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Conférence de pressePapivore· 8 octobre 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéÉducation & rechercheJusticeInstitutions & élections

Violences policières, Nuñez suspend une grenade et nie la répression : le zoom actu

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 65 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43OuverteRéponse partielle

    Est-il excessif de parler de répression policière ?

  • 1:26RelanceRéponse partielle

    Le Premier ministre récuse le terme de violences policières. Qu'en pensez-vous ?

  • 2:08FerméeÉludée

    Présentez-vous des excuses pour cette situation ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Les règles professionnelles sont-elles respectées ?

  • 4:14RelanceRéponse partielle

    Cette réponse ne donne-t-elle pas des arguments à ceux qui dénoncent un usage disproportionné ?

  • 4:55RelanceRéponse directe

    Les interventions policières sont-elles systématiques en cas de violences ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Fait
    « La suspension ne concerne que les grenades projetées par lanceurs. »
  • 1:26Fait
    « Il n'y a pas de retenue dans les interventions. »
  • 1:26Fait
    « Aucune consigne de retenue donnée aux forces de l'ordre à l'encontre de lycéens. »
  • 2:19Fait
    « Ces armes dites de force intermédiaire sont tout sauf inoffensives. »
  • 3:30Fait
    « La grenade qui a mutilé a été tirée en cloche alors qu'elle devait être tirée au ras du sol. »
  • 3:30Fait
    « Les distances d'usage des armes sublétales ne sont pas respectées. »
  • 5:57Fait
    « En 2014 après la mort de Rémi Fraisse puis en 2020 avec la GLI-F4 une grenade est retirée… et une autre la remplace. »
  • 6:41Chiffre
    « Sous votre gouvernement 4 400 mineurs sont placés en garde à vue plus que pendant mai 68. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:01

Le 5 octobre, près du lycée Auguste-Béhal de Lens, une grenade arrache la main d'un élève de seconde. Il a quinze ans. Le procureur ne sait pas dire s'il l'a ramassée, ou si on la lui a lancée. Hier moi j'étais avec mes copines et j'ai entendu « boum ». Je me suis retournée et j'ai fait à un garçon courir sans sa main. Sa main avait complètement explosé. Et il courait... Il avait peur il était en panique et il courait sans sa main. On est des jeunes on veut juste parler se faire écouter qu'on ne veut pas la violence qu'on est des élèves et qu'on veut juste qu'on ait des profs. Surtout qu'on a des épreuves à passer en fin d'année on n'a pas de profs on ne sait pas comment on va faire. Tout ce qu'on veut c'est notre bac c'est notre réussite et rien du rien tout. Il est excessif de parler

0:43

de répression policière d'un mouvement. Laurent Nuñez confirme néanmoins cette suspension au moins le temps de l'enquête. Parce que j'ai besoin de comprendre exactement ce qui s'est passé. Mais ce télégramme du directeur de la police indique que la suspension ne concerne que les grenades projetées par lanceurs. Des lanceurs comme ceux que l'on voit sur ces images. En clair les forces de l'ordre pourront continuer à utiliser des grenades assourdissantes en les lançant à la main et au sol. Alors évidemment évidemment et là je réponds très clairement à votre question M. le Président sur le sur mot que j'ai utilisé au journal de 20 heures où j'ai parlé il n'y a pas de retenue dans les interventions. Il faut évidemment le comprendre mais il suffisait de m'écouter et d'écouter la suite

1:26

de la phrase. Ça veut dire que chaque fois qu'il y a des violences des dégradations il y a nécessité d'une intervention de police. Malgré ces cas de violences policières le Premier ministre cet après-midi à l'Assemblée nationale récuse le terme de violences policières. Pourtant Laurent Nuñez bien indiqué le 2 octobre sur TF1 ne donner aucune consigne de retenue aux forces de l'ordre. Et on ne peut pas... Je ne peux pas laisser dire comme ça a pu être dit sur certains bancs que le ministre de l'Intérieur avait demandé de ne pas intervenir. Non c'est faux. Quand il y a des violences et des dégradations nous intervenons. C'est la règle. je cite « aucune consigne de retenue donnée aux forces de l'ordre à l'encontre de lycéens de professeurs et de parents d'élèves dont vous êtes le garant » ?

2:08

Et leur présentez-vous désormais vos excuses alors que ce matin le Ministre de l'Intérieur a l'air de reculer et de voir la responsabilité gravissime qui est la vôtre.

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à faire ce que nous faisons à maintenir l'ordre à intervenir chaque fois qu'il y a des violences avec proportionnalité. Ces armes dites de force intermédiaire sont tout sauf inoffensives. Et que en fait elles sont notamment pour ce qui concerne les grenades classées comme armes guerre. Réglementairement vous savez une grenade lacrymogène une simple grenade lacrymogène est une arme de guerre. Ça veut dire que des particuliers ne peuvent pas en détenir ça veut dire que des particuliers ne peuvent pas en détenir et ça veut dire que quand on les commercialise notamment à l'export on doit demander un certain nombre d'autorisations. Mais ça ne veut pas dire vous l'avez bien compris vous l'avez bien compris monsieur le député je sais bien vous avez bien compris qu'on ne les utilise pas

3:00

dans un contexte de guerre ça reste des armes intermédiaires non létales qu'on utilise mais si qu'on utilise dans un cadre proportionné.

3:08

L'arme en question, la grenade assourdissante tirée au lanceur. Un télégramme du 6 octobre la retire pour le seul mouvement lycéen, le temps de l'enquête. Toutes les autres restent. règles professionnelles ne sont absolument pas respectées elles sont toutes contenues dans le schéma national du maintien de l'ordre mais on voit le port du masque est interdit il est pratiqué le port du numéro

3:30

d'identification est une obligation rappelée deux fois par le Conseil d'État il n'est pas mis en place. La grenade qui a mutilé a été tirée en cloche alors qu'elle devait être tirée au ras du sol. Absolument rien ne se passe. Les distances d'usage des armes sublétales ne sont pas respectées. Dix-huit enquêtes de l'IGPN, annonce le ministre — pas toutes sur les armes. Pour lui, c'est la preuve que tout est contrôlé. Vraiment je les réfute. Et quand j'en ai eu connaissance mais j'en ai eu quand j'en ai eu connaissance j'ai procédé à des rappels à l'ordre en disant attention les effectifs de police et de gendarmerie doivent pouvoir se défendre en cas d'agression légitime défense et c'est irresponsable de bannir un certain nombre d'équipements. Ce qui ne veut pas dire je me tourne

4:14

du côté de la France insoumise qu'on utilise ces armements intermédiaires n'importe comment. C'est toujours en grande proportionnalité. Mais en tout cas aucune instruction n'a été passée en ce sens. Donc moi la question que je me pose c'est que d'une certaine manière cette réponse du gouvernement est-ce qu'elle n'est pas en train de populariser certaines thématiques de la France insoumise ? Là en ayant cette réaction-là 5 000 gardes à vue un enfant qui perd un œil un autre qui perd son avant-bras des scènes complètement surréalistes... — Vous êtes en train de dire que ça donne des arguments à ceux qui disent que la police systématiquement fait un usage disproportionné de la force. Mais systématiquement je pense qu'il faut avoir un peu de finesse également dans la vision.

4:55

Que je vous relance. vous avez vous avez des interventions de avez des interventions police de chaque fois qu'il y a des violences chaque fois qu'il y a des dégradations chaque fois qu'il y a des atteintes aux personnes. Là vous avez des interventions de police.

5:13

Sur le contrôle évidemment ce contrôle existe. Et ce contrôle il est mis en place on le veuille ou non par l'IGPN. Encore une fois d'abord il y a le contrôle hiérarchique. Il y a un contrôle hiérarchique évidemment. Et puis vous avez le contrôle de l'IGPN qui est exercé sous le contrôle des magistrats et du parquet. Aujourd'hui ils ouvrent des enquêtes de l'IGPN. Je rappelle encore une fois c'est un problème dans notre pays que des policiers qui agissent mal et qui sont pointés et pour lesquels on ouvre des enquêtes ces enquêtes soient confiées à une police particulière qui doit enquêter sur la police ! Nous n'avons aucune illusion à nous faire sur le résultat de ces enquêtes. Il va falloir que les avocats travaillent il va falloir que les témoins se manifestent

5:57

il va falloir agir le plus possible pour aller jusqu'au bout Ce n'est pas la première fois : en 2014 après la mort de Rémi Fraisse puis en 2020 avec la GLI-F4 une grenade est retirée… et une autre la remplace. de réponse sur les classes surchargées pas de réponse sur le bâti sur leur lycée qui parfois tombe en ruine sur les suppressions de postes non plus. En fait ils ont sur Parcoursup aussi... On note que Sébastien Lecornu cite Parcoursup comme un des éléments d'inquiétude des lycéens. si on veut éteindre un mouvement de jeunesse qui prend de l'ampleur à chaque fois il y a deux solutions. Soit on retire la réforme. Là en l'occurrence ce n'est pas possible parce qu'il n'y en a pas.

6:41

Soit le gouvernement met un gros chèque sur la table. C'est ce qui s'était passé d'ailleurs en 1990. Où est le dialogue dans une plateforme à sens unique qui recueille des doléances qu'on ne peut même pas envoyer et auxquelles de toute façon vous ne répondrez pas comme pour les Gilets jaunes ou la Convention pour le Climat ? Où est le dialogue lorsque sous votre gouvernement 4 400 mineurs sont placés en garde à vue plus que pendant mai 68 ? La seule voie vers l'apaisement c'est de donner des réponses. ? En tout cas j'observe que ce qui a été fait pendant les Gilets jaunes quand je vous disais que c'était plus d'interpellations qu'au plus fort des Gilets jaunes vous savez combien de garde à vue des Gilets jaunes ont donné lieu à un non-lieu ? C'est-à-dire qu'on a retenu les gens pour rien.

7:17

Combien ? Dites-le nous. Quasiment 50 %. Et même si on prend juste le rappel à la loi 70 %. Donc en fait c'est juste une manière d'intimider cette jeunesse. Et ça suffit. Il faut répondre politiquement à ce qu'ils demandent. Et les policiers encore une fois sont souvent – et on l'a vu sur des images victimes également de violences. La France Insoumise nous avons fait le calcul pour répondre aux demandes légitimes des lycéens et étudiants. Il faut 10 milliards d'euros et ça tombe bien car nous sommes dans le budget. Alors faites-le. Vous voulez l'apaisement ? Abrogez Parcoursup ouvrez 150 000 places lancez un plan de rénovation des locaux recrutez des enseignants c'est simple en 10 minutes et 10 milliards le calme reviendra. Mais n'utilisez jamais plus d'armes de guerre sur les enfants

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de La France. Le ministre, lui, refuse toujours de bannir des équipements. Deviens Papivore — la suite arrive.