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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 7 octobre 2023 17 min

Coups de feu à Marseille, Comité interministériel pour la ville repoussé et mixité sociale... Le "8h30 franceinfo" de Sabrina Agresti-Roubache

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Sabrina Agresti-Roubache. Bonjour. Vous êtes en quelque sorte ministre de Marseille aussi puisque vous avez la charge du plan Marseille en grand. Hier soir, des coups de feu ont été tirés vers 22h30 en plein cœur de la ville à côté du Vieux Port alors que des centaines de personnes regardaient en terrasse le match de rugby. Un homme a été blessé. Ça vous surprend encore ?

0:22
Sabrina Agresti Roubache

J'espère que ça continuera à nous surprendre et surtout là, ça s'est passé en centre-ville. On n'a pas plus d'informations. C'est ce que je disais tout à l'heure en discutant. On n'a pas plus d'informations. Ça a l'air d'être plutôt une bagarre qui tourne mal. Donc oui, ça me surprend. Et puis je rappelle juste les moyens qui ont été mis puisque vous parliez de Marseille en grand, ça tombe bien. Je suis ministre de Marseille en grand. Enfin de Marseille. Le Marseille en grand, c'est quoi ?

C'est rapidement le plan du président, le plan de sauvetage de la ville de Marseille, de la deuxième plus grande ville de France et où dans les budgets qui ont été affectés et dans les sujets choisis, la sécurité. 400 policiers en plus, 3 compagnies de CRS et croyez-moi que la vie des Marseillais, là où les policiers se trouvent, leur vie change. Elle change déjà ? Elle change déjà, oui.

1:10
Invité

Sabrina Grassy Groupage, vous dites que c'est sans doute une bagarre qui tourne mal mais il y a eu l'utilisation d'armes à feu.

1:16
Sabrina Agresti Roubache

Oui absolument, mais vous savez la lutte... Pareil, je rappelle l'un des combats les plus importants que nous avons à Marseille avec la préfète de police, mais surtout sous l'impulsion du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. Je rappelle juste un chiffre. Le budget du ministère de l'Intérieur a été augmenté de 22%. Donc ça veut dire qu'on a compris, en tout cas le quinquennat Macron montre ça, qu'on a compris que la sécurité était l'enjeu des Français. Donc première chose. Et deuxième chose, le nombre d'armes saisies augmente chaque année. Nous on le voit à Marseille, plus de 600 et quelques l'année dernière, le nombre de saisies de drogues, plus de quelques 40 tonnes.

En fait, si vous voulez, le fait de pilonner. Je le voyais la dernière fois, 71 points de deal en moins qui ne se sont pas reconstitués. C'est 60 points de tranquillité en plus pour les gens. Donc je crois qu'il ne faut pas idéaliser, mais il ne faut pas infantiliser les gens. On n'empêchera pas les voyous d'être des voyous. En revanche, comme le disait le président de la République, on ne les laissera pas dormir. Et ça, c'est notre job.

2:18
Invité

Sabrina Agresti-Roubache, le comité interministériel des villes prévu ce lundi sur la suite à donner aux émeutes a finalement été reporté une fois de plus. Il avait été décalé plusieurs fois. C'est quoi de la part du gouvernement ? C'est du mépris pour les quartiers ?

2:31
Sabrina Agresti Roubache

Non, non, non. Non seulement je ne supporte pas qu'on présente les choses comme ça, je vais vous dire pourquoi. Quand j'ai été nommée, j'ai été nommée un vendredi, le lundi, je rencontrais déjà tout le monde. Le Conseil national des villes, Ville et banlieue, les élus locaux, les associations d'élus locaux, les associations d'habitants. J'ai rencontré tout le monde. La préparation du Conseil interministériel des villes, je le rappelle, c'était prévu dès décembre, je n'étais pas encore ministre. Ça a été reporté, vous l'avez dit, et je le reprécise, en plein émeute. Donc le 30 juin s'est tenu. Évidemment, il ne pouvait pas se tenir normalement.

Et le Président de la République a décidé, et il a eu raison, moi en tout cas, c'est l'option que j'avais poussée, le Conseil national de la refondation. Ce qui permet...

3:14
Invité

Vous entendez la déception des élus ? Mais je l'entends.

3:17
Sabrina Agresti Roubache

Heureusement que je l'entends. Heureusement que je l'entends. Mais moi, le Conseil national de la refondation que j'ai vécu avec la Première Ministre, il y a deux jours, j'ai vu des élus locaux qui ont remercié la Première Ministre de nous accueillir, de les accueillir, avec des membres du gouvernement. Il y avait Gérald Darmanin, Éric Dupond-Moretti, Aurore Berger. Nous étions tous là sur des sujets qu'ils mettent, eux, sur la table. Moi, ce qui me surprend, c'est que quand je reçois les élus locaux, les mêmes élus locaux, qui me disent j'ai besoin de telle chose, là, il faut faire ça, on a travaillé à des mesures. On a donné un document de travail.

Quand je dis un document de travail, c'est un document de préparation qui ont été concertés avec eux. C'est-à-dire, les mesures qui sont sur ce document, c'est pas Sabrina Agresse-Boubache qui les a inventés. C'est suite aux concertations que nous avons faites ensemble. Et là, juste pour finir, parce que sur le report du CIV, la Première Ministre a annoncé qu'il se tiendra, elle leur a dit, puisque c'est Gilles Leproust, le maire d'Allône, qui lui pose la question. Elle lui dit, monsieur le maire, ça sera fin octobre, on a besoin de ce CNR. C'était très important, le CNR.

Pour finir les concertations, et je vous rappelle qu'on n'a pas tout à fait terminé le travail, puisqu'il nous reste à faire le zonage qu'on doit faire matcher avec l'éducation nationale, donc le zonage quartier prioritaire avec l'éducation nationale, c'est une mesure qu'on a sort depuis 45. Donc vous n'êtes pas prêts alors,

4:33
Présentateur

c'est ça ? C'est que vous n'êtes pas encore prêts ?

4:34
Sabrina Agresti Roubache

C'est pas qu'on n'est pas prêts, c'est que les élus locaux, les associations d'habitants, les associations d'élus nous font remonter tellement de sujets. On leur a dit, écoutez, on laisse encore une ouverture pour discuter, c'est ce qu'on a fait, et quand on arrivera, les mesures qui seront là. Moi je pense que...

4:50
Présentateur

Mais pendant ce temps-là, les populations sont là, et elles vivent aussi dans ces quartiers et elles voient tout ce qui se passe et elles se disent que les politiques prennent trop de temps à prendre des décisions.

4:58
Sabrina Agresti Roubache

Vous savez, on a eu les émeutes fin juin, début juillet, nous sommes maintenant début octobre, je me déplace beaucoup, ça je sais que vous le savez, je vois les gens, la vie ne s'est pas arrêtée. La vie ne s'est pas arrêtée et les choses s'améliorent. Se déplacer, ça ne suffit pas, quels sont les pistes de mesure aujourd'hui ? Non mais se déplacer pour apporter des solutions.

5:14
Invité

Vous avez un budget en hausse à la ville, plus 40 millions d'euros, concrètement pour faire quoi ?

5:19
Sabrina Agresti Roubache

Vous avez déjà des idées ? Flécher sur l'en rue, oui, parce que la rénovation urbaine est un sujet. Moi quand je me déplace, alors sur les besoins, c'est vraiment les budgets en rue. On voit que ça fonctionne. C'est quelque chose quand vous donnez de l'argent. Alors à Marseille, c'est un peu différent parce que beaucoup d'argent a été fléché. Pour l'instant, justement, le Marseille en grand, pourquoi est-ce que je l'ai dans mes décrets d'attribution ? Parce que l'impulsion politique va permettre d'instruire. Et les élus locaux que je rencontre à travers la France, juste, je vous fais une précision. Ils me disent, là ça fonctionne, les cités éducatives.

Les cités éducatives sont un objet financé sur le droit commun et aussi avec les politiques de la ville. C'est quoi ? C'est des activités extrascolaires ? Ça, ça va continuer ? Non, pas que. Non, en fait, c'est comment est-ce qu'on ouvre l'école au monde ? C'est comment est-ce que dans les quartiers prioritaires, on permet à tous ceux qui composent la vie des quartiers populaires de travailler avec l'école ? Parce qu'on sait très bien que l'éducation, j'en viens. Et juste pour répondre, hier j'ai lu un article qui m'a stupéfaite. J'avais l'impression d'avoir été coupable de... Les quartiers prioritaires existeraient à cause de moi. Non, moi j'ai subi le quartier.

Je suis née là, je n'ai rien demandé à personne. La chose est que ce sont des sujets tellement importants. Le président de la République, je vous le répète, a augmenté tous les budgets. Le budget de la ville, vous dites que mon budget il est exactement de 636 millions. Vous savez à combien il était quand le président de la République a été élu ? 397 millions. Donc, on ne peut pas dire qu'on a négligé le sujet. Il l'a augmenté et justement, il a doublé fois 2,5. Donc, non, les sujets sont pris en compte. Après, le travail avec les élus locaux est très important. Moi, je dis, là où ça fonctionne, on doit faire confiance a priori et donner la main.

Par contre, là où ça ne fonctionne pas, l'État doit être beaucoup plus présent et ne pas hésiter à reprendre la main sur les sujets qui ne fonctionnent pas.

6:59
Présentateur

Et on va revenir justement sur ces projets, vos ambitions pour la politique de la ville. Sabrina Agresti-Roubage dans un instant, juste après le Fil Info à 8h40 avec Diane Ferschit. Un match total avec un résultat très élogieux. La réaction sur France Info de Guy Noves, ancien sélectionneur du 15 de France après la qualification des Bleus pour les quarts de finale du Mondial de Rugby. victoire 60 à 7 des tricolores. Les Bleus qui affronteront en quart de finale soit l'Afrique du Sud, soit l'Irlande ou encore l'Écosse. Ils connaîtront leur adversaire de dimanche prochain ce soir à l'issue de la rencontre entre l'Irlande et l'Écosse. Coup d'envoi à 21h.

Et en pleine retransmission de ce match de l'équipe de France de rugby, des coups de feu. Hier soir à Marseille, un homme de 20 ans a été blessé à la cuisse. Son pronostic vital n'est pas engagé. Renaissance fait sa rentrée. Le parti d'Emmanuel Macron organise ce week-end abordant un campus européen. Parmi les personnalités attendues, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Dernier tour de piste pour Thibaut Pinot à 33 ans. Le cycliste français met un terme à sa carrière. Aujourd'hui, elle issue du Tour de Lombardie. Départ à 10h30 de Combe avec une arrivée prévue à Bergam aux alentours de 17h. France Info

8:09
Invité

Le 8.30 France Info Agathe Lambret Benjamin Fontaine Toujours avec Sabrina Grécy-Roubach, secrétaire d'État à la ville. On parlait à l'instant des cités éducatives mais dans les banlieues, les problèmes sont plus profonds. Il y a notamment une concentration de populations immigrées, de populations très précaires surtout. Fin août, dans une interview, Emmanuel Macron a prôné la mise en œuvre d'une politique de peuplement. Concrètement, ça veut dire quoi ?

8:32
Sabrina Agresti Roubache

Mixité sociale. Politique de peuplement, ça veut dire mixité sociale.

8:36
Invité

Plus de mixité.

8:37
Sabrina Agresti Roubache

Mais c'est une évidence. Moi, je suis née dans un quartier qui était très mélangé. Et on voit bien que là où il y a du mélange social, c'est-à-dire des catégories sociales qui ne se ressemblent pas, peuvent vivre parfaitement ensemble. Et ce qu'on a fait pendant... Mais ça ne date pas du président de la République, heureusement. C'est des politiques, 40 ans de politique de la ville où on a concentré au même endroit des gens de même niveau social, comme vous disiez, de même origine ethnique, de toutes les cultures pareilles. Et on veut que ça donne quoi ?

9:01
Invité

On met en place des quotas, des seuils, on va dire, dans ces villes, il faudra...

9:05
Sabrina Agresti Roubache

Ça passe par le logement. Exactement. Ça passe par le logement et ça passe aussi par l'arrêt de la gentrification. Parce qu'il y a un mot que je n'ai pas entendu, c'est la gentrification. La gentrification, c'est quoi ? Et on le vit à Marseille. Vous ne donnez plus de permis de construire. C'est exactement ce qui se passe chez nous. Vous ne donnez plus de permis de construire et qu'est-ce qui se passe ? Le foncier ancien monte et quand un foncier ancien cher est accessible, qui peut se payer un foncier ancien cher. Donc, la mixité sociale, elle peut arriver.

Alors moi, j'ai une vision pas claire mais à peu près l'école permettre justement, et on en parle beaucoup avec Gabriel Attal, de permettre des classes d'excellence, par exemple, dans les lycées et les collèges, quartier bien sûr, quartier prioritaire. Le président de la République a lancé dans le quartier 2030 l'ouverture des collèges de 8h à 18h. Je fais beaucoup de choses avec Gabriel Attal. On travaille sur le harcèlement scolaire, évidemment, mais sur l'accueil des jeunes. C'est-à-dire, plus un jeune dans les quartiers prioritaires n'auront, donc on parle des adolescents puisque c'est le collège, 8h, 18h. Donc, la politique de peuplement doit être complètement refondée.

Moi, je vais même plus loin. Pas de seuil, pas de quota, mais ça passe par l'école, par le logement. Non, ça passe par une volonté politique mais n'oubliez pas, les élus locaux ont un rôle fondamental. Celui qui délivre un permis de construire, ce n'est pas le président de la République et ce n'est pas la ministre, c'est le maire.

10:16
Invité

Sabrina Agressier-Roubache. Emmanuel Macron dit vouloir sanctionner financièrement les familles des émeutiers. Or, hier sur France Info, Éric Dupond-Moretti a été très prudent. Il a rappelé que 60% des émeutiers sont élevés par un seul parent et qu'on ne va pas sanctionner... 60%. 60%, exactement. On ne va pas sanctionner les mamans isolées. Finalement, c'était la seule réponse qui avait émergé. Est-ce que vous n'avez pas un peu tapé à côté ?

10:38
Sabrina Agresti Roubache

Non, pas du tout. Ce qu'avait dit, je reprends, j'étais même l'une des premières à le dire, je l'avais écrit dans mon premier livre. On est responsable de ce qu'on fabrique. Ça veut dire, ça veut dire la responsabilité parentale. Les parents ont une responsabilité vis-à-vis de leurs enfants mineurs. J'ai rien inventé. C'est l'article 361-1 du Code civil. J'ai rien inventé. Ça existe. Et c'est même l'article qu'on lit quand les gens se marient. Bon, une fois que je vous ai dit ça, il faut de la nuance. Le problème, c'est qu'on est dans une société qui ne nuance plus rien.

Quand je dis ça, je dis, là où les parents sont en capacité, on va dire, logistique, sociale, de gérer leurs enfants et qu'ils abandonnent leur autorité parentale. Là, je pense qu'il ne faut plus avoir aucune concession parce que les enfants se mettent en danger, bien sûr. Mais la maman, et moi j'ai des copines, j'ai des amis, moi je viens de là, une maman qui gagne 1500 euros par mois, qui a trois enfants et qui est seule, le papa les a abandonnés. On fait quoi ? On met tout le monde dans... C'est pas du tout. C'est ce que disait Eric Dupont-Moretti. On va essayer d'apporter un peu de nuance quand même à la réponse judiciaire et à la réponse pénale et c'est normal.

11:39
Présentateur

Donc il n'est pas question de mettre la tête sous l'eau aux mères seules

11:41
Sabrina Agresti Roubache

de beaucoup mieux les aider et de beaucoup plus les aider.

11:45
Présentateur

Dans le Val d'Oise, une mère a été expulsée de son logement parce que l'un de ses fils de passage chez elle a participé aux émeutes. Depuis, elle doit se reloger dans l'urgence avec trois autres de ses enfants. Là, c'est normal de punir toute une famille pour des actes qui ont été commis par un des enfants.

11:58
Sabrina Agresti Roubache

Ce n'est pas Eric Dupont-Moretti qui a pris la décision, le préfet non plus. C'est le bailleur social. Dans la charte du bailleur social, il y a une clause qui s'appelle la tranquillité publique. Le bailleur social a sa main, ce n'est pas encore une fois, il peut saisir la justice et visiblement, de ce que je connais de cette affaire, c'est qu'il a demandé in fine, puisque la procédure est très longue. Là où je comprends votre question, mais je pense que vous manquez de temporalité dans votre question. Ça n'a pas été décidé en 48 heures. C'est une procédure qui dure des années. Donc, qu'est-ce qu'a fait le bailleur social ? Il a juste demandé le concours de la force publique au préfet.

C'est une procédure qui date de longtemps. Donc, c'est le préfet qui a pris la décision. Non, le préfet apporte le concours de la force publique. Celui qui prend la décision, la justice. Le bailleur saisit la justice et la justice se prononce. Ce n'est pas exactement la même chose. Juste pour requalifier, il n'y a pas d'arbitraire dans tout ça.

12:51
Invité

Des migrants sont arrivés à Paris en provenance de l'île de Lampedusa où ils étaient arrivés par milliers il y a trois semaines. Gérald Darmanin avait pourtant renforcé la frontière avec l'Italie. Il avait montré les muscles en disant que la France n'accueillerait aucun migrant. Et aujourd'hui, il y a des tentes dans le nord de Paris. Est-ce qu'il a menti comme le dit Marine Le Pen ?

13:08
Sabrina Agresti Roubache

Non. Non seulement il n'a pas menti, les propos outranciers, mais après ça devient pénible à la longue. Nos frontières ne sont pas étanches. Je ne vous apprends rien. Donc, ce que dit le ministre de l'Intérieur, c'est de renforcer nos frontières. Et moi, je suis pourtant une enfant d'immigrés. Je dis sur l'immigration illégale. Sur l'immigration illégale. On ne peut pas continuer à faire semblant de ne pas voir que le problème vient aussi des trafics d'êtres humains. Parce que quand vous avez un criminel qui met sur une même barque des gens, on le sait, qui risquent de se noyer et une fois sur d'eau, ça arrive en mer Méditerranée. C'est Gérald Darmanin qui est responsable ? Non.

13:45
Invité

Mais pourquoi pour ces migrants qui sont dans des tentes, dans des conditions déplorables ?

13:49
Sabrina Agresti Roubache

On a une obligation d'accueil digne. Donc on les place

13:54
Invité

dans des sens ?

13:54
Sabrina Agresti Roubache

Ils sont là. S'ils sont là, si quelques-uns d'entre eux sont arrivés, la dignité de la France c'est de les accueillir dans des conditions humaines. Après, je reprends les mots et pareil, moi c'est ma position. Ceux qu'on doit accueillir, on doit les accueillir. C'est-à-dire les réfugiés politiques, tous ceux qui ont justement besoin de notre asile. C'est toute la grandeur de la France. En revanche, alimenter une filière illégale d'immigration, on ne peut pas l'accepter. On est un état de droit. Nous devons protéger nos frontières, j'ai rien appris, tous les pays le font. Mais comment est-ce qu'on doit les accueillir ?

Je le répète parce que souvent, on dit, je suis très clair, on doit les accueillir de la manière la plus digne possible et regarder au cas par cas quels sont les cas et reconduire à la frontière. Et c'est pour ça que sur la loi Asile d'immigration, la possibilité de recours par exemple sur les OQTF, je suis plus que favorable divisé par 3 le nombre de recours pour les OQTF, c'est une nécessité.

14:47
Présentateur

Donc Gérald Darmanin n'avait pas menti comme le disait Marine Le Pen mais il s'était un peu avancé en disant qu'il n'y aurait pas de migrants de Lampedusa en France.

14:52
Sabrina Agresti Roubache

Non, quand il a dit ça, il parlait de la répartition. Rappelez-vous, ça parlait de la répartition entre l'Italie et la solidarité européenne. Il s'avère que... On savait très bien qu'ils allaient en arriver. Non, il s'avère que Georgia Meloni, et je vous le rappelle, ils sont tombés d'accord, l'Union Européenne est tombée d'accord sur l'accueil des migrants. Donc, reçoit de l'argent de l'Europe. Ils ont trouvé d'un commun accord un accord et elle a dit je prends ma part puisque ceci est financé par l'Union Européenne. Donc non, on ne peut pas raconter n'importe quoi. Le sujet est trop important. On parle d'êtres humains là.

15:30
Invité

Et Sabrina Grécy-Roubache, d'un mot, est-ce qu'il faut que la mesure sur la régularisation des travailleurs sans papiers figure dans la loi immigration parce qu'il est question qu'elle soit sortie de cette loi pour passer par voie réglementaire ?

15:42
Sabrina Agresti Roubache

Moi, ce que je crois, je suis... J'ai toujours... Je vous dis, très sincèrement, j'ai été très favorable parce que je pense que des gens qui travaillent ici depuis des années, qui ne causent pas de problème, qui ont envie d'être français, qui font des métiers pénibles, mon père en était l'un d'entre eux, on doit, c'est notre honneur, pareil, on doit les régulariser dans la mesure où ils respectent nos valeurs, notre République et notre État de droit et notre nation. S'ils veulent faire la chose avec vous, welcome.

16:10
Invité

L'aide médicale d'État, est-ce qu'il faut la retoucher comme le demandent les Républicains ? Gérald Darmanin n'a pas exclu de modifier l'aide médicale d'État, de réduire par exemple le panier ?

16:17
Sabrina Agresti Roubache

Je pense, très sincèrement, au regard des chiffres, je ne suis pas une grande spécialiste de l'AME, mais ce que je sais, je ne pense pas qu'il faille toucher à cette mesure-là. L'AME, pareil, c'est quelque chose. Alors, est-ce qu'on doit bouger sur quelques articles ? Je ne sais pas, je ne suis pas une spécialiste, mais ce que je crois, si vous me posez la question, non, on ne touche pas. Et c'est la ligne du Président ou pas ? Je pense que c'est une ligne, alors je ne sais pas si c'est exactement sa ligne,

16:44
Présentateur

30 France Info. Merci à vous et bonne journée.

16:47
Sabrina Agresti Roubache

Merci.