Bally Bagayoko (LFI): "La violence peut être légitime" mais "l'éviter c'est mieux"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:56OuverteRéponse partielle
Vous êtes député européen Rassemblement National. Jordan Bardella nie avoir tenu des propos antisémites. Mediapart confirme. Que répondez-vous ?
- 3:23OuverteRéponse partielle
Valérie Pécresse accuse Jordan Bardella d'antisémitisme dans son groupe régional. Qu'en pensez-vous ?
- 6:15OuverteRéponse directe
Vous êtes physiquement devant le lycée Paul-Éluard. Quel est votre message pour les jeunes ?
- 9:57OuverteRéponse partielle
Comment qualifieriez-vous la récupération politique sur le lycée Paul-Éluard ?
- 11:05OuverteRéponse partielle
Des images de vous hier au lycée ont été récupérées. Que s'est-il passé ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:49Fait
« L'État met moins de moyens dans les quartiers populaires que dans les beaux quartiers. C'est pas normal. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Et je le dis, ici c'est un nouveau appel notamment au Premier ministre, l'éducation et la présence de région. Les lycéens hier ont lancé un appel pour qu'ils viennent les voir et nous avons besoin plutôt que de faire de la gesticulation derrière les caméras qu'ils viennent ici, bien sûr sans leurs écharpes, ils seront très bien accueillis mais ils pourront au moins répondre. Voilà. Pardon ? Il y a absolument... Je pense que ce sont des propos irresponsables de la part du Premier ministre, parce qu'il ne mesure pas la violence de ses propos d'accord ils ne mesurent pas la violence de ses propos objectivement c'est à l'état d'apporter des réponses et donc plutôt que de rajouter lui sur le feu il a plutôt intérêt à faire des propositions concrètes. Combien d'enseignants
vont être affectés dans cet établissement ou dans cet établissement de manière générale, dans les quartiers populaires ? Pour la région, combien de moyens financiers vont être engagés pour justement réparer les situations indignes dans lesquelles ils sont ? Est-ce que l'Etat consent à supprimer le parcours sub, parce qu'il y a un bon nombre de jeunes bacheliers qui aujourd'hui sont sans affectation ? Ce sont les questions pragmatiques en fait. Et donc ce qui est paradoxal, et c'est pour ça que je demande vraiment aux médias de se tenir à la hauteur de l en jeu.
Ah oui, attention, là c'est la Marseillaise. « On dans nous de la tyrannie, les tendards sont grands et lavés. Les tendards sont grands et levés, avant nous dans nos craintes, qui se feront cela. Vous l'entendiez à l'instant Bali Bagayoko qui dit soutien total aux manifestants. Il dit qu'ils sont conscientisés, ils ont des luttes, il parle aussi de la lutte pour la Palestine. Bali Bagayoko qui vient donc de s'exprimer quelques minutes et qui reste devant ce lycée Paul-Éluard.
Pendant ce temps-là, Mathieu Vallet nous a rejoints, bonjour. Vous êtes député européen Rassemblement National. Je vais évidemment vous interroger dans un instant sur ces blocages et sur la situation sur le terrain, mais je voudrais vous poser tout de suite une question sur Jordan Bardella. Il nie avoir tenu les propos antisémites que lui prête Mediapart. Mediapart ce matin confirme parfaitement. J'ai reçu ce matin un journaliste de Mediapart qui signait cette enquête. Il affirme que ces propos ont été tenus par Jordan Bardella. Il est prêt d'ailleurs à en diffuser les preuves, dit-il.
Écoutez, de manièrebe, Jordan Bardella a porté plainte par le biais de... Allez-y, Mathieu Valle, je vous écoute. Écoutez, je disais que Jordan Bardella a porté plainte en diffamation contre le journal Mediapart. Je constate que les preuves que annonces détenues à Mediapart n'ont pas été publiées. Donc j'ai écouté votre émission ce matin sur RMC Info et donc ça représente un peu du chantage. S'il maintient ses déclarations, on diffuse les preuves. Ça veut dire quoi ? Qu'il doit devenir un discours qui plaire à Mediapart. J'appelle que Mediapart a déjà été condamné dans l'affaire Sarkozy-Kadhafi pour un document qui s'est avéré faux. Ils n'ont pas été condamnés, mais le document était faux. Le document était faux, mais ils ont pas été reconnu faux par le
évidemment sur ce qui se passe sur le terrain mais une question encore ce matin j'avais valérie pécresse présente de la région île-de-france que j'ai interrogé sur les propos de Jordan Bardella et sa réponse, elle disait bon je ne sais pas si ses propos sont effectivement de Jordan Bardella mais elle dit en tout cas je n'en serai pas forcément étonnée dans la mesure où Jordan Bardella étant mon opposant à la région Île-de-France, il siégeait et elle le rappelait avec un homme qui s'appelle axel lousteau et dont elle disait il était dans le même groupe que jordan bardella et lorsque l'on a rendu hommage à simone veille dans l'assemblée de la région de france il s'est levé est parti parce qu'il ne voulait pas rendre hommage à simone veille mais attendez
Et moi, je ne suis pas au courant de ces éléments que Pécresse avance. Madame Pécresse dit qu'il y avait de l'antisémitisme ouvertement dans le groupe de Jordane Bardella en région Île-de-France. Je vais vous dire, ils sont tous... Est-ce qu'il n'y a pas un problème d'antisémitisme global là, dans ces élus-là de la région ? C'est ce qu'elle disait. Absolument pas. Écoutez, Jordan Berdela n'est ni antisémite ni raciste. Pendant presque dix ans, je parle de la date où il a été élu des députés européens en 2019, presque dix ans, il a été l Il a fait l'objet de deux compléments d'enquête, il a fait l'objet d'enquêtes approfondies de la part de multe journalistes. Ils n'ont rien trouvé et il s'avère qu'aujourd'hui, il y a des documents qui sortent dont Mediapart n'apporte pas la preuve.
Et je maintiens ce que je dis sur l'affaire Sarkozy-Gaddafi, le document qui est présenté comme vrai n'a pas été reconnu comme vrai par le... Non, non, il était faux. C'était un faux. C'était un faux. Oui, voilà. Bon, vous voyez, en fait, comme on est haut dans les sondages, ça surexcite. Il y aura beaucoup à dire. Il y aura beaucoup à Je veux juste terminer une phrase. Oui, M. Neumann, mais je sais que vous avez toujours un mot dur sur notre parti, mais laissez-moi finir. J'avais une question à vous profiter. Oui, justement, donc je réponds à celle de Mme Demel, alors je ne suis pas encore au tribunal, qu'on croit certains, pardon, donc je dis simplement qu'il faut garder de la sénérinité, de la zénitude et donc nous c'est ce qu'on fait et Jordan Bardella va demander à la justice
de dire son dernier mot parce que on ne se laissera pas salir. Et quand j'entends sur votre antenne que si il m'a chassé déclaration, Mediapart publie les documents. Je trouve que c'est du chantage parce qu'on ne dit pas à la messe... Vous ne devriez avoir rien à craindre ? Je ne vois pas en quoi c'est un chantage, vous ne devriez avoir rien à craindre. C'est le procédé que je trouve étrange et puis comme par hasard ça tombe 15 ans après, vous l'avez dit ce matin d'ailleurs, comme un cheveu sur la soupe en disant que ça a été logé d'une enquête comme ça, qui n'avait pas été faite avant, sachant qu'il a été laserisé. Tout le monde peut le reconnaître dans toutes les enquêtes dont ça a fait logé. Ils ont précisé à Mediapart que c'était un travail d'enquête de longue haleine.
Il y a une autre chose. Il y aura beaucoup à dire. Il y aura beaucoup à dire et d On lui a fait le coup comme quoi il occupe un emploi fictif en tant qu'assistante parlementaire. Après, on fait le coup comme quoi il sera antisémique. On va nous déballer tout le soupreux anti-RN sur ces sujets-là. Ne noyez pas le poisson. Je vous interroge sur des faits précis. Il est accusé dans sa vie privée comme dans sa vie politique de manière permanente. Donc c'est normal qu'au bout d'un moment, on ne tend pas l'autre joue pour se laisser salir rapidement. Je voudrais évidemment... Il y aura beaucoup à dire et on y reviendra notamment lorsque Jordan Bardella et Marine Le Pen s'exprimant. Ils ont annoncé s'exprimer à 11h ce matin, entre temps et vous êtes un ancien flic,
enfin un ancien policier pardon. Vous-même vous utilisez le mot de tante. Je me suis permis. Je voudrais que l'on puisse écouter aussi les propos de Bali Bagayoko. Je rappelle qu'il est physiquement là devant le lycée Paul-Éluard, entre les lycéens d'un côté et les forces de l'ordre de l'autre. Ils respectent parce qu'ils savent en fin de compte qu'on est du côté du juste et qu'on a toujours été à la proté. Avant ils s'en échappent. C'est ça qui est la différence. Il faut que le ministre revienne ici, le ministre de l'Education. Mais attendez, mais qui répond au moins à l'invitation ? Je sais pas. Moi si on m'invite je réponds. Je dis oui, je dis non. Mais surtout, si je réponds pas, je cesse alors de faire du bavardage derrière les écrans. C'est ça le sujet.
Parce que ça c'est un manque de respect ça. Ça c'est un manque de Mais il est irresponsable. Parce que non seulement ils sont pas à la hauteur, premièrement parce que l'ensemble des analyses montrent que l'Etat est en réplosion totale sur l'ensemble de ses prévocatifs. Cohésion sociale, bien sûr la question éducative. Vous n'avez qu'à regarder, l'Etat met moins de moyens dans les quartiers populaires que dans les beaux quartiers. C'est pas normal. C'est pas normal. Et pourquoi la revendication légitime des ces jeunes, elles auraient moins d'intérêt que ceux dans les beaux quartiers ? C'est quoi cette affaire C'est quoi cette affaire ? Il y a 6 avocats qui ont saisi des GPN pour violences policières sur les lycéens. C'est hyper chaud à cause de la foule. Non mais là c'est bon.
Non non mais ils crament en fait derrière. Ah vous cramez ? C'est pas grave ça. Voilà, C'est pas grave ça.
Ah oui du coup monsieur Bagaopi, il y a tous des avocats qui ont dit les GPN pour violences policières sur les lycéens ou euh... Qu'est-ce qu'on fait Mais nous on les soutient. Nous on les soutient. Merci à vous.
Toutes les actions qui visent à faire valoir en fin de compte le droit, c'est normal. Il y a des jeunes qui ont été aspergés. Moi-même hier j'ai été aspergé de mon matrimogène, moi-même. J'étais présent quand déjà un policier qui s'est lui-même mis en danger parce que quand il rentre ici dans la zone, il n'a pas de casque, il n'a rien du tout. Les projets quittent par avais mais c'est son choix, il le fait, c'est un professionnel. Ensuite pris par la peur, il a dégoublié en fait deux bonbons de gaz. Il balance dans les jambes, j'étais présent. Donc à un moment donné ça va ? Non oui moi j'étais gazé mais à limite moi c'est accessoire j'en veux bien, c'est accessoire. Mais c'est pour vous dire qu'à un moment donné on est dans un niveau de violence qui n'est quand même pas C'est acceptable.
Et pourquoi je ne veux pas m'en arrêter uniquement sur les questions de violence ? Parce que je ne veux pas focaliser mon regard uniquement sur ça, chaque chose en son temps. Il y a des violences, on les traitera après. Pour l'instant c'est le message des jeunes qui m'intéresse. C'est les lycéens, c'est la réponse politique dans ce qu'ils disent qu'est ce qui est injuste et qu'est-ce qui est injuste non mais non mais dispositif de sécurité alors les policiers alors les policiers nationaux ne faut que leur travail vous faites que votre travail. On vous demande de venir couvrir, vous venez couvrir. Ben voilà. On leur demande de venir, ils viennent. Si vous leur dites de partir, ils partent. C'est tout. Donc le problème, c'est pas eux.
Le problème, c'est ceux qui commandent. C'est le ministre de l'Intérieur ? Bien sûr. Ah oui, Justement, monsieur Nunes, avec qui d'ailleurs je vais lui dire pour qui j'ai un profond respect parce que c'est celui qui a été le premier dans le gouvernement qui m'a apporté son soutien quand j'étais victime de propos raciste. Mais cela ne justifie pas le fait qu'il ait des propos irresponsables comme il a fait. Parce que ce qu'il dit en disant que systématiquement, quand il y a des rassemblements, il enverra la police. Mais voilà ce que ça donne ensuite. Voilà ce que ça donne. Et là, je suis pas d'accord avec ça. Aujourd'hui, c'est quand même plus calme qu'hier. Il n'y a pas de violence. Mais aujourd'hui, c'est plus calme. Les jeunes sont plus calmes. Mais c'est pas les jeunes sont plus calmes.
Mais c'est pas les jeunes sont plus calme. Ce sont les forces de l'ordre qui sont plus calmes. Eh oui, parce que ce qui a été demandé au commissaire, c'est d'arrêter d'attiser, de demander à leurs équipes bien sûr de se tenir à distance, de ne pas provoquer. C'est tout ce qu'on leur demande, de ne pas provoquer. Ces jeunes ils vont rester, ils vont dire leur message. Seulement si jamais il y a des provocations, forcément ils vont réagir. Vous si je vous mets une jipe, forcément vous allez réagir. Mais c'est normal. Quel est votre message pour les jeunes justement ? Mais leur motivation, leur légitimité elle est totale. La mobilisation qui font c'est une mobilisation digne. Elle n'est pas en dessous de toutes les autres mobilisations. Aucun droit ?
Aucun droit pourquoi on disqualifierait la mobilisation de celles et ceux qui sont les quartiers populaires ? Dans le 16e arrondissement, personne n'imaginera à un moment, un instant même les disqualifier. C'est le message qu'ils envoient qui est un message qu'ils disent pas en Bambara, ils disent pas en algérien, ils disent en français. Tout le monde est capable de le comprendre quand même. Ils veulent des moyens. Répondez. Et donc l'essentiel du propos il est là en fait. Bien sûr que eux ils sont assez lucides sur ce qu'ils veulent le faire. En revanche, bien sûr que ceux qui tentent de divertir leur lutte en essayant d'envoyer la police pour qu'on focalise notre regard uniquement sur les questions sécuritaires, on n'en sera pas parce qu'on connaître bien sa stratégie.
On la connaît. L'essentiel de ce remettage. En revanche, ceux qui ont été arrêtés pour qu'ils les libèrent. Comment qualifieriez-vous cette récupération politique qui se fait depuis quelques jours sur le lycée Paul-Édouard ? Je ne sais pas les récupérations politiques en tout cas pour ce qui me concernent. Moi, je ne récupère rien du tout. Moi, je suis avant tout un père de famille. Je suis un enfant de Saint-Denis. Je rendis ici et je suis encore maire de la ville et compagnie. J'assume. Moi, j'ai aucune récupération. Maintenant, qu'il y ait des médias qui viennent récupérer, oui, mais bien sûr qu'il faut qu'ils fassent ça. Ce n'est pas problème mais moi j'ai pas de problème mais moi j'ai pas besoin de vous parler en fait je veux pas vraiment par respect si je veux je tourne le dos
je pars c'est pas un problème mais c'est pas respect parce que je sais que vous faites un travail parfois n'est pas évident Tant que vous n'êtes pas des médias racistes, moi je vous parle, il n'y a pas de problème. J'espère qu'elle n'a pas parmi vous là. En ce qui est d'un réflexion, hier, il y a des images qui ont circulé de vous hier au lycée Paul et Loire qui ont été récupérées. Est-ce que vous pouvez nous dire ce qui s'est passé ? Non mais voilà, vous avez vu ce qui s'est passé là ? Vous avez vu ce qui s'est passé ? Mais bon après ça m'étonne pas, ça m'étonne pas, vous savez, nous on est habitués, c'est même pas en tant que ma construction personnelle est le fruit de ça, les fake news, les mensonges comme le parquet national financier tout ça je connais
tout ça donc j'ai pas le temps à perdre en fait avec ça que bien leur fasse. Que bien leur fasse. C'est une cabale contre vous ? Que bien leur en attendant je leur dis juste une chose qu'ils viennent tu viennes moi j'ai pas pour l'axa quand même gif c'est normal de réagir attendez mais forcément forcément quand on est un jeune qui a 15-16 ans quand à un moment donné on vous balance quasiment je veux dire un flashball et quasiment je veux dire soit sur l'abdomen ou soit au visage forcément qu'à un moment donné il y a un élan de solidarité d'abord de protéger la personne mais d'indignation parce que c'est normal voilà ce sont pas ce sont des humains mais ce sont des humains mais la violence à un moment donné elle peut être légitime aussi elle peut être légitime c'est
quoi cette affaire bien sûr qu'elle peut être légitime le problème que l'on dit à toutes ces jeunes là c'est oui elle peut être légitime mais chaque fois qu'on peut l'éviter c'est mieux pour le nom simple d'une situation en fin de compte vous êtes vous en situation quasiment juillet à un moment donné le droit sert quand vous pas fou dans vos droits si vous vous dérapez forcément vous devenez vous coupable c'est ça le problème et on est obligé de leur expliquer parce que ce sont des enfants encore ce sont des jeunes pas des adultes ça fait partie aussi l'exercice ils ont le droit se tromper les droits de se tromper c'est pour ça qu'on est là pour éviter
Bally Bagayoko