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Conférence de presseRassemblement National (sur YouTube)· 12 mars 2012 20 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesNumériqueEnvironnement & énergieInstitutions & élections

Conférence de presse de Marine Le Pen sur le thème de la Recherche

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  • 1:28Invité politiqueChiffre
    « La France consacre environ 2,15% de son PIB à la recherche »
  • 1:47Invité politiquePromesse
    « Notre objectif est de parvenir en 2017 à consacrer 3% du PIB à la recherche. »
  • 3:01Invité politiqueChiffre
    « Les crédits de la recherche publique non finalisés ont été diminués de 10 à 30% suivant les cas. »
  • 3:37Invité politiqueChiffre
    « Un dossier de l'Agence nationale demande environ 3 semaines de travail. »
  • 3:47Invité politiqueChiffre
    « Pour un appel à projet L'ABEX, les laboratoires d'excellence, le dossier demande plusieurs mois d'efforts. »
  • 8:25Invité politiqueChiffre
    « Nous investirons, en ce qui nous concerne, 32 milliards d'euros dans la recherche. »
  • 14:52Invité politiqueChiffre
    « La préparation du projet d'Idex de Toulouse a été conçue par un cabinet de conseil et a coûté 400 000 euros à l'université. »
  • 17:01Invité politiqueFait
    « Les 11 millions de kilomètres carrés de patrimoine maritime français sont et seront une source de richesse inouïe. »

Temps de parole

  • Marine Le Pen100 %

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Marine Le Pen

qui sont les nôtres en matière de recherche. Je donne l'exemple d'Arbus, de la coopération inter-nationale, puisque aujourd'hui on ne conçoit plus rien autrement que par l'intermédiaire de l'Union européenne et qu'on oublie qu'il y a eu et qu'il y a toujours des projets qui se sont construits par des coopérations entre les nations et dont on peut dire aujourd'hui que ce sont plutôt celles qui marchent le mieux. Il y a donc un avenir en dehors de la technocratie de l'Union européenne et un avenir notamment de coopération industrielle qui a fait ses preuves.

Alors pour assurer sa prospérité et sa réindustrialisation, la France a absolument besoin d'une recherche fondamentale performante, suivie d'applications technologiques fructueuses dans tous les domaines scientifiques et techniques. Et ce, d'autant plus qu'il faudra soutenir une concurrence commerciale et scientifique avec de grandes puissances émergentes comme la Chine et l'Inde. Il se posera la question de savoir s'il n'y a pas eu des erreurs stratégiques majeures qui ont consisté dans le cadre de chantage commerciaux à se soumettre à des transferts de technologies que nous risquons de payer extrêmement cher dans l'avenir.

La France consacre environ 2,15% de son PIB à la recherche alors que l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Suède, les Etats-Unis et l'Israël, pour ne citer que, fournissent un investissement qui est bien supérieur. Environ 46% de la recherche française est assurée par l'État et 54% par le PIB. Eh bien, notre objectif est de parvenir en 2017 à consacrer 3% du PIB à la recherche. Fermement, les propos désobligeants qui ont été tenus par Nicolas Sarkozy dans son discours du 22 janvier 2009. La France possède une longue et brillante tradition scientifique s'appuyant sur de grands organismes de recherche publique. L'école mathématique est l'une des meilleures du monde.

L'oratoire pharmaceutique sur le reste. Et dans un passé récent, nous avons été moteurs de... Ariane et justement, Airbus, qui, je le rappelle, ne doivent rien, strictement rien, être inquiets pour l'avenir. Plusieurs réformes structurelles et de la recherche ont été engagées sans réflexion de fonds préalables suffisantes et ont des ordres supérieures à la recherche. Les crédits de la recherche publique non finalisés ont été diminués de 10 à 30% suivant les cas.

Au profit de la recherche gérée en grande partie par l'ANR et des investissements dits d'avenir, l'ABEX, ce système conduit à dépenser beaucoup d'argent, d'énergie et de temps pour au total considérable pour remplir des dossiers de demande de financement au détriment de leur mission fondamentale de recherche. Un dossier de l'Agence nationale demande environ 3 semaines de travail. Pour un appel à projet L'ABEX, les laboratoires d'excellence, le dossier demande plusieurs mois d'efforts.

Les évaluations, sur beaucoup de cas, paraissent évidemment totalement absurde, déjà connues, elles sont au contraire les conséquences d'un événement totalement inattendu et surprenant, se produisant souvent lors de l'exploration d'un domaine jugé a priori secondaire par ses pairs. Et très souvent, une découverte génère de manière imprévisible des profits considérables dans d'autres domaines. Ce système de financement va donc tarir, ce qui fait que majeur. Les grands organismes de recherche publique, CNRS, INSERV, INSERV, INSERV, INRA, ne peuvent plus mener de politique de recherche réfléchie à long terme. En outre, ils sont affaiblis par la RGPP et transformés.

Et aucune structure ne prend le relais. Les LABEX ont une durée de vie inférieure à 10 ans, avec un financement incroyable. Les projets ANR sont conçus pour 3 ans. La politique de Nicolas Sarkozy désarticule notre recherche et la fait tournoyer et zigzaguer au gré de la conjoncture politique immédiate. C'est vraiment dans ce domaine aussi la catastrophe qui est à l'œuvre.

Ainsi, par exemple, la France ne pourra jamais mener un programme à long terme de recherche sur l'hydrogène, bien que certains brillants chercheurs aient des idées prometteuses pour démarrer études de la production d'hydrogène naturel près des rides médiocéaniques utilisation de la vapeur d'eau, des centrales nucléaires pour faire une électrolyse à moindre coût, etc. Un tel programme aurait également besoin d'un ingrédient nouveau issu de la recherche publique non finalisée. Il faut savoir que l'ANR, fin novembre 2011, elle a annulé le programme de financement sur les contaminants de l'environnement et leurs effets lancé un an plus tôt.

C'est d'autant plus regrettable que le nombre de cancers liés à l'environnement étant fixe soit intervenu parce qu'ils n'aiment pas que l'on examine de trop près les risques liés à leurs produits. C'est des évaluations faites notamment par l'agent, à savoir le manque d'innovation et l'absence de protectionnisme intelligent aux frontières. Aux scientifiques de nos lycées, cela nous empêchera de former tous les scientifiques dont nous aurons besoin dans les prochaines décisions, formés dans les grandes écoles et des pays anglo-saxons.

Nos ingénieurs, parallèlement à cela, la plupart de nos dirigeants d'entreprises n'ont pas la culture de la recherche, ils préfèrent s'intéresser aux profits immédiats et investir en bourse plutôt que d'investir dans la recherche. C'est ainsi qu'en France, s'est développé un capitalisme, alors que les Allemands ont opté pour un capitalisme d'investissement. L'argent du crédit impôt recherche par des grands groupes français est en berne, alors que le crédit impôt recherche coûte plus de 4 milliards d'euros par an à l'État.

En France, la convention collective du privé, ni dans la définition des corps de fonctionnaires, ils ne forment quasiment qu'aux carrières unies, ce qui n'est absolument pas le cas dans les autres pays développés. Ainsi, un étudiant ne se dessinant pas à une carrière académique de chercheur n'a pas intérêt à consacrer 3 ans de sa vie à la préparation d'une thèse. Les chercheurs ont beaucoup de mal à s'orienter. De plus, nos industriels, qui pour la plupart n'ont pas eu de formation par la recherche, sont souvent réservés à l'idée d'une interaction avec le monde de la recherche. Nous investirons, en ce qui nous concerne, 32 milliards d'euros dans la recherche.

Le crédit impôt recherche sera réformé, de sorte qu'il profitera davantage au PMA, sera revalorisé, et les élèves des grandes écoles seront encouragés à suivre une formation par la recherche, et par des représentants de l'État, pour déterminer et mettre en œuvre les réformes structurelles permettant un rapprochement entre grandes écoles et universités ou centres de recherche. On incitera nos dirigeants politiques et nos chefs d'entreprise à acquérir une culture de l'innovation et de la recherche. Il faut de surcroît renforcer la recherche publique et l'évaluation quinquennale et développer la valorisation.

Et sa mission d'évaluation se conformera exclusivement à des critères scientifiques, indépendamment de toutes, via l'organisation d'États généraux en début de quinquennat, permettra de déterminer les grands domaines prioritaires de recherche sur lesquelles les investissements les plus massifs devront être portés. Je vous en reparlerai à la fin de mon intervention. La planification stratégique de la réindustrialisation fixera dans le cadre de ces États généraux ses priorités afin que les lumières industrielles puissent déterminer et cofinancer les travaux de recherche qu'elles jugent les plus utiles. Le privé de la recherche publique sera encouragé.

Un effort de recherche sera porté sur les secteurs clés pour la compétitivité de l'économie et de l'industrie française, dont notamment le développement d'énergies alternatives au nucléaire. Bon, c'est mon dada, excusez-moi, je pense à l'hydrogène, ça fait de nombreuses années que j'en parle, j'en avais parlé dès les élections régionales de 2004, on pense aux biotechnologies, aux nanotechnologies, en particulier pour ces dernières dans leurs applications médicales.

En ce qui concerne précisément le secteur médical, l'accent sera porté sur, en plus de la lutte contre le cancer et les maladies cardiovasculaires, les maladies neurodégénératives, au premier rang desquelles, bien sûr, la maladie d'Alzheimer. Le budget de la recherche publique non finalisée sera remis à un bon niveau. On redonnera aux grands organismes de recherche publique, CNRS, INSERM, INRA, INSU, leur autonomie scientifique et les moyens de développer une politique scientifique à long terme. Ceci impliquera la création d'un certain nombre de postes obtenus, par exemple, en transformant en postes permanents certains emplois précaires fournis par l'ANR.

Les évaluations quinquennales des laboratoires de recherche publique seront rendues très rigoureuses. Elles comprendront une étude approfondie des rapports d'activité et des objectifs à venir, ainsi qu'une inspection sur place. Elles conditionneront le montant du renouvellement des aides qui ne seront plus reconduites de manière automatique. Il n'est pas raisonnable, mesdames et messieurs, que nos chercheurs passent actuellement autant de temps à remplir des dossiers de demande de financement et à faire de la bureaucratie. On leur donnera donc des moyens récurrents avec marge de manœuvre et possibilité de prendre des risques.

On veillera à ce que les enseignants-chercheurs puissent consacrer effectivement la moitié de leur temps de travail à la recherche. On réfléchira à l'instauration d'un système de primes et de promotions pour récompenser les chercheurs qui iront au contact du monde industriel pour valoriser les découvertes de la recherche publique non finalisée. Actuellement, il faut bien le dire, la valorisation est l'une des rares activités à ne mériter aucune prime. L'organisation de la valorisation en France sera bien sûr simplifiée et rationalisée. On favorisera les coopérations internationales avec des nations très actives dans le domaine des transferts de technologies.

On cherchera aussi à améliorer le processus d'aide à la création des start-up, en simplifiant au maximum la bureaucratie imposée aux chercheurs. La dotation du concours national d'aide à la création d'entreprises technologiques innovantes sera augmentée. Je vous rappelle qu'actuellement, son budget est de l'ordre d'une trentaine de millions d'euros, alors que celui de son homologue israélien dépasse largement les 200 millions d'euros. Enfin, il faut limiter la recherche sur projet à des objectifs ciblés et viser la simplification.

Une partie significative des crédits de la rubrique est à l'emploi statut à leur début de carrière et trois, enfin, comme je l'ai dit tout à l'heure, aider les scientifiques et travailleront dans la transparence. On sera considérablement simplifié de manière à ce qu'ils soient complètement expertisables en moins d'une heure trente, sinon ils ne seront pas lus sérieusement. Le système des appels d'offres du type Equipex, Labex, Idex, etc. sera remis à plat pour les lauréats des années 2011 et 2012. Rappelons quand même que ce système conduit à dépenser plus de temps d'énergie et d'argent pour au final faire moins de recherches.

La préparation du projet d'Idex de Toulouse a été conçue par un cabinet de conseil et a coûté 400 000 euros à l'université. Les intérêts de l'argent du grand emprunt seront affectés à l'aide à la valorisation et à la recherche publique. Enfin, en ce qui concerne les chercheurs, nous pensons qu'il faut améliorer et récompter de qualité et c'est la raison pour laquelle nous chercherons à attirer les meilleurs chercheurs étrangers et français, en tout cas à conserver les chercheurs français les meilleurs en leur proposant d'excellentes conditions de travail et des salaires gratifiants.

On pourra, par exemple, développer un système attractif de chair et on augmentera les dotations des prix de l'Académie des sciences ce qui aura pour effet direct de récompenser les chercheurs les plus méritants sans provoquer de vagues. Enfin, on renforcera le système de l'Institut universitaire de notre projet capable de relancer l'excellence française en matière de recherche. Pour terminer, j'aimerais évoquer devant vous un grand chantier qui, il est vrai, est un grand chantier stratégique et qui me tient à cœur. Il faut être conscient que la plupart des grandes difficultés du monde peuvent être réglées par des découvertes nouvelles.

Je m'oppose en cela à l'analyse et à dire qu'il faut la régression des moyens modernes pour les préserver. Cet ancien responsable du Front National avait dit à leur époque que c'était les mêmes qui, probablement, lorsque l'on taillait des pierres pour faire des flèches, disait qu'il fallait arrêter de tailler des pierres parce qu'un jour, on n'aurait plus de pierres. Et puis, entre-temps, on a découvert le fer et on n'a plus eu besoin des pierres. Il en est exactement de la même manière pour le projet. Je pense, bien sûr, non seulement aux nouvelles technologies, mais aux découvertes en matière d'énergie nouvelle, comme je vous en ai parlé tout à l'heure.

Et comme j'ai déjà eu l'occasion de l'exprimer, je lancerai une grande politique stratégique concernant nos ressources, notamment maritimes. Je pense que cette vision est totalement absente dans l'esprit de nos dirigeants. Or, les 11 millions de kilomètres carrés de patrimoine maritime français sont et seront une source de richesse inouïe, une vraie politique stratégique. C'est probablement un substitut au pétrole qui, au-delà de l'épuisement des réserves prévisibles, là, pour le coup, crée une dépendance problématique de nos pays à un certain nombre de monarchies pétrolières. La mer, ce sera aussi une ressource en matière alimentaire.

Je vous signale que déjà, des algues sont utilisées, des farines animales problématiques, qu'on ne le pense confrontées à une pénurie d'eau douce. Or, nous savons faire. Nous, entreprise française, nous savons, dans le cadre d'une recherche stratégique, améliorer considérablement ces possibilités de transformer l'eau de mer en eau douce. Enfin, de nouvelles molécules marins font l'objet aujourd'hui de travaux encourageants pour la recherche médicale. nourriture, énergie, il est plus que temps de s'intéresser à ce trésor que représente l'or bleu et qui fait de la France le pays le plus riche d'Europe en la matière, la deuxième puissance maritime du monde.

Il permet de surcroît, d'ailleurs, à nos territoires d'outre-mer, une vraie place économique dans la dynamique française. Il n'y a plus son terme et de s'engager pour les générations stratégiquement, pour les générations futures. C'est pourtant cela qui permettra aux générations futures de pouvoir croître le seul horizon indépassable de nos dirigeants politiques en la matière.