Les grandes bifurcations écologiques du 21e siècle | Fête de l'Huma 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 77 %Attaque 18 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:57inconnuFait
« il peut être très utile de nous libérer des capacités d'investissement en gelant une part de la dette détenue en ce moment à la BCE. »
- 19:22inconnuFait
« Depuis 2018, on sait que cette situation s'approche et que le dérèglement climatique va être totalement irréversible. »
- 20:49inconnuFait
« même quand la Commission européenne, même quand une directive européenne, celle de 2020 sur l'eau leur dit qu'il faut avoir fait avant le 1er janvier 2025 des diagnostics sur l'état de l'accès à l'eau, pas seulement pour les populations les plus vulnérables et les plus fragiles. »
- 22:18inconnuFait
« ils ne croient même pas dans leur propre directive et dans leur propre texte. »
- 23:44inconnuPromesse
« Nous rétablirons l'harmonie avec le vivant pour qu'on ait l'eau sous la main par des politiques publiques qui souvent seront de laisser faire la nature gratuitement ce qu'elle sait faire très naturellement. »
- 24:27inconnuFait
« On sait que c'est 1000 milliards de dépenses, on sait que ça va prendre un certain temps, mais il faut bien à un moment donné se décider à commencer plutôt qu'à seulement prévoir le carnet de commande des vendeurs de climatiseurs à la dernière minute. »
- 45:01inconnuFait
« il faut arriver à défaire ce nœud pour refaire de l'État un outil de l'intérêt général. »
- 1:04:54Fait
« les limites des futures écoorégion devront évoluer pour tenir compte des évolutions climatiques »
- 1:05:39Fait
« il est inimaginable que les intérêts du vivant et l'harmonie avec la nature soit organisé et délibéré par les seuls représentants des partis politiques »
- 1:08:12Fait
« c'est vous qui allez siéger dans les écorégions »
- 1:10:59Fait
« le seul sujet n'est pas de quel côté je vais me retrouver, est-ce que je vais devoir changer de région ou pas, mais de porter d'utiliser le sujet des écorégions pour porter la question sur de quoi vous dépendez au quotidien »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
C'est bon.
Bonjour à toutes et tous. Bienvenue. Je suis très heureuse d'être avec vous aujourd'hui à cette belle fête de Luma et dans ce magnifique stand que qui reste rempli constamment et qui va être de plus en plus rempli, je me doute, à mesure qu'on approche de 16h. Et je suis aussi particulièrement heureuse de vous accueillir en tant que député de l'Ene, ce beau département qui compte désormais quatre députés insoumis depuis l'élection législative de 2024.
On se retrouve dans un moment politique, vous le savez, qui est d'une très grande gravité, qui est déterminant puisque dans quelques mois, nous dessinerons une nouvelle trajectoire pour pour notre pays. Et on se retrouve pour une table ronde qui est immensément importante parce qu'elle concerne un sujet qui structure et irrigue l'ensemble de notre vision du monde et l'ensemble de notre programme. Et pour parler de ce sujet des grandes bifurcations écologiques, je pourrais difficilement être mieux accompagné puisque j'ai avec moi Valérie Massoin Delmot, paléocclimatologue et coprésidente,
coprésidente aussi du groupe de travail du GC entre 2015 et 2023. Dominique Bourg que je vous demande d'accueillir chaudement. philosophe, professeur honoraire à l'université de Lausanne, auteur de leçons des limites planétaires et bientôt apparaître. Donc on se je me permets de faire un peu de pub d'un livre qui s'appellera réinventons le progrès. Et dernièrement, on a Gabriel Lamar avec nous, député la Franceoumise du Rô et on mène ensemble avec Gabriel le travail d'élaboration de nos nos propositions programmatiques sur les écorégions dont il sera peut-être question dans cette table ronde. Donc
c'est sujet de des grandes bifurcations écologiques et centrales puisque contrairement à d'autres ici à la France insoumise, on considère que l'écologie n'est pas un à côté, n'est pas un sujet secondaire ou optionnel qu'on pourrait traiter une fois que la dette est résorbée, une fois que les dividendes des actionnaires sont payées. Il s'agit du sujet de ce siècle. Il irrigue la manière dont on doit repenser l'économie, les questions sociales, les questions technologiques. Il a une incidence sur la matérialité de nos vies au quotidien à toutes et tous. Et donc le sujet de l'écologie change tout et ça nous donne la responsabilité de tout changer pour justement faire face au
dérèglement climatique et le limiter le plus possible. Ce qui compte aujourd'hui donc ce n'est pas la mesure et l'accroissement du PIB mais bien l'atteinte des objectifs d'une planification écologique que nous mettrons en place en 2027. Ce que ce qui est important aujourd'hui, ce n'est pas non plus le remboursement dans le sang et les larmes de l'intégralité de la dette, mais c'est bien de prendre en compte la dette écologique. Et pour cela, n'en déplaise à madame Lagarde, il peut être très utile de nous libérer des capacités d'investissement en gelant une part de la dette détenue en ce moment à la BCE. Ce qui compte aujourd'hui, c'est moins la satisfaction des grands patrons et de leurs actionnaires, mais de réellement
arriver à organiser cette bifurcation écologique, mettre l'État au service de cette de cette grande transformation là. Tout cela ça s'organise et le temps presse. Vous le savez, vous avez vu l'été que on vient de passer et qu'on passe encore finalement puisque cet épisode n'est pas du tout clos. Et il faut dire aussi à quel point les gouvernements macronistes successifs se sont illustrés non seulement dans l'inaction mais dans la régression écologique. Pour être pour suivre ces travaux à l'Assemblée nationale, on a eu en quelques mois la loi du plomb réintroduite dans la loi d'idurgence agricole avec la réintroduction de plusieurs pesticides. On a eu le piétinement de la représentation nationale pour imposer le projet de la
69. Euh il y a le projet de méga canal scè nord qui va arriver aussi sur laquelle on mène une lutte et dont on va porter le la suppression notamment dans le cadre de notre niche. On n' pas plus tard qu'hier la suppression de 500 millions de crédits dont une grande partie sur les les sur les couples écologiques. Et donc tout ça mi bout à bout crée une situation où il devient urgent de reprendre la main sur ce qui nous permet d'organiser la vie collective. et ça va se passer en 2027 avec la campagne qu'on mène. Euh en préalable, j'aimerais vous prévenir que pour des raisons logistique euh et pour la préparation du discours de Jean-Luc Mélenchon, on va devoir terminer un peu plus tôt, c'est-à-dire qu'on va terminer
à 15h15. Ce qui signifie que j'essaierai et on essaiera au maximum de libérer du temps pour prendre quelques questions du public, mais on s'excuse par avance si jamais on narrive pas à prendre de questions du public parce qu'on va vraiment devoir s'arrêter un petit quart d'heure avant. Voilà, donc vous nous excuserez par avance pour cette petite ce petit décalage organisationnel. Donc on va demander maintenant à à nos invités dans un premier temps bien sûr on sort d'un été qui a été le la scène de d'une accélération des catastrophes climatiques et dans le même temps qui a révélé l'impréparation l'irresponsabilité de ceux qui aujourd'hui sont aux manettes de manière
très claire. Donc bien que cet épisode ne soit pas clos d'une part parce que les événements écologiques en fait même si la canicule se va se clore à un les épisodes caniculaires vont se clore à un moment les incidences sur le vivant elles courent sur le long terme. Donc cet incident n'est pas cet événement n'est pas clos mais quelle forme de bilan on peut en tirer ? quelle perspective tiré après cette cet été de toutes les catastrophes qui malheureusement n'est pas du tout exceptionnelle, qui n'était pas imprévisible mais qui va être la nouvelle forme de normalité comme le disait une géographe Magali Regzazit, c'est probablement l'été le plus frais qu'on connaisse avant un très très long moment voire jamais. Donc voilà, à
partir de ça, je vais commencer peut-être passer la parole à mon voisin Dominique. Je vous laisse prendre le micro. Merci à vous pour votre accueil.
Je je suis je ne suis pas pour ma part climatologue à la différence de de Valérie, mais je dois dire que après cet été, c'est vraiment le coup de massu he je vous rappelle très rapidement les grands chiffres 53 jours largement au-delà des moyennes saisonnières des 30 dernières années en fait de la chaleur de fin mai jusqu'à maintenant d'ailleurs jusqu'aujourd'hui 43 % des cours d'eau qui connaissent des assqu Évidemment, c'est une catastrophe pour la biodiversité, l'état des forêts et cetera et et tout. Et j'ai de temps en temps regardé les médias pendant cette période. On nous parlait d'une canicule exceptionnelle. C'est complètement débile. On est évidemment dans une trajectoire.
Ça n'avait rien de surprenant même si on était un petit peu haut par rapport par rapport au possible. Et donc on est dans une espèce de déni, une sorte de déni radical de ce qui se passe et j'essaierai de développer ça un petit peu tout à l'heure. Moi, j'ai vraiment l'impression, si vous voulez, de revivre à l'envers une ancienne page d'histoire. Je sais pas si vous vous souvenez dans les années 30 en Russie, il y avait la fameuse affaire Lisenko. Lisenko, c'était le l'agronome préféré de de Staline. Et il pensait que avec la volonté, alors via l'environnement mais avec la volonté, ben à la limite en tirant dessus, on pouvait faire pousser les plantes plus vite. Et la génétique là était taxé de sciences bourgeoises. Quand j'ai écouté le débat des candidats
à la présidentielle devant le MDEF, j'avais vraiment l'impression d'avoir en face de moi une brochette de lenko. Ils étaient tous sur la même ligne. L'environnement, ça n'existe pas ou si ça existe, c'est à la marge. C'est-à-dire que leur réalisme à eux, ce qu'ils appellent leur réalisme économique, il a pour condition l'irréalisme écologique. En d'autres termes, si on les suit, c'est assez simple, on va tous crever. Et si vous allez lire certains néoraactionnaire américain, vous verrez que je n'exagère, j'exagère à peine. Vous allez trouver ça parfois entre les lignes et parfois tout à fait
explicitement. Donc pour moi vraiment si vous voulez et j'y reviendrai sur les aspects constitutionnels et autres, on a vraiment changé de monde et on a au manettes des gens qui n'ont plus rien à voir avec même les gens du des mêmes parties il y a 20 ou 30 ans. On est sur une espèce d'esprit totalement obtu où le le mantra, ce que tout le monde suit, c'est n la réalité, préservons nos intérêts, douons-nous faire crever les masses. ça n'a pas d'importance. Alors ça ça me laisse absolument pas froid et j'espère que enfin de façon beaucoup plus générale, on se ressaisra dans quelques mois parce que c'est crever ou
ne pas crever, c'est le dilemme qui est devant nous.
Alors, je vais également partager mon regard par rapport à cet été catastrophique. Moi, c'est un regard de climatologue. Euh dès l'épisode show de mai, pendant le temps scolaire, hein, vous l'avez bien vu, avec les prévisions météorologiques de juin, j'ai vu arriver le danger. En fait, j'ai vu arriver le danger d'événement cascade. Vague de chaleur, asséchement des sols, arrêt de la production agricole, conséquence pour les ressources en eau, les forêts, mer qui accumule de la chaleur, conséquence pour les écosystèmes et puis le quituor en fait en passant par les conditions propices aux incendies, c'est aussi ce qui va favoriser des plus extrêmes avec notamment des mers chaudes et des mouvements violents de l'atmosphère. Et
donc ça quand on est climatologue, on l'a en tête et on peut anticiper finalement ce que ce qui pourra se réaliser. Et comme il y a quelques années, j'avais entendu qui aurait pu prédire, je me suis dit assez vite, je vais rappeler depuis combien de temps les climatologues avaient mis sur la table le lien étroit entre réchauffement climatique dû aux émissions de gaz à effet de serre et intensification ne serait-ce que des événements chauds. Ça fait un quart de siècle que c'est solidement établi dans les rapports du GC, transmis aux représentants de tous les pays et que ce constat n'a fait que s'affiner au cours du temps. et j'ai lancé une étude avec mes collègues de l'Institut Pierre Simon Laplace qui est le regroupement des labos en sciences du climat et de l'environnement en
Île-de-France où on a publié un éclairage avec 60 contributions scientif de scientifiques publié début juillet permettant de donner à comprendre le sens qu'on apporte à un événement historiquement exceptionnel mais attendu comme on avait eu dès le mois de juin. Donc ce type d'événement en climat préindustriel implosible, probabilité d'occurrence sur 12 jours très chauds et vous en avez souffert multiplié par 200 sur le pic de chaleur et la sécheresse sur 6 mois multiplié par 1000 dans un climat qui se réchauffe. Dans la plage de nos simulations, on avait la possibilité d'avoir de tels événements dans le
climat actuel voire plus fort. Et ce type d'événement va s'intensifier et un été comme l'été 2026, dans quelques décennies, dans un monde de degrés plus chaud ou davantage, c'est l'été moyen. Et il faut bien le retenir. On aura de la variabilité d'une année à l'autre. Tous les étés ne seront pas pire. On aura aussi des étés frais, humides. Mais dans quelques à l'échelle finalement du moment où vous qui êtes là, vous aurez mon âge, ce sera les conditions de l'été moyen. Qu'est-ce que ça demande ? Ça demande en fait d'être capable d'anticiper exactement ce que tu as dit Dominique, d'être capable de se dire je tire les leçons. Qu'est-ce qui nous a amené à être particulièrement exposé, vulnérable ? Nos infrastructures, notre
aménagement du territoire, la façon dont on produit l'alimentation, les écosystèmes. Ça a été pensé, construit pendant des décennies pour un climat qui n'existe plus. Euh en plus, on a fait quelques erreurs spécifiques françaises d'aménagement qui nous rendent particulièrement exposé. Et enfin euh par les choix socio-économiques, ça met aussi en lumière des vulnérabilités, des inégalités, des injustices. En fait, hein, on n'est pas égau face à la chaleur, on n'est pas égau dans les conditions de travail, on n'est pas égau dans notre état de santé, notre âge. On n'est pas égau par rapport au lieu dans lesquels on habite. On travaille la manière dont on se déplace. Donc bien sûr, si on est lucide, on analyse finalement qu'est-ce qui a conduit à cet
impasse. On analyse quelles sont les vulnérabilités. On met ça en priorité pour éclairer l'action à mener par la suite. Qu'est-ce que j'ai entendu cet été sur le débat, on va dire médiatique ? Euh j'ai entendu finalement une approche centrée sur la gestion de crise. Ah, on est surpris, on bricole. La crise est passée, ouf, on passe à autre chose. Généralement, les bouc émissaires multiples et variés. Euh donc ça c'est de détournement d'attention et un débat qui a été euh détourné vers une approche populiste et une approche polarisante pour ou contre la climatisation. Euh une partie des enjeux qui sont les départs de feu, les criminels, la stupidité, les pyromanes, au détriment de la réflexion sur changer
la manière d'anticiper le feu. Et au final, finalement, c'est tout un narratif de crise, d'urgence mais de bricolage au détriment d'une approche que j' j'appelle une approche de prévention, c'est-à-dire réduire les émissions de gaz à effet de serre dont on a peu parlé cet été, sauf pour essayer de se dédouiner de notre responsabilité en disant qu'on est un pouem des émissions. Bah comme tout le monde dans le monde, hein, on est tous un pouem des émissions de gaz à effet de serre. On a tous une responsabilité partagée et ça c'est important pour éviter des risques intolérables par la suite et ça demande de coopérer. Et ensuite par rapport au risques inévitable bah c'est engager une adaptation transformatrice par anticipation avec des enjeux à tous les échelons individuels au niveau des
collectivités, au niveau du cadre réglementaire des entreprises et aussi au niveau bien sûr de l'État qui a un rôle de régulateur. Et peut-être le point important sur lequel je veux terminer, c'est qu'on rentre dans une zone de danger. Vous l'avez vu, quand on a des vagues de chaleur qui sont dopées, plus fréquentees, plus intense, bah elles atteignent d'abord 35°gr puis 38°gr et puis de manière généralisée 40°. Et là, on a un danger pour la santé. Euh de la même manière hein, quand on a une situation de tension sur l'eau, ben on gère certains essai d'accaparer l'eau et quand on a plus d'eau, pénurie d'approvisionnement en eau, là c'est la contrainte pour tout le monde en fait hein. Et et c'est pour ça qu'on rentre dans une zone de danger pour nous, pour nos sociétés, les revenus,
l'activité économique, mais aussi pour les écosystème dont on dépend de multiples manières et qui ont pris de plein fouet et vous l'avez certainement vu avec tristesse hein, les conséquences de cet été. Et comprendre en fait l'ampleur de ce danger, ça demande une lucidité qui n'est pas présente dans le débat public où on détourne la tension et on construit d'autres urgences pour détourner l'attention des transformations profondes à construire.
Bon, on va tous le dire, c'est pas comme si on nous avait pas prévenu euh que depuis 2012 avec Jean-Luc Mélenchon, nous efforçons de faire entrer dans le débat public qu'il faut cesser d'artificialiser, de viser une croissance pour la croissance, quel que soit les besoins réels et les conséquences pour le vivant. Et c'est l'idée même des 2012 de règles vertes que nous avons voulu et que nous poursuivons encore dans le débat public faire avancer comme étant la boussole de on ne prend pas plus à la nature qu'elle ne peut reconstituer. Depuis 2018,
on sait que cette situation s'approche et que le dérèglement climatique va être totalement irréversible. Et je veux pas considérer que ceux qui nous gouvernent sont dans l'improvisation. Ça sont des éléments de langage et une manière de se défiler du fait que ils ont choisi siamment de considérer que en serrant les fesses, on passera au travers pour les moins ambitieux d'entre eux et que de toute façon la solution viendra du marché et finalement en en permettant d'autres formes de croissance qui viendrait atténuer comme ils disent la situation auxquelle nous sommes confrontés. Ces gens nous amènent tout droit dans le mur en claxonnant. C'est une évidence et j'en veux pour preuve que même quand la Commission européenne, même quand une directive européenne, celle de 2020 sur l'eau leur dit qu'il faut avoir fait avant le 1er janvier 2025 des diagnostics sur l'état de l'accès à l'eau, pas seulement pour les populations les plus vulnérables et les plus fragiles. Bien sûr que c'est tel point de départ parce
que en France nous avons plus de 400000 personnes qui n'ont pas accès quotidiennement à une eau sécurisée. Bien sûr que par ailleurs, indépendamment de cette directive, nous avons en plus près de 900000 personnes qui n'ont pas de sanitaire de qualité. Ils savent tout ça. Ils transposent cela dans en catimini dans des ordonnances. Ils engagent les collectivités locales françaises en disant il y a qu'à faucon, vous êtes tenu d'atteindre les objectifs pour le 1er janvier 2025. On vous accompagnera financièrement, disent-il dans l'article 16 et à l'arrivée rien. Pas de portage politique par le gouvernement, pas de ministère chef de fil, pas d'instruction aux préfets
départementaux et des collectivités qui à l'occasion d'un rapport parlementaire apprennent qu'elles avaient une obligation à postériori après la date du 1er janvier. Ne parlons pas de ce qui devait se mettre en œuvre dès le 1er janvier 2026, c'est-à-dire les plans d'action pour faire face non seulement à la précarité dans l'accès à l'eau. Nous nous défendons le droit à l'eau, inconditionnel bien sûr, mais déjà il y avait ça à faire pour les libéraux qu'on ont pris l'engagement vis-à-vis de Bruxelles. est pire, il faut planifier, y compris la disparition des sources, la dégradation de la qualité de l'eau qui rentre directement dans les obligations
de cette directive. Et bien, ils ne croient même pas dans leur propre directive et dans leur propre texte. Et nous voyons là que nous leur reposons comme nous avons maintenant la coutume de dire avec nous c'est carré le fait que nous avons un plan d'action avec des investissements dans chaque village et dans chaque commune pour garantir l'accès à l'eau. seulement la constitutionnalisation du droit à l'eau, mais encore faire en sorte queon rétablisse l'évaporation, la végétalisation dans les bourgs et dans les villes pour refroidir, permettre l'infiltration de l'eau, recharger les nappes naturellement et faire en sorte que les températures
moyennes baissent dans les bourgs et dans les quartiers populaires au travers de politiques qui accompagnent le cycle de l'eau, les averses les brouillards. rêve qui fasse en sorte qu'on retrouve dans les biotopes des niveaux d'humidité et des niveaux de constitution de stock d'eau qui vont être indispensable à concrètement le jour où nous mettrons en place des politiques d'accès à l'eau et ferons en sorte que le droit à l'eau soit respecté dans notre beau pays, et bien on est la quantité sans à faire appel à des solutions techniques technicistes ou à des solutions de stockage artificiel comme aujourd'hui il tendent à le faire. pour l'agriculture chimique et et
conventionnelle. Nous nous rétablirons l'harmonie avec le vivant pour qu'on ait l'eau sous la main par des politiques publiques qui souvent seront de laisser faire la nature gratuitement ce qu'elle sait faire très naturellement. Je veux vous prendre un autre exemple sur lequel ils sont totalement à la ramasse dans ce contexte de dérèglement climatique et de réchauffement. Nous avons dès 2023 avec un certain nombre de députés insoumis avec l'accord de la Fédération nationale du bâtiment qui voit bien qu'on peut s'inscrire dans la durée et que avoir une vision à long terme et une planification écologique, ça a du sens pour tout le monde, y
compris pour leur carnet de commande. et ben nous savons planifier année par année investir et faire investir dans des filières pour en finir avec les 25 millions de bâtiments passoir thermiques de notre pays. On sait que c'est 1000 milliards de dépenses, on sait que ça va prendre un certain temps, mais il faut bien à un moment donné se décider à commencer plutôt qu'à seulement prévoir le carnet de commande des vendeurs de climatiseurs à la dernière minute. et donc que cela ça passe par un dispositif public, des financements, une planification et ça sera un sujet au cœur de la planification écologique de ce que révèlent déjà nos auditions à
l'Assemblée nationale quand on élabore ce type de texte qui va quand même générer 1 million d'emplois. Et c'est bien pour ça que nous saurons aussi le porter dans le cadre de cette bataille politique des présidentiel, c'est que à aucun moment nous détachons l'enjeu écologique, l'enjeu d'habitabilité dans nos bassins de vie de la question aussi de l'emploi puisqu'on nous renvoie souvent à l'argument de l'emploi pour nous affronter sur le terrain de ce que nous disons quand nous disons qu'il y a des domaines dans lesquels il faut décroître quand il y en a d'autres pour s'organiser et vivre avec le dérèglement climatique. Et ben oui, il va falloir là croître en effet par une activité
indispensable pour améliorer la condition d'habitabilité dans chaque bassin de vie. Je devrais dire même dans chaque bassin versant au bassin côtier pour ce qui est du littoral.
Donc nous avons décrit ces grandes bascules climatiques et ce qu'elle signifie pour nous. Et comme nous sommes des matérialistes, nous considérons que les événements climatiques, écologiques sont aussi et simultanément des événements sociaux, des événements politiques puisque tout ce qui va avoir une incidence sur nos conditions de vie matérielle concrète va immédiatement se transformer en phénomène de nature politique et donc avoir une incidence sur sur le champ politique à proprement en parler. Mais nous croyons peu à ce récit de l'éveil des consciences qui ferait que chaque individu individuellement prendrait conscience et se mettrait à acheter bio et achèterait une voiture électrique et que c'est comme ça qu'on va s'en tirer puisque tout simplement les collectifs humains
sont pris et enrés dans les structures du capitalisme et que ces structures sont contraignantes, sont aliénantes et que du coup chaque individu n'est pas libre de ses choix aujourd'hui. D'où l'importance de s'organiser collectivement pour dessiner des solutions collectives et l'analyse que nous faisons de la situation politique et que et la campagne que nous démarrons et qui suscite un engouement qu'on avait jamais connu historiquement et le et le récepe en fait de cette conscience populaire que les choses doivent et peuvent changer et tout ce qu'on espère c'est être à la hauteur de cet immense espoir qui se réveille. Mais notre analyse politique, c'est également que ce qui pouvait correspondre au centre droit, voilà, de l'échiqué
politique, la droite avec des guillemets républicaines, tout cela est liquidé et tout cela bascule sur les thèmes dans les idées de l'extrême droite et que c'est comme on se le dit très souvent, ce sera à la fin eux ou nous. Et bien sûr donc cette bataille pour la bifurcation écologique, elle ne peut se dissocier de de cette considération de la bataille envers l'extrême droite. Et donc j'aimerais vous interroger sur la manière dont vous percevez cette articulation entre aujourd'hui la manière dont se place le sujet écologique et l'influence de cette installation de de l'extrême droite notamment par le biais de relais extrêmement puissante dans des médias
complètement bolorisés. Voilà. Merci. Je je vais le faire de façon indirecte. D'un côté, je rappelle les fêtes, le le rythme de réchauffement par décade est passé pour la première décennie de ce siècle d'un de comment de 0°gr en dessous de 2/10è, c'est 1/10 8 cè et la 2è décad 3/10 5 c et c'est pas aujourd'hui, je parle de la deuxème décad de de de de 10 à à 2000 à 2019. Et donc on a là une accélération de du phénomène. De l'autre, on a des études et pour vous montrer que quand je vous parlais tout à l'heure de crever, c'était évidemment pas simplement un slogan, je pense à une étude qui est très célèbre qui a été publiée à la fin de janvier 2025 qui a été produite par l'université Excetter et un institut actuel. Les actuaires, par définition sont pas des fantaisistes. Leur boulot c'est de calculer de calculer les risques. 2°grut, c'est 25 % du PIB en moins et 2 milliards de morts. 3°gr élevé c'est 4 milliards de morts et 50 % du PIB en moins. Et qu'est-ce qu'on a entendu ? 53 jours, je vous le disais tout à l'heure, plus chaud que les 30 dernières
moyennes. Réponse le voile. 43 % des cours d'eau qui sont soit malingres soit sec. Réponse le voile. Premier mégafeu en France réponse le voile. Moi j'ai envie de leur dire bande de connards. Il y en a marre. On ne veut pas crever. On veut des gens au pouvoir qui soient des responsables, qui tiennent compte de nos connaissances, de nos expériences, de nos inquiétudes, de nos angoisses, de nos besoins et pas des crétins qui nous font baver devant un monde d'abruti. Ça, il y en a marre.
Et et effectivement, maintenant, il faut prendre les choses au sérieux. On a besoin de propositions concrètes. Dans la 3è question, moi j'aimerais beaucoup revenir sur certaines des propositions de la France insoumise et on a aussi besoin que tout un chacun s'y mette. On va le voir, ce qu'il faut faire, c'est carrément un infléchissement de civilisation. On ne le fait pas simplement qu'avec des politiques, on le fait avec les gens, on le fait avec tout le monde, on le fait avec de la volonté, on le fait avec de la connaissance et on le fait en articulant connaissance, volonté et générosité. Et ça c'est fondamental et ça c'est l'antile amis. C'est l'anticonnerie
hein pour vous montrer jusqu'où ils sont capables d'aller dans la connerie. Je crois que c'est la meilleure que j'ai entendu depuis des années. Et là je viens faire référence à un expert absolument inénarrable. C'est Louis Sarkozy. Vous pouvez l'applaudir. Alors, je crois que je n'avais jamais entendu une telle chose. Voilà ce que ce monsieur dit. Il faut que la nature s'adapte aux êtres humains et pour empêcher les incendies, nous devons abattre tous les arbres. Et bien quand vous allez de la droite classique désormais à l'extrême droite, vous avez désormais un ramassi de lenko, de gens
qui ne veulent pas regarder la réalité. Et ça, quand vous les entendez, quand ils vous mentent, n'oubliez jamais de vous rappeler ça la réalité. Vous vous l'expérimentez tous les Français et vous l'avez vu, tous les Européens, tous les Maghrébains, tous les Américains l'ont expérimenté dans l'hémisphère nord et comme vous le savez, on va aussi l'expérimenter dans les l'hémisphère sud à partir de la fin de cette année avec Ligot. Croyons d'un côté nos connaissances, nos valeurs et nos sens et basta des discours d'abruti.
Alors là, il faut que j'enchaîne après lui. Alors, historiquement, qu'est-ce que c'est la fête de l'huma ? La fête de l'huma, c'est la joie, c'est la solidarité dans les années 30, c'est lutter contre le fatalisme et ça prend tout son sens aujourd'hui. Alors, par rapport à cette question de l'extrême droite, moi j'ai un regard de scientifique. La scientifique que je suis qui regarde par exemple le bilan des 10 ans de l'accord de Paris sur le climat. Qu'est-ce que je vois ? Je vois des choses qui ont avancé lentement, pas à hauteur des enjeux qui se sont structurés, qui ont avancé des évolution technologique qui par exemple font que dans le monde 43 % de l'électricité,
elle est décarbonée et elle permet de se substituer à un recours croissant aux énergies fossiles. C'est pas encore suffisant. Des politiques publiques qui ont le voit peuvent permettre de freiner ou d'accélérer la déforestation. L'exemple du Brésil, puisqu'on parle d'extrême droite, est très frappant. On sait qu'on peut accélérer ou qu'on peut freiner. Ce sont des choix de politique publique que l'on peut suivre. Au-delà des choses qui ont avancé, bien sûr, le réchauffement se poursuit toujours à un rythme rapide. On va être dans un monde 1 degré et demi de manière imminente. Euh ensuite, on n'est pas encore sur une trajectoire pour parvenir à limiter le réchauffement largement sous 2 degrés. On rentre dans une zone dangereuse où les impacts s'aggravent, où les pertes et les dommages qui
touchent les territoires, les personnes les plus fragiles augmente avec davantage de besoins pour les solidarités, l'aide au développement, la reconstruction postcatastrophe, davantage de besoins partout pour l'adaptation bien sûr, mais toujours l'impératif de décarboner parce que c'est ça qui permettra d'éviter des risques intolérables. Et bien, qu'est-ce que l'on voit chaque fois que dans un cadre d'élection on a l'extrême droite des dérives illibérales autocratiqu au pouvoir, des attaques conjointes sur la science, la liberté académique, la protection de l'environnement, le droit de l'environnement, les agences réglementaires. Où est-ce
qu'on le voit ? On le voit en Hongrie, on le voit en Argentine avec un scientifici de la destruction de la protection de l'eau. On le voit alors de manière criante aux États-Unis, mais vraiment criante. Les États-Unis qui sortent de l'accord de Paris, de la convention climat, qui censurent les scientifiques, qui coupent la place des faits scientifiques et ça s'inscrit dans une feuille de route multiple. la feuille de route des lobby des acteurs économiques qui ont toujours joué sur nier les enjeux environnementaux, euh créer des diversions multiples et variées et retarder le cadre réglementaire et qui peuvent financer des campagnes politiques. Ensuite, d'un point de vue des mouvements politiques,
c'est populisme, le rejet des élites dont le rejet de la connaissance scientifique, le rejet de l'accès à l'éducation, à la formation, parce que des citoyens moins formés sont des citoyens moins critiques et on le voit dans l'accès à l'enseignement supérieur en Argentine ou aux États-Unis. polarisation, donc toujours clivé, chercher toujours un bouc émissaire, le masculinisme, le rejet de tout ce qui s'appuie sur la compréhension des inégalités qu'on va catégorier de W dans une espèce de macartisme où on cherche des ennemis de l'intérieur pour éliminer ces voix. Et puis la post vérité, c'est-à-dire des politiques publiques pour des intérêts particuliers, souvent en fait de la
corruption, de l'enrichissement personnel d'ailleurs complètement qui rejette une évaluation factuelle et indépendante. Et donc c'est pour cela que par exemple la place des faits scientifiques, elle est rejetée parce que c'est ce qui permet de donner un cadre factuel. Donc ça c'est un ensemble d'analyses qui me conduisent à avoir une extrême inquiétude par rapport au contexte actuel. Oui, il faut bien le voir he les mouvements d'extrême droite partout dans le monde rejettent les leviers de la transition, rejettent par exemple la production de renouvelable, euh ignore complètement les interdépendances avec les écosystèmes et la biodiversité sauf à valoriser une forme de localisme extrêmement étroit en fait hein qui est le rejet de l'autre
quelque part. C'est également donc chaque fois qu'on a eu des parties d'extrême droite au pouvoir, c'est affaiblir le cadre de démocratie participative, la qualité de la vie démocratique et alors là il y a des travaux scientifiques publiés en sciences politiques, en sciences sociales qui le montrent. Meilleure est la vie démocratique, meilleure est la qualité de l'action environnementale, plus de parité, plus de participation de la société civile et de la jeunesse. Une presse indépendante et parmi les menaces majeures et on l'a dit au départ, c'est vraiment une bataille aussi pour l'accès à l'information. Et cette bataille pour l'accès à l'information, elle est
biaisée complètement quand vous avez des personnes richisses qui choisissent de mettre leur influence et leurs moyens dans des lignes éditoriales antisciences, anti-environnement et autres sur des médias privés ou qui maîtrisent les algorithmes des réseaux sociaux, voire l'apprentissage de l'IA générative qui risque de complètement rendre invisible la place aussi des faits scientifiques. C'est pour cela qu'on est sur des enjeux croisés. On parle de climat mais il y a climat, inégalité, justice, santé, vie démocratique qui sont intimement lié et qui font face à une menace par une obstruction brutale organisée qui veut accéder au pouvoir et dont on sait ce qu'elle fait lorsqu'elle arrive au
pouvoir.
Bon, moi je viens du bloc communal, je suis assez pragmatique et je crois dans le fait que nous sommes tous collectivement et la dynamique à 8 mois d'une élection présidentielle me rend optimiste en capacité de faire de l'éducation populaire. D'abord pour rappeler que l'extrême droite quand elle prétend se préoccuper des classes populaires ne se prétend pas finalement réellement l'allié de la réalité des conditions d'existence des classes populaires. Il y a qu'à avoir ses votes à l'Assemblée nationale quand il s'agit d'augmenter les salaires pour pouvoir se payer du bon manger et
du bio. Il y a qu'à voir leur position de climatceptique quand au lieu de comprendre que par la nature et en vivant en harmonie avec elle, on en arrive aux déclarations que nous avons qu'on vient de se rappeler qui consiste à penser que il y a un salut pour le vivant humain sans le reste du vivant. Bref, ces gens sont euh totalement irresponsables, mais nous avons un travail à faire qui est de faire comprendre que dans chaque bassin de vie et bah 3 jours sans eau et nous sommes tous morts. Et donc c'est un des éléments sur lesquels il faut absolument s'arquebouter et s'organiser pour faire comprendre que c'est indispensable à la
vie. Et vous l'avez vu quand il s'oppose aux a des feux, il leur vient pas à l'idée euh d'avoir une réponse pour les classes populaires qui ont été éloigné des métropoles qui n'ont pas le choix que d'avoir une bagnole pour aller au boulot et il ne se pose jamais la question d'augmenter l'offre de transport, de diminuer le temps aliant entre le domicile et le lieu de travail, entre le lieu de travail et le lieu de la scolarité des enfants, entre les services publics et les lieux d'épanouissement et le retour au domicile. Nous avons nous une stratégie par rapport à ça, c'est de sortir les classes populaires de ce temps aliant qui principalement frappe les femmes dans une culture encore patriarcale
dominante en diminuant le temps de déplacement entre les quatre fonctions que je viens de citer. les 30 minutes tout de suite entre ces quatre fonctions puis aller vers le quart d'heure de déplacement pour accéder à tout ce qui est indispensable pour mieux vivre. Et je veux aussi évoquer le fait que nous allons aussi redistribuer au travers de droits inconditionnels. Et je pense là non seulement à la gratuité des transports et pas seulement à la massification des transport, mais il n'y aura pas de bonne gratuité sans
massification des transports en commun pour faire abandonner la deuxè la 3è la deuxè voiture dans chaque foyer mais aussi la gratuité de ce qui est indispensable à la vie. Je l'évoquais déjà tout à l'heure à propos des radicalités concrètes communales dans l'accès à l'eau, les bornes fontaine, euh la la gratuité des premiers mètres cubes en matière d'énergie ou en matière d'accès à l'eau potable. Je veux enfin vous dire que nous allons devoir nous déployer pour faire prendre conscience que tout
le monde a un intérêt à éradiquer la maltraitance, éradiquer les maladies systémiques, les épidémies de cancer. Et c'est peut-être la troisème question qui va nous amener à pouvoir parler de ces sujets. Et véritablement, nos politiques sont de nature à rentrer dans la cuisine et la salle de bain, dans le quotidien de la des discussions de chacune et chacun. Et je pense que nous pouvons faire reculer le chacun pour soi euh la volonté de s'en sortir contre les autres, notamment quand ils ont pas la même couleur de peau, le même parler euh euh que soi. Et voilà
pourquoi je veux qu'on on aborde cette situation non pas en en subissant ce résignant face au fatalisme mais en pensant que nous sommes désormais outillés que dans la profondeur du pays il y a les ressorts parce que ce pays n'est ni fataliste ni raciste.
Maintenant que ces constats là sont posés, je vais vous proposer qu'on entre dans une discussion plus concrète sur maintenant comment on fait pour avancer, comment se projette et notamment pour nous en tant que parti politique qu'en tant que mouvement politique, ça se pose sous la forme de du programme et vous le savez à la France insoumise, on prend cet enjeu de la bifurcation écologique très au sérieux. Il surdétermine l'ensemble des mesures du programme et on y travaille très sérieusement par sa réactualisation avec l'ensemble des auditions qui ont été menées pour sa réactualisation avec l'ensemble des livrets qui sont au travail sur le sujet également. Et donc
cette vision qu'on a qu'on porte de la bifurcation écologique, c'est pas juste une question à côté quelques mesures qu'on liste à la fin du programme, c'est vraiment en son cœur, c'est sa matrice, c'est la matrice de comment on envisage aussi la transformation de l'État puisqu'on a aujourd'hui un état qui en réalité accompagne et dans une relation de enfin et dans un nœud avec le néolibéralisme et le et le capitalisme de notre temps Et il faut arriver à défaire ce nœud pour refaire de l'État un outil de l'intérêt général. Et d'ailleurs à ce sujet, je vous invite à lire le nouveau livre de l'Institut la la Boessie qui porte sur ces sujets, l'État et la révolution citoyenne. Et bien sûr avec cette transformation de
l'État, c'est le sujet de comment on utilise l'État comme outil pour mettre en place la planification écologique qui est la condition nécessaire pour appliquer cette fameuse règle verte dont on a parlé queon dans la constitution de la 6e République. Pendant cette campagne, il y a quelque chose dont vous allez beaucoup entendre parler, c'est la la mise en place qu'on projette pour notre arrivée au pouvoir des écoorégions, les écorégions. et Gabriel pourra s'étendre plus plus longue longuement dessus. Mais le principe est clair, c'est de dire qu'aujourd'hui les régions qu'on a actuellement ont été construites pour jouer sur le marché européen dans des
visées d'attractivité de compétitivité économique en mettant en concurrence les territoires et les gens entre eux. La logique qu'on veut, c'est une logique inverse, c'est construire ses écorégions sur les limites de bassin versant de rivière sur des contours écologique pour que ce soit les sujets écologiques, la réparation des sols, la gestion la gestion durable de l'eau, la qualité de l'air, juste nos santé nos santé en mettant en place un pôle de santé publique environnementale et qui prennent enfin au sérieux le sujet de la prévention. Donc c'est l'ensemble de ces politiques publiques-là et bien d'autres encore. Donc, j'aimerais qu'on utilise ce dernier temps pour mettre au débat voilà ce qu'on porte programmatiquement, ce qui est encore en cours de travail,
ce qui va faire l'objet de tout notre déploiement pendant la campagne parce que comme ça a été très bien dit, une campagne c'est jamais juste en surface quelques personnes qui font le tour du pays, qui font des meetings, c'est votre action quotidienne et ça continuera d'être votre action quotidienne une fois qu'on aura gagné et qu'il faudra rester mobilisé partout dans la société, dans les lieux de travail, dans les associations pour toucher changer. Enfin, donc j'aimerais bien que nos intervenants puissent se positionner, voilà, et nous expliquer un peu ce que comment ils perçoivent les proposition programmatique qu'on peut porter à la France insoumise et à votre sens voilà plus globalement c'est quoi les mesures structurantes qu'il faut mettre en place d'urgence pour un gouvernement un
pouvoir un pouvoir écologiste qui arriverait au gouvernement en 2027 ? Alors, je je vais aborder de manière frontale certaines propositions, notamment celles des écoorégions, mais juste avant vous dire dans quel cadre je les apprécie et je les comprends. En général, quand on devient vieux, on devient réac. Alors, dans mon cas, c'est rigoureusement l'inverse parce que revenir réac, c'est s'accrocher à son passé. Or, mon passé, c'est le monde dans lequel on entre. Alors vraiment les amis, j'ai pas du tout envie de m'y accrocher. Je remercie mes enfants, ils m'aident beaucoup à
m'empêcher de m'y accroché. Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'à plus de 70 piges, je suis devenu radical. J'ai besoin de radicalité. Je vous l'ai expliquer avec déjà cette mesure des écorégions, mais juste avant de parler des écorégions, bah et les filles, ça fait des années et très patiemment qu'ils construisent un programme très sérieux en matière d'environnement. Moi, j'ai travaillé là-dessus 30 ans. J'ai au début fait la fine bouche et maintenant je me la boucle parce que ils sont vraiment très bon. Mais je vais vous expliquer
pourquoi j'apprécie énormément cette histoire d'écorégion. parce que c'est une mesure qui fait comprendre la bascule de fond qu'on doit réaliser. Si vous voulez, la modernité avec l'avènement de la science moderne qui a rendu possible d'ailleurs le capitalisme et bien c'était l'idée que finalement les affaires humaines étaient uniquement intra et interhumaine. La nature rien à je veux pas revenir au couillon de tout à l'heure. Et en fait, on a vraiment besoin d'inverse parce que sinon, je vous l'ai dit, c'est maintenant, on peut même le chiffrer, on va crever. Alors, comment fait-on ? Et bien les corégion, ça veut dire que pour organiser le pays, on doit faire
référence, on doit faire attention à la nature qui nous accueille, qui rend la vie possible sur terre et évidemment qui comporte un certain nombre de contraintes qu'on peut exprimer au travers du référentiel qui s'appelle celui des limites planétaires. Donc déjà, c'est par son nom, par ce qu'elle indique, c'est une réforme qui fait vraiment comprendre que l'on doit basculer, que l'on doit changer de référentiel, non pas pour vivre plus mal, mais pour vivre mieux. Et avec les prospectives que je vous ai donné tout à l'heure, vous imaginez bien que si on ne change pas de braquet, on va vraiment vivre très très mal et on va même crever, arrêter de vivre en tout cas au moins pour certains. Donc ça c'est extrêmement important. L'idée de
planification écologique, c'est la même chose. Je ne peux pas organiser la vie économique. Je ne peux pas réparter la richesse et de la façon la moins inégale possible. Ça c'est une contrainte écologique. Si je ne regarde pas dans quel cadre je produis et je déploie la richesse. Notre problème c'est pas de produire plus de richesse les amis, c'est d'en produire moins. Parce que évidemment c'est pas en allant à la messe à la mosquée ou je ne sais où ou à la cellule et les filles que vous pétez la terre. C'est en consommant. C'est par la masse de marchandise que l'on produit. C'est par les services qu'on sollicite trop. C'est par les infrastructures qu'on aménage. Et donc
quand vous parlez de planification écologique, c'est ça que vous avez compris. Et et pour ma part, ce que j'aimerais beaucoup, c'est que l'on change al j'ajoute mon grain de sel, c'est que quand on change l'article 1 de la constitution, alors qui sera plus le même puisque évidemment il s'agit de la de la refonde, si on veut vraiment faire cette bascule, et bien c'est qu'on y inscrive le respect des limites planétaires parce que les limites planétaires ça implique nécessairement une métrique. Et les grands principes les amis, vous savez ce qu'on en fait ? Quand vous avez une métrique, vous pouvez mesurer la responsabilité de tout le monde et ça change tout. Je vais vous donner un exemple. On parle beaucoup de droits de l'environnement. Mais attendez les amis, les droits de
l'environnement, je vais vous donner l'exemple de la forêt par exemple. Pourquoi ils ont été conçus les droits de l'environnement ? pour qu'on puisse indéfiniment exploiter la forêt. La seule générosité du droit de l'environnement, c'est qu'on déboisse pas tout pour qu'on puisse continuer à exploiter. Ça, c'est le droit de l'environnement. Et si vous regardez comment fonctionne le Conseil d'État ou comment fonctionne le Conseil constitutionnel, ce qu'il mett avant tout en avant, c'est la liberté de commercer, la liberté de produire. Non, nous ce qu'on doit mettre en avant c'est le respect de la nature et le respect d'autrui qui vont tout à fait ensemble. Si vous parlez de droits de la nature, c'est pas du tout les droits de l'environnement. Ça n'exclut pas qu'on
puisse évidemment exploiter la forêt et en tirer certaines ressources, mais on va faire attention au cahier des charges qui fait qu'une forêt est une forêt. C'est des essences multiples. Les les essences de la lisière ne sont pas les l'essence du du du cœur de la forêt. C'est une rivière. Si vous prenez par exemple les forêts de l'Alaska, 20 % de leur phosphate vient des saumons bouffés par les ourses et de la merde des ourses qui restitent précisément ce qui va permettre le le le le le phosphate qui va permettre au au aux forêt de pousser. des 20 % de la part en phosphate. Donc une forêt, c'est un écosystème extrêmement complexe. Aujourd'hui, avec sa loi sur ces 1 milliard d'arbres, notre ami Macron pète
des forêts qui restent encore un peu multiessence pour y mettre des forêts à pelet monoessence destiné à des coupes claires tous les x années. Ça c'est le contraire de ce qu'il faut faire. Donc c'est sur chacun des points qu'il faut organiser cette bascule et je compte sur nos amis pour l'organiser de façon fine, intelligente et avec vous.
Alors, je vais démarrer par la fin 2024 et au titre du fait d'avoir fourni une évaluation du meilleur état de les connaissances vis-à-vis du changement climatique et des réponses dans le cadre des rapports du GC, je fais partie d'un petit groupe de scientifiques auditionné par les juges de la Cour internationale de justice qui avait été saisie par l'assemblée générale à l'initiative d'étudiants en droit du Vanitou, un petit état du Pacifique. particulièrement exposé au risques climatiques et qui s'est posé la question des obligations finalement à des devoirs des responsabilités des États par rapport au changement climatiqu et l'avis que la Cour internationale de justice a rendu l'été dernier, il est particulièrement emblématique de ce qui devrait guider nos réflexions.
La Cour internationale de justice a considéré que par rapport au changement climatique, les États ont des devoirs, des obligations. Pourquoi ? des obligations par rapport à la protection des droits humains fondamentaux, droits à l'eau, droits à l'éducation, droits à l'approvisionnement alimentaire, droit à la sécurité des lieux de vie qui sont menacés, mais aussi par rapport à la protection de l'environnement, donc quelque part les droits des écosystèmes de la nature qui relèvent en fait du bien commun pour l'océan par exemple et des responsabilités propres à chaque étoit à chaque état sur son territoire. Ça n'est pas ce qui guide aujourd'hui les politiques publiques, mais on peut parler du droit à la fraîcheur, du droit à l'adaptation comme quelque chose qui
devrait être structurant et la manière de le décliner, on pour cela, on a besoin de propositions. Deuxième volet, dans les travaux qu'on a fait au niveau du Haut Conseil pour le climat, on a bien souligné que l'action pour le climat, elle peut pas être dans un coin de tiroir d'une déclaration, mais elle a besoin d'une planification, d'une coordination pour pas qu'on ait des politiques publiques en silo. Meilleur exemple, c'est politique agricole versus politique environnementale. Un autre exemple, c'est gestion de crise intérieure, adaptation, transition écologique. Ça fonctionne pas bien. Et un troisème exemple, c'est politique touristique versus protection de l'environnement. Et on voit bien que c'est contradictoire. Ce qui est intéressant, c'est ce qui a
pu parfois changer la donne. Je pense par exemple à l'assemblée, la convention citoyenne sur le climat, les 150 vous savez qui avaient été tiré au sort. Et dans cette réflexion là, c'est ça en fait qui avait nourri la loi climat résilience dans laquelle par exemple il y avait le zéro artificialisation net et c'est un aspect par lequel finalement à l'échelle d'un territoire on va être amené à gérer l'aménagement du territoire qui est finalement à l'intersection d'un ensemble d'enjeux lié aux écosystèmes, liés aux activités humaines et liées à l'action par rapport au changement climatique et dont on voit qu'elle est fragilisé menacé de toute parts et donc ça montre l'importance de la participation
citoyenne pour finalement réatterrir et reconstruire une approche qui soit raisonnée et ancrée dans un territoire. Le dernier l'exemple suivant que je veux donner, c'est une intervention au forum de l'agence de l'eau Rô Méditerranée. Alors, il est particulièrement intéressant sur la réflexion sur l'eau puisque le Rône en fait, il intègre ce qui se passe en montagne, le dégel des glaciers, la réduction de l'enneement, les modifications complètes du cycle de l'eau et des risques en montagne. Et puis ensuite ça passe par tous les usages humains. Tout le monde veut utiliser l'eau duurone pour irriguer davantage pour refroidir davantage d'infrastructure
énergétique mais pas uniquement pour les besoins en eau des humains augmentent lorsqu'il fait plus chaud. On veut détourner de l'eau du rône pour d'autres territoires qui sont en limite d'habitabilité parce qu'il y a pas d'eau. Et à la fin, ça arrive dans la Camargue. Euh une zone humide majeure d'intérêt exceptionnel pour les oiseaux migrateurs. Et c'est là où c'est vraiment intéressant le débit du rô à son exutoire. Il a un rôle critique parce qu'il repousse l'eau salée. Et si vous n'avez pas assez de débit dans le rôe, l'eau salée remonte et elle s'alignissent des sol qui deviennent impropre ou des sources d'eau potable. Et donc, on voit que l'eau qui part à la mer n'est pas perdue, mais il a aussi un rôle particulièrement important. Avec la montée du niveau de la mer,
c'est d'autant plus critique. Et ce que m'expliquaient les personnes de l'agence de l'Our Méditerranée, c'est que suite à de nouvelles élections bien sûr municipales, et bien il y a tout un travail d'acculturation à refaire avec les nouveaux élus pour qu'ils comprennent finalement la pertinence de ce qui avait été construit avec ce besoin pour des élus qui sont sur des parcelles de territoire sur différents bassins versants d'arriver à comprendre l'importance de cette gestion intégrée de l'eau. On voit bien que les agences de l'eau, elles sont fragilisées même actuellement dans leur gouvernance. Elles sont sous une très forte pression d'acteurs spécifiques qui cherchent à accaparer l'usage de l'eau pour certains usages au détriment de la réflexion d'ensemble. Et l'eau, c'est vraiment
d'abord le vecteur de l'injustice climatique. Ça va être cristallisé énormément de tensions. Donc c'est un enjeu de gouvernance clé. Euh et par ailleurs, c'est euh une condition clé de l'habitabilité de certains territoires euh soit par des effondrements de parois, soit par euh la montée du niveau de la mer, euh la disponibilité de l'eau ou l'exposition à des inondations répétées qui en fait euh pose la question de ce qu'on continue à occuper de manière plus difficile ou là où on se recule, là où on se replie, ce qui est vraiment un choix extrêmement compliqué. Donc de ce point de vue-là, intégrer cette contrainte dure liée au réchauffement sur l'eau, mais aussi par exemple la biomasse, ça demande de réfléchir à de nouvelles formes de
gouvernance mais dans un esprit en fait de compréhension de ce qu'on appelle le nexus, les interdépendances au alimentation donc agriculture, alimentation, biodiversité, santé mais aussi énergie, adaptation au changement climatique et eau pour bah sortir des énergies fossiles. Et si on ne prend pas ces interdépendances en compte, on risque en fait de construire des politiques publiques qui vont dans le mur parce qu'elles vont privilégier un aspect et elles vont créer d'autres risques qui vont en fait créer de nouvelles contraintes. Donc moi ce que je trouve extrêmement intéressant, c'est d'avoir des propositions politiques, parfois encré dans des visions utopiques ou radicales parce que c'est ça en fait les corégions initialement, mais qui permettent de mettre sur la table
finalement les défaillances des systèmes actuels et de comparer des propositions et des propositions à hauteur des enjeux, c'est-à-dire qu'il ne soi pas des petits ajustements. Et j'ai une dernière question. Qui parmi vous a lu le rapport du Haut Conseil pour le climat sur relancer l'action climatique à l'échelle des territoires ? C'est un rapport qu'on a publié au début de l'année dernière. C'est vraiment le guide du 1000 feuilles administratif de l'action climatique déclinée de l'échelle des régions à l'échelle des communes. Ça montre la complexité de ce qui a été construit aujourd'hui. C'est-à-dire qu'on a même aujourd'hui dans notre organisation administrative des freins, des freins institutionnels, des freins réglementairire qui qui bloque la capacité d'apporter
des réponses qui soient des réponses non pas dictées par l'État et imposées au territoire mais qui soient des réponses d'expérimentation construite à l'échelle des territoires et qui puissent être inspirante, exemplaire, porteuse d'initiative et d'inspiration pour le reste. Et c'est le dernier volet qui me semble très important, c'est cette capacité d'autonomie et d'expérimentation qui est essentielle dans la réflexion et l'apprentissage partagé de territoires en France mais de territoires dans le monde qui font face au mêmes défi et qui apportent des réponses qui montrent leurs preuves. C'est vraiment cette dimension là en fait qui me semble essentielle d'autonomie et d'apprend de communauté en d'acteurs engagés porteur de transformation qui est nécessaire à
soutenir.
Oui. Dans le cadre des travaux de la constituante, pour passer à la 6e République, il faudra faire passer la nature et le vivant d'objet de droit à sujet de droit.
Mais comme je le pressens, en tout cas c'est ma conviction, nous ne pouvons pas attendre du fait des urgences auxquelles nous sommes confrontés la fin d'un processus constituant pour avancer. Comme pour le RIC ou pour la révocation des élus, nous ne pourrons pas attendre la constituante pour mettre en place la planification écologique et les outils écoorégionaux de maîtrise d'ouvrage pour améliorer la qualité de l'air, la qualité de l'eau, la qualité des sols vivants. Nous ne pouvons pas aller au lendemain
de la victoire tranquillement vers l'échéance du renouvellement des conseils régionaux de 2028 des régions actuelles. Impossible. Il va donc falloir, dès notre prise de responsabilité organiser le processus qui va non seulement évaluer les besoins et les besoins différenciés, commune par commune, bassin de vie par bassin de vie, bassin versant par bassin versant pour mesurer, évaluer et planifier financièrement les besoins dans le cadre d'une planification écologique nationale. Il va falloir travailler d'arrache-pied et avec clair, on se prépare à ce que la proposition de loi arrive avant la
présidentielle et qu'on puisse la transformer en projet de loi au lendemain de la victoire. Il va falloir par la loi organique établir les compétences des écorégions. On pourrait commencer à en lister, on le fait depuis tout à l'heure, sur la santé publique environnementale, sur l'éradication des cancers et des maladies systémiques liées au capitalisme de notre temps, sur la question des mobilités, sur la sur la question de l'économie circulaire, sur la question des déchets qui ne sont pas des sujets à côté qu'il nous faut cacher ou dissimuler sous la moquette ou dans des centres
d'enfouissement tellement aujourd'hui ils sont porteurs eux-mêmes de molécules cancérogènes et ainsi de suite. Il va falloir aussi travailler au périmètre et si on dit qu'on prend en compte tout le vivant et nous avec je rappelle que il y a une grande partie du vivant qui ne connaît pas les limites administratives des communes ou des départements. Et donc assumons que peut-être dans la décennie qui vient et bien les limites des futures écoorégion devront évoluer pour tenir compte des évolutions climatiques. Ce chantier, il nous faut le porter
rapidement. Nous aurons besoin de la mobilisation de toutes et tous, commune par commune, bassin versant par bassin versant. Mais il va falloir aussi préparer la loi électorale qui va avec tout ça et qu'on soit prêt au printemps 2028 pour procéder aux élections en 2028 de ces écorégions. Mais alors on viendra me dire tu as gagné quoi si finalement dans la vallée de l'Iser sur le plateau granitique de Bretagne ou sur le bassin côtier de la Méditerranée, c'est ce sont les climatosceptiques,
la droite de Vquier ou l'extrême droite qui gagne l'élection écoorégionale. Et bien à cela, je réponds qu'il est inimaginable que les intérêts du vivant et l'harmonie avec la nature soit organisé et délibéré par les seuls représentants des partis politiques. Il va falloir assumer que le conseil écoorégional sera composé de plusieurs collèges qu' auront tous à égalité de droit. Voie délibérative. Les représentants des partis politiques. D'accord. Ça va de soi mais les représentants des intérêts de la nature et du vivant devront siéger à Pargal
avec les partis politiques. Les représentants des acteurs d'accord mais des salariés des filières intéressés par la planification écologique devront siéger et être des représentants du peuple au côté des autres organisations. Enfin, il nous faut penser à ce que les décisions que nous prenons maintenant doivent avoir des conséquences positive pour le vivant au-delà des décennies qui viennent. Et donc, nous avons besoin dans ces échorégions des représentants de ceux qui vont connaître et vivre à la fin du
21e siècle. Voilà pourquoi je sais pas encore sous quelle forme mais je vous interpelle pour qu'on réfléchisse collectivement à la représentation de la jeunesse dans les écoorégions.
Enfin, la communauté scientifique d'une manière ou d'une autre doit venir nous aider. doivent accompagner, former les nouvelles générations qui vont siéger dans cette réorganisation de l'architecture des collectivités territoriales françaises. Voilà ce à quoi je vous appelle à être prêt et vous avez compris qu'il suffira pas de gagner une élection parce qu'il est pas question de rentrer à la maison les amis. La mobilisation devra être sociale, elle devra être écologique et l'implication citoyenne devra être maximum pour porter non
seulement la réforme, mais derrière c'est votre tour. C'est vous qui allez siéger dans les écorégions. Voilà, moi je suis là pour vous faire la courte échelle en quelque sorte. Bon, j'ai le droit. C'est la 40e année avec avec laquelle je milite avec Jean-Luc Mélenchon. Alors, j'assume de vous dire que c'est votre tour et en plus en avons besoin parce que c'est vous qui allez traverser le 21e siècle avec la révolution citoyenne cheveillée au corps, avec l'insoumission
en tête mais avec ce que j'appelle de mes vœux, c'est que cette réorganisation et de l'État déconcentré et des collectivités locales par bassin versant ce soit au 21e siècle ce que la commune a été au 19e siècle. Je vous remercie.
Oui. Alors, merci à tout le monde d'avoir d'avoir chaleureusement accompagné cette conférence. On approche de 15h15. Je pense ça va faire un petit peu juste si jamais on veut prendre et répondre correctement à vos questions. Donc en guise de conclusion, j'aimerais rebondir sur ce que ce qui a été dit. très bien par nos intervenants qu'en fait cette grande bifurcation écologique, elle ne sera pas seulement à partir des institution, bien que la transformation des institutions soit un point névralgique, un point stratégique de cette grande bifurcation. Ce sera parce qu'on s'y mettra tous. Et ça commence aujourd'hui. On est en campagne, on porte ces questions. Le sujet des écorégions, on va le pefiner.
Vous allez avoir beaucoup plus de détails au fur et à mesure des semaines. C'est quelque chose que vous devez chacun et chacune porter en parlant autour de vous, en faisant comprendre que le seul sujet n'est pas de quel côté je vais me retrouver, est-ce que je vais devoir changer de région ou pas, mais de porter d'utiliser le sujet des écorégions pour porter la question sur de quoi vous dépendez au quotidien. Vous dépendez du cour d'eau, du de la rivière, du fleuve qui est à côté, l'usine qui est à côté. Est-ce que vous ne savez pas qu'elle a des déversements de de substances toxiques ? Ça ça a un impact sur votre santé au quotidien. Le champ qui est à côté. Si l'agriculteur utilise des pesticides, c'est votre santé également. Et d'arriver à porter le débat sur le fond politique et de
l'écarter de la seule question cartographique qui est en fait le qui découle en fait des principes politiques qu'on va mettre en place mais qui n'est pas la question politique première. Donc Gabriel et moi et l'ensemble du mouvement comptons sur vous. On va circuler partout en France. On va essayer de venir dans chacune des futures écorégions, c'est-à-dire les bassins versants. Donc, j'espère qu'on aura l'occasion de vous croiser partout en France à cette occasion. Mais vraiment n'hésitez pas à vous emparer de ces sujets, à en parler autour de fou, à en faire des outils de conviction parce que ça n'est pas vrai que les les le peuple de France est obtu et ne voudrait pas changer. La réalité c'est qu'il est pris dans les structures du capitalisme et que c'est ces structures là qu'il
faut changer si on veut faire la bifurcation d'une manière qui soit juste et égalitaire et qui corresponde aussi à notre projet de 6e République. Merci beaucoup surtout à nos intervenants. Merci à vous.
Claire Lejeune