« Je vois bien la capacité à contourner » : Jean-François Husson après l’audition de Gabriel Attal
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c'était un peu tendu non certain moment senti agacé bah un peu agacé parce que quelle est la situation aujourd'hui par rapport au au sur moins d'un an on vote ici un budget avec une prévision de déficite à 4,4 ça va terminer à 6,1 c'estàd 1,7 il y a plus de 50 milliards de décalage moi je peux entendre que le premier ministre considère qu'il a fait beaucoup de choses positif favorable mais quand vous avez un budget qui déraille à ce point on vient pas expliquer que le budget de l'État ceci cela c'est un déficit public il est il était premier ministre sa responsabilité est éminente et on commence à à bien comprendre que le fait de ne pas avoir voulu très tôt parce que d'abord très tôt c'est un premier problème le dérapage c'estd que quand quand on vote un budget au mois de décembre avec une prévision de déficit public comme au niveau où je l'ai dit et que 60 jours après on prend des mesures pour freiner la dépense dans la limite de ce qui était à la main d'un décret c'estàdire près de 12 milliards en fait 10 ça veut dire que il y a quand même eu une forme d'abus dans les prévisions du budget et donc ensuite je pense le Président on a eu adeilleurs plutôt collectivement le même avis c'était il fallait venir très vite présenter des mesures à la fois pour freiner les dépenses mais éventuellement pour avoir de nouvelles recettes et ça c'est la responsabilité du gouvernement et le chef du gouvernement a fait le choix de passer par comme il explique du règlementaire mais le règlementaire c'est un contournement de la vie démocratique de notre pays et peut-être d'ailleurs que ça accentue le sentiment de malaise qui est aujourd'hui le le finalement une une forme de grande amertume de grand désappointement des Français qui nous interpellent nous mettent en cause parfois voilà et je trouve que il nous a pas apporté des réponses voilà je je vois bien la la la la capacité à à contourner ou à enjamber et entre le PLFR et le sujet de du scrutin européen voilà il y a eu de mon point de vue en tous les cas le un contournement parce que ça ne se règle pas je le dis par le budget de l'année suivante ni par un projet de finance de fin de gestion ça c'est de la technique or aujourd'hui au regard de la gravité de du dérapage et de notre déficit il faut parler aux représentants qui sont élus pour ça c'est-à-dire au Parlement et aux deux chambres le débat il doit aussi avoir lieu en cet endroit ça permet de mieux comprendre et surtout de bien entendre bien écouter ce qui remonte et les points de vue des différentes sensibilités politique et des territoires est-ce que avec les différentses entre que vous avez eu depuis hier vous avez réussi à identifier la responsabilité de ou les responsabilités de ce dérappage budgétaire non tout d'abord je pense qu'on va pas vous donner ici les résultats de notre mission nous allons écouter encore Elisabeth borne donc on va pas rentrer directement dans les conclusions les choses qui sont à peu près assurées en tout cas c'est qu'il y a une très grande responsabilité politique de l'ancienne majorité voilà il y a une responsabilité politique de droit si je puis dire quand on est aux affaires au bien ministre ou ministre des Finances ou des comptes publics donc c'est une responsabilité de fait si je puis dire il y a une deuxième responsabilité c'est que par en ayant d'une certaine façon gelé les mesures de correction à partir du moment où on se rapprocher des élections européennes quelle que soit la façon dont les choses sont dites et puis finalement la la dissolution qui est derrière qui est quand même aussi de la responsabilité de cette ancienne majorité qu'on le veut ou non et mais tout ça nous a conduit dans une inaction coupable voilà on a perdu alors je dis entre 4 et 5 mois nous avons perdu mais c'est colossal évidemment dans une année budgétaire qui fait 12 mois et comme le dit le rapporteur général le point très fort en réalité et sur lequel d'ailleurs le ministre le maire est intervenu c'est-à-dire sur l'idée qu'à un moment donné fait il fallait au-delà des procédures on peut en discuter on peut avoir des avis divers sur les procédures mais il fallait passer par le Parlement alors le premier le ministre de l'Économie indique que il faut passer par le Parlement pour mettre le sujet sur la table devant les Français c'est son c'est sa phrase à quelque chose près nous nous partageons cette idée qu'il fallait effectivement communiquer à travers le Parlement qui est la seule le seul endroit sur les questions budgétaires qui est légitime pour débattre des mesures à prendre surtout lorsqu'elles sont aussi importantes que celle qu'il y a à prendre vous trouvez qu'il y avait de la liberté dans le non c'est pas non je pense que c'est pas de la légèreté je pense qu'il y a comment dirais-je une certaine forme de de contournement de et et je le dis je l'ai dit je pense que on est dans une situation grave et si on veut arriver à faire prendre conscience aux Français qu'effectivement moi j'entends je crois qu'il entend être utile dans sa fonction ou dans ses responsabilités au service du pays comme on essaie nous de tenir cette place il y a un moment il faut être de mon point de vue il faut tout assumer être plus clair et plus vrai parce que je je redis le le fait de ne pas avoir eu de projet de loi de finance rectificative qui a été demandé par l'un il y a eu les arbitrages ça j'entends mais quand vous n'avez pas de débat la situation continue de se dégrader elle se dégrade de plus de je leuraai dis de plus de 50 milliards en 10 mois les Français voient ça ils ont connu l'avalangeche de milliards qui tombait du ciel il comprenaient pas pourquoi en même temps il les prenaient aujourd'hui ils ont du mal à comprendre que 50 milliards de plus on nous dit plus de 3200 milliards de dettes est-ce que ça va changer notre vie ils trouveront bien une solution mais non la solution on ne la trouve plus aujourd'hui et donc il y a besoin de comprendre ce qu'il s'est passé corriger on nous dit c'est des erreurs de prévision c'est un peu juste l'année dernière on nous a dit enfin quand on av fait l'audition sur ce qui s'était passé l'année dernière c'était la perfect storm la tempête parfaite un trimestre ça se reproduirait plus je me souviens très bien avoir réagé après dire mais alors vous allez proposer quoi je dis mais écoutez avant de proposer quelque chose on va déjà regarder ce qui se passe ensuite si les recettes continuent d'être moins élevé que ce qui est prévu les mesures c'est pas les mêmes bah alors je pensais pas être à ce point dans l'anticipation donc aujourd'hui on a des vraies difficultés et honnêtement cette manière de se défausser en disant bah voilz voyez si ils avaient pris les mesures bah à ce moment-là écoutez il fallait pas dissoudre il y aurait une autre majorité et par faire le monde sur toutes les bonnes mesures que le nouveau gouvernement comme si d'un coup d'un seul la situation vous rendz compte ils disent on aurait eu 5 C c'est-à- direire il y a 30 non faut arrêter quoi enfin 18 milliards faut arrêter c'est pas sérieux Gabriel LAL l'a laissé entendre avec ses mots euh il y a il y aura un objectif pr guignz que les les LR qui sont à Matignon aujourd'hui voudrait dire qu'ils ont aucune responsabilité ils sont un peu contraints de faire les efforts vous vous partagez vous partagiez pas ce point de vue mais est-ce que c'est ça sert pas à légitimer les choix aujourd'hui Michel barnieri moi je vais vous dire on va déjà commencer par ici aujourd'hui ici vous êtes au Sénat c'est une mission flash du Sénat on a fait une première étape et on fait une deuxème étape pourquoi parce que la dégradation s'est poursuivie et moi je m'honore d'avoir été celui qui a proposé au nom du de la majorité sénatoriale et au nom du Sénat des économies l'an passé c'est-à-dire que les difficultés je pense qu'on les avait anticipé on les a vu venir ça ça ne s'était jamais vu non plus pour l'instant si vous voulez bien moi je m'en tiens là parce que on va aller au bout de nos auditions on rendra le le je dirais le le rapport et vous verrez je pense que des éléments supplémentaires éclairant précisant les choses et les responsabilités seront communiqués monsur s vous avez dit a un moment il va falloir que vous en discutiez entre vous il y a quand même un problème entre les LR et les non non mais je rentre je rentre pas dans ce débat aujourd'hui vous l'avez dit dans Je je ne crois pas l'avoir dit dans cette forme là mais je n'avais pas le souvenir précis quelque fois je man'anie l'humour bon euh donc prenons ça comme cela mais en tout cas c'est n pas le sujet le sujet qui est beaucoup plus grave aujourd'hui c'est que nous avons eu un ensemble de mesures qui ont été prises à partir du mois de février de réduction des dépenses de manière extrêmement violente parce que réduction des dépenses c'est un terme très gentil pour dire qu'on enlève des moyens qu'on licencie des gens queon arrête des actions et cetera y a quand même une voilà c'est pas théorique c'est très concret et très pratique puis ensuite il y a eu une absence de discussion devant le Parlement puis ensuite il y a une dissolution puis ensuite il y a un nouveau gouvernement qui fait des propositions maintenant de recettes nouvelles en particulier diminution de dépenses recette nouvell et à aucun moment finalement le Parlement n'est dans la boucle il va l'être au moment du projet de loi de finances c'est-à-dire en décembre novembre décembre en ce qui nous concerne ici au Sénat et bien ce qu'il faut noter c'est que je crois que grâce à notre mission d'information et puis au travail qui sera fait par la suite à l'assemblée nationale il y aura pour les Français au moins des explications qui seront données et des auditions qu'est-ce que c'est une audition on va en tirer des conclusions bien entendu ce seront N nos conclusions mais chacun chaque citoyen s'il veut regarder les images s'il veut réécouter s'il a la lecture des organes de presse que écrite notamment et radio et télévisuel et bien il se fera sa propre opinion de ce qui s'est passé et ça c'est fondamental il y a rien de pire que on vous demande des efforts et de pas savoir pourquoi on vous les demande et qui en est responsable mais il a beaucoup renvoyé sur ses prédécesseurs parce que lui n'est arrivé qu'en janvier ça il alors j'ai j'ai quand même eu j'ai juste fait un rappel la dette c'est dégradé a augmenté fortement bon en gros 1000 milliards en 7 ans voilà c'est pas les je l'ai dit hier c'est pas l'épaisseur du trait il a été de ces majorités voilà la responsabilité elle est de ceux et de celles qui ont exercé des responsabilités on n' pas et c'est peu de le dire on n'a pas toujours été en phase on a soutenu mais mais comme ça se fait dans la vie politique on a parfois soutenu des dispositifs on en a également je dirais contesté et je le redis l'an dernier on a même ici proposé des économies mais ces économies on les avait même déjà proposé au mois de décembre 2022 dans ce qu'on appelle le projet de loi de programmation des finances publiques on avait voulu atténuer c'estàdire être plus exigeant pour commencer à redresser les comptes on avait malheureusement vu les choses je dirais par anticipation voilà aujourd'hui lu il va falloir faire un effort encore plus important et on va s'y atteler et vous avez regré l'absence de débat en parlam élections europénesant les entretiens est-ce que finalement cette absence debatette ABS PLFR fin dérappage n pas lié selon vouses entretiens à des perspectives électorale de de ne pas faire chacun se fera son opinion sur le sujet stade nous n'avons pas d'opinion à ce stade nous constatons simplement que d'ailleurs y compris le Premier ministre a dit que ça faisait partie des des sujets qui alimenté la réflexion bon je crois que c'est assez clair je crois que le ministre le maire a été plusque plus CLIRE presque elle été presque plus claire en ne voulant pas répondre à la question voilà alors qu'il a répondu je crois à l'ensemble des autres questions que nous lui vont poser merci beauou merci bonne journée
Gabriel Attal