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InterviewSarah Knafo· 8 juillet 2025 11 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & international

Sarah Knafo chez Christine Kelly : Faisons tomber Ursula von der Leyen !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Racontez-nous puisque vous avez dit qu'elle pourrait tomber ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous confirmez les trois raisons de la motion de censure ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Qui a signé cette motion de censure et qu'en pensent les autres Français du Parlement européen ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    C'est un geste d'opposition ou un acte de responsabilité ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous y croyez vraiment ou bien est-ce que c'est un leurre ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça peut changer concrètement si vous arrivez à la faire tomber ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Sarah KnafoChiffre
    « Nous ne sommes que trois Français à avoir signé cette motion de censure. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Direction Strasbourg avec Sarah Knafo en ligne. Sarah Knafo, on est heureux de vous avoir ce soir puisque cette semaine est une semaine décisive. Je le disais en titre pour Ursula Van Derleyen.

Une motion de censure a été déposée. Elle elle elle sera voté jeudi et ça pourrait être une journée, une semaine décisive pour le mandat de sur la Varleen. Question racontez-nous puisque vous avez dit qu'elle pourrait tomber, c'est-à-dire Merci beaucoup chère Christine Kelly.

Je suis vraiment ravie d'être avec vous ce soir et vous l'avez dit pour une semaine qui peut être historique si euh les députés qui sont à mes côtés à Strasbourg au Parlement européen en ont le courage. En fait au Parlement européen comme à l'Assemblée nationale, vous avez des députés qui peuvent déposer une motion de censure. À l'Assemblée, c'est pour faire tomber le gouvernement.

Ici, c'est pour faire tomber le gouvernement européen qui est donc dirigé par madame Ursula Vleyen. Pour réussir cette procédure, il faut avoir 72 députés européens qui déposent une motion de censure. On l'a eu de justesse puisqu'on a été seulement 77 députés européens à déposer cette motion de censure.

On peut déjà dire que c'est historique parce que ça fait plus de 10 ans qu'on avait pas réussi à être 72 pour faire pour faire déposer une motion de censure. Une fois qu'elle est déposée, elle est soumise au vote. Donc le vote ce sera après-demain, après-demain matin.

Et encore une fois, si les autres députés européens ont le courage de la voter, alors Ursula Van Derlien peut tomber. On peut la changer à la tête de la Commission européenne et donc on peut changer la politique qui est mise en œuvre. Et comme vous le savez, c'est majeur parce qu'aujourd'hui en France, 80 % de nos lois viennent de transposition européenne.

Donc ça peut changer concrètement nos vies, améliorer concrètement nos quotidiens. Alors, j'ai beaucoup de questions à vous poser Sarah Knafo pour bien comprendre. Alors euh il y a trois raisons hein qui font qu'on que cette motion de censure a été posée.

La non divulgation de SMS privé au PDG du fabricant de vaccin Pfizer. Deuxièmement, le contournement du Parlement euh européen pour l'approbation du programme réarmer l'Europe. Ce n'est pas rien quand même.

Et 3è point, une accusation d'ingérence en Allemagne et en Roumanie. Alors premièrement, est-ce que vous confirmez tout cela ? Et deuxièmement, qui a signé cette pour cette motion de censure et qu'on fait les autres Français du Parlement européen ?

Alors, je confirme absolument ce que vous venez de dire Christine. Je commence par la fin. Donc d'abord, malheureusement, nous ne sommes que trois Français à avoir signé cette motion de censure.

Ce qui est quand même frappant quand vous vous souvenez que lors de la campagne des européennes, presque tous les partis politiques ont fait campagne contre Ursula Van Derleyen, à part peut-être le parti d'Emmanuel Macron et la campagne de Valérie Haer. Sinon, tous les partis de l'extrême gauche à la droite ont tous dit qu'ils allaient s'opposer à Ursula Vleyen. Moi, je me souviens des 1,3 million de Français qui m'ont permis aujourd'hui d'être député européenne.

Et c'est à eux que je pense quand je signe la motion de censure et quand je voterai pour censurer Ursula Vanderleyen, je dis, je sais pas si les autres se souviennent de leurs promesses de campagne, mais en tout cas, je suis sûr que si les politiciens respectaient les promesses qu'ils font en campagne, la confiance dans la politique serait un peu plus forte qu'elle ne l'est aujourd'hui. Donc pour vous donner un exemple, je vous ai dit qu'il fallait être 72 députés pour que la motion de censure puisse être adoptée. Juste avec mon groupe, le groupe Europe des nations souveraines dont je suis vice-présidente, on peut dire que c'est grâce à nous si on a réussi à passer le seuil parce qu'on est presque 100 % du groupe à avoir signé cette motion de censure, soit 26 personnes.

Alors que si vous prenez par exemple le groupe des Patriotes qui est le groupe donc du RN et de Victor Orban, vous n'avez que 7 % des députés qui ont signé cette motion de censure. Si vous prenez et vous avez que deux Français à l'intérieur. est bien mobilisé aussi.

On a vu Fabrice et Jerry aussi qui est très mobilisé et vous n'avez pourtant que deux personnes du RN qui ont signé cette motion de censure alors qu'ils ont 30 députés européens ici. Si vous prenez le groupe ECR qui est donc le groupe de Mélonie, zéro français au sein du groupe ECR ont signé cette motion de censure. Zéro français à gauche alors que Manon Aubri fait semblant toute la journée d'être une opposante à Ursula Van Derleyen.

Une seule personne au sein du PPE et zéro français à l'intérieur là encore. Alors qu'on entend beaucoup, monsieur Bruno Retaille ou d'autres chez LR s'inscrire en faux avec ce que fait l'Union européenne depuis Bruxelles et depuis Strasbourg. Donc assez décevant de voir ça mais néanmoins, je pense qu'ils peuvent se rattraper jeudi.

Donc tout n'est pas perdu. On peut garder espoir et on peut se dire qu'au moins peut-être qu'ils la voteront, qu'ils se rattraperont pour voter contre elle. Vous avez raison Christine, quand vous avez pointé les différents sujets qui ont qui ont euh donné euh l'impulsion de cette motion de censure.

Vous avez évidemment ce déficit démocratique qu'on observe au quotidien à la tête de la Commission européenne. Vous avez cet organe non élu qui a négocié un contrat à au moment du Covid de 14 milliards d'euros et sur lesquels la présidente de la commission refuse de donner des preuves. Ça c'est un premier élément.

Transpence mais elle ni les accusations. Exactement. Sans transparence.

Donc elle nie les accusations mais elle ne prouve pas que les accusations sont fausses. Là encore, le simple fait d'avoir déposé cette motion de censure a permis de l'entendre. Elle a dû se justifier lundi euh en dépassant son temps pour se se justifier.

Mais donc ça a permis au moins de la confronter. Et là vous avez tous les autres scandales. Nous en tant que français on les connaît bien parce qu'on sait à quel point la Commission européenne nuit à nos intérêts.

Et si vous voulez, on peut on pourra développer ça. Non mais elle dit par exemple que vous réécrivez l'histoire. Je me voilà, je me fais quand même l'avocat du diable.

Elle parle de fausses accusations. Elle dit que ce sont des extrémistes qui veulent réécrire l'histoire. Alors, c'est un geste d'opposition ou bien un acte de responsabilité que vous prenez là ?

Moi, je propose que ce soit plutôt un acte de responsabilité. C'est-à-dire que si aujourd'hui si au Parlement européen, on décide de voter la motion de censure et je vous dis les autres députés ont encore la capacité de se rattraper, ils ont pas signé la motion de censure, ils peuvent quand même la voter. Donc s'il la votent, si on est majoritaire, ça veut dire qu'on peut imposer une autre majorité à la tête de la Commission européenne.

Je vais très vite mais juste pour vous dire ce que n'aurait jamais dû cesser d'être la Commission. Vous avez dans l'Union européenne trois institutions. Vous avez le Conseil donc qui réunit les États-membres, des gens qui ont été élus démocratiquement alors qu'on les aime ou qu'on les aime pas.

Ils sont à la tête de leur état respectif. Ensuite, vous avez le Parlement européen, là où nous sommes actuellement qui a lu aussi sa légitimité puisque les gens ont voté. Moi, j'ai 1,3 million de Français qui m'ont permis d'être ici aujourd'hui.

Tous les autres ont été élus également. Et puis à côté, vous avez la Commission européenne. Initialement cette Commission européenne, elle était pensée pour être une sorte de secrétariat des États comme une sorte d'administration qui devait juste mettre en œuvre les décisions qui auraient été euh prises par les chefs des Étatsmembres.

Et puis soudain, vous avez cette commission qui a totalement le prix le pouvoir. C'est comme si dans une entreprise, vous aviez le secrétariat, donc l'administration qui prenait le pouvoir sur le conseil d'administration. C'est comme si le secrétariat se mettait à négocier tout seul des contrats.

Exactement ce que fait Ursula Vleyen quand elle négocie seule le mercure contre nos agriculteurs et en cats minimini. Comme si le secrétariat se permettait de déclarer la guerre, d'engager des dépenses invraisemblables, de dépenser elle-même à la place du conseil d'administration. Exactement ce que fait Ursula Vorerleyen.

Je vous donne un seul chiffre. uniquement les dépenses administratives de la commission, c'est près de 7,5 milliards d'euros chaque année. 7 milliards et demi d'euros, c'est plus que le chiffre d'affaires de d'assaut aviation.

Imaginez, ça n'a rien à voir. Vous avez d'un côté euh une une entreprise qui produit des avions, du matériel industriel et de l'autre vous avez une administration qui passe sa vie à pondre des formulaires, à nous pourrir la vie. Le mot est fort mais il faut le dire.

À nous pourrir la vie. Trois autres questions. Pardon.

Oui, j'ai beaucoup parce que vous vous faites rêver certaines personnes qui veulent faire tomber sur la dernière yenne. Vous inquiétez d'autres assurément mais il faut quand même 351 personnes qui votent au Parlement pour y arriver. Est-ce que vous y croyez vraiment ou bien est-ce que c'est un leur ?

Autre question. Il semblerait aussi que le député romain roumain qui a déposé justement cette motion de censure voudrait un peu régler ses compte avec George Simon qui a candidaté pour la présidence en Roumanie et qui s'est fait retoquer. Alors, vous voulez dire il voudrait le défendre parce que oui, en effet, il y a eu des ingérances.

Donc comme vous le disiez tout à l'heure, Ursula Van Derleyen est aussi accusé d'être à la tête d'ingérence donc qui voudrait modifier le résultat des urnes à chaque fois que le résultat lui déplaît. Vous vous souvenez peut-être des propos de Thierry Breton qui disait "Ce qu'on a fait en Roumanie, on pourrait le refaire en Allemagne". Sous-entendu, on a fait invalider la candidature d'un candidat à la présidentielle en Roumanie parce que sa candidature nous déplaisait.

Donc on a parlé d'ingérence étrangère, on a dit qu'il y avait des manipulations sur les réseaux sociaux et cetera. Il a été déclaré inéligible ce candidat là et Thierry Breton nous disait ce qu'on a fait sous-entendu, ce qu'on a fait à la commission, on pourrait le refaire en Allemagne si la FD, donc le parti avec lequel je suis au sein du groupe Europe des nations souveraines, si la FD arrivé au pouvoir, on pourrait refaire annuler l'élection. Donc tout ça, ça fait porter de très très lourds soupçons sur la commission.

Et ça pour le coup, ce sont leurs propos. C'est pas ces personnes qui va les inventer, ce sont leurs propos. Oui, vous avez raison, il faut beaucoup de députés pour voter cette motion.

Bien sûr. Et c'est pour ça que je vous disais, si les politiques respecteaient les promesses qu'ils faisaient en campagne, alors vous pourrez être sûr qu'on obtiendrait cette majorité. Pourquoi ?

Parce que tous les partis politiques et on peut on peut les faire enfin on va pas on va pas tous les lister mais souvenez-vous en France à quel point tout le monde était opposé à Ursula Van Derleen. Je pense que ce nom-là c'est le nom le plus impopulaire de tout le continent européen. Tout le monde a fait campagne contre elle.

Der question. Dernière question rapidement Sarah Knafo. Qu'est-ce que ça peut changer ? concrètement concrètement pour terminer si vous arrivez à la faire tomber.

Alors si on l'a fait tomber et notamment si on l'a fait tomber grâce au voix de toute la droite donc je vous ai dit grâce aux voix du Rassemblement national du parti de Georgia Méloni grâce aux voix du PPE avec monsieur François Xavier Bellani qui lui aussi s'était opposé à Ursula Vanderleyen. Si on arrive à tous se mettre ensemble alors demain on peut avoir une majorité de droite qui dirigera la Commission européenne. Et dans ce cas-là qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire enfin défendre le nucléaire et arrêter avec cette folie d'investir toujours plus dans les énergies dites renouvelables. Ça veut dire que demain on peut arrêter d'embêter les agriculteurs et ne pas signer le traité du mercure. Ça veut dire défendre notre industrie et je pourrais continuer très longtemps mais j'ai l'impression Christine Kelly que vous devez rendre l'antenne.

Merci beaucoup à vous. Absolument. On pourrait en parler pendant des heures parce que j'ai beaucoup de questions.

Rendez-vous jeudi midi pour ce vote. Merci infiniment d'avoir été en direct avec nous depuis Strasbourg. Sar Knafo pour ses précisions et cette motion de censure euh qui plane sur la tête d'urciula Vleyen.