LA BANLIEUE INFLUENCE PANAME... ET VIENT CHERCHER MACRON
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Comment vous qualifiez la journée d'hier ? »
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« Ce mec, peut-être qu'il parlait pas que des flics, mais aussi à tout ce qui veut nous faire reculer. Institution, la peur, la mort, le sang, les boucliers. »
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« Ton travail, c'est pas de violenter à part si on te violente. Mais moi, en tout cas, de ma part, j'ai jamais vu des gens violenter la police en premier. »
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« Faut que ça change que ça change ici en hexagone dans les dromes que ça change. »
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« On est là aujourd'hui pour avoir une convergence, expliquer que l'école va mal, la santé va mal, le monde agricole va mal. »
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« On a vu des flics complètement débordés en petit contingent à chaque coin de rue à recharger les stocks des munitions à la hâte. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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ce soir là, je me souviens aussi d'un mec un peu plus vieux que les autres au milieu des jeunes qui balançaient des bouteilles sur les CRS. C'était dans une rue pas loin de la place de la République. Il était pas masqué et pas l'air inquiet du tout. Plutôt [musique] que quelqu'un qui avait l'habitude de mener ce genre de bataille. Juste à côté des mecs pillaient un magasin et jeis ce qu'il trouvait de plus solide sur la gueule des flics aligné un peu plus loin. Quand les flics chargeaient, le mec criait au jeunes "Reculez pas, reculez pas". Et les flics repartait. Je sais tout ce qu'on a dit là-dessus. On sait quoi si c'est pas une crise politique ?
les casseurs et même dans le corps révolutionnaire, on s'est pincé le lit. Comment vous qualifiez la journée d'hier ? [musique] Écoutez, je suis comme tout le monde sous sous le choc des images. C'était pas bien, c'était pas beau. Ces jeunes ont pourtant donné une leçon à tout le camp de la rupture et révéler une fois de plus toute sa fragilité. Un soulèvement, c'est ça, ça casse tout. le sens, la morale et les vitrines. Ce mec, peut-être qu'il parlait pas que des flics, mais aussi a tout ce qui veut nous faire reculer. Institution, la peur, la mort, le sang, les boucliers. Parculer, c'est aussi rendre à ces jeunes la beauté de ce qu'ils ont fait.
Le pillage, c'est peut-être la plus belle chose qu'on a vu sur rejoint par de nombreux délinquants se sont livrés à une violence [musique] débridée dans nos villes. Les casseurs les pollures comme on les appelle serait peut-être en réalité la poite la plus avancée de ce bouleversement parce que sur les pancartes ils avaient prévenu. Il y avait écrit un truc que personne n'a bien compris. avant les lumières, ça disait d'abord bismillah, c'est les ténèbres. Ouais. SD juste une question, on est d'accord ce soir tout à l'heure, tu vas pas sur tu t'en fous. Non, je m'en bats les couilles [rires] même. Moi je pense qu'il faut il faut y aller pour le nombre avec ce rib. On est parti de Gry.
Après pour les autres à la base onit être plus nombreux qu' veulent mais les autres sont pas venus finalement. Ah non parce que je foot ça veut dire je peux pas y aller mais peut-être ce soir SB il a 20 ans c'est sa première manif. Bon, pas dans l'affrontement, s'il te plaît. Non non, de toute façon, ça c'est c'est par exemple, c'est quelqu'un de noble, il fait son il fait son foot, il a des rêves, il a eu le bac il y a 2 ans. Peut-être ce soir, il va y aller et depuis il a arrêté les études. S'il y va ce soir, il va il va être si les quelques jeunes qui croisent montent pas sur Paris pour la manif. Ce riba rappelle que c'est peut-être parce qu'ils en font pas mal déjà ici.
Les gens ici sont ils sont découragés. Après, il y a des courageux qui vont monter mais il y en a ils sont découragés. Moi, j'ai des amis, ils sont trop baptisés de la police. Normalement, tu es formé à juste arrêter la personne, la ramener au commissariat, la mettre en garde à vue. C'est ça ton travail. Ton travail, c'est pas de violenter à part si on te violente. Mais moi, en tout cas, de ma part, j'ai jamais vu des gens violenter la police en premier. Et moi je pense que il y a des gens dans dans la police, ils sont ils viennent d'ailleurs avec des a priori, avec du stress. Ils viennent, ils déchent ça sur les gens ici.
Des fois, il y en a, ils vont se défendre et c'est normal de se défendre en fait. J'ai l'impression pour moi quand certaines personnes se défendent, c'est comme s'ils attaquaient. C'est comme s'ils attaquaient la police alors que non, tu te défends en vrai. Les gens qui vont attaquer la police, c'est parce qu'ils ont subi quelque chose. Tu vas pas attaquer des gens qui sont là pour te protéger de base. Mais maintenant, si par exemple quand certains policiers rentrent dans certains quartiers, peut-être ils reçoit des projectiles, des mortiers et cetera, c'est pas pour rien, c'est pas gratuit. Je pense que c'est juste une réponse à toutes ces violences.
Mais en tout cas, les gens des quartier, je pense ils ont pas besoin de s'affronter à Paris. Ils ont pas besoin d'aller jusqu'à Paris. On le verra plus tard, mais c'était peut-être ça aussi qu'ils sont venus mettre au centre le 17. Le jeune qui avait interrogé sur RBA tout à l'heure, il lui avait aussi dit "Mon délire ça, mec, je reste dans ma zone comme tous les jours. Je reste dans la zone. C'est peut-être considéré ici comme une expression des coloniales parce qu'on a développé pendant des décennies dans les quartiers des méthodes de défense insurrectionnelle contre l'État fasciste et capitaliste mise à nu aujourd'hui.
Je pense que il y a certains [musique] gilets jaunes avant ça, je pense peut-être ils ont déjà vu certains trucs mais il ils l'ont pas. C'est quand ils ont été gilés, ils ont compris que ah là le jeu il est truqué. Le jeu il est truqué. Mais ici c'est des c'est les gens ils vivent ça quotidiennement. Aller à Paris, c'était peut-être aussi se mettre dans une situation de vulnérabilité en s'exposant à la violence de l'État dans une zone en espace dans lequel on n pas l'habitude de [musique] le combattre. Voilà, je pensais que ça serait plus rude mais en vrai là tranquille là. Voilà, c'est symbolique l'histoire de notre pays le tier France celle celle qu'on adore tant faut qu'on nous écoute.
Faut que ça change que ça change ici en hexagone dans les dromes que ça change. On a réussi en 68, on a réussi il y a plein d'années. pour qu'aujourd'hui ça fonctionne encore. Le mondesse de la police et tout le monde déteste de la police le monde déteste la police le monde [musique] déteste la police cortège de manif sur l'avenue le Front national et la jeunesse et pour un avenir serein. Même si Macron le veut pas, non, on est là. Que c'est trop grave ce qui se passe en particulier en terme de répression, de violence, de mutilation.
Euh c'est c'est épouvantable, c'est inédit, c'est inacceptable et je pense que jusqu'à la présidentielle, ça va être très dur pour le pouvoir et c'est bien fait. On est là aujourd'hui pour avoir une convergence, expliquer que l'école va mal, la santé va mal, le monde agricole va mal. à un moment donné, il faut arriver à changer de système et je crois qu'aujourd'hui c'est le un bon moyen de faire convergence, de faire du lien et puis bah la jeunesse, elle est en forme, la jeunesse, elle va lutter donc c'est ça qui nous rassure.
Solidarité avec les lycéas les batailles des rues adjacentes, des mecs qui rient et jetai des pierres et des bouteilles entre le feu des barricades et la fumée des lacrimaux. Pendant quelques instants, tout le monde était d'accord. C'était beau. Fallait voir les meut la pancarte, la fanfare et les cocktails monotof. Tout était là. L'infirmière, le gilet jaune, le professeur, les quartiers. C'était une fête merveilleuse. Pour vous donner une image. À un moment donné, il y a un vieux manifestant parisien qui a fini sa bière et qui a donné la bouteille à l'imenvoie dans la gueule des flics. Quelle beauté. quelques instants, on touchait parfois au sublime.
Et puis peut-être que s'il y a un truc pour se rendre compte d'un soulèvement qui marche, c'est quand ça fait flipper les riches. Ça mè la [ __ ] Regarde la violence. [rires] Ils ont été pris de toute part. On a vu des flics complètement débordés en petit contingent à chaque coin de rue à recharger les stocks des munitions à la hâte, à monter sur place les grenades, à ouvrir les sachets à la main. En face, il y avait des flammes, des barricades, de vélos électriques, des vitrines qui explosaient puis tout était gratuit. Ils avaient fait disparaître pendant plusieurs heures toutes les lois du marché. Des mecs repartaient avec des bécanes qu'ils avaient jamais pu s'acheter.
Des baskets, des choc à pic, des vêtements, du papier toilette. Il y avait qu'à se servir. Pas de maison. Les gars, regardez, nous on est des voleurs. On a volé et regardez, on donne à qui ? À des sansabri. Ils avaient faitonter le système, une énorme fête. Pendant un temps, ils étaient au paradis. Au milieu des barricades, des pillages et des bris de glace, on a presque enfin pu respirer quelques instants. Le parfum si longtemps attendu d'une convergence révolutionnaire parce que loin des caricatures, sur le champ de bataille, on voyait se mêler les kéfiers, les cagoules et les cahets noirs des autonomes. On sait tellement bien que ça marche presque plus.
Le casseur, la violence sont les [musique] mots bien connus qu'on utilise pour dépolitiser un mouvement. On peut maintenant ajouter à ça qu'aujourd'hui dans l'imaginaire collectif, ce vocabulaire est aussi en partie l'héritier [musique] direct du la loi de l'Algérie coloniale. Une figure fabriquée puis largement antériorisée pour qu'on ne voit jamais dans la révolte des racisés autre chose qu'un trouble à l'ordre public. Parler encore de violence et de casseur pour décrire le 17 octobre 2026 la révolte des enfants [musique] de l'immigration postcolonial 65 ans jours pour jour après qu'on achetait des Algériens à la scène en les faisant passer déjà pour des émettiers.
C'était peut-être aussi montré que le regard blanc n'a jamais quitté le commentaire politique. Raciste à droite, à gauche, il est toujours là. C'est vrai, une partie des héritiers au moins symboliques, des martyres algériens venait 65 [musique] ans plus tard, jour pour jour déferlé dans les rues de Paris et sur les barricades. Alors ce 17 [musique] octobre est aussi la preuve s'il en fallait encore une qu'on aura beau faire disparaître les corps et jet au fond de la scène où étouffer ce qu'ils avaient à dire viendront comme l'avait écrit Rau en pleine commune d'autres horribles travailleurs qui commenceront par les horizons où l'autre s'est affessé. K [acclamation]
[musique]