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interviewC à vous (sur YouTube)· 3 juin 2026 51 min

Disparition de Lyhanna : le profil très inquiétant du suspect - C à Vous l’Intégrale - 03/06/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Heureuse de vous retrouver. On est en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Bonsoir à tous les 5.

A la une, le profil très inquiétant du principal suspect dans la disparition de Lyhanna. ... - Il essaie de la pénétrer.

Ca fait très mal pour elle. Plusieurs fois, il l'a fait. J'ai appelé les policiers.

Ils m'ont dit clairement que je les saoulais. - A.-E.Lemoine: Une plainte pour viol sur un enfant de 10 ans déposée il y a 9 mois qui semble être restée longtemps en souffrance, et 2 autres affaires classées sans suite ces dernières années.

J.Barella est-il passé à travers les mailles du filet d'un système policier et judiciaire trop lent, pas assez armé? On pose la question à notre invité, le créateur du pôle cold cases de Nanterre, J.Dallest.

Il sera avec nous dans un instant. En Angleterre, la mort d'un étudiant secoue le pays. - L.Sénéchal: L'étudiant blanc tué par un jeune Sikh en décembre dernier...

Quand les policiers sont arrivés, au lieu de porter secours au jeune homme blanc, ils lui ont mis les menottes. L'extrême droite récupère le fait divers. - A.-E.Lemoine: A la une également, C.de Gaulle héros de cinéma. - Vous mettez fin à l'alliance entre la France et l'Angleterre? - Vous n'êtes pas la France! - A.-E.Lemoine: Extrait de "La Bataille de Gaulle", un film consacré à la France libre. "C'est un événement de voir le grand Charles sur grand écran", comme le dit "Le Parisien". - P.Cohen: Peu de films sur de Gaulle depuis sa mort et peu de passion gaullienne. - A.-E.Lemoine: On en parle avec G.Létang, enseignant-chercheur à l'Ecole de guerre, conseiller historique pour le film d'A.Baudry qui sort aujourd'hui en salles.

A vos côtés, A.Teyssier, historien et président du conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle, qui nous parlera de ses réserves personnelles sur l'aspect historique du film. Un autre grand homme d'Etat que les Français aimeraient voir au Panthéon, Emilie? - E.Tran Nguyen: G.Clemenceau, pour plus de 1 Français sur 2, suivi de S.de Beauvoir, G.Pompidou, notamment, et S.Paty en 6e position. 42 % des Français voudraient le voir panthéoniser. - A.-E.Lemoine: Dans la Story de L.Amar, hommage à E.Morin. - E.Morin: Je me sens bien âgé.

Je sens le poids de l'âge, mais ça se voit pas de l'extérieur. Je suis poussé par une force vitale, la curiosité, et l'intérêt pour les choses que l'amitié et l'amour me poussent en avant. - L.Amar: E.Morin décédé à 104 ans.

Un hommage lui a été rendu aux Invalides aujourd'hui. On revient sur son parcours et ses combats. - A.-E.Lemoine: Après 20h, J.Balasko, B.Guillon et X.Lacaille.

Et Pierre? - P.Lescure: I.Jacob reprend avec une autre artiste son joli spectacle "Où es-tu?" - A.-E.Lemoine: B.Chameroy est avec notre chef, finaliste de "Top Chef" 2025. - B.Chameroy: Bonsoir.

Bonne nouvelle, Charlie me confiait qu'il y aurait plus de beurre dans son plat de ce soir que d'invités autour de la table. Au menu? - C.Anne: Un plat d'ormeaux avec des carottes qui sont en train de fumer dans le foin. - A.-E.Lemoine: L'Edito de Patrick.

De Gaulle et le cinéma, une série de rendez-vous manqués... - P.Cohen: Ils se sont longtemps ignorés mutuellement.

Le cinéma n'osait pas représenter de Gaulle, qui ne semblait pas accorder beaucoup d'importance au cinéma. Certes, une fois président, le général voyait des films. C'était l'un de ses loisirs à l'Elysée.

Des projections sont organisées les week-ends dans la salle des fêtes dès 1959. Le palais n'a pas encore la salle de cinéma que G.Pompidou fera aménager plus tard.

De Gaulle y visionne des grands films populaires: Bardot, James Bond, L.de Funès...

On dit qu'il apprécie aussi les westerns, plutôt J.Wayne que la Nouvelle Vague, des jeunes cinéastes pour lesquels il ne manifeste aucun intérêt. La réciproque est vraie jusqu'à la crise de la Cinémathèque française en février 68.

Limogeage du fondateur, Henri Langlois, qui soulève une mobilisation massive. L'un des détonateurs méconnus des événements de Mai-68, dit-on. Langlois est réintégré, mais on ne sait pas si C.de Gaulle est intervenu. - A.-E.Lemoine: Et le général comme personnage de cinéma? - P.Cohen: Il n'existe pas.

Au mieux, c'était une évocation, une silhouette, un homme de dos dont il serait sacrilège de montrer le visage, et inimaginable de lui consacrer un biopic. C'est ainsi que dans le film de Melville, de Gaulle n'apparaît que de loin, puis de dos, pour décorer P.Meurisse.

Les livres que manipule L.Ventura dans "L'Armée des ombres" sont les titres de livres que Jean Cavaillès avait bien publiés avant la guerre. C.de Gaulle n'a besoin que de sa haute stature pour être identifié.

Le premier qui ose montrer son visage est un cinéaste américain pour "Chacal". Le cinéaste du "Train sifflera trois fois" s'inspire de l'attentat du Petit-Clamart et reprend le même acteur qui figurait le général dans "L'Armée des ombres". Il reprendra ce rôle chez C.Lelouch et chez G.Oury.

Il faut attendre 2020 et L.Wilson pour voir de Gaulle en majesté, héros d'un film qui lui est entièrement consacré. - A.-E.Lemoine: Dans sa vie politique, de Gaulle n'a pas été inspiré par le cinéma. - P.Cohen: Pour la communication, c'était un homme de radio, de parole.

L'appel du 18 juin, l'allocution de mai 68...

Un homme de culture, aussi, qui puisait plutôt ses références dans l'histoire et la littérature que dans la culture populaire. Sauf une seule fois, en 68. Peu après la sortie du film d'Audiard, l'expression des "canards sauvages" revient dans la bouche du général en conférence de presse. - C.de Gaulle: Grâce à l'espèce d'illusion qui était répandue chez beaucoup que l'arrêt stérile de la vie pourrait devenir fécond, que le néant avait tout à coup engendré le renouveau, que les canards sauvages étaient les enfants du bon Dieu...

Rires. - P.Cohen: Une saillie qui réjouit l'auteur du film. - Pour la 1re fois, vous avez mis en scène un film dont le général de Gaulle a donné le titre en conférence de presse. - M.Audiard: Il en a parlé.

Ca m'a donné un coup de main. - P.Cohen: Heureux de la publicité présidentielle, même s'il n'a pas inventé l'expression.

Antoine Bourdin s'en était servi 20 ans plus tôt. Il paraît que l'expression tournait depuis quelques décennies. - A.-E.Lemoine: Vous partagez le constat de Patrick?

Autant les Anglais ont multiplié les films avec Churchill, autant le cinéma a quoi, longtemps eu peur de porter la personnalité du général de Gaulle au cinéma? - G.Létang: Oui, et on a le côté grand homme.

Peut-être aussi une réticence à dire...

Peut-être à affronter les historiens. "Comment on va faire quand on devra faire le biopic?" J'entends parmi mes collègues historiens "on aimerait avoir des films comme le biopic sur Jean Cavaillès".

On entend qu'il faudrait un film sur le débarquement de Provence pour équilibrer par rapport à la Normandie. Le fait que ça vienne maintenant, pour moi, est un bon signe. - A.-E.Lemoine: De Gaulle était lui-même un acteur.

Difficile qu'un acteur joue l'acteur que de Gaulle pouvait être. - A.Teyssier: Il jouait son propre rôle.

Il y avait aussi un aspect physique. Churchill, c'est facile. Vous prenez un type un peu fort qui fume un cigare et fait des blagues...

Il est facile à incarner. De Gaulle, c'est difficile. Il a un physique impossible.

Il est très grand, mais il ressemble à rien. Quand il est plus vieux, il met des costumes croisés qui lui vont pas. Il a le visage assez mobile.

En photographie, il est toujours raté. Il y a très peu de sculptures, de peintures qui représentent bien de Gaulle. Sur les photos, il n'est jamais le même.

Il y a quelque chose qui tient au côté...

On disait que c'était une sorte de saurien sorti des profondeurs. Il a un physique incroyable. - P.Cohen: Il a un visage que tous les Français connaissent.

Il est évidemment compliqué à imiter... - A.Teyssier: La voix, aussi. - A.-E.Lemoine: Vous parliez de la peur d'affronter les historiens.

C'est pourquoi le réalisateur a fait appel à vous. Vous étiez le garant de la vérité historique dans le moindre détail? - G.Létang: La vérité historique, même sous la plume des meilleurs historiens, vous l'atteignez rarement.

Par contre, j'ai vu sur le tournage une vraie recherche de la vraisemblance, y compris dans les détails. Un conseiller historique n'est pas là pour dire "garde-à-vous" à tout le monde et corriger toutes les erreurs avec un stylo magique. La leçon que j'en retire, c'est une leçon de grande humilité.

Si les historiens font tous les films, ça va être très ennuyeux. Je ne sais pas ce que c'est qu'une bonne scène d'action, une bonne scène d'image. Il y aura des acteurs talentueux qui voudront mettre leur force créatrice.

Vous êtes un professionnel parmi d'autres. On vous pose des questions. Dans les détails, quelque chose qui m'a frappé sur le tournage...

En histoire, les questions les plus simples sont toujours les plus compliquées. A quoi ressemble le siège de la France libre? De Gaulle n'en parle pas, dans ses mémoires.

Pour lui, vous n'êtes pas dans la grande politique. Mais là, il a besoin de savoir à quoi ça ressemble. Vous faites beaucoup de recherches.

Vous trouvez des témoignages qui vont bien. Vous pouvez par exemple, dans ces détails...

Il faut plisser un peu les yeux. Il y a une statue derrière de Gaulle, "déchirée", que des résistants ont réussi à fondre, sculpter et faire passer pour dire le refus de la défaite et de l'humiliation. Quand j'ai posé la question à des acteurs et des historiens sur le tournage, en disant que ça ne se verrait pas beaucoup et que ça n'était pas très important, on m'a dit que c'était important pour qu'on comprenne la présence des enjeux du passé.

Ca se voit à l'écran par souci de réalisme, mais ça permet de nourrir le jeu, la réflexion des acteurs et le travail des équipes. - A.-E.Lemoine: Sur la vraisemblance historique de cette superproduction, vous avez quelques réserves, A.Teyssier.

Notamment les circonstances de l'arrivée de de Gaulle. Il est présenté comme un total inconnu auprès des Anglais, ce qui n'est pas tout à fait vrai. - A.Teyssier: Il disparaît dans une sorte de triangle des Bermudes.

Il y a la bataille de Montcornet, puis on le retrouve sans transition partant pour Londres le 17 juin. Entre-temps, il est entré au gouvernement, Intimant quasiment l'ordre de le prendre. Il a rencontré Churchill 2 fois.

Avant la guerre, il était très connu. Hitler l'a lu. Ce n'est pas quelqu'un d'inconnu ni de solitaire.

Il réfléchit à son destin, au destin de la France, depuis très longtemps, en particulier depuis sa longue captivité pendant la Première Guerre mondiale. C'est quelqu'un qui n'arrivait pas de n'importe où. On a l'impression qu'il débarque.

On a l'impression que Churchill, un peu amusé, voit débarquer un personnage fantasque... - A.-E.Lemoine: Vous relevez aussi une dimension imaginaire dans le discours du 18 juin qu'il n'avait pas. - A.Teyssier: C'est un discours extrême réaliste.

Il dit tout simplement que la défaite n'est que temporaire, que la guerre est mondiale. Il est du parti du réalisme. Il pense que les Etats-Unis entreront dans la guerre, que l'Axe sera vaincu.

Son souci est que la France participe. Pour lui, ceux qui rêvent, mais presque des cauchemars, c'est ceux qui sont à Vichy et s'imaginent qu'ils vont pouvoir refaire une France nouvelle avec l'armée allemande sur les trois cinquièmes du territoire. Il est convaincu d'être du côté du réel le plus réel. - A.-E.Lemoine: Il y a pourtant une dimension littéraire, une envolée utopique, dans le discours retracé dans le film.

Que répondez-vous à ces réserves? - G.Létang: C'est un bel exemple... - A.-E.Lemoine: Le souffle? - G.Létang: Peut-être aussi le fait que c'est un des rares films qui se basent sur des livres d'historiens.

Je pense que le dernier était "Le Retour de Martin Guerre". Dans le chapitre "Rébellion" du film de John Jackson, on souligne le fait que ce qui compte, c'est pas seulement l'appel du 18 juin mais tous les appels qui ont eu lieu en 40. Il y a une sorte de guerre de l'information qui se joue avec Pétain.

Le fait d'avoir mis un peu des bouts de ces différents appels et de ne pas avoir collé au texte du 18 juin, c'est aussi pour montrer ses textes moins connus. C'est une oeuvre d'art. Le réalisateur y met du sien.

Il est fan du livre des années 30 "Le Fil de l'épée", écrit par le général de Gaulle. - P.Cohen: Il y a une anecdote qui vous a défrisé, A.Teyssier, quand le réalisateur dit "pour moi, de Gaulle, c'est Don Quichotte".

Pourquoi? - A.Teyssier: Don Quichotte, c'est la bataille contre les moulins à vent.

Il vit dans un passé mystifié de la chevalerie. De Gaulle est dans le réel le plus dur. C'est important à comprendre.

F.Mauriac, qui était son secrétaire à la fin de la guerre et au début de la Libération, disait qu'il était tellement dans le réel et dans ce qui arrivait qu'il en venait à oublier les souffrances du présent. Ca a donné à de Gaulle un caractère un peu inhumain.

Il était tout entier dans les dangers qui venaient, dans le réalisme le plus total. - A.-E.Lemoine: Je trouve que c'est assez bien montré, le réalisme et parfois le manque d'empathie du général. - G.Létang: Tout à fait.

C'est quelqu'un qui a combattu pendant la Première Guerre mondiale. C'est quelqu'un de dur. Cette dureté fait que l'antigaullisme naît en même temps que le gaullisme.

Sur la comparaison avec Don Quichotte, je serais pas tout à fait d'accord. Il y a une dimension chevaleresque dans le gaullisme avec l'Ordre de la libération. - A.Teyssier: Qui n'apparaît pas dans le film. - G.Létang: Dans ce diptyque.

Vous avez cette dimension avec cette décoration... "Vu que les élites ne m'ont pas rejoint, dans un incroyable pari, je vais faire sortir de la guerre cette élite qui effacera la défaite." Il y a ce côté de chevalier, avec parfois des côtés ridicules.

Parfois, ça marche pas. Ce film veut aussi faire comprendre que la France libre est une organisation en état de survie. Tout peut s'arrêter en un moment, sur un haussement de sourcils de Roosevelt.

C'est toute cette tension qui m'a intéressé comme historien. Nos travaux montrent précisément ça. Cette France libre et fragile, elle est née bottée et casquée de l'appel du 18 juin.

Il a fallu traverser beaucoup d'épreuves. Quelque chose qui est important, aussi, pour nous, historiens, c'est de dire que la France libre n'est pas seulement londonienne et liée à la Résistance. Elle est aussi africaine.

Les scènes au Cameroun, en Libye...

Elle est vers Saint-Pierre-et-Miquelon. Le film parle du bataillon du Pacifique. On remontre que, tout à coup, avec des gens qui ne se connaissent pas et sont dans des endroits complètement différents, dans un monde en guerre, combattent ensemble pour la même cause sans se connaître en entendant la voix de De Gaulle, je trouve que ça sonne bien, historiquement. - P.Lescure: Pour incarner de Gaulle, S.Abkarian.

A Cannes, il nous a expliqué combien, avec A.Baudry, il avait travaillé essentiellement la voix. - Les moustiques ne piquent pas le général de Gaulle. - S.Abkarian: J'aime travailler le corps, le dessiner, donner une démarche, une physicalité au personnage.

Ce qui posait problème, c'est de s'approcher de sa voix sans la caricaturer. Ma voix est largement suffisante pour le personnage qui parle. Il fallait arriver à s'approcher de sa scansion.

On a essayé d'être dans le précis. - P.Lescure: Vous écrivez dans "Le Point": "S.Abkarian ne ressemble guère à de Gaulle, sinon par une haute taille, une raideur dans le port et des gestes et intonations que l'acteur a visiblement travaillés." Vous regrettez qu'il n'y ait pas eu un sosie qui l'aurait mal joué? - A.Teyssier: Bien sûr que non.

Mais ils lui font pas de visage...

C'est difficile, d'essayer d'être de Gaulle. Mais je reconnais qu'il a travaillé son personnage avec beaucoup de force. Il a dit, avant la présentation: "J'ai été chercher en moi toutes les ressources de grandeur que je pouvais contenir." Je suis admiratif de son travail, mais le texte qui le porte et la scénarisation ne sont pas convaincants.

Il porte un personnage qui arrive d'on ne sait où et qui fait des scènes subites...

De Gaulle ne faisait pas tant de scènes que cela. Il était ni inconséquent ni incohérent. Il avait une ligne ferme.

Il disait que quelquefois, notamment lors d'un entretien avec les Dalton, il se couvrait de glace pour être impénétrable et exprimer avec force ce qu'il avait à exprimer. Chez lui, il y avait une distinction entre la personne publique et la personne privée. La personne publique n'avait pas le droit d'être tendre, douce, en empathie.

Le personnage était, en réalité, d'une humanité profonde. - G.Létang: En fait, c'est pas un biopic parce qu'on voit le collectif derrière.

Il y a les autres personnages. Il ne les écrase pas. Certains apparaîtront dans le 2e diptyque, les Leclerc, les Moulin, qui arrivent dans la 2e partie...

C'est aussi une force de collectif. De Gaulle n'est pas seul. - A.-E.Lemoine: Il faut aller voir ce film, chers téléspectateurs, et ne pas hésiter à prolonger avec des livres d'histoire, et pourquoi pas l'ouvrage d'A.Teyssier, "Charles de Gaulle: l'angoisse et la grandeur".

Cette biographie nous plonge dans l'intimité de C.de Gaulle à travers les différentes étapes de sa vie. Vous y montrez qu'il a conscience des menaces qui pesaient sur la France et l'Occident.

C'est disponible à partir de demain. "La Bataille de Gaulle", c'est en salles aujourd'hui. - E.Tran Nguyen: De Gaulle avait précisé ne pas souhaiter entrer au Panthéon.

Il ne figure pas dans le sondage Ifop publié aujourd'hui sur les personnalités que les Français souhaiteraient voir panthéonisées. Les voici. En 5e position, S.Paty, professeur de géographie assassiné en 2020 à la sortie de son collège. 42 % des Français sont favorables à sa panthéonisation, quasiment autant que pour le président Pompidou.

Il dépasse E.Piaf, J.d'Ormesson ou G.Brassens.

Quels sont les critères plébiscités pour les Français? ...

Voir entrer S.Paty au Panthéon contrevient à un prérequis essentiel: l'inscription dans le temps long et la profondeur de l'histoire. Ca n'est pas l'argument des professeurs qui s'y opposent dans une tribune.

On a pu joindre les membres d'un collectif de professeurs d'histoire-géographie. - Une panthéonisation, c'est un Etat qui décide, à un moment, que la trajectoire biographique de quelqu'un vaut modèle. L'exemplarité, ce serait de mourir tel qu'il est mort, c'est-à-dire dans ces conditions particulièrement abominables, victime du terrorisme djihadiste.

Ca nous va pas. On n'est pas des héros et héroïnes. On a envie de dire: "Si l'Etat veut rendre hommage à la figure de l'enseignant idéal, qu'il arrête de maltraiter l'institution, pour commencer.

Ce serait déjà bien." - E.Tran Nguyen: Dans une autre tribune, Joëlle Alazard plaide pour la sacralisation de l'école de la République. - C'est pas un fait divers.

C'est un attentat contre l'école, un pilier de la République. Panthéoniser S.Paty serait une manière de dire que l'école est pour la République et dire que nous tenons à la liberté d'expression et à la laïcité.

Ce serait un signal fort pour les enseignants, pour l'école, mais aussi pour toute la population et pour les enfants qui comprendraient que ce qui se joue en classe doit être défendu aussi par la République. - E.Tran Nguyen: Nos téléspectateurs ont réagi.

Pas vraiment de tendance, il y a autant de pour que de contre. A.Teyssier, vous qui êtes historien, c'est une mauvaise idée? - A.Teyssier: Je ne peux être que favorable à sa panthéonisation, sauf si c'est pour l'enterrer une 2e fois.

C'est un sujet d'une actualité extrême. Un professeur décapité dans les rues en France, ce n'est pas rien. Il faut pas que ce soit une façon de tourner la page ensuite.

C'est souvent le problème des panthéonisations. Je suis très frappé que Clemenceau arrive en tête, en tout cas. - P.Cohen: On a une cérémonie très importante à venir, la panthéonisation de M.Bloch. - G.Létang: Qui disait que l'histoire est une science en mouvement.

Quel plus beau mouvement que le cinéma? - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 2.

Restez avec nous pour la Story de L.Amar. - Si Dieu existe, qu'aimeriez-vous qu'il vous dise le jour de votre mort? - E.Morin: Tiens, j'existe. - Sur votre épitaphe, qu'aimeriez-vous que l'on inscrive? - E.Morin: "J'ai joué, j'ai aimé, j'ai souffert, j'ai joué." - L.Amar: C'est l'histoire d'un philosophe, penseur, résistant, visionnaire.

E.Morin est décédé à 104 ans. Un hommage lui a été rendu aux Invalides.

E.Macron a prononcé l'éloge funèbre. - E.Macron: E.Morin, au fil de ses 104 ans de pensée et de combats, avait opéré tant de renaissances, guidant les dogmes, les étiquettes, les partis et les appartenances.

Cher Edgar, vous avez retrouvé l'éternité. Vous êtes heureux, alors nous sommes heureux. - L.Amar: Résolument engagé à gauche et même au PC avant de rompre avec le stalinisme et d'en être exclu, E.Morin n'aura jamais été l'homme d'un seul camp. - F.Hollande: Il était toujours en recherche d'idées nouvelles et de compréhension de ce qui se produisait. - Y.Braun-Pivet: Un homme engagé qui avait une voix et qui s'en servait. - D.de Villepin: C'est une source d'inspiration par sa capacité à ne jamais séparer l'engagement humain de la question politique. - L.Amar: En plus de "La Marseillaise", "Le Chant des partisans" a retenti pendant la cérémonie.

La Résistance a été Le 1er combat mené par E.Morin, agent de liaison, lieutenant des Forces françaises combattantes. Il échappera plusieurs fois aux Allemands et à la mort, comme en 1943. - E.Morin: J'ai eu une chance particulière.

Je ne sais quelle miraculeuse intuition a fait que, quand j'ai monté le 1er étage pour aller au 2e? Où il y avait mon ami, où une souricière de la Gestapo avait déjà pris une amie venue voir mon ami Jean...

J'ai eu un sentiment de fatigue, de langueur, alors que j'avais quand même 33 ans...

J'ai réfléchi. J'ai redescendu l'escalier. Ce n'est que plusieurs heures après que j'apprends qu'il a été arrêté. - L.Amar: Profondément marqué par l'expérience de la guerre, E.Morin dédie ensuite sa vie à la recherche et aux idées.

Lui qui lisait des livres en cachette à l'adolescence, il intègre le CNRS et se passionne pour l'ethnologie, la biologie, la psychologie...

Croiser les disciplines, voilà ce qui inspirera l'oeuvre de sa vie, en plusieurs tomes, où il développe la théorie de la pensée complexe: relier les savoirs pour comprendre le monde dans sa complexité. Il s'intéresse très tôt à l'écologie. On est en 1973, un an avant qu'un écolo se présente pour la 1re fois à la présidentielle. - E.Morin: Il ne faut ni isoler les problèmes écologiques ni aussitôt les réduire.

Le vrai problème, c'est que nous avons un problème global qui est posé. La technologie, qui est un remède partiel, effectivement, des pollutions, est aussi elle-même un aspect de ce courant fondamental qui a créé cette croissance exponentielle. - L.Amar: Ecologiste, mais aussi humaniste, pacifiste, engagé pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

Toute sa vie, il a consacré du temps et du travail en à la question israélo-palestinienne. En février 2024, à 102 ans, il exprimait encore son indignation. - E.Morin: Je suis à la fois ahuri et indigné par le fait que ceux qui représentent les descendants d'un peuple qui a été persécuté pendant des siècles, les décideurs de l'Etat d'Israël, puissent coloniser tout un peuple, le chasser en partie de sa terre, mais, en plus, après le massacre du 7-Octobre, ils se sont livrés à un véritable carnage massif.

Je pense que nous vivons une tragédie horrible. - L.Amar: Ces derniers mois, E.Morin limitait ses apparitions publiques.

Il est décédé à Paris aux côtés de sa dernière épouse. 104 ans d'existence qu'il aura résumée en ces mots dans un de ces livres. - A.-E.Lemoine: Merci.

C'est une question qui se pose: le principal suspect pour l'enlèvement et la séquestration de Lyhanna, 11 ans, est-il passé entre les mailles du filet d'une justice trop lente ou pas assez armée? J.Barella, 41 ans, était visé par une plainte pour viol sur une enfant de 10 ans il y a 9 mois sans avoir été entendu malgré l'insistance de la famille auprès des enquêteurs. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, J.Dallest, procureur général, créateur du pôle cold cases de Nanterre.

Une enquête administrative a été lancée pour identifier d'éventuels dysfonctionnements dans le traitement de cette plainte déposée il y a 9 mois. Le mis en cause n'a pas été entendu. Est-ce qu'il y a eu un dysfonctionnement? - J.Dallest: Je ne crois pas qu'on puisse parler d'un dysfonctionnement.

Ce sera aux inspections de déterminer s'il y a eu des défaillances. Il y a simplement sans doute eu un traitement un peu trop long de la plainte déposée en août 2025. - A.-E.Lemoine: Elle a été déposée à Toulouse pour des faits qui ont eu lieu dans le Gers.

Il a fallu attendre que la plainte soit déportée du parquet de Toulouse au parquet d'Auch. Ca n'est qu'en janvier que les gendarmes ont été saisis de l'enquête. Comment expliquer ce délai? - J.Dallest: Ce sera au procureur de s'expliquer.

La procureure d'Auch a commencé à le faire. C'est toujours compliqué, ces affaires de dénonciation de faits d'agressions sexuelles. On a une accusation, mais on ne va pas interpeller bille en tête le mis en cause.

Il faut entendre la victime, faire des examens...

Je crois que c'est ce qui a été fait. Ca prend forcément un peu de temps. Les services d'enquête ont d'autres dossiers, même chose pour le parquet. - A.-E.Lemoine: L'audition de témoins et les réquisitions téléphoniques prennent du temps. - J.Dallest: C'est pas un fait flagrant, où les choses sont plus simples.

Il faut analyser tout ça. C'est l'appréciation de ces faits qui va déterminer si le parquet poursuit ou pas. Je crois qu'il y a eu des précédents, des classements sans suite pour d'autres victimes.

Là, on sait a posteriori qu'on a affaire à un individu dangereux. - A.-E.Lemoine: La mère de Rosa témoigne de l'agacement des gendarmes auprès desquels elle avait déposé plainte.

Cette menace de main courante pour harcèlement si elle continue à appeler...

Si c'est avéré, c'est une erreur humaine. - J.Dallest: C'est toujours un problème, l'accueil des familles des victimes.

On n'est plus à l'époque où on traitait avec distance ces dossiers. Il y a une vraie prise en compte. Tout de suite, il aurait fallu que les gendarmes prennent attache téléphoniquement avec le parquet de Toulouse pour qu'il y ait un suivi du dossier, qu'on n'envoie pas ça par voie postale.

Quand on dessaisit un procureur, il y a une déperdition d'énergie, des choses qui disparaissent. Après, ça peut être un dossier parmi d'autres, alors qu'il faut un traitement prioritaire de tout ce qui est atteinte aux personnes, et notamment abus sexuels sur mineur. - A.-E.Lemoine: Il y a eu cette plainte pour viol en août dernier.

Le nom de J.Barella apparaît dans d'autres affaires. - Il a été retrouvé trace d'un renseignement judiciaire établi par la gendarmerie en décembre 2017.

La gendarmerie a été saisie par la mère d'une jeune fille de 17 ans venant de découvrir que sa fille entretenait une relation depuis quelques mois avec un homme majeur. La jeune fille évoquait alors une relation consentie. Une procédure le mettant en cause a été reçue au parquet d'Auch en janvier 2024.

Elle avait été ouverte à la suite d'une plainte déposée au commissariat de Béthune en 2022 pour des faits de viol sur mineure de 15 ans commis courant 2020 à Montestruc-sur-Gers, au domicile du mis en cause. - A.-E.Lemoine: La procureure a confirmé qu'une nouvelle plainte pour viol avait été déposée aujourd'hui.

On peut s'étonner qu'un tel profil n'ait pas suscité une alerte plus sérieuse. Il y a une trace de tous ces faits. - J.Dallest: On le sait un peu après-coup, malheureusement.

En général, les procureurs reçoivent trop souvent des signalements ou des dénonciations d'individus dangereux, des voleurs, des agresseurs, des trafiquants...

Il faut cerner. C'est la priorité sur les faits qui concernent des mineurs. C'est pas toujours fait dans les parquets.

Il y a une masse d'affaires. On a tendance à les laisser parmi d'autres dossiers. - A.-E.Lemoine: Quand Toulouse enregistre la toute dernière plainte, celle d'août 2025, le parquet n'a pas connaissance des précédents judiciaires du mis en cause? - J.Dallest: Pas forcément.

Ils ont un bulletin du casier judiciaire sur lequel ne figurent que des condamnations...

L'intéressé n'a jamais été condamné. Il a fait l'objet de plaintes, mais sans condamnation au casier judiciaire. Son casier judiciaire était certainement vierge.

Sur les comportements de ces individus...

On l'a vu avec l'affaire du périscolaire à Paris. C'est après-coup qu'on apprend qu'il y a eu passage à l'acte. La détection des prédateurs sexuels n'est pas si simple.

Ca peut être à bas bruit, au départ. Là, c'est un père de famille à peu près bien, mais qui a un intérêt assez marqué pour les jeunes filles. - A.-E.Lemoine: On a retrouvé des discussions entre lui et des jeunes filles mineures sur son téléphone, beaucoup de photos envoyées par ces mineures.

Ca en dit long sur son profil de prédateur. - J.Dallest: Prédateur, pédocriminel, avec des proies faciles.

Il semble d'ailleurs normal. Il inspire la confiance. Il est lui-même père.

C'est le problème. Je pense qu'on n'a pas détecté sa dangerosité. On se retrouve maintenant dans une situation où on recherche cette petite Lyhanna.

On met le rétroviseur...

Il faudra qu'on explique ce qu'il s'est passé, notamment quand la procureure a saisi les services d'enquête en janvier. Elle a confié un certain nombre de missions aux enquêteurs. Entre janvier et fin mai, il y a un peu de temps.

Alors, on boucle pas un dossier de cette nature en 15 jours. Les services d'enquête ont d'autres dossiers avec d'autres urgences. C'est là qu'il faut apprécier, pratiquement au jour le jour, l'évolution de l'enquête.

La dangerosité avérée, on ne la connaît qu'après coup. - A.-E.Lemoine: J.Barella est mis en examen pour enlèvement et séquestration.

Il se mure dans le silence. C'est très fréquent dans des affaires d'une telle gravité. Il a donné une 1re version immédiatement contestée par les images de vidéosurveillance.

On voit bien la jeune collégienne monter dans sa voiture à la sortie du collège. - J.Dallest: Oui.

C'est tout le problème. J'ai connu une affaire qui concerne la petite Maëlys, qui a été enlevée par N.Lelandais, qui avait dit qu'elle était montée dans sa voiture.

Il avait nié les faits. Il a fallu qu'on trouve une trace de sang pour qu'il admette sa responsabilité. On a retrouvé les restes de la petite 6 mois après.

Je ne sais pas quelle va être la position de l'intéressé. Est-ce qu'il y a un danger de suicide? Il faut être prudent avec ça.

Quelqu'un qui n'a jamais connu la prison, est-ce qu'il va évoluer...

Est-ce que l'enquête va permettre de retrouver la petite? Malheureusement, on est 6 jours après les faits. On peut avoir de grosses inquiétudes.

C'est peut-être ça qui va faire bouger l'intéressé. Il va peut-être parler, avoir un choc, mais sans certitude. Après, on se mure dans le silence.

Ce système de défense peut durer. - E.Tran Nguyen: Un mot sur une autre affaire criminelle qui fascine et qui ressurgit régulièrement, l'affaire X.Dupont de Ligonnès.

Sur M6, un homme s'est présenté comme prêtre et a affirmé avoir recueilli sa confession en 2022 dans l'Aube. Mais l'évêque de Carcassonne dément. - J'ai d'abord cru à une plaisanterie, tellement cette affaire était absurde.

Jamais personne depuis 4 ans que je suis évêque ne m'a parlé ni de X.Dupont de Ligonnès ni d'un éventuel passage dans l'Aude. A Plavilla, vous avez une vraie communauté religieuse.

Il n'y a jamais eu de père Marc. X.Dupont de Ligonnès n'y est jamais passé.

On met en cause une communauté religieuse. On me met en cause. - E.Tran Nguyen: M6 reconnaît s'être peut-être fait rouler dans la farine.

Depuis 15 ans, il y a des dizaines de signalements, des fausses pistes, des fantasmes...

Comment enquêter? Ce genre de médiatisation, ça peut empêcher l'enquête? - J.Dallest: C'est une affaire qui dure depuis 15 ans.

Il y a eu des livres, des émissions, des documentaires, beaucoup de témoignages un peu partout...

C'est un peu les aléas du direct, avec quelqu'un qui se présente comme un prêtre. A 22h30, c'est difficile de vérifier s'il est effectivement religieux. En pleine journée, on aurait pu appeler l'évêché pour en savoir un peu plus.

C'est un imposteur, manifestement. Reste à savoir si c'est pas l'IA qui l'a fait parler. Ca mériterait d'être vérifié.

On ne sait pas. A vérifier au niveau du timbre de voix. Il a abusé tout le monde, provisoirement. - A.-E.Lemoine: Il n'aurait peut-être pas dû passer à l'antenne en direct. - J.Dallest: C'est un peu le propre de l'émission. - A.-E.Lemoine: C'est des appels à témoins. - J.Dallest: On a pu résoudre un certain nombre d'appels grâce à un appel public à témoins, avec des charlatans, des gens qui se trompent et des témoignages utiles.

On a pu résoudre certaines affaires. Le pôle de Nanterre fait d'ailleurs des appels publics aux témoins. Il y a ce risque.

Je pense qu'on verra d'autres individus qui se présenteront comme proches de Dupont de Ligonnès. On croira encore l'avoir vu. Moi, je pense qu'il s'est suicidé depuis longtemps. - A.-E.Lemoine: Merci, J.Dallest.

Je rappelle vos 2 ouvrages: "Sur les chemins du crime" et "Cold cases, un magistrat enquête". - J.Dallest: Merci à vous. - A.-E.Lemoine: Le 5/5 de L.Sénéchal...

On commence par ces violentes manifestations anti-police au Royaume-Uni. - L.Sénéchal: La colère des manifestants est nourrie par la diffusion de ces images.

En décembre, Henry Nowak, étudiant blanc, est poignardé par un jeune Sikh à Southampton. Quand la police arrive, l'agresseur se dit victime d'une agression raciste. La police le croit.

Dans une terrible inversion des rôles, elle arrête l'étudiant alors qu'il agonise. - L.Sénéchal: Henry Nowak est mort pendant l'arrestation.

Le jeune Sikh a été condamné à la prison à perpétuité avec une peine de sûreté de 21 ans. Les 3 policiers impliqués sont toujours en poste. La diffusion des images de son interpellation provoque une gigantesque vague d'indignation.

Les manifestations tournent parfois à l'émeute. 11 policiers ont été blessés. L'extrême droite britannique alimente la colère des manifestants.

L'activiste nationaliste T.Robinson parle des policiers comme d'assassins d'Etat. Les mots d'Henry Nowak sont devenus un slogan pour les manifestants.

Ce "j'étouffe" en rappelle un autre. Ce sont aussi les derniers mots de G.Floyd, homme noir étouffé pendant son arrestation par la police en 2020 à Minneapolis.

Il y avait eu des manifestations et un débat aux Etats-Unis sur les méthodes et les biais supposés de la police. Henry Nowak est érigé à son tour en martyr par le leader d'extrême droite N.Farage.

Il serait le martyr d'un supposé racisme anti-Blancs. - L.Sénéchal: Le meurtre d'Henry Nowak est le combat que Farage attendait.

K.Starmer accuse N.Farage de jeter de l'huile sur le feu.

Il appelle au calme. Il reconnaît que les images de l'arrestation sont insoutenables. - L.Sénéchal: L'affaire dépasse les frontières du Royaume-Uni.

Les leaders d'extrême droite du monde entier la récupèrent. E.Musk se dit prêt à financer une action en justice contre les policiers.

L'affaire est aussi récupérée en France. E.Zemmour parle d'un "bourreau protégé par la religion de l'antifascisme".

M.Maréchal fait le parallèle avec la tragédie de Crépol. - A.-E.Lemoine: L'Ukraine frappe le coeur de la Russie. - L.Sénéchal: Explosion à Saint-Pétersbourg, à plus de 1000 km des frontières ukrainiennes.

Démonstration de force impressionnante. Un soldat tente en vain d'abattre le drone. - L.Sénéchal: Les drones vont toucher leur cible devant des Russes médusés.

L'image est désastreuse pour V.Poutine. Saint-Pétersbourg, avec ce panache de fumée noire, accueille un forum économique.

On va voir les fumées en arrière-plan au moment de l'arrivée des participants au forum. L'Ukraine a dévoilé une vidéo de l'attaque d'un navire de guerre dans le port de Saint-Pétersbourg. La veille, la Russie a envoyé plus de 600 drones sur l'Ukraine. "Nous avons répondu en conséquence", déclare Zelensky.

En mai, la Russie a reculé en Ukraine pour le 2e mois consécutif. - A.-E.Lemoine: Le Moyen-Orient à nouveau au bord de la guerre. - L.Sénéchal: Des frappes iraniennes sur l'aéroport international du Koweït, en grande partie détruit. - L.Sénéchal: Le Koweït fait état de 13 missiles et 17 drones tirés par l'Iran.

Ces frappes ont fait 63 blessés et un mort, un ressortissant indien. Ces frappes ont sidéré les automobilistes au Koweït. Ca a provoqué la panique et ce tête-à-queue.

Les Etats-Unis ont frappé une île iranienne du détroit d'Ormuz. Les Etats-Unis proposent toujours de négocier au régime iranien. D.Trump se dit prêt à rencontrer le nouvel ayatollah. - L.Sénéchal: Dans la même interview, Trump confirme avoir insulté le Premier ministre israélien B.Nétanyahou, tout en affirmant entretenir de très bonnes relations avec lui. - A.-E.Lemoine: Retour en France avec un impressionnant carambolage. - L.Sénéchal: Dans le sud de la France. 22 véhicules impliqués.

Le camion fonce sur la file de véhicules arrêtés. Il y a eu 37 blessés, mais il n'y a pas eu de décès dans cet accident à Antibes. - Mon Dieu!

Mon Dieu...

Tout le monde est sorti des voitures? - Il pourra pas sortir. - Il faut pas toucher la voiture! - 1, 2, 3... - L.Sénéchal: Le chauffeur a été placé en garde à vue.

Il est négatif à l'alcool et aux stupéfiants. Le scénario le plus probable, c'est le non-respect des distances de sécurité et la perte de contrôle du véhicule. Il a accéléré au lieu de freiner. - A.-E.Lemoine: A New York, on se prépare aux finales NBA. - L.Sénéchal: Ca commence cette nuit.

New York retrouve les finales du championnat de basket pour la 1re fois en 27 ans. Le métro est aux couleurs de l'équipe locale, les Knicks. Le maire a signé un décret pour autoriser les enfants à se coucher tard. - L.Sénéchal: Toute la ville s'y met.

On vend des bagels et des donuts aux couleurs pas très appétissantes de cette équipe. Les fans sont très consciencieux, surtout celui-ci. - L.Sénéchal: Attention à ne pas vendre la peau de l'ours.

En face, les Spurs de Wembanyama. Il est surnommé "l'alien". Il est interdit de séjour sur les arrêts de bus de New York.

Vous allez me dire qu'il ne prend pas le bus...

Il est filmé dans la rue en train d'essayer de traverser la route. - A.-E.Lemoine: Mais il a le droit de traverser! - L.Sénéchal: Wemby participe à ses tout premiers playoffs.

Il est monstrueux. Il a droit à ce spectacle de drones au-dessus de la plus haute tour de San Antonio, sa ville. Il est inarrêtable.

On lui donne la balle et comme il est grand, il surplombe tout le monde, il marque.

Disparition de Lyhanna : le profil très inquiétant du suspect - C à Vous l’Intégrale - 03/06/2026 — Charles de Gaulle · Pourquijevote