đŽ Lecornu nous promet du sang et des larmes ! Manuel Bompard, invitĂ© de Sud Radio
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
On a appris hier l'entérinement de la lettre rectificative sur la réforme des retraites. Pourquoi ne pas s'en réjouir ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Pourquoi le Parti socialiste est-il critiqué pour cette lettre rectificative ?
- 4:10RelanceRéponse partielle
Est-ce que ce n'est pas logique que les retraités participent à l'effort pour financer la suspension de la réforme ?
- 6:10OuverteRéponse directe
La taxe Zucman est-elle une solution réaliste pour financer les retraites ?
- 8:20OuverteRéponse directe
Le Parti socialiste doit-il participer Ă une primaire pour 2027 ?
- 10:20OuverteRéponse directe
Votre contrebudget est-il réaliste face aux dégradations de notes des agences ?
ModÚle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
L'invité politique ce matin, Emmanuel Bompard. Bonjour. Bonjour.
DĂ©putĂ© des BES du RĂŽne, coordinateur de la France insoumise. ĂnormĂ©ment de sujets Ă voir avec vous, notamment budgĂ©taire. Mais avant d'entrer dans le dĂ©tail, on l'a appris hier, la lettre rectificative de projet de loi de financement de la sĂ©curitĂ© sociale a finalement Ă©tĂ© entĂ©rinĂ©e lors d'un conseil des ministres spĂ©cials, prĂ©sidĂ© notamment par le prĂ©sident de la RĂ©publique depuis Bruxelles.
Donc, bravo. Bravo Ă qui ? Aux socialistes.
Ils ont réussi leur paris. Ah bon ? Je crois pas.
Mais d'abord cette lettre rectificative, elle elle confirme d'abord un point, c'est que Ă©videmment il ne s'agit pas, contrairement Ă ce qui a Ă©tĂ© dit, compris par le Premier ministre, d'une suspension de la rĂ©forme des retraites, mais bien une proposition de dĂ©calage dans le temps, c'est-Ă -dire que l'Ăąge de dĂ©part Ă la retraite reste Ă 64 ans, mais c'est une gĂ©nĂ©ration plus tard qui atteindrait cet Ăąge de dĂ©part Ă la retraite de 64 ans. TroisiĂšmement, cette lettre rectificative, elle dĂ©montre que cette proposition, elle se fait entre en contrepartie d'une sous-indexation, c'est-Ă -dire d'un absence de revalorisation des pensions de retraite sur la base de l'inflation. Pour le dire autrement, ça veut dire que si une gĂ©nĂ©ration pourrait peut-ĂȘtre gagner 3 mois avant de partir Ă la retraite, par contre l'ensemble des retraitĂ©s perdrait beaucoup de pouvoir d'achat parce que leur pension de retraite baisserait beaucoup. et surtout et surtout ce dĂ©calage et je m'arrĂȘte lĂ de de de d'un an de la rĂ©forme des retraites nĂ©cessite pour pouvoir ĂȘtre adoptĂ© que l'ensemble du budget de la sĂ©curitĂ© sociale soit adoptĂ©.
Or dans ce budget de la sécurité sociale il y a des mesures qui sont tout à fait scandaleuses. Par exemple le doublement des franchises médicales, par exemple le fait que on va mettre davantage à contribution les personnes qui sont atteintes de maladies chroniques, de maladies de longue durée, de cancer. Bref, c'est un budget qui est tout à fait invable. décalage ne verra pas le jour à la fin et ça on va et on va y revenir Manuel Bontpard.
Mais pourquoi ne pas tout simplement se rĂ©jouir quand mĂȘme de voir que d'un cĂŽtĂ© les socialistes rĂ©ussi Ă obtenir ça et vous demandiez la lettre rectificative il y a encore quelques jours, pourquoi aujourd'hui ne pas s'en rĂ©jouir ? Non, mais moi Ă©videmment, je demandais la lettre rectificative parce que ça permettait d'inscrire euh euh dans le budget initial de la sĂ©curitĂ© sociale la proposition de modification de la rĂ©forme des retraites qui a Ă©tĂ© annoncĂ©e par monsieur le Cornu. Mais pardon, moi je vais pas me rĂ©jouir du fait que vous allez avoir une toute petite poignĂ©e de personnes qui peut-ĂȘtre partiront 3 mois Ă plusĂŽt.
Non, non, c'est pas tr c'est ça, c'est un chiffre qui est un chiffre totalement inexact. Alors, c'est quoi le bon chiffre ? Bah le chiffre, c'est avant l'élection présidentielle de 2027, il y a une génération qui est concernée, c'est la génération 1964. cette génération, il y a à peu prÚs sans doute entre 600 et 800000 personnes qui sont dans cette génération.
J'ai Et mĂȘme pour ces 600 800000 personnes, c'est pas une victoire. Mais non, justement, j'aimerais bien, franchement, j'aimerais bien vous dire que oui, c'est une victoire. Le problĂšme, c'est que ces personnes-lĂ , les personnes dont on est en train de parler, peut-ĂȘtre qu'elles vont partir 3 mois plus tĂŽt Ă la retraite, mais par contre leur pension de retraite va baisser non seulement l'annĂ©e prochaine, mais pendant 4 ans parce qu'il y a une sous-indexation des pensions de retraite.
Donc, mĂȘme ces personnes-lĂ , elles ne vont pas y gagner Ă la fin. Moi, j'aimerais bien vous dire, c'est gĂ©nial. Il y a moins de il y a des gens qui vont partir plutĂŽt Ă la retraite, mais malheureusement ça ne correspond pas Ă la rĂ©alitĂ©.
Et je vais mĂȘme vous dire parce que j'ai analysĂ© en dĂ©tail la lettre rectificative dans la gĂ©nĂ©ration 64, si j'ai bien compris, si j'ai bien lu le dĂ©cret euh le le la lettre rectificative, pardon, toutes les personnes qui partent avec le dispositif de carriĂšre longue, c'estĂ dire les gens qui ont commencĂ© Ă travailler avant 21 ans, ne sont pas concernĂ©s par la suspension proposĂ©e, par le dĂ©calage proposĂ©. C'est 20 % des personnes qui partent Ă la retraite qui ne seraient mĂȘme pas concernĂ© dans cette gĂ©nĂ©ration lĂ . Donc vous voyez, il faut pas dire n'importe quoi.
Enfin, c'est pas vous, mais j'entends beaucoup 3,5 millions, euh tout le monde va y gagner beaucoup. Non, c'est pas la réalité de ce qui a été proposé hier. Et pourtant, parce que on va avoir l'occasion de revenir à ce sujet des retraites qui évidemment cristas le débat, pour les pour en tout cas pour les socialistes, c'est vanté comme une victoire.
Et quand on regarde actuellement ce qui se passe du cÎté de l'hémicycle, on a l'impression que ça s'agite beaucoup du Rassemblement national, que ça s'agite beaucoup du cÎté des socialistes. On a l'impression que vous regardez passer les trains. à quoi vous servez actuellement dans le débat budgétaire ?
Ah non non, on regarde passer les trains. Vous savez, il y a eu euh toute la semaine le débat en commission des finances. à partir de cet aprÚs-midi à 15h, va commencer le débat en hémicycle sur le le budget.
Mais ça n'a rien donné en commission, donc recopie du gouvernement. Euh oui, bien sûr. Dans dans tous les cas, hein, dans tous les cas pour le budget en fait, ça part toujours du texte initial du gouvernement.
Mais nous, on sert Ă quoi ? On sert Ă essayer d'empĂȘcher de s'opposer Ă ce que dans ce budget, il y ait les mesures tout Ă fait inacceptables dont je vous ai parlĂ©. Est-ce que vous savez que dans ce budget par exemple, il est prĂ©vu un gel du barĂȘme de l'impĂŽt sur le revenu, ce qui veut dire que vous avez 18 millions de personnes qui vont voir leur impĂŽt sur le revenu augmentĂ©, que vous allez avoir l'ensemble des retraitĂ©s, j'en ai parlĂ©, qui vont voir leur pension de retraite baisser, que vous allez avoir toute une sĂ©rie de personnes qui sont atteintes de maladies de longue durĂ©e qui vont voir leur indemnisation baisser.
Ăa, tout ça, c'est dans le budget. Donc moi, qu'est-ce que je fais ? Je m'oppose Ă ces mesures et j'essaie Ă la place d'y mettre des propositions de recettes supplĂ©mentaires.
Mais prĂ©cisĂ©ment, si je vous pose cette question Emmanuel Bompard, c'est que vous avez dĂ» feuilleter le Parisien ce matin, Boris Vallot, le chef des dĂ©putĂ©s du Parti socialiste, qui disent en rĂ©alitĂ© quand on leur pose la question que rĂ©pondez-vous aux insoumis qui disent que vous ĂȘtes fait piĂ©ger, il rĂ©pond pour l'instant eux n'ont rien ramenĂ© aux Français. Leur tout est intempest ne m'intĂ©resse pas. Je ne travaille pas pour la France insommie, je travaille pour les Français.
Mais bon, Broris Valot dit ce qu'il veut, mais en l'occurrence, pardon, mais qu'est-ce qu'il a ramenĂ© pour l'instant pour les Français ? parce que pour l'instant on a donc un un dĂ©bat qui va ĂȘtre organisĂ© Ă l'AssemblĂ©e nationale sur cette possibilitĂ© de dĂ©caler l'entrĂ©e en vigueur de la retraite Ă 64 ans d'un an. Mais pour que ça ça voit le jour Ă la fin, ça qu'il faut que les gens comprennent, c'est pas ça y est, c'est pas dĂ©cidĂ© ça.
Pour que ça ça voit le jour Ă la fin, il faut que le budget de la sĂ©curitĂ© sociale soit votĂ© par le Parti socialiste. Donc en fait Boris Vallot devrait rĂ©pondre Ă la question suivante. Est-ce que oui ou non le Parti socialiste Ă la fin a l'intention de voter le budget de la sĂ©curitĂ© sociale dans lequel il dit lui-mĂȘme pour l'instant que Ă l'AssemblĂ©e nationale, c'Ă©tait sur le budget, pas sur le budget de la sĂ©curitĂ© sociale.
L'ensemble des propositions que les socialistes ont formulé ont été rejetées par une majorité de députés. Donc vous voyez, moi mais évidemment je préfÚre obtenir des choses pour les gens tout de suite, mais par contre je veux pas leur vendre des illusions. Je préfÚre leur dire les choses franchement.
Ăa c'est ce que fait le Parti socialiste. Vous dites en rĂ©alitĂ© ce qu'ils font c'est vendre des illusions en ce moment français. LĂ en l'occurrence quand on fait croire aux gens euh qui vont bĂ©nĂ©ficier d'une suspension de la rĂ©forme des retraites alors que ça correspond pas Ă ce qui est dans le texte.
Oui, malheureusement ça s'appelle vendre dĂ©sillusion. Mais c'est pas les seuls hein, mais lĂ en l'occurrence c'est eux qui le font. Oui, le les la rĂ©forme des retraites c'est en effet au cĆur des discussions.
On le voit ce matin dans cette interview, Manuel Bompard. En réalité, vous le dites, pour financer cette réforme des retraites ou cette suspension, forcément, il y a un coût à payer. Les complémentaires santé qui vont augmenter, en tout cas une taxe dessus qui vont augmenter, la sous-indexation des pensions par rapport à l'inflation.
Est-ce que on n'est pas en droit de se dire qu'en rĂ©alitĂ© quand on suspend une rĂ©forme, il est pas totalement logique que les retraitĂ©s participent Ă cet effort ? Mais d'abord quand quand on suspend une rĂ©forme, quand on la dĂ©cale, en l'occurrence ça dĂ©calage ou mĂȘme quand on l'abroge, moi je propose de l'abroger, Ă©videmment que ça doit se traduire par un financement qui permet de prendre en charge financiĂšrement euh les consĂ©quences budgĂ©taires de cette de ce dĂ©calage ou de cette abrogation. Mais ensuite, il y a des choix politiques pour dĂ©cider qui va en payer le prix.
H et ce que choisit le gouvernement, attendez, est-ce que choisit le gouvernement, c'est de faire reposer ce coût d'un cÎté sur les retraités avec la sous-indexation des pensions de retraite, de l'autre en fait sur les toutes les personnes qui ont des mutuels parce que quand vous mettez une taxe sur les mutuels, si vous bloquez pas les prix, ça se traduit par une taxe sur les mutuels. Mais quand vous faites ça, si vous bloquez pas les prix des mutuels, bah les mutuelles elles traduisent ça dans l'augmentation du prix pour les personnes qui bénéficient des mutuels. Bon et il y a d'autres choix possibles.
H et donc en fait ça c'est un choix gouvernemental. sur la question des des des retraites Manuel Bpart et ce sera d'ailleurs notre débat plus tard dans l'émission. Est-ce qui n'est pas normal au bout d'un moment que les retraités quand on voit n'ont pas leur poids mais ce qui coûte de fait c'est 30 % du salaire des actifs un/art du total de dépenses publiques, c'est 14 % du PIB 413 milliards en tout.
Est-ce qu'en rĂ©alitĂ© il n'est pas totalement logique ou un peu logique ? Il contribue un tout petit peu Ă leur maniĂšre Ă cet effort. Mais ce que je vous propose peut-ĂȘtre, c'est d'inviter sur votre plateau euh un retraitĂ© qui touche une pension de retraite de je sais pas 1500 ⏠par mois.
Mais on les a souvent au standard et c'est beaucoup plus nuancĂ© que certains sont prĂȘts Ă faire un effort mais attendez si vous leur demandez Ă eux si ils vivent bien, si vous avez l'impression qu'ils vivent au-dessus des moyens de leurs moyens, si vous avez l'impression qu'ils vivent dans l'opulence, vous avez le droit de faire cette proposition. Je ne le crois pas, je ne le pense pas et je pense que par contre il y a des gens qui vivent dans l'opulence et je pense que c'est ces gens qui vivent dans l'opulence qu'il faut mettre davantage Ă contribution. Quand le patrimoine des 500 plus riches de ce pays a Ă©tĂ© multipliĂ© par 2 depuis qu'Emmanuel Macron est arrivĂ© au pouvoir, vous entendez bien ?
MultipliĂ© par 2 depuis 2017, quand euh vous avez atteint l'annĂ©e derniĂšre un record historique de versement de dividendes pour les grandes entreprises du CAC 40, lĂ il y a peut-ĂȘtre de l'argent Ă aller chercher et je trouve ça plus juste de faire reposer l'effort sur ces personnes que sur des retraitĂ©s qui ce n'est pas vrai, ne roulent pas sur l'or. Alors ensuite queil y ait des retraitĂ©s trĂšs riches qui eux puissent ĂȘtre mis davantage Ă contribution. Je n'ai pas de difficultĂ© avec ce sujet mais lĂ c'est pas de ça dont on est en train de parler.
Est-ce que dans ce cas-lĂ , c'est peut-ĂȘtre vers ça qu'il faut aller ? C'est vraiment une contribution plus prĂ©cise des retraitĂ©s les plus riches. Mais pas je comprends pas pourquoi on ferait des retraitĂ©s les plus riches des personnes les plus riches et ça ça passe compris les retraitĂ©s et ben Ă©videmment y compris les retraitĂ©s mais ça passe par exemple c'est une proposition qui est dans contrebudget par faire en sorte que l'impĂŽt sur le revenu soit davantage progressif que ce qu'il est aujourd'hui qu'on rajoute des tranches et alors les personnes qui ont beaucoup d'argent qui soient retraitĂ© ou autre chose contribueront davantage.
Mais par contre les retraités qui n'ont pas beaucoup de moyens eux ne contribueront pas davantage parce qu'ils n'auront pas les moyens de contribuer davantage. Votre contrebudget Manuel Bompars a été présenté. Vous venez de l'évoquer.
C'est 168 milliards de dépenses nouvelles avec 183,6 milliards de recettes. Il y a de tout. Le chanté des retraites, l'ùge de départ à 60 ans, l'augmentation du minimum contributif, l'indexation des retraites, un effort sur les retraites agricoles.
On a des aides publiques, on a des plans de dĂ©veloppement pour l'Ă©cole, pour les transitions. Bon, on a bien compris. Est-ce que c'est un projet rĂ©aliste quand on voit la situation budgĂ©taire de la France et quand on voit que l'agence de notation euh Maudise Fitch, pardon, ce soir rendra Ă nouveau une note qui risque d'ĂȘtre dĂ©gradĂ©e par rapport aux prĂ©cĂ©dentes ?
Bon, d'abord sur les dégradations de la note, il faut faire un petit peu attention parce que il y a quelques semaines, il y a une agence de notation qui a dégradé la note de la France. J'ai entendu dire catastrophe catastrophe. Si vous prenez le barem de cette agence de notation, c'est l'équivalent d'un 16/ 20 la note de la France.
Donc on doit pas s'en inquiéter en réalité si ce soir la note est dégradée. On quand vous rentriez de l'école et que vous aviez 16/ 20, vousz pas trop taper sur les doigts. On vous disait plutÎt que c'était une bonne note.
Combien combien le reste de la classe avait me disaient mes parents. Oui, enfin généralement enfit je sais pas dans quelle classe vous étiez mais 16/ 20 vous étiez plutÎt dans le dans le haut des notes. Bon bref, tout ça pour vous dire évidemment qu'il y a un déficit qui est trop important aujourd'hui.
Pourquoi ce déficit est trop important ? Pas contrairement à ce que j'entends parfois parce que les dépenses publiques auraient explosé. Elles sont à peu prÚs restées stables depuis 2017, depuis que Macron est arrivé au pouvoir.
Mais parce que les recettes ont baissĂ©. Et pourquoi les recettes ont baissĂ© ? Parce que le prĂ©sident de la RĂ©publique a fait le choix de faire des cadeaux au plus riches, au multinational et qu'Ă la fin, ça c'est un manque Ă gagner pour le budget de l'Ătat.
Donc la question c'est la question des choix politiques qu'on fait face à cette situation. Si on fait un budget type le cornu, un budget qui a un budget de de coupe massive dans la dépense publique, à la fin la conséquence et c'est pas moi qui le dit, vous savez l'OFC qui est un organisme indépendant dit le budget le corny va diminuer la croissance du pays par deux. Donc à la fin ça veut dire plus de difficultés économique, ça veut dire moins de consommation populaire, ça veut dire moins de recettes fiscal et c'est un cercle vicieux qui s'aggrave.
Ou alors on a une autre logique et c'est celle que nous proposons, c'est la relance Ă©cologique et sociale. Oui, on fait on fait rentrer davantage de recettes, on fait davantage d'investissement public et on rĂ©active la machine redĂ©marrer la machine selon vous. Autre autre point parce que vous parlez du budget, on voit Ă quel point les discussions dans les myy vont ĂȘtre animĂ©es notamment avec deux totems peut-ĂȘtre l'attaque Zucman.
Est-ce que selon vous oui malgrĂ© le fait qu'elle Ă©tait certes une fois votĂ©e Ă l'AssemblĂ©e puis rejetĂ©e au SĂ©nat et la rejetĂ© Ă nouveau aux commissions, est-ce qu'il faut la remettre au centre des dĂ©bats ? Le Parti socialiste dit oui bien sĂ»r ça fait partie des dĂ©bats. Est-ce que si jamais elle arrive au Parlement, vous voteriez quand mĂȘme de la commune accord Ă©videmment mais vous savez je vais vous dire c'est pas une seule fois qu'elle a Ă©tĂ© adoptĂ©e Ă l'AssemblĂ©e nationale.
Par exemple l'année derniÚre au moment du débat budgétaire la taxe Zucman que nous les insoumis nous avions proposé avait été votée par une majorité de députés. Ensuite elle a été reprise dans la niche du groupe écologiste. Elle a été votée à nouveau.
Bon donc tout ça pour dire il y a dĂ©jĂ eu une majoritĂ© de dĂ©putĂ©s pour la tex du Ă l'Ă©poque le Rassemblement national ne s'y Ă©tait pas opposĂ©. Et lĂ en commission, il s'Ă©tait absten et lĂ en commission des finances, le Rassemblement national a votĂ© contre. Donc d'abord je voudrais quand mĂȘme vous alerter parce que vous avez un parti qui vous dit moi je suis prĂȘt Ă gouverner et qui en 6 mois d'intervalle dĂ©cide que avant il Ă©tait plutĂŽt d'accord avec la taxe Zukman maintenant il est contre.
Mais ça veut dire quoi ? Qu'en économie ils ne sont pas au niveau ? Hier ils ont présenté un contrebudget franchement c'est ni fait ni à faire hein.
Leur leur chiffrage ne va pas du tout. Et surtout dans le contrebudget prĂ©sentĂ© hier par le Rassemblement national, ils disent eux-mĂȘmes qu'ils repartent du budget de monsieur le Cornu et donc un certain nombre d'horreur dont je vous ai parlĂ©, ils les garde dans leur contrebudget. Par exemple, le doublement des franchises mĂ©dicales, madame Le Pen, ne chiffre pas une annulation de cette mesure.
Ăa veut dire que aujourd'hui dans le contrebudget tel qu'il est proposĂ© par Madame Le Pen, c'est dedans. VoilĂ . Donc madame Le Pen devra expliquer Ă ses Ă©lectrices et Ă ses Ă©lecteurs qu'elle est donc favorable au doublement des franchises mĂ©dicales.
Je pense que ça va ĂȘtre un petit peu difficile tout ça pour vous dire parce que votre question initiale c'Ă©tait la taxe Zikman. Ăvidemment qu'il faut. Mais pourquoi ?
Mais parce que on a besoin monsieur le français sur ce sujetmanuel bon leur faire croire que c'est une taxe qui allait résoudre tous les prés. On a l'impression que si on vote cette taxe, il y aura les gens vont rajunir pratiquement si on vote ils vont pas rajunir. Non, ils vont pas rajunir.
Mais évidemment, c'est pas euh le l'alpha et l'oméga de toutes les solutions. Il y a d'autres mesures qui sont nécessaires mais ça y contribue. On parle d'une recette possible de 15 à 20 milliards d'euros.
Monsieur le vous savez que mĂȘme les les que ce soi des Ă©conomistes indĂ©pendants ou mĂȘme le CAE qui est le conseil d'analyse Ă©conomique proche de Matignon dit qu'en rĂ©alitĂ© il y aura pas espĂ©rer plus de 5 milliards donc ça n'existe pas 15 Ă 20 milliards tax ne pouvez pas non c'est pas vrai il y a pas un consensus scientifique sur 5 milliards c'est pas vrai vous savez j'ai entendu monsieur Aguyon qui je crois est le nouveau prix Nobel d'Ă©conomie critiquait la taxe duman et on en a beaucoup parlĂ© mais est-ce que vous savez qu'il y a sep prix Nobel d'Ă©conomie qui soutiennent la taxe au Zukman donc excusez-moi mais dans le match des prix Nobels d'Ă©conomie puisque vous me parlez d'expert Ă©conomique Il y en a davantage qui sont pour la taxe Zucman qui que sont contre. Donc non, c'est une mesure qui est une mesure nĂ©cessaire et pour l'instation si on part sur les recettes et et elle est nĂ©cessaire et elle est indispensable aujourd'hui et elle est juste enfin Ă©coutez le principe de la taxe du KMAN c'est que est-ce que vous savez aujourd'hui en France que les 0,001 % des plus riches payent moins d'impĂŽts proportionnellement que les 0,1 % des plus riches. Donc c'est face Ă cette situation inacceptable qu'il faut apporter une rĂ©ponse et la taxe du Zukman, elle permet d'apporter une rĂ©ponse.
Ăa concerne 1800 personnes et d'ailleurs quand vous sondez les français, il y en a 90 % qui sont favorables Ă la taxe. On leur a menti. Mais non non non non, on leur a pas menti.
Parce que regardez pardon mĂȘme parce que mĂȘme Ăric Crel qui prĂ©side la commission des finances n'avait visiblement pas compris la le principe de secta qui Ă©tait de ce n'est pas vrai. Il a tout Ă fait compris le principe parce qu'il a expliquĂ© sur un plateau tĂ©lĂ© notamment en disant qu'il savait pas ce qui Ă©tait un patrimoine professionnel. Crel il a proposĂ© la taxe duman il y a un an.
Excusez-moi, vous saviez mĂȘme pas ce que c'Ă©tait. Donc Ă©videmment qu'il savait lui ce que c'Ă©tait. Ne dites pas ça.
Mais il sait ce que c'est. qui la comprend ou pas ? Mais Ă©videmment qu'il la comprend qui vous voulez je vous explique rapidement ce que c'est la texte du si vous voulez on le fait mais Ah non non mais tout tout le monde a compris mais lui visiblement quand on prenait il a compris enf ne cherchez pas une polĂ©mique disons la vĂ©ritĂ© un jour une journaliste lui a posĂ© une question relative Ă ce qui a Ă©tĂ© un petit peu la maniĂšre avec laquelle les partisans du gouvernement voulaient s'opposer Ă la taxe zuman c'est-Ă -dire faire croire que pour les entreprises de la tech pour ce qu'on appelle les licornes ça allait ĂȘtre une difficultĂ© mais non c'est pas le patrimoine professionnel que ça touche.
Ăa touche notamment ce qu'on appelle des holdings dans lequel il y a des actions qui sont placĂ©es oĂč vous avez des ultra riches en France qui plutĂŽt que de payer de l'impĂŽt sur leurs revenus place leur revenus en patrimoine dans les holdings pour Ă©chapper Ă l'impĂŽt. Donc Ă©videmment qu'il faut que ces holdings elles soient soumises Ă l'impĂŽt sinon c'est de l'Ă©vasion ou de l'optimisation fiscale et c'est inacceptable. Tout le monde se sert la ceinture, tout le monde tire la langue et il y aurait que les ultra riches qui eux n'auraient pas d'efforts Ă faire.
Franchement, on sent Ă quel point quand mĂȘme ces questions vont ĂȘtre dominantes dans le dĂ©bat des prochains mois, des prochaines annĂ©es, y compris pour l'Ă©lection prĂ©sidentielle. Et vous avez vu que vous avez une nouvelle candidate qui s'est en tout cas dĂ©clarĂ© Marine Tondelier. Formidable.
Non, je sais pas, c'est son choix. Je crois qu'elle elle a l'intention d'ĂȘtre candidate Ă Ă©lection prĂ©sidentielle. Alors, si j'ai bien compris, elle est plutĂŽt candidate Ă la primaire de son parti pour ĂȘtre candidate peut-ĂȘtre Ă une note primaire si elle devait exister aprĂšs.
J'ai l'impression que ça une primaire Ă laquelle il faut participer selon vous. Non mais parce que vous savez faut ĂȘtre sĂ©rieux quand on propose des des un programme pour ĂȘtre candidat Ă l'Ă©lection prĂ©sidentielle, d'abord on avance son programme et et vous imaginez bien qu'il faut pas prendre les gens pour des imbĂ©ciles. Moi, je vais pas participer avec une primaire avec RaphaĂ«l Gluxman.
Pourquoi ? Mais parce que je suis pas d'accord avec son programme et que si Rapha GL départager les programmes. Mais non, mais précisément le principe d'une primaire, c'est qu'à la fin vous devez vous engager à faire campagne pour celui qui gagne.
Et moi, je ne vais pas faire campagne pour monsieur Gluxman avec lequel je désaccord. Donc il faut pas faut pas faire croire aux gens qu'on peut tous se mettre d'accord indépendamment des programmes. Nous on a un programme, il est clair, je vous avez parlé de mon contrebudget euh tout à l'heure et nous nous porterons évidemment une candidature à l'élection présidentielle porteuse de ce programme.
Ăa veut dire donc qu'en 2027 vous porterez le programme de Jean-Luc MĂ©lenchon. Bah le programme qu'a apportĂ© Jean-Luc MĂ©lencho lors des derniĂšres Ă©lections euh prĂ©sidentielles, attendez qu'on a apportĂ©, attendez, qu'on a apportĂ© au moment des Ă©lections lĂ©gislatives avec la NUPS, que toute la gauche a portĂ© en 2022 avec la NUPS, que toute la gauche apportĂ© en 2024 avec le Nouveau Front populire et nous nous continuons Ă dĂ©fendre le mĂȘme programme. J'ai l'impression, je trouve ça quand mĂȘme extraordinaire que vous avez aujourd'hui des gens qui ont dĂ©fendu l'annĂ©e derniĂšre un programme devant les Ă©lectrices et les Ă©lecteurs et qui vous disent aujourd'hui que non, c'est un autre programme qui vont dĂ©fendre, pardon.
Moi, je crois la cohérence des points de vue. Quant au choix de notre candidat, attendez, je vais répondre à votre question, il y a pas de problÚme. Quant au choix de notre Bah, non, je vais pas vous répondre oui ou non parce que je vais vous répondre tout simplement la vérité.
La vérité, c'est que quand au choix de notre candidat et ben en temps voulu, nous prendrons notre décision sur qui est notre candidat ou notre candidate et vous le saurez tout simplement. Merci beaucoupard d'avoir été avec nous ce matin sur vous aussi déb
Manuel Bompard