« L’UE profite des émeutes pour mettre la main sur la France ! » - François Asselineau
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:41OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous les émeutes en France et leurs évolutions possibles ?
- 11:16OuverteRéponse directe
La notation de Moody's va être dégradée demain : peut-il y avoir une précipitation des scénarios évoqués ?
- 34:30OuverteRéponse directe
Cette journée de demain vous la sentez comment ? Vers un cran de plus vers le chaos ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:07François AsselineauChiffre
« le spread avait atteint entre la différence entre encore une fois entre l'obligation française et l'obligation allemande avait atteint 225 points de base »
- 2:52François AsselineauChiffre
« Et là, de nouveau, c'est en train de se tendre et hier, on a atteint 175 points de base »
- 7:48François AsselineauChiffre
« on avait 60 milliards d'euros de frais financiers à payer en 2025, cette année en 2026 ça va être aux alentours de 70 75 et il a annoncé que l'année prochaine ça sera 91 milliards »
- 8:31François AsselineauChiffre
« 250 millions d'euros par jour, c'est-à-dire l'équivalent de 5 4 à 5 Canadairs par jour de simples frais financiers »
- 9:14François AsselineauFait
« ça va être le Fonds monétaire international, ça va être la Commission européenne, ça va être la Troïka »
- 17:44François AsselineauChiffre
« la situation financière nette du RN est négative de moins de 10 millions d'euros »
- 24:14François AsselineauFait
« De Gaulle s'était flatté en 1966 d'avoir éteint toute dette extérieure »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
[cloche] La matinale Toxine. 7h30 9h30 [musique] Nicolas Vidal. Il est venu le temps des producteurs mais il est venu surtout le temps du grand entretien politique ce matin chers amis et j'ai le plaisir de recevoir François Asselineau. On va parler de tout ça bien entendu. Bonjour François Asselineau, comment ? Bonjour Nicolas Vidal, je vais bien. Voilà. Bon mais tant mieux. à tous et bonjour à tous les auditeurs. Bon ben merci beaucoup, ils sont très nombreux ce matin bien entendu et beaucoup attendaient votre grand entretien politique dans la matinale Toxine. Je suis Merci d'avoir accepté notre invitation en tout cas François Asselineau président de l'UPR notamment. François Asselineau une première question mais franchement ce chaos français c'est le fil rouge de
l'émission comme c'est le fil rouge de la France aujourd'hui. Franchement vous en préambule une analyse comment comment vous voyez ça et comment vous le sentez venir ou comment vous voyez les les prochaines évolutions de ce qu'on est en train de vivre là ? Alors j'ai l'impression qu'il a été auparavant beaucoup question des émeutes qui ont eu lieu. Euh je voudrais peut-être attirer l'attention sur ce qui se passe pendant les émeutes ben pendant que la scène politique et médiatique focalise sur les émeutes, il y a des choses qui se passent derrière et tout particulièrement sur les marchés financiers. Sur les marchés financiers, on a quand même hier on attend ce qui va se passer aujourd'hui. On voit que le les marchés financiers exigent pour refinancer l'État, ils exigent des taux
d'intérêt de plus en plus élevés et les spécialistes examinent à la loupe depuis des années en fait ce que l'on appelle le spread, c'est-à-dire la différence des taux d'intérêt enfin du rendement des taux d'intérêt entre la dette française à 10 ans qu'on appelle l'OAT l'obligation assimilable du Trésor assimilable parce qu'elles sont toutes identiques à 10 ans et le Bund allemand, c'est-à-dire la même chose pour l'Allemagne. Or les ce ce ce ce spread comme on dit a tendance à se tendre lorsque justement il y a une crise financière puisque les les valeurs allemandes à la la la dette allemande est considérée comme une valeur refuge alors que la dette
française est plus fragile. Il y a eu une première crise, la crise de la dette notamment au moment de la la crise de la dette en en Grèce, ça avait secoué l'ensemble de la zone euro et à cette époque-là, le spread avait atteint entre la différence entre encore une fois entre l'obligation française et l'obligation allemande avait atteint 225 points de base comme on dit, c'est-à-dire que le taux d'intérêt réclamé par les marchés financiers pour acheter de la dette de l'État français était 2,25 % supérieur à la dette allemande. Par exemple, pour l'Allemagne, on demandait 1 et pour la France, c'était donc 3,25. C'était le sommet, ça avait abouti d'ailleurs aux interventions facilité Draghi, c'est-à-dire au rachat
contraire au traité d'ailleurs de Maastricht, de la décision qui avait été prise du rachat de la de la de la dette par sur marché secondaire par la Banque centrale européenne. Alors que normalement la Banque centrale européenne n'a pas le droit de financer les États. Ensuite, c'était redescendu, c'était donc en 2011 qu'il y avait eu ce sommet. Et là, de nouveau, c'est en train de se tendre et hier, on a atteint 175 points de base sachant que c'était redescendu à 20 points de base, c'est-à-dire que la dette française s'achetait à peine plus cher, enfin il était dans les marchés financiers pour parler clairement, demandait un taux d'intérêt à peine supérieur à celui demandé à l'Allemagne il y a encore 3-4 ans, 4-5 ans, euh de l'ordre de 20 points de base, on est remonté à 175.
Alors, c'est important que je rappelle ça parce que ce sont des sujets un peu techniques mais ça veut dire que premièrement, on n'est pas encore au pire, on a atteint 225 points. Donc là, on est à 175, on est encore un peu en dessous. Mais 175 par rapport à 20 à 30, c'est énorme. Et si vous regardez une courbe, je renvoie dans mon ordinateur où j'ai publié une courbe hier soir, on a on a une croissance en flèche. Bon, ça c'est le premier point. Le 2e point, c'est que en 2011, la France n'était pas au cœur du problème. Le cœur du problème, c'était la Grèce. Et donc ça a ça a troublé l'ensemble de la zone euro. C'était une espèce de de de sous-produit qui qui touche qui frappait les obligations françaises, mais qui frappait davantage encore les obligations italiennes et grecques, n'en
parlons pas. Alors que cette fois-ci, la France est au c'est le l'œil du cyclone, c'est la France. C'est les marchés financiers, c'est en dans la France qu'ils qu'ils ont de plus en plus de doutes. Ça c'est le 2e point. Le 3e point, c'est que les marchés financiers et le monde de la finance mondiale en général estiment que plus le taux le spread s'accroît, plus le risque d'explosion de l'euro s'accroît également. Donc il est de nouveau le grand débat sur la survie de l'euro revient sur la table. C'est le 3e point. Le 4e point, c'est que la euh pour faire euh pour faire court, la Banque centrale européenne, pour essayer de sauver l'euro, va très probablement intervenir avec les facilités Draghi dont je
parlais tout à l'heure, c'est-à-dire en achetant non pas en direct, parce que c'est formellement interdit par les traités, mais de façon indirecte, ce qui est contraire à l'esprit des traités, comme je le disais tout à l'heure, mais qui c'est ce qu'on appelle les facilités Draghi, d'acheter sur le marché secondaire de ces obligations. Marché secondaire, ça veut dire ? Ça veut dire que lorsque vous avez par exemple un fonds de pension américain ou japonais qui vend de la dette française qu'il a acheté lors d'une adjudication, c'est ce que viennent de faire les Japonais par exemple, les Japonais se dégager de toute de toute possession de créances françaises, ils vendent ça sur les marchés financiers, c'est ce qu'on appelle de la dette de c'est de l'occasion, si vous voulez, c'est c'est
sur marché secondaire. Et à ce moment-là, la BCE fait du ramassage pour faire baisser les taux d'intérêt demandés à la France et donc pour faire baisser cette différence entre la France et l'Allemagne. Le petit problème, et c'est là où on reboucle avec tout ce qui y a été dit auparavant depuis votre depuis que vous avez depuis ce matin, c'est que la Banque centrale européenne n'est n'est n'est n'est jamais que le reflet des états qui la composent, elle se situe comme vous le savez à Francfort. Elle a le pays le principal, c'est quand même l'Allemagne et il y a au sein des pays de la zone euro, des pays qui sont des pays considérés alors que certains appellent les pays frugaux, les pays sérieux et
cetera. C'est l'Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande et le Luxembourg qui sont les pays qui sont créditeurs nets dans le système dit Target 2, c'est-à-dire la balance des paiements courants à l'intérieur de la zone euro. Ces pays-là, à commencer par l'Allemagne, en ont ras-le-bol de la France. Et donc ils vont donner probablement, je pense, leur accord pour que la BCE fasse du ramassage mais mais contre des exigences sur le gouvernement français. Des contreparties François des contreparties dures, c'est ça. Voilà, des contreparties. Alors on en avait vu un exemple, vous vous rappelez peut-être, lorsqu'il y avait eu des une crise en Italie où il y avait Jean-Claude Trichet qui à l'époque était à la tête de la BCE qui avait remis une lettre à
Berlusconi qui avait fait un énorme scandale en Italie puisque Berlusconi avait président du Conseil italien à l'époque avait rendu publique cette lettre de Trichet qui était une espèce de enfin de mise sous tutelle complète. Donc Jean-Claude Trichet, dont je rappelle qu'il n'avait été élu par personne, de même que Madame Christine Lagarde à la tête de la BCE n'a été élue par personne. Monsieur Jean-Claude Trichet exigeait du gouvernement italien toute une série de décisions qui relèvent de la souveraineté nationale, qui relèvent des décisions politiques de du peuple du peuple italien. C'est ce qui nous pend au nez, c'est-à-dire que là, très probablement, il va y avoir dans les semaines qui viennent ou les mois qui viennent, alors de deux choses l'une, soit la BCE
n'intervient pas, le les taux d'intérêt continuent à à à exploser, la France se retrouve en faillite, c'est tout aussi simple que ça et déjà Monsieur Le Cornu a expliqué que on avait 60 milliards d'euros de frais financiers à payer en 2025, cette année en 2026 ça va être aux alentours de 70 75 et il a annoncé que l'année prochaine ça sera 91 milliards parce que cette augmentation des taux d'intérêt, ça se reflète à chaque fois qu'on est obligé de se ré-endetter pour rembourser les échéances qui arrivent à enfin les les dettes antérieures qui arrivent à échéance. Donc 91 milliards d'euros qu'on va être obligé de sortir l'année prochaine en frais financiers, si vous divisez par 365, ça vous fait à
peu près 250 millions d'euros par jour, c'est-à-dire l'équivalent de 5 4 à 5 Canadairs par jour de simples frais financiers, hein. Je veux que les gens comprennent un peu l'énormité. Les besoins par exemple pour restaurer les routes françaises, les ouvrages d'art qui menacent ruine, il y avait eu un rapport du Sénat il y a quelques années, ils avaient estimé qu'il manquait à peu près 350 millions d'euros par an. C'est-à-dire que en 2 jours, on fait plus que restaurer toutes les toutes les routes françaises. Et ça tout ça, on ne le fait pas actuellement parce que tout part en produit et de plus en plus en en produit financier. Donc si la BCE n'intervient pas, qui est-ce qui va ? Au bout du compte, ça va être le Fonds monétaire international, ça va être la Commission
européenne, ça va être la Troïka et on va subir un un un système à la grecque, c'est-à-dire qu'on va obliger les Français à vendre du patrimoine national euh dans dans tous les domaines hein et à vendre à ? Bah à des fonds à des fonds notamment des fonds de pension américains. Pas que mais mais notamment à ça ou des ou Dubaïotes, Qatari, voire des fonds chinois et cetera. Et et et donc c'est une quasi faillite taillée dans les retraites d'une façon colossale et cetera et cetera, ce qui s'est passé en Grèce. Ou alors la BCE intervient pour nous éviter cette honte, mais à ce moment-là, ça veut dire que le gouvernement français est pris à la gorge et est obligé et bien de de de tailler dans le
budget de l'État, voilà. On on retirera le Je vais m'arrêter mais on retirera de ce de ce de cette séquence l'extrême incompétence de de Le Cornu et et de Macron et surtout leur aveuglement complet parce que la situation était elle était déjà tellement grave il y a un an et demi 2 ans que normalement ils auraient dû présenter un budget à vraiment quasi en équilibre. Non seulement il le présente pas en équilibre mais il présente avec un avec une impasse budgétaire comment dire c'est-à-dire un déficit prévisionnel peut-être de l'ordre de 6 ou 6,2 points de 6,2 % c'est pas c'est pas raisonnable. Ça c'est pas raisonnable du tout et puis le dernier point que je voudrais dire aussi c'est que ça se concerne la situation politique
française vue de vue de l'étranger mais peut-être que vous allez m'interroger là-dessus. Par exemple Tokyo qu'est-ce qu'on en dit voilà. Bien [raclement de gorge] sûr et on va continuer sur l'économie il y a Moody's aujourd'hui on en parlait tout à l'heure avec notre invité. Moody's notamment va rendre une note une notation qui va être probablement dégradée on verra là aussi. C'est quoi le la conjonction la conjonction de ce samedi 24 octobre François Stino on a vu que les marchés ont pris peur une nouvelle fois c'est tellement grave que là demain et la note de Moody's et des autres agences de notation américaines qui vont arriver et qui vont s'échelonner au fil des jours. Là je veux dire est-ce qu'il peut y avoir une précipitation du scénario des deux scénarios que vous évoquez ?
Oui il y avait il y a une une citation que j'ai mis dans mon dernier tweet sur le sujet qui qui est d'Hemingway du roman Hemingway qui à qui on demandait comment il avait été comment il avait fait comment il avait été ruiné il avait répondu au début lentement et puis d'un seul coup brutalement. Parce que c'est exactement ça si vous voulez quand on ça fait des années que des que des personnes j'en fais partie mais il y en a d'autres Marc Touati par exemple des chats il y a un certain nombre d'économistes qui tirent sur le signal d'alarme mais à chaque fois on se dit bon encore une minute monsieur le bourreau et cetera. Vous savez c'est la théorie too big too fail trop important pour pour faire faillite. Donc on a on a le une espèce de
un peu d'insouciance qui est assez typique malheureusement d'un certaine forme d'esprit français. Mais là effectivement le le scénario est en train de se précipiter et il se précipite pourquoi ? Parce que mettez-vous un instant euh dans la place dans la tête dans la dans la tête des autres. Alors ça c'est quelque chose que les Français ne savent jamais faire, en particulier les responsables politiques, les journalistes, les commentateurs. Mettez-vous dans la tête d'un Chinois, dans la tête d'un Américain, dans la tête d'un Japonais et qui et qui qui est un financier qui travaille sur les marchés financiers, voilà. Il regarde la situation politique en France. Il sait qu'il va y avoir des une élection présidentielle. Il sait que le président de la République en France
a beaucoup de pouvoir, en tout cas c'est la clé de voûte des institutions et donc s'il doit y avoir un changement stratégique de politique, c'est au moment de l'élection présidentielle puis des législatives, mais d'abord et avant tout la présidentielle. Et puis pendant tout le reste il se passe rien puisque on remarque à la différence d'un certain nombre de démocraties où au quotidien il peut y avoir l'intervention populaire, hein, il peut y avoir des des des votations, des référendums d'initiative populaire comme on peut l'avoir en Californie ou en Suisse. En France, rien du tout et en France, on a ce système par exemple d'article 49 alinéa 3 qui n'existe dans aucune démocratie, je crois, où le pouvoir exécutif peut imposer
aux députés l'adoption d'une loi sans sans sans vote. La sanction étant que s'ils sont pas d'accord, il y a un risque de dissolution et qui et qui ils sont renvoyés devant les électeurs et qui perdent leur siège. Donc les vues de l'extérieur où il y a quand même des spécialistes de la France de la situation politique française, ils se disent quoi en ce ? Ils se disent qu'il va y avoir une élection présidentielle. Ils regardent ce que disent les médias français et les prétendus sondages, hein, il y aurait beaucoup de choses à dire, mais ils voient émerger trois figures. Ils voient émerger la figure de Madame Le Pen, d'Édouard Philippe ou Gabriel Attal ou Glucksmann, mais enfin disons Édouard Philippe et puis la la figure de Mélenchon.
Et est-ce que vous imaginez comment ils réfléchissent vus de Tokyo, de Singapour, de São Paulo, de Wall ? Ils se disent "1. Madame Le Pen, elle a été définitivement condamnée pour détournement de fonds publics, elle-même et 30 de ses collaborateurs. Et on se demande si elle va pas faire, d'ailleurs, la campagne la campagne électorale quand elle sera entrée dans le vif du sujet, avec un bracelet électronique à la cheville." Et les gens, ils sont ils comprennent pas ça. Ils en reviennent pas. Ils n'en reviennent pas. Au Japon au Japon, quelqu'un qui serait dans cette situation, je ne donne pas ici de conseil, mais ça serait quelqu'un qui s'offrirait cette poupoule. Enfin, voilà, c'est le son honneur serait donc il se suiciderait. Alors, c'est quand même pas ça, c'est spécial à la
société japonaise, mais dans les pays anglo-saxons, il il démissionnerait, enfin, il se présenterait pas. Bon. Le 2e figure, c'est Mélenchon. Alors, Mélenchon, outre qu'on dont on voit qu'il donne l'impression de soutenir les émeutes à caractère parfois parfois, mais pas entièrement, mais à caractère parfois racial et ethnique et et et ethnico-religieuses, euh Mélenchon, par ailleurs, il a réclamé l'abandon, la suppression de 20 % de la dette française, les 20 % détenus par la Banque Centrale Européenne, en vertu, justement, de ce que j'ai dit tout à l'heure, de ses facilités de rachat, c'est-à-dire de la BCE qui a racheté sur le marché secondaire des obligations du Trésor français. Donc, Mélenchon, il dit "Voilà, il faut il
faut il faut supprimer ça." Alors, là aussi, il se frotte les yeux, il se dit "C'est quoi ce ?" Parce que d'abord, c'est pas Mélenchon qui décide, c'est la Banque Centrale Européenne qui est constituée le board of directors, c'est-à-dire les les les les les directeurs, les gouverneurs des banques centrales de des pays de la zone euro, c'est eux qui décident sous la houlette de la présidente de la BCE, Madame Lagarde, en ce moment, mais jamais au grand jamais les pays, et notamment les pays frugaux dont je parlais tout à l'heure, notamment l'Allemagne ou notamment les Pays-Bas, jamais n'accepteront un truc pareil, jamais n'accepteront ça. Donc, en fait, Monsieur Mélenchon donne l'impression, vu des marchés financiers mondiaux d'être euh
un complètement complètement incompétent ou extrêmement dangereux, c'est-à-dire de braver la en fait de faire défaut sur 20 % de la dette française. Faire défaut, ça veut dire ne plus rembourser. Alors si la France fait défaut, alors c'est la c'est la catastrophe, plus personne ne ne prêtera à la France. Donc là, la France elle est en faillite, mais alors de façon les 91 milliards de frais financiers qui va qui va falloir payer, si on les paye pas, plus personne ne paye et donc on peut plus financer la dette. Voilà, donc la France est en faillite, voilà, on entre dans le on entre dans le dans le poteau noir comme aurait dit de Gaulle, en terme de marine. Et puis le 3e candidat, c'est-à-dire Édouard Philippe, mais on peut on peut
lui on peut l'assimiler à Gabriel Attal, on sait depuis les marchés financiers, on sait que c'est le type qui est responsable de plus de 600 700 800 milliards de d'euros de dette supplémentaire pour rien. Et on sait que ce type en fait il j'ai excusez-moi, mais c'est une couille molle, voilà, il donne des leçons, là j'ai vu que il dit qu'il faut que l'autorité de l'État mais on l'a vu par exemple sur les face aux zadistes à Nantes, il y avait un référendum notamment, vous savez, sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, il s'est complètement couché et cetera. La la seule chose où il s'est pas couché, c'est pour aller éborgner les les les les les gilets jaunes. On sait que ce type en fait est détesté par 80 % de la population française et on sait que c'est un type qui a endetté
la France d'une façon colossale. Et donc les vues des marchés financiers, on se dit c'est un pays de dingue, on se dit les trois les trois finalistes à la présidentielle, ça va être ces trois ? En fait quelqu'un qui est une reprise de justice qui d'ailleurs au passage dans le dans le parti le Rassemblement National, je rappelle quand même que la situation financière nette du RN est négative de moins de 10 millions d'euros, il suffit de les regarder les comptes publiés par la Commission Nationale des Comptes de Campagne. Ce qui ce qui prouve que une gestion complètement calamiteuse de en interne de du RN. Deux, vous avez Mélenchon qui dit absolument quoi et qui donne l'impression d'être une espèce de pousser au crime de vouloir lancer une révolution
générale et 3, vous avez Édouard Philippe ou Attal qui sont en fait des gens irresponsables et incompétents. Donc tout ceci ne peut évidemment que ça explique d'ailleurs la montée des taux d'intérêt de plus en plus importante. Alors cette montée des taux d'intérêt peut-être pour que le public comprenne bien ce qui se passe. Si vous me permettez on a des on a des obligations donc qui sont émises par des paquets si vous voulez le dernier paquet c'était 16 milliards d'euros. On émet des besoins alors tout c'est c'est tous les mois ou parfois plusieurs fois par mois Bercy en fonction des échéances et met par exemple une dette de 10 ans obligation assimilable du Trésor sur 10 ans. Donc c'est ce qu'on
appelle une OAT de 10 ans. Et quand on émet ça on doit faire une adjudication c'est-à-dire sur un marché un peu comme aux enchères et là le la la France propose un taux d'intérêt et puis on voit la réaction du marché. Et si si le taux d'intérêt est paraît attractif l'obligation est souscrite même elle est sur souscrite c'est-à-dire qu'il y a plein de de je sais pas de compagnie d'assurance d'assurance vie des fonds d'investissement des hedge funds des fonds spéculatifs qui vont acheter. Mais si ces fonds ne jugent pas que c'est c'est satisfaisant, ils n'achètent pas et donc l'obligation n'arrive pas à trouver preneur. Donc il peut y avoir on
va faire monter les taux d'intérêt parce que il y a un moment à partir duquel le taux d'intérêt finira par par paraître séduisant. Les investisseurs se diront bon ça vaut quand même d'acheter un truc à 5 % 6 % et puis si ça si s'il y a du grabuge je le revendrai ensuite sur le marché secondaire mais 5 % je prends. Voilà, c'est comme ça que les taux d'intérêt montent parce qu'il y a un moment à partir duquel on trouvera quand même des investisseurs. Sauf que entre-temps quand ça monte si on passe de 0,5 à 5 % ça fait ça a des conséquences cataclysmiques puisque les 16 milliards d'euros qui viennent d'être il y avait une il y avait une il y avait une adjudication c'était une obligation qui avait été émise il y a 10 ans. Et l'État paye tous les ans les seuls
frais financiers et au bout de 10 ans paye le capital. Hein, ça s'appelle des prêts in fine et des prêts bon. Donc au bout de 10 ans, il faut rembourser le capital sauf comme comme on ne l'a pas il faut l'emprunter de nouveau et même faut l'emprunter davantage puisque par ailleurs C'est sans fin François sinon en fait. C'est sans fin. En fait c'est sans fin. bah c'est une espèce de cavalerie. Bon. Ouais. Et le problème c'est que il y a 10 ans on s'endettait on s'endettait à 0,5 et là on s'endette maintenant à près de 5 points même plus de 5 %. C'est ce qui explique la flambée des frais des frais financiers et qui va monter croissant parce que tous les mois ou toutes les semaines on va avoir un nouveau lot de 16 milliards et cetera. Hmm. Je voudrais terminer sur un point qui
que que je que j'ai mis sur la table parce que personne n'en parle en France alors que ça me paraît absolument capital. C'est que la dette française elle est détenue à peu près pour simplifier à 50 % par des étrangers. Hmm. Ça veut dire que les 91 milliards d'euros que l'on va verser en 2027 de frais financiers en gros en gros parce que ça dépend de la composition des portefeuilles mais enfin en gros il y aura 45 milliards d'euros que l'on versera à des des fonds français en France par exemple des compagnies d'assurance vie et cetera et 45 milliards d'euros qu'on va verser à l'étranger. Qu'on va verser à des fonds comme par exemple Carlyle ou Texas Pacific Group, le fond qui gère la la la comment
dirais-je les retraites des des fonctionnaires de l'État de Californie qui investit en France mais aussi des fonds canadiens, anglais, japonais. Alors japonais non puisqu'ils viennent de tout balancer mais Oui oui. taïwanais, sud-coréens, qatari, dubaïotes et cetera et cetera, allemands. Cet argent les 45 milliards d'euros ça c'est vraiment très important à comprendre c'est de l'argent qui va contribuer à la récession en France. Parce que cet argent quand on l'envoie à une retraitée de Californie Madame Smith qui a mettons une villa hollywoodienne avec une piscine à débordement face à au Pacifique à San Diego, California à quelques kilomètres de la frontière mexicaine, elle vit comme elle vit elle a beaucoup d'argent. Cet argent qu'elle reçoit elle va le dépenser en
Californie. Éventuellement elle va se payer un voyage aux îles Hawaï ou pourquoi pas en Nous on envoie plus la couleur. Ça veut dire que c'est un prélèvement de richesse de 45 milliards d'euros sur la France. Si vous ajoutez à ça les quelques 12 13 milliards d'euros de contribution nette qu'on envoie à l'Union européenne comme par exemple à la Pologne qui va acheter des F-35 américains, c'est de l'argent qui sort de France définitivement. Si on ajoute à ça les 10 milliards d'euros qu'on verse à Zelensky. Si on ajoute à ça les Alors, faut regarder ça minutieusement mais dans l'aide au développement il y a de l'aide au développement qui est justifiée qui qui fait tourner la machine économique française mais il y en a beaucoup où on fait on prête on fait un on construit un stade dans je
sais pas en Éthiopie par exemple c'est un cas qui avait à part la à part la générosité du geste, ça ne sert en rien l'économie française. Donc au total, il y a au moins 2 à 2.5 de PIB qui part de France Ouais. Sans contrepartie. Alors moi j'ai j'ai proposé dans les dans mon programme je propose de renationaliser cette dette qui est la dette Voilà, c'est-à-dire que lorsqu'il y a une nouvelle adjudication on on réserve ça aux Français, c'est-à-dire on retombe sur le système des bons du Trésor comme il y avait jadis comme avaient nos arrière-grands-parents ou nos grands-parents. Et je rappelle que De Gaulle s'était flatté en 1966
d'avoir éteint toute dette extérieure. L'État était endetté mais auprès des Français. C'est d'ailleurs ce qui se passe en ce moment au Japon. Au Japon, il y a une dette de de l'État qui est colossale qui est supérieure à la nôtre qui est de 220 % du PIB mais tout est emprunté aux Japonais. Oui. Et ça change tout. Parce que si la France était endettée uniquement auprès des Français, ça resterait une dette colossale, mais il y aurait deux deux conséquences extrêmement positives. La première, c'est qu'on ne dépend plus de l'étranger. On ne dépend plus des pressions étrangères. On ne dépend plus des mouvements spéculatifs des hedge funds qui gèrent qui jouent et éventuellement l'explosion de la zone euro ou qui jouent éventuellement de la la la la la l'augmentation des taux
d'intérêt de façon dramatique sur la France. Premièrement, et deuxièmement, les les les les frais financiers, donc le produit de ces serait uniquement donné à des Français en France et donc l'essentiel serait réinjecté dans l'économie française et donc nous aurions une augmentation de la croissance dont je rappelle que c'est le vecteur numéro 1 pour commencer à rembourser nos dettes. Avant toute chose, il faut relancer la croissance. Mais François Asselineau, j'ai une question politique à à je termine simplement Oui, allez-y après je voudrais la réaction. simplement que cette proposition, Ouais. quel est mon problème, elle est impossible à mettre en œuvre dans le cadre actuel puisqu'elle est interdite par les traités européens. L'article 63 qui impose la libre
circulation des capitaux et l'article 18 qui impose la non-discrimination en fonction de la nationalité. C'est-à-dire que les les frais les les que les gens me comprennent bien, les traités européens arrivent à avoir mis comme une espèce de sensus sur la seule sur la société française et pour pomper la la la richesse produite par la France. C'est vraiment important à comprendre. Oui oui, effectivement là-dessus d'ailleurs la question c'est de savoir maintenant savoir ce qui est prévu et qui est permis dans les traités européens. Mais je crois que c'est la question à l'envers qu'il faut se poser dans ce bas monde. Là-dessus, François Asselineau, concrètement, euh là ce sont c'est de l'incompétence ou de la malfaisance ce qui est en train d'être vu parce qu'on voit bien qu'à un
moment donné les OATIs et tout toutes ces choses-là, ces mécanismes, la distribution d'argent un peu partout, vous l'avez dit à Zelensky et à consorts à l'Union européenne et ainsi de suite. Là aujourd'hui euh c'est de l'incompétence ou de la malfaisance concrètement quand on arrive à cette situation-là de chaos économique et d'effondrement ? Je crois, si vous voulez, qu'on a un problème en France fondamental et qui est que euh il les c'est souvent ce qu'on reproche aux Français d'ailleurs, c'est ce que les les Allemands reprochent aux Français, c'est que euh nous sommes un peu ben le coq gaulois, c'est pas c'est pour ça qu'on nous appelle le coq hein, parce que ça vient c'est un jeu de mots sur gallus euh en latin qui veut dire à la fois le coq et la Gaule, mais le coq
gaulois qui fait cocorico avec les pieds dans le dans le tas de fumier. On les Français sont souvent considérés comme des gens un peu superficiels, déclamatoires, aimant les belles les belles les les aimant les postures euh favorables, mais n'aimant pas entrer dans le détail et n'aimant pas entrer justement dans les conséquences. En France, euh les les les gens disaient on a des formules par exemple en français bon, c'est le détail ou bien l'intendance suivra, ça c'est une formule française. La formule allemande qu'on peut opposer c'est "Der Teufel liegt im Detail", c'est-à-dire le diable réside dans les détails. Donc les Français n'aiment pas ça. Je pense que dans la du point de vue de Macron, je pense qu'il y a des deux, il y a de l'incompétence et aussi de la
nocivité. Je pense qu'il y a une volonté de de d'assujettir la France, de de voler la France en fait, pour [grognement] le plus grand profit des multi-milliardaires qui ont placé Macron au pouvoir et qui s'apprêtent d'ailleurs à placer un type style Glucksmann ou style Édouard Philippe pour poursuivre et la la la désintégration du du pays. Ça j'en suis quand même convaincu. Mais il faut pas aussi oublier la grande incompétence des des des des des Français. Vous savez, c'était Bismarck après la euh la la bataille de la fin de l'effondrement du Second Empire euh qui avait dit de Napoléon III que c'était une grande incompétence méconnue. C'est c'est une une phrase de Bismarck qui était lui quelqu'un qui était qui qui était vraiment un très grand enfin on en
a souffert, mais ça ne m'empêche pas de dire que c'était quand même un un très grand homme d'État. Il a c'était quelqu'un d'extrêmement intelligent et et subtil et la façon dont la France est tombée pliée les pieds joints dans la dans la dépêche d'Ems qui était une provocation et où la France s'est lancée en guerre contre l'Allemagne alors que n'importe qui qui a examiné la situation savait qu'on était en position d'infériorité, on est dans la même situation. Lorsque Macron prétend quasiment faire la guerre à la Russie, c'est dans on est dans la même situation que à l'été 1870 quand on nous expliquait que c'était Émile Olivier qui était le comment dire l'équivalent du Premier ministre et qui avait dit qu'on il partait à la guerre le cœur léger et on nous expliquait que la France il y avait
il manquait pas un bouton de guêtre voilà à l'armée. En fait c'était une mauvaise compréhension de la de la situation. Et là je pense qu'il y a toujours une mauvaise compréhension de la situation y compris y compris y compris à gauche. Je vois je vois j'entendais Tatiana juste avant qui disait à juste titre d'ailleurs que il y a on voit que les responsables politiques considèrent qu'il faut régler la la question de la jeunesse comme ça en mettant de l'argent. J'ai vu le projet je me suis frotté les yeux qui a été publié par Glucksmann. Mais comment comment comment mais enfin c'est une vraiment demain on rase gratis quoi. Il donne 1000 euros à chaque jeune c'est c'est très bien c'est très bien c'est très gentil. Mais [rires]
où il va trouver l'argent ? On est ruiné. Mais les gens n'ont pas compris. Les gens ne comprennent pas. Et c'est c'est c'est c'est affreux en fait. C'est que les Français ne comprennent pas les conséquences de leurs actes. De la même façon d'ailleurs que toute la classe politique sauf moi va encore faire campagne sur le thème que ils vont vont changer l'Europe. Mais que ils restent dans l'Union européenne dans l'euro. Mais le problème c'est qu'on peut pas rester dans l'Union européenne dans l'euro et dans l'OTAN et faire comme si on n'était totalement libre. Nous sommes un pays Mais même même la AFD en Allemagne François sinon même même la AFD en Allemagne est en train de commencer à dire qu'il faut changer l'Europe de l'intérieur. Même la AFD voyez-vous en
Allemagne. Mais là ça pose quand même une question. Alors ça j'ai regardé de près cette affaire d'AFD. Ouais alors dites-moi vous Alors ça mérite qu'on j'ai regardé de près. Ouais. À la différence des Français Oui. Les Allemands Bon les Allemands c'est-à-dire toujours ces précautions. Oui. Effectivement ils font un petit peu machine pour une raison simple d'ailleurs qui mérite que d'être explicité. C'est qu'ils se sont rendus compte que si l'Allemagne sort de l'euro, si l'euro explose euh ce sont les pays qui ont qui sont créditeurs nets dans le cadre de Target 2 donc qui ont des créances sur les banques centrales des pays du Sud et qui risquent de perdre des centaines de milliards parce que si l'euro explose la
la Bundesbank qui est qui est créditrice de de de de créances sur la Banque de de Grèce, la Banque d'Italie elle va ensuite être être voilà, elle va dépendre du remboursement de ces pays. Bien sûr. Et et et et là, il y a quand même un gros risque. Donc je pense que un certain nombre de ce qui n'est pas le cas de la France puisque nous on est dans le cadre de Target 2, on est en en en déficit. Bon, donc nous on serait plutôt du bon côté de la si l'euro explose, euh si on rembourse pas, on n'est pas on n'est pas embarrassé. Euh en revanche donc je pense qu'il y a des financiers qui ont dû conseiller à AFD d'être un petit peu plus prudent mais ils ont fait un programme enfin je suis pas là pour défendre AFD Non non mais j'ai les valises de Madame Weidel.
Non non. Oui, Alice Weidel, oui oui. Je vais ouvrir un magasin de maroquinerie si vous voulez parce que à chaque fois que je prends le que j'essaie de défendre le je me mets dans la peau des autres toujours. L'AFD, ils ont publié un plan. Alors je sais pas si vous avez vu le plan mais c'est un plan qui est en fait inacceptable. Le plan en question consiste à couper complètement les ailes de la Commission européenne qui n'a plus qu'une fonction purement administrative. Le plan consiste à revenir à une Europe des nations. Le plan consiste justement à écarter toute une série de sujets qui ne devront plus dépendre de l'Union européenne. Enfin bon, donc en fait c'est inacceptable. Et donc ils disent ça sans doute pour faire passer un peu
la pilule et ensuite ils disent que ils disent que si ça n'est pas possible, ils feront un un référendum. Donc ils nous font un peu le coup de Marine Le Pen 2017 qui avait un petit peu dit ce genre de choses ou le coup de de de de Mélenchon qui est avec son plan A plan B et cetera mais de façon un petit peu plus précise. En fait, on a dans dans tous les pays de d'Europe, il y a une telle propagande depuis bientôt 70 ans, ça fait 69 ans le traité de Rome que effectivement beaucoup de peuples se disent voilà, qu'est-ce qui se passe si on sort de l'Union européenne. Mais ce que je note moi c'est que le l'Alternative für Deutschland est désormais le premier parti d'Allemagne de façon avérée lors des élections de Saxe-Anhalt et de
Mecklenburg-Vorpommern occidentale. Euh de façon pas avérée mais d'après les sondages dans les anciens Länder de l'Ouest, il va y avoir [raclement de gorge] des élections législatives nationales en 2029 et il y a une probabilité qui n'est pas certaine parce que le problème de l'AfD, c'est un peu le problème de c'est comme vous le savez le problème de Mélenchon au deuxième tour. C'est il n'a pas de marge de progression. Personne ne voudra faire alliance Tous ceux qui veulent faire alliance avec Mélenchon vont faire alliance avec avant le premier tour. Donc c'est pas sûr que l'AfD va gagner la chancellerie en 2029 mais c'est quand même plus probable que jamais. Moi ce que je note, c'est que les élections qui ont eu lieu en Saxe-Anhalt et en Mecklenburg-Vorpommern et bien ce
ce sont pas traduites par une augmentation [raclement de gorge] des taux d'intérêt demandés par les marchés financiers. Au contraire, c'est ça s'est traduit par une augmentation sur la France. C'est-à-dire que vu de Tokyo, Singapour, Wall Street ou São Paulo, ils estiment que le risque français est finalement bien supérieur au risque de voir l'Allemagne sortir de l'Union européenne et de l'euro. Je sais pas si vous vous en rendez compte. Oui oui mais c'est un gros problème. C'est c'est gravissime. Une toute dernière question, on arrive à la fin de l'entretien ce grand entretien politique François Asselineau. Merci président de l'UPR. Une dernière question un peu plus politique mais concrètement vous, cette journée de demain euh vous la sentez ? Est-ce que là on est ça sera un cran de
plus vers ce chaos ? Concrètement, comment vous comment vous le voyez vous en tant que responsable politique ?
Il y a euh, si on repense ce qui s'est passé là le 17, il y a en fait des événements extrêmement violents Hmm. sur une superficie extrêmement réduite. Hmm. C'est-à-dire que moi j'étais allé euh le 17, j'étais euh j'ai fait une grande réunion publique en Charente, il se passait rien du tout en Charente. Je prends l'autoroute, il se passe rien, j'arrive sur le périphérique, rien du tout, euh je traverse Paris, rien du tout, sauf près de la place de la République ou dans quelques coins où il y a eu il y a eu effectivement des voitures brûlées. Bon. Ça veut donc dire que il y a quand même, à mon avis, on sait pas clair du tout ce qui se passe là-dedans, il y a toute une série de manifestations différentes. Elle est fille qui tient globalement ses troupes, les syndicats qui tiennent globalement
leurs troupes, sauf lorsqu'il commence à avoir des policiers qui envoient des grenades lacrymogènes où là ça déch- ça déclenche un certain nombre de réactions chez les plus violents. Et puis vous avez ces fameux Black Blocs où des à mon avis, il y a aussi des provocateurs de la de la police, à mon avis. Donc euh on a ce on a quand même le sentiment de quelque chose d'un peu chorégraphié. Si si Macron était avait vraiment été inquiet, il se serait il serait pas allé se déhancher avec Brigitte en écoutant Céline Dion. Il serait pas parti le lendemain euh pour Dubaï et pour et pour le Koweït euh prétendument pour assurer l'approvisionnement en gazole, en fait secrètement tout le monde sait que c'était pas pour ça. C'était pour s'assurer que les grandes monarchies
pétrolières vont continuer à acheter de la dette française parce que là l'inquiétude elle est là. Donc moi j'ai plutôt le sentiment que Macron joue un peu avec le feu. Et puis moi j'aimerais qu'on Il y a il y a quand même ce grand mystère des Black Blocs. Moi j'ai des membres de ma famille à qui ont qui sont qui sont sortis, j'habite pas très loin de la place de la République, ils ont vu des Black Blocs, c'était des gens qui ne parlaient pas français. Ouais. Et qui parlaient et qui ne parlaient pas non plus l'arabe d'ailleurs, hein, parce que il y a des gens qui peuvent voir un truc ethnique au lieu. Oui, il y avait des il y avait des du pillage avec venant des venant des des des des jeunes de banlieue, ça c'était exact. Parmi lesquels il y avait effectivement des immigrés, disons les
choses très très clairement, mais pas que, il y avait aussi des des des des sous-chiens comme on dit, des Français de souche, euh mais qui sont plutôt des gens qui profitent un peu de la situation dans un état d'ailleurs au passage de de misère un peu morale et intellectuelle parce que avoir comme seul objectif de voler une un t-shirt, un sweat-shirt ou une paire de chaussures Nike, c'est quand même pas une grandiose. Mais les Black Blocs, ils parlaient des langues du style scandinave ou du style pays de l'Est. Et donc, qui sont ces ? Que viennent-ils ? Pourquoi viennent-ils en France mais en même temps ils agissent en Italie, au Portugal ou en ? Il y a quand même quelque chose qui est très inquiétant. Donc, pour ce qui concerne la la la Moi, je ne sais pas ce qui est ce qui est ce
qui est ce qui est prévu au programme, mais une quelque une chose est certaine, c'est que c'est pas clair ce qu'il y a derrière les Black Blocs, n'est absolument pas clair. Et il y a quand même un risque que vous connaissez bien, enfin dont on a déjà parlé, je crois, sur Tok Show, c'est le risque que Macron tire le Cornu et Nunez, tire argument de nouvelles violences pour restreindre davantage encore les libertés publiques. Moi, je sais que je l'habite à Paris, tous les soirs maintenant on entend pendant la nuit des des un hélicoptère qui passe à basse altitude avec un avec un ra- avec un une espèce de gros projecteur. Enfin, moi, je me dis où est-ce qu'on est ? C'est c'est [grognement] incroyable. J'ai l'impression de City, c'est Gotham City, c'est Gotham City.
C'est mais c'est incroyable. Et quand j'entends monsieur Nunez Hmm. qui dit que s'il y a tout de plus en plus de troubles, il va peut-être falloir suspendre totalement les réseaux sociaux. Hmm. Alors là, je commence à voir malheureusement le spectre de la dictature totalitaire qui finit par se refermer sur nous. Donc, c'est quand même très très très inquiétant. Ouais, c'est très inquiétant. En tout cas, on verra bien ce qui va se passer dans les prochaines heures. On va suivre ça sur Tok Show. Merci François Asselineau d'être venu dans ce long entretien, le grand entretien politique ce matin sur Radio Matin. Merci président de l'UPR. On vous souhaite une excellente journée en tout cas et un weekend mouvementé en tout cas et merci beaucoup d'être venu François Asselineau
ce matin sur Tok Show. Merci beaucoup. Bonne journée à vous, au revoir.
François Asselineau