Bendern bonsoir. Chercheuse à la Royal Institute of International Affairs et ancien officier politique de l'OTAN. et Xavier de Jacobi.
Bonsoir. Grand reporter au service international de LCI. The Storm is coming.
Donald Trump prévient. La tempête arrive et rien ne pourra empêcher ce qui vient ce soir. Tout s'accélère.
Un plan d'action militaire est présenté au président américain à la Maison Blanche par l'amiral Brad Cooper. La dernière fois que l'amiral Cooper, cet homme, le commandant du SCOM, avait fait un briefing similaire, c'était le 26 février et 2 jours après, États-Unis et Israël déclenchaient la guerre contre l'Iran, c'est dire. Xavier, Donald Trump est-il prêt à assainer le coût fatal à l'Iran ?
Il est prêt, il aimerait bien le faire. Est-ce qu'il va le faire ? Ça c'est une autre question à laquelle j'aurais bien du mal à répondre, serait un peu de la la prévision de l'art divinatoire dans lequel je vais pas me lancer.
Mais en revanche, ce qu'on voit c'est qu'il est extrêmement satisfait de la manière dont se déroule le blocus. Il pense qu'avec ce blocus, il a peut-être trouvé la solution pour faire plier l'Iran. Et si on rajoute là-dessus un coup de pression militaire en exhibant des armes extraordinaires comme celle dont vous parliez tout à l'heure, Dark Eagle, missile hypersonique qui ne serait pas éventuellement d'un très grand intérêt pour le moment en disant qu'on va envoyer peut-être un autre porte-avion, un 4e, même s'il y en a un qui va partir la Zenoer, qui sort de carénage et qui va se préparer mais qui pourra pas être là avant plusieurs mois.
Et puis pour les Américains, qu'est-ce qui se passe si ils rompent le cess et le feu qui tient pour le momentin à la surprise générale en fait hein, est-ce que euh les Iraniens ne vont pas en profiter pour une sorte de baroutte d'honneur et infliger des dommages extrêmement graves à tous les alliés du golf ? Évidemment, ce sont pas les États-Unis qui vont prendre en pleine face ces dommages, mais pour la production pétrolière entre autres, mais on parle ici souvent aussi des ingréis pour les engrais de pour l'économie mondiale, il y a un quelque chose qui est extrêmement difficile à gérer pour les Américains. Donc c'est pas certain qu'ils remettent une salve de bombardement pour le moment.
Ça monte he moi je pense qu'ils vont faire quelque chose. Je je j'ai pas non plus envie de me lancer dans les ars divinatoires parce que c'est très très compliqué. Personne ne sait ce qui se passe à l'intérieur de la Maison Blanche, mais euh surtout avec un président américain aussi imprévisible.
Oui, mais les pourparler ne vont nulle part. C'est c'est mort. Euh Trump lui-même dit qu'il ne sait même pas avec qui parler.
Mosta Ramé semble en tout cas vouloir donner l'illusion que c'est lui qui reprend un peu les commandes. Ce qui sort de Tran serait que c'est c'est vraiment les les plus durs des durs qui sont aujourd'hui ceux qui ont le contrôle et ce sont eux donc qui n'ont pas envie d'avoir non plus un dialogue avec les États-Unis. Donc on sent ce durcissement du côté iranien.
Du côté des Américains, il y a cette démonstration de force. Alors qu'est-ce qu'ils sont vraiment capables de faire ? C'est une vraie question.
Vous avez mentionné donc ce 4e porteavion qui est en route vers le golf alors que le fort de cet autre porte-avion rentre aux États-Unis parce qu'il a besoin de maintenance. Ce 4e porte-avion était en maintenance mais il est sorti plutôt parce que le le la version jicielle c'était finalement la maintenance était terminée plus tôt que prévue. Langage navy, ça veut dire nous en avons besoin donc nous allons le mettre en état de navigation plus rapidement que on aurait dû le faire.
Donc voilà, la question est de se poser que que peuvent faire les États-Unis si vous parz juste une toute petite chose, il y a un groupe de journalistes anglais du Daily Telegraph qui sont allés dans le tr d'ormous dans des petits navires et qui ont observé ce qui se passait. Ils ont dit il y a des dizaines et des dizaines et des dizaines de petits bateaux. Certains sont des petits bateaux de pêche, d'autres sont des des bateaux qui sont en train de lancer enfin de déposer des mines mais qui ressemblent à des bateaux de pêche que que se débarrasser de ces dessins de tout petit bateau serait extrêmement difficile.
Surtout qu'ils ont le soutien de la population des deux côtés de la rive de l'endroit le plus serré du D3 parce que les gens dépendent de ces petits bateaux non seulement pour la pêche mais pour le commerce illicite de pétrole. Oui, le président américain bien conscient, hein, du caractère risqué d'une nouvelle opération américaine, opération militaire. Alors, quel euh sont les cibles envisagées par le SENCOM ? ce que nous allons voir avec vous général de l'or carte et images à l'appui.
On rappelle à nos téléspectateurs, à nos éditeurs que quand les États-Unis ont lancé leur première campagne de frappe contre l'Iran fin février, le Pentagone nous dit qu'au total plus de 13000 cibles ont été frappées, les cibles iraniennes. Et regardez, nous av nous avons représenté en rouge toutes les cibles qui ont été choisies par les Américains. Alors, il y a forcément des plus grosses cibles.
On se souvient de de Teran, de Ispan pour viser des sites nucléaires. On a aussi la ville de Chiraz qui accueille un très très grand complexe militaire de fabrication de drones et de radars. Les États-Unis à l'époque ont bien expliqué que seul les sites et infrastructures militaires ont été frappées à l'époque.
Alors, quelle pourrai être général les nouvelles cibles dans un plan d'attaque ? le plan d'attaque qui est présenté ce soir au Pentagone. Le Pentagone parle désormais de cibler des infrastructures énergétique.
Et dans le viseur de Washington, l'île de Carg, lieu hautement stratégique de l'Iran, on vous en a déjà beaucoup parlé, centre névralgique car il permet d'exporter évidemment du pétrole. L'île de Carg qui a déjà été frappée deux fois mi-mars et début avril. général, comment pourrait se dessiner une nouvelle attaque contre l'île de Cargue ?
Alors, d'abord dans cette hypothèse, hein, parce que c'est qu' une hypothèse, euh la l'effort militaire est possible, très puissant, on y reviendra. Par contre, c'est très risqué. On verra pourquoi d'ailleurs et puis on n'est pas certain non plus du résultat politique à la fin qu'on peut casser énormément de choses sans obtenir un effet sur le régime lui-même.
Ah c'est pas garanti par l'action militaire du moins telle qu'elle est conçue. Alors une fois qu'on a dit ça, il y a évidemment tout ce qui a été fait auparavant. H et qu'est-ce que l'on veut faire ?
On veut faire un choc vraiment significatif sur l'Iran. Alors qu'est-ce qu'on peut faire ? d'abord revoir dans le ciblage qui a été fait toutes les points rouges que vous avez montré tout à l'heure et bien regarder ce qui a été correctement traité, ce qui n'a pas été h correctement ou suffisamment donc ceux-là on les réinscrit ils ont le droit à un deuxième passage.
Donc ça c'est des cibles disons des cibles plutôt militaires des cibles politiques hein. Donc des sites de lancement de missile comme les comme les les bases aériennes, les bases aérien les bases aériennes ont dû être traité puis parfois peut-être d'autres centres de communication, des centres de commandement tout ça ça ce qui a pu être détecté, reciblé, remis dans la dans la dans les ces ça c'est du c'est du conventionnel en tant que c voilà donc dire qu'on pourrait remettre si je puis dire une deuxième couche une deuxè couche n pas sûr là où ils ont commencé à recreuser dans les montagnes pour sortir des des voies d'accès Alors, on peut retraiter ça aussi. Ça c'est important.
Sachant que on va y venir, sachant qu'il y a évidemment tout ce qu'il y a sur les portes avions, mais aussi tout ce qui est ailleurs. Ce que j'appelle tout ce qui est ailleurs, c'est-à-dire les les B52, les B2, les B1. C'està-dire que vraiment quelque chose de extrêmement puissant.
Sachant aussi que tout en faisant ça, il va falloir protéger au maximum les pays arabes. H protéger les pays arabes contre les du drone, contre également évidemment un certain nombre de tirs balistiques. Donc ça va engager un certain nombre de moyens supplémentaires.
Donc il va falloir y penser. D'autre part, je pense que dans ça c'est une supposition mais je pense qu'elle doit pas être éloignée. Il y a quand même des messages via les Pakistanais qui sont passés et notamment dans l'hypothèse ou dans une reprise des des actions, il a dû être passé le message aux Iraniens que s'il frappe à nouveau les installations pétrolières euh à des des pays arabes et bien il y aura des frappes très fortes qui sont prévues.
Alors vous montriez à l'instant l'île de Carg. Oui, c'est ça. Des frappes hein qui ont été euh faites éid qui est extrêmement intéressant c'est le car parce que c'est la plus grosse station service de de l'Iran.
C'est là où ils sont capables d' de de charger du pétrole, de charger du gaz et cetera. Alors, elle a déjà eu un petit traitement préalable sur au plan militaire. Il faudra sans doute repasser quelque chose là-dessus parce que les Iraniens ont dû faire un certain nombre de rénovations de leur système.
Mais il y a surtout les installations. Alors les installations, il y a la zone industrielle, il y a la zone de de traitement puis la zone de réservoir de stockage et les embarquements hein, les trois trois zones d'embarquement. Là, on peut découper, je veux dire.
Alors ça ça peut pas se faire instantanément parce que vous savez dans dans la dans la l'attaque qui va durer un certain nombre d'heur, il y a une observation de son adversaire. C'estàd que on va d'abord s'occuper de traiter les dernières défenses aériennes, de traiter ce que j'ai dit en terme d'objectif politique et militaire et on va voir si les Iraniens commencent déjà à envoyer des missiles en direction des sites du monde arabe, sites pétroliers. Et dans cette hypothèse est prévu une frappée immédiatement des des centres qui font très mal et notamment ceux alors sur ça c'est très intéressant.
Ça veut dire que les Américains [raclement de gorge] voilà organiseraient une première salve de frappe sur des sites voilà des zones particulières de l'île de carg et en fonction de la réaction desaniens, il pourrait en lancer d'autres encore plus puissantes. Pour avancer général, je voudrais aussi qu'on parle d'un autre plan qui devrait être présenté à Trump. C'est la prise de contrôle d'une partie du D3 d'Ormous pour libérer ce couloir stratégique hein où euh évidemment tout se joue hein.
Cette guerre elle se joue dans l'étroit d'Ormouse. Une telle opération pourrait impliquer des forces terrestres autrement dit des troupes au sol. Général quelle serait leur mission ?
Alors vousz la l'île de Ken, elle est elle est très grande hein. Il faut de Cche. Mais oui, ça fait un peu près à la taille de la Martinique quand même hein.
C'est c'est très grand, même plus grand que la Martinique. Donc euh c'est quand même une très grande île. Par contre, il y a un certain nombre de points intéressants dans la petite tombe, grande tombe et puis celle-là dont le nom elle est pas inscrite qui euh qui qui sont euh théoriquement des propriétés des Émirats ça a été occupé même dès avant l'arrivée de du régime islamiste par du temps du du chat, ça avait été occupé mais c'est théoriquement ça appartient aux Émirats arabes unis.
Alors ça c'est des points intéressants qui seraient à mon avis pas très très difficile de de conquérir mais qui serait intéressant pour contrôler tout le secteur justement qui mène dans les couloirs de passage qui mènent en direction euh du l'île de Cche et et plus haut hein, en direction de l'arc. Donc ça c'est possible. Un débarquement plus important ça me paraît hautement risqué.
C'est c'est toujours le problème hein quand on présente le chef militaire présente au chef politique, il lui dit les risques. Si on si on imaginait un débarquement dans une plus importante, ça veut dire plus de moyens engagés et évidemment des risques de pertes plus importantes parce que la valeur absolue pour l'adversaire du site est plus importante. S'il perd quelques îl, il va être très embêté.
Mais d'abord, il aurait beaucoup de peine à les défendre et même àer à contre-attaquer sur ce secteur là. Ce qui serait pas le cas sur des grandes îles comme ça qui nécessiteraiit l'engagement de plusieurs plusieurs milliers d'hommes. Donc, on voit bien que on voit bien que là euh je veux dire dans l'option militaire qui est présentée au président, je pense pas qu'il y ait beaucoup de chefs militaires qui disent "Alons-y, monsieur le président, je vous garantis le succès." C'est ça passe.
Non, je vous garantis pas. sur ce point très intéressant général. On poursuit ce débat euh en plateau.
Je me tourne vers vous, Guillaume Roquet. On voit bien que Donald Trump se retrouve face au scénario qu'il voulait éviter euh dans une guerre avec la possibilité euh de sacrifier des soldats sur le terrain. Vous qu'est-ce que vous comprenez en tant que quand vous entendez Donald Trump dire par le SC [raclement de gorge] annoncé par la voix de la presse américaine très bien informée que le président américain réfléchit à des frappes courtes et puissantes ?
Ben comme vous sans doute, j'ai un peu de mal à comprendre parce que vous l'annonciez euh au début de de l'émission, il y a à la fois cette ce plan de de du SENCOM et puis ces déclarations de Trump qui dit à mon avis à juste titre que le blocus est plus efficace que les bombardements. Alors pourquoi bombarder ? Évidemment, il y a l'hypothèse évoquée par Samantha de Bendern. ce serait pour remettre la pression sur les Iraniens pour qu'ils négocient davantage.
Mais jusqu'à présent, ça n'a servi à rien. Il y a eu 10000 plus de 10000 frappe. Et et le moins qu'on puisse dire est que ça n'a pas euh euh incité les Iraniens à se montrer coopératif dans une discussion.
Donc il me semble que il faut aller plus fort. Et effectivement l'île de Car, c'est stratégique. Ce serait euh un franchissement d'un seuil stratégique comme disent les géopoliticiens.
Pour l'instant, les Américains, ils ont tapé sur l'aéroport, ils ont tapé sur le les les casernes qui sont là, le centre de commandement, mais il ils n'ont pas atteint le les infrastructures pétrolières parce que jusqu'à présent, on on avait le sentiment que Trump disait "Ce qu'il faut, c'est c'est faire sauter le régime pour pouvoir refaire du business avec les Iraniens pour pouvoir être à nouveau dans une logique économique. éliminer les infrastructures pétrolières, ça veut dire détruire l'Iran, mais même dans ses dans ses fondements, dans ce qui fait son économie, ce serait comme frapper des infrastructures civiles. que je j'espère que les Américains vont pas faire ça parce que sinon à mon avis ça change le le le la nature de cette guerre et puis surtout ça brise le cesser le feu qui tient Xavier le rappeler depuis le 8 avril, ça fait 3 semaines et et à mon avis les Américains ont pas tout essayé en matière de de discussion.
Donc c'est un peu peut-être là la politique du pire où les militaires qui veulent reprendre la main en disant "On va cogner plus fort et et vous allez voir ça va aller mieux." jusqu'à présent, ça a pas été prouvé dans les faits. C'est vrai qu'il il y a une pression de ce qu'on appelle les faucons qui tiennent à organiser une riposte militaire.
Xavier, qu'est-ce que ça veut dire concrètement des frappes courtes et puissantes ? On parle de de jours, d'heur, de semaines. On parle de quelques jours à mon avis sur des cibles parfaitement identifiées et dont on pense qu'elles vont faire basculer le conflit parce qu'effectivement, comme le disait Samantha tout à l'heure, le conflit pour le moment, il est les deux camps sont quasi à égalité.
D'ailleurs, vous avez remarqué, les deux camps proclament la victoire. ou les Iraniens parce qu'ils ont résisté aux Américains et c'est vrai que c'était pas forcément gagné d'avance et les Américains parce qu'ils ont mené cette campagne de bombardement extrêmement impressionnante. Mais au résultat dont on a du mal à voir l'efficacité, la meilleure preuve c'est que le régime n'a pas cédé et ne s'est pas assis à la table de négociation pour annoncer sa capitulation en rendant tout son stock d'uranium enrichi.
Donc on peut l'île de cargant. Après, il y a à mon sens deux soucis extrêmement graves. C'est un le danger de marinoire dans le golf persic pourrait être dramatique et en terme d'image pour les États-Unis, ce serait sans doute assez difficile à gérer malgré tout.
Et puis il y a les répliques sur les installations pétrolières du golf. On sait déjà par exemple que le gaz naturel diquefier ne sort plus du Qatar. C'est un énorme problème pour l'économie mondiale et c'est évidemment un énorme problème pour le Qatar.
On sait que beaucoup d'installations euh pétrolifè ont été endommagées. Je pense par exemple à un endroit où je suis allé qui est le terminal pétrolier le Fujera aux Émirats arabes unis. Ce terminal, il a une particularité, c'est qu'il est sur le golfe d'Oman.
Il n'est donc pas concerné par le D3 d'Ormouse. En prime, il y a un pipeline qui achemine une partie du pétrole Emirati [raclement de gorge] jusqu'à sport. Si jamais il y a à nouveau des frappes sur cette ces installations pétrolières, les Émirats ne pourront à nouveau plus exporter leur pétrole.
Donc vous voyez, les enjeux sont extrêmement graves et avant [raclement de gorge] même de toucher euh des sites euh sensibles stratégiques, les Américain devrait tenter d'annilier tous les lanceurs de missiles qui restent encore aux Iraniens. Or, on sait qu'ils sont particulièrement bien camouflés à tel point que beaucoup ont survécu à la première vague de bombardement et qu'on a eu hier, vous avez vu ces photos où les Iraniens commencent à les remettre en état et à se préparer au kazou. Samantha, que dit l'exofficier politique de l'OTAN ?
Je crois que que Xavier a vraiment très bien illustré la difficulté de de de savoir où peut aller cette guerre. D'abord, que veulent les États-Unis aujourd'hui ? Est-ce que cette guerre aujourd'hui est menée principalement pour ouvrir le D3 d'Ormous qui était pas fermé avant le début de la guerre ?
Est-ce que c'est une guerre pour que le régime tombe ? Est-ce que c'est une guerre pour tuer le programme nucléaire iranien ? Aujourd'hui, on ne sait pas.
Donc, on voit cette démonstration de force qui est en train d'être préparée par les États-Unis. En même temps, on sent des deux côtés euh une une un désir de ne pas couper se cesser le feu. Il a duré 3 semaines.
C'est quand même énorme. Il aura duré presque aussi longtemps que la moitié. Oui.
Oui. C'est c'est presque autant que la moitié de la guerre. Donc c'est c'est vraiment c'est étonnant.
Mais euh moi je sens que les deux côtés maintenant ont envie, on sent une fébrilité. Alors c'est pas forcément les militaires qui veulent moins mon [raclement de gorge] expérience pour avoir travail avec des militaires et je pense souvent de contrôle général, c'est que les militaires sont les derniers qui veulent la guerre parce qu'ils savent ce que ça veut dire. Ils savent que ça veut dire que de perdre des hommes.
Ils savent que ça veut dire que d'engager tout un équipement qui coûte cher. Ce sont les politiciens qui parfois obligent les militaires à faire une guerre qu'ils n'ont pas forcément envie de faire. beaucoup des échos qui sortent de la Maison Blanche, c'est que Pitex lui il était pas du tout euh pour l'intervention en ir justement mais c'est un politique et donc c'est pas c'est un politique qui ne voulait pas intervenir en Iran.
Voilà donc faut quand même remarquer le nombre de militaires de haut niveau qui ont été soit limogés soit qui sont partis. Je je pense à Randy George donc le le le commandant chef des forces terrestres. Je pense à, j'ai oublié son nom, le le le commandant chef de la Naévy qui a été dimogé il y a une semaine.
Les militaires sont visiblement inquiets des plans de Donald Trump et de Pete Hexeth dans la région. S'ils sont inquiets, ils ont peut-être raison d'être inquiet aussi. Oui.
Et donc, est-ce qu'on va voir des troupes au sol embarquer dans une mission qui aura comme résultat de renvoyer des cercueils américains aux États-Unis ? Il faut quand même se rappeler d'une chose, c'est que les Iraniens se préparent à cette guerre depuis des décennies et ils ont observé ce que les Américains ont fait en Irak, en Libye, en Afghanistan. Ils sont prêts.
Les Américains ont à sont gouvernés par un président qui a une qui est très impatient, qui envie que les choses se fassent vite et qui n'est pas forcément le celui qui est le plus préparé au genre de guerre auquel les Iraniens se préparent depuis longtemps. Le président américain, vous l'avez dit, hein, est plutôt impatient et il est désormais bien décidé à finir le travail qu'il avait commencé. Nous avons neutralisé leurs marines, nous avons neutralisé leur armée de l'air, nous avons neutralisé l'ensemble de leurs flottes aériennes.
Tout ce qui était opérationnel, tout ce qu'il possédaiit, leur radar, il ne leur reste presque plus rien. Ils ont un petit pourcentage d'installation de fabrication de missiles. Nous en avons détruit environ 80 %.
Le reste pourrait être détruit très rapidement si nous ne parvenons pas à un accord. Général, en quoi de nouveaux raides prévus par le plan d'action militaire présenté aujourd'hui par le SENCOM à à Trump serait plus douloureux, plus violent que les précédents ? Alors, une remarque quand même générale d'abord, c'est que la puissance aérienne américaine est indiscutable.
Les effets sont peuvent être dévastateurs, pire que ce qu'on a vu observer lors de la du mois effectif de guerre. Néanmoins, ça n'amène jamais la décision et c'està-dire la décision, c'est-à-dire l'effondrement de l'adversaire. C'est ça.
C'est une une constante depuis qu'on a la force aérienne, elle a été utilisée. À chaque fois, on se retrouve devant le fait que si c'est pas couplé par une action à intercessairement alors là pour l'Iran, on sait la prévention, les Américains n'ont pas du tout envie de s'engager de manière massive en Iran, à Terre. hein, c'est pas le c'est pas l'Irak ou l'Afghanistan ou ou ailleurs.
Donc euh c'est pas c'est pas eux, mais disons que s'il y a pas un mouvement interne en Iran, on n'arrivera pas à décor une fois qu'on a dit ça, effectivement les chefs militaires sont capables d'appliquer la plus grande puissance sans obtenir euh les les des résultats. Alors, en quoi ça peut être plus dévastateur ? C'estàd j'ai évoqué dans tout à l'heure l'emploi beaucoup plus important de B52, de B1, de B2, c'est-à-dire des gros avions bombardiers stratégiques furtifs, capable d'emmener des bombes extrêmement lourdes, la capacité à renouveler.
Donc la la force elle-même est toujours là, elle est même plus importante. Il y a bien sûr en plus les équipages sont entraînés, les dossiers de site sont à jour, tout est prêt. Il y a une il y a une période optimale en ce moment avant les les vents les plus chauds puisque ça ça ça joue aussi la météo hein sur les équipements, sur les personnels, sur le l'usure des des troupes et cetera.
Donc c'est une c'est un moment favorable en ce moment hein. C'est un moment favorable. Néanmoins euh une fois qu'on a tapé très très fort, si on s'il ne se passe rien à terre, les gens vont les survivants vont rester dans leur tour en disant "Nous, on est toujours là." Donc c'est c'est bien ce qui peut ce qui peut lui arriver et avoir toujours des islamistes qu'on pas du tout en vu.
À partir du moment où on vient pas les chercher, ils restent dans leur hashtag effondré et et il y a pas l'armée rouge pour venir les les sortir à la à la fourchette. Je précise général que pendant ce temps la France se prépare à la guerre. Emmanuel Macron est dans la Marne.
Écoutons-le. Monsieur le maire, monsieur le chef d'étatmajor de l'armée de terre, messieurs les maires officiers, sous-officiers, caporochef, caporo et soldats de l'armée de terre. Je voulais vous dire la fierté qui est la mienne d'être devant vous aujourd'hui.
Et avant de vous dire quelques mots, honorer la mémoire de vos frères d'armes, le major Fron, la Judan Montorio et le sergent Girardin. Mort pour la France, mort au combat en Irak et au Liban. En leur hommage, je vous propose de respecter dès à présent une minute de silence. repos.
Merci pour nos morts, pour leur famille et j'ai une pensée aussi pour nos blessés. Je sais que leur combat est difficile et douloureux. Notre présence aujourd'hui est aussi en reconnaissance de cela.
Malgré la gravité de ces mots, de ces moments, je veux ici vous dire la fierté qui est la mienne et celle de la ministre des armées, du SMA, du SMAT et de généraux qui m'accompagnent d'être à vos côtés pour la conclusion de l'exercice Orion qui s'affirme comme un succès et un signal clair envoyé tout à la fois à nos alliés et à nos adversaires. Il y a un an, jour pour jour, j'étais déjà au sein de l'armée de terre sous le soleil d'AOGne pour assister à la cérémonie de commémoration des combats de Cameron et remettre des certificats de nationalité à trois légionnaires devenus français. Le cadre a radicalement changé mais être à vos côtés aujourd'hui, c'est réaffirmer la force de notre armée de terre, l'esprit de corps et ce sens du collectif.
Et ce que j'ai vu aujourd'hui, c'est une armée qui avance, qui se transforme, qui se modernise, qui a gré, qui est là pour répondre aux défis contemporains qui sont les nôtres. Et c'est pourquoi cet exercice est si important et vous pouvez être fier d'y avoir contribué. Notre armée de terre s'est profondément modernisée comme toutes nos armées ces dernières années.
J'ai pu voir à vos côtés les derniers équipements que vous avez touchés ont continué de se déployer conformément aux lois de programmation militaire successive et la surmarche qui est en train d'être négociée. C'était une nécessité et donc l'armée avance, innove, adopte ces nouveaux équipements, les transforme, innove elle-même. Je l'ai vu aussi.
Ensuite, nous avons vu le défi d'une nécessité pour les Européens de prendre davantage en charge leur défense et donc de consolider cette interopérabilité qu'apporte l'OTAN, mais de réussir à agréger autour de nous, avec nous d'autres armées européennes. Je veux ici saluer nos partenaires européens présents à nos côtés, amis britanniques et allemands intégré au sein du commandement. Et je salue nos frères d'armes espagnols, grecs, italiens, polonais qui ont aussi contribué à cet exercice.
Merci d'être avec nous ce soir. Votre présence incarne la force dont l'Europe est capable. Et en effet, à chaque fois ces derniers mois que nous avons conçu des missions importantes pour la sécurité des Européens, nous avons pensé la capacité à planifier, la capacité à assurer un commandement et déploiement de tel de telles opérations.
Et nous avons pensé évidemment des déploiements conjoints. et le sens même de la coalition des volontaires que nous sommes en train d'organiser pour les garanties de sécurité en Ukraine. Elles sont sous commandement franco-britannique et cet exerciceion a permis de tester la robustesse de nombre de ces approches et nous a permis de conforter à la fois ce qui a été pensé et voulu et je vous en remercie pour le commandement et également la capacité des Européens à agir ensemble.
Cet exercice nous a montré la crédibilité qu'ont les Européens à pouvoir déployer ensemble une opération de cette ampleur et la France à être une nation cadre dans ce contexte. C'est à mes yeux un message très clair qui est envoyé à nos partenaires ukrainiens qui nous attendent sur ce registre et à tous nos frères d'armes européens qui savent pouvoir s'agréger à de telles missions et travailler à nos côtés. Je suis là aujourd'hui pour vous dire de continuer à vous battre pour faire de la France une puissance reconnue par ses alliés et redoutée par ses ennemis.
Elle illustre chaque jour à quel point notre environnement international se brutalise, cette actualité que nous vivons et nous avons raison de continuer de nous adapter à la menace. Mais le dernier mot que j'aurais en étant à vos côtés aujourd'hui, c'est que évidemment il y a la modernisation en cours et nos lois de programmation militaire. Il y a ce que nous allons continuer de faire.
Évidemment, il y a une France qui au cœur de l'Europe avec ses partenaires agrège consolide et sa bâtir une Europe de la défense crédible pour sa sécurité, la sécurité de ses partenaires de défense et répondre au défis contemporains. Mais derrière tout cela, il y a notre force d'âme, les femmes et les hommes qui font nos armées. Et l'importance d'un exercice comme celui que vous venez de vivre, c'est aussi de la solidifier.
Et l'importance d'un exercice comme celui qui vient d'être organisé, c'est de tester la robustesse de notre capacité à résister dans tous les domaines du jeu, y compris la partie civile, y compris en engageant comme vous l'avez fait durant cet exercice d'autres ministères. la capacité aussi que nous aurons à intégrer les réservistes et nous avons renforcé cela et le service national dans quelques semaines. Mais n'oubliez jamais cela.
C'est vous qui tenez notre capacité d'engagement, notre efficacité au combat, notre capacité de résistance et à la fin la victoire. Aucun équipement ne le fera à votre place. Nos frère d'armes ukrainien que vous avez eu l'honneur de former ici même le démontre chaque jour.
En février 2022, il y avait peu d'experts pour expliquer qu'ils allaient résister. C'est par leur force d'âme qu'ils ont tenu. C'est par leur force d'âme qu'ils ont innové.
C'est par leur force d'âme qu'ils ont pied à pied su tenir leur territoire. C'est un exemple qui doit continuer de nous inspirer. Je sais une chose par l'honneur qui m'est fait depuis bientôt 9 ans d'être là où je suis, c'est que cette force là nous l'avons et nul ne nous l'enlèvera.
Soyez fier de cela. Comme en tout cas, je suis fier d'être à votre tête car c'est cette force là qui est la plus importante dans les moments que nous sommes en train de vivre. Je suis éminemment fier de notre armée de terre, de nos armées, de l'ensemble des frères d'armes ici rassemblés et je mesure la révolution du combat terrestre qui se joue aujourd'hui.
Toutes les transformations que vous avez conduites et celles qui continueront. Je suis fier de l'exercice que vous venez de conduire et je vous en remercie. Mais je suis surtout fier des Françaises et des Français engagé que vous êtes et de cette force là qui continuera de nous tenir.
Vive la République ! Vive la France ! Les mots d'Emmanuel Macron.
À l'heure où Donald Trump se prépare à repartir en guerre contre l'Iran, la France se prépare à la guerre et à organiser des exercices Orion de haute intensité auquel le président a assisté. Orion a permis de tester notre robustesse. De la [chant] lesard sanglant élevé les tendard sanglant élevé entendez-vous [chant] dans nos campagnes mugir ces féroces soldats qui viennent jusque dans nos bras.
égorger nos fils et nos compagnos citoyens former vos bataillons. Marchons, marchons [déclamation][chant] à nos repos. Nos armées se sont profondément modernisées a dit Emmanuel Macron pour faire de la France une puissance redoutée par ses ennemis.
Un message adressé au monde. À l'heure où ce soir Donald Trump se voit présenter un plan d'attaque contre l'Iran par le SENCOM. Vous êtes bien devant le grand dossier ce soir.
La tension n'a jamais été aussi forte. Le monde entier retient son souffle. Un grand dossier intitulé ce soir Trump.
L'opération pour anéantir le régime iranien. Un plan d'action militaire est présenté par un homme ce soir, l'amiral Bras Cooper. La dernière fois, le commandant du SENCOM avait fait un briefing le 26 février et 2 jours après, États-Unis et Israël partait en guerre contre l'Iran.
C'est dire l'importance de cette réunion au sommet ce soir. Une réunion que le monde entier a en tête et bien sûr Emmanuel Macron qui vient de prendre la parole pour décrypter ce qui se joue sous nos yeux ce soir aux États-Unis et en Iran. À mes côtés le général Dominique Deor, ancien chef du centre opérationnel interarmée.
Guillaume Roquet, directeur de la rédaction du Figaro Magazine. Xavier de Jaccomoni, grand reporter au service international de LCI. Samantha de Bendern, chercheuse à la Royal Institute of International Affairs et ancien officier politique de l'OTAN.
Et nous a rejoint Mohamed Sifawoui. Bonsoir. Spécialiste des mouvements islamistes, auteur de Esbola.
Le Esbola allié des Mollas de Beyouth à Paris, la milice prépare son retour aux éditions du rocher. Exhabitleman, ex-aviateur militaire, nous rejoindra dans quelques instants. Une question Mohamed Siifaoui : "À l'heure où Donald Trump se prépare à repartir en guerre, le régime iranien avertit les Américains.
Nous répondrons aux opérations israélo-américaines par des coups longs et douloureux." dans ce face- à face, les Ianiens, ils se préparent depuis bien longtemps. Ah, ils se préparent depuis 1979, je dirais.
Sont toujours préparés sans interruption. C'est une c'est une logique qui est qui est connue. Mais enfin ce qui m'étonne depuis maintenant quelques mois, c'est de ne pas voir dans les différents commentaires notamment des responsables politiques, y compris aux États-Unis, le fait que il est nécessaire, de mon point de vue, de décrire la nature totalitaire de ce régime.
Or, l'histoire récente nous enseigne que qu'un totalitarisme n'abdique jamais sinon lorsqu'il est écrasé militairement. Et il y a aucun totalitarisme qui a été euh qui a été euh je dirais euh euh anéanti euh militairement je dirais sans que une opération aille à son terme et encore moins euh qu'il y ait une paix durable à l'issue d'une négociation autour d'une table avec des petits fours et cetera. Enfin ça c'est c'est une vue de l'esprit.
C'est vraiment mais connaître la réalité du régime iranien. Le deuxème point, c'est la quête de la martyrologie dans la la doctrine iranienne. Euh, il suffit de voir euh comment cette histoire de Gaza c'est presque qui n'est pas encore terminée.
Comment cette phase, cette première phase poste 7 octobre c'est s'est déroulé. Euh le Hamas, bien que vaincu militairement, n'a jamais véritablement déposé les armes jusqu'au moment où il a été quasiment anéanti. Et ben, imaginez que cette structure mentale, que cette architecture idéologique est démultipliée lorsqu'il s'agit des gardiens de la révolution.
D'abord, ce sont des jusqu'au bouthistes et ce sont eux qui aujourd'hui détiennent le pouvoir réel. Lorsque d'un d'un mot pour conclure lorsque le premier jour de la guerre américain israélien élimine le guide suprême, en soit c'est une bonne chose dans une logique je dirais militaire de décapiter de décapiter un régime. Il se trouve que le régime iranien n'est pas un régime hyper présidentialisé qui enfin dont le pouvoir se situe uniquement à ce niveau.
C'est un système. Or ce qui fait système est toujours difficile à déloger parce que là vous avez non pas une personne à éliminer, vous réglez le problème comme dans d'autres d'autres d'autres cas dans l'histoire, mais véritablement plusieurs strates qu'il faudra traiter, [raclement de gorge] je dirais, j'utilise exprès un terme militaire à la fois oui les gardiens de la révolution et l'ensemble de leur puissance au au pluriel et et de leur logistique et naturellement les forces de mobilisation, les basges, les les services de renseignement qui se surveillent entre eux et tous tous ces outils-là doivent être aussi conjugués dans une réflexion avec ce que ce le point sur lequel excelle le régime iranien, c'est la guerre asymétrique et notamment la possibilité à partir de là de lancer des opérations terroristes. On commence à voir à baboui des choses se se profilerent notamment en Europe.
Il y a eu en Belgique et au Pays-Bas des des petits attentats. On appellera ça comme ça. Il y a eu hier un déséquilibré qui manifestement a été manipulé pour agir contre la communauté juive.
Il y a une tentative contre la banque of America en en à Paris. Donc ces petits signaux qui sont pour l'instant des signaux faibles peuvent très vite donner lieu à autre chose parce qu'encore une fois le régime iranien est le champion du monde tout égorique confondu dans le terrorisme international. Alors ce qui va dans votre sens c'est la prise de parole par télévision d'État interposée de Mos Tabar Amene le guide suprême qui a choisi ce contexte ultra tendu où Trump se prépare à repartir en guerre où une simple mèche peut renflammer toute la région pour préférer cette menace.
Écoutez 2 mois après le plus grand déploiement militaire et l'agression menée par les tyrans de ce monde dans la région et après la défaite honteuse des États-Unis, un nouveau chapitre s'ouvre pour le golf et le D3 d'Ormous. Xavier, quand le guide suprême dit les Américains ont subi une défaite honteuse, un nouveau chapitre s'ouvre. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ben, ça veut dire que la guerre n'est pas finie. Ça veut dire que l'affrontement au sens large continue. Alors, on est dans un cesser le feu, on en parlait tout à l'heure, mais en revanche pour les Iraniens, à la limite, j'allais dire ça ne fait que commencer parce qu'ils sont aperçus, peut-être qu'ils en ont eu un peu la surprise d'ailleurs, qu'ils pouvaient résister aux Américains, que ces compagnes de bombardement sont finalement relativement inefficaces pour les toucher.
Alors évidemment, il y a 3 à 4000 morts, mais on peut aussi dire que le régime a tué beaucoup plus de de ces citoyens que ne l'ont fait les Américains et que donc dans leur position de citadelle assiégée, ils peuvent tenir, ils peuvent continuer à espérer avoir un jour la bombe nucléaire pour faire trembler Israël et que finalement les Américains ont peu peu de solutions pour venir à bout du régime, de ses volontés et que ce blocus Et ben en fait, ils vont passer des mois extrêmement douloureux mais ils en ont l'habitude. Faut quand même savoir qu'ils sont sous sanction depuis des dizaines d'années, hein. Donc les pénuries, lesz, ils ont l'habitude.
Puis en fait, c'est le peuple qui souffre un peu. Les gardiens de la révolution, ils vont trouver des solutions. On a même l'impression que quelque part, ils attendraient à ce que les Donald Trump rompent le cesser le feu, repassent à l'offensive pour pouvoir eux aussi s'exprimer.
Et par exemple, il y a un endroit, moi à mon avis, où il pourrait euh préparer des surprises extrêmement désagréables aux Américains, c'est le D3 d'Ormouse. Si jamais les Américains s'avisaient de vouloir le reprendre de vie force, euh là, ils essaieraient de s'en prendre à des soldats américains, à des bâtiments américains. J'ai j'ai déjà développé sur ce plateau plusieurs fois le fait le risque qu'on voit un jour un pétrolier iranien forcer le blocus avec à l'intérieur non pas l'équipage régulier mais une équipe des gardiens de la révolution sommairement armé hein Kalashnikov Manpad lanceroquette il pourrai assez facilement détruire par exemple des hélicoptères américains.
L'Iran annonce également avoir saisi du matériel américain tombé pour frapper en Iran sans avoir explosé, notamment la mégaabombe GBU 57, une arme américaine antibunker redoutable. L'Iran a saisi du matériel militaire américain intact, récupérant plus de 15 munitions de précision américaine non explosé. Selon ces rapports, le matériel militaire saisi a désormais été transféré à des unités spécialisées en vue d'une analyse détaillée.
Parmi ces munitions figure la bombe GBU 57, la bombe antibunker la plus puissante des États-Unis. L'accès à sa structure, à ses systèmes de guidage et à ses mécanismes de pénétration devrait renforcer considérablement les capacités défensives et offensives de l'Iran. Partout en Iran, retrouver Siavoch Gazi correspondant France 24 RFI en direct de Teran.
Bonsoir Siavoche. Les gardiens de la révolution préviennent les États-Unis. une attaque américaine ne resterait pas sans réponse.
Oui. Euh tout d'abord, je je voudrais apporter quelques précisions. Il y a aucune disette, aucune euh la population n'est pas sous la pression affamé a affamé euh comme comme on comme on l'entend très souvent sur le plateau.
Oui, les gardiens de la révolution ont prévenu que si jamais les Américains euh et pas seulement les gardiens de de la révolution, l'ensemble du pouvoir donc a prévenu que si jamais il y avait une attaque contre l'Iran, il y aura une vie poste très dure de la part de de l'Iran, non seulement contre les les Interaméricains, mais aussi contre toutes les installations euh euh pétrolières, gazière ou pétrochimique des monarchies arabes du golf persé qui ont participé directement à la guerre contre l'Iran en en en laissant leur leur territoire et leur ciel être utilisé par les Américains, mais aussi en de en en en la en en livrant aux Américains des missiles pour frapper l'Iran. Donc il y aura une réposte euh très directe contre à la fois les monarchies arabes du golf Persique mais aussi contre les les bâtiments de guerre américain. le le chef le commandant en chef des de de la force aéroespéciale des gardiens de la révolution a publié un tweet en affirmant que euh donc euh en s'adressant directement aux Américains que ils ont vu ce que l'Iran a fait aux bases américaines dans la région puisqueon sait que une une quelques une demi une douzaine de bases américaines ont été directement touchées et sont ne sont plus opérationnels.
Il a affirmé que les les navires de guerre américain subiront le même sort. le le le président du parlement iranien Mohamed Bayer Ralbaf qui dirige la délégation iranienne aux négociations donc avec les Américains a aussi affirmé que comme en 1622 l'Iran avait expulsé les colonisateurs européens de de du golfe Persic l'Iran va expulser les Américains de la région et qu'il y aura donc une une région sécurisée sous contrôle d'Iran Donc c'est c'est une c'est des positions très dures de la part de Teran euh si jamais les États-Unis décident d'intervenir de nouveau contre l'Iran. Merci SV Gazi correspondant France 24 RFI en direct de Teran.
On comprend bien que le régime n'est pas prêt de céder. Général de l'or hein le message à la télévision d'État où le régime nous explique qu'il peut se servir d'art américaine tombée en Iran pour reposter. Quelle est leur capacité justement de repost face à Trump ? leur capacité, c'est toujours la même chose.
C'est les balistiques, c'est missiles balistiques. Ça ça évidemment, ils en ont beaucoup plus qu'on pensait ce qui montre que le danger était plus que réel. Et alors leurs drones qui sont nombreux, qui sont pas extraordinaires mais qui sont nombreux et qu'il faut abattre quand même hein parce que les canards sont nombreux et et puis il y a quelques missiles de croisir.
C'est ça principalement. À cela s'ajoute les capacités de nuisance contre les tous les navires marchands qui sont plus ou moins à l'encre dans le golf arabau-perssique. Alors ça c'est vrai que il y en a il y a un tellement que en toucher quelques-uns ça paraît possible avec évidemment le le danger d'avoir une ou plusieurs maré noires simultanément.
Il y a aussi évidemment les objectifs qui choisissent. Bon, Israël bon finalement il tire moins sur Israël que sur les pays arabes. Donc d'abord parce que Israéliens, ils se défendent mieux et que les pays arabes ont plus d'installation, c'est plus grand, il y a ils sont plus étalés et c'est plus difficile à défendre.
Ils se méfiaent de l'Iran parce que s'ils ont eu tous ces traités avec les Américains principalement mais aussi avec d'autres nations dont la France, c'est bien qu'il se méfient de l'Iran. Donc l'Iran était manifestement la menace depuis des dizaines d'années. Donc c'est pas ça, c'est pas une grande surprise.
Le le problème pour les pays arabes, c'est que maintenant que le dossier est ouvert et il conviendrait de le fermer parce que si c'est un échec et que les le pouvoir passe d'aran reste en place sur la population iranienne, l'affaire va reprendre parce que comme vous l'expliquez fort bien, c'est les fanatiques, qu'on narrive jamais à discuter avec eux. ça se saurait. Et donc à chaque fois on affire à des fanatiques, il a fallu trouver des solutions extrêmes.
Les solutions extrêmes, je les rappelle, c'est la rédition sans condition. Alors ça a été effectué contre nais, ça a été effectué contre le Japon aussi. Mais à quel prix ?
On se souvient du prix. Ça c'était l'action de la mer contre la terre mais avec une des des coûts immenses que évidemment que personne ne souhaite voir revenir. Donc on est devant cette difficulté mais qui est qui est dogmatique, c'est que comment on fait pour discuter avec quelqu'un qui refuse la discussion ?
Ce n'est pas possible. On a le sentiment queen pas capable de négocier hein. Mais c'est c'est la c'est sur le fond qu'ils sont inébranlables.
On a le sentiment que le régime iranien veut précipiter le président américain de nouveau dans cette guerre. Le SENCOM qui se prépare et présente ce soir à Donald Trump un plan d'attaque pour porter le coup fatal à l'Iran. Xavit Itelman nous a rejoint.
Bonsoir Xavi Itelman, excavateur, aviateur militaire, spécialiste aéronautique et défense. Euh [rires] selon vous, des frappes courtes et puissantes, hein, c'est le plan proposé par le SENCOM. Ça voudrait dire quoi concrètement ?
Alors, en terme matériel, ça veut dire potentiellement des bombes qu'on a pas encore vu, des bombes beaucoup plus lourdes, celles qu'avait utilisé par exemple au mois de juin dernier pour attaquer euh les centres qui étaient profondément enterrés. On parle également de d'armes hyperoniques, mais en réalité, la question c'est plutôt qu'est-ce qu'on va viser ? Décapiter le pouvoir, on l'a vu, ça servait pas à grand-chose.
Certes, c'est bien d'avoir des chefs en moins, mais en réalité, le pouvoir iranien, c'est un petit peu comme un oignon. Vous avez beau retirer des couches, il y a toujours des couches en dessous et on sait très bien qu'ils sont habitués à travailler pour survivre sans état majeur, sans direction, sans coordination, avec une décentralisation du pouvoir pour pouvoir continuer à imposer ce pouvoir dans les différentes régions. Donc militairement, technologiquement, les Américains peuvent recommencer les bombardements probablement pour des semaines et des semaines.
Ils peuvent utiliser des armes qui seront peut-être plus des armes, j'ai envie de dire marketing qui montreront à la Chine qu'il y a d'autres technologies, qu'ils ont d'autres capacités. Mais je vois pas en quoi ça accélérerait de la fin de ce régime. La fin de ce régime, elle sera plutôt économique.
Et dans ce cadre-là, est-ce que les Américains vont se contenter de continuer le blocus ou est-ce qu'ils vont passer sur une phase qui serait à mon avis illégitime et illégale en s'en prenant aux infrastructures pétrolières et de la vie quotidienne des Irani ? Et bien justement Zav Titelman, je rebondis sur ce que vous venez de dire sur le terrain des armes. Restez bien avec nous car le Pentagone réclame ce soir une arme d'une portée supérieure dont on va parler avec vous.
Vous avez déjà communi écran devant le grand écran pour vous montrer cette arme qui est présentée comme une arme redoutable euh par euh le SENCOM et vous expliquer comment elle fonctionne. Il s'agit du planeur hypersonique Dark Eagle, un aigle noir qui déchire le ciel dont la portée peut dépasser, nous dit-on, les 3000 km. Xavier, quelles sont précisément ces caractéristiques ?
Alors, on va regarder cette image. C'est le décollage de Dark Eagle. Si on peut remettre l'image d'avant, c'est quand même assez important pour bien comprendre.
Nous sommes à Cap Canaval et c'est pas du tout un hasard si nous sommes en Floride sur ce site de lancement parce qu'en fait c'est une fusée qui décolle. Regardez, on pourrait avoir l'impression que c'est une fusée classique. En fait, c'est un missile hypersonique, vous l'avez dit, Dark Eagle, l'aigle sombre.
C'était en décembre dernier le premier test réellement réussi euh pour ce missile. Alors ce missile, la fiche d'identité, on va l'avoir max 5 fois la vitesse du son, je traduis 6000 km/h et il peut frapper à près de 3000 km, soit plus qu'un missile Tomao qui lui est limité à 2500 km. 7 tonnes 15 millions de dollars, encore une arme extrêmement chère.
Les Américains raffolent de toutes ces armes qui sont très souvent des prototypes, des prototypes qui leur permettent de tester plein de solutions. C'est pas forcément construit en grande série, mais ils en développent beaucoup. Alors, cette arme redoutable donc quoi donc on l'a compris hein, encore expérimental, le SCOM, le commandement américain pour le proche Orient a demandé à pouvoir l'utiliser en Iran.
Les militaires américains expliquent que les Iraniens ont déplacé leur lanceur dans le nord et l'est du pays où ils sont de plus en plus difficile à atteindre avec les moyens dont il dispose. Alors le dark Eagle, il a une grande particularité qu'on va voir comparer à un Tom comparé à un missile balistique classique. Vous voyez ça c'est le missile balistique classique.
Il monte, il fait une ellipse, il retombe, une trajectoire totalement prévisible. Généralement, le meilleur système détecte le décollage. La batte dans sa phase de montée.
Il est assez facile de s'en prévir. On peut l'intercepter. On peut l'intercepter.
Voilà, ça c'est très très important. On voit missile hypersonique dark Eagle. Il monte comme une fusée, l'image qu'on a vu tout à l'heure à Cap Canaviral et là il devient il y a une séparation, il devient un planeur et il prend une trajectoire totalement aléatoire avant de toucher sa cible.
C'est ça qui intéresse les militaires américains pour contrer l'Iran. Le problème aujourd'hui, c'est qu'effectivement, on pourrait déployer la version terrestre qui est quasiment aboutie. Mais dans quel pays quel pays du golf accepterait aujourd'hui d'accueillir une telle arme pour frapper son voisin ?
Autre solution, l'embarquer. Alors là, on voit la carte du golfe avec sa portée. On voit que la portée est quand même assez intéressante puisqu'elle couvre tout l'Iran et notamment ce dont je vous parlais tout à l'heure, la ville de Machad qui est ici.
Là, il y a des sites stratégiques qui aimeraient bien pouvoir toucher assez facilement les Américains. C'est la portée de de l'hypersonique potentiellement. D'accord. 1750 km.
Ceci dit, les F35 ou les F18 qui décollent des portes-avion peuvent aussi y aller avec du ravitaillement en vol, avec quand même une grosse difficulté, c'est que souvent le ravitaillement en vol est obligatoire au-dessus de l'Iran et ça ça pose quand même des petits problèmes de sécurité. Il reste des défenses aériennes en Iran. Alors, je vous disais que la version terrestre, il faudrait l'installer aux Émirats Arabes-Unis, Qatar, Barne, Arabie Saoudite.
A priori, aucun de ces pays n'accepterait d'avoir ce genre d'engin des Américains sur son sol avec les représailles que ça pourrait euh engendrer. Alors, il y a une version marine mais qui n'est pas tout à fait au point. Elle va équiper des sous-marins de la classe Virginia.
Ça, on n pas l'information précise mais on sait que là, il y en a quelques-uns. Elle équipera aussi des destroyers. destroyer Zumrat, le nom, je sais pas d'où il vient, qui est pas facile à prononcer, mais ils ne sont pas présents en mer d'Arabie.
Ce sont des destroyés qui sont euh prévus pour protéger Taïwan. Donc pas possible pour des navires, extrêmement délicat depuis le golf. C'est pas certain du tout que nous voyons cette arme pour le moment frapper l'Iran.
Merci Xavier. C'est extrêmement clair. Alors, je me tourne vers l'aviateur militaire, un autre Xavier Titelman.
Même si j'ai déjà une idée de votre réponse Xavier, est-ce que cette arme peut faire la différence sur le terrain ? Pourquoi le Sencom la réclame ? Alors effectivement, je pense que c'est une démonstration de force et aussi parce que pour l'instant c'est plutôt l'armée de l'air qui est mise en valeur.
Là on parle d'une arme qui est plutôt orientée sur l'armée de terre. Donc c'est pour ça que ça permet aux autres armées de démontrer aussi leur puissance. C'est une démonstration de force mais finalement que ce missile soit balistique traditionnel ou un planeur hypersonique, ça change pas réellement grand-chose puisque l'Iran est incapable d'intercepter ce type de missile.
Ils n'ont pas de défense arienne de théâtre qui soi capable de faire face à ce type de système. Le gros avantage Xavier vi expliqué c'est que vu sa vitesse, si alors encore une fois, on ne connaît pas exactement les performances de cet équipement, est-ce qu'il a une tête pénétrante ? Vous vous souvenez quand les Américains avaient lancé la bombe B61, la grosse bombe qui fait 12 tonnes qui permettait de rentrer en profondeur dans le sol, cette bombe, elle n'a pas de propulsion.
C'est juste en tombant à la verticale par son propre poids, elle va s'enfoncer parfois plusieurs dizaines de mètres dans la roche. Elle va détonner en dessous. Si cette arme américaine à quand elle arrive à 5000 km/h dans le sol, là potentiellement elle pourrait s'enfoncer encore plus profondément dans la profondeur.
Encore une fois, je ne connais pas ces performances techniques parce qu'elles sont secrètes, mais ça permettrait de taper encore plus profondément dans des infrastructures qui ne peuvent pas être touchées avec les armes traditionnelles. Vraiment, c'est la seule chose que je puisse imaginer parce qu'après les centres de décision, je pense qu'ils ont tous été détruits. peut-être des installations nucléaires très profondément en pluies ou alors on le sait 60 % des stocks de missiles iraniens sont toujours intact et enterré protégé et donc potentiellement aussi c'est pour réduire la potentiel iranien de lancer des missiles si par malheur les Américains voulaient relancer les offensives.
Merci beaucoup Xavier Itelman d'avoir pris le temps de nous répondre hein. Davidman est toujours occupé donc il est entre deux rendez-vous. Merci ex aviateur militaire spécialiste aéronautique et défense.
Merci beaucoup Xavier. Vous voulez réagir encore Xavier ? Allez-y.
Oui euh les Américains ont beaucoup d'autres armes hein. On pensait là Xavier Tittelman nous parlait des possibilités de pénétration profondément dans le sol. Euh on a parlé beaucoup en juin dernier des GBU 57 porté par les B2 dont soi-disant les iraniens ont récupéré un exemplaire ce qui paraît tout à fait inimaginable en fait.
Mais ces bombes-là sont extrêmement performantes pour aller très loin dans le sol et très adapté à cibler les sites nucléaires comme ça a été fait euh à Nathan, Fordau, et Hisparahon. Guillaume Roquet. Oui.
Euh en en en écoutant décrire ces ces cement, je pensais euh euh à Vladimir Poutine parce que lui aussi régulièrement, il dit "Ah, ça y est, j'ai euh l'arme fatale qui va permettre de renverser le conflit en Ukraine." Et chez les Russes, c'est plutôt en fait un aveu d'impuissance. C'est-à-dire que euh on l'a on l'a dit sur ce plateau, les les Américains n'ont pas les [raclement de gorge] inînés sur les sur les frappes aériennes.
Alors effectivement, s'ils peuvent toucher, comme le disait Xavier Tman, un un actif stratégique, euh Trump pourrait s'enflatter, mais on ne voit pas en quoi est-ce que ça amènerait les Iraniens à négocier. Et en fait toute cette logique escalatoire, toute cette fébrilité de Donald Trump, c'est peut-être d'abord un aveu d'échec parce que le président américain en réalité ne sait pas comment changer la donne de ce conflit. Mohamed Sifaoui, je trouve ça assez purile parce que vous imaginez un instant si après y compris une reprise des hostilité, le régime iranien est toujours là, qu'est-ce qu'il racontera dans son narratif ?
Que les États-Unis et Israël ont mobilisé tout leur armement, tout leur arsenal, y compris leur bombes et leurs missiles les plus sophistiqués et nous nous sommes là. C'est-à-dire que stratégiquement, est-ce qu'on peut anéantir un régime iranien avec des frappes ? Mais je pense que la guerre déjà la mauvaise, je ne suis pas général, je ne suis pas militaire, mais d'expérience un petit peu ce type de guerre ne peut pas être réglé quand vous annoncez la sa durée en amont.
C'est pas possible. Vous pouvez pas dire au bout de 4 semaines, je vais régler le problème ou au bout d'une semaine. C'est une guerre qui doit s'installer dans la durée et que ça prenne le temps que ça prendra.
Euh c'est un régime totalitaire qui est euh là depuis maintenant près d'un demi-siècle. Je pense que il était temps effectivement de le déloger. Mais pour bien le déloger et non non pas le crédibiliser davantage, euh il faut se donner à la fois les moyens politiques, diplomatiques et militaire pour le faire déménager et faire en sorte à ce que l'Iran se reconstruise sur de nouvelles bases.
De toute façon, aujourd'hui, il y a quelque chose, il y a un précédent qui a été créé, il y a une guerre. Si il y a il y a pas 10000 choix, soit les Américains Israéliens poursuivent la guerre et font tomber le régime iranien et le font plier, soit ils ont perdu. Et s'ils ont perdu, c'est l'islam politique qui a gagné partout.
Parce que je vous rappelle que la dynamique islamiste a été engendrée en 1979 après la révolution islamique. Et là, croyez-le, ce sont les mouvements islamistes aujourd'hui affaiblis qui sont verront, je dirais revigorés. Donc je trouve ça tout ça assez purile y compris de la part des de tous les occidentaux de ne pas avoir cette capacité de voir l'enjeu stratégique qu'il y a derrière tout ça.
Ça montane Oui, je je je suis d'accord. Moi, j'étais et je reste très débutative sur la façon dont cette guerre a été commencée. Je crois que tout le monde est d'accord autour de ce plateau pour se dire que ce régime atterrant est un régime totalitaire qui menace non seulement la région mais qui menace le monde via ses proxis et sa population et sa population bien sûr que le moment d'agir aurait peut-être été justement en janvier 2026 alors que la population est en train de se faire massacrer par son régime.
Imaginez que l'on peut changer un régime par le ciel sans avoir une opposition armée sur le terrain. Les le régime un régime ne tombe pas s'il n'y a pas à l'intérieur du pays une population qui a le monopole de la violence. Le régime tient aujourd'hui parce qu'il a le monopole de la violence.
Il l'a encore plus aujourd'hui qu'il ne l'avait en février. Et quant à la durée de cette guerre, je regrette que Xavier soit plus avec nous parce qu'il nous appelait justement d'Ukraine où cette guerre qui devait durer 3 jours euh est entrée dans sa 5e année. C'est ce que l'on voit aussi aujourd'hui, les guerres sont asymétriques et je ne compare aucunément les Ukrainiens aux Iraniens, mais ce que je veux dire, c'est que un grand pays très fortement armé qui s'attaque à une population ou ou en tout cas à un pays qui ne voudra pas céder, et bien ce sera extrêmement compliqué de mener cette guerre à bout sans utiliser des moyens qui sont aujourd'hui inacceptables.
C'est pour ça qu'il faut trouver et et là aussi les États-Unis ne vont pas y arriver tout seul. Et si au début les Européens, et on peut le comprendre, ne voulaient pas être alliés à cette guerre, nous y sommes presque obligés aujourd'hui parce que notre survie économique en dépend. Et et il faudra aussi essayer de de de convaincre notre allié, de peut-être écouter ceux qui ont un peu plus d'expérience pour pouvoir trouver un moyen de réfléchir à comment venir à bout de ce régime parce que tant qu'il sera en place et bien le Droid Dormous ne sera plus jamais libre. tant que euh les gardiens de la révolution pourront le contrôler.
Puisque vous évoquiez la la guerre en Ukraine, ce qui a aussi euh retenu notre attention dans les déclarations de Donald Trump à la Maison Blanche face à la presse, c'est ce passage sur la durée de la guerre. Écoutez, on va écouter Donald Trump. C'était hier soir à la Maison Blanche face à la presse et on lui pose la question sur la durée de la guerre.
Écoutez sa réponse. Pensez-vous que la guerre en Iran prendra fin avant celle en Ukraine ? Nous avons surtout parlé de la guerre en Ukraine.
Poutine aimerait m'aider mais je lui ai dit avant de m'aider, je veux que vous mettiez fin à votre guerre. Nous avons donc eu une bonne discussion. Je le connais depuis longtemps.
Je pense qu'il était prêt à conclure un accord il y a quelques temps, mais je pense que certaines personnes lui ont compliqué la tâche. Nous avons surtout parlé de l'Ukraine. Selon vous, quelle guerre prendra fin en premier ?
C'est une question intéressante venant de vous. Quelle guerre prendra fin en premier ? Je ne sais pas.
Peut-être ont-elles un calendrier similaire. La guerre Iran, États-Unis pourrait durer autant que la guerre en Ukraine, c'est-à-dire plus de 4 ans. Guillaume Rocket, est-ce que le monde pourrait le supporter quand on voit les conséquences déjà sur la planète entière ?
Ben, vous faites vous posez la bonne question, c'estàd que l'impact économique de ce de ce conflit est autrement plus important que celui de la de la guerre qui fait suite à l'invasion de de l'Ukraine par la Russie. parce que euh en en frappant cette région du Golfe et parce que c'est un c'est une guerre qui est régionale en fait, c'est une autre différence avec l'Ukraine, c'est que les pays euh l'Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar sont aussi concernés, on on frappe le le centre névralgique de de l'énergie mondiale. Je sais pas si vous avez vu les derniers chiffres de la croissance en France, mais c'est c'est voilà, c'est pas c'est pas très brillant.
Alors, c'est pas encore un impact direct de la guerre parce que il faut il faut 2 3 mois avant que ça mais c'est parce que il y a des anticipations qui sont négatives de la part des des agents économiques. même si effectivement il y a un impact sur quelques secteurs comme le transport aérien ou le ou ou les pêcheurs qui sont largement dépendants du pétrole, mais il y a il y a une espèce de mécanique qui peut se mettre en route effectivement avec un pessimisme et on sait que la confiance c'est le moteur essentiel du du d'une économie moderne. Donc oui, une guerre longue ça aurait des conséquences très graves pour l'économie mondiale.
Général de l'or. Alors si c'est un conflit dur puisqu'on on étudie cette hypothèse, je pense qu'il va y avoir plus d'interaction entre les deux conflits Iran, États-Unis et Israël et et d'autre part entre l'Ukraine et la Russie. et et sans doute pas ça sera pas au bénéfice de l'Ukraine parce que si jamais on on rentre dans une période de pénurie parce que il y aurait des installations encore détruites dans le golf parce que avec la durée du conflit, il y aura la tentation d'un certain nombre de gouvernants de demander que le robinet du pétrole et du gaz russe soit rouvert progressivement de façon à si je veux dire atténuer les effets néfastes d'une d'un conflit qui se prolongera Et donc là, on aurait on aurait justement un effet qui serait néfaste pour l'Ukraine puisqueelle se retrouverait avec une Russie qui bénéficierait d'une autre vision du monde.
C'estàdire que finalement il serait peut-être amené à être vu comme étant celui qui empêche qui empêche un retour à la normale. Donc il y aurait une dégradation de la vision que l'on a dans le soutien à l'Ukraine. la guerre continue continuerait hein continuerait à se développer dans le golf arabau persique et et ça serait je pense quelque chose qui parce que évidemment vous savez les États ont surtout des intérêts hein et les populations il réclament surtout d'avoir du pétrole pas trop cher à la pont une fois qu'on a dit ça aller aller parler de l'Ukraine aller parler de l'Iran, les gens s'en foutent un peu hein veulent c'est c'est c'est un pétrole qui soit oui quand on voit le prix du baril de Brent qui la référence mondiale qui dépasse les 113 dollars avec un 125 ce matin sera peut-être à 150 dans 2 mois si si on est si on est dans une situation qui s'aggrave encore au Moyen-Orient et à ce moment-là les gens vont vous dire bah écoutez téléphoner à Poutine pour qu'il ouvre un peu les robinets ou acceptons qu'il nous acceptons de ce qu'il nous propose parce que lui il va nous le proposer aussi donc on va on va se retrouver devant des conflits d'intérêt qui vont qui seront pas forcément au profit de la morale.
Les États-Unis aussi risquent de sortir avec énormément de soucis de cette guerre parce que d'abord bah dans le golf tous leurs alliés se demandent pourquoi ils ont dépenser des milliards et des milliards de dollars pour être protégés alors que on l'a vu, ils ne l'ont pas été sur des infrastructures vitales. Et puis les Européens voient bien quand même, on on le touche du doigt déjà le fait que l'énergie évidemment augmenté mais qu'est-ce que font les gens ? Ils ne consomment plus.
Et quand on arrive à cette consommation, à cette euh ce ce le fait de ne plus avoir de croissance, avoir une croissance nulle, c'est bien parce que les gens ne consomment plus. il consomment plus parce qu'ils se rendent compte que cette guerre peut durer et que la priorité c'est quand même de pouvoir mettre de l'essence dans sa voiture pour aller travailler. Donc les Américains vont risque de perdre une partie de leurs alliés dans le Golf mais aussi en Europe où on a déjà vu depuis l'arrivée au pouvoir de Trump que on prend ses distances parce que ce n'est plus l'Amérique qu'on a connu.
Ce n'est plus l'Amérique qui éventuellement protège, qui est véritablement un allié et à terme ça risque de peser très très lourd sur Washington. C'est c'est vrai. Euh mais ça toucherait plus les alliés que les États-Unis eux-mêmes parce que eux sont les premiers producteurs mondiaux long.
Oui. Oui. Non mais sur le pétrole, oui, d'ailleurs, on voit bien puisque il y a une croissance alors là pour le coup exponentielle sur le problème c'est que Trump Trump est é mais à moyen long terme pour les États-Unis perdre ses alliés, c'est une perte qui est considérable.
C'est vrai. C'est vrai. Même si malheureusement on l'a vu vis-à-vis des alliés européens, Trump les ménage pas beaucoup.
Juste un mot parce que l'impact sur la la guerre entre la Russie et l'Ukraine, effectivement comme le disait le le général, il y a le la tentation de faire rouvrir les exportations de gaz russes, il y a aussi l'aide européenne. Vous avez vu qu'avec le changement de régime en Hongrie, il y a un plan il y a un plan alors théoriquement c'est un prêt mais enfin voilà, c'est un prêt assez hypothétique de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine voté par l'Union européenne. Qu'est-ce que Comment vont réagir les citoyens européens, les partis populistes européens si on arrive dans une crise ? qui vont dire "Attendez, la priorité c'est pas donner de l'argent à l'Ukraine, c'est de relancer nos économies." Et bien justement, Vladimir Poutine a mis en garde Donald Trump contre les conséquences dommageables d'une nouvelle action militaire.
Peut-être en vain parton en Russie. Retrouver notre correspondant Jérôme Garot. Bonsoir Jérôme.
Le président russe a même proposé son aide pour extraire l'uranium enrichi enfoui en Iran si cher au président américain. Bonjour, bonjour à tous. Alors le cremelin n'a pas précisé les détails de la conversation portant sur le Moyen-Orient, mais Donald Trump a laissé entendre que Vladimir Poutine propose son aide pour régler la question de l'uranium.
Alors, il est très probable que le président russe réitère une proposition déjà formulée il y a 2 semaines, c'est-à-dire de transférer l'uranium enrichi qui se trouve en Iran vers le territoire russe. C'est une manière de couper, de neutraliser le casus bélier américain. Donald Trump a main de fois répété qu'il ne laissera jamais l'Iran se doter de l'arme nucléaire.
Et puis c'est une proposition qui s'inspire en partie de l'accord cadre de 2015 qui prévoyait le transfert d'une partie de l'uranium enrich depuis l'Iran vers la Russie. Donald Trump a priori euh a décliné, mais on voit avec ce coup de fil, avec cette proposition répétée, on voit que Vladimir Poutine poursuit son offensive diplomatique. C'est sur ce terrain-là, pense-t-il, qu'il peut jouer un rôle crucial pour sauver le régime iranien qui est un non pas un allié mais un partenaire stratégique pour Moscou.
Je vous rappelle qu'il y a 3 jours, Vladimir Poutine a reçu ici en Russie à Saint-Pétersbourg le ministre des affaires étrangères iraniens. Il est certain que cette question de l'uranium a été abordée. Merci Jérôme Garo, correspondant TF1 LCI en Russie.
Le régime iranien Mohamed Sifaoui ne cédera jamais sur le nucléaire. Il cèdera jamais sur le nucléaire et il cèdera jamais sur le fait qu'il veuille rester sur place. Il se laissera pas dégommer facilement.
Et je crois que le la cible principale doit être nécessairement les gardiens de la révolution parce que justement en l'absence d'un véritable guide suprême, ils ont en réalité pris le pouvoir réel et c'est eux et principalement eux avec d'autres factions et d'autres strates du régime qui dirigent mais ils ont quand même la haute main sur notamment les missiles balistiques et les les missiles balistiques et les milices milices comme comme leboll notamment. Donc il faut absolument les renvoyer à l'âge de pierre si j'ose dire. Un mot chose chose étonnante, c'est que très peu de temps après cette conversation avec Vladimir Poutine, Donald Trump annoncé sur Tru Social qu'il envisageit de retirer une partie de ces troupes d'Allemagne.
On voit chaque fois là avec monsieur Arakchi, il y avait le vice-ministre de la défense, il y avait des gens du renseignement iranien qui ont rencontré monsieur Kostukov, le chef du groupe le renseignement militaire iranien. pas un mot de Donald Trump pour critiquer ce que fait Poutine. Par contre, allez hop, on va enlever des troupes euh américaines de l'Allemagne.
Donc là, malgré le soutien russe à l'Iran, Trump continue à insulter ses alliés. On continue sur LCI de vous faire vivre ce point de bascule ce soir. Trump se voit présenter un plan d'attaque contre l'Iran.
Le grand dossier s'écoute aussi en podcast sur toutes vos plateformes.
Emmanuel Macron